L’aversion au risque a fait reculer le GBP/USD de 0,35 %, clôturant près de 1,3530 après un rejet à 1,3600 dans des échanges heurtés.

La paire GBP/USD a reculé d’environ 0,35% lundi, vers 1,3530, après un échec sous 1,3600 et une glissade vers un plus bas de séance proche de 1,3510. Vendredi à New York, elle avait évolué au-dessus de 1,3650, mais le mouvement s’est essoufflé, le rythme haussier perdant en vigueur. La commission de politique monétaire (MPC, l’organe qui fixe les taux de la Banque d’Angleterre) a voté 8 voix contre 1 pour maintenir le taux directeur (Bank Rate, le taux d’intérêt de référence) à 3,75%, Huw Pill ayant plaidé pour une hausse de 25 points de base (soit +0,25 point de pourcentage). Quatre autres membres ont indiqué qu’ils pourraient soutenir des relèvements lors de prochaines réunions si des chocs énergétiques (hausse brutale des prix de l’énergie) s’aggravaient, et l’agenda britannique est peu chargé cette semaine.

Données américaines au centre de l’attention

Aux États-Unis, l’attention se tourne vers les chiffres de l’emploi de vendredi, les Non-Farm Payrolls (NFP, le nombre d’emplois créés hors secteur agricole), avec des prévisions à 60 000 emplois contre 178 000 précédemment, et un taux de chômage attendu à 4,3%. Mardi seront publiés l’ISM Services PMI (indice d’activité des services) et le JOLTS (statistiques sur les offres d’emploi et les embauches), suivis mercredi du rapport ADP (estimation privée des créations d’emplois). Sur un graphique en 15 minutes, le GBP/USD se situait à 1,3532, sous l’ouverture du jour à 1,3582, avec un Stochastic RSI (indicateur technique de momentum, c’est-à-dire de vitesse du mouvement) proche de 47. Sur le graphique journalier, il restait au-dessus de l’EMA 50 jours (moyenne mobile exponentielle sur 50 jours, une moyenne qui donne plus de poids aux cours récents) à 1,3456 et de l’EMA 200 jours à 1,3367, avec un Stochastic RSI proche de 49 ; une cassure sous 1,3367 affaiblirait la configuration actuelle.

Volatilité et stratégie

Dans ce contexte, la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, dérivée des prix des options) sur GBP/USD est revenue sur des plus bas de plusieurs mois, les options à un mois valorisant actuellement une volatilité autour de 6,5%. Cela suggère que le marché attend des variations de prix plus limitées dans les prochaines semaines, ce qui rend l’achat d’options relativement peu coûteux. Les intervenants peuvent envisager de se couvrir (réduire le risque) ou de se positionner en vue d’une sortie inattendue de la zone de fluctuation actuelle. Avec la paire qui consolide sous 1,2900, des stratégies adaptées à un marché en range (évolution dans une fourchette) ou à un repli lent peuvent être pertinentes. Vendre des call spreads hors de la monnaie (options d’achat avec des prix d’exercice au-dessus du cours actuel ; un spread consiste à vendre une option et en acheter une autre pour limiter le risque), avec des prix d’exercice au-delà de 1,2950, peut permettre d’encaisser une prime (le prix reçu pour la vente de l’option), en pariant que la solidité de l’économie américaine continuera de plafonner les rebonds de la livre. À l’inverse, acheter des options de vente (puts, options qui gagnent de la valeur si le cours baisse) offre une manière peu coûteuse de viser un glissement vers le support de 1,2700 (zone de prix où la demande peut freiner la baisse). L’image technique de 2025 mettait en avant un soutien sur la moyenne mobile à 50 jours, un scénario toujours pertinent. Aujourd’hui, cette moyenne clé se situe près de 1,2810, et une cassure sous ce niveau pourrait déclencher de nouvelles ventes. Il convient donc de surveiller ce seuil de près, soit comme signal pour renforcer des positions baissières, soit pour que les vendeurs d’options ajustent leur risque.

