Nagel a déclaré qu’une amélioration des perspectives d’inflation pourrait justifier la hausse des taux de juin, alors que le conflit au Moyen-Orient prolonge les risques inflationnistes

Joachim Nagel, membre du conseil des gouverneurs de la BCE (Banque centrale européenne) et président de la Bundesbank (banque centrale allemande), s’est exprimé lundi à Francfort-sur-le-Main. Il a averti qu’un conflit prolongé au Moyen-Orient augmente le risque de voir l’inflation rester élevée sans action de la BCE. Il a indiqué que la situation de départ est bien meilleure qu’en 2022. Il a ajouté qu’une hausse des taux en juin pourrait être justifiée si les perspectives d’inflation ne s’améliorent pas.

Réévaluation du scénario de la BCE

Ces propos constituent un signal clairement restrictif (orientation dite « faucon » : priorité à la lutte contre l’inflation, même si cela implique des taux plus élevés) de la part d’un membre influent de la BCE. Il faut désormais envisager sérieusement que le prochain mouvement de la banque centrale puisse être une hausse de taux, et non une baisse. Cela remet en cause le scénario dominant des marchés et impose de revoir rapidement les positions sensibles aux taux d’intérêt en zone euro. Cette logique s’appuie sur les données récentes, les tensions géopolitiques influençant déjà les prix de l’énergie. Le dernier indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH/HICP : mesure standardisée de l’inflation en zone euro) pour avril 2026 ressort à 2,7% et reste élevé, nettement au-dessus de l’objectif de 2%. Le Brent (référence mondiale du pétrole) est aussi resté au-dessus de 95 dollars le baril depuis un mois, ce qui entretient ces pressions sur les prix et renforce l’argument d’une politique plus stricte. Pour les intervenants sur les marchés de taux à court terme, cela signifie que les anticipations pour la réunion de juin doivent évoluer. Des instruments comme les contrats à terme Euribor 3 mois (produits qui reflètent les attentes de taux à court terme) et les swaps indexés au jour le jour (OIS, contrats d’échange liés à un taux overnight) doivent intégrer une probabilité plus élevée d’une hausse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage). Concrètement, cela revient à se positionner pour des rendements plus élevés, par exemple en vendant des contrats de taux sur les échéances proches. Sur le marché des changes, ce scénario soutient l’euro. Une demande accrue pour la monnaie est probable, ce qui peut créer des opportunités via les options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) en utilisant par exemple des call spreads sur EUR/USD (stratégie d’options achetant un call et en vendant un autre plus haut, pour profiter d’une hausse avec un risque limité). La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options) sur les paires en euro pourrait aussi augmenter à l’approche de la réunion de juin.

Se couvrir face à des taux plus élevés

L’historique montre à quel point le sentiment peut changer vite lorsque l’inflation surprend à la hausse, comme au troisième trimestre 2025, entraînant une révision rapide des attentes de taux. Même si la situation actuelle est plus favorable que lors de la crise énergétique de 2022, comme l’a souligné Nagel, la sensibilité du marché à l’inflation reste très forte. Le risque d’un nouveau changement de cap de politique monétaire est désormais un élément concret pour les prochaines semaines. Ce contexte plaide pour une approche défensive via les dérivés actions (produits financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici des indices boursiers). La perspective de coûts d’emprunt plus élevés pèse sur les actions européennes, ce qui rend des options de vente (puts : droit de vendre à un prix donné, utilisées pour se protéger d’une baisse) sur des indices comme l’EURO STOXX 50 pertinentes comme couverture contre un repli. Il est aussi possible d’utiliser des put spreads (achat d’un put et vente d’un put plus bas) pour réduire le coût de cette protection de portefeuille. Créez votre compte VT Markets en réel et commencez à trader dès maintenant.

