Lors d’une discussion de politique économique à Washington, Stephen Miran (Fed) a évoqué trois, voire quatre baisses de taux cette année

Stephen Miran a déclaré que la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) devait rester prudente, avec des décisions de politique monétaire (réglage des taux d’intérêt) guidées par les données qui arrivent et des risques d’inflation (hausse durable des prix) pas encore totalement écartés. Il a dit qu’il était favorable à trois, voire quatre, baisses de taux cette année, tout en précisant que cela pourrait n’être que trois baisses sur le reste de l’année. Il a estimé que, dans un an, l’inflation PCE sur 12 mois (indice des dépenses de consommation, la mesure d’inflation privilégiée par la Fed) pourrait se situer autour de l’objectif de 2%. Il a aussi indiqué qu’il n’y avait pas de preuve d’une spirale salaires-prix (hausse des salaires qui nourrit la hausse des prix, et inversement) et que les anticipations d’inflation à long terme (ce que ménages et investisseurs pensent de l’inflation future) restaient ancrées (stables). Miran a jugé qu’il restait raisonnable d’attendre une poursuite du ralentissement des prix des biens hors énergie (biens « de base », comme l’électronique ou l’habillement) et de l’inflation du logement (hausse des loyers et coûts liés au logement). Il a expliqué que le choc récent sur l’énergie (hausse brutale des prix du pétrole et du gaz) n’avait pas modifié sa vision de l’inflation à 12-18 mois par rapport à la période d’avant-guerre. Il a ajouté que la guerre avait élargi l’éventail des risques autour du scénario central (le scénario le plus probable), et que l’inflation devenait plus difficile déjà avant la guerre. Il a rejeté l’idée de relier l’inflation des biens aux droits de douane (taxes sur les importations), jugeant irresponsable de faire porter à ces taxes la responsabilité de plusieurs forces qui poussent les prix à la hausse. Il a également indiqué que la tendance au refroidissement du marché du travail (moins d’embauches, progression des salaires plus lente) semblait se poursuivre. Il a dit que la Fed devrait se rapprocher d’un taux neutre aussi bas que 2,5% — le niveau de taux qui ne stimule ni ne freine l’économie — avec un taux neutre réel d’environ 0,5% (taux corrigé de l’inflation). Il a aussi observé que la croissance et le chômage étaient moins liés qu’auparavant, pour des raisons incertaines, possiblement liées à l’IA (intelligence artificielle). Il a enfin noté que les changements de dépenses des ménages provoqués par les prix de l’énergie freinent la croissance, même si les États-Unis exportent de l’énergie.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

L’EUR/USD recule à 1,1770, le dollar américain rebondit et met fin à une série de huit séances consécutives de hausse

L’EUR/USD a reculé vers 1,1770 jeudi (-0,24%), mettant fin à huit séances de hausse. Le dollar a légèrement rebondi, l’appétit pour le risque restant soutenu, ce qui a réduit la pression vendeuse récente. Des données révisées de la zone euro montrent que l’inflation HICP (indice des prix à la consommation harmonisé, la mesure d’inflation utilisée dans l’UE) a progressé de 1,3% sur un mois en mars, après 0,6% en février et au-dessus du consensus (1,2%). Sur un an, l’inflation a été révisée à 2,6% (contre 1,9%), un plus haut depuis juillet 2024, tandis que l’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation, plus stable) a ralenti à 2,3% sur un an contre 2,4%. La hausse de l’inflation globale vient surtout de l’énergie, signe d’une pression liée aux matières premières (pétrole, gaz, etc.). La prochaine réunion de politique monétaire de la BCE est prévue les 29-30 avril. Les responsables de la BCE restent prudents sur les taux. Christine Lagarde a dit que la BCE doit rester « totalement agile » et qu’il n’y a pas de biais vers un durcissement (c’est-à-dire une hausse des taux). François Villeroy de Galhau a jugé prématuré de se focaliser sur une hausse des taux en avril et a insisté sur la nécessité de nouvelles données. Selon Reuters, les marchés intègrent presque totalement une première hausse de taux de 25 points de base (soit 0,25 point de pourcentage) d’ici juin, avec une autre possible plus tard dans l’année. Aux États-Unis, le DXY (indice du dollar face à un panier de grandes devises) évoluait près de 98,25 après un plus bas intrajournalier de 97,83, proche des points bas de six semaines. Les inscriptions initiales au chômage (nouvelles demandes d’allocations chômage) ont baissé à 207.000, contre 215.000 attendues. La production industrielle a chuté de 0,5% sur un mois en mars, alors qu’une hausse de 0,1% était prévue. L’indice Philly Fed (baromètre de l’activité manufacturière dans la région de Philadelphie) est monté à 26,7 en avril, contre 18,1. Plus tard, des prises de parole de Joachim Nagel et Philip Lane (BCE) sont attendues.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

