EUR/JPY recule légèrement vers 187,50, mais reste solidement au-dessus de sa moyenne mobile exponentielle à 100 jours, tandis que le yen se renforce

L’EUR/JPY a légèrement reculé, autour de 187,50, en début de séance européenne jeudi, le yen japonais se renforçant face à l’euro sur fond de craintes d’une action des autorités. La ministre japonaise des Finances, Satsuki Katayama, a indiqué avoir demandé au G7 de surveiller de près les mouvements sur le marché des changes (marché où s’échangent les devises). Les marchés intègrent une hausse des taux de la Banque du Japon (BoJ, la banque centrale du Japon) jusqu’à 1,00% d’ici fin juin. Selon un sondage Reuters, près des deux tiers des économistes anticipent ce scénario, une hausse en avril ou en juin étant jugée aussi probable l’une que l’autre en raison des incertitudes liées à la guerre en Iran.

Daily Chart Technical Picture

Sur le graphique journalier, la paire reste au-dessus de la moyenne mobile exponentielle (EMA, une moyenne mobile qui donne plus de poids aux cours récents) à 100 jours, ce qui maintient une dynamique positive à court terme. L’indice de force relative (RSI, un indicateur de momentum qui mesure la vitesse du mouvement des prix) à 14 jours se situe autour de 69, juste sous la zone de surachat (niveau où le marché peut être considéré comme monté trop vite). Une résistance (niveau où la hausse a tendance à buter) apparaît d’abord vers 187,95, au niveau de la bande supérieure de Bollinger (des bandes de volatilité autour d’une moyenne mobile), puis vers 188,50. Le support (niveau où la baisse a tendance à s’arrêter) se situe à 186,20, puis autour de 185,00 sur la bande médiane de Bollinger, avec l’EMA 100 jours à 182,75 en dessous.

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Les chiffres compilés par FXStreet montrent une hausse des prix de l’or en Malaisie, les données faisant état d’une progression du métal précieux.

Les prix de l’or ont progressé en Malaisie jeudi, selon les données de FXStreet. L’or s’établissait à 612,87 MYR le gramme, contre 608,41 MYR mercredi. Le prix par tola a augmenté à 7 148,42 MYR, contre 7 096,32 MYR la veille. Les autres prix indiqués étaient de 6 128,72 MYR pour 10 grammes et de 19 062,30 MYR l’once troy (mesure utilisée sur les marchés des métaux précieux, équivalente à 31,1035 grammes).

Calcul du prix de l’or en Malaisie

FXStreet calcule les prix de l’or en Malaisie en convertissant les cours internationaux via le taux USD/MYR (dollar américain contre ringgit malaisien) et les unités locales. Les chiffres sont mis à jour chaque jour à partir des prix de marché au moment de la publication, et les prix locaux peuvent légèrement varier. Les banques centrales sont les plus grands détenteurs d’or. Elles ont ajouté 1 136 tonnes, soit environ 70 milliards de dollars, en 2022, selon le World Gold Council, le total annuel le plus élevé depuis le début des statistiques. L’or évolue souvent à l’inverse du dollar américain et des bons du Trésor américain (obligations d’État des États-Unis). Il peut aussi évoluer à l’opposé des actifs risqués comme les actions. Les prix peuvent changer en fonction des événements géopolitiques, des craintes de récession, des taux d’intérêt et des variations du dollar, car l’or est coté en dollars (XAU/USD : code de marché pour l’or exprimé en dollar).

Principaux facteurs de marché à surveiller

Les investisseurs surveillent les signaux de la Réserve fédérale américaine (Fed : banque centrale des États-Unis) sur sa politique de taux pour le second semestre. Les dernières données économiques, notamment le rapport sur l’emploi de mars 2026 un peu moins solide, avec un taux de chômage remonté à 4,1 %, ont alimenté les anticipations d’une baisse des taux au quatrième trimestre. L’or ne rapporte pas d’intérêt (actif « sans rendement ») : quand les taux baissent, il devient généralement plus attractif. Les tensions géopolitiques, en particulier les récents épisodes en mer de Chine méridionale, soutiennent la demande d’« actif refuge » (valeur recherchée en période d’incertitude). Par ailleurs, même si l’inflation globale (indice général) a reculé depuis les sommets de 2023, l’inflation sous-jacente (hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) reste au‑dessus de 3 % aux États-Unis et en Europe. Dans ce contexte, certains opérateurs utilisent des produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici l’or), comme les options d’achat (« call options » : droit d’acheter à un prix fixé), pour se protéger contre des chocs de marché et contre l’érosion du pouvoir d’achat. L’indice du dollar américain (Dollar Index : mesure du dollar face à un panier de grandes devises) s’est replié ces dernières semaines, depuis ses sommets de début 2026, à mesure que les anticipations de baisse des taux se renforcent. Cette relation inverse soutient l’or coté en dollars. Une approche via des produits dérivés consiste à acheter un « call spread » sur des contrats à terme sur l’or (stratégie combinant l’achat d’un call et la vente d’un autre call à un prix plus élevé, pour réduire le coût mais plafonner le gain).

