Les stratégistes de la Banque Scotia estiment que l’USD/JPY reste cantonné dans une fourchette ; le yen sous-performe ses pairs du G10, avec un RSI stable signalant une faible dynamique

USD/JPY a évolué sans direction, le yen faisant moins bien que les autres devises du G10 dans un contexte calme. Les cours sont restés dans une zone de stabilisation de 157,50 à 160,50, et le RSI (indice de force relative, un indicateur technique qui mesure la vitesse et l’ampleur des mouvements de prix) est resté plat, ce qui indique un manque d’élan. Les dernières statistiques ont montré un déficit commercial plus marqué en mars, en partie à cause d’importations d’énergie plus élevées. L’attention se tourne vers la publication vendredi de l’IPC (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) de mars, avant la réunion de politique monétaire de la Banque du Japon la semaine prochaine. Nous constatons que l’USD/JPY évolue en range, un schéma déjà observé lors de périodes similaires en 2025. L’absence d’élan clair suggère qu’une approche consistant à vendre des options pour encaisser une prime (le prix payé pour acheter l’option) peut être adaptée à court terme. La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite des prix des options) des options à un mois est retombée vers 8,1%, ce qui rend plus attractives les stratégies qui profitent d’un marché stable. Dans ce contexte de stabilisation, une stratégie comme un iron condor vendeur (montage d’options conçu pour gagner si le cours reste dans une fourchette, en vendant une combinaison de spreads) peut permettre de capter de la prime. Un trader peut envisager de vendre un call spread au-dessus de 165,50 (vente d’un call et achat d’un call plus haut, pour limiter le risque) et, en même temps, de vendre un put spread sous 161,00 (vente d’un put et achat d’un put plus bas, pour encadrer la perte). Cette position gagne grâce à l’érosion du temps (la valeur des options diminue quand l’échéance approche) et si la paire reste dans la zone définie avant la décision de la Banque du Japon. Le risque principal pour ce marché calme est la prochaine réunion de la Banque du Japon, qui peut déclencher une sortie de range marquée. La dernière statistique nationale d’inflation Core CPI (inflation sous-jacente, qui exclut en général les éléments les plus volatils comme l’énergie et l’alimentation) s’est établie à 2,6%, et tout signal de la BoJ indiquant qu’un nouveau durcissement monétaire (hausse de taux ou réduction des mesures de soutien) est proche pourrait provoquer une forte baisse de l’USD/JPY. Les traders qui anticipent un tel mouvement peuvent acheter un strangle (achat simultané d’un call et d’un put à des prix d’exercice différents, pour profiter d’un grand mouvement dans un sens ou dans l’autre), ce qui profite d’une variation importante. En se référant à 2025, ces phases calmes ont souvent été suivies de mouvements brutaux et inattendus. Il ne faut pas oublier les interventions directes du ministère des Finances sur le marché des changes au printemps 2024, qui avaient entraîné un renforcement soudain du yen. En conséquence, toute position « short volatilité » (stratégie qui gagne si la volatilité reste basse, mais qui perd si le marché bouge fortement) doit être gérée avec une prudence extrême, car le risque d’une action officielle reste présent.

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Les actions de Charter Communications ont chuté de 70 % par rapport aux sommets de 2021, évoluent désormais autour de 240 dollars, et des plus bas qui méritent l’attention

Charter Communications est un grand fournisseur américain d’accès à internet (haut débit) et de télévision par câble. Son cours est passé de plus de 800 dollars en août 2021 à environ 240 dollars, soit près de 70% sous ce sommet. Sur le graphique journalier, une *tête-épaules inversée* s’est formée après une longue baisse. (Il s’agit d’une figure graphique de retournement haussier: trois creux, avec un creux central plus bas, censée signaler la fin d’une tendance baissière.) La *ligne de cou* (*neckline*, la ligne reliant les sommets intermédiaires, dont la cassure valide souvent la figure) a déjà été franchie à la hausse, ce qui constitue une première confirmation. Après la cassure de la ligne de cou, un *repli* vers cette zone est souvent surveillé comme un *retest* (retour du prix pour «tester» l’ancienne zone). Ici, la ligne de cou est une *droite de tendance descendante* (ligne oblique qui baisse), donc le niveau exact du retest dépend du moment où le repli se produit. Un retest qui tient peut transformer une ancienne *résistance* (zone où le cours bute) en *support* (zone où le cours se stabilise). Un rebond sur cette zone sert alors de confirmation que le mouvement haussier se poursuit. Une autre figure proche d’une *tête-épaules* (cette fois classique, souvent perçue comme baissière) a failli se compléter au précédent point bas d’avril 2024. Un *objectif théorique* (*measured move*, projection calculée à partir de la figure) de 70% était évoqué, mais la hausse n’a atteint qu’environ 30% avant de rechuter après la publication des résultats d’avril 2025. Une opportunité tactique peut en découler pour les intervenants sur *dérivés* (produits dont la valeur dépend d’un actif, comme les options), avec des niveaux de risque plus lisibles. Les opérateurs offensifs peuvent acheter dès maintenant des *options d’achat (calls)* sur mai ou juin pour jouer l’élan initial après la cassure. Les plus prudents peuvent attendre le retest attendu de la ligne de cou cassée, et n’entrer qu’en cas de rebond sur l’ancienne résistance devenue support. Le principal risque reste la prochaine publication de résultats, attendue dans les derniers jours d’avril. Une figure haussière similaire avait échoué de façon nette lors des résultats d’avril 2025, rappelant qu’un mauvais chiffre d’abonnés peut invalider un signal graphique. Cela illustre la sensibilité du titre à ses propres annonces. Compte tenu de ce risque, l’achat de *spreads de débit* (montage d’options payé à l’avance) — par exemple un *bull call spread* (achat d’un call et vente d’un call plus haut, pour réduire le coût) — peut être plus pertinent que l’achat d’un call «sec». Cette approche plafonne le gain potentiel, mais réduit le coût initial et l’impact d’un *écrasement de volatilité* après résultats (baisse brutale de la volatilité implicite, qui fait chuter la valeur des options). Elle permet de rester haussier tout en tenant compte du caractère binaire (réaction forte dans un sens ou dans l’autre) de la publication.

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Les stratégistes de Rabobank préviennent que le conflit en Iran pourrait accroître l’inflation en zone euro tout en pesant sur le PIB, augmentant le risque de stagflation

Les stratèges de Rabobank estiment que la guerre en Iran pousse la zone euro vers une **stagflation** (inflation plus élevée et croissance du PIB plus faible). Ils s’attendent à ce que l’inflation reste au-dessus des projections d’avant-guerre jusqu’en 2027, tandis que la croissance ralentit fortement en 2026 et ne se redresse que modestement en 2027, même avec un soutien public. En tant qu’importatrice nette d’énergie, la zone euro est vulnérable à la hausse des prix de l’énergie, qui dégrade les **termes de l’échange** (le rapport entre les prix des exportations et ceux des importations). Des prix plus élevés peuvent réduire la consommation et l’investissement en diminuant le pouvoir d’achat réel, en comprimant les marges des entreprises et en affaiblissant la confiance, tandis que les mesures de soutien accroissent la pression sur les finances publiques. La hausse des **primes de risque** (surcoût demandé par les investisseurs quand l’incertitude augmente) et des **primes d’inflation** (surcoût lié au risque de hausse des prix), ainsi que les anticipations de relèvements de taux directeurs, ont fait monter les taux longs et pourraient freiner l’investissement. Rabobank table sur une hausse de taux cette année, alors que le marché en anticipe deux, et le **taux de swap EUR à 10 ans** (taux de référence des contrats d’échange de taux d’intérêt) a progressé d’environ 30 points de base depuis fin février. Sur la base des prévisions actuelles de prix de l’énergie, l’inflation devrait s’établir en moyenne à 3,1 % en 2026 et 2,5 % en 2027, soit une inflation cumulée supérieure de 1,7 point de pourcentage aux estimations précédentes. La croissance est attendue à 1,5 % en 2025, 0,6 % cette année, et 0,9 % l’an prochain. Rabobank juge désormais improbable un scénario plus favorable fondé sur une réouverture plus rapide du détroit et la normalisation des flux d’énergie, tandis qu’un scénario plus défavorable reste possible. La banque cite notamment des risques de **destruction de la demande** (baisse durable de la consommation car les prix deviennent trop élevés), de **désindustrialisation** (recul de l’activité industrielle au profit d’autres régions) et d’élargissement des primes de risque sur le crédit et les dettes publiques.

