Le dollar recule alors que les rendements baissent et que la Fed est confrontée à l’arbitrage inflation-emploi, ce qui stimule la demande d’options

Le dollar américain s’est affaibli, alors que l’indice du dollar (DXY, qui mesure le billet vert face à un panier de grandes devises) reteste un niveau d’appui proche de 97,60. Les rendements des emprunts d’État américains à 10 ans ont reculé d’environ 8 points de base (0,08 point de pourcentage) à 4,35 %, tandis que le S&P 500 a inscrit de nouveaux sommets. Les statistiques américaines ont été contrastées, avec en tête l’enquête ADP (estimation privée des créations d’emplois) d’avril, en hausse à 109 000 après 61 000 en mars. Dans l’enquête ISM des services (baromètre d’activité), l’indice des prix payés a atteint un plus haut de trois ans et l’emploi dans les services est resté en zone de contraction (baisse par rapport au mois précédent).

Monetary Policy Crosscurrents

Cet ensemble complique la conduite de la politique monétaire américaine sur l’année à venir. La Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) est perçue comme plus susceptible de repousser des baisses de taux que de relever à nouveau ses taux. Les prix du pétrole ont reflué, le Brent revenant autour de 100 dollars le baril. Le Brent affiche une baisse proche de 20 % par rapport à son plus haut en séance du 30 avril à 126,41 dollars le baril. Des informations ont évoqué une proposition américaine à l’Iran visant à réduire les tensions et à rouvrir le détroit d’Ormuz (passage stratégique pour le transport mondial de pétrole). Cette proposition prévoirait un moratoire sur l’enrichissement nucléaire (pause temporaire) en échange d’un allègement des sanctions américaines. Le dilemme observé tout au long de 2025 réapparaît, ouvrant des pistes pour les investisseurs utilisant des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme des options ou des contrats à terme). L’inflation Core PCE (indice des dépenses de consommation hors éléments très volatils) reste proche de 2,8 %, tandis que les deux derniers rapports sur l’emploi non agricole (Non-Farm Payrolls, principal indicateur mensuel de créations d’emplois) sont ressortis sous 150 000, portant le taux de chômage à 4,2 %. Cet écart entre une inflation persistante et un marché du travail qui se dégrade met la Fed sous pression.

Derivative Trading Opportunities

Cette incertitude suggère que les primes d’options (le prix payé pour obtenir un droit d’achat ou de vente) sur les futures de taux (contrats à terme sur les taux) pourraient être trop faibles. La Fed devrait maintenir ses taux inchangés à court terme, alors que les marchés anticipent deux baisses d’ici la fin de l’année, ce qui fait monter la volatilité implicite (volatilité intégrée dans les prix des options). L’indice MOVE (mesure de la volatilité du marché obligataire) remonte à 110, au-dessus de sa moyenne historique, signalant que des stratégies comme le straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, pour miser sur un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre) peuvent être envisagées afin de tirer parti d’un mouvement important des rendements, quelle que soit la direction. Sur le marché des changes, le dollar semble orienté à la baisse alors que les investisseurs anticipent un futur cycle d’assouplissement (baisse des taux). Le DXY oscille autour de 104,2, mais la tendance la plus probable reste une baisse si les indicateurs du marché du travail continuent de se détériorer. Acheter des options de vente (puts, qui gagnent de la valeur si le dollar baisse) à horizon de quelques mois, ou mettre en place des « risk reversals » baissiers (combinaison d’options consistant à vendre une option d’achat et acheter une option de vente pour exprimer une vue baissière) peut permettre de se positionner sur ce scénario. Sur les actions, le S&P 500 évolue près de ses records autour de 5 500, en anticipant les effets positifs de futures baisses de taux. Mais cela crée une fragilité si l’emploi se dégrade plus vite que l’inflation ne ralentit, ce qui pourrait peser sur les bénéfices des entreprises avant que la Fed ne puisse agir. L’achat d’options d’achat sur le VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») ou de « put spreads » (stratégie d’options consistant à acheter une option de vente et à en vendre une autre à un prix d’exercice plus bas pour réduire le coût) sur les grands indices peut servir de couverture (protection) à moindre coût contre une correction à court terme.

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Le WTI recule sur fond de discussions entre les États-Unis et l’Iran, la spéculation sur une réouverture d’Ormuz réduisant la prime de risque géopolitique

Le brut WTI a reculé pour une troisième séance consécutive jeudi et s’échangeait à 90,66 $. Le mouvement fait suite à des informations liées à des discussions de paix entre les États-Unis et l’Iran et à des spéculations sur une réouverture du détroit d’Ormuz. Al-Hadath a écrit sur X, en citant des sources proches des discussions, que des échanges intenses sont en cours pour rouvrir progressivement le détroit. Le détroit est un passage maritime très étroit et stratégique (un « point de blocage ») par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial.