James Smith s’attend à des taux britanniques inchangés jusqu’en 2026 ; la croissance ralentit tandis que l’inflation se rapproche de 4 % et que les salaires reculent

Un économiste d’ING estime que la récente vigueur du PIB britannique (le produit intérieur brut, c’est-à-dire la valeur de tout ce qui est produit dans l’économie) pourrait être exagérée et que la croissance pourrait ralentir à l’approche de l’été. L’inflation devrait remonter vers 4% après juillet, tandis que la progression des salaires dans le secteur privé est plus proche de 3%, ce qui ferait baisser les salaires réels (le pouvoir d’achat des salaires une fois l’inflation prise en compte). La hausse des prix de l’énergie devrait s’ajouter aux récentes augmentations du chômage. La baisse du pouvoir de fixation des prix des entreprises (leur capacité à augmenter leurs prix sans perdre de clients) est aussi présentée comme un frein pour l’économie. ING s’attend à ce que la Banque d’Angleterre maintienne son taux directeur (« Bank Rate », le principal taux d’intérêt fixé par la banque centrale) inchangé à 3,75% pendant toute l’année 2026. La décision est décrite comme serrée, y compris avant la réunion de juin. Nous pensons que le marché évalue mal la probabilité d’une hausse des taux de la Banque d’Angleterre dans les prochains mois. La situation économique de fond se dégrade malgré quelques titres récents positifs. Les investisseurs devraient donc se positionner pour une banque centrale plus accommodante (« dovish », c’est-à-dire moins encline à relever les taux) que ce que le marché anticipe. Les dernières données du début avril vont dans le sens d’un ralentissement: l’ONS (Office for National Statistics, l’institut national de statistique britannique) indique que l’inflation CPI (indice des prix à la consommation, la mesure standard du coût de la vie) atteint 3,9%, tandis que la hausse des revenus hebdomadaires moyens ralentit à 3,1%. Cela confirme que les salaires réels reculent, ce qui pèse fortement sur le budget des ménages. Les ventes au détail de mars montrent aussi une baisse de 0,5%, signe que la pression sur le consommateur devient difficile à ignorer. Cette faiblesse explique pourquoi nous voyons la Banque d’Angleterre maintenir ses taux à 3,75% lors de la réunion de juin et des suivantes cette année. La hausse du chômage, récemment remonté à 4,4%, et l’affaiblissement du pouvoir de fixation des prix des entreprises font d’une hausse des taux un risque important. La Banque ne voudra pas durcir la politique monétaire (c’est-à-dire relever les taux pour freiner l’économie) en pleine menace de récession. Pour les intervenants sur les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un autre actif, comme les taux), cela plaide pour l’achat de contrats à terme (« futures », contrats standardisés achetés aujourd’hui pour un prix fixé sur une date future) SONIA échéance décembre 2026. Le SONIA (Sterling Overnight Index Average) est le taux d’intérêt de référence au jour le jour en livres. Cette position gagnerait si le marché réduisait ses anticipations de hausse de taux, ce qui irait dans le sens de notre scénario d’un taux directeur stable. La courbe des taux implicites (« forward curve », les taux attendus par le marché pour l’avenir) paraît trop agressive au vu des vents contraires économiques. Nous voyons aussi un risque de baisse de la livre sterling, surtout face au dollar, à mesure que l’écart de politique monétaire se creuse. Acheter des options de vente (« put options », droit de vendre un actif à un prix fixé) sur GBP/USD permet de se positionner sur une baisse de la livre si l’inaction de la Banque d’Angleterre contraste avec une Réserve fédérale plus restrictive (« hawkish », plus encline à relever les taux). Cette stratégie profite d’une dynamique britannique de croissance plus faible et d’inflation moins favorable.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Les ventes au détail annuelles en Colombie ont progressé de 10,9 %, dépassant les prévisions de 9,8 %, selon les chiffres de février.

