Le WTI évolue près de 102 dollars le baril, au plus haut de trois semaines, porté par les craintes de blocus et les incertitudes sur la production

Le WTI s’échangeait près de 102 dollars le baril, un plus haut de trois semaines. La hausse a suivi des informations selon lesquelles le président américain Donald Trump discutait avec des groupes pétroliers d’un blocage du détroit d’Ormuz, sauf si l’Iran changeait de cap. Trump a averti l’Iran de « se montrer plus intelligent rapidement » et de signer un accord nucléaire. Selon l’article, le mouvement des prix s’expliquait par la crainte d’un blocage prolongé.

Les Émirats arabes unis quittent l’Opep

Les Émirats arabes unis (EAU) ont annoncé mardi qu’ils quittaient l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole, un cartel qui coordonne une partie de la production mondiale). Cette décision est intervenue dans un contexte de crise énergétique liée au conflit entre les États-Unis et l’Iran, et a accru l’incertitude sur la coordination de l’offre (c’est‑à‑dire la gestion des volumes produits pour influencer les prix). Les EAU faisaient partie des plus grands producteurs de l’Opep. Ce départ réduit la capacité de l’Opep à organiser l’offre et accentue les tensions avec l’Arabie saoudite, qui dirige de facto l’organisation. Sur un graphique en quatre heures, le WTI s’échangeait à 102,05 dollars. Il évoluait au‑dessus des moyennes mobiles simples (SMA, un indicateur qui calcule la moyenne des prix sur une période pour repérer la tendance) à 20 périodes et 100 périodes, situées autour de 96,09 et 91,81 dollars. Le prochain niveau de résistance (zone où le prix a souvent du mal à monter davantage) était à 102,70 dollars, tandis que le RSI (14) se situait autour de 72. Le RSI (indice de force relative) mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix; au‑delà de 70, il signale souvent un marché « suracheté » (hausse jugée excessive). Les niveaux de support (zones où le prix peut trouver un plancher) étaient donnés à 101,17, 100,45 et 99,14 dollars.

Implications de trading et risque

L’analyse technique a été réalisée avec l’aide d’un outil d’IA (un logiciel utilisant des méthodes statistiques pour traiter des données de marché). Le marché garde en mémoire les épisodes récents: l’accalmie actuelle peut donc être provisoire. Le WTI était monté jusqu’à 102 dollars en 2025 sur fond de craintes d’un blocage du détroit d’Ormuz et de la sortie inattendue des EAU de l’Opep. Dans ce contexte, un nouvel incident géopolitique pourrait provoquer une hausse rapide, ce qui rend une approche trop confiante risquée pour les traders. Le point clé des tensions de 2025 est un niveau d’incertitude élevé, ce qui implique probablement une forte volatilité (variations rapides et importantes des prix). Des stratégies sur options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé à l’avance) qui profitent de grands mouvements, comme le straddle long (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, pour gagner si le prix bouge fortement dans un sens ou dans l’autre), peuvent être adaptées dans les prochaines semaines. La volatilité implicite (niveau de volatilité « intégré » dans le prix des options) sur le pétrole est actuellement plus basse que lors du pic de la crise énergétique de 2022, ce qui peut indiquer des options relativement peu chères pour se positionner sur un mouvement important. Le pétrole s’échange actuellement plus près de 84 dollars le baril, mais il faut rappeler que la Réserve stratégique de pétrole des États‑Unis (stocks publics destinés à amortir les chocs d’approvisionnement) est proche d’un plus bas de 40 ans, ce qui laisse peu de marge en cas de rupture de l’offre. Avec des stocks faibles, le marché réagit plus vivement à tout choc d’approvisionnement. Le moindre signal de reprise du conflit pourrait donc faire remonter les prix plus vite. Début 2022, la guerre en Ukraine a fait passer le WTI d’environ 90 à près de 130 dollars en deux semaines. La situation en 2025 autour de l’Iran et de l’Opep présentait un potentiel similaire de hausse rapide, portée par les gros titres. Cet exemple montre à quelle vitesse le marché peut réévaluer le risque géopolitique. Pour les traders haussiers, acheter des options d’achat hors‑la‑monnaie (call « hors‑la‑monnaie »: option d’achat dont le prix d’exercice est au‑dessus du prix actuel, moins chère mais qui nécessite une hausse pour être rentable) sur des contrats à terme WTI (futures: contrats standardisés pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) offre une façon peu coûteuse de viser une hausse. Par exemple, des contrats avec un prix d’exercice à 95 dollars pour la fin de l’été donnent une exposition avec effet de levier (sensibilité amplifiée aux variations de prix) si les craintes sur l’offre réapparaissent. Le coût initial limité, appelé prime (prix payé pour l’option), fixe la perte maximale. À l’inverse, les signaux techniques d’un marché suracheté issus du rallye de l’an dernier ne doivent pas être ignorés. Si la diplomatie progresse ou si la demande mondiale montre des signes de faiblesse, les prix peuvent reculer nettement. Couvrir des positions acheteuses avec des options de vente (put: droit de vendre à un prix fixé) ou mettre en place un bear put spread (achat d’un put et vente d’un autre put à un prix d’exercice plus bas, pour réduire le coût en échange d’un gain plafonné) peut protéger contre un repli rapide vers le bas des 70 dollars.