Signaux des discussions de paix

Selon ces informations, Téhéran examine la dernière proposition de paix américaine qui mettrait officiellement fin à la guerre. Des sources citées par Reuters indiquent qu’elle poserait aussi un cadre pour des discussions sur le nucléaire, la réouverture du détroit d’Ormuz et la levée des sanctions américaines contre l’Iran. Le WTI a perdu environ 17 $ par rapport aux plus hauts de la semaine dernière. Il reste toutefois près de 40 % au-dessus des niveaux d’avant-guerre, car l’avenir du détroit d’Ormuz n’est pas encore tranché. Les acteurs du marché attendent un signal clair sur la réouverture du passage. Cela pourrait ramener les prix du pétrole et du gaz vers les niveaux d’avant-guerre. Les prix du brut avaient déjà nettement baissé fin d’année dernière lorsque des progrès dans les discussions de paix entre les États-Unis et l’Iran avaient été rendus publics. Le marché du WTI, qui avait dépassé 107 $, était retombé autour de 90 $ sur les premières spéculations d’une réouverture du détroit d’Ormuz. Ce mouvement initial était uniquement lié à la perspective d’une baisse des tensions.

Réévaluation du marché après les accords

L’attention doit désormais passer des titres géopolitiques à la gestion de l’offre par l’OPEP+ (l’OPEP et ses alliés, dont la Russie). En réponse aux nouveaux volumes iraniens, l’OPEP+ a prolongé en avril ses réductions volontaires de production, ce qui contribue à fixer un prix plancher (un niveau qui limite la baisse). Une stratégie possible consiste à négocier l’écart entre contrats à terme de différentes échéances (calendar spreads), afin de profiter d’une anticipation de marché plus tendu à l’avenir, c’est-à-dire d’une offre plus limitée par rapport à la demande. À venir, le scénario d’une baisse liée à la paix semble déjà intégré dans les prix, mais des questions demeurent sur la demande mondiale. Les derniers PMI manufacturiers chinois (indicateurs d’activité des directeurs d’achat, qui donnent une lecture rapide de la conjoncture industrielle) ont été plus faibles que prévu, ce qui pourrait freiner la consommation. Les prochains mouvements de prix devraient surtout dépendre de ces facteurs macroéconomiques (croissance, industrie, demande) plutôt que des conflits régionaux qui ont dominé l’an dernier.

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Villeroy réaffirme l’approche « dépendante des données » de la BCE alors que les traders se tournent vers des stratégies axées sur la volatilité sur l’EUR/USD

François Villeroy de Galhau, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE (Banque centrale européenne) et gouverneur de la Banque de France, a déclaré jeudi que la banque centrale devait fonder tout changement de politique monétaire sur les données économiques, plutôt que sur une date fixée à l’avance. Il a indiqué que les décisions de politique monétaire devaient être guidées par « les données » et a mis en garde contre une communication qui pourrait ressembler à de la *forward guidance* (une promesse, explicite ou implicite, sur la trajectoire future des taux afin d’influencer les anticipations des marchés). Les marchés n’ont pas réagi immédiatement sur l’euro. L’EUR/USD était en hausse de 0,2%, autour de 1,1775, dans un contexte de faiblesse du dollar américain. Le message selon lequel ce qui doit nous guider n’est pas une date mais les données est un signal clair. On ne peut plus anticiper automatiquement une baisse de taux à une réunion précise de la BCE. Il faut plutôt surveiller les publications économiques majeures avant ces réunions. Cela implique davantage de volatilité (des variations rapides et parfois importantes des prix) lors des chiffres clés. Par exemple, le dernier indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH, la mesure de l’inflation utilisée pour comparer les pays de la zone euro) d’avril 2026 a montré une inflation encore élevée à 2,6%, tandis que la croissance du PIB (produit intérieur brut, la mesure de l’activité économique) au T1 n’a été que de 0,2%. Ces signaux contradictoires augmentent l’incertitude, ce qui peut favoriser des stratégies sur options (des contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé) qui profitent des mouvements de prix, quel que soit le sens. Dans un contexte « dépendant des données », il peut être pertinent de viser une hausse de la volatilité avec des instruments comme des *straddles* (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, au même prix d’exercice, pour miser sur un mouvement marqué) sur l’EUR/USD avant les grands chiffres d’inflation ou d’emploi. Au 7 mai 2026, l’indice Cboe de volatilité de l’euro (EVZ, un indicateur basé sur les prix des options et reflétant la volatilité attendue) est à 6,8, un niveau modéré susceptible de monter en cas de surprise macroéconomique. Cela peut offrir une fenêtre pour se positionner avant d’éventuels mouvements brusques sur la paire. En regardant en arrière depuis 2025, les marchés gardent en mémoire les erreurs liées à la sous-estimation de la durée de l’inflation. Cette expérience rend les banques centrales très sensibles aux nouvelles données: un seul chiffre d’inflation plus élevé que prévu peut remettre en cause un scénario d’assouplissement monétaire (une politique plus favorable à l’activité, souvent via des baisses de taux). Cela renforce l’intérêt d’une approche flexible et centrée sur les données. Il faut aussi tenir compte d’un écart de politique monétaire croissant avec les États-Unis, où une hausse de l’emploi supérieure aux attentes a repoussé les anticipations de baisse des taux de la Fed (Réserve fédérale américaine, la banque centrale des États-Unis). Le contraste entre une BCE prudente et une Fed potentiellement plus restrictive (plus encline à maintenir des taux élevés) pourrait peser sur l’EUR/USD, qui s’échange actuellement près de 1,0850. Cette pression fondamentale (liée aux éléments économiques de fond) soutient des stratégies neutres ou négatives sur l’euro.

