Les prix à la production en Russie ont reculé de 7,8 % sur un an en mars, après -5,2 % précédemment.

L’indice des prix à la production en Russie a reculé de 7,8 % sur un an en mars, contre une baisse annuelle de 5,2 % lors de la période précédente. Ce dernier chiffre montre un repli plus rapide des prix « sortie d’usine » (prix facturés par les producteurs avant la distribution et les marges de détail) que lors de la lecture précédente. Le passage de -5,2 % à -7,8 % indique une accélération de la baisse des prix au niveau des producteurs. Cette accélération de la baisse des prix à la production donne à la banque centrale russe un argument solide pour poursuivre la baisse des taux directeurs (taux de référence qui guide l’ensemble des taux de crédit) dans les prochains mois. Cette chute nette est un signal de pressions désinflationnistes (ralentissement durable de la hausse des prix) plus fortes dans l’industrie. Les intervenants de marché doivent donc s’attendre à une politique monétaire plus accommodante, dite « dovish » (orientation favorable à des taux plus bas). L’anticipation de taux plus faibles rend plus attrayant un positionnement à la baisse sur le rouble. La Banque centrale de Russie a déjà abaissé son taux directeur à 8,5 % depuis les niveaux élevés de fin 2025, et avec une inflation des prix à la consommation en mars désormais confirmée à 2,7 %, de nouvelles baisses paraissent probables. Pour se positionner sur une faiblesse de la devise, il est possible d’utiliser des contrats à terme (produits qui fixent aujourd’hui un prix pour une transaction future) ou d’acheter des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) sur la paire USD/RUB (dollar contre rouble). Cette baisse des prix à la production reflète aussi la faiblesse des marchés mondiaux des matières premières, en particulier de l’énergie. Les données récentes montrent que le Brent (référence mondiale du pétrole) est revenu autour de 82 dollars le baril après avoir évolué au-dessus de 95 dollars durant l’hiver 2025. Cela suggère une pression sur les recettes d’exportation russes, ce qui peut justifier une couverture (protection contre une baisse) via des options de vente (« put », droit de vendre à un prix fixé) sur de grands groupes énergétiques russes ou sur l’indice MOEX Russia (principal indice boursier de Moscou).

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La production industrielle russe a progressé de 2,3 % en mars, dépassant les 0,9 % attendus, signe d’une activité manufacturière globalement plus soutenue

La production industrielle de la Russie a progressé de 2,3 % sur un an en mars. C’est au-dessus des 0,9 % attendus. Les données montrent une hausse de la production industrielle plus forte que prévu. Aucun détail par secteur ni élément de contexte n’a été fourni dans le rapport. Ce chiffre de mars, meilleur qu’anticipé, suggère que l’économie russe a plus d’élan que ce que nous avions intégré dans nos scénarios. Cet écart — 2,3 % contre 0,9 % pour le consensus (prévision moyenne du marché) — nous oblige à revoir nos prévisions de croissance à très court terme. Cette résistance de l’activité pourrait aussi soutenir le rouble (la monnaie russe). Ce point de données affecte directement notre lecture de la prochaine décision de la Banque centrale de Russie. Avec une inflation (hausse générale des prix) toujours élevée, annoncée à 7,5 % le mois dernier, et un taux directeur (taux d’intérêt officiel qui guide le coût du crédit) maintenu à 16,0 % depuis fin 2025, cette vigueur de la production rend une baisse des taux à court terme moins probable. Les marchés de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une devise ou un taux) devraient en tenir compte et refléter un biais plus restrictif plus longtemps, ce qui pourrait maintenir le taux de change USD/RUB (prix du dollar en roubles) sous 94. Pour les prochaines semaines, nous voyons une opportunité sur les options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé à l’avance) sur le rouble. Vu la probabilité réduite d’une baisse de taux, acheter des options d’achat (calls) RUB de maturité courte, ou vendre des spreads d’options d’achat USD/RUB hors de la monnaie (options dont le prix d’exercice est défavorable au cours actuel, donc moins susceptibles d’être exercées) peut être une stratégie. Cette idée répond à un marché qui semble avoir sous-estimé la solidité sous-jacente. Cette robustesse industrielle tranche avec l’image plus incertaine observée en 2025. À l’époque, l’analyse mettait souvent en avant une économie en contraction sous l’effet de pressions extérieures, et les chiffres industriels décevaient fréquemment. Les données de mars 2026 marquent une rupture nette, et suggèrent une situation plus stable.