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L’AUD/USD se replie autour de 0,7170, les traders attendant la décision de la RBA, après avoir atteint récemment des sommets pluriannuels

L’AUD/USD a reculé d’environ 0,5 % lundi et a terminé près de 0,7170, après avoir touché un plus bas intrajournalier à 0,7150. Ce mouvement fait suite au plus haut de quatre ans atteint vendredi au-dessus de 0,7225, la paire étant repassée sous 0,7200. La Reserve Bank of Australia (RBA, banque centrale australienne) annoncera mardi sa décision de politique monétaire. Les contrats à terme (futures, produits dérivés qui reflètent les attentes du marché) suggèrent environ 60 % de probabilité d’une hausse de 25 points de base (soit 0,25 point de pourcentage) à 4,35 %, contre 4,10 %.

Politique de la RBA et contexte d’inflation

En Australie, l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) « global » de mars a progressé à 4,6 %, au-dessus de la fourchette cible de la RBA (2 % à 3 %). Le CPI « trimmed mean » (inflation sous-jacente : indicateur qui écarte les variations de prix extrêmes pour mieux suivre la tendance) s’est établi à 3,3 %, et le vote lors de la réunion de mars a été de 5 voix contre 4 en faveur d’une hausse. Aux États-Unis, les créations d’emplois non agricoles (Non-Farm Payrolls, principal indicateur mensuel de l’emploi) publiées vendredi sont attendues à 60 000, contre 178 000 précédemment, avec un taux de chômage vu à 4,3 %. Mardi, l’ISM Services PMI (indice d’activité des services) et le JOLTS (statistiques sur les ouvertures de postes et les embauches) sont au programme, suivis mercredi par l’ADP (estimation de l’emploi privé). Sur le graphique 15 minutes, l’AUD/USD évoluait à 0,7168, sous l’ouverture du jour à 0,7211, avec un Stochastic RSI (oscillateur qui mesure la dynamique via le RSI ; il aide à repérer des zones de surachat/survente) proche de 45. Sur le graphique journalier, le cours restait au-dessus de l’EMA 50 jours (moyenne mobile exponentielle, indicateur de tendance donnant plus de poids aux dernières séances) à 0,7061 et de l’EMA 200 jours à 0,6816, avec un Stochastic RSI proche de 54.

Positionnement sur options dans un marché sans tendance

Le marché du travail américain, que nous anticipions à seulement 60 000 créations de postes en mai 2025, s’est montré plus solide sur l’année écoulée. Le dernier rapport Non-Farm Payrolls pour avril 2026 a fait état de 175 000 emplois créés, avec un taux de chômage bas à 3,9 %. Cette résistance soutient le dollar et pénalise le dollar australien. Alors que l’AUD/USD se traite désormais autour de 0,6650, bien en dessous du niveau de soutien (zone où la baisse tend à se freiner) de 0,7060 de l’an dernier, le marché apparaît « en range » (borné, sans tendance nette). Vendre des options d’achat (call, droit d’acheter) « hors de la monnaie » (out-of-the-money : prix d’exercice moins favorable que le cours actuel) avec un prix d’exercice (strike) près de 0,6800 peut permettre d’encaisser une prime (prix payé pour l’option), l’appréciation semblant limitée par l’écart de politique monétaire. La volatilité implicite (niveau de volatilité anticipé, déduit des prix des options) à un mois oscille autour de 8,5 %. Pour ceux qui redoutent une baisse rapide, acheter des options de vente (put, droit de vendre) peut servir de couverture (hedge) contre une cassure sous les plus bas depuis le début de l’année. Un repli pourrait survenir si de prochaines statistiques américaines poussent la Fed (banque centrale américaine) à repousser ses baisses de taux, ce qui renforcerait le dollar. Un spread de puts (stratégie combinant l’achat et la vente de puts à des strikes différents) peut réduire le coût de la protection, en échange d’un gain maximal plafonné.