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L’économiste de DBS, Ma Tieying, relève la prévision de croissance du PIB de Taïwan pour 2026 à 9,4 %, les exportations liées à l’IA soutenant la demande en TIC

L’économiste Ma Tieying, chez DBS Group Research, a relevé sa prévision de croissance du PIB (produit intérieur brut, c’est‑à‑dire la valeur totale de la production de biens et services) de Taïwan pour 2026 à 9,4%, contre 7,0%, en invoquant des exportations dopées par l’IA (intelligence artificielle, technologies permettant à des logiciels d’imiter certaines capacités humaines) et une demande stable en TIC (technologies de l’information et de la communication, notamment informatique, réseaux et électronique). Cette estimation impliquerait la plus forte expansion depuis le rebond de 2010 après la crise financière mondiale. Le rapport souligne un PIB robuste au premier trimestre et anticipe un pic de croissance trimestrielle au 1er trimestre, avant un ralentissement plus tard en 2026. Il estime que le cycle mondial du matériel lié à l’IA (période où la demande se renforce pour les équipements nécessaires à l’IA) devrait rester solide malgré les tensions géopolitiques au Moyen‑Orient. Cela soutiendrait la demande de semi‑conducteurs (puces électroniques), de serveurs (ordinateurs qui fournissent des services et de la puissance de calcul) et d’autres exportations TIC. Le rapport ajoute que les exportations hors TIC pourraient être davantage sous pression à mesure que la demande mondiale ralentit. Il met en avant des limites d’approvisionnement en GNL (gaz naturel liquéfié, gaz refroidi et transporté par navires) comme contrainte structurelle, c’est‑à‑dire durable. Il cite aussi la hausse des coûts de l’énergie et le risque de rationnement électrique (limitation de la distribution d’électricité) parmi les principaux risques macroéconomiques (risques qui touchent l’ensemble de l’économie).

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Le président de la Fed de New York, John Williams, anticipe une inflation de 3 % cette année, incertain quant aux effets économiques de la guerre avec l’Iran

John Williams a déclaré qu’il n’était pas encore possible de savoir comment la guerre en Iran affectera l’économie américaine. Il a ajouté que la politique monétaire américaine (les décisions de la Réserve fédérale sur les taux d’intérêt et la liquidité) reste bien positionnée face à une économie incertaine. Il a indiqué que les risques ont augmenté des deux côtés du mandat de la Fed (emploi maximal et inflation maîtrisée) et que l’économie fait face à une situation inhabituelle. Il a qualifié de « calme » la perspective sur l’énergie, tout en évoquant des scénarios négatifs crédibles.

Incertitude liée à la guerre en Iran et protection contre un choc pétrolier

Il estime que l’inflation devrait atteindre 3% cette année et revenir à l’objectif de 2% en 2027. Il a expliqué que les droits de douane (taxes sur les importations) et l’énergie sont des moteurs majeurs de l’inflation, tandis que l’inflation sous-jacente (inflation hors énergie et alimentation, souvent plus stable) reste globalement stable, et que l’inflation liée aux droits de douane devrait s’atténuer. Il a signalé l’apparition de perturbations notables des chaînes d’approvisionnement (difficultés de production et de transport qui retardent les livraisons). Il a jugé encourageant que les anticipations d’inflation (ce que ménages et marchés pensent de l’inflation future) restent contenues et que le rôle de la Fed est de les maintenir stables. Il anticipe une croissance américaine entre 2% et 2,25% cette année. Il prévoit que le taux de chômage restera autour de 4,25% à 4,50% et estime que le marché du travail résiste bien. Il a ajouté que la croissance de la population active (nombre de personnes disponibles pour travailler) a changé, et que le seuil d’équilibre du marché du travail (rythme de créations d’emplois suffisant pour éviter une hausse du chômage) pourrait désormais se situer entre 0 et 50.000 emplois par mois. Il a indiqué que le « R-star » (taux d’intérêt réel neutre, c’est-à-dire qui ne freine ni ne stimule l’économie) est probablement plus élevé que les niveaux récemment observés, et que 3% serait probablement le niveau de long terme du taux des fed funds (taux directeur de la Fed, base du coût du crédit aux États-Unis).

