Le pétrole recule, les discussions sur la réouverture d’Ormuz favorisent un retour de l’appétit pour le risque, soutenant les actions et pesant sur le dollar

Des sources citées par Al-Hadath sur X indiquent que des échanges soutenus sont en cours pour rouvrir progressivement le détroit d’Ormuz. Ce passage maritime assure près de 20% de l’approvisionnement énergétique mondial. Selon le reportage, les discussions porteraient sur des accords visant à assouplir le blocus en échange d’une réouverture par étapes. Les prochaines heures pourraient permettre une reprise de la circulation des navires actuellement immobilisés dans le détroit.

Réaction des marchés et mouvements des actifs

Après ces titres, le pétrole WTI (pétrole américain de référence) a reculé de plus de 3%, vers 90,00 dollars. L’indice du dollar (DXY, un indicateur de la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) a légèrement baissé, vers 97,90. Les contrats à terme sur le S&P 500 (prix indicatif de l’indice avant l’ouverture) ont progressé de 0,15%, vers 7.375. Les mouvements ont été décrits comme un retour vers des prises de risque après ces informations. Les expressions « risk-on » et « risk-off » décrivent l’appétit pour le risque des investisseurs sur une période. En phase « risk-on », les marchés privilégient généralement les actions, de nombreuses matières premières, les devises liées aux matières premières et les cryptomonnaies. En phase « risk-off », ils se replient plus souvent vers les obligations, l’or et des devises dites refuge. Parmi les devises qui montent souvent en phase « risk-on » figurent l’AUD (dollar australien), le CAD (dollar canadien), le NZD (dollar néo-zélandais), le RUB (rouble) et le ZAR (rand sud-africain). En phase « risk-off », le USD (dollar), le JPY (yen) et le CHF (franc suisse) ont tendance à mieux résister. Si le détroit d’Ormuz rouvre, la prime de risque géopolitique (surcoût intégré aux prix pour compenser un risque de conflit ou de perturbation) ajoutée au pétrole s’efface rapidement. La baisse du WTI vers 90 dollars apparaît comme une première réaction, avec un repli possible vers le milieu des 80 dollars dans les prochaines semaines. En 2025, les prix du pétrole étaient nettement plus stables avant les tensions récentes, ce qui suggère un retour progressif à des niveaux plus « normaux ».

Se positionner pour un retour du « risk-on »

Au vu de ce scénario, certains traders peuvent envisager d’acheter des options de vente (« puts », instruments qui prennent de la valeur si le prix baisse) sur des contrats à terme sur le pétrole ou sur des ETF liés au pétrole (fonds cotés en Bourse qui répliquent un indice ou un actif). La baisse de la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) qui suit souvent une désescalade rend aussi intéressante la vente d’options d’achat (« calls ») très au-dessus du prix actuel afin d’encaisser une prime (le montant payé par l’acheteur de l’option). Les dernières estimations de l’EIA (Energy Information Administration, agence américaine de statistiques de l’énergie) anticipaient déjà un excédent d’offre mondial ce trimestre, que cette réouverture pourrait accentuer. Le rebond immédiat des contrats à terme sur le S&P 500 à 7.375 signale un passage plus net en mode « risk-on »: une énergie moins chère améliore en principe les marges des entreprises et le pouvoir d’achat des ménages. Cela pourrait sortir le marché de la phase de stagnation observée depuis un mois. Le VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent présenté comme un « baromètre de la peur ») est passé sous 14, son plus bas niveau de l’année, ce qui reflète une confiance accrue des investisseurs. Dans cette logique, un positionnement plus favorable aux actions peut être recherché, par exemple via l’achat d’options d’achat sur les ETF SPY (lié au S&P 500) ou QQQ (lié au Nasdaq 100). Vendre des « spreads » de vente (stratégie d’options combinant vente et achat d’options de vente à des prix d’exercice différents pour limiter le risque) est une autre approche pour profiter d’une hausse attendue et d’une volatilité en baisse. Les données de flux montrent plus de 20 milliards de dollars d’entrées nettes dans les fonds actions la semaine dernière, signe que les grands investisseurs se repositionnent. Le recul du DXY traduit la fermeture de positions refuge, ce qui peut soutenir les devises liées aux matières premières en environnement « risk-on ». Le dollar australien (AUD) et le dollar canadien (CAD) paraissent bien placés pour progresser face au billet vert. Le récent excédent commercial de l’Australie, supérieur aux prévisions et à un niveau record, renforce ce scénario pour l’AUD.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