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Après la clôture à Wall Street, AMD, Super Micro et Navitas publient leurs résultats, incitant les marchés à réévaluer la poursuite du rallye de l’IA

AMD, Super Micro Computer et Navitas Semiconductor publieront leurs résultats après la clôture à Wall Street, mardi 5 mai 2026. Le marché des **options** (contrats qui donnent le droit d’acheter ou de vendre une action à un prix fixé à l’avance) intègre des mouvements attendus sur la semaine des résultats, à l’échéance du 8 mai 2026 : AMD autour de 8 % (de 331,70 $ à 389,38 $), SMCI autour de 12,55 % à 12,77 % (de 23,70 $ à 30,50 $), et NVTS ±2,99 $ soit 17,16 % (de 14,45 $ à 20,43 $). Parmi les publications récentes liées à l’IA, MaxLinear a annoncé au T1 un chiffre d’affaires de 137,2 M$ (en hausse de 43 % sur un an) et vise au T2 160 M$ à 170 M$, contre 137,1 M$ attendus, avec des revenus d’infrastructure en hausse de 136 % sur un an. Monolithic Power a publié un chiffre d’affaires au T1 de 804,2 M$ (en hausse de 26 % sur un an) et des revenus « Enterprise Data » (équipements et composants pour les centres de données des entreprises) de 262,8 M$. Le chiffre d’affaires de Google Cloud a progressé de 63 % à 20 Md$ et son **carnet de commandes** (« backlog », commandes déjà signées mais pas encore facturées) a presque doublé à 460 Md$. Le chiffre d’affaires de Microsoft Cloud a augmenté de 29 % à 54,5 Md$ ; les **obligations de performance restantes** (« remaining performance obligation », revenus futurs déjà contractés, mais pas encore reconnus) ont bondi de 99 % à 627 Md$, et Azure et les autres services cloud ont progressé d’environ 40 %. Les niveaux techniques cités sont, pour AMD, un support à 336–340 $, avec 349,50 $ et 363 $ au-dessus, et un **short float** de 2,20 % (part du flottant vendue à découvert, c’est-à-dire empruntée puis vendue dans l’espoir de racheter plus bas) correspondant à un **short interest** (nombre d’actions vendues à découvert) de 35,65 millions d’actions. Pour SMCI, les niveaux incluent 25,47–26,20 $, une résistance à 31,70–31,74 $, un short float de 16,84 %, et un short interest de 86,79 millions d’actions. Pour Navitas, support à 16 $, résistance à 18 $, short float de 23,32 %, et short interest de 48,57 millions d’actions. Un mouvement au-delà des fourchettes implicites est présenté comme le signal d’une revalorisation plus importante (un ajustement durable des prix, au-delà d’une réaction ponctuelle).

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Michael Wan (MUFG) affirme que la Chine a invoqué sa loi anti-sanctions de 2021 pour contrer les sanctions américaines visant cinq raffineries

La Chine a officiellement invoqué pour la première fois sa « loi de blocage » de 2021. Elle vise les récentes sanctions américaines contre cinq raffineries chinoises liées à des transactions portant sur du pétrole iranien. Cette décision interdit aux acteurs présents en Chine de se conformer à ces mesures américaines. Elle crée un conflit direct entre les exigences des sanctions américaines et les obligations prévues par le droit chinois. Les tiers qui se conforment aux sanctions américaines peuvent désormais courir un risque juridique au regard des règles chinoises. L’objectif est de modifier l’effet des « sanctions secondaires » américaines sur les acteurs de marché (sanctions qui visent des entreprises non américaines si elles commercent avec une entité sanctionnée). Le texte vise à décourager la conformité à ce que Pékin considère comme des sanctions extraterritoriales injustifiées (sanctions appliquées au-delà des frontières du pays qui les adopte). Il indique que respecter les restrictions américaines n’est pas toujours l’option la moins risquée. Cette évolution intervient avant un sommet prévu entre le président Xi et Donald Trump. L’article mentionne la possibilité de nouvelles mesures chinoises si des différends similaires se poursuivent. Cette décision touche directement le pétrole brut, car elle concerne des raffineries qui traitent des volumes iraniens que les États-Unis cherchent à écarter du marché. Cela pourrait, en théorie, augmenter l’offre et peser sur les prix, mais la hausse du risque géopolitique avant le sommet Xi-Trump soutient les cours. Les volumes sur les contrats à terme sur pétrole libellés en yuans sur la bourse INE de Shanghai (marché à terme, c’est-à-dire des contrats d’achat/vente à une date ultérieure) ont progressé de 15% le mois dernier, signe d’un repositionnement. Il faut surveiller les effets en chaîne sur des tiers, comme les banques internationales et les compagnies maritimes, prises entre deux cadres juridiques. Leurs risques juridiques augmentent, rendant l’évaluation du « risque de contrepartie » (risque que l’autre partie à un contrat ne puisse pas honorer ses engagements) plus difficile. Cette incertitude se reflète sur les marchés, avec un VIX en hausse de plus de 10% la semaine dernière après une période plus calme (le VIX est un indice de volatilité implicite, souvent utilisé comme baromètre de nervosité). Dans une perspective plus large, cela s’inscrit dans l’accélération de la « dédollarisation » (réduction du rôle du dollar dans les échanges et les réserves), suivie depuis les sanctions contre la Russie en 2022. La Chine montre sa capacité à développer un écosystème de transactions hors dollar pour des matières premières clés.