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Le pétrole se stabilise près de 100 dollars, une proposition américano-iranienne ravivant l’espoir d’une réouverture d’Ormuz sur fond de tensions d’approvisionnement

Les prix du pétrole et du gaz ont reculé mercredi, l’Iran examinant une nouvelle proposition américaine visant à mettre fin au conflit. Le marché anticipe donc une reprise progressive des flux via le détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique par lequel transite une part importante du pétrole et du gaz du Golfe). Le Brent est descendu jusqu’à 96 dollars le baril après être passé sous 100 dollars, tandis que le gaz en Europe a aussi baissé. Le pétrole s’est stabilisé jeudi matin autour de 100 dollars le baril, après une chute de près de 8% lors de la séance précédente. Le mouvement efface en partie les gains liés aux craintes de perturbations au Moyen-Orient.

Détails de la proposition et réaction du marché

La proposition est décrite comme un mémorandum d’une page. Elle pourrait conduire à une réouverture graduelle d’Ormuz et à un assouplissement des restrictions américaines sur l’accès aux ports iraniens. L’Iran devrait répondre par l’intermédiaire d’un médiateur dans les prochains jours. Aucun accord n’est encore conclu et d’autres discussions sont attendues, notamment sur le programme nucléaire iranien. Aux États-Unis, les stocks de pétrole brut continuent de baisser, ce qui renforce la dépendance à l’offre américaine pour compenser d’éventuelles perturbations au Moyen-Orient. Selon l’EIA (Energy Information Administration, l’agence statistique américaine de l’énergie), les stocks commerciaux de brut ont diminué de 2,3 millions de barils la semaine dernière, contre une baisse de 8,1 millions estimée par l’API (American Petroleum Institute, organisme privé qui publie une estimation) et une attente de marché de -2,4 millions. Cette baisse plus limitée s’explique par un recul marqué des exportations, en baisse de 1,7 million de barils par jour sur une semaine (b/j = barils par jour), après un record la semaine précédente. Les marchés de l’énergie devraient rester très sensibles aux informations liées au dossier États-Unis–Iran. Les prix ont donc corrigé vivement sur l’espoir d’un accord susceptible de rouvrir le détroit d’Ormuz. Le Brent a touché 96 dollars avant de se réinstaller près de 100 dollars. Le marché espère une issue diplomatique, mais reste très prudent.

Volatilité des options et implications pour le trading

Cette incertitude se reflète sur le marché des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé), où la volatilité implicite (niveau de fluctuations anticipé par le marché, intégré dans le prix des options) devrait rester élevée. Les opérateurs peuvent privilégier des approches qui cherchent à profiter de forts écarts de prix : un échec des discussions pourrait faire remonter les cours aussi vite qu’un succès les a fait baisser. Un titre de presse d’un camp ou de l’autre peut provoquer un mouvement de 5% en une seule séance. Les éléments de fond indiquent toujours un marché tendu, point à ne pas négliger. Le rapport de l’EIA cette semaine montre une nouvelle baisse des stocks de brut américains de 1,4 million de barils, prolongeant la tendance observée depuis mars. Cette tension offre un soutien aux prix si la diplomatie s’enlise. Côté offre, le dernier rapport mensuel de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) confirme une production d’avril stable autour de 26,6 millions de barils par jour, les principaux membres maintenant leurs réductions de production. Parallèlement, les dernières données de la CFTC (Commodity Futures Trading Commission, régulateur américain) montrent que les gestionnaires d’actifs ont réduit, pour la deuxième semaine de suite, leurs positions nettes longues sur le WTI (West Texas Intermediate, pétrole de référence américain). Une position nette longue signifie que ces acteurs restent globalement acheteurs, mais moins qu’auparavant, signe d’une prudence accrue. On se souvient d’un épisode comparable fin 2025, quand les tensions en mer Rouge avaient fait grimper la volatilité avant un apaisement après des annonces diplomatiques. Cet épisode illustre la rapidité avec laquelle une « prime de risque » (surcoût intégré aux prix en raison d’un danger géopolitique) peut apparaître puis disparaître. La situation actuelle avec l’Iran est similaire : récit diplomatique baissier d’un côté, réalité de l’offre qui soutient les prix de l’autre. Par conséquent, l’enjeu des prochaines semaines sera la gestion du risque autour des annonces clés venant des États-Unis ou de l’Iran. Des options à très courte échéance (contrats proches de leur date d’expiration) permettent de s’exposer à des mouvements dictés par l’actualité tout en encadrant les pertes possibles. Il peut être pertinent de se préparer à un mouvement important dans un sens ou dans l’autre, plutôt que de parier sur un résultat précis des discussions.

