Avec des taux d’intérêt qui restent élevés, le XAG/USD demeure sous ses moyennes mobiles, prolongeant ses pertes baissières au-delà de 2,5 %

L’argent (XAG/USD) a reculé de plus de 2,5 % mardi, les attentes de taux d’intérêt plus élevés plus longtemps pesant sur les cours. Il s’échangeait autour de 73,25 $, au plus bas depuis le 13 avril. La hausse des prix du pétrole, liée à des perturbations d’approvisionnement au Moyen-Orient, a ravivé les risques d’inflation et fait monter les rendements des bons du Trésor américain (le taux d’intérêt exigé par les investisseurs). Des rendements en hausse réduisent l’attrait des actifs qui ne versent pas d’intérêt, comme l’argent.

L’argent sous pression des taux et de la géopolitique

Les discussions entre les États-Unis et l’Iran progressent peu, ce qui soutient le dollar et ajoute une pression sur XAG/USD. L’argent a perdu plus de 20 % depuis le début de la guerre États-Unis–Iran, après avoir rebondi depuis son plus bas de mars. Les marchés se concentrent sur la décision de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) mercredi, les taux devant largement rester inchangés. L’inflation américaine reste au-dessus de l’objectif de 2 % de la Fed, et la hausse du pétrole renforce la pression. Sur le graphique journalier, XAG/USD évolue sous les moyennes mobiles simples (SMA, des moyennes de prix sur une période donnée) à 50 jours et 100 jours, très proches l’une de l’autre et proches d’un croisement baissier (quand une moyenne plus courte passe sous une moyenne plus longue, signal souvent négatif). Cela maintient une orientation négative à court terme. Le RSI (indice de force relative, indicateur de momentum) est proche de 42 et le MACD (indicateur de tendance basé sur des moyennes mobiles) vient de passer légèrement sous zéro. L’ADX (indice mesurant la force d’une tendance) se situe autour de 12, ce qui indique une tendance faible et un marché plutôt en range (évolution dans un couloir).

Positionnement sur les options et niveaux techniques clés

La résistance se situe entre 78,50 $ et 79,50 $, avec un autre niveau vers 90 $. Le support se trouve autour de 70 $, puis vers la SMA 200 jours (moyenne mobile de long terme) près de 62,40 $. Ouvrez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Les stratèges de Standard Chartered estiment que les capacités inutilisées sur le marché du travail et la faiblesse de la demande intérieure devraient limiter les effets de second tour de l’inflation au Royaume-Uni.

Les stratégistes de Standard Chartered, Christopher Graham et John Davies, indiquent que la hausse des capacités inutilisées sur le marché du travail (autrement dit, davantage de personnes disponibles pour travailler et moins de tensions d’embauche) et la faiblesse de la demande intérieure au Royaume-Uni pourraient réduire le risque d’« effets de second tour » de l’inflation (quand la hausse des prix entraîne des hausses de salaires, puis de nouveaux relèvements de prix). Ils l’expliquent par un pouvoir de négociation salarial plus faible des salariés et un moindre pouvoir de fixation des prix des entreprises (leur capacité à augmenter leurs prix sans perdre de clients) qu’après la période Covid. Les offres d’emploi sont au plus bas depuis plus de dix ans, et les effectifs salariés ont reculé de 120.000 sur les 18 derniers mois. Ces éléments suggèrent moins de pression pour des hausses de salaires et moins de marge pour les entreprises pour répercuter (transférer) leurs coûts plus élevés aux consommateurs.

Capacités inutilisées sur le marché du travail britannique et risques d’inflation