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Aux Pays-Bas, le taux de chômage trimestriel corrigé des variations saisonnières a reculé à 4 %, contre 4,1 % précédemment.

Le taux de chômage des Pays-Bas, corrigé des variations saisonnières (c’est-à-dire ajusté pour tenir compte des fluctuations régulières liées aux saisons), sur trois mois, s’est établi à 4 % en mars. Il était de 4,1 % lors de la précédente publication. Le taux de chômage néerlandais recule à 4 %, contre 4,1 %. Cela suggère un marché du travail tendu (peu de personnes disponibles par rapport aux postes à pourvoir) et une économie solide dans une zone clé de la zone euro. Cela peut soutenir la consommation des ménages.

Implications For ECB Policy

Ce chiffre solide sur l’emploi pèse directement dans l’analyse de la Banque centrale européenne (BCE). Avec une inflation en zone euro annoncée à 2,8 % en mars, encore élevée et difficile à faire baisser, des hausses de salaires liées à un marché du travail tendu aux Pays-Bas rendent une baisse de taux à court terme moins probable. Cela contredit un scénario plus accommodant (politique monétaire avec des taux plus bas) envisagé après 2025, lorsque plusieurs indicateurs plus faibles laissaient attendre un assouplissement plus rapide. Pour les actions, ce contexte peut soutenir les indices néerlandais et européens comme l’AEX. Des options d’achat (call options, instruments donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur l’indice AEX 25 peuvent permettre de profiter d’une hausse si l’activité reste solide et améliore les perspectives de bénéfices. Vendre des options de vente hors de la monnaie (out-of-the-money puts : options de vente dont le prix d’exercice est défavorable au cours actuel) est une autre façon de se positionner sur un marché stable ou en hausse. Sur le marché obligataire, ces données sont défavorables car elles repoussent l’idée de baisses de taux. Les rendements des Bunds allemands (obligations d’État allemandes, référence en Europe) pourraient subir une pression à la hausse, dans la continuité du mouvement observé depuis leur point bas fin 2025. Des positions vendeuses sur des contrats à terme (futures : contrats standardisés pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) sur Bund peuvent alors être envisagées. Cette évolution peut aussi soutenir l’euro. Une BCE moins accommodante que d’autres banques centrales pourrait renforcer le taux de change EUR/USD autour de 1,09. Des stratégies comme l’achat d’options d’achat sur l’euro peuvent permettre de tirer parti d’une appréciation de la devise dans les prochaines semaines.

Positioning In FX And Rates

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La production industrielle chinoise a progressé de 5,7 % sur un an, dépassant les 5,5 % attendus pour les chiffres de mars

