Le GBP/USD progresse légèrement vers 1,3515, alors que l’inflation britannique est évaluée et que de solides statistiques américaines plafonnent les gains de la livre sterling

GBP/USD évoluait près de 1,3515 mercredi, en hausse de 0,06 %, après de nouvelles données d’inflation au Royaume-Uni, tandis que les marchés évaluaient les perspectives de politique monétaire au Royaume-Uni et aux États-Unis. L’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’évolution moyenne des prix payés par les ménages) au Royaume-Uni est monté à 3,3 % sur un an en mars, contre 3 % en février, conforme aux attentes. Sur un mois, le CPI a progressé de 0,7 %, au-dessus des 0,6 % attendus et au plus haut depuis près d’un an. L’inflation « core » (inflation sous-jacente, qui exclut surtout l’énergie et l’alimentation, plus volatiles) a augmenté de 3,1 % sur un an, légèrement sous les 3,2 % attendus. La hausse des coûts de l’énergie liée aux tensions au Moyen-Orient a poussé l’inflation globale, tandis que l’inflation sous-jacente s’est modérée. Cela maintient le débat sur un statu quo de la Banque d’Angleterre, qui pourrait laisser son taux directeur (taux principal de la banque centrale, qui guide le coût du crédit) à 3,75 % lors de la réunion du 30 avril. D’autres indicateurs de prix au Royaume-Uni ont aussi surpris à la hausse. Les prix à la production « input » (coûts des intrants, c’est-à-dire matières premières et composants achetés par les entreprises) ont progressé de 4,4 % sur un mois et de 5,4 % sur un an en mars, tandis que les prix de détail (mesure plus large des prix payés par les consommateurs, incluant davantage d’éléments que le CPI) ont augmenté de 0,8 % sur un mois et de 4,1 % sur un an. La géopolitique a également pesé sur l’appétit pour le risque, après une prolongation de cessez-le-feu liée à l’Iran, sur fond d’incertitudes après l’échec de discussions. Les États-Unis ont maintenu un blocus sur des navires iraniens, et l’Iran a averti d’éventuelles représailles. Aux États-Unis, les ventes au détail (Retail Sales, indicateur des dépenses des ménages) ont augmenté de 1,7 % sur un mois en mars, contre 1,4 % attendu, après 0,7 % en février (révisé), et de 4 % sur un an. Les PMI du Royaume-Uni pour avril sont attendus jeudi (PMI, enquêtes auprès des entreprises mesurant l’activité, au-dessus de 50 = expansion), avant les ventes au détail britanniques de mars vendredi. Nous observons une inflation globale à 3,3 % au Royaume-Uni, mais une inflation sous-jacente plus faible à 3,1 % donne à la Banque d’Angleterre un argument pour maintenir ses taux à 3,75 %. Cela limite le potentiel de la livre, car le marché pourrait ne pas anticiper de nouvelles hausses de taux (relèvements du coût de l’argent). Une dynamique comparable avait été observée fin 2023, lorsque la banque centrale avait davantage regardé le ralentissement des pressions de fond que les à-coups de prix liés à l’énergie. Le dollar est soutenu par des statistiques domestiques solides, avec des ventes au détail américaines en hausse de 1,7 % sur un mois. Le risque géopolitique autour de l’Iran pousse aussi des capitaux vers le dollar, considéré comme valeur refuge (actif recherché en période de stress). Début 2022, l’indice du dollar (DXY, indice qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) avait progressé de plus de 15 % avec la montée de l’incertitude mondiale, une configuration qui pourrait se répéter. Face à ces forces opposées, nous estimons que GBP/USD offre peu de potentiel haussier à court terme. Les traders pourraient envisager de vendre des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) de maturité courte avec un prix d’exercice (strike, prix fixé dans le contrat) proche de 1,3600. Cette stratégie permet d’encaisser une prime (prix payé pour l’option) en pariant que la prudence de la Banque d’Angleterre et la vigueur du dollar limiteront une hausse marquée. Le facteur clé à surveiller dans les prochains jours est la volatilité (ampleur des variations de prix), avec la publication des PMI et des ventes au détail britanniques. Historiquement, la volatilité implicite (anticipation du marché des variations futures, déduite des prix des options) sur les options GBP/USD à une semaine peut augmenter de 20 à 30 % autour des grandes statistiques et des réunions de banques centrales. Nous anticipons un mouvement similaire avant la décision du 30 avril.