Implications de marché pour les taux, l’inflation et la volatilité

L’incertitude reste élevée, portée par des effets économiques inconnus de la guerre en Iran. Face à des scénarios défavorables plausibles sur l’énergie, les investisseurs peuvent envisager de se couvrir contre un choc de prix du pétrole. Le WTI (pétrole américain de référence) a déjà été volatil, récemment au-dessus de 95 dollars le baril, et des stratégies d’options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) qui gagnent en cas de forte hausse peuvent servir de protection. L’inflation reste difficile à ramener vers la cible: le dernier chiffre du CPI (indice des prix à la consommation) d’avril montre une hausse annuelle de 3,4%, ce qui rend crédible une inflation à 3% cette année. Le retour à l’objectif de 2% est désormais envisagé pour 2027, ce qui renforce un scénario de taux « plus élevés plus longtemps ». Dans ce contexte, parier sur des baisses rapides et importantes des taux paraît risqué. L’économie est résiliente, mais des signes de fragilité apparaissent sur l’emploi. Le dernier rapport sur l’emploi a montré 175.000 créations de postes, mais la perspective d’un chômage vers 4,50% reste un signal à surveiller. L’écart entre croissance solide et possibles tensions sur l’emploi rend les signaux de marché plus difficiles à lire. Les divergences au sein du FOMC (comité de la Fed qui décide des taux) deviennent plus fréquentes, ce qui peut accroître les mouvements de marché lors des réunions. Les outils visant à capter cette volatilité (profiter de fortes variations de prix) autour des décisions peuvent donc être plus recherchés. Il faut aussi intégrer l’idée d’un taux des fed funds de long terme autour de 3%, un changement important par rapport à la période de taux très bas. Le retour de perturbations des chaînes d’approvisionnement, combiné aux effets des droits de douane, constitue un risque clé pour l’inflation. Cela peut favoriser des positions visant à profiter d’une hausse de la volatilité (probabilité de mouvements rapides des prix), par exemple via des options d’achat sur le VIX (indice de volatilité du marché actions américain) ou des « straddles » (stratégie d’options consistant à acheter à la fois une option d’achat et une option de vente, pour gagner si le marché bouge fortement dans un sens ou dans l’autre) sur de grands indices. Même si les anticipations d’inflation restent stables pour l’instant, le risque de poussées de prix inattendues demeure. Create your live VT Markets account and start trading now.

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Les attaques au Moyen-Orient reprennent et les attentes croissantes d’une hausse des taux de la Réserve fédérale propulsent le dollar à la hausse, mettant l’EUR/USD sous pression

L’euro a reculé face au dollar américain lundi après des informations faisant état de nouvelles attaques au Moyen-Orient. L’EUR/USD s’échangeait près de 1,1690, en baisse d’environ 0,25% sur la séance. L’indice du dollar (DXY, un indicateur qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) évoluait autour de 98,47, prolongeant le rebond de vendredi après un creux de près de deux semaines. Les Émirats arabes unis ont été visés par l’Iran pour la première fois depuis un cessez-le-feu fragile début avril.

Tensions ravivées au Moyen-Orient

Un incendie a été signalé sur un site pétrolier à Fujairah après une attaque de drone (appareil sans pilote). L’armée britannique a indiqué que deux navires cargos étaient en feu au large des côtes des Émirats. L’agence iranienne Fars a affirmé que deux missiles avaient touché un navire de guerre américain près de Jask, après de supposés avertissements des Gardiens de la révolution (IRGC, force militaire iranienne). Un responsable américain a démenti qu’un navire américain ait été touché, selon Axios. Téhéran est associé à des mouvements autour du détroit d’Ormuz, après l’annonce par le président américain Donald Trump d’une mission navale appelée « Project Freedom ». Cette mission vise à escorter des navires bloqués hors de ce passage maritime. Les cours du pétrole conservent une « prime de risque géopolitique » (supplément de prix lié aux tensions internationales) tandis que les tensions persistent. La hausse des coûts de l’énergie a alimenté l’inflation (hausse générale des prix) et poussé les banques centrales à maintenir une politique monétaire restrictive (taux d’intérêt élevés et conditions de crédit plus strictes).

Perspectives sur les taux et la volatilité

L’outil CME FedWatch (indicateur basé sur les prix des contrats à terme qui estime les probabilités de décisions de la Réserve fédérale) indique une probabilité d’environ 33% d’une hausse des taux américains en décembre, contre presque zéro il y a une semaine. Les marchés intègrent au moins deux hausses de taux de la BCE, alors que l’attention se tourne vers le rapport de vendredi sur l’emploi américain (Nonfarm Payrolls, statistique mensuelle des créations d’emplois hors secteur agricole).

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Standard Chartered prévoit que de solides exportations soutiendront l’industrie en avril, malgré un ralentissement des services ; le pétrole fait grimper le PPI, l’énergie le CPI

L’indice PMI officiel de l’industrie manufacturière (indicateur de l’activité des directeurs d’achat ; au-dessus de 50 = expansion, en dessous de 50 = contraction) en Chine s’est établi à 50,3 en avril. En revanche, le PMI des services est passé sous 50 et le PMI de la construction a reculé à 48, son plus bas niveau en six ans. Cela signale une demande intérieure plus faible et une activité toujours dégradée dans l’immobilier. La demande extérieure devait soutenir l’activité, la demande mondiale restant solide pour les produits liés à l’IA (intelligence artificielle) et aux semi-conducteurs (puces électroniques). La croissance de la production industrielle était attendue à 6,2% sur un an et celle des exportations à 12% sur un an.