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Mallika Sachdeva (Deutsche Bank) : la géopolitique pousse les banques centrales vers l’or, au détriment des réserves en dollars américains

Deutsche Bank relie l’évolution des réserves des banques centrales aux changements géopolitiques, avec un déplacement vers l’or et loin du dollar américain. Elle propose un cadre qui relie la part de l’or dans les réserves aux avoirs en or des banques centrales, au prix de l’or et au niveau des réserves mondiales de change (FX, c’est-à-dire les réserves en devises). L’article oppose la montée d’un ordre mondial dominé par les États-Unis après 1989 à l’environnement actuel, plus fragmenté. Il affirme que la baisse du rôle de l’or dans les réserves a surtout suivi le tournant géopolitique des années 1990, plutôt que la fin de Bretton Woods dans les années 1970 (le système de changes fixes d’après-guerre, adossé au dollar convertible en or, qui a pris fin quand cette convertibilité a été abandonnée).

Réserves d’or et géopolitique

Il indique que la part du dollar américain dans les réserves des banques centrales est passée de plus de 60% à 40%. Sur la même période, la part de l’or aurait atteint 30% après avoir triplé depuis son point bas. Le cadre identifie trois moteurs : la quantité d’or détenue par les banques centrales, le prix de l’or et le total des réserves mondiales de change (FX, les réserves en monnaies étrangères comme le dollar, l’euro ou le yen). Il attribue les évolutions actuelles de ces trois facteurs principalement aux banques centrales des pays émergents (celles d’économies en rattrapage), notamment via des achats d’or et la possibilité que les réserves de change commencent à diminuer. Les recompositions géopolitiques modifient l’ordre financier mondial et poussent les banques centrales à privilégier l’or plutôt que le dollar. Ce mouvement ne vient pas d’un choix de politique monétaire (réglage des taux et de la liquidité par une banque centrale), mais d’une réaction au nouvel équilibre des puissances. Une tendance de fond se dessine : des pays réduisent activement leur dépendance au dollar (dédollarisation, c’est-à-dire moindre utilisation du dollar dans les réserves et les échanges). Cette tendance s’appuie sur les données récentes du World Gold Council (organisation de référence du secteur aurifère), qui indique que les banques centrales ont ajouté 290 tonnes aux réserves mondiales au premier trimestre 2026. Ce début d’année solide prolonge les achats très élevés observés en 2025, avec plus de 1 000 tonnes acquises. Cette demande durable des banques des pays émergents crée un soutien important au prix de l’or (un niveau de prix qui résiste mieux à la baisse).