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La roupie indienne rebondit alors que le repli du pétrole et l’affaiblissement du dollar pèsent sur l’USD/INR avant les chiffres de l’emploi américain

La roupie indienne est passée de pertes en début de séance à des gains face au dollar américain jeudi, avec l’USD/INR proche de 94,15. Ce mouvement a suivi une reprise des ventes sur le pétrole après des informations faisant état de progrès en vue de la réouverture du détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % de l’approvisionnement énergétique mondial. Le brut WTI (West Texas Intermediate, une référence du pétrole américain) a chuté d’environ 3 % vers 90,00 $. Al-Hadath a indiqué que les discussions entre les États-Unis et l’Iran se poursuivaient, avec la possibilité d’une avancée dans les prochaines heures pour les navires bloqués dans le détroit.

Le recul du pétrole soutient la roupie

Les devises des économies importatrices de pétrole, comme l’Inde, se renforcent souvent quand les prix du pétrole baissent, car la facture énergétique du pays diminue. La hausse de l’INR s’est faite en parallèle de la baisse des coûts du pétrole. Les investisseurs institutionnels étrangers (FII, grands fonds et investisseurs internationaux) sont restés vendeurs nets en Inde en mai, avec des ventes sur deux des trois séances. Les sorties totales ont atteint 6 620,86 crores de roupies (environ 66,21 milliards de roupies). Le dollar américain a aussi reculé, l’indice du dollar (Dollar Index, mesure du dollar face à un panier de grandes devises) perdant 0,12 % vers 97,90, proche du plus bas de plus de deux mois atteint mercredi à 97,62. Les marchés surveillent les statistiques américaines de l’emploi de vendredi, les « Nonfarm Payrolls » (NFP, créations d’emplois hors agriculture), attendues à 60 000 nouveaux emplois. Sur le plan technique (analyse des graphiques), l’USD/INR a glissé vers l’EMA 20 jours (moyenne mobile exponentielle, un indicateur de tendance qui donne plus de poids aux données récentes) à 94,17. Le RSI (indice de force relative, indicateur de momentum qui signale une accélération ou un essoufflement du mouvement) s’est détendu vers 52,60, avec des supports autour de 93 et une résistance à 95,53.

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L’inflation en zone euro grimpe à 3 % tandis que la flambée des carburants liée au pétrole assombrit les perspectives de baisse des taux de la BCE

L’inflation totale (indice global) en zone euro est passée de 1,9 % sur un an en février à 3,0 % sur un an en avril. Cette hausse a été liée au renchérissement du Brent (prix de référence du pétrole), qui s’est transmis aux coûts des carburants. Les prix des carburants auraient ajouté environ 1,1 point de pourcentage à l’inflation totale depuis février. Dans un scénario central où le détroit d’Ormuz rouvre sous quelques semaines, l’effet des carburants était censé avoir culminé en avril.

Perspectives d’inflation jusqu’en 2027

En avril, l’inflation totale a atteint 3 %, son plus haut niveau depuis fin 2023. Des effets indirects et des « effets de second tour » (hausse des salaires et des prix alimentée par le choc initial sur l’énergie) devraient pousser l’inflation totale vers environ 3,5 % début 2027. Ces effets devraient aussi relever l’inflation sous-jacente (inflation hors énergie et alimentation, plus stable), avec un pic autour de 2,6 % sur un an début 2027. Ces perspectives sont liées au vieillissement de la population, au soutien budgétaire allemand (dépenses publiques supplémentaires) et à l’incertitude associée aux risques au Moyen-Orient.