USD/CAD en légère hausse : le repli du pétrole et l’écart de taux États-Unis–Canada maintiennent le dollar canadien sous pression

USD/CAD évolue légèrement à la hausse près de 1,3635 en début de séance européenne jeudi, tout en restant au-dessus de 1,3600. Le recul des prix du pétrole brut pénalise le dollar canadien, une devise souvent corrélée (liée) au pétrole. Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi avoir eu de « très bons échanges » avec l’Iran et qu’« un accord est très possible ». Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a indiqué qu’une proposition américaine était « en cours d’examen », avec une réponse au médiateur pakistanais après « finalisation de sa position ».

Configuration technique et dynamique

Sur le graphique journalier, la paire conserve une orientation baissière tant qu’elle reste sous la moyenne mobile exponentielle (EMA, une moyenne mobile qui donne plus de poids aux cours récents) à 100 jours, proche de 1,3740, et sous la moyenne mobile simple (SMA, moyenne des prix sur une période donnée) à 20 périodes. Le cours reste dans la moitié basse des bandes de Bollinger (un indicateur de volatilité qui encadre le prix avec une bande haute et une bande basse), et le RSI (14) — indice de force relative, un indicateur de momentum mesurant la vitesse des variations de prix — se situe autour de 42. La résistance débute sur la ligne médiane des bandes de Bollinger à 1,3678, puis sur l’EMA 100 jours à 1,3740, et sur la bande supérieure près de 1,3808. Le support se trouve sur la bande inférieure autour de 1,3548. Le dollar canadien réagit notamment aux taux d’intérêt de la Banque du Canada, aux prix du pétrole, à la conjoncture, à l’inflation, à la balance commerciale (différence entre exportations et importations), à l’appétit pour le risque (tendance des investisseurs à privilégier des actifs risqués ou défensifs) et à l’économie américaine. La Banque du Canada vise une inflation entre 1 % et 3 % et peut aussi ajuster la liquidité via l’assouplissement quantitatif (quantitative easing, achats d’actifs pour faire baisser les taux) ou le resserrement quantitatif (quantitative tightening, réduction de ces achats/du bilan pour retirer de la liquidité). Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

OCBC signale une possible intervention d’achat de yens au Japon, 158 devenant la nouvelle ligne rouge pour l’USD/JPY

Les stratégistes d’OCBC, Sim Moh Siong et Christopher Wong, estiment que les récents mouvements de l’USD/JPY (dollar contre yen) pourraient refléter une intervention des autorités japonaises pour acheter du yen, même si aucune action n’a été confirmée. Ils notent que, malgré un affaiblissement général du dollar, l’évolution du yen est le signal le plus clairement lié à une possible action publique. Selon eux, le comportement du marché suggère une implication officielle, avec 158 désormais perçu comme le niveau clé plutôt que 160. Ils s’interrogent aussi sur la capacité du ministère japonais des Finances à continuer de défendre le yen, ou sur le fait qu’il ait déjà mobilisé une partie importante de ses moyens.

Signaux d’intervention sur le yen

OCBC indique qu’une intervention, à elle seule, a peu de chances de modifier la tendance de fond de l’USD/JPY sans un soutien plus ferme de la politique de la Banque du Japon (BoJ, la banque centrale). Un changement durable nécessiterait probablement des rendements obligataires américains plus bas (le « rendement » correspond au taux d’intérêt implicite offert par une obligation, souvent mesuré sur le Treasury à 10 ans) ou des prix du pétrole plus faibles. Ils ajoutent que de nouvelles interventions pourraient faire reculer l’USD/JPY vers 150–155, surtout si le pétrole baisse encore. OCBC maintient son objectif USD/JPY de fin 2026 à 155 et cite les anticipations d’une hausse de taux de la BoJ en juin, tout en soulignant que la politique pourrait rester en décalage avec les conditions de marché. Les mouvements du yen suggèrent que les autorités japonaises interviennent pour soutenir leur monnaie. Le niveau de 158 semble être devenu la nouvelle « ligne de défense », remplaçant l’ancien seuil de 160. Détenir des positions acheteuses USD/JPY (parier sur une hausse du dollar face au yen) au-dessus de ce niveau devient donc plus risqué à court terme. Dans ce contexte, les traders peuvent envisager d’utiliser des options (des contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour se protéger contre des baisses soudaines provoquées par des ventes officielles de dollars. Vendre des « call spreads » au-dessus de 158 (stratégie consistant à vendre une option d’achat et à en acheter une autre à un prix plus élevé pour limiter le risque) pourrait permettre de profiter de ce plafond perçu. La volatilité implicite des options à un mois (l’amplitude de variation anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options) a dépassé 10%, signe d’une incertitude accrue sur l’action des autorités.

