La Banque du Canada devrait maintenir son taux directeur à 2,25 % pour une quatrième réunion, tout en surveillant les effets de la guerre entre les États-Unis et l’Iran sur l’inflation et la croissance. En mars, la Banque a retiré son indication selon laquelle le niveau actuel de taux était approprié, tout en soulignant une croissance plus faible au premier trimestre et des pressions à court terme sur les prix liées au choc énergétique (hausse brutale des prix de l’énergie).
L’indice des prix à la consommation (IPC, mesure de l’inflation des biens et services achetés par les ménages) au Canada est monté à 2,4 % sur un an en mars, contre 1,8 % en février, au-dessus de l’objectif de 2 % mais en dessous de la prévision de marché de 2,5 %. Selon les projections de la Banque, l’inflation atteindrait 2,2 % d’ici la fin de l’année puis 2,1 % en 2027.
Inflation Croissance Incertitude commerciale
Les données de croissance se sont dégradées, dans un contexte d’incertitude autour des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis. Le PIB (produit intérieur brut, valeur totale de la production) s’est contracté à un rythme annualisé de 0,6 % au T4 2025 (rythme « annualisé » : variation trimestrielle convertie en équivalent annuel), le PIB mensuel a progressé de 0,1 % en janvier, et l’indice IVEY PMI corrigé des variations saisonnières (enquête auprès d’acheteurs d’entreprises sur l’activité; « contraction » = activité en baisse) est passé en zone de contraction en mars.
La décision de politique monétaire est attendue mercredi à 13h45 GMT, suivie d’une conférence de presse à 14h30 GMT. Selon Reuters, les marchés anticipent un statu quo après avril, et 76 % des analystes interrogés ne prévoient aucun changement de politique monétaire en 2026.
L’USD/CAD (taux de change dollar américain/dollar canadien) a culminé près de 1,4000 fin mars, a touché 1,3605, et le plus bas de lundi s’est établi à 1,3597. Les niveaux évoqués incluent des résistances (zones où le cours a du mal à monter) au-dessus de 1,3700 et 1,3800, et un support (zone où le cours a tendance à se stabiliser) près de 1,3525.
Stratégie de trading sur l’USD/CAD
Le principal défi est le conflit entre une inflation plus élevée et un ralentissement de l’activité. L’inflation de mars a atteint 2,4 %, tirée par les prix de l’énergie, tandis que les ventes au détail de février n’ont progressé que de 0,2 %, confirmant une perte d’élan après la contraction du quatrième trimestre 2025. Cela donne à la Banque du Canada une raison claire d’attendre davantage de données avant d’envisager un changement de cap.
Les prix de l’énergie restent la variable clé, le pétrole WTI (West Texas Intermediate, prix de référence du pétrole américain) se maintenant autour de 95 dollars le baril, en nette hausse par rapport à la moyenne de 82 dollars observée pendant une grande partie de 2025. Le gouverneur Macklem a indiqué qu’il était prêt à « regarder au-delà » de ce pic d’inflation à court terme, estimant qu’il devrait s’atténuer plus tard cette année. Cette approche réduit la probabilité d’une hausse surprise des taux.
Un tel attentisme a déjà été observé, notamment en 2022, lorsque des banques centrales avaient d’abord qualifié l’inflation de « transitoire » (temporaire). La Banque du Canada choisit de nouveau d’attendre des signes plus durables d’une inflation qui s’ancre (c’est-à-dire qui se maintient et influence salaires et prix), d’autant que la croissance reste fragile. Ce précédent renforce l’idée d’un statu quo pendant plusieurs réunions.
Pour les opérateurs, l’opportunité la plus probable se situerait sur le marché des changes, via l’USD/CAD. Si la Banque du Canada reste immobile, l’orientation de la paire dépendra largement de la décision de la Réserve fédérale américaine, également attendue mercredi. La tendance récente de l’USD/CAD est baissière, et des rebonds vers 1,3700 peuvent être vus comme des points d’entrée pour viser un renforcement supplémentaire du dollar canadien.
Compte tenu d’une forte résistance attendue vers 1,3700, une réponse pratique pour les intervenants sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un sous-jacent, ici le taux de change) est d’envisager la vente d’options d’achat (call, droit d’acheter un actif à un prix fixé) sur l’USD/CAD avec des prix d’exercice (strike, prix auquel l’option peut être exercée) à ce niveau ou au-dessus. Cette stratégie profite d’une baisse ou d’une évolution latérale de la paire, cohérente avec une Banque du Canada stable et la poursuite de la tendance baissière. La volatilité (ampleur des variations de prix) pourrait augmenter autour des réunions, mais le canal baissier (zone de baisse encadrée par deux lignes de tendance) a des chances de tenir.
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Written on April 29, 2026 at 1:21 pm, by josephine
L’indicateur du climat des affaires de la zone euro a reculé en avril. Il est passé de -0,27 à -0,28.
La légère baisse à -0,28 confirme une confiance toujours faible. Sans être un mouvement marqué, elle prolonge la tendance négative observée depuis six mois. Les entreprises restent prudentes sur l’investissement, ce qui peut freiner la croissance dans les prochains mois.
