Les stratèges d’OCBC affirment que les devises asiatiques se sont affaiblies, les marchés ayant été ébranlés par la hausse des prix du pétrole déclenchée par les tensions au Moyen-Orient

Les devises asiatiques ont reculé avec la hausse des prix du pétrole, sur fond de regain de tensions au Moyen-Orient et d’inquiétudes autour du détroit d’Ormuz. Des informations ont fait état d’attaques iraniennes par missiles et drones visant les Émirats arabes unis, ainsi que d’incidents près du détroit, ravivant les doutes sur la solidité du cessez-le-feu. Des prix du pétrole plus élevés augmentent la facture énergétique des pays importateurs et peuvent alimenter le risque d’inflation dans la région. Ce mouvement s’est aussi accompagné d’un dollar américain plus ferme, de rendements des bons du Trésor américain en hausse (le taux d’intérêt exigé par le marché pour prêter à l’État américain) et d’un appétit pour le risque en baisse (moins d’intérêt pour les actifs jugés risqués), ce qui pèse généralement sur les taux de change asiatiques.

Choc pétrolier et pression sur le FX asiatique

Le peso philippin (PHP), la roupie indienne (INR) et le baht thaïlandais (THB) sont apparus plus sensibles à la hausse du pétrole. Le dollar de Singapour (SGD) a été présenté comme plus résistant que ses pairs, tout en restant exposé au regain de pression lié au pétrole et au dollar. La note indique que l’amélioration observée de fin avril à début mai sur les devises asiatiques a été de courte durée. La flambée du pétrole est actuellement le facteur dominant, le Brent (référence du pétrole en Europe) ayant dépassé 98 dollars le baril cette semaine. Elle s’explique par de nouveaux épisodes de conflit signalés autour du détroit d’Ormuz, un passage clé pour les livraisons mondiales d’énergie. Les marchés restent nerveux, et ce choc oriente l’attention des intervenants à court terme. Cela crée un contexte défavorable pour les économies asiatiques fortement dépendantes des importations d’énergie. On observe un dollar plus fort, une baisse de l’appétit pour le risque et des craintes inflationnistes accrues. En Inde, par exemple, la dernière inflation mesurée à 4,8% pourrait remonter vers 6% avec ce renchérissement de l’énergie, ce qui pourrait pousser la banque centrale à agir sur ses taux.

Focalisation sur les échanges et gestion du risque

Dans cet environnement, l’attention se porte sur les devises les plus sensibles au pétrole, comme le peso philippin, la roupie indienne et le baht thaïlandais. La paire USD/PHP (dollar contre peso) teste déjà le seuil de 59,00, et des stratégies visant à profiter d’un nouvel affaiblissement, comme l’achat d’options d’achat (contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) sur USD/INR, sont jugées intéressantes. Ces devises devraient rester sous pression tant que le pétrole demeure élevé. À l’inverse, le dollar de Singapour paraît plus résistant, avec USD/SGD relativement stable autour de 1,355. Ses fondamentaux solides en font une couverture potentielle (position destinée à réduire le risque) contre la faiblesse régionale. Cette tenue relative en fait une cible moins évidente à la baisse, mais un repère utile pour juger la dynamique régionale. Ce mouvement rappelle la forte volatilité observée fin 2024, ce qui laisse penser que la volatilité implicite sur les options de change (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) pourrait augmenter dans les prochaines semaines. Il convient donc de surveiller de près la valorisation des options, car se positionner sur des variations de change plus marquées pourrait s’avérer rentable.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

L’EUR/USD se renforce alors que des données américaines plus faibles et la baisse des coûts du gaz font reculer les rendements des Treasuries, pesant sur le dollar

L’euro a progressé face au dollar américain mardi, après un léger recul des prix du pétrole, qui a fait baisser les rendements des obligations du Trésor américain (taux d’intérêt servis par la dette publique des États-Unis). L’EUR/USD évoluait près de 1,1701, après un plus bas intraday de 1,1676. La hausse de l’EUR/USD est restée limitée, le sentiment de marché (appétit pour le risque) demeurant fragile après la reprise des combats au Moyen-Orient. L’indice du dollar américain (Dollar Index, baromètre du billet vert face à un panier de grandes devises) s’établissait autour de 98,40, en baisse d’environ 0,07% sur la séance.

