La livre sterling marque une pause près de ses sommets alors que l’élan s’essouffle, tandis que le yen se renforce après la décision de la Banque du Japon

La livre sterling a reculé face au yen mardi après la décision de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ). Le GBP/JPY s’échangeait près de 215,18, en baisse d’environ 0,27%, et est resté dans une fourchette observée depuis deux semaines. La BoJ a maintenu son taux directeur (le principal taux fixé par la banque centrale) à 0,75% par 6 voix contre 3, trois membres ayant soutenu un relèvement à 1,0%. Elle a relevé ses prévisions d’inflation (hausse durable des prix) et abaissé ses prévisions de croissance, en citant les risques liés à la guerre États-Unis–Iran et à la hausse des prix du pétrole.

Orientation de la BoJ et risques à court terme sur la croissance

Le gouverneur Kazuo Ueda a indiqué que la BoJ prévoit de continuer à relever les taux et d’ajuster son soutien à l’économie en fonction de l’activité, des prix et des conditions financières (accès au crédit et coût du financement). Il a aussi déclaré que la croissance pourrait ralentir sur l’exercice budgétaire 2026 en raison des tensions géopolitiques. Le yen s’est renforcé après la décision, mais le mouvement est resté limité car le coût élevé de l’énergie pèse sur le Japon, importateur de pétrole. L’écart de taux entre la Banque d’Angleterre (BoE) et la BoJ reste le facteur clé, la décision de la BoE étant attendue jeudi. Le GBP/JPY reste au-dessus des moyennes mobiles simples (SMA, moyennes des cours sur une période donnée) à 100 jours et 200 jours, ce qui maintient une tendance de court terme orientée à la hausse. Le RSI (indicateur de momentum qui mesure la force du mouvement des prix) est proche de 60 et s’oriente légèrement à la baisse, tandis que le MACD (indicateur de momentum basé sur l’écart entre deux moyennes mobiles) montre un affaiblissement de la dynamique haussière. Un support (zone où le cours a tendance à se stabiliser) se situe à 214,50 puis 213,00, ensuite sur la SMA 100 jours à 211,71 et la SMA 200 jours à 206,50. La résistance (zone où la hausse bute souvent) est à 216,00, avec des objectifs à 217,00 et 218,00 en cas de clôture au-dessus de 216,00.

Positionnement sur options avant un risque lié aux événements

Nous observons une consolidation du GBP/JPY près de ses plus hauts, ce qui incite à la prudence pour les prochaines semaines. Le maintien du taux de la BoJ à 0,75% avec un ton plus ferme (« hawkish », c’est-à-dire plus favorable à des hausses de taux) bloque temporairement la progression de la paire. Cela contraste avec l’attente du marché d’au moins deux hausses de taux supplémentaires de la BoE cette année pour freiner une inflation persistante. Le conflit États-Unis–Iran a porté le WTI (prix du pétrole américain de référence) au-dessus de 110 dollars le baril, un facteur important qui entretient l’inflation dans le monde. Au Royaume-Uni, les derniers chiffres du CPI (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) montrent une inflation toujours élevée à 4,1%, ce qui pousse la BoE à rester stricte. Dans ce contexte, détenir des positions acheteuses sur la livre peut sembler intéressant grâce au « carry trade » (stratégie consistant à financer une position dans une devise à faible taux et à investir dans une devise à taux plus élevé pour capter l’écart de taux). Cependant, des signes d’essoufflement apparaissent, avec des indicateurs comme le RSI qui montrent une divergence baissière (le prix monte mais l’indicateur ne confirme pas, signe d’affaiblissement). Cela suggère que l’engagement de la BoJ à normaliser sa politique (réduire le soutien exceptionnel et remonter les taux) gagne en crédibilité, rappelant les rallyes du yen observés fin 2025 après des avertissements similaires. Dans ce cadre, acheter des options de vente (put, qui prennent de la valeur si le cours baisse) à court terme avec des prix d’exercice sous le support 214,50 peut servir de couverture (protection) contre un retournement rapide. Compte tenu de la résistance technique à 216,00 et du ralentissement de la hausse, nous y voyons une opportunité de générer des revenus. Vendre des options d’achat (call, qui prennent de la valeur si le cours monte) avec un prix d’exercice à 217,00 ou plus peut profiter de l’érosion du temps (« time decay », la perte de valeur d’une option à l’approche de l’échéance) si la paire reste dans sa fourchette avant la décision de la BoE. Cette stratégie permet d’encaisser une prime (le prix payé pour l’option) en attendant une sortie plus nette. La réunion de la Banque d’Angleterre jeudi est le prochain catalyseur majeur susceptible de débloquer la situation. Un message plus ferme que prévu (« hawkish ») pourrait pousser la paire au-delà de 216,00. Les traders qui anticipent ce scénario peuvent envisager d’acheter des options d’achat à très courte échéance afin de viser un mouvement vers 218,00.