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L’AUD/USD progresse vers 0,7160 alors que le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran se maintient et que les anticipations de relèvement des taux de la RBA restent solides

L’AUD/USD a progressé mercredi, près de 0,7160, en hausse de 0,12 %. Le mouvement a suivi une amélioration de l’appétit pour le risque, après la décision du président américain Donald Trump de prolonger le cessez-le-feu avec l’Iran. Washington a indiqué qu’il maintiendrait la trêve militaire en attendant une « proposition unifiée » de Téhéran pour reprendre des discussions. Les États-Unis ont aussi maintenu un blocus maritime (contrôle militaire qui limite ou empêche la navigation) visant des navires iraniens dans le détroit d’Ormuz, un passage clé pour le transport mondial de pétrole, et des sources ont indiqué que des pourparlers pourraient avoir lieu dès vendredi. Le dollar américain a été soutenu par les propos de Kevin Warsh, pressenti pour présider la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis), lors d’une audition au Sénat. Il a déclaré que la politique monétaire (les décisions sur les taux d’intérêt et la monnaie) devait rester indépendante et qu’il n’avait pris aucun engagement envers la Maison-Blanche sur des baisses de taux. Un sondage Reuters auprès d’économistes indique que la Fed pourrait maintenir ses taux dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 % au moins jusqu’en septembre, en raison des pressions inflationnistes. Le sondage montre aussi que la plupart des économistes attendent toujours au moins une baisse de taux avant la fin de l’année. En Australie, les anticipations d’une politique plus restrictive ont soutenu l’AUD après l’avertissement de la RBA (Reserve Bank of Australia, banque centrale australienne) : une hausse des prix du pétrole pourrait pousser l’inflation vers 6 %. Les marchés ont intégré près de 77 % de probabilité d’une hausse de taux à la prochaine réunion, après que le vice-gouverneur Andrew Hauser a réaffirmé les efforts pour ancrer l’inflation (éviter que les anticipations de hausse des prix ne s’installent durablement). L’attention s’est ensuite portée sur les premières estimations des PMI S&P Global pour l’Australie et les États-Unis. Les PMI (indices des directeurs d’achat, des enquêtes qui mesurent l’activité dans les entreprises) peuvent influencer les anticipations de politique monétaire à court terme. Nous rappelons qu’à la même période l’an dernier, la divergence de politique monétaire dominait, la RBA adoptant un ton offensif tandis que la Fed était attendue en phase d’assouplissement. Ce récit a porté l’AUD/USD bien au-dessus de 0,7160 jusqu’à fin 2025, la RBA ayant effectivement relevé ses taux. La situation aujourd’hui, le 22 avril 2026, s’est totalement inversée. Le dernier rapport trimestriel sur l’inflation en Australie a montré un taux annuel en baisse à 3,6 %, net recul par rapport aux 6 % redoutés l’an dernier. Les marchés ont donc écarté de nouvelles hausses de la RBA, les swaps (contrats d’échange de flux de taux, utilisés pour anticiper l’évolution des taux) indiquant désormais 40 % de probabilité d’une baisse de taux d’ici la fin de l’année. Ce changement a retiré un soutien majeur au dollar australien en 2025. À l’inverse, les États-Unis font face à des tensions de prix persistantes : les derniers chiffres mensuels de l’indice CPI (Consumer Price Index, indice des prix à la consommation) montrent une inflation qui reste « collante », c’est‑à‑dire difficile à faire baisser, à 3,5 %. Après un solide rapport sur l’emploi en mars (+303 000 postes), les responsables de la Fed ont clairement repoussé l’idée de baisses de taux imminentes. Cette posture « hawkish » (restrictive : priorité à la lutte contre l’inflation, donc taux plus élevés) soutient le dollar. Compte tenu de cette divergence renouvelée en faveur du dollar, les traders peuvent envisager d’acheter des options de vente (puts : instruments dérivés qui gagnent de la valeur quand le taux de change baisse) sur l’AUD/USD pour se positionner sur une poursuite du repli. Par exemple, des puts à échéance juillet 2026 avec un prix d’exercice (strike : niveau de change auquel l’option peut être exercée) autour de 0,6400 pourraient servir de couverture, alors que la paire, proche de 0,6550, pourrait tester des niveaux plus bas. La volatilité implicite (niveau de fluctuations attendu par le marché et intégré dans le prix des options) peut augmenter avant les prochaines réunions de banques centrales, ce qui peut rendre pertinent le fait de se positionner tôt.

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USD/JPY se maintient près de 159,30, les tensions au Moyen-Orient compensant la détente des rendements et l’évolution des anticipations de politique monétaire

L’USD/JPY évoluait près de 159,30 mercredi et se traitait autour de 159,27 sur le graphique en quatre heures, en phase de consolidation près des récents sommets. Des informations en provenance du Moyen-Orient, dont de nouvelles attaques contre des navires dans le détroit d’Ormuz, ont soutenu la demande de dollar américain en tant que valeur refuge (actif jugé plus sûr en période de crise). Les mouvements de marché ont été irréguliers, entre annonces alternant cessez-le-feu (arrêt temporaire des combats) et incertitudes persistantes, provoquant de fortes variations en séance. Dans le même temps, le recul des rendements des bons du Trésor américain (taux d’intérêt offerts par la dette américaine) a limité la progression du dollar et freiné les gains de l’USD/JPY. Le yen est resté faible, la Banque du Japon (BoJ) conservant un ton prudent et évitant d’indiquer clairement une hausse des taux à court terme. Cela a maintenu les anticipations de resserrement monétaire (politique visant à relever les taux et à réduire les soutiens) en attente et a prolongé des écarts de rendement (différences de taux entre pays) favorables au dollar. Sur le plan technique, la paire gardait une légère orientation haussière au-dessus de la moyenne mobile simple (SMA, moyenne des prix sur une période donnée) à 20 périodes à 159,01 et de la SMA à 100 périodes à 159,15. Le RSI (indice de force relative, qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix) évoluait près de 55, signalant un biais légèrement positif sans situation de surachat (niveau jugé trop élevé à court terme). La résistance se situait à 159,37. Les supports étaient à 159,25, 159,20, 159,15, 159,12 et 159,01 : une rupture sous cette zone affaiblirait la configuration, tandis qu’un passage au-dessus de 159,37 suggérerait de nouveaux gains. Compte tenu des signaux contradictoires observés au 22 avril 2026, l’environnement sur l’USD/JPY paraît plus adapté à des stratégies via options qu’à des positions directionnelles. La paire est prise entre la demande de dollar comme valeur refuge liée aux tensions au Moyen-Orient et la pression baissière d’une détente des rendements américains. Cela entretient une consolidation autour de 159,30, dans un contexte susceptible de changer rapidement. Il faut surveiller de près la prime de risque géopolitique (surcroît de demande/valorisation lié aux risques internationaux) intégrée dans le dollar. Lors des tensions en mer Rouge en 2025, des attaques similaires sur des routes maritimes avaient fait progresser le Dollar Index (DXY, indice mesurant le dollar face à un panier de devises) de 1,2% en moins de deux semaines. Une approche prudente pour viser un scénario comparable consiste à acheter des options d’achat (calls, droit d’acheter à un prix fixé) hors de la monnaie, c’est‑à‑dire avec un prix d’exercice éloigné du cours actuel, afin de profiter d’un éventuel mouvement de fuite vers la sécurité. Dans le même temps, la faiblesse fondamentale du yen offre un plancher, limitant un repli marqué. Le différentiel de taux d’intérêt entre les États‑Unis et le Japon — observé au‑delà de 475 points de base (pb, 1 pb = 0,01 point de pourcentage) fin 2025 — reste le facteur de fond qui soutient la paire. Dans ce contexte, acheter sur les replis importants a souvent été une stratégie gagnante. Pour les prochaines semaines, un « bull call spread » (montage d’options haussier à risque plafonné) apparaît comme une approche mesurée. En achetant un call de strike 159,50 (prix d’exercice) et en vendant simultanément un call de strike 160,50, les investisseurs se positionnent sur une hausse graduelle tout en limitant leur risque maximal. Cette structure profite du biais haussier tout en réduisant l’exposition à un retournement brusque sur des annonces de cessez‑le‑feu. Autre option : la succession de titres contradictoires laisse envisager un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre en cas de sortie de range (fourchette de fluctuation). La volatilité implicite à un mois (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans les prix des options) est déjà remontée à 11,5%, contre un point bas de 8,0% le mois dernier, signe que le marché se prépare à une cassure. L’achat d’un « strangle » (achat simultané d’un call et d’un put hors de la monnaie, le put donnant le droit de vendre) permet de viser un gain en cas d’accélération de la volatilité, quelle que soit la direction du mouvement.

