L’AUD/USD a évolué près de 0,6910 en début de séance européenne lundi. Le soutien est venu d’un appétit pour le risque en hausse, lié à des espoirs de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran (c’est-à-dire une trêve temporaire des hostilités, favorable aux actifs jugés plus risqués).
Bloomberg, citant Axios, a évoqué des discussions entre les États-Unis, l’Iran et des médiateurs régionaux autour d’un cessez-le-feu potentiel de 45 jours. Selon l’article, la probabilité d’un accord dans les 48 prochaines heures est faible, tandis que le président américain Donald Trump a été cité disant qu’un accord est probable avant son échéance de mardi.
Données américaines et perspectives de la Fed
Plus tard lundi, l’indice ISM des services (PMI, un indicateur d’activité : au-dessus de 50, il signale une expansion ; en dessous de 50, une contraction) pour mars est attendu aux États-Unis. Des données américaines plus solides ont renforcé l’idée que la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) pourrait maintenir ses taux élevés plus longtemps, ce qui soutient souvent le dollar.
Les États-Unis ont créé 178 000 emplois en mars. Cela fait suite à une baisse de 133 000 précédemment (chiffre révisé depuis -92 000) et dépasse la hausse de 60 000 attendue.
Le taux de chômage a reculé à 4,3% en mars. Le rapport a indiqué que cela était principalement lié à une forte baisse de la population active (les personnes qui travaillent ou recherchent activement un emploi).
En Australie, la RBA (Reserve Bank of Australia, la banque centrale australienne) a relevé son taux directeur (le principal taux d’intérêt qui influence le coût des crédits) à 4,10% lors de sa réunion de mars pour lutter contre une inflation persistante (inflation qui ralentit peu). Les marchés penchent vers une nouvelle hausse potentielle en mai, et Westpac anticipe trois hausses supplémentaires en 2026, portant le taux à 4,85%, un niveau vu pour la dernière fois en novembre 2008.
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L’EUR/CAD est resté stable pour une deuxième séance, autour de 1,6070 en début d’échanges européens lundi. La paire s’est maintenue au-dessus de 1,6050, le dollar canadien s’affaiblissant avec la baisse des prix du pétrole. Le Canada est le principal exportateur de pétrole brut vers les États-Unis.
Le WTI (West Texas Intermediate, pétrole de référence américain) est retombé vers 102,80 dollars le baril après avoir gagné plus de 10 % la veille. Le pétrole a reculé après des informations évoquant des discussions entre les États-Unis, l’Iran et des médiateurs régionaux sur un possible cessez-le-feu de 45 jours. Toutefois, des sources citées par Axios via Bloomberg indiquaient qu’un accord était peu probable sous 48 heures.
Facteurs de marché et évolutions géopolitiques
Le président américain Donald Trump a appelé l’Iran à rouvrir le détroit d’Ormuz, avertissant qu’en cas de non-respect d’ici mardi, des frappes pourraient viser des infrastructures comme des centrales électriques et des ponts. L’euro a aussi résisté, la BCE (Banque centrale européenne) conservant une politique monétaire restrictive, c’est-à-dire des taux d’intérêt élevés, jusqu’au retour de l’inflation vers son objectif de 2 %.
Le dollar canadien dépend notamment des taux de la Banque du Canada, des prix du pétrole, de la croissance, de l’inflation, de la balance commerciale (différence entre exportations et importations), de l’appétit pour le risque des marchés et de la conjoncture américaine. La Banque du Canada vise une inflation entre 1 % et 3 % et peut recourir à des achats d’actifs (assouplissement quantitatif, injection de liquidités) ou, à l’inverse, réduire ces achats (resserrement quantitatif). Les variations du pétrole influencent la balance commerciale et, par ricochet, la devise.
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L’EUR/CAD est resté proche de 1,6070 en début de séance européenne lundi, presque inchangé pour une deuxième journée. La paire a gardé un ton plus ferme, le dollar canadien s’affaiblissant tandis que les prix du pétrole reculaient.