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TD Securities affirme que les enquêtes de la BCE auprès des consommateurs montrent une hausse des anticipations d’inflation à un et trois ans, orientant légèrement la politique vers un biais plus restrictif.

Les enquêtes de la BCE sur les anticipations des consommateurs ont fait état d’anticipations d’inflation plus élevées que prévu. Le chiffre à 1 an ressort à 4,0 %, contre 2,8 % attendu par le marché, et celui à 3 ans à 3,0 %, contre 2,6 %. Ces données suggèrent que l’inflation pourrait rester au-dessus des hypothèses précédentes au-delà du choc énergétique de la première année. Cela pourrait conduire la BCE à adopter un ton plus ferme lors de sa réunion du 30 avril.

Les anticipations d’inflation repartent à la hausse

L’article souligne que le marché du travail est moins tendu qu’en 2022, c’est-à-dire qu’il y a moins de pénuries de main-d’œuvre. Cela pourrait réduire le risque d’une inflation alimentée par les salaires, via des « effets de second tour » (quand la hausse des prix pousse à des hausses de salaires, qui renchérissent à nouveau les prix). L’incertitude persistante signifie que la BCE devrait rester très attentive aux nouvelles données publiées. Les anticipations d’inflation des ménages sont nettement supérieures à ce qui était attendu. La dernière enquête indique 4,0 % d’inflation anticipée à un an et 3,0 % à trois ans, bien au-dessus des prévisions. Cela nourrit la crainte que les tensions sur les prix s’installent dans la durée, au-delà de chocs temporaires. À l’approche de la réunion de la Banque centrale européenne du 30 avril, il faut se préparer à une communication plus « restrictive » (plus favorable à des taux élevés pour freiner l’inflation). Cela a déjà poussé les marchés à revoir les prix des contrats à terme sur taux d’intérêt (des instruments qui reflètent les anticipations de taux futurs), repoussant l’horizon d’éventuelles baisses de taux au-delà de 2027. Ce mouvement suggère que la politique monétaire pourrait rester plus stricte plus longtemps que prévu.

Se positionner pour une volatilité plus élevée

Cette incertitude est un signal clair d’un risque accru de volatilité (des variations de prix plus fortes) sur les actifs libellés en euros. On observe déjà une hausse de la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite du prix des options) sur les options EUR/USD. Les opérateurs peuvent alors envisager des stratégies qui profitent de mouvements plus amples. Des options comme les straddles ou les strangles (stratégies d’options visant à tirer parti de forts mouvements, à la hausse ou à la baisse) peuvent devenir plus attractives. Cependant, il faut aussi prendre en compte que le marché du travail n’est pas aussi tendu qu’au moment de la reprise post-pandémie de 2022. Le taux de chômage de la zone euro a récemment remonté à 6,7 %, ce qui peut réduire le risque d’une spirale salaires-prix (quand salaires et prix se renchérissent mutuellement). Ce mélange de signaux explique pourquoi la BCE restera très dépendante des prochaines statistiques. L’estimation rapide de l’inflation d’avril, ressortie à 3,1 % (une première estimation publiée avant les données définitives), va dans le sens de pressions sur les prix qui durent. Dans les semaines à venir, les positions sur produits dérivés (instruments financiers basés sur un actif, comme les options ou les contrats à terme) devraient être gérées en surveillant de près les données sur les salaires et les prochaines premières estimations d’inflation. Tout signe d’accélération des salaires pourrait déclencher un durcissement encore plus marqué de la part de la banque centrale.

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Les Émirats arabes unis annoncent leur départ de l’OPEP+, redessinant la dynamique du marché mondial de l’énergie et modifiant l’équilibre de l’offre pétrolière à l’échelle planétaire

Les Émirats arabes unis ont annoncé qu’ils quitteraient l’OPEP et l’OPEP+ le 1er mai, selon Reuters. Cette décision fait suite à un réexamen de leur stratégie énergétique. Elle intervient sur fond de tensions croissantes liées au conflit avec l’Iran. Les menaces visant le détroit d’Ormuz mettent sous pression les exportations du Golfe.

Risques liés au détroit d’Ormuz

Le détroit est un passage très étroit et stratégique (« goulot d’étranglement ») par lequel transite une part importante des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL, du gaz refroidi à l’état liquide pour être transporté par navire). Toute perturbation a déjà affecté des routes d’approvisionnement énergétique plus larges. La sortie des Émirats réduit le poids d’un groupe longtemps mené par l’Arabie saoudite. Elle pourrait accentuer les divisions sur les quotas de production (plafonds de production fixés entre pays) et l’orientation de la politique commune. Reuters indique que des responsables veulent un plan énergétique aligné sur des priorités nationales plus larges que le pétrole. L’agence relie aussi ce calendrier à des inquiétudes sur le soutien régional après plusieurs attaques durant le conflit. Sur les marchés, le WTI (pétrole américain de référence) a brièvement reculé vers 96 dollars après l’annonce, avant de remonter autour de 97,60 dollars, en hausse de 2,8% sur la séance.