Les ventes au détail en Colombie ont progressé de 10,9 % sur un an en février, au-dessus des 9,8 % attendus. Ce chiffre indique une croissance annuelle des ventes au détail plus forte que prévu ce mois-là. Le rapport compare les ventes de février à celles du même mois un an plus tôt. Les solides ventes au détail de février, à 10,9 % sur un an, confirment que la demande des ménages en Colombie est plus résistante que prévu. Cette surprise positive suggère une dynamique économique de fond solide en début d’année et oblige à réévaluer la possibilité d’une accélération de la croissance en 2026. Ce rapport devrait accroître la pression sur la Banco de la República pour maintenir une position restrictive sur les taux d’intérêt (c’est-à-dire des taux élevés pour freiner l’inflation). Les dernières données d’inflation de mars 2026 sont ressorties à 4,7 %, encore au-dessus de la fourchette cible de la banque centrale. Dans ce contexte, les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise ou un taux) peuvent privilégier des stratégies qui profitent d’un peso colombien plus fort, par exemple acheter des options d’achat sur le COP (droit d’acheter la devise à un prix donné) ou vendre des contrats à terme USD/COP (engagement d’échanger dollar et peso à une date future), car le scénario de baisses de taux s’affaiblit. Pour le marché actions, c’est un signal positif pour l’indice MSCI COLCAP (principal indice boursier colombien), notamment pour les valeurs de consommation discrétionnaire (dépenses non essentielles) et du secteur financier. Après l’incertitude de fin 2025 liée aux prix mondiaux des matières premières, cette vigueur domestique offre un socle plus solide pour les bénéfices des entreprises. Il peut être pertinent d’envisager des spreads de calls sur le COLCAP (achat et vente simultanés d’options d’achat à des prix différents pour limiter le coût) afin de capter un potentiel de hausse dans les prochaines semaines. Cette vigueur de la consommation conduit les grandes banques à réviser leurs modèles économiques : le consensus pour la croissance du PIB 2026 (produit intérieur brut, mesure de la richesse produite) est relevé de 2,8 % à plus de 3,1 %. C’est un changement notable par rapport à la prudence observée en 2025, largement liée aux exportations. Les données suggèrent que l’économie intérieure peut compenser une éventuelle faiblesse venue de l’extérieur.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Radhika Rao (DBS) : les données indiennes post-conflit montrent une hausse de l’inflation de gros, un IPC en légère progression et un WPI en nouvelle accélération

Les premiers indicateurs en Inde après le conflit pointent vers une inflation de gros plus ferme et une légère hausse de l’inflation à la consommation (CPI, l’indice des prix payés par les ménages). L’Indice des prix de gros (WPI, un indicateur surtout sensible aux matières premières et aux coûts importés) est jugé plus exposé aux variations des coûts des matières premières et des importations, et devrait augmenter sous l’effet d’un « effet de base » (comparaison avec une période précédente anormalement basse ou élevée) et de pressions extérieures. À court terme, les effets sur les prix devraient l’emporter sur ceux sur la croissance, selon la durée des tensions géopolitiques. Pour l’exercice FY26, un déficit commercial plus large (importations supérieures aux exportations de biens) a été compensé par des exportations de services stables, maintenant le déficit courant annuel (solde des échanges de biens, services et revenus avec l’étranger) autour de -0,6 à -0,7% du PIB.

Bond Yields Outlook

Les rendements obligataires indiens devraient rester dans une fourchette étroite, des forces opposées se neutralisant. En l’absence d’une nouvelle escalade des tensions au Moyen-Orient, ils seraient attendus entre 6,8% et 7,0%. La liquidité du système bancaire (le niveau de cash disponible dans les banques) est décrite comme abondante. La RBI (banque centrale indienne) a recours à des mesures administratives pour freiner une baisse trop rapide de la roupie, avec l’USD/INR (taux de change dollar/roupie) resté au-dessus de 93,00 en milieu de semaine après avoir approché un record proche de 95,0 en mars, avec des effets rapportés sur les flux de portefeuille (investissements financiers d’actions et d’obligations). La préoccupation immédiate est que l’inflation de gros monte plus vite que l’inflation à la consommation, une tendance confirmée par les dernières données de mars 2026 montrant un WPI à 5,8%. Un schéma similaire avait été observé lors du choc sur les matières premières début 2025, ce qui suggère que cette pression haussière est réelle. Dans ce contexte, se couvrir contre une hausse des taux à court terme via des swaps indexés au jour le jour, OIS (contrats dérivés qui échangent un taux fixe contre un taux variable très court, généralement basé sur un taux au jour le jour), peut être une protection prudente face à une banque centrale plus « hawkish » (c’est-à-dire plus encline à relever les taux pour combattre l’inflation). Les rendements des obligations d’État indiennes devraient rester proches d’un couloir 6,8%–7,0% à court terme. Le 10 ans se situe près du haut de cette zone à 6,95%, rappelant la phase de stabilisation serrée observée au dernier trimestre 2025. Cela favorise des stratégies visant à profiter d’une faible volatilité, comme la vente de « strangles » (stratégie sur options consistant à vendre simultanément une option d’achat et une option de vente hors du prix du marché) sur les contrats à terme (futures) sur obligation à 10 ans afin d’encaisser une prime (le prix payé pour l’option).