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Le S&P 500 a fait preuve de résilience à l’ouverture, tandis que le témoignage de Kevin Warsh et l’expiration du cessez-le-feu ont ravivé les tensions

Le S&P 500 est resté solide à l’ouverture, malgré deux facteurs : une audition impliquant Kevin Warsh et l’expiration d’un cessez-le-feu de deux semaines lié à l’Iran. Après la fin de ce cessez-le-feu, les déclarations hostiles ont repris et un blocus américain est resté en place, tandis que l’Iran n’a pas ouvert de discussions. Une approche plus restrictive autour du détroit d’Ormuz a ensuite remplacé, vendredi, les messages plus rassurants pour les marchés envoyés plus tôt par des représentants iraniens. Des informations faisaient aussi état de préparatifs en vue d’une possible reprise des affrontements. L’audition de Warsh a accru l’incertitude, sans avoir été pleinement intégrée dans les cours au préalable, et les marchés sont passés en mode « aversion au risque » durant la séance (c’est-à-dire une préférence pour des actifs jugés plus sûrs). Un deuxième cycle de négociations n’a pas eu lieu. Plus tard, Donald Trump a annoncé une prolongation unilatérale du cessez-le-feu, et les marchés sont repassés en mode « appétit pour le risque » en quelques minutes (les investisseurs reviennent vers les actions et autres actifs risqués). Le dollar a conservé environ la moitié de ses gains liés à l’aversion au risque en fin de journée. On se souvient qu’en 2025, le marché avait fortement alterné entre hausse et baisse au gré des titres de presse sur l’Iran et les prolongations de cessez-le-feu. Le S&P 500 s’était retourné en quelques minutes sur une seule déclaration présidentielle. Cela a montré que, dans un scénario « ni guerre, ni paix » (tension durable sans affrontement ouvert), le risque lié aux gros titres est le facteur dominant des mouvements intrajournaliers (variations au cours d’une même séance). Le même schéma de tension géopolitique réapparaît aujourd’hui. Des informations récentes indiquent un renforcement des moyens navals près du détroit d’Ormuz, et le trafic de pétroliers aurait ralenti de plus de 10% sur les deux dernières semaines. Cela rappelle les tactiques de blocus observées en 2025. Cette tension se reflète déjà dans les matières premières : les contrats à terme sur le pétrole WTI se maintiennent au-dessus de 92 dollars le baril. L’indice de volatilité du CBOE, le VIX, a aussi progressé des niveaux autour de 10 à plus de 21, son plus haut de l’année. Le VIX mesure l’ampleur anticipée des fluctuations du S&P 500 : quand il monte, cela signifie que les investisseurs achètent davantage de protection face à un choc possible. Compte tenu des retournements rapides de 2025, prendre des paris simples sur une hausse ou une baisse via les contrats à terme est très risqué. Les intervenants devraient plutôt chercher à acheter de la volatilité via des options (instruments donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre) : par exemple en achetant des straddles à prix d’exercice « au cours du moment » sur le SPY ou le QQQ. Un straddle consiste à acheter simultanément une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice ; cette stratégie gagne si le marché bouge fortement dans un sens ou dans l’autre, et protège contre un passage brutal en mode « appétit pour le risque » ou « aversion au risque ». Pour ceux déjà exposés à la hausse des actions, c’est un moment clé pour se couvrir. Acheter des options de vente « hors du cours » sur les grands indices offre une assurance simple contre une baisse marquée : « hors du cours » signifie que le prix d’exercice est inférieur au niveau actuel du marché, ce qui coûte moins cher mais ne protège vraiment qu’en cas de repli significatif. Les spreads de vente débit (acheter une option de vente et en vendre une autre à un prix d’exercice plus bas) permettent aussi de réduire le coût de cette protection tout en encadrant le risque et le gain possibles.