Ils ajoutent que des mesures budgétaires généralisées pour compenser la hausse des prix de l’énergie semblent désormais moins probables qu’en 2022-2023. À l’époque, ces dispositifs ont pu prolonger le choc inflationniste tout en limitant les risques de fort ralentissement économique. Ils précisent que l’environnement macroéconomique actuel (la situation d’ensemble : croissance, inflation, emploi, finances publiques) diffère de celui de 2022 et 2023. Ils rappellent aussi qu’il existe des précédents où l’on a « regardé au-delà » de chocs énergétiques, c’est-à-dire sans réagir excessivement avec la politique monétaire à un mouvement temporaire des prix de l’énergie. Alors que le marché du travail britannique montre des signes clairs de capacités inutilisées, il faut réévaluer la « rigidité » de l’inflation (sa tendance à baisser lentement). Les données de l’Office for National Statistics montrent que les offres d’emploi sont repassées sous 900.000 pour la première fois depuis 2021, et que les effectifs salariés stagnent. Cela réduit nettement la capacité des salariés à obtenir des hausses de salaires et limite la possibilité pour les entreprises de répercuter leurs coûts, ce qui suggère un reflux de l’inflation plus rapide que prévu. Dans ce contexte de demande intérieure fragile, les positions sensibles aux taux (investissements dont la valeur dépend fortement des variations de taux d’intérêt) devraient être ajustées. Les volumes des ventes au détail au Royaume-Uni n’ont progressé que de 0,2% au dernier trimestre, signe que les ménages restent prudents et peu susceptibles de provoquer une poussée d’inflation tirée par la demande. Cette faiblesse renforce l’idée que la Banque d’Angleterre dispose d’une marge pour adopter un ton plus accommodant (« dovish » : plus favorable à des baisses de taux ou à une politique moins restrictive), ce qui crée des opportunités sur les dérivés de taux à court terme (instruments financiers dont la valeur dépend des taux, comme les contrats à terme et options).

Se positionner sur une baisse des taux au Royaume-Uni

Il ne faut pas s’attendre à un retour de l’ampleur du soutien public observé en 2022 et 2023. À l’époque, des programmes budgétaires comme l’Energy Price Guarantee (un plafonnement/compensation des factures d’énergie) ont amorti le choc économique, mais ont aussi prolongé la poussée inflationniste. Avec une dette publique nette proche de 98% du PIB (le produit intérieur brut, c’est-à-dire la richesse produite sur une année), l’appétit et la capacité pour un stimulus budgétaire massif et généralisé semblent limités. Cela plaide, selon eux, pour un positionnement en faveur de taux d’intérêt britanniques plus bas à moyen terme. La courbe des contrats à terme SONIA (anticipations de marché sur le taux au jour le jour en livres sterling, référence des taux à court terme) pourrait sous-estimer l’ampleur de baisses de taux plus tard cette année et jusqu’en 2027. Ils voient de la valeur à « recevoir du fixe » sur des swaps de taux à deux ans (stratégie consistant à percevoir un taux fixe et payer un taux variable, ce qui profite généralement quand les taux baissent), en pariant que la Banque d’Angleterre devra agir plus tôt ou plus fortement que ce que le marché intègre aujourd’hui. Cette perspective plus accommodante pour la Banque d’Angleterre devrait aussi peser sur la livre sterling. Face à la Réserve fédérale américaine, confrontée à une économie américaine plus résistante, l’écart de politique monétaire (des orientations de taux différentes) devrait favoriser le dollar. Il convient donc d’envisager l’achat d’options de vente GBP/USD (des « puts » : droit de vendre la livre contre le dollar à un prix fixé, utile pour se couvrir ou profiter d’une baisse de la livre) afin de se protéger ou de tirer parti d’un éventuel repli de la devise britannique durant l’été. Des taux plus bas soutiendraient les actions britanniques, qui ont sous-performé d’autres grands indices. Pour en profiter, ils suggèrent d’acheter des options d’achat sur l’indice FTSE 100 (des « calls » : droit d’acheter l’indice à un prix fixé, stratégie qui gagne si l’indice monte). Une politique monétaire plus accommodante pourrait alimenter un rebond, à mesure que les coûts d’emprunt des entreprises diminuent et que le sentiment des investisseurs s’améliore.

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Dans un contexte de tensions entre les États-Unis et l’Iran, les flux de désengagement du risque soutiennent le dollar, faisant reculer le NZD/USD vers 0,5890, sous 0,5900.

Le NZD/USD évolue près de 0,5890 mardi, en baisse de 0,35%, après avoir échoué à se maintenir au-dessus de 0,5900. La paire recule alors que le dollar américain se renforce, porté par une demande accrue d’actifs dits « refuge » (placements recherchés en période d’incertitude, comme le dollar ou les obligations d’État). Le dollar est soutenu par l’incertitude géopolitique liée à l’enlisement des discussions entre les États-Unis et l’Iran. Le président américain Donald Trump devrait rejeter la proposition de l’Iran sur le détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique pour le pétrole), tandis que l’absence d’avancée sur le dossier nucléaire limite l’appétit pour le risque (envie des investisseurs d’acheter des actifs plus risqués).