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En avril, les recettes fiscales mensuelles de l’Argentine ont chuté à 17 milliards, contre 16 071 milliards précédemment.

Les recettes fiscales mensuelles de l’Argentine en avril se sont établies à 17 milliards, contre 16 071 milliards sur la période précédente. Il s’agit d’une baisse d’un mois sur l’autre. Les données font état d’un passage de 16 071 milliards à 17 milliards en avril, sans autre détail ni élément de contexte. L’effondrement des recettes fiscales d’avril — de plus de 16 000 milliards de pesos à seulement 17 milliards — signale une crise immédiate et particulièrement grave, d’autant que l’inflation au 1er trimestre 2026 aurait déjà réaccéléré à un rythme annualisé (inflation exprimée comme si le rythme trimestriel se prolongeait sur un an) de 410%. Il faut donc s’attendre à une forte dépréciation du peso argentin (ARS) sur le marché au comptant (prix pour une livraison immédiate) comme sur le marché à terme (contrats fixant aujourd’hui un prix pour une échéance future). Une réponse directe consiste à acheter des options de vente (« puts », qui gagnent de la valeur si la monnaie baisse) sur l’ARS ou à vendre des contrats à terme sur le peso (parier sur une baisse). Ce manque à gagner rend un défaut de l’État (incapacité à rembourser la dette souveraine) presque inévitable, dans la lignée des craintes observées lors des discussions tendues avec le FMI (Fonds monétaire international) à la mi-2025. Avec des réserves nettes de la banque centrale (réserves en devises réellement disponibles après déduction des engagements) qui seraient passées sous 2 milliards de dollars la semaine dernière, le gouvernement disposerait de peu de marge pour honorer ses obligations. On pourrait donc voir le prix des CDS (credit default swaps, « assurances » contre le défaut d’un émetteur souverain) grimper dans les prochains jours. L’indice boursier Merval (principal indice actions argentin), en baisse de plus de 40% au dernier trimestre 2025, pourrait subir une forte pression vendeuse à mesure que l’activité économique ralentit. Le positionnement envisagé passe par la vente de contrats à terme sur l’indice Merval ou l’achat d’options de vente très hors de la monnaie (options dont le prix d’exercice est très éloigné du cours actuel) sur de grands ETF argentins (fonds cotés reproduisant un panier d’actifs). Cela permet d’exposer un risque borné (perte maximale connue à l’avance) tout en visant à profiter d’une baisse des marchés. Un choc économique de cette ampleur accroît fortement l’incertitude et la volatilité (ampleur des variations de prix), rappelant l’instabilité politique qui avait conduit aux grèves générales de fin 2025. Des stratégies dites « acheteuses de volatilité » peuvent être envisagées, comme l’achat de straddles (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, pour gagner si le marché bouge fortement) ou de strangles (même idée, mais avec deux prix d’exercice différents) sur les principaux actifs argentins. L’objectif est de profiter de mouvements de prix importants.

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Les stratégistes d’OCBC indiquent que l’USD/SGD s’est replié à l’approche de la clôture de New York, privilégiant des ventes sur rebond dans un contexte de Brent et d’USD/JPY plus faibles.