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Le gouverneur de la banque centrale lituanienne, Simkus, a déclaré que la BCE devrait éviter des hausses en avril, même si des relèvements en 2024 restent possibles

Gediminas Simkus, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) et gouverneur de la banque centrale de Lituanie, a déclaré mercredi, en matinée en Europe, qu’une hausse des taux d’intérêt cette année ne pouvait pas être exclue. Il a également dit préférer que la BCE ne baisse pas ses taux lors de la décision de politique monétaire du 30 avril (c’est-à-dire l’annonce officielle sur les taux et la stratégie monétaire). Ses déclarations n’ont pas eu d’effet immédiat sur l’euro. Au moment de la publication, l’EUR/USD (taux de change entre l’euro et le dollar) évoluait à l’équilibre, autour de 1,1745. Un message d’un responsable influent de la BCE laisse entendre qu’une hausse des taux en 2025 est envisageable, même si le marché ne réagit pas. La réunion du 30 avril devient un point d’attention majeur, car elle peut marquer un changement de ton officiel (le langage utilisé par la BCE, souvent interprété comme un signal sur la suite des taux). Cela suggère que la stabilité autour de 1,1745 ne reflète peut-être pas correctement le risque à venir. Cet écart entre des propos « restrictifs » (c’est-à-dire favorables à des taux plus élevés pour freiner l’inflation) et un marché stable met en avant une possible opportunité sur la volatilité (l’ampleur attendue des variations de prix). Il faut envisager que la volatilité implicite (niveau de volatilité anticipé et intégré dans le prix des options) sur les options de change EUR (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre une devise à un prix déterminé) soit trop basse avant l’annonce de la semaine prochaine. Se positionner via des options, par exemple en achetant un straddle ou un strangle (stratégies consistant à acheter simultanément des options d’achat et de vente, afin de gagner si le cours bouge fortement, quel que soit le sens), permettrait de profiter d’un mouvement important. Avec le recul, l’inflation HICP (indice des prix harmonisé de la zone euro, mesure de référence de l’inflation) est restée élevée (« tenace »), au-delà de 2,5% au deuxième et au troisième trimestre 2025. Cette inflation durable a ensuite poussé la BCE à agir plus tard dans l’année. Dans cette optique, les investisseurs peuvent voir cette étape comme un moment précoce pour se construire un biais haussier sur l’euro (anticipation d’une hausse) au moyen d’options d’achat à longue échéance (options « call », donnant le droit d’acheter, avec une maturité lointaine). La BCE a effectivement adopté un ton plus restrictif après ses réunions de l’été 2025, avant de relever ses taux à l’automne. À ce stade, l’EUR/USD avait déjà nettement progressé. Cela montre que prendre en compte ces commentaires précoces, initialement peu suivis, pouvait s’avérer pertinent sur les semaines suivantes.

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Elias Haddad (BBH) estime qu’une inflation persistante au Royaume-Uni limite la marge de manœuvre de la BoE ; les anticipations de hausses de taux paraissent excessives au vu des capacités inutilisées de l’économie

L’inflation au Royaume-Uni est restée au-dessus de l’objectif de la Banque d’Angleterre après la publication de l’indice des prix à la consommation (CPI, un indicateur qui mesure l’évolution moyenne des prix payés par les ménages) de mars, ce qui maintient l’attention sur le récent choc des prix de l’énergie. L’inflation globale (headline, c’est-à-dire l’indicateur principal) est montée à 3,3% sur un an, contre 3,0% en février, en lien avec la hausse des prix des carburants. L’inflation sous-jacente (core, c’est-à-dire hors énergie, alimentation, alcool et tabac) a ralenti à 3,1% sur un an, contre 3,2% en février, alors que le consensus (la moyenne des prévisions des économistes) attendait 3,2%. L’inflation des services (prix des services comme les loyers, les transports, les loisirs), est montée à 4,5% sur un an, contre 4,3% en février, au-dessus du consensus de 4,3%.

