L’argent recule vers 78,60 dollars (-0,49 %), la prudence de la Fed et les discussions États-Unis–Iran limitant la demande

L’argent (XAG/USD) s’échangeait près de 78,60 $ jeudi, en baisse de 0,49% sur la séance. Le métal est resté proche de ses récents sommets, alors que les marchés suivaient les discussions liées au conflit entre les États-Unis et l’Iran. Des informations évoquaient la possibilité de prolonger un cessez-le-feu afin de laisser plus de temps aux négociations. Cela a soutenu l’appétit pour le risque (préférence des investisseurs pour les actifs risqués) et réduit la demande pour les valeurs refuges (actifs jugés plus sûrs en période de stress), comme l’argent. L’incertitude restait élevée: des responsables ont fait état d’avancées sur certains points, mais de désaccords persistants sur le nucléaire. Cela a incité à la prudence sur les métaux précieux (actifs comme l’or et l’argent, souvent utilisés pour se protéger contre les risques). Le pétrole a aussi influencé l’argent, car les tensions autour du détroit d’Ormuz continuaient de peser sur l’offre mondiale. Les prix du brut sont restés élevés malgré un récent repli, alimentant les craintes d’une inflation tirée par l’énergie (hausse générale des prix due au renchérissement du pétrole et du gaz). Dans ce contexte, la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) pourrait maintenir plus longtemps que prévu une politique restrictive (taux élevés et conditions de crédit plus strictes). Des taux d’intérêt plus élevés pénalisent généralement les actifs sans rendement (actifs qui ne versent pas d’intérêt), comme l’argent. Le président de la Fed de Saint-Louis, Alberto Musalem, a déclaré que des chocs d’offre (perturbations de production ou de transport qui réduisent l’offre) risquaient de compromettre les objectifs de la Fed en matière d’inflation et d’emploi. Selon lui, la fourchette actuelle des taux est probablement appropriée pour l’instant, et le choc pétrolier pourrait maintenir l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) proche de 3% jusqu’à la fin de l’année.

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L’estimation du PIB sur trois mois du NIESR au Royaume-Uni a progressé à 0,6 %, contre 0,3 % précédemment.

L’estimation du NIESR au Royaume-Uni pour la croissance du PIB sur les trois mois jusqu’à mars a été relevée à 0,6 %. La précédente lecture était de 0,3 %. Il s’agit d’une hausse de 0,3 point de pourcentage par rapport au chiffre précédent. Ces données correspondent à une estimation sur trois mois se terminant en mars. Cette nette révision à la hausse laisse penser que l’économie britannique accélère plus vite que prévu. Les chiffres montrent une solidité de fond susceptible de soutenir les actifs domestiques. Nous devons ajuster nos positions et nous éloigner d’un scénario de faible croissance. Avec une économie qui se réchauffe, nous pensons que la Banque d’Angleterre sera contrainte de repousser d’éventuelles baisses de taux. Le rapport d’inflation du mois dernier a montré un CPI (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) stable à 2,4 %, ce qui laisse peu de marge à la banque centrale pour assouplir sa politique. Nous devrions envisager des positions profitant de taux qui restent élevés plus longtemps, comme vendre des contrats à terme SONIA de court terme (produits dérivés qui reflètent les anticipations de taux d’intérêt au jour le jour au Royaume-Uni). Cette perspective est haussière pour la livre sterling, car des taux potentiellement plus élevés renforcent son attrait. Le taux de change GBP/USD, qui évoluait autour de 1,29, a désormais une trajectoire plus lisible pour franchir 1,30. Nous voyons de la valeur à acheter des options d’achat à court terme sur la livre contre le dollar (produits donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter la devise à un prix fixé).