Trading et positionnement au risque

Le choc énergétique a modifié la trajectoire de l’inflation et impose d’adapter le positionnement. L’inflation en zone euro a déjà atteint 3,0 % en avril, contre 1,9 % en février, une hausse surtout due aux carburants. La dernière estimation rapide d’Eurostat (première estimation publiée avant les chiffres définitifs) a confirmé une hausse des prix de l’énergie de 15 % sur un an, illustrant la rapidité de la transmission à l’économie. Cela complique nettement, à court terme, l’hypothèse de baisses de taux par la Banque centrale européenne. Il convient donc de réduire les paris sur un assouplissement monétaire (politique de baisse des taux) et d’envisager des positions qui bénéficient d’une BCE plus restrictive (« hawkish », c’est-à-dire plus encline à maintenir ou relever les taux), par exemple « payer le fixe » sur des swaps de taux d’intérêt (contrats d’échange de paiements où l’on paie un taux fixe et reçoit un taux variable, ce qui profite en général quand les taux montent). En 2022, les banques centrales avaient dû relever leurs taux fortement lorsque l’inflation s’était révélée plus persistante que prévu. Avec un pic d’inflation désormais envisagé autour de 3,5 % début 2027, la demande de protection contre l’inflation devrait augmenter. Le swap d’inflation « 5 ans dans 5 ans » (taux d’inflation implicite pour une période de 5 ans qui commence dans 5 ans, indicateur des anticipations de long terme) est déjà monté à 2,4 % après les dernières données. Le marché commence ainsi à intégrer une inflation plus durable. Des facteurs structurels, comme un marché du travail tendu lié au vieillissement et le soutien budgétaire allemand, devraient maintenir la pression sur les prix. L’incertitude géopolitique élevée plaide aussi pour se préparer à plus de volatilité (variations rapides des prix). Des options sur l’indice VSTOXX (mesure de la volatilité attendue des actions de la zone euro) peuvent servir à se positionner sur une hausse des fluctuations des marchés européens. Il faut toutefois surveiller le risque qu’une énergie chère fasse basculer l’économie en ralentissement, ce qui pèserait sur l’inflation. Une forte baisse du PMI « flash » manufacturier (enquête avancée auprès des entreprises, indicateur de l’activité) indiquerait une destruction de la demande (les ménages et entreprises réduisent leurs achats à cause des prix), ce qui obligerait à réévaluer rapidement le scénario d’une inflation durable.

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GBP/JPY se maintient près de 212,50 alors que le risque d’intervention du Japon et l’incertitude liée aux élections britanniques freinent la demande

La livre sterling face au yen (GBP/JPY) a évolué quasiment à l’équilibre, autour de 212,50 jeudi. Les opérateurs restaient prudents avant de vendre le yen, en raison du risque d’intervention du ministère japonais des Finances (MOF), tandis que l’incertitude liée aux résultats des élections locales au Royaume-Uni a freiné la demande de livre. La paire a évolué au milieu de sa fourchette hebdomadaire, entre 210,50 et 214,20. Elle a reculé depuis le pic de 216,60 atteint la semaine dernière après une intervention présumée à Tokyo pour soutenir le yen, un soutien qui aurait pu se poursuivre cette semaine.

Risque d’intervention au Japon

La responsable du MOF, Satsuki Takayama, a répété que les autorités sont prêtes à prendre des « mesures décisives » contre les mouvements spéculatifs, c’est-à-dire des mouvements de marché jugés excessifs et alimentés par des paris de court terme. Le principal diplomate japonais en charge des changes, Atsushi Mimura, a indiqué que le MOF n’a pas de limite sur la fréquence des interventions et qu’il est en contact quotidien avec les responsables américains. Au Royaume-Uni, les électeurs votaient pour 136 autorités locales ainsi que pour les parlements d’Écosse et du Pays de Galles. Les résultats étaient attendus comme un revers pour le Parti travailliste au pouvoir, ce qui pourrait raviver les tensions politiques et remettre au premier plan les risques liés aux finances publiques (niveau de dépenses, recettes et endettement de l’État). 2026-05-07T10:58:31.234Z Nous observons le cross GBP/JPY en route vers 218,00, un niveau qui incite à la prudence. Cette configuration rappelle la forte instabilité des cours observée l’an dernier. Le risque principal reste une intervention soudaine et énergique des autorités japonaises pour renforcer leur monnaie.