Facteurs de soutien du dollar

La devise bénéficie aussi de l’idée que les taux d’intérêt américains resteront élevés plus longtemps. Les marchés anticipent que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) marquera une pause cette semaine, en maintenant ses taux dans une fourchette de 3,50% à 3,75%. Certaines statistiques américaines restent solides, notamment l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board (enquête mesurant le moral des ménages), remonté à 92,8 en avril. Cela soutient les rendements américains (taux offerts par les obligations) et, par ricochet, le dollar. Les marchés restent prudents avant la décision du Federal Open Market Committee (FOMC, l’organe de la Fed qui fixe les taux) mercredi. Les opérateurs attendent des indications sur la suite, tout en intégrant encore des baisses de taux plus tard dans l’année. En Nouvelle-Zélande, le NZD est partiellement soutenu par l’anticipation d’une politique plus restrictive (taux plus élevés pour freiner l’inflation). La Reserve Bank of New Zealand (RBNZ, banque centrale néo-zélandaise) vise un retour de l’inflation vers son objectif de 2% et les marchés envisagent une hausse de taux dès mai après des chiffres d’inflation plus fermes.

Perspectives de divergence de politique monétaire

Cet écart de politique monétaire (différence de trajectoire des taux entre deux banques centrales) limite les nouvelles baisses du NZD/USD. Pour les traders sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, comme une paire de devises), acheter des options d’achat (call options, qui donnent le droit d’acheter à un prix fixé) sur le NZD/USD peut être une stratégie pour viser une hausse tout en limitant le risque maximal. Une alternative, pour un scénario modérément positif, consiste à vendre des options de vente hors de la monnaie (put options avec un prix d’exercice éloigné, qui ne seraient profitables que si le marché baisse fortement) afin d’encaisser une prime (revenu perçu à la vente de l’option), en pariant que la fermeté de la RBNZ soutiendra la paire. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Le rendement de l’adjudication des Treasuries américains à sept ans s’est établi à 4,175 %, en baisse par rapport aux 4,255 % précédents.

Les États-Unis ont placé une émission de bons du Trésor à 7 ans à un rendement de 4,175 %. Lors de la précédente adjudication à 7 ans, le rendement s’établissait à 4,255 %. Cela représente une baisse de 0,080 point de pourcentage par rapport à l’adjudication précédente. Ces chiffres comparent le dernier résultat à celui de l’adjudication la plus récente.

Implications pour la demande et les taux

Cette adjudication à 7 ans, conclue à un rendement plus faible, montre une forte demande pour la dette publique (les obligations émises par l’État pour se financer). Cela indique aussi que le marché anticipe une baisse des taux d’intérêt. En pratique, quand le rendement baisse, le prix de l’obligation monte : le marché parie donc sur une poursuite de la hausse des prix des obligations. Ce mouvement est cohérent avec les derniers indicateurs : la croissance du PIB (produit intérieur brut, la mesure de l’activité économique) du 1er trimestre 2026 a été révisée à la baisse, à 1,3 %. Par ailleurs, l’inflation « Core PCE » (indice des prix de la consommation suivi par la Fed, hors énergie et alimentation, donc plus stable) ressort à 2,7 %, ce qui renforce l’idée d’un ralentissement. L’adjudication confirme que les investisseurs adhèrent à ce scénario. En conséquence, la probabilité d’une baisse des taux de la Réserve fédérale (la banque centrale américaine) augmente pour les réunions d’été. L’outil CME FedWatch (un indicateur basé sur les prix des contrats à terme, qui estime les probabilités de décision de la Fed) donne désormais 65 % de chances d’une baisse d’ici la réunion de juillet 2026, contre 50 % la veille. On peut donc s’attendre à ce que les positions acheteuses sur les contrats à terme SOFR (contrats sur le taux SOFR, un taux de référence au jour le jour aux États-Unis) pour le second semestre deviennent plus « encombrées », c’est‑à‑dire très suivies et donc plus risquées si le marché se retourne. Dans les prochaines semaines, cela plaide pour des stratégies qui profitent de rendements en baisse, comme l’achat de contrats à terme sur T-Note à 10 ans (ZN, contrat standardisé sur les obligations du Trésor à 10 ans). La volatilité du marché obligataire (l’ampleur des variations de prix) recule aussi : l’indice MOVE (baromètre de la volatilité implicite des Treasuries) tombe à 95, au plus bas depuis deux mois. Ce contexte plus calme rend plus envisageables des stratégies comme la vente d’options de vente (« puts », contrats qui donnent le droit de vendre à un prix fixé) sur des ETF obligataires (fonds cotés en Bourse qui répliquent un panier d’obligations).