Force externe, faiblesse interne

La hausse de l’investissement en actifs fixes (dépenses d’investissement dans les équipements, les usines et les infrastructures) devait rester limitée à 1,6% sur un an sur les quatre premiers mois de 2026, portée par la fabrication d’équipements et les infrastructures. Les ventes au détail et la croissance du crédit (progression des nouveaux prêts) étaient attendues en légère amélioration, tandis que l’investissement total restait atone. La hausse des prix internationaux du pétrole devait soutenir les prix à la production (prix facturés par les entreprises à la sortie d’usine) et la composante énergie de l’IPC (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation). Des mesures publiques auraient réduit la transmission de ces hausses vers les prix domestiques, tandis que l’IPC global devait rester à 1% sur un an, l’accélération de l’énergie compensant le reflux des prix alimentaires. Compte tenu de l’écart entre une demande externe solide et une économie intérieure molle, il faut s’attendre à davantage de variations rapides des actifs chinois. Le PMI manufacturier de 50,3 est tiré par les exportations, tandis que le retour du PMI des services sous 50 et le point bas de six ans du PMI de la construction traduisent une fragilité interne marquée. Cela plaide pour une exposition aux secteurs technologiques orientés export, tout en restant prudent sur les secteurs dépendants de la demande domestique, comme l’immobilier. La croissance attendue de 12% sur un an des exportations, alimentée par la demande mondiale d’IA et de semi-conducteurs, crée une opportunité. Les résultats récents des grands groupes mondiaux de puces ont fréquemment dépassé les prévisions début 2026, ce qui confirme la solidité de la tendance. Il peut donc être pertinent d’acheter des options d’achat (contrats donnant le droit d’acheter un actif à un prix fixé à l’avance) sur des indices riches en valeurs technologiques comme ChiNext, ou sur des ETF de semi-conducteurs (fonds cotés en Bourse qui répliquent un panier de valeurs), afin de capter cette dynamique d’exportation.

Se positionner sur la volatilité

À l’inverse, l’aggravation de la crise immobilière, illustrée par un PMI de la construction à 48, justifie une vue négative sur les actifs associés. La croissance de l’investissement en actifs fixes reste très faible, à 1,6% attendu, et l’annonce du promoteur Country Garden d’un nouveau report de paiement d’un coupon (intérêt versé sur une obligation) fin avril n’a pas restauré la confiance. Acheter des options de vente (contrats donnant le droit de vendre un actif à un prix fixé à l’avance) sur des ETF immobiliers ou vendre des contrats à terme (futures, instruments engagant à acheter/vendre plus tard à un prix convenu) sur des matières premières industrielles comme le minerai de fer peut protéger contre une nouvelle dégradation interne. La divergence entre la hausse des coûts de l’énergie et une inflation globale contenue à 1% rend le tableau plus difficile à lire. Alors que le Brent (référence mondiale du pétrole) est repassé au-dessus de 95 dollars le baril, la faiblesse de la demande des ménages empêche les entreprises de répercuter ces coûts, ce qui pèsera sur les marges (écart entre prix de vente et coûts). Cet environnement laisse à la banque centrale une marge pour assouplir sa politique, ce qui pourrait affaiblir le yuan tout en soutenant les obligations d’État. En 2025, un schéma comparable avait été observé: la vigueur des exportations a temporairement masqué les fragilités domestiques avant une correction du marché. Une économie à deux vitesses n’est généralement pas durable. Il faut se préparer au moment où la faiblesse intérieure finira par peser sur le récit positif des exportations, ou à l’inverse, où les mesures de soutien public produiront enfin des effets. Cette divergence des données rend l’orientation globale du marché incertaine, ce qui fait des mouvements de prix eux-mêmes une cible de stratégie. Il peut être pertinent d’acheter des stratégies options de type straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) ou strangle (même démarche mais avec deux prix d’exercice différents) sur des indices larges comme le FTSE China A50 Index. Cela permet de viser un gain si le marché bouge fortement dans un sens ou dans l’autre dans les prochaines semaines, à mesure que ces forces contradictoires se clarifient.