Stratégies face à l’instabilité des cours

En mai 2025, la paire évoluait plus bas, vers 212,50, lorsqu’une intervention présumée l’a fait reculer depuis ses sommets proches de 216,60. La même période avait aussi été marquée par l’incertitude autour des élections locales britanniques, qui pesait sur la livre. Cela avait alimenté un marché tendu et partagé, difficile à négocier dans un sens clair. Les avertissements du MOF paraissent plus crédibles aujourd’hui, notamment parce que la Banque du Japon (BoJ) n’a relevé ses taux que très légèrement, ce qui maintient un écart important avec les autres grandes banques centrales (différence de taux d’intérêt entre pays, qui influence les flux de capitaux et les changes). Il faut rappeler que les autorités japonaises ont dépensé un montant record de 9.800 milliards de yens pour intervenir sur quelques semaines au printemps 2024. Cela montre qu’elles disposent à la fois de la volonté et des moyens financiers d’agir rapidement. Côté britannique, la situation politique reste fragile après le revers du Parti travailliste aux élections locales de 2025. Avec des élections législatives attendues d’ici un an et une inflation récente autour de 2,5% — un niveau encore vulnérable — la livre est très sensible aux signes d’instabilité politique. Cela expose la devise à des accès de faiblesse soudains, indépendamment des mouvements du yen. Dans ce contexte de risques opposés, les opérateurs peuvent privilégier des stratégies qui profitent d’un mouvement ample, plutôt que de parier sur une direction précise. Une approche consiste à acheter de la volatilité via des options, c’est-à-dire des contrats donnant le droit (et non l’obligation) d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé à l’avance. Cette méthode vise à préparer le portefeuille à un mouvement brutal, fréquent sur cette paire. Plus précisément, l’achat de straddles ou de strangles à échéance de deux à trois mois peut être pertinent. Un straddle consiste à acheter simultanément une option d’achat (call) et une option de vente (put) avec le même prix d’exercice; un strangle utilise deux prix d’exercice différents, généralement plus éloignés. Ces structures cherchent à profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre, sans devoir anticiper parfaitement une intervention de la BoJ ou un choc politique centré sur le Royaume-Uni.

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La CNB devrait maintenir ses taux à 3,50 % face à la hausse des risques inflationnistes liés à l’énergie, l’EUR/CZK restant dans un range étroit

Commerzbank s’attend à ce que la Banque nationale tchèque (CNB) maintienne ses taux d’intérêt à 3,50 %. La banque estime que les risques d’inflation augmentent, en raison de la hausse des prix de l’énergie liée à la guerre. Les coûts des carburants en Tchéquie ont fortement progressé, tandis que les prix de gros du gaz naturel sont en hausse. Cela augmente le risque d’une inflation plus élevée que prévu, même si la CNB surveille les « effets de second tour » (quand la hausse des coûts se transmet aux salaires et aux prix des services), encore peu visibles.

Les risques d’inflation augmentent

La probabilité d’une politique monétaire plus restrictive (c’est-à-dire des taux plus élevés pour freiner l’inflation) conduit désormais à un scénario central d’au moins une hausse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) plus tard en 2026. Cette anticipation pourrait toutefois être revue si la situation militaire s’améliore et si les prix du pétrole reculent nettement dans les prochains mois. Malgré ces anticipations de taux plus élevés, la couronne tchèque ne s’est pas davantage appréciée. Une hausse de l’aversion au risque mondiale (les investisseurs réduisent les placements jugés risqués) limite le soutien au CZK et pèse aussi sur l’euro. En conséquence, la paire EUR/CZK devrait évoluer globalement à l’horizontale dans les prochains mois, ces forces opposées se compensant. L’article précise qu’il a été produit avec un outil d’IA et relu par un éditeur. La Banque nationale tchèque devrait donc maintenir son taux directeur, mais le risque d’au moins une hausse plus tard cette année augmente en raison des prix de l’énergie. Une posture plus « faucon » (orientation favorable à des taux plus élevés pour combattre l’inflation) devrait, en théorie, soutenir la couronne tchèque. Mais l’aversion au risque à l’échelle mondiale empêche pour l’instant la devise de progresser nettement.

Perspective de marché sans tendance

Les données récentes appuient cette lecture partagée, rendant l’hypothèse d’un marché sans tendance plus crédible. L’inflation tchèque est remontée à 3,1 % en avril, légèrement au-dessus de l’objectif de la banque centrale, tandis que l’indice VIX (indice de volatilité du marché américain, souvent appelé « baromètre de la peur ») est resté élevé autour de 22, signe d’une inquiétude persistante des investisseurs. Cette nervosité est alimentée par les craintes sur la croissance européenne, notamment après les commandes industrielles allemandes décevantes de la semaine dernière. Une dynamique comparable avait été observée au troisième trimestre 2025, lorsque la banque centrale avait aussi signalé un biais restrictif sur fond d’incertitudes géopolitiques. L’appétit pour le risque était alors faible et la paire EUR/CZK était restée coincée dans une fourchette étroite 24,60-24,85 pendant près de deux mois. L’environnement actuel paraît similaire, ces forces opposées s’équilibrant. Cela suggère que vendre la volatilité (parier sur une baisse des mouvements de prix) peut être une stratégie envisageable dans les prochaines semaines. Les intervenants peuvent, par exemple, mettre en place un « iron condor » (stratégie d’options visant à profiter d’un cours qui reste dans une zone) en vendant une option d’achat et une option de vente « hors de la monnaie » (options dont le prix d’exercice est éloigné du niveau actuel, donc moins susceptibles d’être exercées) afin de définir une fourchette. L’objectif est de profiter de l’érosion de la valeur avec le temps (« time decay », perte progressive de valeur des options à l’approche de l’échéance) tant que le taux de change reste stable.