Les données de la zone euro confirment une faiblesse persistante
Cette fragilité se retrouve dans d’autres chiffres récents : l’indice PMI composite (enquête mensuelle auprès des entreprises) de S&P Global pour la zone euro ressort à 49,8, juste sous 50. Le niveau 50 sépare expansion et contraction de l’activité. Dans le même temps, l’inflation reste difficile à faire baisser (« persistante ») autour de 2,6%, ce qui limite la marge de manœuvre de la Banque centrale européenne pour soutenir l’économie via des baisses de taux. Cette dynamique de faiblesse s’inscrit dans le prolongement du ralentissement apparu au second semestre 2025, lorsque les nouvelles commandes industrielles ont commencé à diminuer.
Pour les investisseurs qui utilisent des dérivés sur indices actions (des produits dont la valeur dépend d’un indice) comme les contrats à terme (futures) sur l’Euro Stoxx 50, une approche prudente à négative reste de mise. Des perspectives économiques dégradées peuvent peser sur les anticipations de bénéfices des entreprises. L’achat d’options de vente (puts), qui gagnent de la valeur si le marché baisse, peut servir à couvrir des positions acheteuses existantes ou à miser sur un nouveau repli.
Dans ce contexte, la volatilité (ampleur des variations de marché) pourrait être sous-évaluée. Les options sur le VSTOXX — indice de volatilité de l’Euro Stoxx 50, souvent vu comme un « baromètre de la peur » — restent à des niveaux relativement bas au regard de leur moyenne historique en période de tension. Acheter des options d’achat (calls) sur cet indice de volatilité peut permettre de profiter d’une hausse de l’anxiété des marchés.
Cette configuration est aussi défavorable à l’euro. Une BCE accommodante (« dovish », qui privilégie des taux plus bas), freinée par une croissance faible, tend à peser sur l’EUR/USD (taux de change euro/dollar). Les options peuvent aider à se positionner, par exemple via des « put spreads » EUR/USD : une stratégie qui consiste à acheter un put et à en vendre un autre à un niveau plus bas pour réduire le coût, en échange d’un gain maximal plafonné.
Idées de positionnement
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Written on April 29, 2026 at 12:57 pm, by josephine
Le rendement de l’obligation indienne à 10 ans revient vers 7 %, alors que le Brent reste au-dessus de 110 dollars et que les marchés anticipent une politique monétaire plus restrictive (c’est-à-dire des taux plus élevés). Le marché des swaps indexés au jour le jour (Overnight Indexed Swap, OIS : un contrat dérivé qui reflète les anticipations de taux courts) s’est retourné : l’échéance 1 an suggère une quasi-annulation des baisses de taux intervenues sur les douze derniers mois.
Les indicateurs de l’économie réelle (activité « sur le terrain ») restent solides : la production industrielle et l’indice PMI (Purchasing Managers’ Index, enquête auprès des directeurs d’achat qui mesure l’activité) tiennent malgré les chocs d’offre (pénuries, hausse des coûts). La Reserve Bank of India (RBI, banque centrale) a indiqué qu’elle pourrait « regarder au-delà » de pressions temporaires sur les prix si les effets de second tour (quand la hausse initiale des prix entraîne des hausses de salaires et d’autres prix) restent limités et si l’inflation sous-jacente (core inflation : inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et certains produits alimentaires) demeure contenue.
Risques sur la mousson et pression sur la devise
Le service météorologique indien (India Meteorological Department) prévoit des pluies insuffisantes cet été, ce qui pourrait relever l’inflation alimentaire hors céréales. La roupie indienne a effacé les gains liés aux ajustements de « position ouverte nette » (net open position : exposition nette d’un acteur aux devises, après compensation achats/ventes) et a retrouvé une tendance graduelle à la baisse vers la zone des 94.
La devise subit aussi des vents contraires liés à des perspectives modestes de flux de portefeuille (investissements étrangers en actions et obligations), ainsi qu’à des achats de contre-intervention (ordres visant à freiner les mouvements). Les actifs libellés en INR (roupies) sont jugés exposés à une volatilité accrue et à des risques de baisse tant qu’il n’y a pas de signes plus clairs de résolution du conflit États-Unis–Iran.
Le rendement indien à 10 ans se raffermit actuellement autour de 7,35 %, reflet d’inquiétudes persistantes sur l’inflation. Même si le Brent s’est replié vers 88 dollars le baril, ce niveau reste suffisamment élevé pour pousser à la hausse les prix domestiques et la facture des importations. Cela plaide pour une gestion prudente des positions sur les contrats à terme de taux (interest rate futures : produits dérivés dont la valeur dépend des taux d’intérêt), dans l’hypothèse d’une poursuite de la hausse des rendements.
Le marché OIS intègre la possibilité de nouvelles hausses de taux de la RBI, malgré un taux repo déjà à 6,75 % (taux directeur auquel les banques empruntent à court terme auprès de la banque centrale). L’inflation globale (headline inflation : inflation totale) de mars, à 5,1 %, reste nettement au-dessus de l’objectif de 4 % de la RBI, ce qui laisse peu de marge pour un ton plus souple. En conséquence, les intervenants sur swaps (swap traders : opérateurs sur ces contrats de taux) doivent s’attendre à un discours restrictif (hawkish : favorable à des taux plus élevés pour lutter contre l’inflation) lors des prochaines réunions du comité de politique monétaire.