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Après une hausse de 21 % en douze jours, Nvidia s’approche d’un comblement de gap en tant que leader mondial des puces d’IA

L’action NVIDIA a progressé de plus de 21 % en 12 séances depuis le point bas du 30 mars (niveau de retournement, c’est-à-dire un plus bas à partir duquel le titre repart à la hausse). Le cours évoluait alors autour de 199 $. Le niveau de 206,88 $ est identifié comme un « comblement de gap » (un vide de cotation, c’est-à-dire une zone de prix sautée lors d’une ouverture en forte hausse ou en forte baisse, que le marché revient souvent « retester »). C’est le principal point d’attention à court terme. Il se situe au-dessus du prix actuel et constituerait la prochaine zone testée si le secteur des semi-conducteurs continue de monter. Après la hausse de 21 %, 206,88 $ est présenté comme un niveau où un retournement pourrait se produire. Au-delà de 206,88 $, plusieurs niveaux de résistance (zones où l’offre, donc les vendeurs, a tendance à freiner la hausse) sont attendus à faible distance les uns des autres. Les niveaux suivants mentionnés sont le « pivot high » à 211,34 $ (plus haut de référence atteint lors du mouvement précédent) et le plus haut historique à 212,19 $. Si le cours franchit 206,88 $, la zone 211–212 $ est décrite comme la prochaine zone de résistance. Un mouvement durable au-dessus de 206,88 $ et une clôture au-dessus de 211,34 $ sont décrits comme des conditions pour une poursuite de la hausse. Le scénario indique aussi qu’une pression vendeuse pourrait apparaître près de 206,88 $ si le cours y échoue (rejet, c’est-à-dire incapacité à franchir la zone).

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Les actions japonaises atteignent des records, mais les allocations à l’étranger et les couvertures contre le yen accusent un retard, maintenant le JPY sous pression

Les actions japonaises sont revenues à des records, et le Nikkei a effacé les pertes liées à la guerre en Iran. Pourtant, les allocations internationales vers le Japon et les couvertures de change contre le yen ne sont pas revenues aux niveaux de février. Avant le conflit, l’allocation des investisseurs étrangers au Japon était proche de la pondération du Japon dans l’indice MSCI ACWI (indice mondial d’actions). Elle est désormais plus faible. Le yen reste sous pression, car les couvertures de change des investisseurs étrangers persistent, tandis que les sorties de capitaux japonais vers l’étranger sont restées limitées. Le positionnement sur le yen est principalement lié à la couverture de change des investissements japonais à l’étranger (achat/vente de devises pour réduire le risque de variation du taux de change). Les données montrent que l’activité de couverture a repris la dernière semaine de mars, et que les entrées de capitaux ont dépassé les sorties japonaises vers les États-Unis et d’autres marchés. Le rapport indique que l’action du ministère des Finances sur le marché des changes (intervention officielle: achat de yen contre vente de devises) aura probablement un effet plus limité tant que ces couvertures ne seront pas débouclées (fermeture des positions de couverture). Il relie aussi la situation au « basis trading » (stratégie visant à profiter d’un écart de prix entre instruments proches) impliquant les obligations d’État japonaises et les obligations américaines. Les attentes d’une hausse de taux de la Banque du Japon sont présentées comme le principal moteur à court terme de l’USD/JPY (taux de change dollar/yen). Cela est décrit comme déterminant l’orientation du dollar dans les prochaines semaines. Les actions japonaises ont retrouvé des records, mais les investisseurs internationaux ne reviennent pas pleinement aux niveaux d’engagement d’avant les récentes tensions mondiales. Résultat: des flux vers le Nikkei 225 existent, mais une grande partie est couverte contre une baisse du yen. Avec l’USD/JPY autour de 162,50, le risque d’intervention officielle est élevé, mais probablement moins efficace qu’auparavant. Le yen reste sous pression à cause de ces couvertures étrangères persistantes, qui génèrent des ventes continues de yen. Les données d’encours suggèrent aussi que les investisseurs japonais n’envoient pas assez de capitaux à l’étranger pour compenser ces flux. Ce déséquilibre signifie que toute tentative du ministère des Finances d’acheter du yen irait à contre-courant. En arrière-plan, les interventions massives de fin 2022 restent dans les esprits, mais l’ampleur des positions de couverture semble aujourd’hui encore plus importante. Même la hausse de taux historique de mars 2024 n’a pas enrayé la baisse durable du yen face au dollar. Les données de l’IMM (marché à terme de Chicago, indicateur des positions spéculatives) montrent que les positions nettes vendeuses sur le yen (pari sur une baisse) restent proches de leurs plus hauts depuis 2017, confirmant un sentiment négatif généralisé.