La production industrielle chinoise a progressé de 5,7 % sur un an en mars. Ce chiffre dépasse l’attente de 5,5 %. La publication compare la production de mars à celle du même mois un an plus tôt. Le résultat est supérieur de 0,2 point de pourcentage aux prévisions. Ces chiffres plus solides que prévu envoient un signal direct d’une hausse de la demande de matières premières dans les prochaines semaines. Cette surprise positive indique un secteur manufacturier (industrie de transformation) plus résistant qu’anticipé, ce qui devrait soutenir les principaux métaux industriels. Nous devrions envisager des positions acheteuses sur des contrats à terme (futures : contrats standardisés négociés en Bourse) sur le cuivre et le minerai de fer, dont les prix réagissent fortement à l’activité industrielle chinoise. Ces données renforcent aussi notre scénario haussier sur les devises liées aux matières premières, en particulier le dollar australien. La Chine étant le premier partenaire commercial de l’Australie, une économie chinoise solide soutient directement la demande d’exportations australiennes, surtout le minerai de fer. Comme l’AUD/USD évolue dans une fourchette étroite autour de 0,6650, cela pourrait servir de déclencheur (« catalyseur ») à une sortie par le haut. Nous pouvons également anticiper un effet sur l’énergie : une activité industrielle plus forte implique une consommation d’énergie plus élevée. Les importations chinoises de pétrole brut, récemment repassées au-dessus de 11 millions de barils par jour, devraient rester élevées, voire augmenter après cette publication. Cela conforte l’intérêt de conserver des positions acheteuses sur des options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) sur le pétrole brut, avec une échéance (date d’expiration) d’un à deux mois. Cependant, malgré ce signal positif, il faut garder à l’esprit les risques persistants dans l’immobilier chinois. D’où l’intérêt de stratégies à risque limité (« defined-risk » : perte maximale connue à l’avance), comme des spreads haussiers sur options d’achat (bull call spread : acheter un call et vendre un autre call à un prix d’exercice plus élevé pour réduire le coût et plafonner le gain) sur des ETF (fonds cotés en Bourse) de matières premières ou sur des valeurs minières. Cela permet de profiter d’une hausse potentielle tout en limitant la perte maximale si cette amélioration industrielle s’avère temporaire.

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Le PIB chinois a progressé de 5 % sur un an au premier trimestre, dépassant les prévisions de 4,8 %

Le produit intérieur brut (PIB, c’est-à-dire la valeur totale des biens et services produits) de la Chine a progressé de 5% sur un an au premier trimestre. Ce chiffre dépasse les attentes, fixées à 4,8%. Ces données comparent la production du premier trimestre à celle de la même période un an plus tôt. Elles montrent une croissance supérieure de 0,2 point de pourcentage aux prévisions. Ce PIB meilleur qu’attendu indique que l’économie chinoise a plus d’élan que prévu dans nos scénarios. Cette surprise positive devrait nous amener à revoir les positions négatives (pari sur une baisse) et à chercher des opportunités sur les actifs (instruments financiers) liés à la croissance chinoise. Dans les prochaines semaines, il faut privilégier des stratégies qui profitent d’une activité en hausse et d’un meilleur climat de marché. Nous pouvons envisager d’acheter des options d’achat (« call », qui donnent le droit d’acheter à un prix fixé) sur des indices actions chinois comme le CSI 300 et le Hang Seng. Après une période de sous-performance (performance inférieure au marché) pendant une grande partie de 2025, ces données apportent une raison économique solide pour une hausse. La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) pourrait reculer maintenant que cette statistique clé est connue, ce qui rend les « call spreads » (achat d’un call et vente d’un autre call à un prix plus élevé, pour réduire le coût) efficaces pour se positionner à la hausse. Ces chiffres renforcent aussi le scénario d’une appréciation du yuan. On peut donc regarder des contrats à terme (« futures », accords d’achat/vente à une date future) ou des options sur le CNH (yuan offshore, coté hors de Chine continentale). La Banque populaire de Chine dispose désormais de plus de marge pour laisser la devise se renforcer modestement sans craindre de freiner la croissance. De récentes données de la CFTC (autorité américaine qui publie le positionnement des investisseurs sur les marchés à terme) montrent une baisse des paris baissiers contre le yuan, une tendance que ce PIB devrait accentuer. Les matières premières en bénéficient directement: il faut s’intéresser à des positions longues (pari sur une hausse) sur les futures sur le cuivre et le minerai de fer. La Chine consomme encore plus de la moitié du cuivre raffiné mondial, donc une croissance du PIB de 5% suggère une demande industrielle solide. En 2025, les prix de ces matériaux avaient souffert des inquiétudes sur l’immobilier; ce rapport indique un possible retournement. Comme ce chiffre positif réduit une source majeure d’incertitude, on peut aussi envisager de vendre de la volatilité (stratégie qui gagne si les variations de marché restent limitées). Vendre des options de vente (« put », qui donnent le droit de vendre à un prix fixé) sur des ETF comme l’iShares MSCI China ETF (MCHI) peut être une approche pertinente. Cela permet d’encaisser une prime (le prix payé pour l’option) tout en exprimant une vision prudemment positive, l’idée étant que le marché a probablement trouvé un plancher (niveau où les cours cessent de baisser).