Tensions au Moyen-Orient et réaction des marchés

De nouvelles attaques dans le Golfe lundi ont ravivé les doutes sur la durée du cessez-le-feu. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré que le cessez-le-feu avec l’Iran n’est « pas terminé » et que le président Donald Trump décidera si les tensions récentes le remettent en cause. Cela a réduit la crainte d’une escalade immédiate et a favorisé un repli des prix du pétrole, le WTI (West Texas Intermediate, référence du pétrole américain) perdant environ 3%. Les cours restent toutefois élevés, ce qui entretient le risque d’inflation (hausse durable des prix) et pèse sur les anticipations de taux. Les marchés continuaient d’anticiper au moins deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE) cette année, même si des doutes persistent en raison de la sensibilité de la zone euro aux chocs énergétiques. Le membre de la BCE François Villeroy de Galhau a indiqué ne pas voir à ce stade de « signes suffisants pour une hausse des taux », tout en précisant que les taux pourraient monter en cas « d’effets de second tour » (quand la hausse des prix de l’énergie ou des matières premières se diffuse aux salaires et aux autres prix). Aux États-Unis, l’outil FedWatch (indicateur basé sur les prix des contrats à terme, qui estime les probabilités de décisions de la Réserve fédérale) suggérait un statu quo à court terme, tandis que la probabilité d’une hausse en décembre remontait à environ 27% contre presque zéro une semaine plus tôt. Les offres d’emploi JOLTS (statistique officielle des postes vacants) sont retombées à 6,866 millions en mars contre 6,922 millions, et l’ISM des services (indice d’activité du secteur tertiaire) a ralenti à 53,6 en avril après 54.

Écarts de taux et dollar plus ferme

Nous constatons que l’EUR/USD évolue autour de 1,0850, un niveau très éloigné des 1,1700 observés lors des tensions géopolitiques de 2025. Le repli temporaire du pétrole à l’époque avait donné une impression trompeuse d’accalmie. Aujourd’hui, la vigueur du dollar est plus durable, car l’avantage de taux d’intérêt est plus net. Les prix du pétrole se maintiennent désormais autour de 85 dollars le baril pour le WTI, ce qui rend l’inflation difficile à faire baisser des deux côtés de l’Atlantique. Dans la zone euro, les dernières données de l’IPCH (indice des prix à la consommation harmonisé, mesure comparable de l’inflation en Europe) pour avril ont montré une inflation à 2,6%, toujours au-dessus de l’objectif de la BCE. Cela renforce un environnement de taux « élevés plus longtemps », qui limite le potentiel de hausse de l’euro. La BCE est donc attendue sur un maintien de son principal taux de dépôt (rémunération des liquidités placées par les banques à la BCE) à 3,75% pendant l’été, un scénario visible dans les contrats à terme sur l’EURIBOR (contrats dérivés qui reflètent les anticipations de taux interbancaires en zone euro). Cela contraste avec 2025, lorsque le marché hésitait sur deux relèvements. Désormais, l’attention des opérateurs sur options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) porte sur le calendrier d’une éventuelle baisse de taux, et non d’une hausse. Aux États-Unis, le constat est similaire mais plus marqué : la dernière publication de l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) montre une inflation à 3,1%. La Réserve fédérale campe sur un taux directeur cible de 4,50%, ce qui crée un avantage de rendement (taux plus élevés) attirant les capitaux vers le dollar. Cet écart de taux est le principal frein à une hausse marquée de l’EUR/USD.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Les actions américaines dépassent les 49 000 points, la détente du pétrole et des résultats du T1 encourageants laissant entrevoir des profits à l’origine de la hausse des marchés

Les actions américaines ont progressé mardi, tandis que les prix du pétrole reculaient et que les résultats du premier trimestre ont, dans l’ensemble, dépassé les prévisions. Le DJIA gagnait environ 0,30% au-dessus de 49.000 points, le S&P 500 prenait près de 0,70% et le Nasdaq avançait d’environ 1% après un pic en séance au-dessus de 25.000. Les contrats à terme sur le pétrole WTI (référence américaine) ont perdu 3%, à un peu plus de 102 dollars le baril, et le Brent (référence mondiale) a cédé 2%, à un peu plus de 111 dollars. L’Iran aurait attaqué des navires à neuf reprises depuis l’annonce du cessez-le-feu. Environ 22.500 marins n’auraient pas pu franchir le détroit d’Ormuz, avec des centaines de navires en attente d’une protection navale américaine.