Résilience de la croissance et implications de politique monétaire
L’argument d’une politique plus restrictive est renforcé par la vigueur inattendue de l’économie réelle. Le PMI manufacturier de mars ressort à 58,5, un niveau élevé, indiquant que l’économie peut absorber un coût du crédit plus important sans ralentissement marqué. Cette résistance signifie qu’il ne faut pas anticiper, à court terme, un changement de cap accommodant (dovish pivot : passage à une politique plus favorable à des baisses de taux).
En revenant sur les projections 2022-2023, la tendance structurelle à la faiblesse de la roupie s’est matérialisée, l’INR évoluant désormais près de 84,50 face au dollar. Cette baisse s’explique par un dollar fort au niveau mondial et des sorties de capitaux de portefeuille continues, même si modérées, des actifs indiens. Les opérateurs sur produits dérivés peuvent envisager des options (options : contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou vendre à un prix fixé) pour se couvrir contre une volatilité accrue, les interventions de la RBI visant surtout à lisser le mouvement plutôt qu’à l’inverser.
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Written on April 29, 2026 at 12:51 pm, by josephine
L’indicateur du sentiment économique (Economic Sentiment Indicator) de la zone euro s’est établi à 93 en avril, en dessous du consensus à 95,3.
Ce chiffre traduit un moral plus faible que prévu sur le mois. L’Economic Sentiment Indicator est un indicateur composite, c’est‑à‑dire une moyenne de plusieurs enquêtes de confiance couvrant différents secteurs de l’économie de la zone euro.
Couverture actions via des options de vente sur l’Euro Stoxx 50
La lecture d’avril ressort plus faible que prévu à 93. Cela suggère que la reprise économique attendue pourrait s’essouffler, ce qui pèse sur les bénéfices des entreprises au deuxième trimestre. Nous envisageons donc d’acheter des options de vente (« put options »), c’est‑à‑dire des contrats qui gagnent de la valeur si le marché baisse, sur l’indice EURO STOXX 50 afin de se protéger contre un repli dans les prochaines semaines.
Ces données faibles mettent sous pression l’euro, d’autant que l’économie américaine paraît plus solide. L’EUR/USD est déjà passé sous 1,07 cette semaine, sur fond de crainte d’« écart de taux » (divergence des politiques de taux entre la BCE et la Fed), et ce chiffre pourrait l’orienter vers la zone de soutien de 1,05, c’est‑à‑dire un niveau où le marché avait précédemment trouvé un plancher, testé fin 2025. Une approche possible est de vendre des contrats à terme (« futures », instruments standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) sur l’EUR/USD ou d’acheter des options qui profitent d’une poursuite de la baisse de la paire.
L’incertitude alimente la volatilité, qui évoluait près de ses plus bas annuels. L’indice VSTOXX, principal baromètre de la nervosité (« fear gauge », indicateur de la volatilité implicite des options sur actions européennes), a bondi de 8 % à 17,5 après la publication. Il reste toutefois loin des sommets au‑delà de 25 observés lors du choc énergétique à l’hiver 2025. Acheter des contrats à terme sur le VSTOXX peut permettre de se positionner sur une hausse des variations de marché (volatilité) sans parier directement sur une hausse ou une baisse des actions.
La Banque centrale européenne pourrait interpréter ce chiffre décevant comme un argument pour éviter de durcir davantage sa politique. Le mois dernier, le marché attribuait environ 40 % de probabilité à une nouvelle hausse des taux d’ici septembre, mais ce chiffre serait tombé sous 10 % selon les « overnight index swaps » (OIS), c’est‑à‑dire des swaps de taux au jour le jour utilisés pour déduire les anticipations de taux directeurs. Dans ce contexte, les obligations d’État allemandes à court terme (Bunds : dette souveraine allemande) deviennent plus attractives, car leurs rendements pourraient reculer.
Implications sur les taux pour les Bunds et la politique monétaire
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Written on April 29, 2026 at 12:25 pm, by josephine
Le sentiment dans les services de la zone euro s’est établi à 0,9 en avril, contre un consensus de 3,8.
L’écart atteint 2,9 points sous les attentes. La publication compare les données d’avril au chiffre attendu.
Ce net décrochage du sentiment dans les services en zone euro suggère une possible fragilisation de la reprise. Les services (activités comme le transport, le tourisme, la distribution et les services aux entreprises) constituent le pilier de l’économie européenne. Cette faiblesse indique que l’activité des ménages et des entreprises pourrait ralentir davantage que prévu. Il faut donc se préparer à un environnement de marché plus défensif dans les prochaines semaines.
Ces chiffres devraient inciter la Banque centrale européenne à adopter une attitude plus prudente, dite « accommodante » (une politique moins restrictive, donc moins encline à relever les taux). Après les chiffres d’inflation plus élevés qu’attendu au dernier trimestre 2025, le marché anticipait une BCE plus ferme (donc davantage de hausses de taux). Or, les dernières données d’Eurostat publiées plus tôt ce mois-ci montrent un reflux de l’inflation sous-jacente (inflation hors énergie et alimentation, indicateur plus stable) à 2,7%. Cette contre-performance du sentiment renforce l’argument en faveur d’une pause sur de nouvelles hausses de taux.
En conséquence, cela envoie un signal négatif pour l’euro. Le taux de change EUR/USD, qui évoluait autour de 1,08, devient vulnérable à un repli vers 1,06. On peut envisager des options de vente (« put », instrument qui gagne de la valeur si le prix baisse) sur l’euro, ou une position vendeuse sur des contrats à terme (« futures », contrats standardisés permettant de parier sur une baisse) sur l’EUR afin de se positionner sur ce scénario.