Currency And Reserves

Côté change, la Reserve Bank of India limite activement la hausse de l’USD/INR, évitant une glissade incontrôlée de la roupie. Après un repli de la paire à 93,00 depuis son pic proche de 95,00 le mois dernier, la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite du prix des options) a diminué, rendant les options moins chères. Les réserves de change de l’Inde, à un nouveau record de 655 milliards de dollars en février 2026, donnent à la RBI une marge d’action importante pour poursuivre cette politique, ce qui plaide pour l’achat d’options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) sur USD/INR avec un couple risque/rendement attractif.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Williams : les taux conviennent à une économie plus risquée, alors que le conflit au Moyen-Orient pèse sur les prix et la disponibilité des matières premières

John Williams a déclaré que le niveau actuel des taux d’intérêt de la Fed est approprié pour une économie exposée à des risques supplémentaires liés au conflit au Moyen-Orient. Selon lui, la guerre avec l’Iran a créé de nouveaux défis économiques, imprévisibles. Il a expliqué que les chocs liés à la guerre touchent non seulement les prix, mais aussi la disponibilité des matières premières (pétrole, gaz, métaux, produits agricoles). Il a ajouté qu’une partie de la solidité des marchés reflète une moindre exposition des États-Unis à un choc pétrolier (hausse brutale du pétrole).

Politique de la Fed en pause

Il a souligné qu’il est essentiel que les anticipations d’inflation (ce que ménages et entreprises pensent que l’inflation sera) restent bien ancrées, c’est-à-dire stables. Il a indiqué que l’inflation restera bien au-dessus de 3% au cours des prochains mois. Il a aussi mentionné le risque cyber (attaques informatiques susceptibles de perturber entreprises, banques, infrastructures) comme une préoccupation majeure. Il a noté que les prix de marché reflètent un équilibre entre une perspective américaine solide et l’incertitude liée à la guerre. Il a ajouté que plus le conflit dure, plus les effets économiques risquent d’être importants. Il a estimé que ce n’est pas le bon moment pour que la Fed donne des indications fermes sur la suite (« forward guidance » : communication sur la trajectoire future des taux), et que la politique monétaire (ensemble des décisions de taux et de gestion de liquidité de la banque centrale) est au bon niveau. Puisque la Fed signale une pause, il ne faut pas s’attendre à un changement immédiat du taux des fonds fédéraux, actuellement à 5,25%-5,50% (taux directeur de référence aux États-Unis). L’absence d’indications claires signifie que les options sur les contrats à terme SOFR pourraient devenir plus chères (prime plus élevée), car la volatilité (variations rapides des prix) dépendra davantage des données publiées que des déclarations de la Fed. Les opérateurs doivent se préparer à des réactions marquées lors des prochains chiffres d’inflation et d’emploi.