Points d’attention sur le positionnement en options

Nous estimons que l’environnement devient plus favorable à ces efforts d’intervention, car les pressions extérieures se calment. Après un rapport sur l’emploi d’avril plus faible que prévu, le rendement du Treasury américain à 10 ans (obligation d’État américaine de référence) est revenu vers 4,45%. Par ailleurs, le WTI (pétrole américain) est récemment passé sous 80 dollars le baril, ce qui améliore les termes de l’échange du Japon (le rapport entre prix des exportations et des importations) et réduit la pression sur le yen. Même si une hausse de taux de la BoJ en juin semble probable, nous avons observé un schéma similaire au printemps 2025, lorsque l’intervention n’a apporté qu’un répit temporaire sans changement de politique plus offensif. Toutefois, les prix de marché indiquent une probabilité supérieure à 70% d’une hausse de 15 points de base (0,15 point de pourcentage) le mois prochain. Cela pourrait renforcer le yen si l’intervention fait d’abord baisser la paire. L’objectif immédiat semble être de ramener l’USD/JPY dans la zone 150–155 dans les prochaines semaines. Les traders pourraient structurer des positions, par exemple en achetant des options de vente (« puts », qui gagnent de la valeur si le cours baisse) autour d’un prix d’exercice de 154, pour tirer parti d’un tel mouvement. Cependant, l’écart de taux d’intérêt entre les États-Unis et le Japon (différence entre les niveaux de taux, qui influence les flux de capitaux) signifie que tout rebond du yen pourrait être difficile à maintenir sans changement marqué de politique dans l’un des deux pays.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

EUR/GBP en range, les risques liés aux élections britanniques et les prix du pétrole compensant les bonnes surprises des données de la zone euro

EUR/GBP a conservé un support autour de 0,8620, mais peine à repasser au-dessus de 0,8650. La paire reste stable malgré un meilleur appétit pour le risque (c’est-à-dire une plus grande volonté des investisseurs de prendre des positions risquées), lié aux discussions de paix avec l’Iran. Les électeurs britanniques renouvellent 136 autorités locales en Angleterre, ainsi que les parlements écossais et gallois. Le scrutin pourrait être défavorable au Parti travailliste, ce qui alimenterait l’incertitude politique et les inquiétudes budgétaires (craintes sur les finances publiques et le déficit) au Royaume-Uni.

Négociations avec l’Iran et risque sur le pétrole

L’Iran devrait répondre jeudi à une proposition américaine visant à mettre fin à la guerre. Le statut du détroit d’Ormuz reste incertain, ce qui maintient les prix du pétrole bien au-dessus des niveaux d’avant-guerre. En zone euro, les commandes à l’industrie allemande ont progressé de 5 % en mars, au-dessus des 1 % attendus, après +1,4 % en février. Les ventes au détail de mars en zone euro seront publiées plus tard, et les déclarations de responsables de la Banque centrale européenne (BCE) pourraient préciser le calendrier du resserrement (réduction du soutien monétaire, généralement via des taux plus élevés ou moins d’achats d’actifs). On retrouve un schéma connu sur EUR/GBP, avec une paire actuellement bloquée près de 0,8700, comme l’an dernier lorsqu’elle était contenue sous 0,8650. Cette hésitation suggère que les opérateurs attendent un déclencheur clair avant de se positionner. La volatilité implicite (volatilité « anticipée » par le marché à partir du prix des options) des options à un mois évolue autour de 5,8 %, un niveau bas historiquement, cohérent avec une attitude d’attente. Les élections locales britanniques de mai 2025, qui avaient marqué un net revers pour le Labour au pouvoir, avaient provoqué une baisse marquée mais temporaire de la livre. Aujourd’hui, l’attention se porte sur la difficulté de la Banque d’Angleterre à contenir l’inflation des services (hausse des prix dans les services), ressortie à 5,9 % lors de la dernière publication, ce qui complique le calendrier de baisses de taux. Cette incertitude pèse sur la livre, comme les tensions politiques observées l’an dernier.