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Le pétrole WTI bondit de plus de 3 % après des frappes iraniennes contre les Émirats arabes unis, ravivant les craintes de perturbations dans le détroit d’Ormuz et d’escalade avec des représailles attendues

Le WTI a gagné plus de 3% lundi, alors que le conflit au Moyen-Orient s’intensifiait. Il s’échangeait à 102,55 dollars le baril, après être remonté d’un plus bas journalier à 96,45. Les autorités des Émirats arabes unis (EAU) ont indiqué qu’un incendie s’était déclaré sur les installations pétrolières de Fujairah après une attaque de drone iranien. Le ministère émirati de la Défense a précisé que trois missiles avaient été interceptés et qu’un quatrième était tombé en mer.

Les marchés réagissent à la montée du risque régional

Des sources de CNN à Dubaï ont déclaré s’attendre à des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran dans les prochaines 24 heures. Un amiral américain a affirmé que l’Iran avait visé des navires commerciaux et des bâtiments de l’armée américaine avec des missiles de croisière (missiles guidés capables de voler à basse altitude sur une longue distance). Il a aussi indiqué que six petites embarcations iraniennes avaient été détruites alors qu’elles tentaient de perturber le trafic maritime commercial. Les médias iraniens ont affirmé qu’un navire américain avait été touché, tandis qu’Axios citait un responsable américain assurant qu’aucune attaque n’avait eu lieu. La marine des Gardiens de la Révolution (force militaire iranienne chargée notamment des opérations dans le Golfe) a publié une carte montrant des zones de contrôle élargies près du détroit d’Ormuz, incluant Fujairah et Khorfakkan, ainsi que la côte d’Umm Al Quwain. Le président Donald Trump a annoncé l’« Operation Freedom » pour protéger le transport maritime commercial dans le détroit d’Ormuz. La Corée du Sud a signalé un incendie et une explosion à bord d’un navire, et les EAU ont accusé l’Iran d’avoir utilisé des drones pour attaquer un navire d’ADNOC (compagnie pétrolière nationale d’Abou Dhabi) dans le détroit. Les EAU ont déclaré qu’ils quitteraient l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole, cartel visant à coordonner la production) et produiraient sans restrictions. Les commandes industrielles aux États-Unis ont progressé de 1,5% sur un mois en mars, au-dessus des 0,5% attendus et des 0,3% de février. Sur le plan technique, le WTI gardait un biais haussier, avec un RSI (indice de force relative, indicateur de momentum mesurant la vitesse des variations de prix) supérieur à 50 et une figure d’« englobante haussière » (bougie indiquant un retournement possible à la hausse après une baisse). Les niveaux cités étaient 103,86, 104,00, 107,35 et 108,00 à la hausse, et 100,00 puis la moyenne mobile simple à 50 jours (SMA, moyenne des cours sur 50 séances) à 89,65 à la baisse.

Contexte et principaux moteurs

Nous nous souvenons des événements de l’an dernier, lorsque les tensions au Moyen-Orient avaient provoqué une envolée du brut WTI au-delà de 102 dollars le baril. Le conflit, marqué par des attaques iraniennes contre les EAU et des opérations navales américaines dans le détroit d’Ormuz, avait ajouté une prime de risque (surcote de prix liée à l’incertitude) au marché. La sortie des EAU de l’OPEP avait aussi renforcé l’incertitude sur la coordination de l’offre mondiale. Au 5 mai 2026, le WTI se traite plus près de 95 dollars le baril, signe d’un apaisement partiel des craintes immédiates sur l’offre. Toutefois, le dernier rapport de l’EIA (agence américaine de l’énergie) a fait état d’une hausse inattendue des stocks de brut américains de 2,1 millions de barils, alors que le marché anticipait une baisse. Cela suggère un essoufflement de la demande à court terme, ce qui pèse sur les prix malgré les risques géopolitiques. Le détroit d’Ormuz, point névralgique de l’« Operation Freedom », reste une zone de tension, avec des primes d’assurance maritime encore élevées par rapport aux niveaux d’avant 2025. Même si les affrontements directs ont diminué, les zones de contrôle iraniennes annoncées l’an dernier impliquent qu’un regain de tensions pourrait à nouveau menacer ce goulet d’étranglement (passage maritime indispensable au commerce mondial de pétrole). Ce risque latent contribue à soutenir les prix. Côté offre, les EAU ont augmenté leur production d’environ 400.000 barils par jour depuis leur départ de l’OPEP, ajoutant du pétrole sur le marché mondial. À l’inverse, l’alliance OPEP+ (OPEP et pays partenaires, dont la Russie) a décidé le mois dernier de maintenir ses réductions de production (coupes destinées à limiter l’offre) jusqu’au troisième trimestre pour soutenir les cours. Le marché est ainsi tiré entre discipline de certains producteurs et stratégie plus indépendante d’autres pays. Aux États-Unis, l’inflation reste élevée à 3,1% et le rapport sur l’emploi a dépassé les attentes, ce qui a porté l’indice du dollar (Dollar Index, mesure de la force du dollar face à un panier de devises) à un plus haut de six mois. Un dollar fort renchérit le pétrole pour les acheteurs utilisant d’autres monnaies, ce qui peut freiner la demande mondiale. Cette contrainte financière s’oppose aux risques d’offre liés au Moyen-Orient. D’un point de vue technique, le marché évolue entre la moyenne mobile à 50 jours à 91,50 dollars, jouant un rôle de support (zone où les achats ont tendance à apparaître), et le seuil psychologique de 100 dollars, faisant office de résistance (zone où les ventes se renforcent souvent). La figure d’« englobante haussière » observée lors du pic de 2025 rappelle la rapidité avec laquelle le sentiment peut basculer au gré des nouvelles géopolitiques. Les opérateurs surveillent une cassure nette de cette zone pour identifier la prochaine direction majeure.