Pour les actions européennes, ce rapport constitue un avertissement, notamment pour l’indice STOXX 600, en hausse de plus de 8% au premier trimestre. Les valeurs exposées au consommateur, dans le voyage, les loisirs et la distribution, sont particulièrement sensibles à un ralentissement des services. L’achat d’options de vente sur l’indice peut servir de couverture (protège le portefeuille en cas de baisse) contre une correction.
Ce type de surprise économique peut aussi accroître la volatilité des marchés (amplitude des variations de prix). Le VSTOXX, indice qui mesure la volatilité attendue des actions de la zone euro, évoluait à un niveau faible de 16. Nous anticipons une hausse, ce qui plaide pour des options d’achat (« call », instrument qui gagne de la valeur si le prix ou l’indice monte) sur le VSTOXX afin de tirer parti d’une montée de l’incertitude.
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Written on April 29, 2026 at 12:21 pm, by josephine
Le dollar américain a progressé pour une deuxième séance mercredi et s’est maintenu près de ses plus hauts de deux semaines, autour de 99,00. Le mouvement a été soutenu par la prudence des investisseurs avant la réunion de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) et par l’enlisement du processus de paix entre les États-Unis et l’Iran.
Les marchés intègrent pleinement l’idée que les taux d’intérêt américains resteront inchangés mercredi, et probablement pour le reste de l’année. Le comité apparaît divisé, avec un risque de votes dissidents (des membres qui votent contre la décision majoritaire).
Incertitude sur la direction de la Fed
Jerome Powell devrait présider ce qui pourrait être sa dernière réunion en tant que président de la Fed. Son mandat de gouverneur court jusqu’en 2028, et Donald Trump lui a demandé de quitter l’institution.
Powell a déclaré qu’il ne resterait gouverneur que s’il estimait que l’indépendance de la Fed (sa capacité à décider sans pression politique) était menacée. Le conflit au Moyen-Orient reste bloqué. Selon plusieurs informations, Trump aurait jugé la dernière proposition iranienne insuffisante, car elle ne traite pas du dossier nucléaire.
Le Wall Street Journal a rapporté mardi que Trump a demandé à ses conseillers de se préparer à un blocus prolongé des ports iraniens. Le détroit d’Ormuz approche des deux mois de fermeture, ce qui maintient les prix du pétrole près de 50% au-dessus des niveaux d’avant-guerre et réduit l’appétit pour le risque (la volonté d’acheter des actifs plus risqués comme les actions).
Volatilité et stratégies sur options
La forte aversion au risque de cette période s’est atténuée, ce qui a fait chuter la volatilité sur plusieurs marchés. La volatilité implicite (la volatilité attendue par le marché et reflétée dans le prix des options) sur les principales paires de devises comme EUR/USD a diminué par rapport aux sommets de fin 2025, rendant attrayante la vente de prime d’options (vendre des options pour encaisser la prime, le prix payé par l’acheteur). Avec l’indice VIX du CBOE (un baromètre de la volatilité attendue sur les actions américaines) autour de 15, contre plus de 25 pendant la crise, certains opérateurs peuvent privilégier des stratégies qui profitent de mouvements de prix plus faibles.
Les craintes de stagflation (faible croissance avec inflation élevée), alimentées par la fermeture de deux mois du détroit d’Ormuz, ont quasiment disparu des discussions de marché. Le pétrole avait grimpé vers 120 dollars le baril, avant qu’une résolution diplomatique début 2026 ne permette une réouverture rapide de la route maritime. Ce matin, le brut WTI (pétrole de référence américain, West Texas Intermediate) évolue autour de 85 dollars le baril, signe d’un marché bien approvisionné.
Cette stabilisation des prix de l’énergie suggère que les forts à-coups sur les dérivés pétroliers (instruments financiers dont la valeur dépend du pétrole, comme les futures et les options) sont, pour l’instant, derrière nous. Le souvenir de la hausse de 50% l’an dernier maintient encore une prime sur les options à longue échéance (options qui expirent plus tard), ce qui peut offrir des opportunités de vente de prime. Comme l’OPEP+ (alliance de producteurs menée par l’Arabie saoudite et la Russie) a maintenu ses quotas de production (niveaux de production ciblés) lors de sa dernière réunion, le pétrole pourrait rester en range (évoluer dans une fourchette), ce qui favorise des stratégies comme les « iron condors » sur futures pétroliers (montage d’options visant à gagner si le prix reste dans une zone définie).
Avec la disparition de la prime de risque géopolitique (surcoût de prix lié aux tensions) et un reflux de l’inflation plus rapide qu’attendu, illustré par un IPC sous-jacent (indice des prix hors éléments volatils comme l’énergie et l’alimentaire) à 2,9% au T1 2026, l’attention se porte désormais sur la trajectoire de la Fed. Le marché anticipe au moins une nouvelle baisse de taux d’ici la fin de l’année, à l’opposé de la pause précédemment attendue. Les opérateurs peuvent se tourner vers les contrats à terme sur taux (produits qui fixent aujourd’hui un taux futur) et les options sur taux, afin de profiter d’une poursuite du repli des taux courts (taux à court terme, très sensibles aux décisions de la banque centrale).