Données de zone euro et signaux de politique monétaire

Côté zone euro, la situation rappelle le passé : des données solides ne suffisent pas toujours à soutenir durablement l’euro. Si le PIB (produit intérieur brut, mesure de la croissance) de la zone euro au T1 2026 a affiché une progression modeste de 0,3 %, l’indice IFO du climat des affaires en Allemagne est retombé à 91,5, signe d’un recul de la confiance dans la principale économie de la zone. La BCE se retrouve dans une position délicate, et les opérateurs hésitent à acheter fortement l’euro face à des signaux contradictoires. Compte tenu d’une évolution en range (cours qui oscillent dans une zone sans tendance claire) et des incertitudes fondamentales (facteurs économiques et politiques) sur les deux devises, les positions au comptant (achat/vente immédiat sur le marché spot) comportent un risque élevé. Une approche plus prudente pour les prochaines semaines serait d’envisager des stratégies sur options, comme l’achat d’un strangle : achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, toutes deux hors de la monnaie (prix d’exercice éloigné du cours actuel). L’objectif est de profiter d’un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre, sans avoir à prévoir le déclencheur. Comme en 2025, le niveau élevé des prix de l’énergie continue de peser sur les deux économies. Avec le Brent (référence du pétrole en Europe) toujours au-dessus de 95 dollars le baril en raison des tensions géopolitiques, le Royaume-Uni et la zone euro subissent une inflation plus forte et une consommation freinée. Cela suggère que toute hausse d’EUR/GBP pourrait rester limitée tant que les coûts de l’énergie ne montrent pas un recul durable.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Le déficit commercial de la France se creuse en mars, pesant sur l’euro et renforçant les paris sur un assouplissement de la BCE

Le solde commercial de la France en mars est ressorti en dessous des attentes. Le consensus tablait sur un déficit de -5,6 milliards d’euros. Le solde commercial publié affiche un déficit de -6,9 milliards d’euros. Le déficit est donc plus important que prévu. Un déficit commercial français plus creusé que prévu en mars exerce une pression baissière immédiate sur l’euro. Ce chiffre suggère un affaiblissement d’une économie centrale de la zone euro, ce qui nous amène à envisager des positions à la baisse. Nous privilégions l’achat d’options de vente (puts, qui donnent le droit de vendre au prix fixé) sur l’EUR/USD, notamment avec des prix d’exercice sous le seuil de soutien clé à 1,0850 (niveau de prix où la demande a souvent freiné la baisse). Ce seul chiffre s’ajoute à un récit de plus en plus défavorable pouvant peser sur la Banque centrale européenne. Avec une inflation de la zone euro revenue à 2,1% (hausse des prix), une poursuite de la faiblesse économique pourrait renforcer les paris du marché sur une future baisse des taux (réduction du coût du crédit). Dans ce contexte, nous étudions des ventes de contrats à terme (futures, accords standardisés pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) sur l’euro, afin de se positionner en amont d’un changement d’anticipations de politique monétaire (orientation des décisions de la BCE). La faiblesse du commerce extérieur est aussi un signal négatif pour les actions françaises, surtout pour les groupes très dépendants des exportations. Nous anticipons une sous-performance du CAC 40 par rapport aux autres indices européens dans les prochaines semaines. Une approche consistant à vendre des futures sur le CAC 40 (se positionner à la baisse) tout en achetant des futures sur le DAX allemand (se positionner à la hausse) paraît intéressante, d’autant que les commandes industrielles allemandes ont, contre toute attente, progressé de 0,8% le mois dernier (demande adressée aux usines, indicateur avancé de l’activité).

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Les exportations françaises ont légèrement augmenté en mars à 52,5 milliards d’euros, tempérant les paris sur une baisse des taux de la BCE

Les exportations françaises ont totalisé 52,5 milliards d’euros en mars, contre 52,013 milliards d’euros lors de la précédente publication. Le chiffre de mars est supérieur de 0,487 milliard d’euros au niveau précédent. Les deux valeurs sont exprimées en euros.