Le WTI (pétrole américain de référence) s’échangeait autour de 102,80 dollars le baril, après une hausse de plus de 10 % la veille. Le pétrole a replié après des informations sur des discussions impliquant les États-Unis, l’Iran et des médiateurs régionaux au sujet des conditions d’un éventuel cessez-le-feu de 45 jours, tandis que des sources non nommées jugeaient qu’un accord était peu probable dans les 48 prochaines heures.
Geopolitics Oil And The Canadian Dollar
Le président américain Donald Trump a appelé l’Iran à rouvrir le détroit d’Ormuz et a menacé de frappes contre des infrastructures, dont des centrales électriques et des ponts, si cela n’était pas fait d’ici mardi. Le Canada, principal exportateur de pétrole brut vers les États-Unis, voit souvent son dollar (le « loonie », surnom du dollar canadien) influencé par le pétrole : un baril moins cher tend à peser sur le CAD.
L’euro est resté soutenu par la position restrictive de la Banque centrale européenne (BCE), c’est‑à‑dire une politique de taux d’intérêt élevés pour freiner l’inflation. La présidente de la BCE Christine Lagarde et d’autres responsables ont indiqué que la politique resterait restrictive jusqu’au retour de l’inflation vers l’objectif de 2 %.
Le CAD est influencé par les taux de la Banque du Canada, les prix du pétrole, la conjoncture, l’inflation, la balance commerciale (différence entre exportations et importations), l’appétit ou l’aversion pour le risque sur les marchés, et l’économie américaine. La Banque du Canada vise une inflation entre 1 % et 3 % et peut recourir à l’« assouplissement » ou au « resserrement » quantitatif (achats ou réductions d’achats d’obligations, donc plus ou moins de liquidités) pour modifier les conditions de financement.
Nous rappelons les conditions de marché à la même période l’an dernier, lorsque l’EUR/CAD restait durablement au‑dessus de 1,6000. Aujourd’hui, la paire s’échange nettement plus bas, autour de 1,4720, signe d’un changement marqué des facteurs de fond. Cette évolution suggère que les stratégies haussières de 2025 ne sont plus adaptées.
Policy Outlook And Trading Implications
Les prix élevés du pétrole observés l’an dernier, avec un WTI au‑dessus de 100 dollars dans un contexte de tensions géopolitiques, ont eu un effet partagé sur le dollar canadien. Désormais, avec un WTI qui se stabilise autour de 86 dollars, le contexte change et le soutien au CAD est moins marqué. L’achèvement récent de l’extension de l’oléoduc Trans Mountain augmente toutefois la capacité d’exportation du Canada, un facteur favorable sur le fond pour le loonie.
L’analyse de l’an dernier était dominée par une BCE « hawkish » (ton plus dur, favorable à des taux élevés), ce qui soutenait l’euro. Le contexte est désormais différent : les marchés intègrent des baisses de taux de la BCE dès juin, l’inflation en zone euro ayant nettement ralenti. Ce basculement affaiblit l’argument en faveur d’une surperformance de l’euro face aux autres devises.
En face, la Banque du Canada se trouve dans une situation comparable : l’inflation est revenue dans la zone cible, à 2,8 %. Les attentes se déplacent vers des baisses de taux au Canada, possiblement dès cet été, ce qui pèse généralement sur le dollar canadien. Les investisseurs doivent donc considérer que les deux banques centrales pourraient assouplir leur politique ; le facteur clé devient le calendrier relatif.
Avec ce mouvement synchronisé vers une politique monétaire plus accommodante (taux plus bas), nous anticipons plutôt une phase d’évolution en range (dans une fourchette) qu’une tendance directionnelle forte sur l’EUR/CAD dans les prochaines semaines. Les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) peuvent envisager des stratégies qui profitent d’une faible volatilité (amplitude des variations), comme la vente de straddles (vente simultanée d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice), tout en restant attentifs aux chocs sur le pétrole. L’utilisation d’options pour encadrer le risque, par exemple via un « credit spread » (montage avec deux options visant à limiter la perte potentielle), peut être une approche prudente pour se positionner sur une consolidation autour de 1,4700.