Points clés des résultats

Pfizer a progressé d’environ 2% après des résultats et un chiffre d’affaires du T1 supérieurs aux attentes du marché (consensus) et la confirmation de ses objectifs pour 2026. Anheuser-Busch InBev a bondi d’environ 8% après une première hausse trimestrielle des volumes de bière en trois ans, avec des chiffres au-dessus des estimations. Intel a gagné autour de 10% après des informations sur des discussions préliminaires avec Apple au sujet d’une production de puces aux États-Unis (semi-conducteurs, composants essentiels des ordinateurs et smartphones). Micron a encore pris 5% sur fond de relèvements d’objectifs de cours par des analystes, liés à la demande de mémoire à large bande passante (HBM, une mémoire très rapide utilisée notamment pour l’IA, l’intelligence artificielle). Palantir a reculé d’environ 3% malgré un chiffre d’affaires record au T1, un bénéfice par action supérieur aux attentes (EPS, profit rapporté à chaque action), des prévisions relevées et une croissance des ventes de 85% sur un an (en glissement annuel) contre environ 75% attendu. Le titre restait en baisse d’environ 20% depuis le début de l’année. L’indice ISM des services (enquête sur l’activité dans les services) est ressorti à 53,6 contre 53,7 attendu, et l’indice composite S&P Global (activité totale, industrie et services) à 51,7 contre 52. Les offres d’emploi JOLTS (statistique officielle des postes vacants) ont atteint 6,87 millions et le taux d’embauche est monté à 3,5%, avant le rapport officiel sur l’emploi de vendredi (NFP, créations d’emplois hors agriculture) attendu à 60.000 contre 178.000 précédemment.

Idées de marché et analyse des risques

Le calme du marché face au détroit d’Ormuz sous-estime clairement le risque. Nous y voyons une occasion d’acheter des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) bon marché et loin du prix actuel (out-of-the-money) sur les contrats à terme sur le pétrole ou sur des ETF du secteur de l’énergie (fonds cotés en Bourse qui répliquent un indice). L’histoire des conflits du début des années 2020 montre à quelle vitesse les marchés de l’énergie peuvent réagir quand un passage stratégique, par lequel transite plus de 20% du pétrole mondial, est menacé. La réaction négative à la publication solide de Palantir indique que les valorisations comptent de nouveau, surtout dans l’IA. Nous pourrions envisager de vendre des « call spreads » sur des valeurs technologiques très chèrement valorisées (stratégie d’options consistant à vendre un call et en acheter un autre à un prix d’exercice plus élevé, pour encadrer le risque) afin de profiter de ce sentiment et de se protéger contre une poursuite de la baisse des multiples. Un multiple est un rapport de valorisation, comme le prix comparé aux bénéfices. Avec le ratio cours/bénéfices anticipé (forward P/E, basé sur les bénéfices attendus) du Nasdaq 100 au-delà de 30, la situation rappelle la correction liée aux valorisations fin 2025. Les investisseurs attendent surtout le rapport sur l’emploi de vendredi: un consensus faible à 60.000 crée un scénario « tout ou rien » pour le marché (un résultat pouvant faire bouger fortement les prix dans un sens ou l’autre). Un straddle ou un strangle sur un grand indice comme le S&P 500 (stratégies d’options visant à gagner si le marché bouge beaucoup, à la hausse ou à la baisse) permet de tirer parti d’un mouvement marqué, qu’il s’agisse d’un chiffre étonnamment solide ou d’une mauvaise statistique ravivant les craintes de récession. L’indice VIX du CBOE (mesure de la volatilité attendue sur le S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») évolue sous 18, ce qui paraît trop serein au regard du risque de surprise exceptionnelle, comme à la mi-2025.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

L’indice des prix GDT de la Nouvelle-Zélande a progressé de 1,5 %, effaçant le recul précédent de 2,7 %

L’indice des prix GDT (Global Dairy Trade) de la Nouvelle-Zélande a progressé de 1,5 % lors du dernier événement. Cela se compare à un recul de 2,7 % lors du résultat précédent. La mise à jour montre un changement de tendance : on passe d’une baisse à une hausse. Elle mesure l’évolution de l’indice global des prix GDT entre deux enchères successives (ventes aux enchères répétées).