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L’or oscille après un rebond depuis ses plus bas hebdomadaires, les opérateurs restant prudents sur fond de tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran

L’or a réduit ses gains mercredi, la prudence restant de mise face au conflit États-Unis–Iran, même après que le président Donald Trump a prolongé le cessez-le-feu peu avant son expiration. La paire XAU/USD (cours de l’or exprimé en dollars) évoluait près de 4.735 $, au-dessus d’un plus bas d’une semaine à 4.668 $ atteint mardi. Les dirigeants iraniens ont rejeté des négociations « sous l’ombre des menaces » et ne se sont pas présentés à un deuxième cycle de discussions attendu au Pakistan. Trump a affirmé que les autorités pakistanaises avaient demandé cette prolongation afin de laisser à l’Iran le temps de présenter une proposition commune. Le blocus naval américain des ports iraniens (mesure militaire visant à empêcher le trafic maritime) reste en place. Trump a ordonné à l’armée de le maintenir jusqu’à la remise d’une proposition et la fin des discussions. Le New York Post a rapporté que des pourparlers pourraient avoir lieu dès vendredi, tandis que Tasnim a indiqué que Téhéran n’avait pas arrêté cette date. Le rebond de l’or est resté limité, les anticipations de taux d’intérêt américains plus élevés persistant. Le métal recule d’environ 10% depuis le début de la guerre. Les prix du pétrole sont restés élevés, l’approvisionnement via le détroit d’Ormuz demeurant largement contraint. Aux États-Unis, les ventes au détail (indicateur des achats des ménages) ont progressé de 1,7% sur un mois en mars après +0,7% en février. L’indice des prix à la consommation, CPI (mesure de l’inflation), a augmenté de 0,9% sur un mois après +0,3%. Sur le plan graphique, l’or est resté au-dessus de la moyenne mobile simple à 100 jours, SMA (moyenne des prix sur 100 séances, souvent utilisée comme repère de tendance) à 4.731 $, et de la SMA à 200 jours à 4.236 $, mais sous la SMA à 50 jours à 4.882 $. Le RSI (indice de force relative, indicateur de momentum sur une échelle de 0 à 100) s’établissait à 48. Le MACD (indicateur de tendance basé sur l’écart entre deux moyennes mobiles) était positif.