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Written on April 29, 2026 at 11:56 am, by josephine
L’AUD/USD a reculé pour une deuxième séance, évoluant près de 0,7160 en Europe mercredi. Le mouvement s’explique par un raffermissement du dollar américain, porté par la demande de « valeur refuge » (actif jugé plus sûr en période d’incertitude) après des informations selon lesquelles les États-Unis pourraient prolonger leur blocus de l’Iran.
Le Wall Street Journal indique que des responsables américains auraient rapporté que le président Donald Trump a demandé à ses conseillers de se préparer à un blocus plus long de l’Iran. L’objectif serait de limiter le transport maritime vers et depuis les ports iraniens afin de faire pression sur l’économie iranienne et ses exportations de pétrole, d’autres options — comme reprendre les bombardements ou se retirer — étant jugées plus risquées.
Anticipations de politique de la Fed
Le dollar américain a aussi été soutenu par l’attente que la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) laisse ses taux inchangés lors de la réunion d’avril de mercredi. Les marchés anticipent que la fourchette cible des fed funds (taux directeur de court terme aux États-Unis) reste à 3,50%–3,75% pour une troisième décision consécutive de statu quo.
Le dollar australien a reculé après une inflation plus faible qu’attendu. Les données de l’ABS (Bureau australien des statistiques) montrent que l’IPC (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) a progressé de 4,6% sur un an en mars après 3,7% en février, contre 4,7% attendu, et que l’IPC mensuel a augmenté de 1,1% après 0%.
La baisse de l’AUD pourrait toutefois être limitée, les opérateurs anticipant que la RBA (Reserve Bank of Australia, banque centrale australienne) pourrait relever ses taux en mai. Cette anticipation est liée à un marché du travail tendu (peu de main-d’œuvre disponible, ce qui peut pousser les salaires) et à une croissance économique plus forte que prévu fin 2025.
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Written on April 29, 2026 at 11:51 am, by josephine
Les dernières données d’inflation en Australie ont réduit, pour la troisième fois d’affilée, la probabilité intégrée par les marchés d’une nouvelle hausse des taux de la Reserve Bank of Australia (RBA) lors de la réunion de la semaine prochaine, après les relèvements de février et de mars.
Avant la publication, les marchés attribuaient environ 80 % de chances à une nouvelle hausse, mais cette anticipation est désormais moins sûre.
Les données d’inflation modifient les probabilités de hausse des taux
Les prix mensuels ont progressé de 1,1 %, portant l’inflation totale sur un an (inflation « globale », c’est‑à‑dire l’indice tel quel, sans ajustements) à 4,6 %, au‑dessus de l’objectif de la RBA (2–3 %).
L’inflation des transports a augmenté de 8,9 % sur un an, en lien avec une hausse d’environ 25 % des prix de l’essence. En revanche, le reste du panier (c’est‑à‑dire les autres catégories de biens et services utilisées pour calculer l’indice) montre peu d’effets de contagion, ce qui suggère une hausse concentrée sur l’énergie.
La « trimmed mean » (une mesure de l’inflation sous‑jacente qui exclut les variations extrêmes pour mieux refléter la tendance de fond) est passée de 3,4 % à 3,5 % sur un an, tandis que l’inflation des services (prix des prestations comme la santé, l’éducation, les loyers ou les assurances) a légèrement ralenti.
Comme les effets d’un changement de politique monétaire (hausse ou baisse des taux) sont souvent estimés à environ six mois, la RBA peut choisir de laisser les taux inchangés la semaine prochaine.
Stratégies de volatilité de marché pour l’AUD
La situation rappelle celle d’il y a un an, en avril 2025, lorsque la confiance du marché dans une nouvelle hausse des taux s’était brusquement affaiblie. Une inflation sous‑jacente plus modérée avait permis à la RBA de marquer une pause après deux relèvements rapides. Ce moment a été déterminant pour le dollar australien, en provoquant de forts mouvements.
Aujourd’hui, l’incertitude réapparaît, mais avec des nuances. Les dernières données trimestrielles d’IPC (indice des prix à la consommation) indiquent que l’inflation globale est retombée à 3,8 % contre 4,6 % il y a un an, mais la « trimmed mean » privilégiée par la RBA reste élevée à 3,6 %. Cette inflation de fond persistante maintient la pression sur la banque centrale.
Le dilemme de la RBA est accentué par un marché du travail qui commence à se dégrader : le taux de chômage est remonté à 4,1 %. Par ailleurs, les dernières ventes au détail ont reculé de 0,2 %, ce qui laisse penser que les précédentes hausses de taux pèsent enfin sur les dépenses des ménages. Ces signaux contradictoires rendent la prochaine décision difficile à anticiper.
La prochaine réunion de la RBA pourrait donc constituer un nouveau point de bascule, et il faut s’attendre à une hausse de la « volatilité implicite » sur l’AUD (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options). Les opérateurs peuvent chercher à acheter de la volatilité via des stratégies sur options comme le straddle ou le strangle sur l’AUD/USD (achats combinés d’options d’achat et de vente, à des prix d’exercice identiques ou proches, pour profiter d’un grand mouvement dans un sens ou dans l’autre sans prévoir la direction), avec une échéance après l’annonce.