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La variation du chômage en Espagne en mars a été inférieure aux attentes. Le consensus tablait sur une hausse de 10,3 k.
Le chiffre publié fait état d’une baisse de 22,9 k. Autrement dit, le chômage recule de 22,9 k au lieu d’augmenter.
Surprise sur le marché du travail espagnol
Les dernières données sur le chômage en Espagne, avec une baisse inattendue de 22 900 alors que le marché anticipait une hausse de 10 300, indiquent une économie intérieure plus solide que prévu. Cette résistance suggère que la demande des ménages (consommation) et l’activité des entreprises tiennent bien. Il convient donc d’adopter une lecture plus favorable des actifs espagnols et, plus largement, des marchés d’Europe du Sud.
Cette solidité du marché du travail complique la tâche de la Banque centrale européenne (BCE, l’institution qui fixe les taux d’intérêt de la zone euro). Une économie plus vigoureuse peut entretenir des pressions inflationnistes (hausse durable des prix), ce qui réduit la probabilité de baisses de taux à court terme. Les chiffres récents vont dans ce sens, avec une inflation en zone euro toujours élevée à 2,5 % en mars 2026, au-dessus de l’objectif de la BCE.
Ce mouvement ne date pas d’hier. Avec le recul de 2025, on observe que le marché du travail a fait preuve de résilience (capacité à résister au ralentissement) même lorsque le cycle de hausse des taux de la BCE (période où la banque centrale relève ses taux) touchait un sommet. La vigueur actuelle prolonge une tendance installée l’an dernier.
Dans ce contexte, un positionnement plus constructif sur les actions espagnoles peut se justifier. Acheter des options d’achat (« call options », des contrats donnant le droit d’acheter un actif à un prix fixé à l’avance) sur l’indice IBEX 35 (principal indice boursier espagnol) ou sur de grandes banques comme Santander et BBVA permet de miser sur cette dynamique. La dernière statistique PMI des services en Espagne à 55,2 renforce ce scénario: le PMI (indice des directeurs d’achat, indicateur d’activité) au-dessus de 50 signale une expansion.
Conséquences pour l’euro et idées de trading
La vigueur de l’économie espagnole soutient aussi l’euro. Alors que le marché anticipe désormais moins de baisses de taux de la BCE en 2026, la monnaie unique pourrait s’apprécier face aux autres devises. Des positions acheteuses sur les contrats à terme (« futures », contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix convenu) EUR/USD, ou l’achat d’options d’achat sur la paire, permettent de se positionner sur ce mouvement potentiel.
À venir, il faudra surveiller les prochaines publications sur le chômage et l’inflation en Allemagne et en France. Si elles surprennent également à la hausse, le scénario d’une BCE plus restrictive (« hawkish », c’est-à-dire encline à maintenir des taux élevés pour combattre l’inflation) se renforcera à l’échelle de la zone euro.
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Le chômage enregistré en Espagne a reculé de 22,9 k en mars. Le marché anticipait une hausse de 10,3 k.
Le résultat de mars est inférieur de 33,2 k aux attentes. Cela signale une baisse du chômage enregistré plus marquée que prévu.
Implications pour les perspectives de croissance en Espagne
Cette surprise positive sur le chômage en mars suggère un marché du travail plus solide que prévu. L’économie montre une certaine résistance, ce qui peut soutenir la consommation des ménages. Cela plaide pour un biais plus constructif sur les actifs espagnols.
Nous pouvons envisager de nous positionner sur une hausse de l’indice IBEX 35 dans les prochaines semaines. Acheter des options d’achat (options qui donnent le droit, mais pas l’obligation, d’acheter un actif à un prix fixé à l’avance) sur un ETF répliquant l’IBEX (fonds coté en Bourse qui suit l’évolution d’un indice) permet de capter ce potentiel. Une activité économique plus forte pourrait soutenir les grandes entreprises espagnoles.