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En l’absence de données américaines, le GBP/USD évolue sans direction, les tensions avec l’Iran limitant la demande de dollar ; l’inflation britannique en ligne de mire

La paire GBP/USD a peu évolué mercredi, autour de 1,3514, les tensions restant élevées et sans avancée nette dans les discussions entre les États-Unis et l’Iran. En l’absence d’indicateur économique majeur aux États-Unis, les opérateurs se sont concentrés sur les chiffres d’inflation au Royaume-Uni, liés à un choc énergétique. Les actions américaines étaient en hausse, mais une aggravation du conflit pourrait accroître la demande d’actifs « refuge » (placements jugés plus sûrs en période de stress), comme le dollar américain. L’indice du dollar (DXY, qui mesure la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) s’établissait à 98,44, en hausse de 0,03 %. Selon des informations, l’Iran n’envisageait pas de négocier avec les États-Unis vendredi. Reuters a d’abord évoqué une fenêtre de cessez-le-feu de 3 à 5 jours, puis a corrigé en indiquant qu’il n’y avait pas de calendrier. Donald Trump a déclaré qu’il attendrait une proposition de l’Iran. L’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation payée par les ménages) au Royaume-Uni a progressé de 3,3 % sur un an en mars, conforme aux attentes. Le CPI « core » (inflation sous-jacente, hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) a ralenti de 3,2 % à 3,1 %, et l’ONS (Office for National Statistics, l’institut statistique britannique) a indiqué que les prix « sortie d’usine » (prix facturés par les producteurs avant distribution, indicateur des pressions sur les coûts) étaient au-dessus des estimations. La BoE (Bank of England, banque centrale britannique) s’attendait auparavant à un retour de l’inflation vers 2 % en avril, puis a relevé sa projection à 3,5 %, tandis que le FMI (Fonds monétaire international) tablait sur 4 %. Les marchés n’anticipent pas de changement de taux pendant deux réunions. Pour le 29 juillet, la probabilité implicite ressortait près de 48 % pour une hausse de 25 points de base (pb, soit 0,25 point de pourcentage). Sur le plan technique, la paire GBP/USD est restée au-dessus de ses moyennes mobiles simples (SMA, moyenne du cours sur une période donnée) à 50, 100 et 200 jours, proches de 1,3417. La résistance se situe à 1,3855 et vers 1,3869, avec un support autour de 1,3417.

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Semaine à venir : Anatoli Annenkov (Société Générale) prévoit que la BCE maintiendra ses taux, en privilégiant la croissance de la zone euro et l’inflation sous-jacente