Conséquences pour le trading sur l’or

Dans le même temps, la domination du dollar dans les réserves de change continue de reculer. Les dernières données du FMI (Fonds monétaire international) à fin 2025 montrent que la part du dollar dans les réserves « allouées » (réserves ventilées par devise et déclarées) est tombée à 58,2%, un niveau inédit depuis des décennies. Les tensions commerciales et les sanctions poussent les États à chercher d’autres options. Pour les traders, cela suggère une pression haussière persistante sur l’or, déjà monté au-dessus de 2 450 $ l’once cette année. Une approche consiste à utiliser des options d’achat (call, un contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) ou des spreads haussiers (bull call spread, achat d’un call et vente d’un autre call à un prix d’exercice plus élevé pour réduire le coût) sur des ETF adossés à l’or (fonds indiciels cotés, négociés en Bourse). Cela permet de viser une hausse tout en limitant le risque. Les achats réguliers des banques centrales restent un facteur favorable majeur, peu susceptible de s’inverser rapidement. Les tensions géopolitiques suggèrent une volatilité élevée (amplitude des variations de prix), ce qui rend les options plus chères (prime plus élevée) mais peut aussi accroître leur intérêt. Les traders peuvent aussi envisager des stratégies profitant d’un affaiblissement du dollar, comme des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) sur l’indice du dollar américain, le DXY (indice mesurant le dollar face à un panier de grandes devises). C’est une façon de se positionner sur l’autre versant de la dédollarisation. Il faut suivre de près les banques centrales des pays émergents, principaux moteurs du mouvement. Leurs achats continus soutiennent les prix de l’or. Il est aussi important de surveiller une éventuelle baisse de leurs réserves de change, car cela signalerait un changement majeur des flux de capitaux mondiaux (mouvements d’argent entre pays et marchés).

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L’EIA américaine indique que les stocks de pétrole brut ont reculé de 6,233 millions de barils, à rebours de la hausse précédente de 1,925 million

Les stocks de pétrole brut aux États-Unis (EIA) ont reculé de 6,233 millions de barils pour la semaine se terminant le 24 avril. La précédente publication faisait état d’une hausse de 1,925 million. Cette mise à jour provient de l’Energy Information Administration (EIA), l’agence publique américaine de l’énergie. Elle publie chaque semaine la variation des stocks de pétrole brut (les volumes de pétrole brut stockés) aux États-Unis.

Les stocks de brut signalent un marché plus tendu

On observe une baisse importante et inattendue de plus de 6,2 millions de barils des stocks de brut aux États-Unis, après une hausse la semaine précédente. Cette forte diminution suggère une demande bien plus élevée que prévu et donc un marché insuffisamment approvisionné. C’est un signal favorable (haussier) pour les prix du pétrole brut à l’approche de mai. Ce rapport sur les stocks arrive juste avant le début de la saison estivale de conduite, période qui augmente généralement la consommation d’essence et donc la demande de brut des raffineries (les usines qui transforment le brut en carburants). Les dernières données du secteur indiquent que le taux d’utilisation des raffineries américaines (part de leur capacité effectivement exploitée) est déjà monté à 90,1 %, ce qui confirme une montée en cadence pour répondre à cette hausse saisonnière attendue. Cette dynamique pourrait soutenir les prix à court terme. Le signal haussier des stocks est renforcé par une activité économique solide et par des risques géopolitiques persistants intégrés dans les prix (prime de risque : supplément de prix lié à l’incertitude). Le dernier PMI manufacturier (indice basé sur des enquêtes auprès des directeurs d’achats, qui mesure l’activité industrielle) est ressorti à 52,5, ce qui indique une expansion (au-dessus de 50) et va dans le sens d’une consommation d’énergie robuste. Par ailleurs, les perturbations du transport maritime dans des points de passage stratégiques (goulets d’étranglement : zones où le trafic se concentre et se bloque facilement) continuent de tendre les chaînes d’approvisionnement mondiales, augmentant la pression à la hausse sur les prix.

Implications en matière de positionnement et de volatilité

Pour les traders de produits dérivés (instruments dont la valeur dépend du prix du pétrole, comme les contrats à terme et les options), ce contexte favorise la prise de positions acheteuses. Les contrats à terme WTI (futures : contrats standardisés d’achat/vente à une date future) pourraient progresser durablement vers la zone de résistance des 95 dollars le baril (niveau de prix où la hausse a souvent du mal à continuer). Des stratégies haussières, comme l’achat d’options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) ou de spreads de calls (combinaison d’options pour réduire le coût), sur le WTI ou le Brent, peuvent être envisagées pour profiter de ce mouvement attendu. Compte tenu du caractère surprenant de cette forte baisse des stocks, il faut s’attendre à une hausse de la volatilité implicite sur le marché des options sur le pétrole (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options). Les options deviendraient plus chères, mais cela peut aussi créer des opportunités via des stratégies comme la vente de puts sécurisés en espèces (cash-secured put : vendre une option de vente en gardant le cash nécessaire pour acheter le sous-jacent si l’option est exercée) ou des spreads de crédit sur puts (put credit spread : vente et achat de puts à des prix d’exercice différents, visant à encaisser une prime). Ces positions permettent d’exprimer une vue haussière à neutre tout en profitant de primes plus élevées.