Les exportations françaises montrent une résistance modérée

La légère hausse des exportations françaises en mars, à 52,5 milliards d’euros, apporte un signal positif limité pour la zone euro. Elle suggère une certaine capacité de résistance des grandes économies européennes. Cet indicateur, sans être déterminant, va dans le sens d’une stabilisation après le ralentissement observé fin d’année dernière. Il faut aussi regarder l’effet sur les attentes concernant la Banque centrale européenne (BCE, l’institution qui fixe notamment les taux d’intérêt pour la zone euro) dans les prochaines semaines. L’inflation en zone euro d’avril est ressortie légèrement élevée à 2,6% (hausse générale des prix). Ce niveau d’exportations ne pousse pas la BCE à accélérer des baisses de taux. En conséquence, certaines positions sur les dérivés (produits financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme un taux ou une devise) misant sur un assouplissement monétaire très rapide cet été pourraient être réduites. Pour les opérateurs de change, cette statistique soutient légèrement l’euro. L’indice de volatilité VSTOXX (mesure des variations attendues des actions de la zone euro) évoluant autour de 14, un niveau bas, l’achat d’options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) sur l’EUR/USD peut être une façon relativement peu coûteuse de viser une hausse limitée. Cela contraste avec le climat de fin 2025, où beaucoup anticipaient un euro plus faible. Il faut toutefois tenir compte d’une économie américaine solide, avec un dernier rapport sur l’emploi faisant état de plus de 240 000 créations de postes en avril. Cette vigueur incite la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) à maintenir ses taux, ce qui limite le potentiel d’une forte hausse de l’EUR/USD. Une stratégie de marché en range (cours évoluant dans une fourchette) paraît donc plus adaptée qu’un pari sur une cassure nette.

Stratégies sur la volatilité actions pour les indices européens

Côté actions, ces données relativement stables peuvent soutenir des indices européens comme le CAC 40. Avec une volatilité implicite (volatilité intégrée dans le prix des options, donc anticipation du marché) faible, vendre des spreads de puts hors de la monnaie (vente d’une option de vente et achat d’une autre plus basse, avec des prix d’exercice éloignés du cours actuel) sur l’indice peut être une stratégie intéressante. L’objectif est d’encaisser une prime (revenu payé par l’acheteur de l’option) en pariant sur l’absence de baisse marquée à court terme.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Le déficit du compte courant de la France se creuse à 8,2 Md€ en mars, inquiétant sur l’euro et le CAC 40

La balance des paiements courants de la France s’est dégradée pour afficher un déficit de -8,2 Md€ en mars. La précédente estimation s’établissait à -1,8 Md€. Cela signifie que le déficit s’est creusé de 6,4 Md€ par rapport au chiffre antérieur. Cette statistique concerne le solde des transactions courantes en mars (échanges de biens et services, revenus et transferts courants avec l’étranger). La forte dégradation du solde courant français à -8,2 Md€ est un signal négatif pour l’économie. Cela suggère que la France dépense plus à l’étranger qu’elle ne gagne via ses ventes à l’international, ce qui peut peser sur l’euro (la monnaie unique) en augmentant les sorties nettes vers l’extérieur. À court terme, cela peut être défavorable aux actifs français. Cette information est plus préoccupante si on la rapproche des dernières données d’inflation d’avril 2026, qui indiquent une inflation française à 3,1%, supérieure à la moyenne de la zone euro (2,4%). Cette combinaison peut signaler une économie fragilisée. Elle fait aussi monter le risque de « stagflation », c’est-à-dire une situation où la croissance ralentit alors que les prix restent élevés. Côté changes (marché des devises), cela renforce l’argument d’une position vendeuse sur l’euro, en particulier face au dollar américain. Un déficit courant plus important peut accroître la pression à la baisse sur la paire EUR/USD (taux de change euro/dollar). Une manière courante d’exprimer ce scénario est d’acheter des options de vente (« puts »), des contrats qui gagnent en valeur si l’EUR/USD baisse, avec des échéances fin juin ou en juillet. Sur les actions, la prudence s’impose sur le CAC 40 (principal indice boursier français). Ce type de donnée macroéconomique précède parfois un ralentissement des résultats des entreprises. Une couverture possible consiste à acheter des options de vente sur le CAC 40 ou sur des ETF (fonds cotés) qui répliquent l’indice. L’élargissement du déficit accroît aussi l’incertitude, ce qui peut faire monter la volatilité (ampleur des variations de marché). De prochaines annonces de politique budgétaire (décisions sur dépenses et impôts) peuvent accentuer les mouvements. Dans ce contexte, certains cherchent à se positionner via des produits liés à la volatilité, par exemple des options sur le VSTOXX (indice de volatilité de la zone euro), afin de bénéficier d’une hausse attendue des à-coups de marché.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Les prix de l’or en Arabie saoudite progressent légèrement, soutenus par les paris sur une baisse des taux et les achats des banques centrales