Implications Pour Le Dollar Néo-Zélandais

Le Global Dairy Trade a surpris avec une hausse de 1,5 %, au-dessus des attentes. Cela met fin à la tendance négative après -2,7 % et suggère que les prix des produits laitiers pourraient toucher un point bas (niveau à partir duquel ils cessent de baisser). C’est un signal plutôt favorable pour le dollar néo-zélandais, car les produits laitiers restent un pilier des exportations du pays. À court terme, une stratégie consiste à acheter des options d’achat (call options : droit d’acheter une devise à un prix fixé à l’avance) sur NZD/USD avec une échéance courte, pour profiter d’un éventuel mouvement haussier. La Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (banque centrale) ayant conservé un ton restrictif lors de sa réunion d’avril 2026, ces données d’exportation solides peuvent renforcer l’idée de taux d’intérêt « plus élevés plus longtemps ». Cela soutient le NZD face aux devises dont les banques centrales sont plus accommodantes (plus enclines à baisser les taux). Il faut toutefois rester prudent : la demande chinoise reste incertaine, et les derniers chiffres de PMI d’avril (indice basé sur des enquêtes auprès des entreprises ; sous 50, l’activité se contracte) signalent un repli. Historiquement, la demande d’importations chinoises évolue souvent dans le même sens que les résultats du GDT, ce qui fait d’un ralentissement en Chine le principal risque pour cette hausse. En 2025, un épisode comparable de vigueur du GDT avait été rapidement effacé par des indicateurs industriels décevants à Pékin. Le côté offre peut aussi soutenir les prix : les prévisions de production de Fonterra fin 2025 étaient prudentes et pointaient des volumes de collecte de lait plus faibles cette saison. Cela contraste avec l’excès d’offre du début 2025, qui avait freiné les rebonds de prix pendant plusieurs mois. Une offre plus tendue et une demande qui se stabilise peuvent accroître la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) sur les options NZD à plus longue échéance. Une approche plus ciblée consiste à se positionner sur un NZD plus fort face au dollar australien, alors que les prix du minerai de fer ont reculé de plus de 8 % sur un mois. Cela peut se faire via des spreads de contrats à terme (écarts entre positions acheteuses et vendeuses sur futures) ou en vendant AUD/NZD, en jouant des perspectives divergentes entre matières premières agricoles (soft commodities : produits agricoles comme le lait) néo-zélandaises et matières premières minérales (hard commodities : métaux, énergie) australiennes. Vendre des options de vente (put options : droit de vendre) NZD/USD hors de la monnaie (out-of-the-money : dont le prix d’exercice est éloigné du cours actuel) peut aussi permettre d’encaisser une prime, si ce résultat du GDT fixe un nouveau plancher pour la paire (niveau de soutien).

Risk Factors And Trade Structures

Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

L’AUD/USD progresse vers 0,7190, porté par l’élan post-relèvement des taux de la RBA, tandis que le dollar américain s’affaiblit

L’AUD/USD progresse près de 0,7190 après la hausse des taux de la Reserve Bank of Australia (RBA). L’attention se porte désormais sur les prochaines orientations de politique monétaire (c’est-à-dire la trajectoire future des taux d’intérêt). La RBA a relevé son taux directeur (« cash rate », le taux d’intérêt de référence au jour le jour) de 25 points de base (soit 0,25 point de pourcentage) à 4,35%. Il s’agit de sa troisième hausse consécutive cette année, approuvée par un vote de 8 voix contre 1.