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TD Securities : l’inflation britannique (IPC) de mars s’établit à 3,3 % sur un an, les effets post-conflit liés aux carburants incitant la BoE à la prudence

L’indice des prix à la consommation (CPI, principal indicateur de l’inflation) au Royaume-Uni a atteint 3,3% sur un an en mars, conforme aux attentes (TDS/marché : 3,3%), tandis que la Banque d’Angleterre l’anticipait « proche de 3,5% ». Mars a été présenté comme le premier mois montrant des effets de prix après le conflit. L’énergie a été un moteur majeur, surtout via les carburants. L’inflation des services (prix des services comme les transports, par opposition aux biens) est montée à 4,5% sur un an (TDS : 4,4% ; marché : 4,3% ; précédent : 4,3%), tirée par les transports et les billets d’avion.

Ventilation de l’inflation en mars

L’inflation sous-jacente (core, inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et souvent l’alimentation) a ralenti à 3,1% grâce à des remises plus marquées sur les biens « core » (biens non alimentaires/énergétiques). L’inflation sous-jacente des services, hors loyers non privés, billets d’avion et hébergement, est restée inchangée à 4,6%. La combinaison d’une inflation des services plus ferme et d’une inflation des biens sous-jacente plus faible a été associée à une attitude prudente du Comité de politique monétaire (MPC, l’organe de la Banque d’Angleterre qui décide des taux) avant la réunion de la semaine suivante. L’article indique avoir été produit avec un outil d’IA et relu par un éditeur.

Implications pour les options de change

Sur le marché des options de change (contrats qui donnent le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre une devise à un prix fixé), la position difficile de la Banque d’Angleterre devrait soutenir la livre face aux devises dont les banques centrales ont déjà commencé à baisser leurs taux. Un mouvement similaire a été observé fin 2025, lorsque la livre s’est renforcée après le virage d’autres grandes banques centrales vers des baisses de taux. Ainsi, des stratégies visant une poursuite de la force de la livre, comme l’achat d’options d’achat (calls, droit d’acheter) GBP/EUR, semblent cohérentes avec ce thème d’inflation.

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Les économistes interrogés par Reuters s’attendent à ce que la Fed maintienne ses taux jusqu’en septembre, avant d’entamer des baisses prudentes

Un sondage Reuters mené auprès de 103 économistes montre un glissement vers l’idée que les taux d’intérêt américains resteront élevés plus longtemps, et que les premières baisses pourraient être repoussées. Dans l’enquête, 56 économistes sur 103 s’attendent à ce que la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) maintienne son taux directeur (le principal taux fixé par la Fed) dans une fourchette de 3,5% à 3,75% au moins jusqu’en septembre. Fin mars, la plupart anticipaient au moins une baisse de taux d’ici là.

Les prévisions d’inflation revues à la hausse

Les prévisions d’inflation ont augmenté pour l’indice des prix PCE (Personal Consumption Expenditures, un indicateur d’inflation basé sur les dépenses de consommation, très suivi par la Fed). Les économistes voient désormais le PCE à 3,7% en moyenne au deuxième trimestre (T2), 3,4% au troisième trimestre (T3) et 3,2% au quatrième trimestre (T4). Dans le sondage de mars, les mêmes trimestres étaient attendus à 3,3%, 3,1% et 2,9%. Ces nouvelles estimations suggèrent un reflux de l’inflation plus lent qu’anticipé. Malgré cela, 71 économistes sur 103 prévoient toujours au moins une baisse de taux de la Fed avant la fin de l’année. Cette projection repose sur l’hypothèse que l’inflation pourrait ralentir plus tard dans l’année.