Market Pricing And Rate Expectations

Après les données CPI, la courbe des swaps au Royaume-Uni (taux implicites tirés des contrats de swap, qui reflètent les anticipations de taux) s’est tendue (les taux implicites ont monté) et a suggéré une probabilité plus élevée d’environ 50 points de base de hausses de taux sur les 12 prochains mois. BBH a indiqué que les anticipations de marché concernant des hausses de taux de la Banque d’Angleterre étaient trop agressives au vu des estimations de capacités inutilisées dans l’économie (spare capacity, c’est-à-dire une demande trop faible par rapport au potentiel de production). La Banque d’Angleterre estime un écart de production (output gap, la différence entre la production réelle et le niveau soutenable sans pression inflationniste) négatif de -1% du PIB en 2026. BBH s’attendait à ce que GBP/USD évolue dans une fourchette de 1,3400 à 1,3700 à court terme.

Gbp Usd Volatility And Options Strategy

Le point de vue de 2025 anticipait correctement que la Banque d’Angleterre ne serait pas aussi agressive que le marché ne le laissait entendre, mais la fourchette GBP/USD de 1,3400–1,3700 ne s’est pas matérialisée. La paire s’échange actuellement bien plus bas, autour de 1,2550, reflétant un dollar américain plus fort et des inquiétudes persistantes sur l’économie britannique. Nous anticipons une évolution en range (dans un couloir, sans tendance claire), mais à ces niveaux plus bas. Pour les traders de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change), cette situation suggère que la volatilité (l’ampleur des variations de prix) sur GBP/USD devrait rester faible dans les prochaines semaines. La Banque d’Angleterre est en mode attentiste avant ses réunions d’été, ce qui limite les mouvements importants. Vendre des options de courte maturité (contrats donnant un droit d’achat ou de vente, ici vendus pour encaisser une prime) afin d’encaisser la prime peut être une stratégie intéressante. Concrètement, vendre un strangle GBP/USD (vente simultanée d’une option d’achat et d’une option de vente, avec des prix d’exercice différents) avec des strikes (prix d’exercice) autour de 1,2400 et 1,2700 peut permettre de profiter d’une volatilité attendue faible. Cette position bénéficie de l’érosion du temps (time decay, la baisse de valeur d’une option à mesure que l’échéance approche) tant que la paire reste dans cette zone sur les prochaines semaines. Les anticipations d’une Banque d’Angleterre prudente donnent un cadre favorable à cette approche.

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Michael Every (Rabobank) alerte : l’Europe fait face à des perturbations énergétiques, à des problèmes sur l’oléoduc Droujba et à un possible financement européen de l’Ukraine

Michael Every, chez Rabobank, a évoqué la hausse des tensions énergétiques et géopolitiques en Europe, notamment des perturbations des flux de pétrole via l’oléoduc Druzhba (pipeline transportant du pétrole brut). Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a déclaré que Druzhba sera prêt à réexpédier du pétrole russe après l’arrêt par la Russie des flux de pétrole kazakh vers l’Allemagne via cet itinéraire. Un prêt de l’UE de 90 Md€ à l’Ukraine devrait être confirmé. Les fonds devraient servir surtout à financer des systèmes Patriot américains (défense aérienne), des missiles britanniques Storm Shadow (missiles de croisière à longue portée) et des drones fabriqués en Ukraine (appareils sans pilote).