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L’industrie manufacturière néerlandaise se redresse alors que les entreprises constituent des stocks face aux perturbations au Moyen-Orient, propulsant l’indice PMI Nevi à un plus haut depuis 2022

La production manufacturière néerlandaise progresse, l’indice PMI Nevi de l’industrie (enquête mensuelle auprès des directeurs d’achats, au-dessus de 50 = expansion) atteignant son plus haut niveau depuis 2022. Les entreprises reconstituent leurs stocks (biens entreposés) en réponse à des perturbations d’approvisionnement liées au Moyen-Orient, notamment une baisse du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz (route clé pour le pétrole et les marchandises). La demande de biens manufacturés néerlandais augmente à son rythme le plus rapide depuis près de deux ans. La demande étrangère ne progresse que légèrement, la hausse étant surtout liée au stockage sur le marché domestique.

Hausse de la production et besoins de trésorerie

La demande intérieure plus forte, la hausse des prix et l’augmentation des stocks tirent la production vers le haut. Ces tendances accroissent aussi les besoins en fonds de roulement (trésorerie nécessaire pour financer stocks et factures à court terme) des industriels. Les anticipations de production à 12 mois ne s’améliorent que marginalement. Le climat reste prudent en raison des risques géopolitiques et des incertitudes sur l’énergie jusqu’en 2026. L’industrie néerlandaise est donnée en croissance plus rapide que l’industrie allemande, en s’appuyant notamment sur l’indice PMI « flash » (estimation préliminaire) de S&P Global pour l’Allemagne. L’article indique avoir été réalisé avec l’aide d’un outil d’IA et relu par un éditeur. La récente hausse du PMI manufacturier néerlandais à 54,8 est un signal positif à court terme, principalement parce que les entreprises accumulent des stocks. Cela peut soutenir une stratégie sur des options d’achat (« call », droit d’acheter un actif à un prix fixé à l’avance) sur l’indice AEX, déjà en hausse de plus de 3 % sur le dernier mois. Cette dynamique est directement liée à la constitution de stocks, sur fond de craintes persistantes sur les chaînes d’approvisionnement.

Décrochage AEX versus DAX

En parallèle, un écart net apparaît avec l’Allemagne, dont le PMI manufacturier reste en contraction (activité en recul) à 45,2. L’AEX surperforme le DAX allemand de près de 8 % depuis le début de l’année, une tendance qui pourrait se prolonger. Cela favorise une stratégie de « pairs trade » (position relative : achat d’un actif et vente d’un autre) consistant à être acheteur des industrielles néerlandaises tout en vendant leurs homologues allemandes à découvert. Le principal facteur, les perturbations dans le détroit d’Ormuz, demeure la première source de volatilité (variations rapides des prix). Les primes d’assurance maritime (coût d’assurance des cargaisons et navires) ont fortement augmenté après les premiers incidents navals fin 2025, et ce surcoût continue d’être répercuté. La trêve provisoire entre les États-Unis et l’Iran a peu apaisé les marchés du transport maritime et de l’énergie, ce qui suggère une volatilité durable. Il faut toutefois noter que l’effet « stocks » est temporaire et ne repose pas sur une accélération nette de la demande étrangère. Le moral des entreprises reste faible : une résolution rapide au Moyen-Orient pourrait provoquer un repli marqué des nouvelles commandes. Il peut être pertinent de couvrir (réduire le risque) toute position haussière par des options de vente (« put », droit de vendre à un prix fixé) sur l’AEX pour le troisième trimestre.