Pour ceux qui anticipent une RBA plus accommodante (« dovish », c’est‑à‑dire plus encline à éviter de nouvelles hausses), la combinaison d’une demande des ménages qui s’essouffle et d’une inflation de fond encore élevée peut plaider pour un AUD plus faible. Dans ce scénario, l’achat d’options de vente (« put », donnant le droit de vendre à un prix fixé) ou la mise en place d’un « put spread » baissier (stratégie qui limite le risque et le gain potentiel en achetant un put et en vendant un autre put à un prix d’exercice différent) permet de se positionner avec un risque plafonné en cas de repli, surtout si la banque centrale suggère que le cycle de resserrement (période de hausses de taux visant à freiner l’inflation) est terminé.
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Written on April 29, 2026 at 11:27 am, by josephine
La mise à jour économique de printemps du Canada maintient la prévision de déficit pour l’exercice 2026-2027 proche des niveaux du Budget 2025. Des recettes plus élevées servent à financer 37,5 milliards de dollars canadiens de nouvelles mesures.
La Stratégie de gestion de la dette maintient les émissions d’obligations du Gouvernement du Canada à 298 milliards de dollars canadiens, tandis que l’encours des bons du Trésor est réduit. (Les « bons du Trésor » sont des titres de dette à court terme.) Le plan d’émission comprend 110 milliards en obligations à 2 ans, 80 milliards à 5 ans, 80 milliards à 10 ans, 24 milliards à 30 ans et 4 milliards en obligations vertes. (Les « obligations vertes » financent des projets liés à l’environnement.)
Réaction du marché et performance des taux
Les mouvements de marché après la mise à jour ont été limités, les taux à court terme reculant au maximum d’environ 1 point de base. (Un « point de base » = 0,01 point de pourcentage.) Le Canada a continué de sous-performer les États-Unis sur les taux, alors que l’attention restait focalisée sur l’actualité géopolitique.
Le scénario reste celui d’une Banque du Canada (BdC) qui maintiendrait sa politique inchangée jusqu’en 2026, puis irait vers une position « neutre » début 2027. (Une politique « neutre » correspond à un niveau de taux qui ne stimule ni ne freine l’économie.) La mise à jour n’a pas modifié les hypothèses derrière le programme d’émissions ni la trajectoire de politique monétaire.
Comme la BdC devrait laisser son taux directeur inchangé en 2026, la volatilité sur le segment court de la courbe des taux devrait rester faible. Le dernier rapport de Statistique Canada montre que l’inflation sous-jacente a ralenti à 2,4% en mars, ce qui laisse à la BdC la marge pour rester patiente. (L’« inflation sous-jacente » exclut des composantes très volatiles comme l’énergie et certains aliments, afin de mieux mesurer la tendance.) Cet environnement favorise des stratégies qui profitent de taux évoluant dans une fourchette, comme la vente d’options sur des contrats à terme CORRA pour encaisser une prime. (Une « option » est un contrat donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé; la « prime » est le prix payé pour ce droit. Les « contrats à terme » sont des contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard. Le CORRA est un taux de référence au jour le jour au Canada.)
La mise à jour a confirmé le programme d’émissions obligataires présenté dans le budget 2025, ce qui enlève une inconnue importante pour le marché. Une offre prévisible de 298 milliards de dollars de nouvelles obligations aide à stabiliser le marché, ce qui soutient une vision favorable des obligations canadiennes. Cette stabilité contraste avec l’incertitude de 2025, lorsque la banque centrale relevait encore activement ses taux.
Valeur relative entre marchés
Les obligations canadiennes continuent de sous-performer leurs équivalents américains, l’écart entre les rendements à 2 ans du Canada et des États-Unis s’étant élargi à 75 points de base la semaine dernière. (L’« écart de rendement » est la différence entre deux taux.) Cette divergence vient surtout d’une Réserve fédérale plus restrictive, qui doit encore composer avec une progression plus forte des salaires aux États-Unis. Cela peut créer une opportunité de « valeur relative » pour se positionner sur un resserrement de cet écart dans les prochaines semaines. (La « valeur relative » consiste à comparer deux actifs proches et à chercher à profiter d’un écart jugé excessif.)
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Written on April 29, 2026 at 11:21 am, by josephine
Amazon s’échangeait à 259,49, en baisse de 1,41 point (soit -0,54%), après un plus haut de séance à 260,94.
L’indice MSCI le plus large des actions Asie-Pacifique hors Japon a progressé de 0,2%, tandis que les contrats à terme S&P 500 e-mini (contrats à terme standardisés sur l’indice S&P 500, utilisés pour anticiper l’ouverture de Wall Street) ont gagné 0,2%.
Le Brent a pris 0,2% à 111,51 dollars le baril, les efforts pour mettre fin au conflit avec l’Iran étant dans l’impasse.
Les contrats à terme sur les Fed funds (produits qui reflètent les anticipations de taux directeurs de la Réserve fédérale) intègrent une probabilité implicite de 100% d’un statu quo, sans changement de politique monétaire attendu avant fin 2027.
L’action Amazon évolue près de ses récents plus hauts, alors que l’attention des marchés revient sur les résultats d’entreprises, les dépenses liées à l’IA (intelligence artificielle) et la décision de taux de la Réserve fédérale. En Asie, mercredi, les actions ont été soutenues par l’optimisme sur les bénéfices et un climat plus calme après les inquiétudes récentes autour de l’Iran et du secteur de l’IA.
L’indice MSCI le plus large des actions Asie-Pacifique hors Japon a effacé ses pertes initiales pour gagner 0,2%, tandis que les contrats à terme S&P 500 e-mini ont avancé de 0,2%. Les marchés japonais étaient fermés pour jour férié.