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La commission bancaire du Sénat américain confirme Kevin Warsh, candidat de Donald Trump à la présidence de la Réserve fédérale, faisant avancer le processus de nomination

Kevin Warsh, nommé par le président américain Donald Trump à la présidence de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis), a été approuvé par la commission bancaire du Sénat américain. Le vote en commission a été de 13 voix contre 11, les républicains étant plus nombreux que les démocrates. Warsh doit maintenant faire face à un vote de confirmation devant l’ensemble du Sénat. S’il est confirmé, il remplacerait le président de la Fed, Jerome Powell, à la fin du mandat de ce dernier, le 15 mai.

Nomination de Warsh et volatilité des marchés

La sénatrice américaine Elizabeth Warren s’est opposée à cette décision et a déclaré : « Voter pour faire avancer Warsh, c’est voter pour aider Donald Trump à prendre le contrôle de la Fed. » Avec Kevin Warsh plus proche de la direction de la Fed, les marchés pourraient devenir plus instables. Warsh est souvent décrit comme plus « faucon » que Powell, c’est-à-dire plus enclin à relever rapidement les taux d’intérêt pour freiner l’inflation. Le VIX, indice de volatilité du S&P 500 souvent vu comme un baromètre de la peur des marchés, est déjà monté à 18,5 cette semaine. Le marché obligataire réagit déjà à ce possible changement de direction, alors que le dernier rapport CPI (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation aux États-Unis) de mars 2026 montre une inflation toujours élevée à 3,1%. Le rendement du Treasury à deux ans (taux d’intérêt des obligations d’État américaines à 2 ans, très sensible aux décisions de la Fed) a grimpé de 15 points de base (0,15 point de pourcentage) à 4,85% depuis l’annonce du vote en commission. On se souvient des à-coups de marché fin 2025, lorsque des données d’inflation inattendues ont forcé la Fed à revenir sur un discours « colombe » (plus favorable à des taux bas pour soutenir l’activité). Une incertitude similaire réapparaît, mais cette fois liée à un possible changement de doctrine. Historiquement, les marchés digèrent mal une politique de la Fed difficile à anticiper, comme lors des fortes baisses de 2018 quand la Fed resserrait rapidement sa politique monétaire (en relevant les taux et en réduisant le soutien à l’économie).

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Derek Halpenny (MUFG) : de solides résultats d’entreprises aux États-Unis et des actions stables soutiennent le dollar malgré les tensions au Moyen-Orient et la fermeture d’Ormuz

Le dollar américain reste globalement stable : la bonne tenue des actions américaines et des résultats d’entreprises solides réduisent l’aversion au risque, même si les tensions au Moyen-Orient s’aggravent et que le détroit d’Ormuz reste fermé. Ce contexte s’explique par la hausse des rendements américains à court terme (les taux sur les obligations les plus proches dans le temps, très sensibles aux attentes de la Fed) et par une demande plus ferme de dollars. Le pétrole brut est repassé au-dessus de 110 dollars le baril, ce qui augmente le risque d’un été économiquement plus difficile. L’Europe et l’Asie sont jugées plus vulnérables : si la situation dure, cela pourrait accentuer la pression baissière sur l’euro et sur les devises asiatiques.