Orientations de la RBA et risques d’inflation

La communication (« guidance », autrement dit les indications sur la suite) de la RBA a été plus nuancée que la hausse elle-même. Elle a indiqué que l’inflation pourrait rester au-dessus de la cible en raison de prix de l’énergie élevés et des tensions géopolitiques, et que les prochaines décisions dépendront des données (« data dependent » : l’évolution des taux sera déterminée par les indicateurs à venir). Aux États-Unis, les offres d’emploi JOLTS (enquête mesurant le nombre de postes vacants) ont reculé à 6,866 millions contre 6,922 millions. Cela suggère une demande de travail moins forte, même si le marché de l’emploi reste tendu. L’indice ISM des services PMI (indice d’activité des services, où au-dessus de 50 signifie expansion) a diminué à 53,6 contre 54,0, tout en restant en zone d’expansion. Les composantes Activité et Nouvelles commandes se maintiennent, ce qui entretient l’idée que la Réserve fédérale (Fed) peut conserver une politique restrictive (c’est-à-dire des taux élevés pour freiner l’inflation). Sur le graphique en quatre heures, l’AUD/USD s’échange à 0,7194 au-dessus de la moyenne mobile simple (SMA, moyenne des prix sur la période) à 20 périodes à 0,7185 et de la SMA 100 périodes à 0,7157. Le RSI (14) (indice de force relative, indicateur de momentum) se situe près de 56, et une résistance (zone où le prix peut buter) se trouve à 0,7195.

Niveaux clés et configuration à court terme

Le support (zone où le prix peut se stabiliser) se situe à 0,7185, puis 0,7174 et 0,7167. Un support supplémentaire apparaît à 0,7157 et 0,7152. Créez votre compte VT Markets en réel et commencez à trader dès maintenant.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

La livre sterling gagne 0,20 % face au dollar, une fragile trêve entre les États-Unis et l’Iran favorisant la prise de risque et faisant reculer le pétrole et le billet vert

La paire GBP/USD a progressé de plus de 0,20 % vers 1,3560, portée par un regain d’appétit pour le risque et un affaiblissement du dollar américain. Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran a tenu, ce qui a fait reculer les prix du pétrole et le billet vert, tandis que les actions américaines ont progressé. Des combats ont toutefois été signalés lundi, au moment où la marine américaine lançait l’« Operation Freedom » et où l’Iran répondait, dans un contexte de poursuite du blocus des ports iraniens. Selon certaines informations, l’armée américaine a également détruit six embarcations iraniennes soupçonnées d’être liées à un projet de blocage du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique par lequel transite une part importante du pétrole mondial). L’Iran aurait repris des attaques contre les Émirats arabes unis, endommageant des installations pétrolières et provoquant un bond des prix du pétrole. Côté statistiques américaines, l’ISM Services PMI (indice d’activité dans les services, calculé à partir d’enquêtes auprès d’entreprises ; au-dessus de 50, l’activité progresse) a reculé à 53,6 en avril, contre 54 en mars. La composante emploi s’est améliorée, de 45,2 à 48, et l’indice des prix payés (mesure des pressions sur les coûts) est resté à 70,7. Le déficit commercial américain s’est creusé en mars : les importations ont augmenté de 3,6 % et les exportations de 3,1 %. Les offres d’emploi (nombre de postes vacants) ont diminué à 6,866 millions, contre 6,922 millions, en dessous des prévisions de 6,83 millions. Au Royaume-Uni, les anticipations de marché ont basculé : d’une perspective de deux baisses de taux, les investisseurs ont fini par intégrer près de 68 points de base de resserrement d’ici fin 2026. Le rendement du Gilt à 30 ans (obligation d’État britannique) a culminé à 5,787 %, un plus haut depuis 1998.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Standard Chartered : la RBA maintient son taux à 4,35 % ; Bullock a atténué son biais restrictif, mais le risque d’une hausse au S2 persiste si la croissance reste solide

Standard Chartered a indiqué que la RBA (Reserve Bank of Australia, banque centrale australienne) a relevé le taux directeur (« cash rate », taux de référence à très court terme pour les banques) à 4,35% lors de sa réunion du 5 mai, par 8 voix contre 1. Le communiqué de politique monétaire a évoqué des risques de hausse de l’inflation (c’est-à-dire une inflation qui pourrait repartir à la hausse). La RBA a aussi averti qu’une crise énergétique prolongée pourrait affaiblir la demande (les dépenses des ménages et des entreprises) et réduire les pressions inflationnistes, avec des effets possibles sur le marché du travail. La note a également cité des prix de l’énergie élevés et de possibles pénuries de carburant comme risques. Lors de la conférence de presse, la gouverneure Bullock a adopté un ton moins « faucon » (moins favorable à de nouvelles hausses de taux) que le communiqué. Le scénario central de Standard Chartered est que le taux directeur reste à 4,35% dans un avenir prévisible. Le rapport précise qu’un nouveau durcissement monétaire (nouvelles hausses de taux) reste possible, mais qu’il faudrait des éléments très convaincants. Il ajoute que le risque penche vers une nouvelle hausse au second semestre si la croissance reste supérieure à sa tendance de long terme malgré les hausses précédentes. Ce texte a été produit à l’aide d’un outil d’IA et relu par un éditeur. Il a été attribué à l’équipe FXStreet Insights, qui sélectionne des observations de marché et des commentaires d’analystes.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Sur fond de tensions dans le golfe Persique, la référence européenne du gaz TTF aurait atteint son plus haut niveau depuis avril, sous-évaluant le risque