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Patterson et Manthey (ING) estiment que le pétrole recule sur l’espoir d’un cessez-le-feu, tandis que les perturbations à Ormuz resserrent les conditions d’offre

Les cours du pétrole reculent légèrement, les échanges intégrant une possible prolongation de deux semaines du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que la reprise de discussions de paix. Dans le même temps, l’offre « physique » (barils réellement disponibles et livrables) se resserre, car les flux de pétrole via le détroit d’Ormuz n’ont pas redémarré. En tenant compte des déroutements via oléoducs et des mouvements limités de navires-citernes, environ 13 Mb/j (millions de barils par jour) d’offre auraient été perturbés. Le maintien des conditions de blocus américaines pourrait accentuer ces perturbations. Un écart s’est creusé entre les prix « papier » et les prix « physiques » : le Brent daté a évolué autour de 117 $/baril, tandis que le contrat à terme (futures) Brent du premier mois a clôturé un peu sous 95 $/baril. Le principal risque haussier cité est l’échec des discussions de paix entre Washington et Téhéran. Avec des acheteurs qui se reportent sur des barils américains, le marché intérieur américain devrait se tendre (moins d’offre disponible), tandis que la perturbation au Moyen-Orient se poursuit. Toutefois, l’activité de forage aux États-Unis a très peu évolué depuis le début du conflit. Les prévisions de l’EIA (agence américaine d’information sur l’énergie) suggèrent peu de changement de la production de brut américaine cette année. Une hausse du forage ne se traduirait de façon visible dans la production qu’à l’horizon 2027. Le marché montre un net décalage entre les contrats à terme et la réalité de l’offre. Le Brent daté (prix au comptant, pour livraison proche) s’échange avec une prime de plus de 20 $ par rapport au contrat à terme du premier mois. Cet écart, appelé « spread » (différence de prix entre deux références), signale une tension extrême sur l’offre immédiate. Cette divergence suggère que les futures intègrent un accord de paix encore incertain. Le marché physique se resserre en raison des perturbations persistantes dans le détroit d’Ormuz, qui auraient retiré environ 13 Mb/j du marché. Le dernier rapport de l’AIE (agence internationale de l’énergie) confirme ce contexte : les stocks mondiaux de brut (réserves stockées) ont reculé de 2,1 millions de barils par jour la semaine dernière, la plus forte baisse de l’année. Pourtant, le Brent à un mois reste sous 100 $ le baril, porté par l’espoir d’une prolongation du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran. La réaction attendue de l’offre américaine ne s’est pas matérialisée, ajoutant une pression haussière. Le décompte Baker Hughes des plateformes de forage (nombre d’installations actives, indicateur avancé de l’investissement) publié vendredi dernier n’a montré qu’un gain net de trois plateformes pétrolières, signe que les producteurs hésitent à accélérer le forage. Ce manque d’investissement implique qu’une hausse significative de la production américaine ne se ferait sentir qu’à partir de 2027, laissant le marché exposé à des chocs d’offre d’ici la fin de l’année.

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La production industrielle américaine a reculé de 0,5 % sur un mois, en deçà de la hausse de 0,1 % attendue en mars.

La production industrielle américaine a reculé de 0,5 % sur un mois en mars. Le consensus tablait sur une hausse de 0,1 %. Le chiffre de mars, en baisse de 0,5 % au lieu d’une légère progression attendue, est un signal nettement négatif pour les actifs risqués (c’est‑à‑dire un élément qui augmente le risque de baisse des marchés). Il suggère que l’économie ralentit plus vite que prévu, ce qui conduit à revoir à la baisse les perspectives de croissance du deuxième trimestre. C’est un avertissement pour les secteurs très dépendants de l’activité économique, comme l’industrie et les matières premières. Dans ce contexte, il peut être pertinent d’adopter un positionnement plus défensif sur les actions, notamment via des options de vente (« put options », un contrat qui prend de la valeur si le prix de l’actif baisse) sur des ETF sectoriels (fonds cotés qui répliquent un secteur) liés à l’industrie et aux matériaux, comme le XLI. Une configuration comparable avait été observée au troisième trimestre 2025, lorsque la détérioration des indicateurs manufacturiers avait précédé un repli plus large du marché. Cette faiblesse pourrait limiter toute tentative de rebond du S&P 500 dans les prochaines semaines (indice boursier regroupant 500 grandes entreprises américaines). Ce rapport complique la justification d’un nouveau durcissement de la politique monétaire par la Réserve fédérale. La probabilité d’une hausse de taux durant l’été recule nettement, ce qui peut soutenir les obligations. Les investisseurs peuvent envisager des options d’achat (« call options », un contrat qui prend de la valeur si le prix de l’actif monte) sur des futures de bons du Trésor (contrats à terme sur des emprunts d’État américains), le marché pouvant intégrer une Fed plus « accommodante » (moins encline à monter les taux). Le ralentissement inattendu devrait aussi accroître la volatilité (amplitude des variations de prix). Le VIX (indice de peur mesurant la volatilité attendue sur le S&P 500) évolue autour de 14, un niveau bas qui peut constituer un point d’entrée pour des stratégies visant à profiter d’une hausse de la volatilité. Nous achetons des options d’achat sur le VIX à échéance 30 à 45 jours, comme couverture (protection) contre une éventuelle baisse des actions.