Message du FOMC et orientation de la politique monétaire

À l’approche de la réunion du FOMC (le comité de la Réserve fédérale qui décide des taux), le message attendu est que la politique monétaire actuelle est adaptée compte tenu de l’incertitude. Les indications futures (les signaux donnés sur les décisions à venir) devraient rester limitées, avec l’idée que la Fed a le temps d’évaluer les risques. Le président de la Fed, Jerome Powell, devrait adopter un ton plus restrictif qu’en mars (c’est-à-dire plus favorable à des taux plus élevés ou maintenus plus longtemps), en raison de signes de risque inflationniste malgré une économie et des marchés actions solides. Si les rendements à court terme montent, le texte souligne un risque baissier accru pour l’EUR/USD et un risque haussier pour l’USD/JPY. Le dollar pourrait bien enchaîner une période de force dans les prochaines semaines, malgré la progression des actions. La Réserve fédérale devrait durcir son discours sur l’inflation lors de la réunion du FOMC cette semaine. Ce scénario ouvre des opportunités sur le marché des changes et des taux. La hausse du pétrole, désormais durablement au-dessus de 112 dollars le baril à cause d’Ormuz, alimente les craintes d’inflation. Le dernier chiffre d’inflation américaine CPI (indice des prix à la consommation) de mars 2026 est ressorti plus élevé que prévu, à 3,8%, ce qui donne à la Fed des raisons d’être plus restrictive. Après la pause des hausses de taux pendant l’essentiel de 2025, ces données suggèrent que les risques de hausse des prix se reforment.

Idées de trading sur le FX et les taux

Pour les traders, cela plaide pour un dollar plus fort face au yen, d’autant que le déficit commercial japonais s’est creusé avec la facture énergétique. Acheter des options d’achat (call : option qui gagne de la valeur si la devise monte) sur la paire USD/JPY peut être une manière simple de se positionner sur cette hausse attendue. Cette approche limite le risque au montant payé pour l’option si le mouvement du dollar s’essouffle. Nous voyons aussi l’euro s’affaiblir, l’Europe étant plus touchée par le choc énergétique. Le dernier PMI manufacturier allemand (indicateur d’activité basé sur des enquêtes auprès des entreprises ; sous 50, l’activité se contracte) est tombé à 48,5, ce qui confirme la pression sur l’économie. Acheter des options de vente (put : option qui gagne de la valeur si la devise baisse) sur l’EUR/USD est donc un moyen direct de jouer une baisse attendue. L’anticipation d’une Fed plus restrictive devrait pousser les taux d’intérêt américains de court terme à la hausse. Les traders peuvent se positionner en vendant des contrats à terme sur taux de court terme, par exemple ceux liés au SOFR (taux de référence au jour le jour adossé au marché des pensions livrées, utilisé comme base pour de nombreux produits). Cette position profite si les rendements sur la partie courte de la courbe (les maturités proches) montent comme prévu.

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BRK.B reste haussier, avec des sommets et des creux de plus en plus élevés, ce qui suggère que les replis pourraient offrir des opportunités d’achat

Berkshire Hathaway (BRK.B) est décrite comme évoluant dans une tendance haussière selon la théorie des vagues d’Elliott (une méthode d’analyse technique qui découpe les mouvements de marché en « vagues » répétitives), avec des sommets et des creux de plus en plus hauts ces dernières années. La hausse est présentée comme une vague « impulsive » (un mouvement principal qui va dans le sens de la tendance) ayant progressé jusqu’à la vague ((3)) avant le début d’une correction. Après la fin de la vague ((3)), le titre est entré en vague ((4)), décrite comme une correction complexe. Cette correction est notée sous la forme W-X-Y (une correction en trois parties, souvent irrégulière, qui alterne plusieurs phases de baisse et de rebond, plutôt en range ou légèrement baissière).

Zone de support de la vague quatre

La vague ((4)) est projetée en baisse vers une zone de support située entre 433 et 388. Cette zone est reliée à des niveaux de Fibonacci (des repères de prix basés sur des proportions fréquemment utilisées en analyse technique), dont les extensions 1,0 et 1,618 (des objectifs calculés à partir d’un mouvement précédent pour estimer jusqu’où une correction peut s’étendre). Après la fin de la vague ((4)), la prochaine hausse est notée vague ((5)). Le mouvement est attendu au-dessus du sommet de la vague ((3)) et s’inscrirait dans la tendance de long terme. Le texte évoque aussi des points d’entrée possibles après qu’une structure en 3, 7 ou 11 « swings » (des oscillations successives, c’est-à-dire une alternance de creux et de sommets) se soit complétée dans la zone 433–388. L’idée générale est qu’un repli dans cette zone pourrait précéder une nouvelle phase haussière.