Parallèle historique et positionnement

Une dynamique comparable s’est produite au second semestre 2025, lorsque plusieurs rapports sur l’emploi décevants ont précédé une forte hausse des obligations. À l’époque, le marché avait intégré des baisses de taux bien avant le changement de cap officiel de la Fed, ce qui avait bénéficié à ceux qui avaient réagi tôt aux signes de ralentissement. Ce parallèle suggère que le résultat de l’adjudication actuelle doit être vu comme un indicateur avancé pour le positionnement.

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Semaine à venir : les traders se repositionnent avant la décision de la Fed ; les tensions au Moyen-Orient limitent le dollar et soutiennent le rebond de l’EUR/USD

L’euro a réduit une partie de ses pertes face au dollar mardi, le billet vert perdant de l’élan avant la décision de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) attendue mercredi. L’EUR/USD s’échangeait près de 1,1707 après un plus bas intrajournalier (« dans la séance ») à 1,1677. L’indice du dollar américain (DXY, un indicateur qui mesure la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) évoluait autour de 98,66 après un plus haut quotidien à 98,88, en hausse d’environ 0,18% sur la journée. Le dollar restait soutenu par les tensions entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que par des rendements (« taux d’intérêt ») des bons du Trésor américain solides.

Perspectives de la Réserve fédérale

La Fed devrait maintenir ses taux inchangés dans une fourchette de 3,50% à 3,75%. Les marchés se concentrent sur les indications à venir (« guidance » : le message de la banque centrale sur la suite de sa politique), la hausse des prix du pétrole renforçant les anticipations d’inflation (ce que les investisseurs attendent comme hausse des prix) et orientant les attentes vers des taux élevés plus longtemps (« higher for longer ») plutôt que vers deux baisses de taux. Dans la zone euro, les marchés anticipent au moins deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), tandis que l’institution devrait laisser ses taux à 2,00% jeudi. Les responsables arbitrent entre les pressions inflationnistes et les risques sur la croissance liés à la dépendance aux importations d’énergie. L’enquête de la BCE sur la distribution du crédit bancaire (Bank Lending Survey, un questionnaire auprès des banques sur les conditions de prêt) pour le T1 2026 a montré une hausse des anticipations d’inflation à différents horizons. Les attentes à un an sont montées à 4,0% en mars contre 2,5% en février, celles à trois ans à 3,0% contre 2,5%, et celles à cinq ans à 2,4% contre 2,3%. Les efforts pour mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran auraient marqué le pas, avec des perturbations qui se poursuivent dans le détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le transport de pétrole) et une offre de pétrole qui reste tendue (« disponibilité limitée »). L’Iran devrait soumettre une proposition de paix révisée dans les prochains jours, selon CNN.

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USD/JPY se maintient près de 159,50 alors que la posture restrictive de la Banque du Japon et les tensions au Moyen-Orient soutiennent la demande de dollar

L’USD/JPY s’échangeait près de 159,50 mardi, en hausse de 0,07 %, après un bref passage sous 159,00 à la suite de la décision de la Banque du Japon. La paire s’est redressée à mesure que la demande de dollar américain augmentait, dans un contexte de risques géopolitiques persistants. La Banque du Japon a maintenu son taux directeur à 0,75 % et le vote a été partagé (6 voix contre 3), trois membres s’étant prononcés pour une hausse. La banque a relevé ses prévisions d’inflation et a indiqué que les taux d’intérêt réels (taux après inflation) restent faibles, tout en avertissant d’un risque de hausse de l’inflation.