Les prix de l’or ont progressé en Arabie saoudite jeudi, selon les données de FXStreet. L’or s’échangeait à 566,80 SAR le gramme, contre 565,81 SAR mercredi. L’or a augmenté à 6 611,21 SAR le tola, contre 6 599,50 SAR la veille. FXStreet indiquait aussi 5 667,98 SAR pour 10 grammes et 17 629,37 SAR l’once troy.

Comment FXStreet calcule les prix locaux de l’or

FXStreet estime les prix locaux en convertissant les cours internationaux via le taux USD/SAR (taux de change dollar/riyal saoudien) et en les exprimant dans les unités locales. Les prix sont mis à jour chaque jour au moment de la publication et sont fournis à titre indicatif, car les prix pratiqués localement peuvent légèrement varier. L’or est largement utilisé comme réserve de valeur (actif qui conserve sa valeur dans le temps) et pour la joaillerie. Il est souvent considéré comme une valeur refuge (actif recherché quand l’incertitude augmente). Il sert aussi de protection contre l’inflation (hausse générale des prix) et contre l’affaiblissement d’une monnaie, car il ne dépend pas d’un émetteur unique ni d’un gouvernement. Les banques centrales détiennent la plus grande part d’or et peuvent en acheter pour diversifier leurs réserves (réduire la dépendance à un seul type d’actif). En 2022, elles ont ajouté 1 136 tonnes, pour une valeur d’environ 70 milliards de dollars, un record annuel. L’or évolue souvent à l’inverse du dollar américain et des bons du Trésor américains (obligations de l’État américain). Il peut aussi évoluer à l’opposé des actifs risqués (comme les actions). Les prix peuvent être influencés par les tensions géopolitiques, les craintes de récession, les taux d’intérêt et les variations du dollar, car l’or est coté en dollars (XAU/USD, c’est-à-dire le prix de l’or en dollars).

Conséquences pour les traders et les marchés

Nous observons une légère hausse des prix de l’or, ce qui illustre son rôle de réserve de valeur en période d’incertitude. Ce mouvement traduit un intérêt plus large pour les valeurs refuges, alors que les acteurs de marché deviennent plus prudents. Pour les opérateurs sur produits dérivés (contrats dont le prix dépend d’un actif, comme des options ou des contrats à terme), cette évolution peut signaler une occasion de se positionner en vue d’une volatilité (fortes variations de prix) à venir. Le marché est fortement guidé par l’idée que la Réserve fédérale américaine (banque centrale des États-Unis) pourrait commencer à baisser ses taux plus tard cette année. Des données d’avril 2026 ont montré un ralentissement de l’inflation sous-jacente à 2,8% (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation). Les marchés évaluent à plus de 65% la probabilité d’une baisse de taux d’ici septembre, selon l’outil CME FedWatch (indicateur basé sur les prix des contrats futures sur taux). Des taux plus bas réduisent le coût d’opportunité de détenir l’or (perte liée au fait de ne pas toucher d’intérêt), un actif non rémunéré, ce qui le rend plus attractif. Ces anticipations pèsent aussi sur le dollar, qui a une relation inverse bien connue avec l’or. L’indice du dollar (DXY, mesure de la force du dollar face à un panier de grandes devises) est récemment passé sous le niveau de 104, en recul par rapport à ses sommets de début d’année. Un dollar plus faible rend l’or moins cher pour les acheteurs utilisant d’autres monnaies, ce qui tend à soutenir les prix. Au-delà du sentiment des investisseurs, la demande physique (achats d’or réel, sous forme de lingots et pièces) des banques centrales reste robuste. Le rapport du World Gold Council (organisation de référence du secteur de l’or) pour le premier trimestre 2026 indique que les banques centrales ont ajouté, en net, 290 tonnes à leurs réserves, prolongeant la dynamique d’achats des dernières années. Ces achats réguliers apportent un soutien au prix de l’or. Fin 2025, un contexte comparable avait porté l’or lors d’une phase de faiblesse des marchés actions, au bénéfice de ceux qui étaient couverts (protégés contre une baisse). Cela suggère qu’acheter des options d’achat (calls, contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) avec un prix d’exercice (strike, prix auquel l’option permet d’acheter) juste au-dessus du niveau actuel peut être une stratégie pour profiter d’une hausse. Les traders peuvent aussi envisager des spreads haussiers sur calls (achat d’un call et vente d’un autre call à un prix d’exercice plus élevé, pour limiter le risque et le coût) afin de viser une progression modérée du prix.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Les prix de l’or aux Philippines progressent, la demande de valeur refuge, les achats des banques centrales et l’affaiblissement du dollar soutenant la hausse