Stratégies face à la volatilité

L’inflation devrait rester persistante (« sticky » : difficile à faire ralentir) et largement au-dessus de 3% pendant quelques mois, une idée confortée par le dernier CPI (indice des prix à la consommation) de mars 2026, ressorti à 3,6%. C’est un changement notable par rapport à la désinflation (ralentissement progressif de l’inflation) observée sur l’essentiel de 2025, ce qui suggère que parier sur des baisses de taux imminentes est mal calibré. Le marché des swaps d’inflation (contrats permettant d’échanger un taux fixe contre une inflation réalisée ou anticipée) intègre désormais ce scénario de taux élevés plus longtemps. Le conflit au Moyen-Orient reste la principale source d’incertitude, avec un double risque : choc de prix et pénuries réelles de matières premières. Alors que le Brent (référence mondiale du pétrole) a récemment dépassé 115 dollars le baril après de nouvelles perturbations dans le détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique), acheter des options d’achat (« call » : droit d’acheter à un prix fixé) sur le pétrole et d’autres matières premières clés est une manière directe de se positionner en cas d’escalade. Le marché se concentre de plus en plus sur les volumes disponibles, pas seulement sur le prix. Cette combinaison de tensions géopolitiques et d’incertitude monétaire a poussé le VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») autour de 24, bien au-dessus de sa moyenne historique. Dans ce contexte, acheter de la volatilité peut devenir une stratégie centrale pour les prochaines semaines. Détenir des calls sur le VIX ou des options de vente (« puts » : droit de vendre) très éloignées du cours (« out-of-the-money » : qui ne seraient pas rentables si exercées immédiatement) sur les grands indices peut offrir une couverture utile contre les chocs. Le marché semble arbitrer entre la résistance de l’économie américaine et ces risques externes, ce qui peut déboucher sur une évolution heurtée et sans tendance nette des grands indices. Dans ce cas, des stratégies comme l’iron condor sur le SPX (montage d’options visant à encaisser une prime si l’indice reste dans une fourchette, avec un risque plafonné) peuvent servir à capter l’érosion de la valeur temps des options (« décroissance de la prime ») tout en encadrant le risque. La référence au risque cyber incite aussi à se méfier d’événements extrêmes (« cygne noir » : choc rare et difficile à prévoir) susceptibles de rompre brutalement cet équilibre.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

BNP Paribas : divergence des banques centrales latino-américaines ; Chili et Pérou marquent une pause dans l’assouplissement, le Mexique pourrait encore baisser ses taux si les tensions s’apaisent

Les banques centrales d’Amérique latine adoptent des approches différentes alors que les risques d’inflation (hausse générale des prix) augmentent. Le cycle de baisse des taux d’intérêt directeurs (taux fixés par la banque centrale, qui influencent le coût du crédit) semble terminé au Chili et au Pérou. La banque centrale du Mexique pourrait procéder à une ultime baisse des taux si la situation au Moyen-Orient se stabilise. Sa prochaine réunion de politique monétaire (décision sur les taux et les conditions de crédit) est prévue le 7 mai. La banque centrale du Brésil a commencé à assouplir sa politique monétaire (réduire les taux pour soutenir l’activité) en mars. Le rythme pourrait être plus lent que prévu au départ. La Colombie devrait être la seule grande banque centrale d’Amérique latine à relever ses taux d’intérêt à court terme (taux sur les périodes courtes, très liés au taux directeur) en raison d’une inflation persistante. La politique budgétaire (dépenses et impôts de l’État) reste globalement restrictive (elle freine la demande) dans la région. Les trajectoires de politique monétaire en Amérique latine se scindent nettement, ce qui ouvre des opportunités dans les prochaines semaines. La Colombie se distingue: c’est le seul pays où une hausse de taux est attendue. Les dernières données du DANE (l’institut national des statistiques colombien) montrent que l’inflation est remontée à 5,8% en mars, renforçant l’argument en faveur d’un durcissement monétaire (monter les taux pour freiner l’inflation) et rendant attrayante une position acheteuse sur le peso colombien (parier sur une hausse de la monnaie). Cela contraste avec le Brésil, où la banque centrale baisse ses taux, mais plus lentement qu’anticipé. Le dernier chiffre de l’IPCA (indice officiel des prix à la consommation au Brésil) ressort à 4,2%. L’inflation des services (prix des services comme les loyers, la santé, les transports) reste élevée, ce qui justifie une approche prudente. Dans ce contexte, associer une position acheteuse sur le peso colombien à une position vendeuse sur le réal brésilien (parier sur une baisse) apparaît comme une stratégie de valeur relative (miser sur la différence de performance entre deux actifs plutôt que sur leur niveau absolu) pertinente. Au Mexique, la banque centrale conditionne sa dernière baisse éventuelle des taux à une stabilisation au Moyen-Orient, avant sa réunion du 7 mai. Avec la hausse des tensions dans le détroit d’Ormuz (passage stratégique pour le pétrole), le marché devient moins sûr d’une baisse, ce qui accroît la volatilité (ampleur des variations de prix). Il serait possible d’utiliser des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) — par exemple un straddle acheteur sur le peso mexicain (acheter simultanément une option d’achat et une option de vente, pour gagner si la monnaie bouge fortement à la hausse ou à la baisse) — afin de profiter d’un mouvement marqué quel que soit le scénario. Au Chili et au Pérou, la situation semble plus lisible, ce qui devrait limiter la volatilité des devises. Au Chili, par exemple, l’inflation se maintient autour de l’objectif de 3% depuis deux mois, ce qui renforce l’idée de taux stables. Cet environnement se prête à des stratégies consistant à vendre des options sur le peso chilien ou le sol péruvien (encaisser une prime, c’est-à-dire le prix de l’option, en pariant sur une faible variation).