Décision de la BoJ et première réaction du yen

Le yen s’est d’abord renforcé, soutenu par des avertissements officiels sur une possible action en cas de mouvements brusques sur le marché des changes. Les gains ont toutefois été limités par les inquiétudes sur l’approvisionnement énergétique, notamment les risques autour du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le pétrole) pour une économie très dépendante des importations. Le dollar américain a été soutenu par la demande de valeur refuge (actif jugé plus sûr en période de stress), liée aux tensions entre les États-Unis et l’Iran et à une diplomatie au point mort. Le moral des consommateurs américains est aussi resté solide : l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board s’établissait à 92,8 en avril. Les marchés s’attendent à ce que la Réserve fédérale maintienne ses taux dans une fourchette de 3,5 % à 3,75 %, ce qui soutient les rendements américains (taux offerts par les obligations). Les commentaires ont aussi mentionné un retour des positions vendeuses sur le yen (paris sur une baisse du yen), un risque accru de stagflation au Japon (faible croissance avec inflation) et un risque supplémentaire d’intervention pendant la Golden Week, période de jours fériés où la liquidité est faible (moins de volumes, donc mouvements plus abrupts). La situation ressemble à un face-à-face classique sur l’USD/JPY : le changement de ton plus ferme de la Banque du Japon est neutralisé par la force du dollar. La BoJ prépare clairement le terrain pour une hausse de taux cet été, mais les tensions persistantes au Moyen-Orient orientent les flux vers le dollar en tant que valeur refuge. Cela crée un équilibre tendu autour de 159,50, que les opérateurs sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, comme options et contrats à terme) doivent gérer avec prudence.

Écart de taux et vigilance sur la volatilité

L’écart de taux d’intérêt entre les États-Unis et le Japon reste le moteur central, et il ne se resserre pas assez vite pour soutenir le yen. La Réserve fédérale campe sur sa fourchette 3,5 %–3,75 %, avec l’appui d’une inflation Core PCE (indice d’inflation privilégié par la Fed, hors éléments très volatils) qui reste élevée, à 2,9 % sur un an. Cet écart important rend le portage en dollar (stratégie consistant à détenir une devise offrant un rendement plus élevé) plus avantageux que la détention de yen. Au Japon, la situation reste fragile malgré le discours ferme de la banque centrale. Le dernier indice des prix à la consommation hors éléments volatils au niveau national (mesure de l’inflation sous-jacente) progresse à 2,7 %, mais cette hausse provient en grande partie du coût élevé des importations d’énergie plutôt que d’une progression solide des salaires. Cela augmente le risque de stagflation (inflation sans vraie croissance). Une grande vigilance s’impose face au risque d’intervention sur le marché des changes (opération des autorités pour influencer la monnaie), surtout si la paire teste le seuil de 160,00. Les interventions rapides de fin 2022 ont montré que les mouvements peuvent être brusques, provoquant une baisse de 300 à 500 pips (unité de variation du taux de change, soit 0,01 yen sur USD/JPY) en quelques minutes. La Golden Week, connue pour une liquidité réduite, renforce nettement ce risque. Dans cet environnement très incertain, les stratégies d’options basées sur la volatilité (parier sur l’ampleur du mouvement plutôt que sur le sens) gagnent en pertinence, comme le straddle acheteur (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix, pour profiter d’un mouvement fort à la hausse ou à la baisse). La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options) des options USD/JPY à un mois a déjà dépassé 12 %, reflétant l’anxiété du marché face à une cassure majeure ou un retournement brutal. Les opérateurs peuvent privilégier des positions qui profitent d’un grand mouvement dans un sens ou dans l’autre, plutôt que de miser sur une tendance précise.

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Avant les décisions de la Fed et de la BdC, l’USD/CAD progresse de 0,33 % et se rapproche de 1,3670 après un rebond depuis 1,3600

L’USD/CAD a progressé de 0,33% mardi, vers 1,3670, après un point bas de séance lundi autour de 1,3600. La paire est brièvement passée au-dessus de 1,3690 et reste à plus de 2% sous le sommet de mars, proche de 1,3950. Le dollar canadien a reçu un soutien limité de la hausse du pétrole, avec le WTI (pétrole brut américain) en hausse pour une septième séance et proche de 100 dollars le baril. Cette évolution intervient après le rejet par le président américain Donald Trump de la dernière proposition de cessez-le-feu de l’Iran, alors que le détroit d’Ormuz reste pratiquement fermé pour la neuvième semaine et que les flux de pétroliers sont proches de zéro.