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Semaine à venir : Yu (BNY) souligne la divergence budgétaire en Europe centrale et orientale et place le leu roumain au cœur des risques de change et de carry trade

Geoff Yu, de BNY, souligne que la dégradation des finances publiques en Europe centrale et orientale explique une partie des mouvements des devises de la région et des stratégies de portage (« carry trade », qui consiste à emprunter dans une monnaie à faible taux et à investir dans une monnaie à taux plus élevé pour capter l’écart de taux, avec un risque de change). Selon lui, aucune banque centrale de la région ne semble prête à relever ses taux, et la politique budgétaire (dépenses et impôts) menace davantage les anticipations d’inflation (ce que les marchés pensent de l’inflation future) que des chocs d’inflation à court terme. La Roumanie est présentée comme le pays le plus sous pression, la chute du gouvernement ajoutant une incertitude budgétaire à court terme. Ses « doubles déficits » (déficit budgétaire et déficit extérieur, mesuré par le solde du compte courant) étaient chacun proches de 8% du PIB au T4 2025, avec des taux d’intérêt réels faibles (taux nominaux corrigés de l’inflation). La Pologne et la Hongrie se dirigent aussi vers des déficits publics élevés, proches de la tranche « haut chiffre à un seul chiffre » en pourcentage du PIB. Toutes deux ont affiché une amélioration de leur compte courant sur les deux dernières années, tandis que les investissements directs étrangers (IDE, investissements d’entreprises sur le long terme) et des transferts courants (flux comme les transferts de l’UE ou les envois de fonds) soutiennent le financement, ces transferts étant signalés pour la Hongrie après l’élection. Yu s’attend à ce que les pressions inflationnistes à court terme persistent pour des raisons externes. Il anticipe aussi une divergence budgétaire plus marquée entre pays, qui se répercuterait sur la courbe des taux (niveaux de rendement selon les maturités), les flux de devises et les positions en devises. La divergence budgétaire observée en Europe centrale et orientale fin 2025 reste le thème central des stratégies de trading. Les banques centrales de la région hésitent à relever les taux, ce qui reporte l’ajustement sur les devises. Il faut se positionner pour une accélération de cette divergence dans les prochaines semaines. Les déséquilibres budgétaires et extérieurs de la Roumanie offrent l’opportunité la plus claire. Les doubles déficits, déjà proches de 8% du PIB au quatrième trimestre 2025, ne montrent pas d’amélioration, les premières données du T1 2026 indiquant un déficit budgétaire consolidé de 7,8%. Le leu roumain (RON) apparaît comme la devise la plus vulnérable, d’autant que la banque centrale utilise ses réserves de change (avoirs en devises pour stabiliser la monnaie), qui ont reculé de près de 3 milliards d’euros depuis janvier, pour freiner la baisse. Dans ce contexte, il faut envisager l’achat d’options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) sur EUR/RON afin de se positionner sur une nouvelle faiblesse du leu avec un risque limité. La volatilité implicite (volatilité déduite des prix d’options, donc l’inquiétude du marché) est déjà passée de 8% à plus de 11% cette année. Cette stratégie permet de profiter d’un mouvement marqué, tout en limitant la perte potentielle à la prime payée. À l’inverse, la Pologne et la Hongrie présentent un profil plus stable, soutenu par des comptes externes plus solides. L’excédent du compte courant polonais est resté stable au T1 2026, et des données récentes d’IDE montrent que la Hongrie a attiré 1,5 milliard d’euros d’investissements supplémentaires dans le secteur des véhicules électriques. Cela rend le zloty polonais (PLN) et le forint hongrois (HUF) plus intéressants en comparaison. La manière la plus directe de jouer cette divergence passe par des positions en valeur relative, comme l’achat de PLN/RON ou de HUF/RON via des contrats à terme (« forwards », accords pour échanger des devises à une date future à un taux fixé). Cette approche isole la fragilité propre à la Roumanie des mouvements plus larges liés à l’euro ou au dollar. L’écart entre les rendements des obligations d’État à 10 ans roumaines et polonaises s’est déjà creusé de 60 points de base (0,60 point de pourcentage) depuis le début de 2026, signe que le marché intègre cette divergence.