Ces chiffres d’emploi, issus d’une grande économie de l’UE, alimentent la réflexion de la Banque centrale européenne (BCE, l’institution qui fixe les taux d’intérêt de la zone euro). Alors que l’estimation rapide de l’inflation (CPI « flash », première estimation) en zone euro pour mars est remontée à 2,6 %, cela renforce le camp favorable à une politique plus restrictive (« hawkish », c’est-à-dire plus enclin à maintenir des taux élevés pour contenir l’inflation). La BCE sera donc moins incitée à préparer des baisses de taux lors de sa prochaine réunion.
Une économie européenne plus robuste et une BCE moins accommodante (« dovish », c’est-à-dire plus encline à baisser les taux pour soutenir l’activité) soutiennent l’euro. On peut exprimer cette idée via des options d’achat sur la paire EUR/USD (taux de change entre l’euro et le dollar), qui évolue autour de 1,09. Ce chiffre renforce l’argument contre une nouvelle appréciation du dollar à court terme.
Gestion des risques et structure de la stratégie
Nous devons rester disciplinés : un schéma comparable de bons indicateurs au troisième trimestre 2025 s’était finalement essoufflé. Le marché s’était retrouvé mal positionné lorsque la BCE avait maintenu ses taux inchangés en novembre 2025. Les prochaines publications de PIB de la zone euro (produit intérieur brut, mesure de la production économique) et d’inflation définitive seront déterminantes pour confirmer la tendance.
Pour limiter le risque, une stratégie de « bull call spread » sur l’IBEX 35 avec une échéance fin avril ou mai peut être pertinente. Il s’agit d’acheter une option d’achat et d’en vendre une autre à un prix d’exercice plus élevé, afin de viser une hausse modérée tout en plafonnant la perte potentielle. C’est une façon prudente de jouer la dynamique en attendant les prochaines données d’inflation.
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L’USD/JPY est jugé très tendu à l’approche du seuil de 160, un niveau surveillé de près par les autorités japonaises. La paire a été soutenue par l’écart de taux d’intérêt entre les États-Unis et le Japon (différence entre les taux directeurs, qui influence les rendements et donc les flux de capitaux).
Les marchés évaluent désormais à 67% la probabilité que la Banque du Japon relève ses taux lors de sa réunion du 28 avril. Cela accroît la pression, les traders arbitrant entre des chances plus élevées de hausse des taux et le soutien apporté à l’USD/JPY par les rendements.
Faiblesse du yen et inflation des ménages
Au Japon, les responsables politiques voient de plus en plus une faiblesse prolongée du yen comme un risque d’inflation « par les coûts » pour les ménages (hausse des prix liée au renchérissement des importations, et non à une demande plus forte). L’attention se déplace des avantages pour les exportateurs et pour le Nikkei 225 (principal indice boursier japonais) vers l’impact sur le pouvoir d’achat.
L’enquête Tankan de la Banque du Japon (baromètre trimestriel de confiance des entreprises) a signalé des anticipations d’inflation plus fermes (attentes de hausse des prix). Elle suggère aussi que la situation des entreprises pourrait être assez solide pour absorber une hausse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) sans faire basculer l’économie en récession.
Le taux de change USD/JPY semble dangereusement sur-étendu en dépassant 162, un niveau qui rappelle les tensions observées autour du seuil de 160 l’an dernier. Cette hausse s’explique par l’important différentiel de taux entre les États-Unis et le Japon, actuellement supérieur à 500 points de base (soit plus de 5 points de pourcentage). Cela crée un face-à-face entre les facteurs de marché et le risque croissant d’une intervention officielle (action des autorités pour freiner ou inverser le mouvement du change).
Positionnement sur options et risque BoJ
Le marché intègre désormais une probabilité très élevée, autour de 80%, d’une hausse de taux de la Banque du Japon lors de sa réunion du 27 avril. Par rapport à avril 2025, où l’on avait déjà observé une montée des anticipations, la conviction paraît aujourd’hui plus forte sur les marchés de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, ici le taux de change). Un tel positionnement signifie qu’une décision de la BoJ pourrait déclencher un mouvement baissier très rapide sur la paire.