Le prix de référence européen du gaz TTF a progressé après le retour des tensions dans le Golfe persique, atteignant son plus haut niveau depuis début avril. Le TTF a terminé la séance en hausse de 5,7 %. Les importations européennes de GNL (gaz naturel liquéfié, c’est‑à‑dire du gaz refroidi pour être transporté par bateau) ont reculé en avril par rapport au record de mars, mais les volumes de regazéification (quantités de GNL retransformées en gaz et injectées dans les réseaux) sont restés élevés pour la saison. Cela a permis aux stocks de gaz de l’UE de continuer à augmenter, en s’approchant de 34 % de remplissage, contre une moyenne sur cinq ans d’environ 46 %.

Le marché sous-estime le risque lié au Golfe

Le rapport indique que les marchés du gaz européen et du GNL en Asie intègrent trop peu le risque de perturbations de l’offre liées au Golfe persique. Il ajoute que le marché mondial dispose de peu d’alternatives pour remplacer d’éventuelles pertes de GNL venant de la région. Le rapport estime qu’un rééquilibrage passerait probablement par une baisse forcée de la demande (c’est‑à‑dire une consommation qui recule parce que les prix montent). Selon lui, des prix plus élevés pourraient être nécessaires pour réduire suffisamment la demande, afin de l’aligner sur l’offre disponible. L’article a été produit à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle et relu par un éditeur. Nous voyons les prix européens du gaz remonter à leur plus haut niveau depuis début avril, les contrats à terme TTF du mois prochain dépassant 40 €/MWh (euros par mégawattheure, une unité de prix de l’énergie). Toutefois, le marché semble sous‑évaluer les risques sérieux sur l’approvisionnement liés aux nouvelles tensions dans le Golfe persique. Cela signifie que le prix actuel ne reflète pas pleinement la possibilité de perturbations.

Des stocks faibles limitent le « coussin » de sécurité

Notre fragilité apparaît au regard des niveaux de stockage, actuellement proches de 34 %. C’est nettement en dessous de la moyenne sur cinq ans, proche de 46 % à cette période de l’année. Un tel déficit réduit fortement le « coussin » de sécurité (la marge disponible pour absorber un choc d’offre). Le marché mondial est tendu, et la dépendance accrue au GNL depuis les changements d’approvisionnement de 2025 rend toute menace visant des producteurs comme le Qatar — un des principaux fournisseurs mondiaux — particulièrement importante. Lors des flambées de prix de 2025, même de faibles perturbations avaient provoqué une très forte instabilité des prix quand les stocks étaient bas. Le calme actuel du marché semble en décalage avec cette expérience récente. Il existe très peu de capacité disponible dans le système gazier mondial pour remplacer les volumes perdus du Golfe persique. Le principal moyen de rééquilibrer le marché serait une baisse forcée de la demande. Pour y parvenir, les prix devraient monter nettement afin de pousser les industriels et la production d’électricité à réduire leur consommation.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Les stratégistes de Scotiabank estiment que l’euro reste stable face au dollar, alors que l’EUR/USD évolue en range sur fond de craintes inflationnistes et de ton restrictif de la BCE

L’euro est resté stable face au dollar mardi. La paire EUR/USD a évolué dans une fourchette étroite, dans un contexte de marchés plus contrastés. Cela fait suite à deux mois durant lesquels les phases « appétit pour le risque » (les investisseurs achètent des actifs plus risqués) et « aversion au risque » (ils se réfugient sur des actifs jugés plus sûrs) ont souvent dicté les mouvements. Aucune nouvelle statistique n’a été publiée. La communication de la BCE est restée « hawkish » (ton ferme, favorable à des hausses de taux) et a relié la durée du conflit au niveau de durcissement monétaire nécessaire pour freiner l’inflation. Les anticipations de marché (ce que les investisseurs « intègrent » dans les prix) suggèrent un peu moins d’une hausse de taux de 25 points de base d’ici juin, et plus de 75 points de base de hausses d’ici décembre (un point de base = 0,01 point de pourcentage).

Range Bound Euro Dollar Trading

Les écarts de rendement (différence de taux entre obligations, souvent entre États-Unis et zone euro) sont revenus vers le milieu de leur couloir récent, et les indicateurs de sentiment (baromètres de l’appétit des investisseurs) ont montré un soutien légèrement moindre à l’euro. Le marché des options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) a aussi signalé une légère remontée du coût de la protection contre une baisse de l’euro (prime = prix payé pour cette assurance). Sur le plan technique (analyse des graphiques), la paire est revenue à un ton neutre après le bref dépassement de 1,1750 la semaine dernière. Le RSI (indice de force relative, un indicateur de momentum qui mesure la vitesse des variations de prix) est revenu à 50. La moyenne mobile à 200 jours (moyenne des cours sur 200 séances, repère de tendance) à 1,1677 reste un niveau de soutien important en clôture (niveau surveillé à la fin de la séance). Le marché actuel ressemble beaucoup à 2025, avec un EUR/USD enfermé dans une plage très étroite. La BCE adopte de nouveau un discours ferme sur l’inflation, qui reste élevée à 2,7% selon la dernière estimation rapide d’Eurostat (publication préliminaire). Résultat : la paire reste « ancrée », sans que les acheteurs (scénario haussier) ni les vendeurs (scénario baissier) ne prennent durablement la main. Pour les intervenants sur les dérivés (produits financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici l’EUR/USD), ce contexte peut favoriser des stratégies consistant à vendre la volatilité (parier sur un marché calme en encaissant des primes). Des « strangles » (vente d’une option d’achat et d’une option de vente, avec des prix d’exercice différents) ou des « iron condors » (montage combinant ventes et achats d’options pour encadrer le risque) peuvent fonctionner, en profitant de l’absence de direction et de l’érosion de la prime avec le temps (baisse mécanique de la valeur d’une option à l’approche de l’échéance). La volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) sur les options EUR/USD à un mois est tombée à 5,8%, proche des plus bas depuis fin 2024 : cela rend la vente de volatilité moins rémunératrice, mais traduit l’attente d’un marché qui reste calme.

Managing Risk In Quiet Markets

Malgré l’évolution en range, on observe un léger biais en faveur d’une protection contre un euro plus faible, comme en 2025. Cela s’explique en partie par l’avantage de rendement du dollar : le taux des Fed funds (taux directeur de la Réserve fédérale) reste supérieur de 50 points de base au taux principal de refinancement de la BCE (taux auquel les banques se financent auprès de la BCE). Cette demande discrète de « puts » EUR (options de vente, utilisées comme assurance contre une baisse) suggère que les opérateurs n’anticipent pas un mouvement violent, mais voient un risque orienté vers la baisse. Sur les données historiques de 2025, un marché similaire avait fini par casser à la baisse lorsque les craintes de récession en zone euro ont pris le dessus sur le ton ferme de la BCE. Cela rappelle que ces phases de calme peuvent se terminer rapidement. Toute stratégie de vente de volatilité doit donc être accompagnée d’une gestion du risque stricte (limites de pertes, tailles de position adaptées). Le graphique confirme cette indécision, avec une paire qui oscille autour de sa moyenne mobile à 200 jours, actuellement à 1,0890. Ce niveau agit comme un « aimant » pour les cours depuis plus d’un mois et matérialise un point d’équilibre. Les investisseurs surveilleront une clôture hebdomadaire nettement au-dessus ou au-dessous de cette moyenne mobile, ce qui pourrait signaler un changement de régime de marché (sortie de la phase de range).