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Le PIB trimestriel de la Chine progresse de 1,3 % au premier trimestre, conformément aux attentes des analystes

Le produit intérieur brut (PIB, c’est-à-dire la valeur totale des biens et services produits) de la Chine a progressé de 1,3% sur un trimestre au premier trimestre. Ce chiffre est conforme aux prévisions du marché. Le résultat indique que l’activité a augmenté au rythme attendu sur la période. Aucun autre détail n’a été communiqué dans cette note succincte. Le PIB du T1, à +1,3% sur un trimestre, correspond exactement à ce qu’anticipait le marché. L’absence de surprise réduit une source importante d’incertitude à court terme pour les actifs chinois. Nous y voyons un signal de baisse probable de la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite des prix des options) sur des instruments comme les options sur les ETF FXI et MCHI (fonds cotés en Bourse répliquant des actions chinoises) dans les prochaines semaines. En regardant les composantes, les chiffres confirment un déséquilibre connu. La production industrielle de mars a dépassé les attentes, à +6,1%, tandis que les ventes au détail ont déçu, à seulement +3,1%, en dessous du consensus de 4,5% (prévision moyenne des analystes). Cela suggère que la reprise tirée par les usines ne se traduit pas encore par une confiance large des ménages. Cette croissance régulière mais peu dynamique offre peu d’arguments pour une forte hausse des matières premières industrielles. Les prix du minerai de fer, récemment stabilisés autour de 115 dollars la tonne après une baisse marquée en début d’année, ont peu de chances de connaître un bond significatif de la demande à la suite de ces données. Dans ce contexte, des stratégies de « corridor » (parier sur des prix qui restent dans une fourchette) peuvent être envisagées, comme la vente d’options d’achat couvertes (vendre une option d’achat tout en détenant l’action, afin d’encaisser une prime) sur des valeurs de producteurs de matières premières. Pour les cambistes (traders sur devises), un PIB conforme laisse à la Banque populaire de Chine peu de raisons de modifier fortement sa trajectoire. Cela renforce la stabilité de la paire USD/CNH (dollar contre yuan offshore, c’est-à-dire le yuan négocié hors de Chine continentale), maintenue dans une fourchette étroite autour de 7,23 par des banques publiques. La vente de « strangles » à très court terme (stratégie options consistant à vendre un call et un put éloignés du prix actuel, pour profiter d’une faible volatilité) sur cette paire peut être une approche pour tirer parti d’une volatilité attendue faible.

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Le WTI reste sous pression autour de 88 dollars, les tensions dans le détroit d’Ormuz compensant l’optimisme lié aux avancées diplomatiques avec l’Iran

Le WTI a reculé pour une troisième séance, mais sans accélération marquée. Il évoluait légèrement sous 88,00 dollars pendant la séance asiatique, en baisse d’environ 0,40%, après un rebond depuis des niveaux sous 85,00 dollars, un plus bas de plus de trois semaines. Les cours ont été pénalisés par l’espoir d’un apaisement des tensions entre les États-Unis et l’Iran et par la possibilité d’un cessez-le-feu prolongé. Le président américain Donald Trump a déclaré que la guerre avec l’Iran pourrait toucher à sa fin, et la Maison Blanche s’est dite optimiste sur un accord, après des informations faisant état d’un deuxième cycle de discussions dans les prochains jours. La baisse a toutefois été limitée par les risques liés au détroit d’Ormuz et par des tensions régionales persistantes. L’Iran a posé une condition à la reprise des discussions, tandis que le Premier ministre israélien a indiqué qu’il n’y avait pas d’engagement sur un cessez-le-feu, et que l’armée israélienne (Tsahal) avait reçu l’ordre d’étendre la zone de sécurité. Un blocus naval américain des ports iraniens a été présenté comme pleinement mis en œuvre après la fin des discussions d’Islamabad samedi dernier. Le commandement militaire conjoint iranien a averti que le commerce dans le Golfe pourrait être interrompu si le blocus n’est pas levé, ce qui accroît le risque de perturbation de l’approvisionnement. Le WTI est la référence du pétrole brut américain (un prix de marché utilisé comme repère). Son prix dépend surtout de l’offre et de la demande, des tensions internationales, du dollar, des décisions de l’Opep (le cartel des pays exportateurs de pétrole) et des rapports hebdomadaires sur les stocks (les quantités de pétrole stockées). Deux sources dominent: l’API (American Petroleum Institute, une organisation privée de l’industrie) publie ses données le mardi, et l’EIA (Energy Information Administration, l’agence statistique fédérale) le mercredi. Leurs chiffres se situent à moins de 1% d’écart environ 75% du temps.