Energy And Geopolitical Crosscurrents

Parmi les autres évolutions: des discussions font état d’attaques de raffineries russes au moyen de drones. L’Ukraine aurait aussi proposé de renommer une partie de la région disputée du Donbass en «Donnyland». Sur les marchés de l’énergie, la guerre et les risques sur l’offre au Moyen-Orient et en Russie alimentent des inquiétudes sur la disponibilité d’engrais (produits utilisés pour améliorer les rendements agricoles) et sur un possible choc alimentaire mondial. L’UE envisage de relancer des achats communs de gaz (achats groupés pour peser sur les prix et sécuriser les volumes). Le transport aérien est confronté à des contraintes de carburant, Bruxelles estimant que les «craintes d’annulations massives sont exagérées». Lufthansa a retiré 20.000 vols jugés non rentables pour économiser du kérosène (carburant des avions), et des eurodéputés ont demandé la fin du déplacement mensuel du Parlement européen à Strasbourg en raison des coûts énergétiques. Les craintes sur la sécurité énergétique européenne et les effets géopolitiques liés à l’Ukraine réapparaissent. Les contrats à terme (prix fixés aujourd’hui pour une livraison future) sur le gaz naturel européen, en particulier la référence néerlandaise TTF (prix de gros du gaz aux Pays-Bas, utilisé comme baromètre en Europe), ont bondi de plus de 30% en un mois, sur fond de nouvelles inquiétudes sur les stocks. Le contexte complique la trajectoire de l’euro, pris entre des coûts énergétiques élevés qui freinent l’économie et une inflation tenace. En mars 2026, l’inflation HICP de la zone euro (indice harmonisé des prix à la consommation, mesure standard de l’UE) s’établit à 3,1%, nettement au-dessus de l’objectif de 2%, ce qui réduit la probabilité de baisses rapides de taux par la BCE. Cette pression de type stagflation (faible croissance et inflation élevée) accroît le risque de volatilité (variations rapides des prix).

Trading Implications For Euro Volatility

Pour les intervenants sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une devise ou un indice), cela peut inciter à se positionner sur une hausse de la volatilité d’actifs liés à l’euro. Des positions acheteuses sur des contrats à terme VSTOXX (indice de volatilité de l’Euro Stoxx 50, grand indice actions de la zone euro) peuvent profiter d’une incertitude persistante sur la politique de la BCE et la croissance. De même, acheter un straddle sur l’EUR/USD (stratégie d’options consistant à acheter un call et un put au même prix d’exercice, pour gagner si le marché bouge fortement dans un sens ou dans l’autre) permet de bénéficier d’un mouvement ample sans avoir à en anticiper la direction. La menace sur les raffineries russes continue de peser sur le marché des produits raffinés (carburants comme le diesel). Des images satellite de la semaine dernière confirment de nouveaux dégâts sur des infrastructures énergétiques, ce qui réduit l’offre de diesel en Europe. Cela a porté le crack spread du diesel (écart de marge entre le prix du pétrole brut et celui du diesel, indicateur de rentabilité du raffinage) à un plus haut de 18 mois. Dans ce contexte, des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) peuvent servir à se protéger contre une baisse marquée de l’euro si les tensions s’aggravent. L’achat d’options de vente EUR/USD hors la monnaie (prix d’exercice éloigné du cours actuel, donc moins cher mais plus risqué) sur les prochains mois peut offrir une couverture à moindre coût ou un pari sur un choc négatif. Les risques persistants pour l’économie de la zone euro rendent ce type de position défensive pertinent.

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L’argent progresse, mais reste sous 78,00 $ tandis que l’ancien support de 78,50 $ freine désormais toute poursuite de la hausse

L’argent (XAG/USD) a légèrement progressé mercredi, mais est resté proche de la partie basse de la fourchette de mardi. Il s’est échangé sous 78,00 $, la zone d’ancien support à 78,50 $ jouant désormais un rôle de frein (zone de résistance), ce qui a limité de nouveaux gains. Les métaux précieux sont restés proches de leurs plus bas récents, les marchés attendant des informations sur le Moyen-Orient. Une prolongation du cessez-le-feu a été annoncée mardi par le président américain Donald Trump, mais le blocus américain des ports iraniens s’est poursuivi et l’Iran a signalé des attaques contre des navires tentant de franchir la voie maritime. Aux États-Unis, les ventes au détail publiées mardi (indicateur des achats des ménages) et l’audition de Kevin Warsh, candidat à la présidence de la Fed, ont soutenu le dollar. Warsh a rejeté les accusations d’influence de la Maison-Blanche et a rappelé l’indépendance de la banque centrale concernant la politique monétaire (les décisions de taux d’intérêt et de conditions de crédit). Le XAG/USD évoluait à 77,75 $ après être passé sous la base d’un canal ascendant (couloir de hausse délimité par deux droites) démarré fin mars. Sur le graphique 4 heures, le RSI (indice de force relative, qui mesure l’élan du marché) est resté sous 50 et le MACD (indicateur de tendance basé sur des moyennes mobiles, qui repère les changements de dynamique) est resté en territoire négatif. Une résistance était identifiée à 78,50 $, puis autour de 80,65 $ et 80,60 $. Un support (zone où les achats ont souvent tendance à réapparaître) était vu vers 75,40 $, puis 72,60 $ et le niveau de 70,00 $. L’analyse technique a été produite avec l’aide d’un outil d’IA (logiciel générant une analyse à partir de données de marché).