Conséquences de marché pour les traders

Aujourd’hui, la situation est similaire, avec la dernière donnée de Core PCE (PCE « sous-jacent », c’est-à-dire l’inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) pour mars 2026 à 2,8%, bien au-dessus de l’objectif de la Fed. Cela a fait chuter à 35% la probabilité d’une baisse de taux en juin 2026, telle qu’impliquée par les contrats à terme Fed Funds (produits de marché qui reflètent les anticipations de taux de la Fed), contre plus de 70% il y a deux mois. Pour les traders, cela signifie que la volatilité des taux (variations rapides des anticipations de taux) devrait rester élevée, ce qui peut rendre utiles les options sur contrats à terme SOFR (SOFR: taux de financement au jour le jour garanti, référence des marchés en dollars; les options donnent le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre un contrat à un prix fixé). Des stratégies comme les straddles ou les strangles (achat simultané d’options d’achat et de vente, avec prix d’exercice identique ou différent) peuvent bénéficier d’un mouvement marqué des taux, quel qu’en soit le sens. Ces positions profitent de l’incertitude: surprise d’inflation plus forte que prévu ou ralentissement économique brutal. Ce contexte suggère aussi que le VIX (indice Cboe de volatilité, souvent vu comme un « baromètre de la peur » sur les actions américaines), autour de 17, pourrait sous-estimer le risque de surprise de politique monétaire dans les prochains mois. Acheter des options d’achat sur le VIX pour juin et juillet (pari sur une hausse du VIX) peut offrir une couverture à coût modéré contre un choc de marché. Historiquement, les phases d’incertitude autour de la Fed ont entraîné des bonds de volatilité lors de publications inattendues. Comme le marché anticipe encore des baisses plus tard cette année, des calendar spreads (écarts entre échéances: vendre un contrat à court terme et acheter un contrat à plus long terme) sur les contrats Eurodollar ou Fed Funds peuvent permettre de jouer le calendrier. En vendant l’échéance la plus proche et en achetant une échéance plus lointaine, on parie que le marché continuera de repousser le moment des baisses de taux. Cette stratégie vise surtout un changement de timing, plutôt que le niveau final des taux.

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Semaine à venir : la confiance des consommateurs en zone euro recule à -20,6 en avril, contre -16,3 précédemment

La confiance des consommateurs de la zone euro a reculé à -20,6 en avril, après -16,3 lors de la précédente publication. Le chiffre d’avril marque une baisse de 4,3 points sur un mois. L’indice est resté sous zéro (ce qui signifie que le pessimisme l’emporte sur l’optimisme). Le recul de la confiance des consommateurs de la zone euro à -20,6 est un signal important de tensions économiques, nettement inférieur aux attentes des analystes. Il s’agit de la plus forte baisse observée depuis le troisième trimestre 2025, ce qui suggère que les ménages réduisent rapidement leurs dépenses. Ce sentiment est cohérent avec les dernières données: les commandes à l’industrie allemande (les nouvelles commandes reçues par les usines) ont reculé de 1,2% en mars 2026, ce qui indique qu’un ralentissement est déjà en cours dans le secteur industriel. Nous pensons que ces perspectives moroses pèseront sur les actions européennes, en particulier sur les valeurs de consommation discrétionnaire (entreprises dépendant des achats non essentiels, comme l’automobile, les loisirs ou certains biens durables). Ces données renforcent l’intérêt d’acheter des options de vente («put options», des contrats qui gagnent en valeur si l’indice baisse) sur l’indice Euro Stoxx 50, afin de se protéger contre un repli du marché en mai et juin. Cette approche rappelle le positionnement défensif du début 2025, lorsque des niveaux de confiance comparables avaient précédé une correction de 5% (baisse notable des cours après une phase de hausse). Ce rapport devrait pousser la Banque centrale européenne à adopter un ton plus prudent, rendant de nouvelles hausses de taux directeurs (taux fixés par la banque centrale, qui influencent le coût du crédit) très peu probables à court terme. Même si l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) s’établissait encore à 3,1% lors de la dernière publication, cette faiblesse de la demande des ménages devrait devenir un point central pour les décideurs. Nous envisageons désormais des positions sur des contrats à terme de taux d’intérêt («futures», instruments dont la valeur dépend des attentes de taux à venir) qui profiteraient d’une baisse des anticipations de taux à court terme. L’écart de perspectives entre une zone euro en ralentissement et des États-Unis plus solides, qui ont encore enregistré 230.000 créations d’emplois lors du dernier rapport, devrait peser sur l’euro. Les trajectoires de politique monétaire de la BCE et de la Réserve fédérale semblent diverger, ce qui ouvre une opportunité. Nous y voyons un déclencheur pour établir des positions vendeuses sur la paire EUR/USD (parier sur une baisse de l’euro face au dollar), avec un objectif autour de 1,05 dans les prochaines semaines. L’incertitude économique accrue s’accompagne souvent d’une hausse de la volatilité des marchés (ampleur des variations de prix). Les enseignements de la crise énergétique de 2022 montrent qu’une chute de la confiance des ménages peut précéder un bond du VSTOXX, principal baromètre de volatilité des actions en Europe. Acheter des options d’achat («call options», contrats qui gagnent en valeur si l’indicateur monte) sur le VSTOXX ou des contrats à terme pourrait être un moyen de tirer parti de la montée de l’incertitude provoquée par ce rapport.