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Les craintes d’une intervention soutiennent le yen, tandis que la faiblesse du dollar maintient l’USD/JPY proche de son plus bas hebdomadaire

L’USD/JPY a baissé pendant la séance asiatique de jeudi, glissant vers 158,70–158,65. La paire est restée proche du plus bas hebdomadaire atteint mardi, après un affaiblissement du dollar. L’indice du dollar (mesure du dollar face à un panier de grandes devises) évoluait près de son plus bas niveau depuis début mars, les marchés réagissant à l’espoir d’un cessez-le-feu et à des déclarations selon lesquelles la guerre avec l’Iran serait proche de sa fin. Les attentes de poursuite des discussions ont réduit la demande pour le dollar, considéré comme une valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude).

Pétrole et attentes de politique monétaire

Le pétrole brut s’échangeait près d’un plus bas de trois semaines établi mardi, ce qui a atténué les craintes d’inflation (hausse générale des prix) et réduit les anticipations d’un durcissement de la politique de la Réserve fédérale (la Fed, banque centrale des États-Unis). Le yen a aussi été soutenu par la spéculation selon laquelle les autorités japonaises pourraient intervenir (acheter du yen/vendre des dollars) pour freiner la faiblesse de la monnaie. La hausse du yen est toutefois restée limitée par les risques liés au détroit d’Ormuz et par des contraintes de transport maritime autour de l’Iran. Le Japon dépend fortement des importations d’énergie en provenance du Moyen-Orient, et des perturbations des flux pétroliers ont ravivé les inquiétudes sur un impact à court terme sur l’économie japonaise. L’USD/JPY évolue dans une fourchette connue depuis environ un mois, après un repli depuis le milieu des 160,00, son plus haut depuis juillet 2025 atteint le mois dernier. En l’absence de statistiques américaines majeures attendues, les commentaires des membres du FOMC (comité de la Fed qui décide des taux) sont signalés comme un facteur susceptible d’influencer le dollar.

Écart de taux et risque d’intervention

Les données récentes montrent que l’écart de politique monétaire entre les États-Unis et le Japon se creuse à nouveau, à l’inverse du resserrement observé en 2024 et 2025. L’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) de mars 2026 aux États-Unis est ressorti plus élevé que prévu à 3,1%, renforçant l’idée que la Fed maintiendra des taux élevés plus longtemps. Cela a ramené le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans au-dessus de 4,50% (taux d’intérêt implicite payé par l’État américain), un contraste marqué avec le rendement de référence japonais, qui reste proche de 0,90%. Parallèlement, la situation économique du Japon semble plus fragile, ce qui confirme les inquiétudes sur la sécurité énergétique. Les premières estimations du PIB (produit intérieur brut, mesure de la production économique) du T1 2026 ont montré une contraction de 0,2%, les coûts élevés des importations d’énergie liés à l’instabilité au Moyen-Orient étant cités comme un facteur majeur. Cette faiblesse complique fortement un resserrement de la Banque du Japon, ce qui laisse le yen vulnérable aux « carry trades » (stratégies consistant à emprunter dans une devise à taux bas, comme le yen, pour investir dans une devise à taux plus élevé, comme le dollar). Le principal risque pour une position acheteuse sur l’USD/JPY reste une intervention directe des autorités japonaises, qui pourrait provoquer une baisse brutale. Une intervention en février 2026 a fait reculer la paire d’environ 400 pips (unité de variation en marché des changes) en une journée, avant que la tendance haussière ne reprenne en quelques semaines. Cela montre que l’intervention est un risque, mais que ses effets peuvent être temporaires face à des facteurs économiques puissants. Compte tenu de la dynamique haussière, mais aussi du risque de baisse en cas d’intervention, il peut être pertinent d’envisager des stratégies offrant une exposition à la hausse avec un risque limité. L’achat d’options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé à l’avance) sur l’USD/JPY, avec des prix d’exercice (strike, niveau auquel l’option peut être exercée) à 160,00 ou au-dessus, peut être une approche prudente. Cette stratégie permet de bénéficier d’une éventuelle cassure au-dessus de 160,00 tout en limitant la perte maximale à la prime payée (coût de l’option) si les autorités interviennent.

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Les anticipations d’inflation des consommateurs australiens ont grimpé de 5,2 % à 5,9 %, signalant une hausse des perspectives de prix chez les ménages.