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Les ventes au détail en Afrique du Sud ont progressé de 1,6% sur un an en février, en deçà des 4,8% attendus

La croissance des ventes au détail en Afrique du Sud, en glissement annuel, s’est établie à 1,6 % en février. C’est inférieur à la prévision de 4,8 %. La publication montre que les ventes au détail ont augmenté plus lentement que prévu. L’écart entre le chiffre publié et la prévision est de 3,2 points de pourcentage. Au vu des données de février, nous y voyons un signal clair d’affaiblissement du consommateur sud-africain. La hausse de 1,6 % est nettement en dessous des attentes, ce qui confirme que l’inflation persistante et le coût élevé du crédit (c’est-à-dire des taux d’intérêt élevés sur les prêts) pèsent fortement sur les dépenses des ménages. Cette demande atone (une demande faible) affaiblit l’argument en faveur d’un nouveau durcissement monétaire (une hausse des taux directeurs) de la part de la banque centrale. Cette mollesse de l’activité nous conduit à anticiper une pression accrue sur le rand sud-africain dans les prochaines semaines. Quand l’économie ralentit, l’attrait du « carry trade » (stratégie qui consiste à emprunter dans une devise à faible taux pour investir dans une devise à taux plus élevé afin de capter l’écart de taux) diminue, surtout si le marché commence à anticiper des baisses de taux plus tôt. Nous envisagerions d’acheter des options d’achat (« call », un contrat donnant le droit d’acheter une devise à un prix fixé à l’avance) sur USD/ZAR, en visant un mouvement au-delà de 19,50 rands, car l’appétit pour le risque mondial peut vite se retourner contre les devises émergentes. Côté actions, l’indice JSE Top 40 paraît vulnérable, notamment dans les secteurs de la consommation discrétionnaire (dépenses non essentielles). Nous avons observé une faiblesse comparable à la mi-2025, qui s’est traduite par une sous-performance marquée des valeurs de la distribution et des banques. Les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) peuvent envisager d’acheter des options de vente (« put », un contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé à l’avance) sur l’ALSI ou sur des ETF axés sur la distribution (fonds cotés en Bourse répliquant un panier d’actions) afin de se couvrir ou de miser sur un repli. Ces données influencent aussi directement les anticipations de taux, en avançant la perspective d’une baisse. Même si l’inflation reste élevée à 5,3 %, ce choc de croissance signifie que le prochain mouvement de la Banque de réserve sud-africaine a très peu de chances d’être une hausse. Nous estimons que les accords de taux à terme (contrats fixant aujourd’hui un taux d’intérêt futur) sont désormais mal valorisés, et qu’il existe une opportunité pour se positionner sur des taux plus bas vers la fin de 2026. Cette pression sur le consommateur n’a rien de nouveau : le taux de chômage national est resté au-dessus de 32 % pendant plus d’un an, ce qui fragilise la consommation. En examinant les données de 2023 et 2024, les périodes de faibles ventes au détail ont souvent précédé un ralentissement économique plus large avec deux trimestres de décalage. Ce schéma suggère de se préparer à un environnement plus difficile au second semestre.

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Les données indiquent que l’argent s’échange à 78,10 dollars l’once, en hausse de 1,90 % par rapport aux 76,64 dollars de mardi.