Société Générale s’attend à ce que la BCE laisse ses taux inchangés la semaine prochaine, faute de nouvelles données importantes et alors que la situation au Moyen-Orient reste instable. L’attention devrait se déplacer vers la croissance en zone euro et l’inflation sous-jacente (inflation hors énergie et alimentation, plus représentative de la tendance de fond) à moyen terme. La banque anticipe désormais deux hausses de taux de 25 pdb (points de base, soit 0,25 point de pourcentage), en juin puis en septembre. Elle projette une inflation sous-jacente à 2,6% en 2027. La politique monétaire devrait rester proche de la borne haute de la « zone neutre » de la BCE (niveau de taux qui ne freine ni ne stimule l’économie), en raison des risques baissiers sur la croissance et des risques persistants sur l’inflation. La banque relie cette analyse à la solidité des bilans du secteur privé (niveau d’endettement et trésorerie des ménages et des entreprises), aux investissements prévus dans l’IA (intelligence artificielle) et l’énergie, ainsi qu’à la relance budgétaire en Allemagne (dépenses et mesures de soutien financées par l’État). L’inflation sous-jacente est décrite comme proche d’un scénario défavorable, avec un pic vers 2,8% au T1 2027. La banque n’ajoute pas d’autres hausses au-delà des deux prévues, en raison des incertitudes autour d’effets « non linéaires » (réactions qui peuvent s’accélérer au-delà d’un certain seuil) et des effets de second tour (quand la hausse des prix alimente les salaires, puis les coûts, et donc de nouveaux prix). Elle s’attend à ce que le marché du travail reste tendu (difficultés de recrutement, chômage bas) sous l’effet des tendances démographiques, ce qui accentue la pression sur les salaires. Elle cite aussi des mesures comme la prime employeur défiscalisée en Allemagne (bonus versé sans impôt) comme possible soutien à court terme de la croissance salariale. La BCE devrait maintenir ses taux stables lors de sa réunion la semaine prochaine, l’incertitude au Moyen-Orient et l’absence de nouvelles statistiques majeures incitant à la prudence. Cela suggère que la volatilité implicite (niveau de volatilité anticipé par les prix de marché) sur les options de taux à court terme pourrait se calmer, ce qui peut créer une fenêtre pour vendre de la prime sur les échéances proches (encaisser le prix de l’option). L’attention se reportera sur les perspectives de croissance et une inflation sous-jacente durablement élevée. Nous pensons que la BCE a retenu les leçons de sa réaction rapide de mars 2025 et indiquera ses prochaines étapes, probablement avec une hausse de 25 pdb en juin. Le suivi interne des salaires négociés de la BCE (indicateur des hausses salariales issues des accords collectifs) a montré une progression de 4,5% au dernier trimestre 2025, ce qui plaide pour un nouveau durcissement. Les marchés de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un taux ou d’un indice) devraient donc augmenter la probabilité de hausses en juin et en septembre, rendant les FRA (accords de taux à terme, contrats fixant aujourd’hui un taux futur) du troisième trimestre attrayants. Les risques haussiers sur l’inflation sous-jacente augmentent, portés par des finances des ménages solides et des investissements dans l’IA et l’énergie. La dernière estimation rapide d’Eurostat pour mars 2026 place l’inflation sous-jacente à 2,9%, un niveau élevé et persistant, bien au-dessus de la cible de la banque centrale. Dans ce contexte, les swaps d’inflation (contrats d’échange permettant de se couvrir contre l’inflation, ou d’en prendre le pari) deviennent un outil pertinent pour se protéger ou spéculer sur une inflation plus élevée plus longtemps. Même si l’inflation sous-jacente pourrait culminer près de 2,8% début 2027, la BCE restera prudente à cause des risques sur la croissance. En repensant aux débats de politique monétaire de 2025, la banque centrale veut éviter les erreurs du cycle 2021-22 en agissant plus tôt. Cet équilibre implique que des hausses de taux sont à venir, mais qu’elles seront largement annoncées à l’avance pour ne pas déstabiliser une économie fragile.

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La livre sterling se renforce après l’IPC britannique, faisant reculer l’EUR/GBP pour une deuxième séance consécutive, près de 0,8680, un plus bas depuis le 31 mars