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L’utilisation des capacités aux États-Unis s’est établie à 75,7 % en mars, en deçà des prévisions de 76,3 % pour le mois.

Le taux d’utilisation des capacités de production aux États-Unis s’est établi à 75,7 % en mars. Il est inférieur au niveau de 76,3 % attendu. La publication montre que l’utilisation des capacités est restée sous les prévisions. Aucun autre chiffre ni détail n’a été fourni dans le texte. La baisse du taux d’utilisation des capacités à 75,7 % en mars est un signal net de ralentissement de l’économie. Cet indicateur mesure la part des machines et des usines réellement utilisée par rapport au maximum possible. En dessous des 76,3 % attendus, il indique qu’une marge de capacité inutilisée se creuse dans l’industrie, ce qui peut peser sur les résultats des entreprises des secteurs concernés dans les prochains trimestres. Cette statistique plus faible s’ajoute au récent indice des prix à la consommation « core » (Core CPI) de mars, qui exclut les prix de l’énergie et de l’alimentation, plus volatils, et montre un ralentissement de l’inflation à 2,8 % sur un an. Un environnement de production moins tendu réduit les pressions sur les prix. La Réserve fédérale (Fed), la banque centrale américaine, a donc davantage de raisons de faire une pause dans son cycle de hausse des taux. En conséquence, la probabilité d’une baisse des taux directeurs avant la fin de l’année augmente. Pour les positions en actions, il peut être pertinent d’acheter des options de vente (« puts »), qui prennent de la valeur si le prix baisse, afin de se couvrir contre un repli supplémentaire sur des ETF (fonds indiciels cotés) liés à l’industrie et aux matériaux, comme XLI et XLB. Une approche plus défensive des portefeuilles s’impose à court terme. Sur le marché des taux, cela renforce l’intérêt d’être acheteur de contrats à terme (« futures ») sur les Treasury, les obligations du Trésor américain, en anticipant une baisse des rendements. Des rendements plus faibles vont de pair avec des prix d’obligations plus élevés. Historiquement, des périodes où l’utilisation des capacités passe sous 78 % ont souvent précédé des épisodes de forte instabilité des marchés. Dans ce contexte, acheter des options d’achat (« calls ») sur le VIX, l’indice de volatilité implicite du S&P 500 souvent vu comme un baromètre de la peur, à un prix d’exercice éloigné (« out of the money », c’est-à-dire non rentable au cours actuel mais bon marché), peut servir de protection en cas de remontée de la volatilité.

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En mars, la production industrielle aux États-Unis a augmenté de 0,2 % sur un mois, dépassant les prévisions de 0,1 % des économistes.