Focus sur les banques centrales

L’indicateur de confiance des consommateurs aux États-Unis pour avril, publié mardi, n’a pas modifié la tendance avant les événements de mercredi. Les marchés se concentrent sur la décision de la Banque du Canada (BoC), attendue avec un maintien du taux directeur au jour le jour (le principal taux d’intérêt de la banque centrale) à 2,25%, après les commentaires de mars sur des risques d’inflation (hausse durable des prix) liés à l’énergie. La Réserve fédérale (Fed) devrait aussi maintenir le taux des fonds fédéraux (taux directeur américain) dans une fourchette de 3,50% à 3,75%. Le mandat de Jerome Powell se termine en mai, et Kevin Warsh est cité comme remplaçant probable, malgré des obstacles au Congrès. Sur un graphique 15 minutes, l’USD/CAD s’échangeait à 1,3672 et restait au-dessus de l’ouverture du jour à 1,3615. Le Stochastic RSI (indicateur technique qui mesure si le marché est en “surachat” ou “survente”) est redescendu depuis des niveaux de surachat, avec un support (zone où le cours a tendance à se stabiliser) vers 1,3615 et sans résistance (zone où le cours a tendance à buter) clairement identifiable à proximité.

Un an plus tard : contexte de marché

Un an plus tard, le contexte a changé, la tension s’étant réduite et les flux de pétroliers s’étant normalisés fin 2025. Le WTI est retombé depuis ces niveaux de crise et s’échange autour de 84 dollars le baril fin avril 2026. Ce niveau d’énergie, plus bas mais toujours élevé, a soutenu le dollar canadien et a limité la hausse de l’USD/CAD. Cependant, l’inflation déclenchée l’an dernier reste tenace, ce qui rend les banques centrales prudentes. Les derniers chiffres de l’IPC américain (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) pour mars 2026 montrent une hausse de 2,9% sur un an, tandis que l’IPC canadien ressort à 2,7%. Ces deux niveaux restant au-dessus de l’objectif de 2%, le marché n’anticipe plus de baisse rapide des taux, ni de la Fed ni de la BoC. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise), cela peut créer une situation où la volatilité implicite (niveau de variations attendu par le marché, intégré dans le prix des options) est trop faible. Avec un USD/CAD en phase de consolidation (évolution dans une fourchette) autour de 1,3550, l’achat de straddles ou de strangles (stratégies d’options visant à profiter d’un mouvement important, à la hausse ou à la baisse) peut être pertinent. Cette approche permet de bénéficier d’un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre, déclenché par un chiffre d’inflation inattendu dans les prochaines semaines. Nous voyons aussi un intérêt à jouer l’écart de taux d’intérêt (différence de rendement entre les États-Unis et le Canada), qui reste un moteur important. Historiquement, quand l’écart entre les rendements des obligations d’État à deux ans américaines et canadiennes s’élargit, l’USD/CAD a tendance à monter. Les investisseurs peuvent utiliser des contrats à terme (accord de fixer dès aujourd’hui un prix pour une date future) ou des options sur contrats à terme (droit d’acheter ou vendre un contrat à terme à un prix fixé) pour parier sur un écart qui s’élargit ou se réduit selon les prochaines données économiques. Dans l’immédiat, il faut surveiller les prochains rapports sur l’emploi des deux pays. Une surprise sur les créations d’emplois pourrait modifier les anticipations de politique monétaire et faire sortir la paire de sa fourchette actuelle. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader dès maintenant.

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Alors que les négociations avec l’Iran s’enlisent, les contrats à terme sur le DJIA évoluent autour de 49 200, portés par la hausse de 5 % des bénéfices de Coca-Cola

Les mouvements des actions américaines ont été contrastés mardi. Les contrats à terme (futures, c’est-à-dire des contrats négociés pour acheter ou vendre un actif à une date ultérieure) sur le Dow Jones sont restés proches de 49.200 et l’indice au comptant a progressé d’environ 0,1%, soutenu par Coca-Cola, en hausse de 5% après ses résultats. Le S&P 500 a reculé de 0,7% et le Nasdaq Composite a perdu 1,3%, après que les deux indices ont atteint des records lundi. Un article du Wall Street Journal évoquant un ralentissement de la croissance chez OpenAI a pesé sur les valeurs des semi-conducteurs (puces électroniques) et les titres liés à l’IA (intelligence artificielle).