OCBC a indiqué que l’USD/SGD a reculé jusqu’à la clôture de New York vendredi, en lien avec une forte baisse du Brent (pétrole de référence en Europe) et un repli de l’USD/JPY (dollar contre yen). Ces mouvements ont réduit, à court terme, les inquiétudes sur l’inflation et sur les rendements obligataires (taux servis par les obligations, qui montent quand leur prix baisse). La banque décrit ce recul comme un mouvement de « soulagement » plutôt qu’un vrai retournement de tendance. Selon elle, l’échange pourrait rester dans les deux sens à court terme, avec une préférence pour vendre lors des rebonds. OCBC souligne que l’actualité géopolitique reste instable et peut influencer les prix du pétrole, les anticipations d’inflation (ce que le marché attend pour l’évolution des prix), les craintes sur la croissance et l’appétit pour le risque (envie des investisseurs de prendre des positions risquées). Les marchés suivent notamment les développements entre les États-Unis et l’Iran et évaluent si l’USD/JPY a encore de la marge pour baisser. L’USD/SGD évoluait récemment autour de 1,2730. OCBC estime que le momentum quotidien (vitesse et force du mouvement des prix) et le RSI, « indice de force relative » (indicateur technique qui tente de repérer un marché trop acheté ou trop vendu), ne donnent pas de direction claire. La banque situe un support (zone où le cours a tendance à se stabiliser) à 1,2720 puis 1,2680. La résistance (zone où le cours a tendance à buter) se situe vers 1,2760-1,2770, avec un niveau supérieur à 1,2850. Le récent repli de l’USD/SGD vers 1,2730 doit être vu comme un soulagement temporaire, et non comme un véritable retournement de tendance. Le mouvement a surtout été alimenté par le recul du Brent vers 85 dollars le baril et par une légère détente de l’USD/JPY. Les raisons de fond qui soutiennent un dollar fort, en revanche, restent présentes. Le biais reste de vendre lors des rebonds, en particulier à l’approche de la zone de résistance 1,2760-1,2770. Avec une inflation américaine d’avril 2026 à 3,5 %, les craintes d’une inflation qui reste élevée (« sticky », c’est‑à‑dire qui baisse lentement) persistent, ce qui rend peu probable un changement de ton de la Réserve fédérale. La Fed garde un ton restrictif (« hawkish » : priorité à la lutte contre l’inflation, donc taux élevés), ce qui devrait soutenir le dollar dans les prochaines semaines. Pour les opérateurs de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici une devise), cela suggère d’acheter des options de vente (« put » : droit de vendre à un prix fixé) à mesure que l’USD/SGD remonte vers 1,2770. Cette stratégie permet de se positionner pour une baisse ultérieure tout en cadrant le risque dès le départ (la perte maximale correspond en général à la prime payée). Un niveau de résistance plus important, et une autre zone possible pour ce type d’opérations, se situe vers 1,2850. Il faut rester attentif à la géopolitique, car elle peut rapidement influencer le pétrole et le sentiment de marché. Des tensions comparables fin 2025 avaient provoqué un pic de la paire avant un reflux, ce qui a renforcé la stratégie consistant à vendre sur force. L’environnement actuel paraît similaire, avec des rebonds liés aux titres de presse qui peuvent manquer de solidité. Même si la stratégie principale est de vendre les rebonds, les signaux neutres des indicateurs de momentum quotidien suggèrent que des variations dans les deux sens restent possibles à très court terme. Il peut y avoir des opportunités d’acheter les creux près du support de 1,2720 pour un trade rapide. Toutefois, ces opérations doivent rester tactiques et à court terme, car elles vont à l’encontre de la vue de fond.