L’argent a progressé mercredi, à 78,10 dollars l’once troy. Cela représente une hausse de 1,90% par rapport à 76,64 dollars mardi, et un gain de 9,87% depuis le début de l’année. Par unité, l’argent s’échangeait à 78,10 dollars l’once troy et 2,51 dollars le gramme. Le ratio or/argent (rapport entre le prix de l’or et celui de l’argent, utilisé pour comparer leur valorisation relative) était de 60,93 mercredi, contre 61,59 mardi. L’argent est généralement acheté comme métal précieux et peut être détenu sous forme de pièces ou de lingots. Il peut aussi être négocié via des produits comme les ETF (fonds cotés en Bourse, qui répliquent un prix ou un indice) adossés à l’argent. Les prix peuvent réagir aux tensions géopolitiques et aux craintes de récession, ainsi qu’aux taux d’intérêt, car l’argent ne génère pas de revenu régulier (pas de coupon ni de dividende). Le dollar américain compte aussi, car l’argent est coté en dollars. L’offre, l’extraction, le recyclage et les stocks disponibles influencent également le marché. La demande industrielle pèse aussi sur l’argent, notamment dans l’électronique et le solaire, où il est utilisé pour sa forte conductivité (capacité à conduire l’électricité). La conjoncture aux États-Unis, en Chine et en Inde peut accentuer la volatilité (variations rapides des prix). L’argent évolue souvent dans le même sens que l’or. Avec une dynamique solide, l’argent s’inscrit dans une tendance haussière claire depuis le début de l’année. À 78,10 dollars, le cours atteint un plus haut de plusieurs années, et la hausse quotidienne de 1,90% traduit un marché orienté à la hausse (biais acheteur, dit « haussier »). Le gain proche de 10% en 2026 montre que miser sur une baisse via des positions vendeuses (pari que le prix va reculer) reste risqué. Le contexte économique va dans le même sens. L’inflation a réaccéléré au premier trimestre 2026, l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’évolution moyenne des prix payés par les ménages) ressortant à 4,1%, au-dessus des attentes. En parallèle, le dollar s’est affaibli: il est passé sous le seuil de 100 sur l’indice DXY (indice qui mesure la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) le mois dernier, une première depuis mi-2025. Ce type de configuration soutient souvent les métaux précieux, perçus comme une réserve de valeur (actif censé préserver le pouvoir d’achat dans le temps). La demande industrielle apporte en outre un soutien, portée par la transition énergétique. Le Silver Institute a indiqué que la demande liée aux panneaux solaires pourrait progresser de 15% cette année, une prévision revue à la hausse. Cet usage industriel distingue l’argent d’un actif uniquement « monétaire », c’est‑à‑dire recherché surtout pour protéger l’épargne ou diversifier.

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Selon Société Générale, le Brent a reflué après ses sommets après que Trump a prolongé le cessez-le-feu avec l’Iran, laissant la reprise du pétrole incertaine