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L’USD/CHF passe sous 0,7800, les espoirs de paix entre les États-Unis et l’Iran pesant sur le dollar et la demande de valeurs refuges

L’USD/CHF a reculé d’environ 0,15% vers 0,7775 lors de la séance européenne de jeudi, restant sous 0,7800, alors que le dollar américain s’affaiblissait. Le mouvement intervient après des informations suggérant des chances plus élevées d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran. L’indice du dollar (DXY) cédait 0,1% autour de 97,90, signe d’un dollar plus faible face à six grandes devises. Cette baisse reflète l’attention accrue portée à la voie diplomatique entre Washington et Téhéran. Al-Hadath, chaîne sœur d’Al Arabiya, a indiqué sur X que des échanges intensifs entre les États-Unis et l’Iran se poursuivent afin de rouvrir progressivement le détroit d’Ormuz. Ce passage maritime est lié à près de 20% de l’approvisionnement énergétique mondial, et le message évoquait la possibilité d’une avancée rapide pour les navires actuellement bloqués. Avec l’amélioration du climat de marché, la demande de dollar comme valeur refuge (actif jugé plus sûr en période de stress) s’est tassée, et la pression sur les anticipations d’inflation (prévisions de hausse des prix) s’est aussi atténuée. Cela réduit les arguments en faveur d’une politique plus restrictive de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis). Le franc suisse a évolué de façon contrastée face aux autres grandes devises, tandis que les marchés cherchent de nouveaux indices sur la trajectoire de la Banque nationale suisse (BNS, banque centrale de la Suisse). L’attention se reporte désormais sur les chiffres des créations d’emplois non agricoles aux États-Unis (Nonfarm Payrolls, indicateur mensuel clé de l’emploi), attendus vendredi pour avril. Nous revenons sur la situation de 2025, lorsque les espoirs d’un accord États-Unis–Iran faisaient pression sur l’USD/CHF sous 0,7800. L’indice DXY reculait vers 97,90, signalant des ventes généralisées du billet vert. Ce contexte ouvre des opportunités particulières pour les traders de produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, comme une devise, un taux ou un pétrole) dans les semaines suivantes. Une réouverture possible du détroit d’Ormuz affecte directement les marchés de l’énergie et les anticipations d’inflation. Historiquement, une détente géopolitique au Moyen-Orient a souvent entraîné un recul des prix du pétrole; après l’annonce du cadre initial du JCPOA de 2015 (accord sur le nucléaire iranien), les contrats à terme (futures, contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard) sur le brut WTI (West Texas Intermediate, référence américaine) avaient perdu plus de 8% en un mois. Les investisseurs peuvent envisager d’acheter des options de vente (puts, droit de vendre à un prix fixé) sur des ETF pétroliers (fonds cotés répliquant un panier d’actifs) ou de vendre des contrats à terme pour se couvrir (réduire un risque) ou parier sur une baisse des coûts de l’énergie. La baisse des tensions géopolitiques réduit l’attrait du dollar comme valeur refuge et limite les craintes d’inflation, ce qui tempère les anticipations de relèvements de taux de la Fed. Cela se reflète sur le marché des contrats à terme sur taux, où la probabilité d’une baisse de taux de la Fed à six mois, telle qu’intégrée par les futures SOFR (taux de référence au jour le jour, très utilisé pour les produits de taux), serait passée de 20% à plus de 50% lors d’épisodes comparables. Pour se positionner, certains opérateurs peuvent acheter des futures SOFR ou Fed Funds (contrats dont le prix monte quand les attentes de hausse des taux reculent). Sur l’USD/CHF, le scénario le plus probable reste orienté à la baisse. Des données d’options de l’an dernier montraient des «risk reversals» à un mois (écart de prix entre options d’achat et de vente de même échéance, indicateur du biais du marché) à -0,6%, ce qui signale une préférence nette pour les puts, plus chers que les calls (options d’achat, droit d’acheter à un prix fixé). Les investisseurs peuvent envisager des puts sur l’USD/CHF afin de profiter d’une nouvelle baisse tout en limitant le risque maximal à la prime payée. La publication des Nonfarm Payrolls constitue un rendez-vous à risque majeur, susceptible d’accélérer ou d’inverser le mouvement. Avant des publications décisives l’an dernier, la volatilité implicite à une semaine sur l’USD/CHF (volatilité attendue par le marché, déduite des prix d’options) augmentait souvent de 2 à 3 points, vers 8,5%. Cela suggère qu’un straddle ou un strangle (stratégies d’options visant à profiter d’un fort mouvement, quelle qu’en soit la direction, en combinant options d’achat et de vente) peut être envisagé pour tirer parti d’une variation marquée après la publication.

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