Le moteur de ce changement est la menace directe que fait peser un yen faible sur le pouvoir d’achat. Avec l’inflation sous-jacente au Japon (inflation « core », généralement hors éléments très volatils) qui reste proche de 2,8%, le gouvernement ne peut plus ignorer la hausse du coût des importations et de l’énergie. L’idée s’impose: un yen faible devient un problème intérieur qui appelle une réponse de politique monétaire (réglage des taux et des conditions financières par la banque centrale).
Pour les intervenants sur dérivés, cela plaide pour une protection à court terme contre une baisse de l’USD/JPY, par exemple via des options d’achat de yen (JPY call: option donnant le droit d’acheter du yen, ce qui revient à se positionner sur un yen plus fort et donc un USD/JPY plus bas). Cette approche permet de profiter d’une chute si la BoJ agit, tout en limitant la perte au montant de la prime (prix payé pour l’option). La volatilité implicite (niveau de volatilité anticipé par le prix des options) est déjà élevée, mais pourrait ne pas refléter pleinement l’ampleur possible d’une surprise.
Le principal risque est une déception de politique monétaire: la BoJ ne relève pas ses taux, ou accompagne un petit geste d’un message prudent. Dans ce cas, l’écart de taux redeviendrait dominant et pourrait pousser l’USD/JPY vers 165. Pour réduire le coût, certains peuvent utiliser des « spreads » de puts (combinaison d’options de vente: acheter un put et en vendre un autre à un autre prix d’exercice), ce qui baisse la dépense initiale, mais limite aussi le gain si le yen se renforce.
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L’USD/JPY est jugé en surchauffe à l’approche de 160, un niveau que les autorités japonaises considèrent comme un seuil de douleur. Le taux de change reste soutenu par l’écart de taux d’intérêt entre les États-Unis et le Japon (c’est-à-dire la différence entre les taux directeurs américains et japonais, qui rend le dollar plus rémunérateur que le yen).
Les marchés intègrent une probabilité de 67 % d’une hausse de taux de la Banque du Japon (BoJ) lors de la réunion du 28 avril. Les responsables estiment qu’une faiblesse prolongée du yen accroît le risque d’inflation « importée » (hausse des prix liée au renchérissement des importations), ce qui réduit le pouvoir d’achat des ménages.
Faiblesse du yen et pression sur la politique monétaire
L’enquête Tankan est citée comme allant dans le sens d’une politique plus restrictive, via des anticipations d’inflation plus élevées (c’est-à-dire l’idée que les entreprises s’attendent à davantage de hausse des prix). Elle suggère aussi que la confiance des entreprises pourrait absorber une hausse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) sans faire basculer l’économie en récession.
À la même période en 2025, l’USD/JPY testait déjà la zone des 160, dans un climat de forte tension. Le marché anticipait un tournant de la BoJ, en attribuant une forte probabilité à une hausse de taux. Cette anticipation reposait sur l’idée qu’un yen faible alimentait une inflation pénalisante pour les ménages.
Les inquiétudes se sont confirmées : la BoJ a commencé à normaliser sa politique monétaire (c’est-à-dire à relever progressivement ses taux après une période de taux très bas), avec une hausse de 10 points de base en juillet 2025. Ce mouvement a provoqué un repli marqué mais temporaire de l’USD/JPY vers 152-154. Mais comme la Réserve fédérale américaine (Fed) n’a procédé qu’à des baisses de taux limitées, l’écart de taux a continué de soutenir le dollar.
Se positionner autour du niveau 160
Aujourd’hui, alors que l’USD/JPY est remonté vers 158, la situation rappelle ce scénario. L’inflation « core » (inflation sous-jacente, c’est-à-dire hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) reste au-dessus de l’objectif de 2 % : elle a atteint 2,4 % en février 2026. Cela maintient la pression sur la BoJ, alors même que son taux directeur se situe à 0,25 %.