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Le pétrole WTI bondit de plus de 3 % après des frappes iraniennes aux Émirats arabes unis, ravivant les craintes de perturbations à Ormuz et les attentes de représailles

Le WTI a progressé de plus de 3% lundi, alors que le conflit au Moyen-Orient s’intensifiait. Le baril s’échangeait à 102,55 dollars, après être remonté d’un plus bas intrajournalier de 96,45 dollars. Les autorités des Émirats arabes unis (EAU) ont indiqué qu’un incendie s’était déclaré dans des installations pétrolières de Fujairah après une attaque de drone iranien. Le ministère émirati de la Défense a précisé que trois missiles avaient été interceptés et qu’un quatrième était tombé en mer.

Les marchés réagissent à la hausse du risque régional

Des sources de CNN à Dubaï disent anticiper des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran dans les prochaines 24 heures. Un amiral américain a déclaré que l’Iran avait visé des navires commerciaux et des bâtiments militaires américains avec des missiles de croisière (missiles guidés volant à basse altitude), et que six petites vedettes iraniennes avaient été détruites alors qu’elles tentaient de perturber le transport maritime commercial. Des médias iraniens ont affirmé qu’un navire américain avait été touché, tandis qu’Axios cite un responsable américain indiquant qu’aucune attaque n’avait eu lieu. La marine des Gardiens de la révolution iraniens a publié une carte montrant des zones de contrôle élargies près du détroit d’Ormuz, incluant Fujairah et Khorfakkan, ainsi que la côte d’Umm Al Quwain. Le président Donald Trump a annoncé l’« Operation Freedom » pour protéger le transport maritime commercial dans le détroit d’Ormuz. La Corée du Sud a signalé un incendie et une explosion sur un navire, et les EAU ont accusé l’Iran d’avoir utilisé des drones pour attaquer un navire d’ADNOC dans le détroit. Les EAU ont déclaré qu’ils quitteraient l’OPEP et produiraient du pétrole sans restrictions. Les commandes à l’industrie aux États-Unis (Factory Orders, un indicateur des achats de biens manufacturés) ont augmenté de 1,5% sur un mois en mars, au-dessus des 0,5% attendus et des 0,3% de février. Sur le plan technique, le WTI gardait une orientation haussière, avec un RSI au-dessus de 50 (RSI: indicateur de momentum, au-dessus de 50 suggère une dynamique plutôt positive) et une figure dite « avalement haussier » (bougie haussière qui englobe la bougie précédente, signal possible de retournement). Les niveaux mentionnés étaient 103,86, 104,00, 107,35 et 108,00 dollars à la hausse, et 100,00 dollars puis la moyenne mobile à 50 jours (SMA 50 jours: moyenne des prix sur 50 séances, utilisée comme repère de tendance) à 89,65 dollars à la baisse.

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L’industrie manufacturière néerlandaise accélère : les entreprises font des stocks face aux perturbations au Moyen-Orient, propulsant le PMI Nevi à un plus haut depuis 2022

La production manufacturière néerlandaise progresse, l’indice PMI Nevi de l’industrie atteignant son plus haut niveau depuis 2022. Les entreprises reconstituent leurs stocks (accumulation de marchandises et de composants en réserve) face aux perturbations d’approvisionnement liées au Moyen-Orient, notamment la baisse du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. La demande de biens manufacturés néerlandais augmente au rythme le plus soutenu depuis près de deux ans. La demande étrangère (commandes venant de l’extérieur des Pays-Bas) ne progresse que modestement, la hausse étant surtout liée au stockage sur le marché intérieur.