Les discussions de cessez-le-feu s’essoufflent

Les discussions de cessez-le-feu impliquant l’Iran ont semblé perdre de l’élan. Le président Donald Trump a annulé son projet d’envoyer Steve Witkoff et Jared Kushner au Pakistan, et a indiqué que des échanges pourraient avoir lieu par téléphone. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a déclaré qu’aucune réunion n’est prévue entre Téhéran et Washington. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a indiqué que l’administration a discuté de l’offre iranienne de rouvrir le détroit d’Ormuz, conditionnée à la fin de la guerre et à la levée du blocus américain. Les prix du pétrole ont monté, les investisseurs réévaluant le risque sur l’offre. Le WTI (pétrole de référence américain) a grimpé d’environ 3% vers 100 dollars le baril, tandis que le Brent (référence mondiale) gagnait 2% au-delà de 110 dollars. Environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole transite par le détroit d’Ormuz. Les Émirats arabes unis (EAU) ont annoncé qu’ils quitteraient l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) le 1er mai. En février, ils étaient le troisième producteur du cartel, derrière l’Arabie saoudite et l’Irak.

Résultats technologiques et Fed au centre de l’attention

Nvidia a cédé plus de 3%, Broadcom plus de 4%, et AMD, Intel et Oracle ont terminé en baisse d’environ 4%. La décision de la Fed (Réserve fédérale, la banque centrale des États-Unis) est attendue à 18h00 GMT, suivie d’une conférence de presse à 18h30. Le consensus table sur un statu quo des taux à 3,75%. Alphabet, Amazon, Meta et Microsoft publieront après la clôture de mercredi, et Apple jeudi. Jeudi seront aussi publiés le PIB du 1er trimestre en première estimation (mesure de la croissance) et le PCE de mars (indice des prix des dépenses de consommation, l’indicateur d’inflation privilégié par la Fed). Créez votre compte VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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L’or touche un plus bas de quatre semaines, pénalisé par un dollar plus fort et les craintes d’inflation liée au pétrole, malgré des avancées dans les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran

L’or a reculé vers un plus bas d’environ un mois, autour de 4 571 dollars, en baisse d’environ 2,35% sur la séance. Le mouvement s’explique par le raffermissement du dollar américain et par des craintes persistantes d’inflation liées au pétrole. Deux mois après les attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, le cessez-le-feu est présenté comme respecté. Un deuxième cycle de discussions n’a pas progressé, et l’Iran devrait soumettre une proposition révisée dans les prochains jours, selon CNN.

La force du dollar pèse sur l’or

Le dollar américain est resté bien orienté dans un contexte d’incertitude, avec l’indice du dollar (DXY, un indicateur qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) autour de 98,67, en hausse de 0,20% sur la journée. Un dollar plus fort tend à réduire l’intérêt pour l’or, car il rend le métal plus cher pour les acheteurs utilisant d’autres monnaies. Les prix du pétrole sont restés élevés, l’offre via le détroit d’Ormuz étant décrite comme largement perturbée par un double blocus. Les marchés se concentrent sur la décision de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) mercredi. Un statu quo des taux est déjà entièrement anticipé, selon l’outil CME FedWatch (un indicateur de marché qui estime les probabilités de décisions de la Fed à partir des contrats à terme sur taux). La moyenne sur quatre semaines de l’indicateur ADP (estimation privée des créations d’emplois dans le secteur privé) a ralenti à 39,25 000 après 40,25 000. L’indice de confiance des consommateurs du Conference Board (enquête sur le moral des ménages) est monté à 92,8 en avril, contre 89 attendu, après 91,8 auparavant (révisé à 92,2). Sur le plan technique, l’or est resté sous la moyenne mobile simple à 100 jours (SMA, une moyenne des prix sur 100 séances) à 4 749 dollars et sous la SMA à 50 jours à 4 854 dollars. Le RSI (indice de force relative, mesure de la vitesse et de l’ampleur des variations de prix) évolue près de 39, et le MACD (indicateur de tendance basé sur deux moyennes mobiles) est en territoire négatif. Un support (zone de prix où la baisse peut se freiner) se situe vers 4 550 dollars, puis près de la SMA à 200 jours (moyenne sur 200 séances) autour de 4 263 dollars.