Pour les intervenants sur les dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change), ce contexte plaide pour se préparer à un regain de volatilité (variations rapides et importantes des cours) autour de 160. Acheter des options de vente (put) USD/JPY à maturité intermédiaire permet de profiter d’une intervention sur le marché des changes ou d’une hausse de taux surprise de la BoJ. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) en hausse avant la réunion de fin avril renchérit ces stratégies, mais le risque d’un mouvement baissier brutal est réel.
À l’inverse, ceux qui pensent que 160 fera plafond peuvent envisager de vendre des options d’achat (call) hors de la monnaie (avec un prix d’exercice au-dessus du cours actuel, donc moins probable d’être exercées) ou de mettre en place des « bear call spreads » (stratégie combinant la vente d’un call et l’achat d’un autre call à un prix d’exercice plus élevé, pour limiter le risque). Cette approche cherche à encaisser une prime (le montant reçu lors de la vente de l’option) si la paire ne progresse pas, avec l’effet du temps. Le risque reste élevé : l’écart de taux pourrait encore porter l’USD/JPY à la hausse si la BoJ déçoit les partisans d’un durcissement.
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Les premières estimations de l’inflation de mars en Europe indiquent des hausses de prix d’environ 1% sur un mois, l’énergie étant le principal moteur. Les « effets de base » (comparaison avec une période de l’an dernier où les prix étaient déjà très hauts ou très bas, ce qui déforme le taux de variation) influencent aussi les chiffres.
Même si les prix du pétrole brut (pétrole non raffiné) semblent avoir atteint un pic, l’attention se porte désormais sur les produits raffinés (carburants comme le diesel et le kérosène), où des tensions d’offre (manque de disponibilité) inquiètent. En Europe, le diesel a dépassé 200 dollars le baril, au-dessus des niveaux de 2022.
Les produits raffinés au cœur de la pression inflationniste
Les stocks (réserves disponibles) de diesel et de carburant aviation dans l’UE fin 2025 représentaient en moyenne moins de deux mois de consommation. Certains gouvernements limitent les prix des carburants via des mesures fiscales (baisse de taxes) et des plafonds de marges (limites sur les profits des distributeurs), ce qui alimente les doutes sur la crédibilité budgétaire (capacité à tenir des finances publiques soutenables).
D’autres données d’inflation de mars, hors zone euro, sont attendues dans les prochaines semaines et donneront davantage d’éléments aux banques centrales. Les décisions de taux à court terme restent incertaines, et la communication (« guidance », c’est‑à‑dire les indications données sur la trajectoire future des taux) devrait rester prudente vu l’incertitude sur les prix et l’approvisionnement.
Les anticipations de taux (ce que les marchés intègrent dans les prix) ne prévoient au plus qu’une hausse supplémentaire de la Banque centrale européenne, de la Banque d’Angleterre et de la Riksbank suédoise. La Norges Bank (banque centrale de Norvège) a déjà indiqué une hausse.
Les chiffres provisoires de mars renforcent l’incertitude. Avec des prix européens en hausse d’environ 1% sur un mois, tirés par l’énergie, on constate un décalage entre une inflation qui remonte et des banques centrales prudentes. Dans ce contexte, le marché peut surestimer le rythme de futures hausses de taux.
Implications de marché : volatilité des taux et changes
Le nœud du problème est celui des produits raffinés : le diesel européen dépasse ses sommets de 2022 et les stocks seraient faibles fin 2025. Les États plafonnent les coûts, ce qui pose la question de la discipline budgétaire (maîtrise des dépenses et des déficits) et peut fragiliser la dette souveraine (obligations d’État). Cela rend la trajectoire de l’inflation plus difficile à lire, car l’action publique tire la politique économique dans deux sens opposés.
Avec l’hypothèse d’au plus une hausse supplémentaire de la BCE et de la Banque d’Angleterre, les produits dérivés de taux (contrats financiers dont la valeur dépend des taux d’intérêt) peuvent devenir intéressants. Le taux de la facilité de dépôt de la BCE (taux auquel les banques placent leurs liquidités à la BCE) est de 4,00%. Des positions visant un « taux terminal » (niveau final du cycle de hausse) à 4,25% pourraient être rentables. Cela renvoie, par exemple, aux contrats à terme de taux à court terme (futures) qui intègrent aujourd’hui une trajectoire plus agressive.