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Sur fond d’escalade au Moyen-Orient, l’or progresse modestement, mais la persistance des anticipations de taux élevés limite de nouveaux gains, sur fond de craintes inflationnistes

L’or (XAU/USD) a progressé mardi vers 4 580 $, après un plus bas de cinq semaines proche de 4 500 $ lundi. La hausse est restée limitée, car les anticipations de taux d’intérêt plus élevés persistent, sur fond de tensions au Moyen-Orient et de craintes d’inflation alimentées par l’énergie (hausse des prix liée au pétrole et au gaz). Des informations publiées lundi ont fait état de nouvelles attaques dans la région du Golfe, la trêve entre les États-Unis et l’Iran se fragilisant autour du détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique pour le transport du pétrole). L’Iran aurait visé des infrastructures pétrolières aux Émirats arabes unis, et le président américain Donald Trump a déclaré que les forces américaines avaient abattu sept petites embarcations iraniennes près du détroit.

Perspectives sur les taux et l’inflation

Les risques sur l’énergie ont renforcé les inquiétudes sur l’inflation, qui reste au-dessus de l’objectif de 2 % de la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis). Des taux plus élevés pèsent sur l’or, car l’or ne verse pas d’intérêt (contrairement aux placements obligataires). Les marchés ont décalé les baisses de taux plus tard dans le temps et accordent davantage de probabilité à des hausses. L’outil CME FedWatch (indicateur de marché basé sur les contrats à terme sur taux) a montré que la probabilité d’une hausse de taux lors de la réunion de décembre est montée autour de 27 %, contre presque zéro une semaine plus tôt. Les offres d’emploi JOLTS aux États-Unis (statistique officielle des postes vacants) ont reculé à 6,866 millions en mars contre 6,922 millions en février, pour 6,83 millions attendus. L’indice ISM des services (baromètre d’activité du secteur des services) s’est tassé à 53,6 en avril contre 54,0, légèrement sous les 53,7 attendus. Sur le plan graphique, le XAU/USD est resté sous les moyennes mobiles simples (SMA, moyennes de prix sur une période) à 100 et 50 jours, mais au-dessus de la SMA à 200 jours. Un support (zone où le prix a tendance à se stabiliser) se situe vers 4 500 $ et la SMA 200 jours près de 4 293 $, tandis que les résistances (zones où le prix a du mal à monter) se trouvent à 4 766 $, 4 808 $ et 5 000 $.

Mise en place de stratégies et niveaux clés

La Réserve fédérale affichant un ton restrictif (« hawkish », c’est-à-dire favorable à des taux plus élevés pour combattre l’inflation), la pression immédiate sur l’or nous paraît orientée à la baisse. L’approche la plus simple consiste à acheter des options de vente (puts, contrats qui gagnent en valeur si le prix baisse) avec des prix d’exercice sous le support de 4 500 $. Cela permet de viser une poursuite du repli, tout en fixant clairement la perte maximale. Cependant, la reprise des tensions dans le détroit d’Ormuz augmente le risque d’un bond brutal des prix, ce qui rend une position vendeuse directe risquée. L’indice de volatilité de l’or (GVZ, mesure des variations attendues du prix via les options) a bondi de plus de 15 % en une semaine, signe d’incertitude accrue. Dans ce contexte, une stratégie de « strangle » acheteur (achat simultané d’un call et d’un put, tous deux en dehors du prix du marché, pour profiter d’un grand mouvement dans un sens ou dans l’autre) peut être adaptée. L’inflation Core PCE (indice d’inflation privilégié par la Fed, hors éléments volatils) a augmenté de 3,1 % sur un an, au-dessus de 2 %. Cela renforce l’idée que tout rebond de l’or pourrait être vendu. Le rapport sur l’emploi américain NFP (Nonfarm Payrolls, créations d’emplois hors agriculture) attendu vendredi est un rendez-vous important. Après des créations d’emplois supérieures aux attentes au dernier trimestre 2025, un nouveau chiffre solide ferait probablement remonter les rendements des obligations d’État américaines (Treasury yields, taux d’intérêt du marché obligataire) et pèserait sur l’or. Nous serions prêts à renforcer une exposition baissière si les chiffres ressortent nettement au-dessus des attentes. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets

Back To Top
server

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Discutez immédiatement avec notre équipe

Chat en direct

Démarrez une conversation en direct via...

  • Telegram
    hold En attente
  • Bientôt disponible...

Bonjour 👋

Comment puis-je vous aider ?

Telegram

Scannez le code QR avec votre smartphone pour démarrer un chat avec nous, ou cliquez ici.

Vous n’avez pas l’application ou la version de bureau de Telegram installée ? Utilisez plutôt Telegram Web .

QR code