Les prix de l’or ont progressé jeudi aux Philippines, selon les données de FXStreet. L’or s’échangeait à 9 175,93 PHP le gramme, contre 9 166,14 PHP mercredi. Le prix par tola a augmenté à 107 028,40 PHP, contre 106 912,00 PHP la veille. FXStreet indiquait également 91 763,14 PHP pour 10 grammes et 285 416,10 PHP par once troy (une unité de poids utilisée pour les métaux précieux, d’environ 31,1 grammes).

Données de référence sur le prix de l’or

FXStreet convertit les prix internationaux de l’or en PHP à partir du taux de change USD/PHP et d’unités de mesure locales. Les chiffres sont mis à jour chaque jour au moment de la publication et servent d’indication, car les prix locaux peuvent varier légèrement. Les banques centrales sont les plus grands détenteurs d’or. Selon le World Gold Council, les banques centrales ont ajouté 1 136 tonnes d’or, pour une valeur d’environ 70 milliards de dollars, en 2022, le plus haut total annuel depuis le début des statistiques. Dans le contexte actuel, l’or se renforce en tant que valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude) face à la montée des risques mondiaux. La hausse récente reflète l’inquiétude des marchés liée au retour de tensions commerciales et à des problèmes d’approvisionnement en Asie du Sud-Est. Cette instabilité favorise un report vers des actifs moins dépendants d’un seul État ou d’une seule économie. L’or sert aussi de protection contre l’inflation (hausse durable des prix qui réduit le pouvoir d’achat). Le Bureau of Labor Statistics, l’organisme public américain chargé des statistiques, a indiqué que l’inflation d’avril 2026 a atteint 3,6%, un niveau plus élevé qu’attendu, ravivant les craintes d’une hausse des prix persistante. Dans ce cas, détenir un actif physique comme l’or peut paraître plus attractif que conserver du cash, dont le pouvoir d’achat s’érode.

Facteurs soutenant la demande d’or

La demande des grands investisseurs soutient les cours. Le dernier rapport du World Gold Council sur le 1er trimestre 2026 confirme que les banques centrales ont acheté, au total net, 290 tonnes (achats moins ventes), soit le meilleur début d’année depuis 2013. Ces achats réguliers indiquent une décision de long terme d’allouer une part des réserves à l’or. Par ailleurs, l’or évolue souvent en sens inverse du dollar américain: lorsque le dollar baisse, l’or devient moins cher pour les acheteurs utilisant d’autres monnaies, ce qui tend à soutenir son prix. Le marché anticipe désormais que la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) pourrait marquer une pause dans les relèvements de taux, après des statistiques industrielles plus faibles suggérant un ralentissement de l’économie. Sur les marchés de produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif comme l’or), le positionnement reste orienté à la hausse. Le volume d’options d’achat (call, un droit d’acheter à un prix fixé) pour des échéances en juin et juillet 2026 augmente nettement. Le ratio call/put (comparaison entre options d’achat et options de vente, ces dernières étant des put) atteint 1,5, son plus haut niveau cette année, signe que les opérateurs misent davantage sur une poursuite de la hausse.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

La livre sterling se maintient près de 1,3600, l’inflation au Royaume-Uni et des chiffres de l’emploi américain plus faibles soutenant le GBP/USD

Le GBP/USD a progressé pour une troisième séance consécutive, évoluant près de 1,3600 pendant les échanges asiatiques jeudi. Sur le graphique journalier, la paire a rebondi sur la borne basse d’un canal ascendant (zone de prix inclinée vers le haut), ce qui suggère un mouvement haussier plus solide. La paire se maintient juste au-dessus du pivot de 1,3600 (niveau de repère technique) et évolue au-dessus des moyennes mobiles exponentielles (MME, moyennes qui donnent plus de poids aux cours récents) à 9 et 50 périodes. Cela soutient la tendance haussière de fond.