Pour Amazon, le calendrier compte. Microsoft, Alphabet, Amazon et Meta Platforms doivent publier leurs résultats plus tard mercredi. Ces chiffres diront si les investisseurs continuent de croire à la hausse tirée par l’IA.
Le marché n’en est plus aux débuts de l’essor de l’IA. Il veut désormais des preuves que la croissance du cloud, la demande publicitaire, les marges du commerce en ligne et les dépenses dans les centres de données peuvent justifier des valorisations élevées (un prix de marché qui intègre de fortes attentes de croissance).
Amazon said it will finally be able to make OpenAI's models available to its own customers after Microsoft agreed to drop its exclusive rights to resell the ChatGPT maker’s products https://t.co/sk3pet8dcB
Le scénario prudent est simple. Si Amazon affiche une accélération d’AWS (Amazon Web Services, l’activité de services cloud), des marges du e-commerce plus lisibles et des investissements IA mieux maîtrisés, le titre peut rester au-dessus de sa zone de rupture récente (passage au-dessus d’un niveau clé). À l’inverse, si la direction évoque des coûts de centres de données plus élevés sans hausse claire des revenus, certains investisseurs pourraient vendre après la hausse.
L’optimisme sur les bénéfices soutient encore l’appétit pour le risque
Le tableau des résultats reste solide. Malgré le conflit avec l’Iran, les entreprises américaines ont bien résisté : un peu plus d’un tiers des secteurs du S&P 500 ont déjà publié, et 81% des sociétés ont dépassé les estimations.
Les résultats du 1er trimestre affichent une progression sur un an (comparée à l’an dernier) et continuent de s’améliorer, les analystes révisant plutôt leurs prévisions à la hausse qu’à la baisse.
Cela encourage les acheteurs d’actions à rester présents. De bons résultats peuvent compenser une partie de la pression liée à un pétrole plus cher, à un dollar plus ferme et au risque géopolitique. Amazon profite de ce contexte, car le marché continue de valoriser les entreprises capables de démontrer une capacité à générer des profits malgré un environnement économique plus difficile.
Amazon and Meta have struck a multibillion-dollar deal for the social-media giant to rent hundreds of thousands of Amazon’s general-purpose chips for its AI efforts. https://t.co/yKzaP9pT4M
Mais les attentes sont élevées. Avec 81% de publications au-dessus des prévisions, même une légère déception peut être sanctionnée. Amazon doit faire mieux qu’un simple dépassement des estimations : le marché attend des perspectives (prévisions de la direction) rassurantes sur la croissance d’AWS, les dépenses d’infrastructures liées à l’IA, la demande des consommateurs et l’effet de levier opérationnel (capacité à faire progresser le résultat plus vite que le chiffre d’affaires grâce à des coûts mieux répartis).
Les doutes sur l’IA augmentent la pression sur l’histoire du cloud d’Amazon
Le sentiment autour de l’IA s’est dégradé mardi après une information du Wall Street Journal selon laquelle OpenAI n’aurait pas atteint des objectifs internes d’utilisateurs hebdomadaires et de revenus. Cela relance la question suivante : l’écosystème IA peut-il justifier des dépenses massives dans les centres de données ? Oracle et CoreWeave ont reculé, tandis que le S&P 500 a cédé 0,5% et le Nasdaq Composite 0,9%.
AWS est au cœur de la demande d’infrastructures IA. Les investisseurs veulent savoir si les clients du cloud continuent de dépenser, si la demande de tâches IA (calcul et stockage nécessaires pour entraîner et faire tourner des modèles) accélère assez vite, et si les capex (dépenses d’investissement : serveurs, centres de données, équipements) se traduiront avec le temps par davantage de trésorerie (flux de trésorerie).
Amazon and Meta signed a deal for Meta to deploy AWS Graviton chips, making Meta one of the top five customers of Amazon's custom CPU. CNBC's Kristina Partsinevelos has the details. https://t.co/sx6uD8ebF9pic.twitter.com/r0Q0TgH7mK
Le scénario favorable mais prudent pour Amazon dépend d’un message clair de croissance d’AWS. Un bon résultat du cloud pourrait aider le titre à dépasser son récent sommet graphique à 264,3 (niveau de prix observé sur le graphique). Un ton plus faible sur le cloud rendrait l’action plus vulnérable, surtout après le fort rebond depuis le point bas à 196,09.
Iran, pétrole et Fed : le risque macroéconomique reste présent
Le conflit avec l’Iran reste le principal risque macroéconomique. Le Brent a augmenté de 0,2% à 111,51 dollars le baril, les tentatives de sortie de crise étant dans l’impasse. Un responsable américain a indiqué que le président Donald Trump n’était pas satisfait de la dernière proposition de Téhéran, car il veut traiter la question nucléaire dès le départ. Le Wall Street Journal a aussi rapporté que Trump avait demandé à ses équipes de se préparer à un blocus prolongé de l’Iran.
Un pétrole plus cher entretient le risque d’inflation (hausse générale des prix). Pour une entreprise comme Amazon, l’énergie peut peser sur la logistique, le transport, les coûts d’entrepôts et la confiance des ménages. Un choc pétrolier durable peut aussi pousser la Fed à rester plus prudente, ce qui pèse souvent sur les valeurs de croissance dites « longues » (actions dont la valeur dépend surtout de profits attendus loin dans le futur).