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Trump et des sources pakistanaises évoquent une possible reprise des discussions entre les États-Unis et l’Iran d’ici vendredi, selon le New York Post

Le New York Post a rapporté mercredi, en citant le président américain Donald Trump et des sources pakistanaises, qu’un deuxième tour de discussions entre les États-Unis et l’Iran pourrait avoir lieu dès vendredi. L’agence iranienne Tasnim a indiqué que l’Iran n’a pas encore décidé s’il participerait aux discussions. Fox News a rapporté qu’un responsable de la Maison-Blanche a déclaré que le président Trump avait prolongé le cessez-le-feu avec l’Iran de 3 à 5 jours. Au moment de la publication, l’indice du dollar américain (US Dollar Index) était quasiment stable sur la journée, autour de 98,40. Selon la publication, ces éléments ne semblaient pas influencer le sentiment de marché (c’est-à-dire l’humeur générale des investisseurs, entre prise de risque et prudence). Avec les informations sur un possible cessez-le-feu et une reprise des échanges entre Washington et Téhéran, le marché retrouve un scénario déjà vu à la fin des années 2010. La réaction immédiate paraît limitée, mais ce calme peut précéder un mouvement notable sur les marchés de l’énergie. Les opérateurs sur produits dérivés (des contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme le pétrole) devraient se préparer à une possible baisse de la prime de risque géopolitique (le surcoût intégré dans les prix quand un conflit menace l’offre). L’impact le plus direct concerne le pétrole brut, où la volatilité implicite progresse. La volatilité implicite est une mesure, tirée des prix des options, des variations que le marché anticipe. On se souvient qu’au début de 2020, des tensions comparables avaient fait bondir l’OVX, l’indice de volatilité du pétrole (un indicateur des attentes de volatilité sur le pétrole), au-delà de 30%, avant un repli rapide quand la menace immédiate s’est dissipée. Cela suggère qu’une stratégie possible consiste à vendre des options d’achat « hors de la monnaie » sur des contrats à terme Brent ou WTI, afin d’encaisser une prime (le prix payé pour l’option). « Hors de la monnaie » signifie ici que le prix d’exercice de l’option est au-dessus du prix actuel, donc l’option n’aurait pas d’intérêt immédiat à être exercée. Cette approche mise sur un apaisement du marché en cas de discussions réussies. Pour une stratégie plus directionnelle, acheter des options de vente à longue échéance sur le pétrole peut servir de couverture face à un « dividende de la paix » (la baisse des prix quand le risque de guerre recule). Historiquement, les hausses liées à la géopolitique sont rapides mais souvent temporaires, comme après les attaques de 2019 contre des installations saoudiennes, lorsque les prix ont effacé l’essentiel de leur hausse de 20% en quelques semaines. Une reprise confirmée du dialogue pourrait ramener le Brent vers le bas de sa fourchette récente. Il faut aussi surveiller les monnaies dites « refuges », qui n’ont pas encore réagi. Le dollar américain et le franc suisse se renforcent généralement lorsque les tensions au Moyen-Orient montent. Le moindre signe d’échec des discussions pourrait offrir une occasion d’acheter des options d’achat sur l’indice du dollar (DXY), comme couverture macroéconomique plus large contre un scénario « risk-off » (un mouvement où les investisseurs réduisent l’exposition aux actifs risqués). Ce schéma correspond à ce qui a été observé l’an dernier, en 2025, lorsqu’une perturbation mineure dans le détroit d’Ormuz a provoqué une hausse brève de 8% du pétrole, entièrement effacée en dix séances. Étant donné que plus de 20% de l’offre pétrolière mondiale quotidienne transite par ce « goulet d’étranglement » (un passage maritime étroit dont le blocage peut perturber l’offre), tout relâchement de la posture militaire a un effet baissier disproportionné sur les prix. Il convient donc d’être positionné pour une baisse des cours du pétrole et de la volatilité si les discussions de vendredi se concrétisent.