Cette incertitude des banques centrales suggère davantage de volatilité (amplitude des variations de prix). L’indice VSTOXX, qui mesure la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché via le prix des options) sur l’Euro Stoxx 50, est déjà passé d’environ 14 à plus de 18 ces dernières semaines. Les investisseurs peuvent envisager des options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) pour profiter de mouvements plus marqués sur les grands indices actions européens.
La prudence de la BCE face à une inflation tenace peut peser sur l’euro, surtout face au dollar. Si la Réserve fédérale (Fed) reste plus restrictive (« hawkish », c’est‑à‑dire favorable à des taux plus élevés), l’écart de politique monétaire accentuera la pression baissière sur la monnaie. Utiliser des options pour se positionner sur une baisse de l’EUR/USD permet d’exprimer directement ce scénario.
Alors que la plupart des banques centrales restent peu engageantes, la Norges Bank a été plus explicite sur son intention de relever ses taux. Cela ouvre une opportunité de valeur relative (pari sur l’écart entre deux actifs). Il est possible d’envisager des positions favorables à la couronne norvégienne contre la couronne suédoise ou l’euro, une trajectoire plus lisible pouvant soutenir la devise.
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Les premières estimations de l’inflation de mars en Europe sont ressorties au-dessus des attentes, avec l’énergie et les produits raffinés (carburants issus du pétrole, comme le diesel et le kérosène) en principaux moteurs. Les banques centrales se préparent à des hausses mensuelles des prix proches de 1% (d’un mois sur l’autre), liées aux variations des coûts de l’énergie.
L’attention s’est déplacée du pétrole brut (pétrole avant transformation) vers les produits raffinés, où les tensions d’approvisionnement (risque de manque de volumes disponibles) sont jugées plus préoccupantes. Les prix européens du diesel ont dépassé 200 dollars le baril, au-dessus des niveaux de 2022.
Tensions sur les produits raffinés et risque inflationniste
Les stocks européens de diesel et de carburéacteur (kérosène pour l’aviation) fin 2025 représentaient en moyenne moins de deux mois de consommation. Les gouvernements utilisent des mesures sur les taxes et les marges (encadrement des prélèvements et des bénéfices des distributeurs) pour limiter les prix à la pompe, ce qui pose la question de la crédibilité des finances publiques (capacité de l’État à tenir ses objectifs de déficit et de dette).
D’autres données d’inflation de mars, pour des pays hors zone euro, sont attendues dans les prochaines semaines et pourraient influencer les décisions de taux. Les responsables monétaires devraient éviter des indications trop fermes, en raison de l’incertitude sur les prix et les conditions d’approvisionnement.
Le scénario évoqué n’anticipe au maximum qu’une nouvelle hausse des taux pour la Banque centrale européenne, la Banque d’Angleterre et la Riksbank (banque centrale de Suède). La Norges Bank (banque centrale de Norvège) a déjà signalé une hausse.
Positionnement de marché dans un contexte de politique monétaire incertain
Le diagnostic sur l’inflation a fortement changé en un an. L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH, mesure comparable entre pays de l’UE) pour mars 2026 s’établit à 2,1%, plus modéré. En revanche, l’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) reste élevée à 2,7%. Cet écart complique la trajectoire de la BCE, car les pressions de fond sur les prix ne se sont pas totalement dissipées malgré le ralentissement économique.
Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme un taux), cela plaide pour des stratégies adaptées à l’incertitude sur l’évolution des taux. Des options sur contrats à terme EURIBOR (contrats liés au taux interbancaire en euros) peuvent permettre de se positionner sur la volatilité (ampleur des variations de prix), alors que le marché hésite sur un éventuel arrêt des baisses de taux de la BCE à cause d’une inflation sous-jacente persistante. L’écart entre les prix implicites de marché et la communication prudente de la BCE peut créer des opportunités sur les swaps de taux (contrats d’échange de taux fixe contre taux variable).