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Deutsche Bank affirme que l’EUR/GBP reste au-dessus de sa juste valeur fondée sur les taux, alors que la politique britannique ajoute une prime de risque à la livre sterling

L’EUR/GBP évolue au-dessus des niveaux suggérés par l’écart de taux entre la Banque d’Angleterre (BoE) et la Banque centrale européenne (BCE). Cet écart suggère l’existence d’une **prime de risque** sur la livre sterling, liée à l’incertitude politique au Royaume-Uni et à la hausse des rendements des **gilts** (obligations d’État britanniques) après le choc énergétique. Un scénario évoque des résultats faibles du Parti travailliste aux élections de mai, pouvant déboucher sur une contestation de la direction pendant l’été. Dans ce cas, les primes de risque pourraient rester élevées sur le marché obligataire britannique, avec une évolution dépendant des politiques des éventuels challengers et des décisions prises.

Prime de risque sur la livre et incertitude politique

Un article du *Financial Times* est mentionné au sujet d’une partie des députés travaillistes qui s’orienterait vers des réformes des dépenses sociales. Cela est présenté comme un élément pouvant compenser des projets de hausse des dépenses ailleurs. Le scénario central présenté est l’absence de changement du **taux directeur** (le principal taux d’intérêt fixé par la BoE), mais avec des risques de hausse. Des relèvements sont jugés plus probables, avec un calendrier possible entre fin T2 2026 et début T3 2026, selon la prochaine décision de la BoE. Avec une mesure comparant le cours comptant de l’EUR/GBP (le prix « au jour le jour ») à un niveau implicite tiré des anticipations de politique monétaire BoE/BCE (ce que le marché intègre dans les prix), la prime de risque est estimée autour de 2%. Elle est décrite comme plus faible qu’avant le Budget de l’an dernier, mais encore significative. La livre continue de s’échanger avec une prime de risque mesurable face à l’euro, ce qui maintient l’EUR/GBP à un niveau élevé. En 2025, cela s’expliquait par l’incertitude autour des élections locales de mai et la contestation (finalement infructueuse) de la direction travailliste durant l’été. Cette friction politique, combinée aux effets retardés de la crise énergétique sur la dette publique britannique, a durablement pesé sur la devise.

Écart entre le marché et la BoE sur les taux

La situation politique reste un facteur clé, car des divisions persistantes au sein du gouvernement pèsent sur la confiance des investisseurs. C’est pourquoi la prime de risque, estimée à environ 2% mi-2025, ne se serait réduite que légèrement à environ 1,5% aujourd’hui. Cette prime correspond à la rémunération supplémentaire que les investisseurs exigent pour détenir des actifs en livre dans ce contexte. L’attention se porte désormais sur la Banque d’Angleterre, le marché sous-estimant la probabilité d’une hausse des taux cet été. Avec une inflation britannique qui reste élevée (« persistante ») à 2,8% au premier trimestre 2026, les conditions d’un relèvement se mettraient en place plus vite que prévu. Cela crée un décalage entre les anticipations du marché et la trajectoire probable de la BoE. Dans ce contexte, il peut être pertinent de se positionner pour une livre plus forte dans les prochaines semaines. L’attention portée à la politique créerait une opportunité liée à la politique monétaire. La **volatilité implicite** sur les options EUR/GBP (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) pourrait augmenter à l’approche des réunions de banque centrale de juin et juillet. Les opérateurs sur **produits dérivés** (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, ici le taux de change) peuvent envisager d’acheter des options profitant d’une baisse de l’EUR/GBP, comme des options d’achat de GBP (calls). Cette stratégie permet de profiter d’une éventuelle hausse de taux de la BoE, tout en limitant la perte maximale si les inquiétudes politiques se renforcent. La valorisation actuelle offrirait un point d’entrée intéressant avant que le marché n’intègre pleinement le risque de hausse des taux au Royaume-Uni.

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La Banque du Canada maintient son taux directeur à 2,25 %, conformément aux prévisions, et laisse sa politique monétaire inchangée

La Banque du Canada a fixé son taux directeur à 2,25 %, conformément aux attentes du marché. La banque centrale laisse ainsi inchangé son taux de référence. Ce taux pèse sur le coût des emprunts au Canada (crédits immobiliers, prêts et financement des entreprises). Il influence aussi le dollar canadien et, plus largement, les conditions de financement (facilité ou difficulté d’obtenir du crédit, niveau des taux sur les marchés).