La réunion d’avril de la Réserve fédérale est désormais au centre des prochains mouvements de marché. Les investisseurs jugent un statu quo certain : les contrats à terme sur les Fed funds intègrent une probabilité implicite de 100% de taux inchangés. Aucun changement de politique monétaire n’est anticipé avant fin 2027, selon l’outil FedWatch du CME Group (indicateur basé sur les prix de marché). Les analystes d’ING estiment que la Fed pourrait adopter un ton plus restrictif (dit hawkish : priorité à la lutte contre l’inflation) tout en restant en observation, compte tenu du contexte inflationniste lié au conflit.
Analyse technique
AMAZON s’échange autour de 259,50, en léger repli après une hausse marquée qui a porté le cours vers la zone des 264,30, un nouveau plus haut de mouvement (sommet récent). La structure montre un passage net d’une phase d’hésitation à une tendance haussière, les acheteurs gardant la main après la sortie par le haut de la zone 210–230 (zone où le cours avait évolué sans tendance claire) plus tôt ce mois-ci.
À court terme, l’élan reste favorable, mais le mouvement paraît rapide. Le cours se maintient au-dessus des moyennes mobiles à 5 jours (259,00) et 10 jours (254,10) (moyennes des prix sur 5 et 10 séances, utilisées pour repérer la tendance), toutes deux orientées à la hausse et jouant un rôle de soutien. La moyenne mobile à 20 jours (238,80) est nettement plus basse, ce qui souligne la force du mouvement et le caractère très marqué de la hausse récente.
Niveaux clés à surveiller :
Support : 259,00 → 254,10 → 238,80 (zones où les achats peuvent freiner la baisse)
Résistance : 264,30 → 269,90 → 275,00 (zones où les ventes peuvent freiner la hausse)
Le cours évolue juste sous la résistance à 264,30, là où la hausse s’est récemment arrêtée. Un franchissement net pourrait prolonger le mouvement vers 269,90, puis plus haut si l’élan se renforce. Après une hausse aussi rapide, une phase de stabilisation ou un repli de court terme serait toutefois classique avant une reprise durable.
À la baisse, 259,00 est le premier niveau à suivre, en ligne avec le soutien de tendance de court terme. Une cassure en dessous pourrait ouvrir la voie à un repli vers 254,10. Cela resterait un mouvement de correction tant que la tendance de fond ne se dégrade pas davantage.
Le sentiment inter-marchés reste partagé
L’or a reculé de 0,2% à 4.583,40 dollars, tandis que le dollar s’est légèrement renforcé. Sur les cryptoactifs, le bitcoin a gagné 1,1% à 77.296,62 dollars et l’ether 1,5% à 2.331,23 dollars. Cet ensemble traduit un marché prêt à prendre du risque de façon sélective, sans pour autant négliger l’inflation, le pétrole et la pression des banques centrales.
Pour Amazon, le scénario prudent privilégie une configuration constructive mais potentiellement volatile tant que le titre reste au-dessus de 254,10. De bons résultats pourraient ramener le cours vers 264,3 puis 269,91. Un message décevant sur l’IA ou AWS pourrait provoquer un retour vers 250,00 puis 238,81, surtout si la Fed adopte un ton plus restrictif ou si le Brent reste au-dessus de 111,51.
Questions des traders
Pourquoi l’action Amazon est-elle au centre de l’attention ?
L’action Amazon est suivie de près car ses résultats sont attendus en même temps que ceux d’autres grands noms de la tech américaine, dont Microsoft, Alphabet et Meta Platforms.
Ces publications diront si les investisseurs continuent de croire à la hausse tirée par l’IA, alors que les dépenses de centres de données augmentent et que le rythme des revenus liés à l’IA semble ralentir.
Que montre le graphique d’Amazon ?
Amazon s’échangeait à 259,49, en baisse de 1,41 point (soit -0,54%).
Le plus haut de séance était à 260,94, le plus bas à 256,57, l’ouverture à 257,87 et la clôture à 260,90. Le titre reste proche de son récent pic autour de 264,3.
Quels sont les niveaux clés à surveiller sur Amazon ?
La première résistance se situe près de 260,94, puis autour du récent sommet à 264,3.
Une clôture journalière au-dessus de 264,3 mettrait 269,91 en ligne de mire. Les supports se situent vers 259,00, puis 256,57 et 254,10. Une cassure sous 254,10 pourrait ouvrir la voie vers 250,00 et la moyenne mobile 20 jours à 238,81.
Amazon est-elle toujours en tendance haussière ?
Amazon reste en tendance haussière à court terme tant que le cours se maintient au-dessus de ses moyennes mobiles clés.
La moyenne mobile 5 jours est à 259,00, la 10 jours à 254,10, et la 20 jours à 238,81. Le cours reste au-dessus des trois, ce qui maintient une configuration technique favorable pour l’instant.
Pourquoi les résultats d’Amazon comptent-ils pour le thème IA ?
Ils comptent car AWS est au cœur de la demande en cloud et en infrastructures nécessaires à l’IA.
Les investisseurs veulent savoir si les clients du cloud continuent de dépenser, si les besoins de calcul liés à l’IA progressent, et si l’investissement dans les centres de données se transforme en hausse des revenus et de la trésorerie.
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Written on April 29, 2026 at 11:01 am, by josephine