Signaux techniques et résistance à court terme

Mercredi, le GBP/USD a gagné environ 0,4%, terminant près de 1,3595 après un test de 1,3645. Près des récents plus hauts, plusieurs mèches supérieures et de petites bougies (signes d’un rejet des prix plus élevés et d’un manque de conviction) indiquent un essoufflement à l’approche d’une résistance (zone où le cours peine à monter). Les prochaines publications suivies de près sont les créations d’emplois américaines hors secteur agricole (NFP, indicateur mensuel clé de l’emploi) et l’indice PMI de la construction au Royaume-Uni (enquête d’activité; au-dessus de 50, l’activité progresse, en dessous de 50, elle recule). Au Royaume-Uni, les PMI S&P Global composite et services d’avril sont ressortis à 52,6 et 52,7, au-dessus des attentes. La prochaine statistique britannique est le PMI construction d’avril, publié jeudi, après 45,6 le mois dernier. Les prix de l’immobilier Halifax de vendredi sont également attendus. Nous observons une configuration déjà vue sur le GBP/USD, actuellement solide près de 1,3850. La situation rappelle début mai 2025, lorsque la paire consolidait autour de 1,3600. La tendance haussière de fond semble reprendre après une phase d’hésitation.

Stratégies sur options pour un biais haussier

Le sentiment haussier est soutenu par des données récentes montrant une inflation britannique toujours élevée, avec l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’évolution des prix payés par les ménages) d’avril 2026 à 3,1%, au-dessus de l’objectif de la Banque d’Angleterre. Cela renforce l’idée d’un report des baisses de taux, ce qui soutient la livre. En parallèle, le rapport sur l’emploi américain d’avril 2026 a montré 175.000 créations de postes, sous les attentes, ce qui réduit légèrement l’attrait du dollar. Compte tenu du soutien de fond mais d’une résistance possible, les investisseurs peuvent envisager l’achat d’options d’achat (call, contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) pour profiter d’une poursuite de la hausse. Acheter des calls avec un prix d’exercice à 1,3900 et une échéance de quatre à six semaines peut offrir un potentiel intéressant si l’élan haussier se prolonge. Cette approche limite le risque de baisse à la prime payée (coût de l’option). Pour ceux qui anticipent une progression plus lente, un spread haussier en calls (bull call spread, combinaison visant à réduire le coût) est une alternative: acheter un call à un prix d’exercice plus bas, par exemple 1,3850, et vendre en même temps un call à un niveau plus élevé, comme 1,4000. Cela diminue le coût initial, mais plafonne le gain potentiel. Comme en 2025, les prochaines statistiques d’inflation des deux côtés de l’Atlantique seront déterminantes. La réaction à l’emploi américain plus faible confirme que la paire reste très sensible à l’écart de politique monétaire (différence de trajectoire entre banques centrales). Les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) permettent d’encadrer le risque lié à ces publications à fort impact. La volatilité implicite (anticipation du marché sur l’amplitude des variations; elle influence le prix des options) des options GBP/USD à un mois évolue autour de 7,2%, un niveau historiquement modéré. Cela signifie que les primes ne sont pas excessives, un contexte plus favorable pour se positionner. Nous anticipons une remontée de cette volatilité à l’approche des prochaines réunions des banques centrales, ce qui peut avantager ceux déjà en place.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Back To Top
server

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Discutez immédiatement avec notre équipe

Chat en direct

Démarrez une conversation en direct via...

  • Telegram
    hold En attente
  • Bientôt disponible...

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Telegram

Scannez le code QR avec votre smartphone pour démarrer un chat avec nous, ou cliquez ici.

Vous n’avez pas l’application ou la version de bureau de Telegram installée ? Utilisez plutôt Telegram Web .

QR code