Position actuelle sur l’inflation et la croissance

Cette annonce reflète l’évaluation actuelle de la banque centrale sur l’inflation et la croissance. Les prochaines décisions dépendront des données à venir et des indications données par la Banque sur la suite de sa politique (« forward guidance », c’est‑à‑dire les messages qui orientent les anticipations des investisseurs sur l’évolution future des taux). Le maintien du taux au jour le jour (« overnight rate », le taux appliqué aux prêts très courts entre banques, qui sert de base aux autres taux) à 2,25 % était largement anticipé. Une grande partie de cette stabilité était donc déjà intégrée dans les prix de marché (« priced in », c’est‑à‑dire déjà reflétée dans les cours). Après l’annonce, la volatilité implicite (anticipation de la variation future des prix, déduite du prix des options) sur les options de dollar canadien et sur les contrats à terme obligataires (« bond futures », des contrats standardisés pour se couvrir ou spéculer sur les taux) a reculé. L’attention se porte désormais sur les indications de la Banque et sur les prochaines données d’inflation. Dans ce contexte, la vente de prime d’options (stratégie qui consiste à vendre des options pour encaisser la prime, en pariant sur des mouvements limités) peut être envisagée à court terme. Des montages comme les straddles vendus (vente simultanée d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, pour profiter d’une faible volatilité) sur le « loonie » (surnom du dollar canadien) ou sur des contrats à terme de taux peuvent bénéficier d’une volatilité faible et de l’érosion du temps (« time decay », baisse progressive de la valeur d’une option à l’approche de l’échéance). Selon Statistique Canada, l’inflation de mars 2026 est restée stable à 2,4 %, ce qui réduit le risque de surprise avant la réunion de juin. Sur le marché des swaps de taux (échanges de flux d’intérêts entre un taux fixe et un taux variable), la courbe à terme (niveau attendu des taux pour les périodes futures) des taux canadiens devrait rester relativement plate au prochain trimestre. D’après les contrats BAX (contrats à terme sur acceptations bancaires utilisés comme indicateur des taux à court terme), le marché n’intègre qu’une probabilité inférieure à 20 % d’une baisse de taux à la prochaine réunion. Cela suggère qu’une position consistant à recevoir le taux fixe et payer le taux variable sur des swaps courts (exposition globalement neutre, cherchant un gain modéré via le « carry », c’est‑à‑dire le rendement lié à l’écart de taux) peut être légèrement favorable.

Dollar canadien et facteurs externes

Le dollar canadien devrait désormais être davantage guidé par des facteurs externes que par la politique monétaire domestique. Les marchés surveillent le prix du brut Western Canadian Select (référence du pétrole canadien) autour de 78 dollars le baril, ainsi que tout changement de ton de la Réserve fédérale américaine, elle aussi en phase de statu quo. Un écart d’orientation entre les deux banques centrales pourrait créer des opportunités sur les options USD/CAD (options sur la paire dollar américain/dollar canadien).

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Un responsable de la Maison-Blanche a indiqué que Trump avait rencontré Chevron et des dirigeants du secteur de l’énergie pour évoquer un blocage pétrolier prolongé sur fond de conflit

Reuters a rapporté mercredi, citant un responsable de la Maison-Blanche, que le président américain Donald Trump a rencontré des dirigeants de Chevron et d’autres grands groupes de l’énergie afin d’évoquer les marchés pétroliers mondiaux dans le contexte du conflit au Moyen-Orient. Selon ce responsable, Donald Trump a discuté avec les compagnies pétrolières des mesures visant à maintenir pendant plusieurs mois, si nécessaire, le blocage de l’Iran (c’est-à-dire des restrictions et pressions destinées à limiter ses exportations de pétrole).

Implication de Trump avec les groupes énergétiques

Après cette publication, l’indice du dollar américain (US Dollar Index, un baromètre qui mesure le dollar face à un panier de grandes monnaies) a progressé et s’établissait à 98,85, en hausse de 0,26% sur la séance.