Retour sur 2025

À la même période en 2025, l’or était déjà sous pression, pénalisé par un dollar fort alors que les discussions entre Washington et Téhéran restaient bloquées. Le conflit rendait l’appétit pour le risque fragile et soutenait le billet vert, ce qui a maintenu le métal sous des moyennes mobiles clés. Ouvrez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Lee Hardman, chez MUFG, s’attend à ce que le récent rebond du yen face au dollar s’essouffle, dans un contexte de tendances baissières persistantes

MUFG a déclaré que le récent rebond du yen face au dollar américain pourrait ne pas durer, et que l’USD/JPY reste inscrit dans une tendance plus large de faiblesse du yen depuis le début du conflit au Moyen-Orient fin février. La banque relie ce mouvement au fait que la Banque du Japon (BoJ) a maintenu ses taux tout en adoptant un ton plus ferme (discours « restrictif », c’est‑à‑dire plus favorable à des hausses de taux), mais n’y voit pas le point de départ d’un changement durable. Le rapport met en avant un appétit mondial élevé pour le risque (des marchés qui privilégient les actifs plus risqués) et une dégradation des termes de l’échange du Japon (le pays paie plus cher ses importations, notamment l’énergie, par rapport à ce qu’il gagne à l’export), deux éléments qui plaident pour un yen plus faible. Il cite aussi le dernier rapport IMM (données hebdomadaires de positionnement sur les contrats à terme publiées aux États‑Unis), selon lequel des fonds spéculatifs à effet de levier (hedge funds utilisant l’endettement) reconstituent depuis plusieurs semaines des positions vendeuses sur le yen (pari sur une baisse du yen).

La pression sur le yen persiste

L’article estime que ces conditions maintiennent la pression sur le Japon pour qu’il accompagne ses avertissements verbaux d’actions concrètes si le yen se déprécie encore à court terme. Il évoque aussi un retour de la pression haussière sur l’USD/JPY, sauf intervention des autorités. Il indique que la ministre des Finances, Katayama, a de nouveau averti le marché avant la réunion de politique monétaire de la BoJ, déclarant : « J’ai toujours évoqué la possibilité d’agir avec force si nécessaire. » Interrogée sur la période de congés de la Golden Week (série de jours fériés au Japon, période où la liquidité de marché peut être réduite), elle a ajouté : « nous sommes prêts à répondre 24 heures sur 24 ». Le texte ajoute que Katayama a jugé la volatilité des contrats à terme sur le pétrole (variations rapides des prix sur les marchés à terme) toujours élevée, et qu’elle alimenterait des mouvements spéculatifs sur le yen. L’article précise qu’il a été créé avec une IA et relu par un éditeur.

Les écarts de taux guident la stratégie

Le principal moteur reste l’écart important de taux d’intérêt entre les États‑Unis et le Japon. Avec le taux directeur de la Réserve fédérale (Fed) proche de 3,75 % et celui de la Banque du Japon peinant à rester au‑dessus de 0,25 %, l’incitation à emprunter en yens et à placer en dollars est très forte. Cet écart structurel continue de peser sur le yen. En 2024 et 2025, le même schéma s’est répété : chaque phase de renforcement du yen a été brève et a fini par s’inverser tant que les marchés mondiaux restaient calmes. Pour les investisseurs, cela plaide en faveur de l’achat d’options d’achat (« call », produits dérivés donnant le droit d’acheter l’USD/JPY à un prix fixé) avec une échéance d’un à deux mois. Cette approche vise à profiter d’une hausse tout en encadrant le risque : en cas de mouvement défavorable, la perte est limitée à la prime (le coût payé pour acheter l’option). Le principal risque reste une intervention soudaine et brutale des autorités japonaises sur le marché des changes (achat de yens contre devises pour soutenir la monnaie). Il faut aussi surveiller de près les avertissements officiels, d’autant que la Golden Week approche. Selon les données, les réserves de change du Japon (actifs en devises détenus pour stabiliser la monnaie) ont reculé autour de 1 200 milliards de dollars, en baisse par rapport aux sommets de 2023 : la capacité d’intervention n’est pas illimitée, mais reste importante. Une poussée rapide et spéculative au‑dessus de 162 sur l’USD/JPY pourrait constituer un déclencheur. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader dès maintenant.

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