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Les stratégistes d’OCBC estiment que les craintes d’inflation alimentées par la hausse du pétrole font grimper les rendements, durcissent les conditions financières et soutiennent la vigueur du dollar américain dans un contexte d’aversion au risque.

Les risques de retour de l’inflation, tirés par le pétrole, durcissent les conditions financières mondiales. Cela a fait monter les rendements (les taux servis par les obligations) et renforcé le dollar, tout en réduisant l’appétit pour le risque (l’envie d’acheter des actifs plus risqués). Le dollar s’est apprécié et l’or a reculé alors que les rendements mondiaux progressaient, surtout sur les maturités courtes (obligations à court terme). Des statistiques américaines solides confortent l’idée que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) pourrait laisser ses taux inchangés plus longtemps. En mars, les ventes au détail ont augmenté plus que prévu, les ménages ayant absorbé la hausse des prix à la pompe. Les dépenses ont aussi pu être soutenues par des remboursements d’impôts plus élevés qu’à l’habitude, liés au One Big Beautiful Bill Act. L’indice de confiance des ménages de l’Université du Michigan a reculé en avril à un plus bas historique. Cela accroît le risque d’un ralentissement de la consommation si le choc énergétique (hausse brutale et durable des prix de l’énergie) se prolonge. Une pression persistante sur les prix de l’énergie pourrait peser sur la croissance américaine et raviver les craintes de stagflation (croissance faible et inflation élevée en même temps). Un tel contexte peut soutenir le dollar. Les risques de regain d’inflation, alimentés par le pétrole, resserrent les conditions financières dans le monde. Avec un baril de WTI (pétrole américain de référence) récemment au-dessus de 95 dollars, un niveau inédit depuis fin 2024, les rendements montent et le dollar se renforce. Dans ce cadre, les actifs risqués (actions, crédit risqué) ont du mal à progresser à court terme. La Fed semble à l’aise avec des taux élevés pour le moment, d’autant que l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) de mars 2026 indique une inflation encore élevée à 3,8%. Cette anticipation pousse les rendements à court terme vers le haut, avec le Treasury à 2 ans (obligation d’État américaine à 2 ans) solidement au-delà de 5,1%. Des investisseurs se positionnent via des options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) qui profitent d’une hausse des taux, par exemple en achetant des « puts » (options de vente) sur des ETF obligataires (fonds cotés en Bourse répliquant un panier d’obligations). Ce contexte soutient le dollar, car une Fed patiente implique un rendement plus élevé pour détenir des dollars que d’autres monnaies. Le positionnement vise une poursuite de la hausse du dollar via des « calls » (options d’achat) sur l’indice du dollar ou via des contrats à terme (futures, engagements standardisés d’achat/vente à une date future) pour privilégier le dollar face à l’euro et au yen. L’indice DXY (indice du dollar face à un panier de devises) autour de 106,5 traduit cette conviction croissante. Il faut toutefois surveiller les signes de ralentissement : des prix de l’énergie durablement élevés peuvent pénaliser l’économie. La dernière enquête de l’Université du Michigan confirme ce risque, avec une confiance en baisse, signalant des ménages plus inquiets. Dans un scénario de stagflation, des « puts » sur le S&P 500 (indice boursier américain) ou des « calls » sur le VIX (indice de volatilité, souvent perçu comme un baromètre de la peur) peuvent constituer une couverture (protection contre un risque de baisse). L’or souffre dans ce contexte, car la hausse des rendements rend moins attractif un actif sans intérêt (qui ne verse pas de coupon). On a observé une dynamique comparable en 2025 lorsque les anticipations de baisse des taux se sont rapidement dissipées, entraînant un repli de l’or. Cela plaide pour une prudence à court terme sur l’or, par exemple via la vente de « call spreads » (stratégie d’options consistant à vendre un call et acheter un autre call à un prix plus élevé pour limiter le risque) sur des contrats à terme sur l’or.