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Sur fond de tensions au Moyen-Orient, la demande de valeurs refuges maintient le dollar américain stable près de 98,40, avant la RBA et des statistiques américaines

L’indice du dollar américain (DXY) est resté solide près de 98,40, soutenu par la demande d’actifs refuges (placements jugés plus sûrs en période de crise) liée à la poursuite des hostilités au Moyen-Orient. Selon certaines informations, l’Iran aurait attaqué un navire militaire américain, ce que les États-Unis ont démenti, et l’appétit pour le risque (envie des investisseurs de prendre des placements plus risqués) est resté limité. L’EUR/USD a reculé vers 1,1700, freiné par un dollar plus fort et un marché prudent. Le GBP/USD a glissé vers 1,3540, les investisseurs évitant de prendre de grosses positions avant des statistiques et événements majeurs. L’USD/JPY est monté autour de 157,10, porté par la demande de dollars, tandis que le yen a aussi bénéficié d’un intérêt « refuge ». L’AUD/USD a baissé vers 0,7170 avant la décision de la Reserve Bank of Australia (RBA, banque centrale australienne). Les marchés anticipaient une hausse de taux de la RBA de 25 points de base (pb, soit 0,25 point de pourcentage), ce qui porterait le taux directeur à 4,35%. La vigueur du dollar et le risque géopolitique ont limité le rebond du dollar australien. Le pétrole WTI (référence américaine du pétrole) s’échangeait près de 105 dollars le baril, sur fond de craintes de perturbations d’approvisionnement. L’or a progressé vers 4.524. Les principaux rendez-vous incluent les annonces de politique monétaire de la RBA, l’inflation en Chine (CPI, indice des prix à la consommation), les PMI S&P américains (indicateurs d’activité basés sur des enquêtes auprès des entreprises), les PMI ISM Services américains (enquête ISM sur l’activité des services), les offres d’emploi JOLTS (statistique américaine sur les postes vacants), les ventes de logements neufs aux États-Unis, ainsi que les données sur l’emploi en Nouvelle-Zélande, avant les PMI mondiaux et le NFP américain (Nonfarm Payrolls, créations d’emplois hors agriculture) le 8 mai.

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Le dollar américain progresse sur fond de tensions États-Unis/Iran, faisant chuter l’argent de 3 % ; une figure d’« engulfing » baissier se forme, les 70 $ sous surveillance

L’argent (XAG/USD) a reculé de plus de 3% lundi, tandis que le dollar américain progressait, porté par une demande de valeur refuge (actif jugé plus sûr en période d’incertitude) liée à la hausse des tensions entre les États-Unis et l’Iran dans le détroit d’Ormuz. XAG/USD s’échangeait à 72,74 $ après avoir touché 76,00 $, alors que la marine américaine lançait « Operation Freedom » de Donald Trump. Après la hausse de vendredi, XAG/USD s’est retourné et a formé une configuration d’« englobante baissière » sur le graphique (schéma où une bougie de baisse « recouvre » la bougie de hausse précédente, signalant un possible retournement à la baisse). L’indice de force relative (RSI, indicateur qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix pour repérer un marché en accélération ou en essoufflement) indique une dynamique baissière.

Supports clés et niveaux de baisse

Une cassure sous 70,86 $ — dernier point bas du cycle et point bas du 20 avril — pourrait prolonger le mouvement de baisse. Les niveaux suivants sont 70,00 $ puis le plus bas d’avril à 68,28 $. À la hausse, les acheteurs doivent repasser au-dessus de 73,00 $ pour viser plus haut. Les résistances suivantes sont le plus haut du 4 mai à 76,98 $ puis 78,00 $. Les prix de l’argent peuvent être influencés par le risque géopolitique, la crainte de récession, les taux d’intérêt et le dollar américain, car le métal est coté en dollars. Les prix dépendent aussi de la demande, de l’offre minière, du recyclage, des usages industriels (électronique, énergie solaire) et des tendances aux États-Unis, en Chine et en Inde. Ils évoluent souvent dans le même sens que l’or.