Le Brent a reculé par rapport à ses récents sommets après que le président Trump a prolongé indéfiniment le cessez-le-feu avec l’Iran. Les prix du pétrole restent sur une trajectoire incertaine vers un retour à la normale, notamment concernant les étapes liées à une éventuelle réouverture du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le transport du pétrole). Le Brent s’est heurté à une résistance près de 120 dollars et a reflué après avoir touché ce niveau à plus d’une reprise. Il est aussi repassé au-dessus de 100 dollars le baril en séance (pendant la journée de cotation), avant de se replier. Téhéran a indiqué qu’il existe des signes que les États-Unis pourraient lever un blocus naval (présence de navires visant à limiter le trafic maritime), condition posée pour participer au prochain cycle de négociations au Pakistan. Washington devrait suspendre de nouvelles frappes jusqu’à ce que l’Iran présente une nouvelle proposition et que les discussions se terminent. Sur le plan graphique (analyse technique, lecture des prix passés), le plus haut d’avril vers 104 dollars constitue une résistance de court terme (niveau où les hausses butent). Un passage au-dessus de 104 dollars renforcerait l’hypothèse d’un rebond plus large. Le Brent a testé la moyenne mobile à 50 jours (indicateur qui lisse les prix sur 50 séances pour repérer la tendance) pour la première fois depuis janvier, et une phase de consolidation (période de pause, avec des cours qui évoluent dans une fourchette) est possible. Si le Brent ne parvient pas à tenir la zone de la moyenne mobile 50 jours autour de 91/90 dollars, cela pourrait signaler une baisse plus marquée. Nous observons un repli du Brent après la prolongation indéfinie du cessez-le-feu avec l’Iran, qui a réduit les craintes immédiates sur l’offre (risque de manque de pétrole sur le marché). Cela ramène le prix sur un support important, testé pour la première fois depuis janvier. Le marché surveille de très près la moyenne mobile à 50 jours autour de 91/90 dollars, car elle pourrait déterminer le prochain mouvement majeur. Si ce support cède, une baisse plus profonde est probable. Acheter des options de vente (« put », contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé à l’avance) avec des prix d’exercice (prix fixé dans le contrat) autour de 85 ou 80 dollars pourrait offrir une protection contre la baisse ou permettre de parier sur un recul. Le dernier rapport de l’EIA (agence américaine de l’énergie) montrant une hausse inattendue des stocks de pétrole brut aux États-Unis de 2,1 millions de barils renforce ce scénario baissier. À l’inverse, si le support à 90 dollars tient, un rebond vers le sommet d’avril proche de 104 dollars est possible. Une cassure nette au-dessus de ce niveau signalerait une reprise plus large, rendant plus attractives les options d’achat (« call », contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) ou les « bull call spreads » (stratégie combinant l’achat d’un call et la vente d’un autre call à un prix d’exercice plus élevé, pour limiter le coût et plafonner le gain). Ce scénario dépend fortement d’informations concrètes sur une levée du blocus naval américain et sur la réouverture du détroit d’Ormuz. Compte tenu de l’incertitude géopolitique, la volatilité (ampleur des variations de prix) devrait rester élevée, quelle que soit la direction du prochain mouvement. L’indice de volatilité du pétrole du CBOE (OVX, mesure des variations attendues implicites dans les options sur pétrole) reste haut à 45. Dans ce contexte, des stratégies profitant de grands mouvements, comme un « long straddle » (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice, pour gagner si le prix bouge fortement dans un sens ou dans l’autre), peuvent être efficaces. Cela permet de tirer parti d’un mouvement important à la hausse comme à la baisse.

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Pendant la séance européenne, l’EUR/CAD évoluait autour de 1,6040, sous 1,6050, tandis que le pétrole soutenait le dollar canadien.

EUR/CAD a reculé pour une sixième séance consécutive et évoluait autour de 1,6040 en matinée européenne mercredi. La paire est restée sous pression, le dollar canadien étant soutenu par un regain d’appétit pour le risque (volonté des investisseurs de prendre des actifs plus risqués) après la prolongation de la trêve par le président américain Donald Trump, malgré l’échec du deuxième cycle de discussions États-Unis–Iran. Le dollar canadien a aussi profité de la hausse du pétrole après de nouvelles attaques contre des navires près de l’Iran. Les autorités maritimes ont indiqué qu’un porte-conteneurs battant pavillon libérien avait essuyé des tirs d’une vedette liée au Corps des gardiens de la Révolution islamique (IRGC, force militaire et sécuritaire iranienne), et que deux autres cargos sortants avaient également été visés. Selon Bloomberg, citant l’agence Tasnim liée à l’IRGC, l’Iran aurait reçu « un signe » que les États-Unis pourraient accepter d’assouplir leur blocus naval (restriction de la circulation maritime). Des prix de l’énergie plus élevés peuvent augmenter les entrées de devises au Canada (dollars payés pour acheter des exportations), le pays étant le principal exportateur de brut vers les États-Unis, et alimenter l’inflation (hausse générale des prix), ce qui peut influencer la communication de la Banque du Canada. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a déclaré que les perspectives de la zone euro sont très incertaines en raison d’un choc d’offre énergétique (baisse soudaine de l’approvisionnement) lié aux tensions au Moyen-Orient et au blocage du détroit d’Ormuz. Elle a indiqué que les prix de l’énergie n’ont pas atteint des niveaux extrêmes, mais que la situation reste fragile. Les prix élevés de l’énergie restent un facteur clé, le brut Western Canadian Select se maintenant autour de 72 dollars le baril. Cela soutient le dollar canadien en améliorant les termes de l’échange du pays (prix des exportations par rapport aux importations). Dans ce contexte, la Banque du Canada pourrait maintenir son taux directeur (taux fixé par la banque centrale) à 5,0 %, avec peu d’empressement à baisser, l’inflation de mars restant ferme à 2,9 %. À l’inverse, la zone euro subit encore les effets du choc énergétique de l’an dernier. La prudence de la BCE se reflète dans son taux principal, inférieur d’un point à 4,0 %. Cet écart de taux rend le dollar canadien plus attractif que l’euro, ce qui continue de peser sur cette paire croisée (taux entre deux monnaies hors dollar américain).