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Ils ont indiqué que les stocks de gaz naturel de l’EIA ont augmenté de 59 milliards de pieds cubes, au-dessus des prévisions d’avril de 55 milliards, aux États-Unis.

Les données de l’EIA américaine ont montré une hausse des stocks de gaz naturel de 59 milliards de pieds cubes (Bcf, une unité de volume) pour la semaine se terminant le 10 avril. Ce chiffre est supérieur à la prévision de 55 Bcf. On rappelle que le rapport sur les stocks de gaz naturel du 10 avril 2025 faisait état d’une injection (c’est-à-dire un ajout net aux stocks) de 59 Bcf. Cette hausse, au-dessus des 55 Bcf attendus, a signalé un marché bien approvisionné à l’approche de la saison d’injection (période, au printemps-été, où l’on reconstitue les stocks). À l’époque, ces données ont immédiatement pesé sur les prix. En avril 2026, le marché présente un contexte similaire, voire plus négatif. Les données actuelles de l’EIA montrent que le « working gas » en stockage (volume de gaz effectivement disponible dans les stockages, par opposition au gaz non récupérable) s’établit autour de 2.330 Bcf, soit près de 35% au-dessus de la moyenne sur cinq ans et nettement plus qu’à la même période l’an dernier. Cet excédent important laisse penser que les prix resteront contenus à court terme. Le principal moteur de cette surabondance est une production intérieure élevée, notamment le gaz associé (gaz produit en même temps que le pétrole) provenant de bassins orientés pétrole comme le Permien. Cette offre soutenue dépasse la demande, généralement faible au printemps durant la « shoulder season » (période intermédiaire entre hiver et été où la consommation baisse). À ce stade, cela limite clairement toute hausse des contrats à terme du mois le plus proche (« front-month », le contrat le plus liquide et le plus suivi). Une approche prudente pour les prochaines semaines consiste à se positionner pour une évolution en range (prix oscillant dans une fourchette) ou une poursuite du repli. Il est possible d’envisager la vente d’options d’achat hors de la monnaie (calls dont le prix d’exercice est au-dessus du prix actuel, et qui ne valent principalement que par la probabilité d’une hausse) ou la mise en place de « bear call spreads » (stratégie consistant à vendre un call et à en acheter un autre à un prix d’exercice plus élevé, afin de plafonner le risque), afin de profiter de stocks élevés et d’une faible volatilité des prix (amplitude des variations). Ces positions sont favorisées par un marché structurellement excédentaire à court terme. Cela dit, il faut surveiller le principal facteur susceptible de soutenir les prix: l’augmentation des capacités d’exportation de GNL (gaz naturel liquéfié, refroidi pour être transporté par bateau). Plusieurs nouveaux terminaux doivent entrer en service plus tard cette année, ce qui pourrait accroître durablement la demande et absorber une large part de l’excédent actuel. Le calendrier exact de ces mises en service sera déterminant pour l’équilibre du marché en 2026. Cela crée un contraste net entre un biais négatif à court terme et une perspective potentiellement plus favorable à plus long terme pour les contrats d’hiver. Dans ce contexte, les intervenants peuvent regarder les spreads de calendrier (écarts de prix entre contrats de livraison à des maturités différentes) ou acheter des options d’achat à longue échéance (calls « long-dated ») sur l’hiver 2026-2027, afin de se positionner sur un redressement éventuel lié à la hausse des exportations, tout en tenant compte de la faiblesse actuelle.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

L’USD/CHF grimpe à 0,7828 alors que le dollar rebondit, pénalisant le franc sur fond de données américaines mitigées