La production industrielle américaine a progressé de 0,2 % sur un mois en mars, au-dessus des 0,1 % attendus. Ce résultat indique une hausse mensuelle de la production plus rapide que prévu. Aucune ventilation supplémentaire n’est fournie dans le texte. Ce léger dépassement suggère une économie plus solide que beaucoup ne l’anticipaient. Après le ralentissement observé pendant une grande partie de 2025, cette résistance pourrait repousser d’éventuelles baisses de taux de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis). Il faut donc éviter de se positionner de manière trop agressive sur un ralentissement proche. Ces données compliquent la tâche de la Fed, d’autant que le dernier indice « core CPI » de mars — l’inflation sous-jacente, c’est-à-dire l’inflation hors énergie et alimentation, plus stable — montre une inflation qui reste élevée à 3,1 %. La probabilité d’une baisse de taux lors de la réunion du FOMC de mai — le comité de la Fed qui décide des taux — déjà inférieure à 30 % dans les prix de marché (autrement dit, ce que les investisseurs intègrent dans les cours), devrait encore reculer. Il faut s’attendre à un ton plus « hawkish » (restrictif : priorité à la lutte contre l’inflation, donc des taux maintenus plus hauts) dans les prochaines semaines. Compte tenu de cette vigueur du secteur manufacturier, on peut envisager l’achat d’options d’achat (« call options » : droit d’acheter un actif à un prix fixé à l’avance) sur des ETF (fonds cotés en Bourse) du secteur industriel. Cela permettrait de profiter si la dynamique se prolonge au deuxième trimestre et entraîne de bonnes surprises sur les résultats des entreprises. Cela tranche avec une posture défensive — plus prudente, centrée sur des actifs jugés moins risqués — fréquente fin l’an dernier. À l’inverse, la perspective de taux durablement élevés rend les obligations à longue maturité moins attrayantes. On peut envisager l’achat d’options de vente (« puts » : droit de vendre un actif à un prix fixé à l’avance) sur des ETF de bons du Trésor américain (Treasuries, la dette de l’État fédéral). Objectif : se couvrir contre une hausse des rendements (yields, le taux offert par l’obligation). C’est une manière directe de jouer l’idée que la désinflation — le ralentissement de l’inflation — observée en 2025 marque une pause. L’incertitude accrue sur la trajectoire de la Fed peut aussi faire grimper la volatilité des marchés (l’ampleur des variations des cours). Il est possible d’utiliser des options pour une position « longue volatilité » (gagner si les mouvements de marché augmentent), par exemple via un straddle sur le S&P 500 (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice, pour miser sur un mouvement important, quelle qu’en soit la direction), avant la prochaine annonce du FOMC. Cela permettrait de tirer profit d’un mouvement marqué du marché, sans parier sur la hausse ou la baisse.

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Elias Haddad (BBH) : les actions battent des records tandis que le dollar rebondit, éclipsant les prévisions de croissance plus faibles du FMI

Les actions mondiales évoluent à des sommets historiques et le dollar américain a effacé une partie de ses pertes, tandis que le FMI a publié des prévisions de croissance plus faibles. L’indice du dollar américain (DXY, un indicateur du dollar face à un panier de grandes devises) devrait rester dans sa fourchette de 96,00–100,00 dans les prochains mois. Les écarts de taux d’intérêt entre les États-Unis et les autres grandes économies (c’est-à-dire la différence entre les niveaux de taux directeurs) sont présentés comme le principal facteur maintenant le DXY dans cette zone depuis près d’un an. La demande étrangère continue pour des titres américains de long terme (obligations et autres placements à échéance longue) est aussi citée comme un soutien au dollar à court terme. Les données TIC (Treasury International Capital, statistiques officielles sur les flux de capitaux entre les États-Unis et le reste du monde) montrent que, sur les douze mois jusqu’à février, les acheteurs étrangers ont accumulé 1 615 Md$ de titres américains de long terme. Cela inclut des bons et obligations du Trésor, des obligations d’entreprises, des actions, des obligations d’agences publiques américaines (organismes liés à l’État) et d’autres instruments à long terme. La demande étrangère pour ces titres américains de long terme devrait ralentir avec le temps si moins de dollars américains partent à l’étranger. Cela est lié aux efforts visant à réduire le déficit commercial américain (quand un pays importe plus qu’il n’exporte), ce qui pourrait limiter le « retour » de dollars détenus à l’étranger vers les actifs américains. Les contrats à terme sur les fed funds (instruments de marché qui reflètent les anticipations de taux de la Réserve fédérale) intègrent une probabilité de 45% d’une baisse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) d’ici la fin de l’année, ce qui ramènerait le taux directeur à 3,25–3,50%. Un assouplissement d’un cran d’ici la fin de l’année est aussi présenté comme scénario central, cohérent avec les projections du FOMC (le comité de politique monétaire de la Fed). Les marchés continuent de faire abstraction des prévisions mondiales mitigées et privilégient le scénario d’une reprise américaine. Le FMI a récemment projeté une croissance mondiale stable de 3,2%, mais cette estimation est éclipsée par la meilleure tenue relative de l’économie américaine. Nous partageons cette focalisation à court terme sur la reprise. Nous n’anticipons pas de nouveaux sommets de cycle pour le dollar dans les prochains mois. Les écarts de taux, la Fed maintenant ses taux à 5,25%–5,50%, continuent d’ancrer le DXY dans sa fourchette plus récente de 103,00–107,00. Cette stabilité suggère aux intervenants d’envisager des stratégies visant à tirer parti d’une volatilité attendue faible sur les principales paires de devises (la volatilité étant l’ampleur des variations de prix).