L’EUR/GBP a reculé une deuxième séance consécutive mercredi, après des chiffres d’inflation au Royaume-Uni favorables à la livre sterling. La paire évoluait près de 0,8680, son plus bas niveau depuis le 31 mars. Les données de l’Office for National Statistics (ONS, l’institut public des statistiques britannique) ont montré que l’IPC global (CPI, indice des prix à la consommation) est monté à environ 3,3% sur un an en mars, contre 3,0% auparavant. Sur un mois, l’IPC a progressé à 0,7% contre 0,4%, tandis que l’IPC « core » (inflation sous-jacente, c’est-à-dire hors éléments volatils comme l’énergie et certains produits alimentaires) a légèrement reculé à 3,1% contre 3,2%. La hausse de l’inflation est principalement liée à l’augmentation des coûts de l’énergie et des carburants, sur fond de tensions au Moyen-Orient. Avec une inflation toujours au-dessus de l’objectif de 2% de la Banque d’Angleterre, les baisses de taux pourraient être repoussées. Une nouvelle hausse des taux reste possible si l’énergie renchérit durablement les autres prix (effet de diffusion : quand un choc sur un prix, par exemple l’énergie, se répercute sur de nombreux biens et services). Dans la zone euro, l’estimation préliminaire de la confiance des consommateurs en avril a reculé à -20,6 contre -16,3. Cela suggère un moral des ménages plus faible, dans un contexte de risques géopolitiques et de hausse des prix de l’énergie. Sur le plan technique, l’EUR/GBP est resté sous la moyenne mobile simple à 100 jours (SMA, moyenne des cours sur 100 séances) à 0,8698 et sous la SMA à 200 jours à 0,8704. Le RSI (indice de force relative, un indicateur qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix) est resté sous 50 et le MACD (indicateur de tendance basé sur l’écart entre deux moyennes mobiles) est passé légèrement en négatif. Les résistances se situent autour de 0,8690-0,8705 et du plus haut d’avril près de 0,8742, tandis que les supports se trouvent vers 0,8680 puis 0,8650. Nous constatons que la paire EUR/GBP est passée sous sa moyenne mobile à 200 jours, un signal technique plutôt négatif pour les prochaines semaines. Cette faiblesse s’explique par une livre plus solide, l’inflation britannique apparaissant plus tenace que dans la zone euro. Les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici la paire de devises) devraient se positionner pour une poursuite de la baisse. Les derniers chiffres d’inflation au Royaume-Uni, publiés le 17 avril 2026, ont montré un IPC à 3,1% en mars, ce qui renforce l’idée que la Banque d’Angleterre retardera ses baisses de taux. Cela rappelle la fin 2025, quand une inflation supérieure aux attentes avait repoussé les anticipations d’assouplissement. Avec une progression des salaires au Royaume-Uni toujours élevée à 5,6% selon les dernières données, la pression pour que la BoE (Banque d’Angleterre) reste « restrictive » (hawkish : privilégier la lutte contre l’inflation via des taux élevés) demeure forte. À l’inverse, l’euro souffre de signes de ralentissement économique. Le PMI manufacturier « flash » (indicateur avancé établi à partir d’enquêtes auprès des entreprises, en première estimation) d’avril 2026 est ressorti à 49,5, ce qui signale une légère contraction (en dessous de 50). Ces données faibles, combinées au recul de la confiance des consommateurs, rendent une baisse des taux de la BCE (Banque centrale européenne) plus probable qu’une baisse de la BoE. Cette divergence de politique monétaire (écart durable entre les orientations de taux des deux banques centrales) est le principal moteur de notre biais négatif sur la paire. Pour les prochaines semaines, nous pensons que l’achat d’options de vente (put : option qui gagne de la valeur si le cours baisse) sur l’EUR/GBP, avec un prix d’exercice (strike : niveau de change à partir duquel l’option s’active) autour de 0,8650, est un moyen direct de se positionner pour une poursuite du repli. La cassure d’un support technique clé suggère que la dynamique est désormais baissière. Cette stratégie fixe un risque maximum (le montant payé pour l’option), ce qui est prudent compte tenu du risque de retournements rapides liés aux nouvelles géopolitiques.

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Les stratèges d’ING estiment que l’audition de Warsh a à peine influé sur le dollar, soulignant l’indépendance de la Fed sans donner d’orientation en matière de politique monétaire

Le dollar américain est resté globalement inchangé après l’audition de Kevin Warsh au Sénat américain. Il a défendu l’indépendance de la Réserve fédérale (la Fed, la banque centrale des États-Unis), mais sans donner d’orientation claire sur la politique monétaire, ce qui a laissé les anticipations de taux (les attentes du marché sur l’évolution des taux d’intérêt) quasiment stables. Il n’y a pas eu de vente marquée du couple « bons du Trésor américain–dollar » pendant son témoignage, et le billet vert (le dollar) n’a enregistré que des mouvements brefs, le plus souvent à la hausse. Au total, la valorisation par le marché n’a guère changé à la suite de ses commentaires. La bonne tenue des actions mondiales limite la capacité du dollar à rebondir. Dans l’environnement actuel de prise de risque, l’indice du dollar américain (DXY, un indice qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) pourrait avoir du mal à revenir vers 99,0. Le texte indique qu’il a été produit avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle (un logiciel qui génère du contenu à partir de données) et relu par un éditeur. Il est attribué à l’équipe FXStreet Insights, qui rassemble des observations de marché à partir de sources sélectionnées et y ajoute une analyse interne et externe. En l’absence de direction claire pour le dollar, nous voyons une opportunité via la vente de volatilité (parier sur une faible amplitude des fluctuations des prix). Le Dollar Index est coincé dans une fourchette étroite depuis des semaines, et la volatilité implicite (le niveau de volatilité « attendu » et intégré dans le prix des options) sur les grandes paires de devises comme l’EUR/USD est tombée à son plus bas niveau du trimestre. Vendre des « strangles » sur ces paires (une stratégie d’options consistant à vendre simultanément une option d’achat et une option de vente, avec des prix d’exercice différents, afin d’encaisser une prime si le cours reste dans une zone) peut être une stratégie envisageable pour encaisser la prime (le revenu perçu lors de la vente d’une option) tant que le sentiment de marché (l’appétit ou l’aversion pour le risque) reste stable. Le principal frein à un dollar plus fort reste la vigueur des actions mondiales. Avec un S&P 500 (indice boursier de grandes sociétés américaines) en hausse de 2,5 % sur le dernier mois et un VIX (indice de volatilité des actions américaines, souvent appelé « indice de la peur ») sous 15, la demande pour le dollar en tant que valeur refuge (actif recherché en période de stress) est faible. Nous envisageons l’achat d’options d’achat (call, un contrat qui donne le droit d’acheter un actif à un prix fixé à l’avance) sur les principaux indices boursiers afin de profiter de cette dynamique haussière, qui semble dominer le marché.

