John Williams, président de la Réserve fédérale de New York, a déclaré observer des signes précoces de perturbations des chaînes d’approvisionnement (difficultés à produire et acheminer les biens). Il anticipe une inflation de 2,75% à 3% cette année, liée à la hausse des prix de l’énergie, et indique que la guerre au Moyen-Orient pousse déjà l’inflation à la hausse.
Il a expliqué qu’une partie du choc énergétique (hausse brutale des prix de l’énergie) se répercute sur d’autres prix, tandis qu’une fin rapide du conflit pourrait réduire les tensions inflationnistes (pressions à la hausse sur les prix). Il a ajouté que les perspectives économiques sont très incertaines en raison des effets de la guerre.
Williams estime que la politique monétaire (actions de la banque centrale sur les taux et la liquidité) est bien calibrée et que le dispositif de pilotage des taux de la Fed (mécanisme opérationnel qui maintient les taux du marché autour de l’objectif) fonctionne très bien. Il a aussi indiqué que l’impact des droits de douane (taxes sur les importations) sur l’inflation devrait s’atténuer cette année.
Il prévoit un taux de chômage entre 4,25% et 4,5%. Il table sur un retour de l’inflation à l’objectif de 2% en 2027 et une croissance du PIB (production totale de l’économie) de 2% à 2,5% en 2026.
Il a jugé que le marché du travail envoie des signaux contrastés. Après ses propos, l’indice du dollar (Dollar Index, mesure du billet vert face à un panier de grandes devises) a conservé de faibles gains quotidiens au-dessus de 98,00.
Avec une inflation désormais attendue proche de 3% en 2026, l’espoir de baisses marquées des taux directeurs (taux fixés par la banque centrale) cette année s’estompe. La politique monétaire devrait rester restrictive (taux élevés pour freiner la demande), ce qui renforce le scénario de taux « plus hauts plus longtemps ». Cette lecture est appuyée par les dernières données: l’indice des prix à la consommation (IPC, mesure de l’inflation au niveau des ménages) de mars 2026 est ressorti à 3,1% sur un an.
Dans ce contexte, certains investisseurs peuvent privilégier des stratégies profitant de taux durablement élevés, comme vendre des contrats à terme sur taux d’intérêt (produits dérivés permettant de se couvrir ou de parier sur l’évolution des taux) avec échéance fin 2026. Le marché a déjà revu ses anticipations: une seule baisse potentielle de taux est désormais envisagée cette année, contre trois attendues en janvier. Les rendements (taux des obligations) pourraient encore monter si les prix de l’énergie ne se détendent pas.
Le principal moteur reste l’énergie, le conflit au Moyen-Orient maintenant le pétrole WTI (référence du pétrole américain) autour de 95 dollars le baril. Des stratégies sur le secteur de l’énergie, comme acheter des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) sur des contrats à terme sur pétrole, offrent une manière directe de se positionner sur cette pression inflationniste. Ces positions seraient favorisées si les perturbations d’offre continuent de pousser les prix vers le haut.
L’incertitude élevée suggère aussi que la volatilité des marchés (amplitude des fluctuations des prix) pourrait persister. Il faut donc s’attendre à davantage de mouvements, et des positions « longues volatilité » via des options sur le VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500) ou sur de grands indices boursiers peuvent servir de couverture (protection). Une hausse des tensions géopolitiques peut provoquer un bond de la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options).
L’environnement reste favorable au dollar, car des taux relativement plus élevés attirent des capitaux. Le Dollar Index au-dessus de 98,00 reflète cette solidité. Conserver des positions acheteuses sur le dollar face à des devises de banques centrales plus accommodantes (« dovish », prêtes à baisser les taux) peut rester une stratégie pertinente.
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