Les anticipations d’inflation des consommateurs en Australie ont progressé à 5,9 % en avril, contre 5,2 % lors de la précédente mesure. La variation correspond à une hausse de 0,7 point de pourcentage. Les chiffres comparent avril au résultat du mois précédent.

Les anticipations d’inflation bondissent en avril

Le récent bond des anticipations d’inflation des consommateurs à 5,9 % est un signal important. Cette forte hausse indique que les pressions sur les prix pourraient se stabiliser à un niveau plus élevé (autrement dit, les anticipations « se réancrent » plus haut), ce qui complique nettement la tâche de la Reserve Bank of Australia (RBA, la banque centrale australienne). Cela réduit fortement la probabilité d’une baisse des taux cette année et remet plutôt sur la table l’hypothèse d’une hausse des taux. Ce changement d’anticipations se reflète déjà sur les marchés de taux (marchés où s’échangent des produits liés aux taux d’intérêt). Les investisseurs intègrent désormais une probabilité supérieure à 40 % d’une hausse des taux de la RBA d’ici août, un retournement marqué par rapport à il y a quelques semaines. Les rendements (taux de rémunération) des obligations d’État australiennes à deux ans ont ainsi grimpé à 4,45 %, leur plus haut niveau depuis fin 2025. Dans ce contexte, les intervenants doivent s’attendre à davantage de volatilité (variations rapides et fortes des prix) sur les contrats à terme de taux à court terme (produits qui permettent de se couvrir ou de spéculer sur l’évolution future des taux). Se positionner pour des rendements plus élevés paraît plus prudent. Cela peut passer par l’achat d’options de vente (« put options », un droit de vendre à un prix fixé) sur des contrats à terme obligataires, afin de se protéger contre une baisse des prix des obligations (quand les rendements montent, les prix des obligations baissent en général). L’environnement rappelle 2024, lorsque des données d’inflation des services restées élevées (« sticky », c’est-à-dire qui baisse lentement) avaient conduit la RBA à relever ses taux à la surprise générale après une longue période d’attentisme. Une RBA plus restrictive (« hawkish », c’est-à-dire plus encline à monter les taux pour freiner l’inflation) devrait soutenir le dollar australien. L’AUD/USD a déjà progressé à 0,6820 cette semaine, l’écart de taux (différence de taux d’intérêt) avec les États-Unis étant attendu en réduction. La devise pourrait encore monter dans les prochaines semaines si les prochaines données officielles d’IPC (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) confirment une inflation durablement élevée.

Perspectives pour le dollar australien

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La livre sterling rebondit ; le GBP/USD se stabilise près de 1,3570 en Asie, alors que les tensions au Moyen-Orient s’apaisent globalement

La paire GBP/USD s’est redressée après de légères pertes la veille et s’échangeait près de 1,3570 en Asie jeudi. Ce mouvement s’explique par une amélioration de l’appétit pour le risque, sur fond d’espoir de baisse des tensions au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a déclaré que la guerre était « proche de sa fin ». Des informations, dont Bloomberg, ont évoqué la possibilité d’une prolongation de cessez-le-feu de deux semaines. Trump a toutefois estimé que cela n’était pas nécessaire, en raison de négociations en cours. L’incertitude persiste après l’annonce américaine d’un projet d’envoi de 10 000 soldats supplémentaires dans la région. Le détroit d’Ormuz est resté fermé, ce qui maintient les prix de l’énergie à un niveau élevé et alimente les pressions inflationnistes (hausse durable des prix). Les marchés continuent d’anticiper deux hausses de taux de la Banque d’Angleterre cette année. L’attention se porte aussi sur une rencontre entre la ministre britannique des Finances Rachel Reeves et le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent, en marge des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington. Le « Beige Book » de la Réserve fédérale (rapport de conjoncture fondé sur des retours d’entreprises et d’acteurs locaux) fait état d’une activité économique modérée. En mars, l’indice des prix à la production (PPI, mesure de l’inflation au niveau des producteurs) a accéléré à 4 %, ce qui conforte l’idée que la Fed restera prudente sur les changements de politique monétaire en 2026. Alberto Musalem a averti qu’une hausse des prix du pétrole pourrait se transmettre à l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation). Selon lui, l’inflation de fond pourrait rester légèrement sous 3 % ou autour de ce niveau.

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