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L’indice du dollar se maintient proche de ses plus hauts hebdomadaires, alors qu’un blocus naval américain réduit les perspectives de prolongation du cessez-le-feu avec l’Iran

L’indice du dollar américain (DXY) est resté stable près de ses plus hauts d’une semaine mercredi, autour de 98,40 après un point bas en séance à 98,21. Le mouvement s’explique par l’idée que la prolongation du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran constitue une pause, plutôt qu’une fin des hostilités. Le président américain Donald Trump a prolongé le cessez-le-feu peu avant son expiration. L’Iran ne l’a pas formellement accepté, invoquant le blocus naval américain en cours, que Téhéran qualifie d’obstacle aux discussions. L’appétit pour le risque s’est amélioré après l’annonce, soutenant les actifs sensibles au risque. Les tensions autour du détroit d’Ormuz, une route majeure du transport maritime de pétrole, ont aidé à maintenir le dollar soutenu. Les prix du pétrole sont restés élevés, alimentant les craintes d’inflation et réduisant les attentes de baisses de taux proches de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis). Les marchés intègrent de plus en plus un maintien des taux par la Fed jusqu’en 2026. Un sondage Reuters montre que 56 économistes sur 103 anticipent un taux directeur (le taux de référence de la Fed, qui influence les taux bancaires) à 3,50%–3,75% fin septembre. Fin mars, près de 70% s’attendaient à au moins une baisse de taux; 71 économistes anticipent encore au moins une baisse d’ici la fin de l’année. Jeudi, l’attention se portera sur les inscriptions hebdomadaires au chômage (demandes d’allocations chômage) et les chiffres préliminaires des PMI S&P Global (indices d’activité des directeurs d’achat, un baromètre avancé de l’activité). Sur le plan technique, le DXY évolue sous la moyenne mobile simple (SMA, moyenne des prix sur une période) à 100 jours (98,48), 200 jours (98,53) et 50 jours (98,81), avec des supports à 98,00 et 97,63; le RSI (indice de force relative, mesure de la vitesse et de l’ampleur des variations de prix) est proche de 44 et le MACD (indicateur de tendance basé sur l’écart entre deux moyennes mobiles) reste négatif. Le bras de fer dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20% du pétrole mondial, pèse directement sur les prix de l’énergie. On se souvient de pics similaires lors de la flambée de tensions de 2019 dans la région, ce qui laisse penser que le scénario pourrait se répéter. Acheter des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) sur des contrats à terme (futures, contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard) sur le WTI ou le Brent est un moyen simple de parier sur une aggravation du conflit et une nouvelle hausse des prix du pétrole. Cette incertitude géopolitique maintient l’anxiété des marchés à un niveau élevé, avec des indices de volatilité comme le VIX (indice de la peur, qui mesure la volatilité attendue des actions américaines) autour de 22, bien au-dessus des plus bas de l’année. Cela traduit un marché nerveux, qui se prépare à un choc potentiel venu du Moyen-Orient. On peut utiliser des contrats à terme ou des options sur le VIX pour couvrir des portefeuilles (réduire le risque) ou parier sur une hausse supplémentaire de la nervosité de marché si le blocus naval débouche sur un conflit direct. Il faut aussi surveiller de près les dérivés de taux d’intérêt (instruments financiers dont la valeur dépend des taux, utilisés pour se couvrir ou spéculer), car l’hypothèse de prix du pétrole durablement élevés modifie la trajectoire de la Fed. Les marchés n’accordent plus que moins de 20% de probabilité à une baisse de taux d’ici septembre, un retournement marqué par rapport à fin 2025, quand plusieurs baisses étaient largement anticipées. Vendre des contrats à terme SOFR (taux au jour le jour de référence en dollars) ou Fed Funds (contrats basés sur le taux des fonds fédéraux) permet de se positionner sur une Fed contrainte de maintenir des taux plus élevés plus longtemps pour lutter contre l’inflation.

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