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Avant la réunion du FOMC, Bob Savage de BNY fait état d’une demande accrue de dollars américains sur les instruments au comptant et à court terme

La demande de dollars américains (USD) se renforce à l’approche de la prochaine réunion du FOMC (comité de politique monétaire de la Réserve fédérale, la banque centrale des États-Unis). BNY a signalé la première série de cinq séances d’achats nets en trois mois, ainsi qu’une hausse de l’utilisation des liquidités en dollars et des instruments à court terme (CAST, c’est-à-dire des placements très liquides et de courte maturité, proches du cash). BNY observe aussi une accélération de la demande de CAST à mesure que la décision de la Fed approche. Depuis mars, les flux sont contrastés, et une partie de ces positions en CAST reste en attente, susceptible d’être réallouée vers des actifs plus risqués.

Positionnement sur le dollar avant le FOMC

Selon l’analyse, la Fed ne devrait pas modifier sa politique de façon majeure. Elle ajoute que les risques liés à l’inflation et aux tensions d’approvisionnement mondiales pourraient pousser la Fed à éviter un affaiblissement du dollar en adoptant un ton plus accommodant (dovish, c’est-à-dire plus favorable au maintien de taux bas ou à des baisses de taux). Elle note aussi que des hausses de taux dans d’autres pays pourraient être une erreur de politique monétaire. Cela réduirait l’impact des écarts de taux d’intérêt (différences de rémunération entre devises) comme facteur de pression à la baisse sur le dollar. Le dollar affiche une fermeté notable avant la prochaine réunion de la Réserve fédérale. On observe la première séquence de cinq jours d’achats nets en trois mois, signe d’une demande plus solide. Cela suggère que les opérateurs se positionnent pour un dollar capable de résister, même si la Fed adopte un ton plus prudent. Les données récentes vont dans ce sens: l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation payée par les ménages) de mars indique une inflation encore élevée à 3,1%, et le dernier rapport sur l’emploi fait état de 250.000 créations de postes. Ces éléments donnent peu de raisons à la banque centrale de préparer des baisses de taux marquées, ce qui soutient le dollar. Pour les intervenants sur les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme les options), un fort recul du dollar paraît peu probable à court terme.

Configuration de vente de volatilité

Dans ce contexte, vendre des options de vente (puts, instruments qui gagnent en valeur si le prix baisse) très en dehors de la monnaie (out-of-the-money, c’est-à-dire dont le prix d’exercice est loin du niveau actuel) sur l’indice du dollar (DXY, indice mesurant le dollar face à un panier de devises) ou sur des paires comme USD/JPY peut être une stratégie. L’objectif est d’encaisser la prime (revenu perçu en vendant l’option), en pariant que la baisse du dollar est limitée. On constate aussi une forte hausse de l’usage des liquidités en dollars et des placements très courts. Cette masse de liquidités en attente pourrait revenir sur le marché après la réunion, ce qui pourrait freiner une hausse durable de la volatilité (ampleur des variations de prix). Pour les opérateurs, cela signifie que des options de maturité longue (long-dated, options qui expirent loin dans le temps) peuvent être chères, car ces liquidités peuvent stabiliser le marché une fois la trajectoire de politique monétaire clarifiée. Il faut aussi garder en tête que l’incertitude avait rendu les marchés heurtés fin 2025, ce qui explique pourquoi une partie du capital attend encore un signal. Il faut également surveiller d’éventuelles erreurs des autres banques centrales. La Banque centrale européenne, par exemple, évoque des hausses de taux pour combattre son inflation, alors que le PMI manufacturier (indice d’activité: au-dessous de 50, il signale une contraction) a reculé à 48,5. Une faiblesse à l’étranger liée à ce type de choix pourrait ramener des flux vers le dollar, considéré comme valeur refuge, limitant encore le risque de baisse. Dans ce cadre, les opérateurs peuvent privilégier des stratégies qui profitent d’un marché en range (évolution dans une fourchette) ou d’un dollar stable à plus ferme. Vendre de la volatilité via des montages comme des straddles (vente simultanée d’un call et d’un put au même prix d’exercice) ou des strangles (vente d’un call et d’un put à des prix d’exercice différents) sur des paires comme EUR/USD peut être intéressant. Cette approche gagne si le mouvement initial après l’annonce s’essouffle rapidement et que la paire revient dans sa zone récente.

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