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Williams prévoit une inflation de 2,75 % à 3 % cette année face à la hausse des coûts de l’énergie et à l’apparition de perturbations des chaînes d’approvisionnement

John Williams, président de la Réserve fédérale de New York, a déclaré observer des signes précoces de perturbations des chaînes d’approvisionnement (difficultés à produire et acheminer les biens). Il anticipe une inflation de 2,75% à 3% cette année, liée à la hausse des prix de l’énergie, et indique que la guerre au Moyen-Orient pousse déjà l’inflation à la hausse. Il a expliqué qu’une partie du choc énergétique (hausse brutale des prix de l’énergie) se répercute sur d’autres prix, tandis qu’une fin rapide du conflit pourrait réduire les tensions inflationnistes (pressions à la hausse sur les prix). Il a ajouté que les perspectives économiques sont très incertaines en raison des effets de la guerre. Williams estime que la politique monétaire (actions de la banque centrale sur les taux et la liquidité) est bien calibrée et que le dispositif de pilotage des taux de la Fed (mécanisme opérationnel qui maintient les taux du marché autour de l’objectif) fonctionne très bien. Il a aussi indiqué que l’impact des droits de douane (taxes sur les importations) sur l’inflation devrait s’atténuer cette année. Il prévoit un taux de chômage entre 4,25% et 4,5%. Il table sur un retour de l’inflation à l’objectif de 2% en 2027 et une croissance du PIB (production totale de l’économie) de 2% à 2,5% en 2026. Il a jugé que le marché du travail envoie des signaux contrastés. Après ses propos, l’indice du dollar (Dollar Index, mesure du billet vert face à un panier de grandes devises) a conservé de faibles gains quotidiens au-dessus de 98,00. Avec une inflation désormais attendue proche de 3% en 2026, l’espoir de baisses marquées des taux directeurs (taux fixés par la banque centrale) cette année s’estompe. La politique monétaire devrait rester restrictive (taux élevés pour freiner la demande), ce qui renforce le scénario de taux « plus hauts plus longtemps ». Cette lecture est appuyée par les dernières données: l’indice des prix à la consommation (IPC, mesure de l’inflation au niveau des ménages) de mars 2026 est ressorti à 3,1% sur un an. Dans ce contexte, certains investisseurs peuvent privilégier des stratégies profitant de taux durablement élevés, comme vendre des contrats à terme sur taux d’intérêt (produits dérivés permettant de se couvrir ou de parier sur l’évolution des taux) avec échéance fin 2026. Le marché a déjà revu ses anticipations: une seule baisse potentielle de taux est désormais envisagée cette année, contre trois attendues en janvier. Les rendements (taux des obligations) pourraient encore monter si les prix de l’énergie ne se détendent pas. Le principal moteur reste l’énergie, le conflit au Moyen-Orient maintenant le pétrole WTI (référence du pétrole américain) autour de 95 dollars le baril. Des stratégies sur le secteur de l’énergie, comme acheter des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) sur des contrats à terme sur pétrole, offrent une manière directe de se positionner sur cette pression inflationniste. Ces positions seraient favorisées si les perturbations d’offre continuent de pousser les prix vers le haut. L’incertitude élevée suggère aussi que la volatilité des marchés (amplitude des fluctuations des prix) pourrait persister. Il faut donc s’attendre à davantage de mouvements, et des positions « longues volatilité » via des options sur le VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500) ou sur de grands indices boursiers peuvent servir de couverture (protection). Une hausse des tensions géopolitiques peut provoquer un bond de la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options). L’environnement reste favorable au dollar, car des taux relativement plus élevés attirent des capitaux. Le Dollar Index au-dessus de 98,00 reflète cette solidité. Conserver des positions acheteuses sur le dollar face à des devises de banques centrales plus accommodantes (« dovish », prêtes à baisser les taux) peut rester une stratégie pertinente.

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