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La banque centrale turque face à des anticipations divergentes, selon Ghose (Commerzbank) ; l’inaction pourrait déclencher une vente plus marquée de la livre turque

Les marchés sont partagés sur la prochaine décision de la banque centrale turque, avec des anticipations allant soit vers un statu quo sur le taux repo (taux auquel la banque centrale prête à court terme aux banques contre des garanties), soit vers une hausse de 300 points de base (pb, soit 3 points de pourcentage). Un resserrement du corridor (écart entre les taux de prêt et de dépôt de la banque centrale, qui encadre les taux du marché) est aussi présenté comme un resserrement « en pratique ». Le discours sur la désinflation (baisse progressive du rythme de hausse des prix, sans nécessairement une baisse des prix) est jugé peu convaincant, les problèmes d’inflation étant antérieurs au choc actuel sur les prix. Les responsables s’attendraient à ce qu’un choc pétrolier aggrave la situation dans les prochains mois. Les comptes extérieurs (solde des échanges et des revenus avec le reste du monde) se dégradent, ce qui accroît la pression sur la livre turque (TRY). Le taux de change de la TRY est décrit comme fortement géré (piloté par des interventions et des règles), ce qui peut limiter la volatilité à court terme. L’absence de resserrement est présentée comme un facteur de risque d’une baisse plus marquée de la TRY et d’une probabilité plus élevée d’ajustement brutal. Des mesures comme des limites d’exposition aux swaps (contrats d’échange, souvent utilisés pour obtenir des devises ou se couvrir) ou l’obligation pour les exportateurs de vendre leurs recettes en devises à la banque centrale sont jugées incapables de remplacer une action de politique monétaire (principalement via les taux d’intérêt). La décision à venir de la banque centrale laisse une visibilité faible, les marchés hésitant entre un maintien des taux et une hausse significative de 300 points de base. Cette incertitude tend l’environnement pour la livre turque et fait de l’issue un déclencheur majeur pour les prochaines semaines. Nous jugeons le discours sur la désinflation peu crédible, d’autant que les dernières données montrent une inflation annuelle toujours au-dessus de 72 % en mars 2026. Par ailleurs, le déficit du compte courant (écart entre entrées et sorties de devises liées au commerce et aux revenus) s’est creusé à près de 5 milliards de dollars en février, signe d’une dégradation des équilibres extérieurs. Ces chiffres renforcent l’urgence du choix de la banque centrale. La récente hausse des prix mondiaux du pétrole, avec le Brent (référence internationale) désormais durablement au-dessus de 95 dollars le baril, ne ferait qu’aggraver la situation dans les prochains mois. Ce choc externe accentue une trajectoire d’inflation déjà difficilement tenable. Nous ne retenons pas l’idée que le plan de désinflation fonctionnait correctement avant l’apparition de ce choc. Nous rappelons les fortes hausses de taux sur une grande partie de 2025, censées engager l’inflation sur une trajectoire clairement baissière. Toute incapacité à délivrer maintenant un resserrement significatif confirmerait les craintes du marché : la pression politique empêcherait la banque centrale d’agir. Une telle inaction serait interprétée comme une incapacité à reprendre le contrôle. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise), ce scénario binaire suggère une hausse probable de la volatilité USD/TRY (amplitude des variations du taux de change). La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite des prix des options) sur le marché des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) se situe déjà à des plus hauts de trois mois, reflet de la tension. Des stratégies visant à profiter d’un mouvement ample, quelle qu’en soit la direction, peuvent être envisagées pour se positionner avant l’événement.

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