Contexte macroéconomique et moteurs fondamentaux

Contrairement à l’an dernier, le dollar ne bénéficie pas du même soutien de valeur refuge, et la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) a indiqué une pause dans le cycle de hausse des taux. Un dollar plus faible et des taux stables favorisent les actifs sans rendement comme l’argent (actifs qui ne versent pas d’intérêt, contrairement aux obligations). La demande industrielle reste un moteur important pour l’argent. La consommation industrielle mondiale est attendue à un record de 690 millions d’onces en 2026, portée par une hausse de 20% sur un an de la demande liée aux panneaux solaires et à la fabrication de véhicules électriques (VE). Le ratio or/argent (rapport entre le prix de l’or et celui de l’argent, utilisé pour comparer leur valorisation relative), qui dépassait 85:1 à la même période l’an dernier, s’est replié vers 78:1, plus proche de la moyenne historique. Il demeure élevé, ce qui suggère que l’argent reste relativement moins cher que l’or. Cela peut inciter certains intervenants à privilégier l’argent par rapport à l’or dans des stratégies de valeur relative (stratégies consistant à acheter l’actif jugé « sous-évalué » et/ou vendre celui jugé « surévalué »). Sur le plan technique, au lieu de buter sur 73 $, l’argent se stabilise désormais au-dessus d’un support à 82 $ et vise un test du plus haut de plusieurs années proche de 88 $. Pour les opérateurs de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme l’argent), cette configuration peut favoriser l’achat d’options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) ou la mise en place de « bull call spreads » (stratégie combinant l’achat d’un call et la vente d’un call à un prix d’exercice plus élevé, pour viser une hausse avec un coût réduit).

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Les analystes d’UOB estiment que l’inflation d’avril a ralenti à 2,42% sur un an, dans la cible de Bank Indonesia, malgré les risques liés au pétrole

L’inflation en Indonésie a ralenti à 2,42% sur un an en avril, contre 3,48% en mars. Elle ressort sous l’attente du marché (2,70%) et dans la fourchette visée par Bank Indonesia (2,5% ± 1,0%), c’est-à-dire une cible de 2,5% avec une marge d’un point de pourcentage à la hausse ou à la baisse. Ce reflux s’explique par la fin des hausses de prix liées aux fêtes. L’inflation de l’énergie est restée contenue, en partie grâce à des carburants subventionnés (prix partiellement financés par l’État). L’inflation sous-jacente (inflation « de fond », hors éléments très volatils comme l’énergie et certains aliments) est restée stable.

Risques liés au prix du pétrole sur l’inflation

Les cours mondiaux du pétrole restent un risque haussier. Un Brent plus élevé (prix de référence du pétrole en Europe) peut augmenter les coûts de logistique et de transport, et se répercuter sur l’inflation sous-jacente et sur les prix alimentaires. Le gouvernement devrait travailler avec Bank Indonesia pour limiter les coûts logistiques et les prix alimentaires via le Mouvement pour l’inflation et la prospérité alimentaire (GPIPS), un programme de coordination. Bank Indonesia devrait maintenir son taux directeur (taux d’intérêt principal fixé par la banque centrale) à 4,75% dans ce cadre. Une inflation stable laisserait à Bank Indonesia la marge pour conserver un taux à 4,75%, même si la roupie s’affaiblit (baisse de la monnaie face au dollar). Cette orientation irait dans le sens d’une politique budgétaire expansionniste du gouvernement (plus de dépenses publiques pour soutenir l’activité).

Implications de marché pour les taux

Avec une inflation d’avril inférieure aux attentes à 2,42%, Bank Indonesia (BI) a peu de raisons de modifier son taux directeur de 4,75% à court terme. Cela suggère une faible volatilité (variations rapides) sur les marchés de taux. Les opérateurs peuvent privilégier des stratégies profitant de taux stables. La tolérance de la banque centrale à une roupie plus faible pour soutenir la croissance est un signal pour le marché des changes (marché des devises). L’USD/IDR (taux de change dollar/roupie) a déjà testé 16.500 cette année, et cette orientation implique qu’une nouvelle dépréciation (baisse de la roupie) reste possible. Une exposition à la baisse de l’IDR peut se faire via des contrats à terme (futures, contrats standardisés) ou des options (droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé), d’autant que la Réserve fédérale américaine (banque centrale des États-Unis) laisse entendre un report de ses propres baisses de taux. Le principal risque pour ce scénario reste l’énergie. Le Brent évolue autour de 91 dollars le baril, et une hausse durable au-dessus de 95 dollars pourrait augmenter sensiblement les coûts de transport domestiques, poussant BI à revoir sa position accommodante (dovish, favorable à des taux bas). Le pétrole est donc à surveiller comme déclencheur possible d’un changement de politique monétaire (pilotage des taux et de la liquidité par la banque centrale) et des anticipations d’inflation (prévisions des agents économiques). Une situation comparable s’est produite au second semestre 2025, quand une hausse des matières premières a brièvement perturbé le marché obligataire (marché de la dette). BI avait alors maintenu son taux, en s’appuyant sur la coordination avec le gouvernement pour contenir les coûts alimentaires et logistiques. Cet épisode renforce l’idée que la banque centrale n’augmente ses taux qu’en cas de pression plus marquée, et pas uniquement à cause de chocs externes (événements venant de l’étranger). Dans ce contexte, recevoir le taux fixe sur des swaps de taux indonésiens (contrats d’échange de taux: recevoir un taux fixe et payer un taux variable) peut être une position intéressante. Elle gagne si les taux restent stables, ce qui correspond au scénario d’une BI privilégiant encore le soutien à la croissance plutôt que la défense de la monnaie.