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L’EIA américaine a indiqué que les stocks de pétrole brut ont augmenté de 1,925 million de barils, à contre-courant des prévisions qui tablaient sur une baisse de 1,2 million en avril.

Les données de l’EIA (Energy Information Administration, l’agence américaine de l’énergie) publiées pour le 17 avril montrent que les stocks de pétrole brut ont augmenté de 1,925 million de barils. C’est à l’inverse des attentes, qui tablaient sur une baisse de 1,2 million de barils. Le chiffre publié est supérieur de 3,125 millions de barils à la variation attendue. Ces données correspondent à la dernière mise à jour hebdomadaire des stocks de brut américains. Cette hausse inattendue des stocks — une augmentation de 1,925 million de barils au lieu d’un déstockage prévu — suggère un excès d’offre à court terme (plus de pétrole disponible que de demande immédiate). Cette surprise pèse en général sur les prix à la baisse au 22 avril 2026. En conséquence, nous envisageons de renforcer des positions baissières via des options de vente (put options, qui donnent le droit de vendre à un prix fixé) sur le WTI (West Texas Intermediate, le pétrole de référence aux États-Unis) ou via des spreads débit de puts (stratégie consistant à acheter un put et en vendre un autre à un niveau de prix différent pour limiter le coût et le risque). Mais il faut aussi noter que le même rapport de l’EIA indique une baisse des stocks d’essence de 2,5 millions de barils, nettement supérieure aux attentes. Cela signale une demande finale (consommation par les automobilistes et entreprises) en amélioration à l’approche du pic estival des déplacements. Ce soutien de la demande pourrait limiter la baisse des prix du brut. Les risques géopolitiques reviennent sur le devant de la scène, avec des informations du 20 avril faisant état d’une hausse des tensions maritimes près du détroit d’Ormuz. Toute perturbation de ce passage stratégique (un point de passage étroit indispensable), qui fait transiter près de 20% des liquides pétroliers mondiaux, pourrait retirer rapidement des barils du marché et l’emporter sur les données de stocks. Nous intégrons donc une prime de risque plus élevée (surcoût dans les prix lié à l’incertitude), ce qui plaide contre des positions vendeuses trop agressives. Ces signaux contradictoires — hausse des stocks de brut défavorable, mais indicateurs de demande et risques géopolitiques plus favorables — devraient accroître la volatilité (amplitude des variations de prix). Dans ce contexte, des stratégies qui peuvent profiter d’un mouvement de prix dans un sens ou dans l’autre, comme un straddle acheteur (achat simultané d’un call et d’un put, pour miser sur un fort mouvement sans en prévoir le sens) sur le contrat à terme de juin (futures, contrat standardisé d’achat/vente à une date future), peuvent être adaptées. Nous nous attendons à ce que la zone de prix actuelle soit mise à l’épreuve dans les prochaines semaines.

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