La pénurie de diesel redoutée début 2025 s’est atténuée, avec des stocks européens remontés pendant l’hiver. Le Brent (référence mondiale du pétrole) se traite autour de 85 dollars le baril, bien en dessous des pics de crise mais encore assez haut pour maintenir une pression. Les risques géopolitiques sur les grandes routes maritimes mondiales soutiennent les prix, ce qui justifie des stratégies d’options de couverture (se protéger contre une hausse soudaine des prix de l’énergie).
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GBP/JPY évoluait quasiment inchangé autour de 210,85 en début de séance européenne lundi. La paire s’est stabilisée alors que les marchés attendaient des informations sur le détroit d’Ormuz, par où transite près de 20 % de l’offre mondiale de pétrole, après des informations évoquant une prise de contrôle par l’Iran dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient.
Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis détruiraient des centrales électriques et des ponts iraniens si le détroit d’Ormuz n’était pas rouvert d’ici mardi à 20h00 (heure de la côte Est). Un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a averti de représailles contre des installations américaines liées.
Prix du pétrole et perspectives des banques centrales
La hausse du pétrole est un facteur défavorable pour le Royaume-Uni comme pour le Japon, deux pays importateurs nets d’énergie (ils achètent plus d’énergie à l’étranger qu’ils n’en produisent). La Banque d’Angleterre et la Banque du Japon sont jugées peu enclines à baisser leurs taux directeurs à court terme, car la hausse du pétrole alimente les anticipations d’inflation mondiale (les attentes des marchés sur la hausse future des prix).
GBP/JPY évoluait près de 210,90, avec un biais neutre à court terme et une légère orientation baissière. Le cours se situait juste sous l’EMA à 20 jours (moyenne mobile exponentielle, un indicateur qui donne plus de poids aux prix récents) autour de 211,50, tandis que la phase de range (évolution sans tendance nette, entre un plafond et un plancher) était confirmée par le RSI à 14 jours (indice de force relative, indicateur de momentum) resté dans la zone 40,00–60,00.
La paire restait coincée entre un support à 207,26 (zone où les achats freinent la baisse) et une résistance à 213,38 (zone où les ventes freinent la hausse), avec une résistance proche de 213,40 et un sommet de février à 215,00. Des supports étaient mentionnés à 209,00 et 207,24.
Risques de politique économique et positionnement sur la volatilité
Alors que le Brent (pétrole de référence en Europe) se maintient au-dessus de 92 dollars le baril, la pression économique augmente. Les dernières données montrent une inflation au Royaume-Uni à 3,1 %, nettement au-dessus de l’objectif de la Banque d’Angleterre, ce qui complique les décisions futures sur les taux. Ce niveau durable des coûts de l’énergie pèse directement sur l’économie britannique et la livre.
Au Japon, qui importe plus de 90 % de son énergie, la Banque du Japon fait face à un dilemme. La banque centrale commence à peine à s’éloigner de plusieurs décennies de politique monétaire très accommodante (taux très bas et soutien important). Un pétrole plus cher risque d’alimenter l’inflation tout en ralentissant la croissance, ce qui rend une « normalisation » (retour progressif vers une politique moins accommodante) plus difficile.
Pour les traders, cette consolidation sous tension peut pousser à se positionner en vue d’un fort mouvement de volatilité (amplitude des variations de prix). Des stratégies d’options comme les straddles ou les strangles sur GBP/JPY peuvent être adaptées : il s’agit d’acheter des options d’achat (call) et de vente (put) afin de profiter d’un grand mouvement dans un sens ou dans l’autre, sans devoir anticiper la direction. La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) est actuellement modérée, rendant ces positions relativement peu coûteuses avant un choc potentiel.
Les investisseurs baissiers peuvent envisager l’achat de puts (option de vente, qui prend de la valeur si le cours baisse). Cela protège contre un repli marqué si l’aversion au risque domine et si les prix de l’énergie montent encore. Le niveau de support proche de 209,00 reste un seuil psychologique important (niveau rond souvent surveillé par le marché).
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