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Après une surprise positive sur les résultats, l’action Tyson Foods a de nouveau testé l’ancienne zone de résistance, avec un BPA et un chiffre d’affaires supérieurs aux prévisions

Tyson Foods a publié ses résultats avant l’ouverture de Wall Street : le bénéfice par action (EPS, indicateur du profit rapporté à chaque action) dépasse les attentes de 11,59 % et le chiffre d’affaires (revenus totaux) de 0,18 %. Le titre a gagné près de 4 % pour remonter vers 66,25 dollars. Tyson est un grand producteur de viande : le groupe abat et transforme du poulet, du bœuf et du porc pour la grande distribution et la restauration, dans le monde. La zone des 66,25 dollars fait office de résistance (niveau de prix où l’action bute souvent) depuis plus d’un an. Ce seuil a été testé en septembre 2024 et en février 2026, et le cours a reculé à chaque fois. Un passage au-dessus de 66,25 dollars, confirmé par une clôture hebdomadaire (cours de fin de semaine) ouvrirait la voie à une prochaine résistance à 72,83 dollars. Au-delà de 72,83 dollars, la ligne médiane à 50 % d’un canal parallèle haussier (couloir de prix orienté à la hausse, délimité par deux lignes parallèles) se situe à 83,33 dollars. Un franchissement de 83,33 dollars placerait le titre dans la moitié haute de ce canal. Si la hausse s’essouffle et que le cours rechute une nouvelle fois depuis 66,25 dollars, un support (niveau où les achats réapparaissent souvent) se situe à 60,36 dollars. En cas de baisse plus marquée, le bas du canal ressort à 53,85 dollars. Si l’on anticipe une cassure (franchissement clair d’une résistance), l’achat d’options d’achat (« calls », droit d’acheter l’action à un prix fixé) permet de miser avec effet de levier (exposition amplifiée pour une mise plus faible) sur le mouvement. Des échéances dans les prochaines semaines, comme les contrats de juin 2026 avec un prix d’exercice (strike, prix fixé par l’option) à 67 ou 68 dollars, visent un mouvement potentiel vers 72,83 dollars. Autre approche haussière : vendre des « put credit spreads » hors de la monnaie (montage d’options composé de la vente d’un put et de l’achat d’un put plus bas, pour encaisser une prime tout en limitant le risque). Cette stratégie gagne si l’action ne décroche pas fortement. Par exemple, vendre un spread avec des strikes sous le support de 60,36 dollars, à échéance juin ou juillet 2026, permet d’encaisser une prime (montant reçu à la vente de l’option) tout en laissant au titre une marge de fluctuation. À l’inverse, si l’on s’attend à un nouveau rejet sur résistance, l’achat d’options de vente (« puts », droit de vendre l’action à un prix fixé) est la stratégie la plus directe. Un troisième échec à 66,25 dollars pourrait peser : des puts juin 2026 avec un strike à 65 dollars offrent une manière de viser un retour vers 60,36 dollars. Historiquement, un repli après une hausse initiale post-résultats avait déjà été observé en septembre 2024.

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