USD/CHF a progressé jeudi, le dollar américain se reprenant après huit séances consécutives de baisse, ce qui a pesé sur le franc suisse. La paire s’échangeait près de 0,7828, en hausse d’environ 0,11% sur la séance. L’indice du dollar américain (DXY, qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) s’est redressé vers 98,20 après un plus bas en séance à 97,83, tout en restant proche de ses plus bas de six semaines. Le mouvement a été attribué à un rebond technique après les baisses récentes (un rebond lié aux niveaux de prix, sans nouvel élément majeur). Le marché a été soutenu par un regain d’optimisme autour de discussions États-Unis–Iran, ce qui a réduit la demande pour les monnaies refuges (devises achetées en période de stress, comme le franc suisse). Un deuxième cycle de discussions était évoqué pour cette semaine, tandis que les désaccords sur le nucléaire restaient sans solution. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré que les forces étaient prêtes à reprendre les combats en l’absence d’accord, la trêve devant expirer la semaine prochaine. Les risques d’inflation liés au pétrole sont restés au centre de l’attention (hausse des prix alimentée par l’énergie). Le président de la Banque nationale suisse (BNS), Martin Schlegel, a déclaré que l’incertitude autour des perspectives d’inflation est élevée et que les banques centrales doivent agir tôt si des effets de second tour apparaissent (quand la hausse initiale des prix, par exemple l’énergie, finit par entraîner des hausses plus générales via les salaires et les prix). Le compte rendu de la BNS a indiqué que l’inflation en Suisse pourrait augmenter à court terme à cause des prix de l’énergie, tout en restant dans une zone compatible avec la stabilité des prix. Le président de la Fed de New York, John Williams, a indiqué que le conflit au Moyen-Orient pousse l’inflation à la hausse et anticipe une inflation autour de 2,75%–3% cette année. Les nouvelles inscriptions au chômage aux États-Unis ont reculé à 207 000 contre 215 000 attendu, tandis que la production industrielle a baissé de 0,5% sur un mois en mars, contre une hausse de 0,1% attendue (variation mensuelle).

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Les économistes de Standard Chartered indiquent que le PIB chinois a progressé de 5,0 % au premier trimestre en rythme annuel, dépassant les prévisions, porté par la reprise des exportations et de l’investissement

Le PIB chinois du 1er trimestre a progressé de 5,0% sur un an, au-dessus du consensus à 4,8%. La croissance a été soutenue par des exportations solides et un rebond de l’investissement en actifs fixes (dépenses en infrastructures, usines et équipements). Les exportations ont augmenté de 14,7% sur un an, en lien avec des baisses de droits de douane (taxes à l’importation) et la demande de biens liés aux nouvelles énergies (véhicules électriques, batteries, solaire) et à l’IA (intelligence artificielle, notamment serveurs et composants). L’investissement en actifs fixes a progressé de 1,7% sur un an au 1er trimestre, après -12,8% au 4e trimestre 2025, la hausse des infrastructures et de l’industrie manufacturière étant renforcée par des dépenses budgétaires avancées (dépenses publiques concentrées en début d’année). Les ventes au détail se sont stabilisées, avec une croissance en accélération d’un trimestre sur l’autre. Le marché immobilier est resté faible, avec des reculs de l’investissement, de la construction et des ventes. Les données de mars ont ralenti, ce qui est attribué à la saisonnalité du Nouvel An lunaire (effets calendaires), à des effets de base liés à 2025 (comparaison avec une période déjà élevée ou basse) et à un possible impact précoce du conflit au Moyen-Orient. La croissance des ventes au détail a décéléré après la période de fêtes, et la progression des exportations s’est tassée après les chiffres plus élevés de janvier-février, liés à des expéditions anticipées. Les décideurs devaient discuter des risques d’un conflit prolongé au Moyen-Orient lors d’une réunion de fin avril du Politburo (organe dirigeant du Parti communiste). Avec une croissance solide au 1er trimestre et un objectif de croissance flexible, la politique économique devait rester centrée sur les mesures déjà annoncées, sans baisse de taux à court terme.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Back To Top
server

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Discutez immédiatement avec notre équipe

Chat en direct

Démarrez une conversation en direct via...

  • Telegram
    hold En attente
  • Bientôt disponible...

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Telegram

Scannez le code QR avec votre smartphone pour démarrer un chat avec nous, ou cliquez ici.

Vous n’avez pas l’application ou la version de bureau de Telegram installée ? Utilisez plutôt Telegram Web .

QR code