Hausse de la production et besoin de fonds de roulement

La hausse de la demande domestique, l’augmentation des prix et des stocks plus importants tirent la production vers le haut. Ces tendances accroissent aussi les besoins en fonds de roulement (argent nécessaire au quotidien pour financer les stocks, les factures et les délais de paiement) des industriels. Les anticipations de production sur les 12 prochains mois ne s’améliorent que légèrement. Le climat reste prudent en raison des risques géopolitiques et des incertitudes sur l’énergie jusqu’en 2026. L’industrie néerlandaise croîtrait plus vite que l’industrie allemande, d’après notamment l’indice PMI « flash » de S&P Global (estimation préliminaire publiée avant les données définitives, fondée sur une enquête auprès des directeurs d’achats). Selon le texte, l’article a été aidé par un outil d’IA et relu par un éditeur. Le récent bond du PMI manufacturier néerlandais à 54,8 envoie un signal haussier à court terme, principalement parce que les entreprises accumulent des stocks. Cela peut créer une opportunité à court terme via des options d’achat (« call options » : contrat donnant le droit d’acheter un actif à un prix fixé d’avance) sur l’indice AEX, déjà en hausse de plus de 3 % sur le mois. Cette dynamique est directement liée à la constitution accélérée de stocks, sur fond de craintes persistantes sur les chaînes d’approvisionnement (réseau de transport et de production reliant fournisseurs, usines et distribution).

Divergence AEX-DAX

En parallèle, l’écart avec l’Allemagne est net, son PMI manufacturier restant en contraction (activité en baisse) à 45,2. L’AEX surperforme le DAX allemand de près de 8 % depuis le début de l’année, une tendance qui pourrait durer. Cela soutient une stratégie dite de « pairs trade » (position acheteuse sur un actif et vendeuse sur un autre, pour miser sur un écart de performance) : être acheteur sur les industrielles néerlandaises tout en vendant à découvert (parier sur une baisse) leurs équivalents allemands. Le facteur clé, les perturbations dans le détroit d’Ormuz, reste la principale source de volatilité (mouvements rapides et marqués des prix). On se souvient que les primes d’assurance maritime (coût pour couvrir les risques de transport) avaient triplé fin 2025 après les premiers incidents navals, un surcoût encore répercuté. Le cessez-le-feu provisoire entre les États-Unis et l’Iran a peu calmé les marchés du transport maritime ou de l’énergie, ce qui suggère une volatilité durable. Il faut toutefois reconnaître que l’effet positif du stockage est temporaire et ne repose pas sur une hausse durable de la demande étrangère. Le climat des affaires reste morose : une détente rapide au Moyen-Orient pourrait provoquer une chute des nouvelles commandes. Il peut être pertinent de couvrir (réduire le risque) des positions haussières avec des options de vente (« put options » : contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur l’AEX au troisième trimestre. La crise énergétique engagée en 2025 continue de peser sur la reprise de 2026. Les contrats à terme sur le Brent (contrats standardisés portant sur un achat/vente futur de pétrole, utilisés pour se couvrir ou spéculer) ont frôlé 120 dollars le baril l’hiver dernier et, avec des tensions géopolitiques toujours fortes, un nouvel épisode de hausse reste possible. Des options sur les contrats pétroliers ou des actions liées à l’énergie permettent de se positionner face à cette incertitude.

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TD Securities prévoit que le déficit commercial du Canada en mars se réduira à 1,5 milliard de dollars canadiens, soutenu par les exportations, le WTI et l’automobile.

Les économistes de TD Securities, Robert Both et Emma Lawrence, prévoient un déficit commercial international de marchandises du Canada de 1,5 milliard de dollars canadiens en mars. Ce déficit serait inférieur à celui du mois précédent, qui s’établissait à 5,75 milliards de dollars canadiens. Cette prévision repose sur des exportations plus solides, liées à la hausse des prix de l’énergie et à une production automobile plus élevée. Le West Texas Intermediate (WTI, un prix de référence du pétrole brut américain) a progressé de 40% sur un mois, tandis que les exportations hors énergie (toutes les exportations en dehors du pétrole, du gaz et des produits énergétiques) devraient enregistrer des hausses plus limitées. Pour avril, ils anticipent une hausse de l’emploi de 5.000 postes, après une augmentation de 14.000 en mars. Le taux de chômage (la part des personnes sans emploi parmi les actifs) est attendu stable à 6,7%. La croissance des salaires (l’augmentation moyenne des rémunérations) devrait ralentir de 0,3 point de pourcentage, à 4,8% sur un an. L’article précise qu’il a été produit avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle (un logiciel capable de générer du texte) et relu par un éditeur.

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