Niveaux techniques clés
Les résistances (zones où le prix peut buter) se situent à 0,7250, puis 0,7282 (plus haut du 3 juin 2022) et 0,7300. Un autre niveau cité est 0,7661 (5 avril 2022). Si la paire clôture sous 0,7200, les supports (zones où le prix peut trouver un plancher) incluent la moyenne mobile simple à 20 jours, SMA (moyenne des prix sur 20 séances, utilisée pour repérer la tendance) à 0,7121, puis 0,7100 et la SMA à 50 jours à 0,7059. Ces niveaux décrivent des zones possibles de test à la baisse dans le range. Le dollar australien est influencé par la politique de la Reserve Bank of Australia (RBA, banque centrale), les prix des matières premières et la conjoncture chinoise. La RBA vise une inflation de 2% à 3% et peut aussi recourir à l’assouplissement quantitatif ou au resserrement quantitatif (achats ou réduction d’achats d’obligations par la banque centrale pour rendre le crédit plus facile ou plus cher). Le minerai de fer est la première exportation de l’Australie, pour 118 milliards de dollars par an (données 2021). Les résultats de la balance commerciale (différence entre exportations et importations) peuvent aussi peser sur la devise.Contexte de marché en 2025
En se plaçant en 2025, le biais haussier autour de 0,7200 s’appuyait sur des signaux techniques comme le RSI. Cette phase de consolidation reflétait un environnement différent d’aujourd’hui. Les moteurs fondamentaux, surtout les écarts de taux d’intérêt (différence entre les taux des deux pays, déterminante pour les flux vers une devise), ont depuis changé. La RBA a maintenu son taux directeur (cash rate, principal taux d’intérêt fixé par la banque centrale) à 4,35% pendant plusieurs mois jusqu’à mi-2026 pour ramener une inflation résistante vers 2%-3%. Mais avec un taux de la Réserve fédérale américaine toujours plus élevé, l’écart de taux continue de favoriser le dollar américain. Cette pression explique en partie pourquoi la paire évolue désormais vers 0,6650, nettement sous les niveaux évoqués. Le soutien des matières premières est plus faible. Le minerai de fer se situe autour de 115 dollars la tonne, en retrait par rapport aux niveaux souvent plus élevés observés en 2022 et 2023. En parallèle, les PMI manufacturiers chinois (indice des directeurs d’achat ; au-dessus de 50 = expansion, sous 50 = contraction) sont mitigés, ce qui entretient l’incertitude sur la demande du premier partenaire commercial de l’Australie. Cela suggère un potentiel de hausse limité à court terme. Les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme options et contrats à terme) noteront que la volatilité implicite (volatilité « anticipée » intégrée dans le prix des options) est modérée : le marché n’anticipe pas de grands mouvements, mais reste attentif aux risques de baisse. L’ancien range 0,7100-0,7200 a laissé place à une nouvelle zone de lutte autour de 0,6600-0,6700. Dans ce contexte, certains pourraient envisager d’acheter des options de vente (put : droit de vendre à un prix fixé) avec un prix d’exercice (strike : prix fixé dans le contrat) sous 0,6600 pour se positionner sur une cassure (break) à la baisse, en cas de données australiennes faibles ou de propos restrictifs de la Fed (hawkish : favorable à des taux plus élevés). À l’inverse, ceux qui jugent la baisse limitée pourraient vendre des options d’achat (call : droit d’acheter) hors-la-monnaie (out-of-the-money : option sans valeur immédiate, car le prix fixé est défavorable par rapport au marché), par exemple avec un strike à 0,6800, afin d’encaisser une prime (prix payé pour l’option) tout en reconnaissant la résistance au-dessus. Cette approche encadre le risque et tire parti d’un potentiel haussier contenu.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets