USD/CHF en hausse : l’absence de progrès dans les discussions États-Unis–Iran soutient le dollar, tandis que le franc est à la traîne ; la Fed scrutée de près

L’USD/CHF a progressé mardi, car l’incertitude autour des efforts pour mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran a maintenu l’appétit pour le risque (la volonté des investisseurs de prendre des actifs risqués) à un niveau faible et soutenu la demande de dollar américain. Le franc suisse n’a pas beaucoup monté malgré son statut de valeur refuge (une monnaie recherchée en période de crise). De son côté, la Banque nationale suisse (BNS) a indiqué qu’elle était prête à agir contre des mouvements jugés excessifs sur le marché des changes. L’USD/CHF évoluait vers 0,7895, en hausse de 0,50 %. Le Dollar Index (indice DXY, qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) se situait autour de 98,68, en hausse de 0,20 %.

Appétit pour le risque et détroit d’Ormuz

Les discussions États-Unis–Iran ont peu avancé, et Donald Trump a déclaré que l’Iran avait dit aux États-Unis être « au bord de l’effondrement » et vouloir la réouverture du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour les exportations de pétrole). L’Iran aurait proposé de rouvrir le détroit et de mettre fin à la guerre d’abord, puis de reprendre les discussions nucléaires ensuite, mais des responsables américains seraient restés sceptiques. Avec un risque de perturbation dans le détroit d’Ormuz, les prix du pétrole sont restés élevés, ce qui augmente les risques d’inflation (hausse générale des prix). Les marchés s’attendent à ce que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) retarde ses baisses de taux, ce qui soutient les rendements des obligations d’État américaines (Treasuries, dette publique des États-Unis) et le dollar. La décision de la Fed est attendue mercredi, avec des taux qui devraient rester dans la fourchette 3,50 %–3,75 %. Les marchés surveilleront les déclarations de Jerome Powell, président de la Fed, pour obtenir des indications sur la suite. La moyenne sur 4 semaines de l’ADP Employment Change (estimation privée des créations d’emplois dans le secteur privé américain) a légèrement ralenti à 39,25 k après 40,25 k. L’indice de confiance des consommateurs du Conference Board (enquête sur le moral des ménages américains) est monté à 92,8, contre 89 attendu, après 91,8 (révisé à 92,2).

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Malgré des écarts de taux Royaume-Uni–États-Unis favorables, l’incertitude politique et budgétaire sous Starmer pèse sur le sentiment à l’égard de la livre sterling, entraînant une sous-performance

La GBP a reculé de 0,4 % face au dollar et a sous-performé sur plusieurs paires de devises. Ces mouvements sont liés à des facteurs internes et externes. Les marchés évaluent l’incertitude politique autour du Premier ministre Starmer et ses implications pour la politique budgétaire (la façon dont l’État dépense et prélève des impôts). La confiance récente a été associée à la chancelière de l’Échiquier, Rachel Reeves, et à ses règles budgétaires auto-imposées (des limites qu’elle s’est fixées pour encadrer déficit et dette).

Perspectives de taux de la Banque d’Angleterre

Pour la réunion de la Banque d’Angleterre jeudi, les marchés n’anticipent quasiment aucune probabilité de hausse des taux. Ils intègrent 16 points de base (0,16 %) d’ici juin et un total de 60 points de base (0,60 %) d’ici décembre. Les écarts de rendement entre le Royaume-Uni et les États-Unis se sont encore creusés et s’approchent de nouveaux sommets, ce qui soutient la GBP via les fondamentaux (les facteurs économiques comme les taux, l’inflation et la croissance). Mais le sentiment de marché (l’humeur des investisseurs) domine, et les prix des options montrent une légère hausse du coût de la protection contre une baisse de la GBP (assurance via des produits dérivés). Le GBP/USD est resté dans une fourchette 1,3450–1,35, tandis que la tendance haussière plus large depuis début 2025 demeure intacte. La livre est coincée entre deux forces opposées. D’un côté, les fondamentaux paraissent favorables car les anticipations de taux au Royaume-Uni montent plus vite qu’aux États-Unis, ce qui devrait rendre la livre plus attractive. Cela crée un climat tendu pour la paire GBP/USD.

Écarts de rendement et sentiment de marché

Cela se voit sur les marchés obligataires, où l’écart entre le rendement du gilt britannique à 2 ans à 4,75 % et celui du Treasury américain à 2 ans à 4,25 % offre un socle à la livre. Cet écart s’est élargi alors que l’inflation britannique reste élevée à 3,5 %, ce qui met la Banque d’Angleterre sous pression pour envisager un durcissement monétaire (remonter les taux pour freiner l’inflation) plus tard cette année. En temps normal, ce contexte plaide pour une monnaie plus forte. Cependant, l’incertitude politique persistante autour du Premier ministre et l’engagement du chancelier à des règles budgétaires strictes rendent les opérateurs prudents. Ce climat négatif explique l’essentiel de la sous-performance de la livre malgré des signaux économiques favorables. C’est un cas typique où la psychologie de marché prend le dessus sur les données à court terme. Face au risque de baisse brutale, une stratégie courante consiste à acheter une protection contre un repli. Cela peut se faire via des options de vente (put) sur GBP/USD, qui prennent de la valeur si la paire baisse. Cela revient à fixer un prix plancher pour une position acheteuse (long), en limitant la perte potentielle si des informations politiques provoquent une chute rapide. Le mouvement haussier démarré début 2025 reste en mémoire, mais la pause actuelle dans la zone 1,3450–1,35 traduit une hésitation. Une autre approche consiste à utiliser des options pour se positionner sur une sortie marquée dans un sens ou dans l’autre, car la tension entre fondamentaux solides et sentiment dégradé ne devrait pas durer. Ce niveau d’incertitude implique une volatilité (amplitude des variations de prix) probablement en hausse. Tous les regards se tournent vers la décision de la Banque d’Angleterre jeudi, surtout pour le ton du communiqué, même sans action sur les taux. Par ailleurs, la prochaine déclaration budgétaire du gouvernement à la mi-mai sera le prochain catalyseur majeur (événement susceptible de déclencher un mouvement de marché). Tout signal de relâchement des dépenses pourrait fortement accentuer la nervosité actuelle.

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Alvin Liew (UOB) : la BoJ maintient ses taux à 0,75 % et laisse entrevoir des hausses à mesure que l’inflation progresse, les taux réels restant bas

La Banque du Japon a maintenu son taux directeur à 0,75 %. Elle a indiqué que la prochaine décision devrait être une hausse des taux, car l’inflation « sous-jacente » (inflation hors éléments les plus instables) se rapproche de sa cible et que les taux d’intérêt réels (taux corrigés de l’inflation) restent très bas. Dans son dernier rapport de perspectives, la Banque a relevé ses prévisions d’indice des prix à la consommation (IPC, mesure de l’inflation). Elle a précisé que la normalisation de la politique monétaire (retour progressif à des taux plus élevés après une longue période très accommodante) se poursuivra, avec prudence, en fonction des données à venir.

Trajectoire de l’inflation et signal de politique monétaire

La Banque s’attend à une hausse progressive de l’inflation sous-jacente de l’IPC. Elle devrait atteindre un niveau compatible avec l’objectif de stabilité des prix de 2 % entre la fin de l’exercice 2026 et l’exercice 2027, puis se maintenir autour de ce niveau. La Banque juge désormais que les risques sur la croissance sont orientés à la baisse (les risques penchent vers une croissance plus faible). Elle estime aussi que les risques sur les prix sont orientés à la hausse (davantage de probabilité d’une inflation plus forte), surtout en 2026. La Banque du Japon signale ainsi que la prochaine étape devrait être une hausse des taux, même si elle a laissé le taux à 0,75 % cette fois-ci. Elle craint une accélération des prix à l’avenir, en particulier en 2026. La Banque promet toutefois de rester prudente et de suivre les données, ce qui rend le calendrier exact d’une hausse incertain. Avec un yen toujours faible, récemment autour de 158 pour un dollar, le risque d’un mouvement brutal reste élevé. Il peut être pertinent d’acheter des options d’achat sur le yen (contrats donnant le droit d’acheter du yen à un prix fixé) ou des options de vente sur le dollar (contrats donnant le droit de vendre des dollars), afin de se protéger contre un renforcement soudain du yen si la BoJ agit plus tôt que prévu. La hausse de la volatilité implicite (volatilité anticipée intégrée dans le prix des options) des options USD/JPY à trois mois au-delà de 12 % montre que beaucoup se préparent déjà à de fortes variations.

Anticipations de marché et positionnement

Le marché intègre désormais une probabilité plus élevée de hausse des taux lors des réunions de juin ou juillet, ce qui pousse à la hausse les rendements des obligations d’État japonaises à court terme. On peut envisager des instruments dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme un taux ou une obligation) misant sur un aplatissement de la courbe des taux (les taux courts montent plus vite que les taux longs). Cette lecture est renforcée par les accords salariaux définitifs du « shunto » 2026 (négociations salariales annuelles au Japon), qui font ressortir une hausse moyenne des salaires de 4,5 %, donnant à la BoJ un argument supplémentaire pour agir. Un yen plus fort pénalise généralement les grands exportateurs japonais, ce qui peut peser sur l’indice Nikkei 225. Des options de vente sur le Nikkei (contrats donnant le droit de vendre l’indice à un prix fixé) peuvent servir de couverture contre d’autres positions ou permettre de viser un repli à court terme. Un schéma comparable avait été observé en 2025, lorsque les premières anticipations de hausse des taux avaient provoqué des baisses temporaires d’un indice très exposé aux exportateurs. Comme la BoJ insiste sur une approche dépendante des données, l’attention se portera sur la prochaine publication nationale de l’IPC. La hausse de 2,9 % de l’IPC « core » (inflation hors produits frais, indicateur suivi de près) en mars 2026 accroît déjà la pression, et une nouvelle statistique élevée pourrait accélérer la décision lors de la prochaine réunion. Les stratégies peuvent donc être organisées autour de ces publications et des dates de réunion, qui concentrent en général la volatilité (variations rapides des prix).

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Trois semaines plus tard, Google reste haussier après la rupture de canal, mais les configurations d’Elliott Wave suggèrent un risque de repli en hausse

Il y a environ trois semaines, l’article présentait une perspective haussière sur Google en s’appuyant sur l’approche des vagues d’Elliott (méthode d’analyse technique qui décrit les marchés en « vagues »). Il signalait trois vagues de baisse depuis les sommets de février, puis une sortie par le haut d’un canal baissier (zone encadrée par deux droites descendantes), après un rebond depuis une zone de support « yellow box » (zone de prix identifiée comme support probable). Il faisait ensuite état d’une forte hausse, le titre inscrivant désormais de nouveaux sommets. Il ajoutait que certains intervenants pouvaient prendre des bénéfices ou remonter leurs niveaux de stop (seuils de sortie automatique pour limiter les pertes) en raison de l’incertitude sur l’ampleur de la hausse. Sur le graphique mis à jour, il indiquait qu’un retour possible vers la borne haute du canal impulsif (canal ascendant qui accompagne une phase de hausse dynamique) restait envisageable autour de 380, si la structure en vagues d’Elliott se confirmait. Il évoquait aussi un repli à court terme vers 330 comme premier support, notamment avant la publication des résultats. Il renvoyait à un webinaire en direct enregistré et diffusé le 27 avril pour davantage de détails. Le titre a désormais progressé de plus de 18% depuis le début de l’année et évolue autour de 415, à l’approche d’une publication de résultats. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite des prix des options) est élevée à 55%, soit dans le 78e percentile des douze derniers mois, ce qui rend les primes d’options (prix payés pour acheter une option) coûteuses. Ce niveau suggère une forte baisse de volatilité après les résultats (« volatility crush », chute rapide de la volatilité implicite après un événement attendu), ce qui peut pénaliser ceux qui achètent simplement des options de vente (puts, qui gagnent si le titre baisse) ou d’achat (calls, qui gagnent si le titre monte). Pour les intervenants qui restent haussiers et anticipent une nouvelle surprise positive, vendre un put credit spread hors de la monnaie (montage consistant à vendre un put et acheter un put plus bas, pour encaisser une prime, tout en limitant le risque) sur l’échéance de mai peut être une stratégie cohérente. Cela permet de profiter de primes élevées et d’obtenir une marge de sécurité en cas de repli modéré. Une opération à risque défini (perte maximale connue à l’avance) est souvent plus prudente que l’achat de calls chers juste avant un événement majeur. Au vu de la hausse, une certaine prudence s’impose, et l’usage de stops suiveurs (stop relevé au fur et à mesure que le cours monte) sur les positions acheteuses est une mesure défensive logique. Les dernières données sur les options montrent une hausse marquée de l’intérêt ouvert (nombre total de contrats d’options encore en circulation) sur des puts arrivant à échéance le mois prochain, signe que certains intervenants achètent activement de la protection. Dans ce contexte, une stratégie neutre comme l’iron condor (montage combinant un spread de puts et un spread de calls, visant à gagner si le cours reste dans une fourchette) peut être adaptée, car elle cherche à profiter de la baisse attendue de volatilité tant que l’action reste dans une zone de prix donnée après les résultats.

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TD Securities estime que la politique de la Fed reste guidée par les données en direction de la neutralité, les outils anti-inflation de Warsh étant peu susceptibles de modifier les perspectives

TD Securities estime que le futur président de la Fed, Kevin Warsh, soutient de nouveaux outils pour suivre l’inflation, comme les mesures « en moyenne tronquée » (qui retirent les hausses et baisses de prix les plus extrêmes pour mieux voir la tendance de fond) et, possiblement, un projet de prix fondé sur de très grands volumes de données (« big data » : utilisation de nombreuses sources numériques pour obtenir des prix plus fréquents et détaillés). La banque juge que ces ajouts ne devraient pas modifier la trajectoire de politique monétaire à court terme. Elle rappelle que les responsables de la Fed suivent déjà de nombreux indicateurs d’inflation et d’activité. Selon TD Securities, des baisses de taux exigeraient malgré tout des preuves nettes que l’inflation sous-jacente (c’est-à-dire hors éléments très volatils comme l’énergie et certains produits alimentaires) revient vers un rythme normal.

Le seuil pour assouplir la politique reste élevé

TD Securities indique que la barre pour un assouplissement rapide reste élevée. Elle ajoute que certaines forces qui maintiennent l’inflation à un niveau élevé pourraient être temporaires. Selon elle, la position la plus probable de la Fed, pour l’instant, est de laisser les taux inchangés. Elle anticipe suffisamment d’éléments d’ici la réunion du FOMC (le comité de politique monétaire de la Fed) de septembre pour que la Fed commence à baisser ses taux et se rapproche progressivement d’un niveau « neutre » (un niveau de taux qui ne stimule ni ne freine l’économie). Même avec de nouveaux outils d’inflation en préparation, la Fed a tout intérêt à attendre. Pour les traders, cela signifie que parier sur des baisses de taux dans les deux prochains mois est risqué. La Fed devrait rester dans une phase d’attente tant qu’il n’y aura pas de preuve claire que l’inflation se normalise. Cette prudence est confortée par les données récentes : le dernier rapport de mars 2026 sur l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation payée par les ménages) montre une inflation « globale » à 3,1%, encore élevée, portée par les services et les coûts de logement. Cela complique la justification d’un assouplissement rapide. Le marché n’intègre désormais qu’une probabilité inférieure à 20% d’une baisse de taux avant la réunion de septembre.

Conséquences de marché pour les traders

Fin 2025, beaucoup s’attendaient à un début de baisses à l’été 2026, mais ce calendrier a été repoussé. Le solide rapport sur l’emploi de mars 2026, avec 240.000 créations de postes, renforce l’argument en faveur de la patience. Les prochaines semaines devraient donc être dominées par une Fed qui reste immobile. Dans ce contexte de stabilité attendue, la volatilité pourrait rester faible à court terme, avec l’indice VIX (baromètre de la volatilité anticipée sur les actions américaines) autour de 14. Cela peut favoriser des stratégies comme la vente d’options à courte échéance pour encaisser la prime (le prix payé pour l’option), car un changement brusque de politique paraît peu probable avant la fin de l’été. En revanche, une surprise sur l’inflation ou l’emploi pourrait rapidement casser ce calme. Sur les produits dérivés de taux (instruments financiers dont la valeur dépend des taux d’intérêt, comme les futures et options), l’idée est de regarder plus loin dans le temps. Les traders peuvent privilégier des positions qui reflètent une baisse autour de la réunion de septembre, plutôt qu’en juin ou juillet. Cela peut passer par des options sur futures SOFR (contrats liés au taux SOFR, un taux de référence basé sur le financement au jour le jour garanti par des titres du Trésor) afin de viser le quatrième trimestre pour un possible changement de cap. Sur les actions, une Fed « plus haut plus longtemps » (des taux qui restent élevés plus longtemps) pèse sur les valeurs de croissance. Une approche défensive peut consister à utiliser des produits dérivés. Par exemple, acheter des options de vente de protection (« puts » : options qui gagnent en valeur si le marché baisse) sur de grands indices pour couvrir des portefeuilles contre un repli si le marché se lasse du retard de la Fed.

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En avril, le Conference Board a indiqué que la confiance des consommateurs américains a légèrement progressé, à 92,8 contre 92,2.

Le moral des ménages américains a légèrement progressé en avril : l’indice de confiance des consommateurs du Conference Board est monté à 92,8, contre 92,2 en mars. L’indice de la situation actuelle (Present Situation Index) a reculé de 0,3 point à 123,8 ; il mesure la perception des consommateurs sur la situation économique « ici et maintenant », notamment l’activité des entreprises et le marché du travail (emploi).

Évolution des anticipations et implications pour les marchés

L’indice des anticipations (Expectations Index) a augmenté de 1,2 point à 72,2 ; il reflète la vision à court terme des ménages sur leurs revenus, l’activité des entreprises et l’emploi. Les marchés ont peu réagi à la publication. Au moment de la rédaction, le Dollar Index (indice du dollar américain, qui compare le billet vert à un panier de grandes devises) gagnait 0,25% à 98,74.

Se positionner face à la volatilité et au risque de baisse

Cette incertitude se retrouve dans l’indice de volatilité du CBOE (VIX), souvent appelé « indice de la peur » : il estime l’ampleur des variations attendues du S&P 500 à partir des prix des options. Le VIX évolue dans une zone plus élevée, avec une moyenne récente autour de 19. Dans les prochaines semaines, des stratégies visant à profiter de forts mouvements de marché peuvent être envisagées, comme l’achat de straddles ou de strangles sur de grands indices tels que le S&P 500. Un straddle consiste à acheter en même temps une option d’achat (call) et une option de vente (put) au même prix d’exercice ; un strangle est similaire, mais avec des prix d’exercice différents. Ces positions peuvent gagner de l’argent si le marché bouge fortement, à la hausse ou à la baisse, après la prochaine statistique d’inflation ou une annonce de la Fed (la banque centrale américaine). Compte tenu de la faiblesse persistante des anticipations des ménages, se couvrir contre une baisse des dépenses de consommation reste pertinent. Une option consiste à acheter des options de vente (puts), qui prennent de la valeur quand le prix baisse, sur des ETF de consommation discrétionnaire (fonds cotés en Bourse regroupant des actions de secteurs non essentiels comme l’automobile, les produits de loisirs ou la distribution). Cela peut offrir une protection si les ventes au détail ressortent sous les attentes, comme une assurance à coût limité contre un nouveau ralentissement de l’économie.

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L’indice manufacturier de la Fed de Richmond dépasse les prévisions en avril, remontant de -4 attendu à 3 constaté

L’indice manufacturier de la Fed de Richmond (États-Unis) est ressorti au-dessus des attentes en avril. Le consensus visait -4. L’indice a affiché 3. C’est 7 points au-dessus des attentes.

Implications Pour Les Anticipations De Politique De La Fed

La publication d’avril à 3, contre -4 attendu, constitue une surprise nette. Ce chiffre positif indique que l’activité économique régionale résiste mieux que prévu. Cette solidité pourrait conduire les marchés à repousser les attentes de baisse des taux directeurs (les taux d’intérêt fixés par la Réserve fédérale) cette année. Ce type de surprise accroît l’incertitude, ce qui alimente la volatilité des marchés (l’ampleur des variations des prix). On peut s’attendre à une remontée du VIX (indice qui mesure la volatilité implicite, c’est‑à‑dire la volatilité anticipée par le marché à partir des options) depuis ses plus bas récents autour de 15, à mesure que le marché réajuste ses anticipations économiques. Certains opérateurs peuvent envisager d’acheter des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) à court terme sur le VIX, ou de mettre en place des straddles (achat simultané d’un call et d’un put, afin de profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre) sur de grands indices pour tirer parti de variations plus marquées dans les prochaines semaines. L’impact se voit déjà sur le marché obligataire : le rendement du Treasury à 10 ans (taux d’intérêt des obligations d’État américaines à 10 ans) a bondi de 10 points de base (0,10 point de pourcentage) à 4,65% ce matin. Ce mouvement suggère que les opérateurs sur contrats à terme (futures, contrats standardisés portant sur un actif à une date future) repoussent leurs paris sur une baisse de taux en été. Cela conforte le scénario « plus haut plus longtemps », c’est‑à‑dire des taux qui resteraient élevés plus durablement. Le CME FedWatch Tool (outil qui estime, à partir des prix des contrats sur taux, les probabilités de décisions de la Fed) reflète rapidement ce changement de perception. La probabilité d’une baisse de taux d’ici la réunion de juillet 2026 est tombée de plus de 60% la semaine dernière à environ 35%. Les positions sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, comme une action, un taux ou un indice) construites sur l’hypothèse d’une baisse rapide doivent être couvertes (hedging : réduction du risque via une position compensatrice) ou réévaluées sans délai.

Positionnement Et Gestion Du Risque

Si ces données confirment une vigueur du secteur manufacturier, on peut s’intéresser à des options d’achat (calls) sur des ETF (fonds cotés en Bourse répliquant un indice) des secteurs industriels et matériaux. À l’inverse, si l’on estime que le marché surréagit à un seul indicateur régional, cela peut ouvrir la voie à une stratégie consistant à vendre de la prime (vendre des options pour encaisser le prix de l’option). Vendre des options de vente (puts, droit de vendre à un prix fixé) très éloignées du prix actuel (out-of-the-money : option qui n’a pas d’intérêt immédiat à être exercée) sur des fonds obligataires comme TLT (ETF exposé aux obligations du Trésor américain de longue maturité) peut être envisagé si l’on anticipe une stabilisation des rendements.

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Bob Savage (BNY) : la BoJ maintient ses taux à 0,75 % ; le vote divisé accroît le risque de resserrement, renforce l’inflation et pèse sur la croissance

La Banque du Japon (BoJ) a maintenu son taux directeur à 0,75% après un vote de 6 voix contre 3. Elle a relevé sa prévision d’inflation sous-jacente (inflation de base, hors éléments les plus volatils comme l’énergie et l’alimentation fraîche) à 2,8% et abaissé ses perspectives de croissance à 0,5%. Cette décision partagée a renforcé les anticipations de marché d’une possible hausse des taux en juin. Les rendements japonais (taux d’intérêt des obligations) et l’USD/JPY (taux de change dollar/yen) ont réagi à l’annonce.

BoJ Focus On Geopolitics And Oil

La BoJ a indiqué surveiller l’évolution de la situation au Moyen-Orient et les prix du pétrole, dans un contexte de tensions géopolitiques. Le vote 6–3 est la plus forte division depuis l’arrivée du gouverneur Ueda. Les assureurs-vie japonais visent des rendements à 10 ans de 3% pour leurs nouveaux achats de dette domestique. L’article a été produit avec un outil d’IA et vérifié par un éditeur. Compte tenu de ce maintien « restrictif » (la banque centrale ne baisse pas les taux et garde un biais vers un durcissement) de la Banque du Japon, nous jugeons une hausse des taux en juin très probable, une lecture confortée par l’indice national des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) hors produits frais à 2,9%. Ce vote partagé suggère une volonté plus forte de freiner l’inflation, même au détriment de la croissance. La paire USD/JPY, récemment montée vers 170, a déjà corrigé vers 165,50, et nous voyons un potentiel de baisse supplémentaire. Le vote 6–3, le plus divisé du mandat du gouverneur Ueda, illustre un changement dans la tolérance de la banque face à la faiblesse du yen.

Volatility Strategies Ahead Of June Meeting

Cette incertitude a fait passer la volatilité implicite à 1 mois des options USD/JPY au-dessus de 12% (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options), une nette hausse par rapport au calme observé fin 2025. Dans ce contexte, des stratégies visant un mouvement important, comme l’achat d’un straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, pour parier sur une forte variation dans un sens ou dans l’autre), peuvent être envisagées avant la réunion de juin. Sur le marché obligataire, le rendement des obligations d’État japonaises à 10 ans est monté à 1,25% en réaction, loin des 3% visés par les grands assureurs-vie pour investir. Cela suggère, à terme, des flux plus importants vers le Japon, ce qui pourrait peser durablement sur l’USD/JPY. Le moteur de la faiblesse du yen — l’écart de taux avec les États-Unis, où le taux des fonds fédéraux (taux directeur de la Réserve fédérale) reste à 4,5% — est désormais contesté. Le virage plus « restrictif » de la BoJ menace de réduire le carry trade sur le yen (stratégie consistant à emprunter dans une monnaie à faible taux, comme le yen, pour investir dans une monnaie à taux plus élevé). Une fermeture rapide de ces positions pourrait entraîner une baisse plus marquée de l’USD/JPY que prévu.

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Semaine à venir : Les analystes de Société Générale estiment qu’un Brent au-dessus de 110 dollars soutient le dollar et les rendements, tandis que les discussions sur l’Iran visent à rétablir le statu quo

Le brut Brent est repassé au-dessus de 110 dollars le baril et s’échangeait autour de 111 dollars. Des discussions sur l’Iran ont été présentées comme visant à rétablir la situation antérieure et à rouvrir le détroit d’Ormuz sans restrictions, ni frais de passage (péages). Le retour du Brent au-dessus de 108 dollars a été suivi d’une hausse au-delà de 110 dollars. Cette progression des prix du pétrole a été associée à un dollar américain plus ferme et à des rendements obligataires en hausse (le « rendement » est le taux d’intérêt implicite d’une obligation).

Facteurs de marché et risque géopolitique

Une note distincte indiquait que le président Trump avait peu de chances d’accepter la proposition iranienne de mettre fin au conflit, après une réunion avec des responsables de la sécurité nationale. Le rapport mentionnait aussi une séance précédente durant laquelle le dollar américain a reculé face aux devises du G10 (les dix principales monnaies des grandes économies), alors même que le Brent repassait au-dessus de 108 dollars. Le texte ajoutait qu’une nouvelle hausse du pétrole pourrait pousser les investisseurs à prendre des bénéfices sur les actifs risqués (comme les actions), si les prix inscrivent de nouveaux sommets et freinent la dynamique boursière. Il avançait aussi l’hypothèse d’un reflux des prix du pétrole vers 70–80 dollars le baril d’ici la fin de la période de projection (horizon de prévision). L’article précisait avoir été produit à l’aide d’un outil d’IA et relu par un éditeur. On observe un schéma déjà vu avec un Brent qui se rapproche de 94 dollars le baril, rappelant la flambée au-delà de 110 dollars en 2025. Cette hausse soutient de nouveau le dollar, qui a atteint un plus haut de plusieurs mois à 105,5 sur le DXY (indice qui mesure la valeur du dollar face à un panier de grandes devises). Pour les traders, cela appelle à la prudence sur les actifs risqués, car une nouvelle poussée du pétrole pourrait déclencher une vague de ventes.

Idées de couverture et de positionnement

La hausse du pétrole tire directement les rendements obligataires vers le haut, le Treasury américain à 10 ans évoluant autour de 4,5 %, en hausse de 30 points de base (1 point de base = 0,01 point de pourcentage) sur le seul mois. Comme en 2025, des prix de l’énergie durablement élevés agissent comme un impôt indirect sur l’économie (ils réduisent le pouvoir d’achat et augmentent les coûts des entreprises) et peuvent casser l’élan des actions. Le S&P 500 a déjà montré des signes de faiblesse, cédant 2 % depuis son récent sommet. Dans ce contexte, une approche consiste à se couvrir sur ses positions actions. Acheter des options d’achat sur le VIX (le VIX est un indice de volatilité, souvent appelé « indicateur de peur ») ou des options de vente très en dessous du prix du marché (« out-of-the-money », c’est-à-dire avec un prix d’exercice éloigné) sur de grands indices comme le SPY (ETF qui réplique le S&P 500) peut offrir une protection à coût limité contre de nouvelles prises de bénéfices. L’idée est simple : si le pétrole menace de nouveaux records, la volatilité boursière a tendance à augmenter. On peut aussi envisager des stratégies profitant d’un dollar plus fort, qui monte souvent quand l’incertitude liée au pétrole s’intensifie. Se positionner à la hausse via des options sur le dollar américain contre des devises liées aux matières premières (devises de pays exportateurs, comme le dollar australien ou le dollar canadien) permet de tirer parti de cette relation. Cette corrélation avait été visible durant les tensions avec l’Iran en 2025, lorsque le dollar s’était nettement renforcé. Il faut aussi garder en tête la rapidité avec laquelle la situation s’était retournée, le pétrole étant ensuite retombé vers 75 dollars plus tard en 2025. Cela suggère que, malgré un biais haussier à court terme, mettre en place des positions baissières à plus long terme peut être pertinent, par exemple en achetant des options de vente sur les contrats à terme (« futures », contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) sur le pétrole pour le quatrième trimestre. L’objectif est de se préparer à une possible détente des contraintes d’offre, dans la lignée du cycle précédent.

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Sur fond de tensions géopolitiques et de prudence de la Fed et de la BoE, les investisseurs réduisent leurs positions, faisant reculer la paire GBP/USD vers 1,3490

La paire GBP/USD a reculé mardi et évoluait autour de 1,3490 au moment de la rédaction. Elle cédait 0,33% sur la séance, les investisseurs réduisant leurs positions avant les décisions de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) et de la Banque d’Angleterre (BoE, banque centrale du Royaume-Uni) attendues cette semaine. La livre sterling a subi des ventes, l’incertitude persistant sur les prochaines décisions de la BoE. La banque devrait largement maintenir son taux directeur (le principal taux d’intérêt fixé par une banque centrale) à 3,75%, les dernières données d’inflation sous-jacente au Royaume-Uni (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) montrant des signes d’accalmie.

Perspectives de la Banque d’Angleterre

Les responsables devraient toutefois insister sur des risques inflationnistes à la hausse liés aux tensions durables sur les marchés mondiaux de l’énergie. Le gouverneur de la BoE, Andrew Bailey, a déclaré lors d’un événement du FMI (Fonds monétaire international) qu’il n’y avait pas d’urgence à changer de politique, en raison des incertitudes sur les perspectives et sur la manière dont les chocs énergétiques (hausse brutale des prix de l’énergie) se transmettent à l’économie britannique. Le dollar américain a été soutenu, l’indice du dollar (DXY, indicateur qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) progressant légèrement avant la décision de la Fed. La Fed devrait laisser ses taux inchangés dans une fourchette de 3,5% à 3,75% pour la quatrième réunion consécutive. Les marchés ont aussi suivi les tensions au Moyen-Orient et les perturbations d’approvisionnement en énergie, qui ont soutenu le dollar. La volatilité (ampleur des variations de prix) pourrait augmenter avant les annonces, les investisseurs surveillant les indications sur l’évolution future des taux. Avec un GBP/USD proche de 1,2450, les investisseurs réduisent le risque avant ces réunions majeures. Cette prudence pèse sur la paire.

Éléments à prendre en compte pour une stratégie de marché

Nous anticipons que la BoE maintienne son taux à 3,0%, alors que l’économie britannique montre peu de croissance. Les données d’inflation de mars 2026 ressortent à 2,8%, au-dessus de la cible de 2%, ce qui réduit la marge de manœuvre de la banque. De l’autre côté de l’Atlantique, la Fed fait face à une dynamique différente, l’inflation américaine étant remontée à 3,1%. Si la Fed devrait maintenir son taux à 3,25%, le marché intègre désormais une probabilité plus élevée d’une hausse d’ici l’été. Un ton ferme du président de la Fed renforcerait probablement nettement le dollar. Les tensions géopolitiques continuent de perturber les chaînes d’approvisionnement en énergie, ce qui dégrade l’appétit pour le risque (tendance des investisseurs à privilégier des actifs risqués). Dans ce contexte, le dollar est recherché comme valeur refuge (actif jugé plus sûr en période d’incertitude), ce qui accentue la pression sur des devises comme la livre. Dans les prochaines semaines, des stratégies visant à profiter d’un dollar plus ferme et d’une livre plus faible peuvent être envisagées. Acheter des options de vente (put, contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé, utile pour se couvrir ou miser sur une baisse) sur GBP/USD permet de se positionner sur une baisse potentielle tout en limitant le risque. Vendre des contrats à terme (futures, contrats standardisés pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) sur GBP/USD est une approche plus directe, mais elle exige une gestion stricte étant donné la volatilité attendue.

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