Conséquences pour le trading et volatilité

Avec un départ des Émirats de l’OPEP+ au 1er mai, le marché pétrolier entre dans une phase d’incertitude élevée. Le rapport de force oppose, d’un côté, un possible excès d’offre (facteur baissier) si les Émirats augmentent leur production, et de l’autre, une prime de risque géopolitique (surcroît de prix lié au risque de conflit) très favorable aux prix en raison de l’Iran. Dans ce contexte, parier sur un seul sens du marché devient plus risqué, et la volatilité (ampleur des variations de prix) devient le facteur clé. Les Émirats pourraient ajouter rapidement plus d’un million de barils par jour, n’étant plus soumis aux quotas. Cela mettrait à l’épreuve la « capacité de réserve » (production supplémentaire mobilisable rapidement) d’environ 5 millions de barils par jour que l’EIA (Agence américaine d’information sur l’énergie) attribue au reste de l’OPEP. Un apport important pourrait limiter les hausses de prix si les tensions à Ormuz ne s’aggravent pas. Mais le risque sur le détroit d’Ormuz, par lequel passe près d’un cinquième du pétrole consommé chaque jour dans le monde, reste déterminant. Une interruption y prendrait immédiatement le dessus sur l’augmentation de production des Émirats et pourrait provoquer une forte envolée des prix. Un mécanisme comparable de prime de risque avait été observé en 2025 après les premiers affrontements, propulsant brièvement les prix au-dessus de 110 dollars. Le précédent de 2020, lors de la rupture au sein de l’OPEP+ et de la guerre des prix, rappelle aussi à quelle vitesse une politique coordonnée peut se transformer en concurrence pour gagner des parts de marché. À l’époque, les contrats à terme (futures, accords pour acheter/vendre à une date future) sur le WTI étaient même passés en territoire négatif. Même si la demande actuelle est plus solide, cet épisode montre que des mouvements extrêmes restent possibles. Dans ce cadre, des stratégies sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend du prix du pétrole, comme options et futures) peuvent viser la volatilité plutôt qu’un scénario directionnel. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite du prix des options) des options échéance juin et juillet s’envole, et l’indice OVX du CBOE (mesure de la volatilité attendue sur le pétrole) se rapproche de 50, un niveau rarement observé de façon durable depuis les turbulences de 2022. Acheter des options via un straddle (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice) ou un strangle (call et put avec des prix d’exercice différents) peut permettre de profiter d’un grand mouvement, quel qu’en soit le sens. L’écart Brent/WTI (différence de prix entre le Brent, référence internationale plus exposée au Moyen-Orient, et le WTI) est aussi à surveiller comme indicateur de stress. Historiquement, cet écart s’élargit lors des conflits au Moyen-Orient. Un écart qui se creuse signalerait que le marché attribue une probabilité plus élevée à un choc d’offre venant du Golfe.

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Prévisions à 0,2 % mais l’indice américain des prix des logements ressort inchangé (0 %) en février

L’indice des prix de l’immobilier aux États-Unis (variation mensuelle) est resté stable à 0 % en février. Ce chiffre est inférieur à la prévision de 0,2 %. La publication ne montre aucune variation d’un mois sur l’autre en février. L’écart avec la prévision est de 0,2 point de pourcentage.

Signal négatif sur le marché immobilier

L’absence de hausse de l’indice en février constitue un signal négatif important (autrement dit, un indicateur qui suggère une baisse à venir), alors que le marché anticipait encore une progression, même lente. Ce chiffre confirme que la politique monétaire restrictive mise en place en 2025 (c’est-à-dire des taux d’intérêt élevés décidés par la banque centrale pour freiner l’économie) pèse sur l’immobilier. Nous y voyons un indicateur avancé, c’est-à-dire un signal précoce d’un ralentissement économique plus large. Ce rapport s’ajoute à une série de données qui se dégradent : les mises en chantier de mars (début de construction de nouveaux logements) ont reculé de 4,2 %, et les permis de construire (autorisations administratives préalables) sont à un plus bas de 18 mois, à 1,39 million en rythme annualisé (niveau converti comme s’il se répétait sur un an). Avec un taux moyen de crédit immobilier sur 30 ans toujours au-dessus de 6,3 %, l’accessibilité se détériore (les ménages peuvent acheter moins cher à revenu égal), ce qui freine le marché. Cela ressemble davantage à une tendance qu’à un simple incident ponctuel. En 2022, un marché immobilier à l’arrêt avait rapidement pesé sur la confiance des ménages et sur des secteurs liés. Ce parallèle historique suggère une fragilité pour l’ameublement, les fournisseurs de matériaux de construction et les banques régionales exposées aux portefeuilles de prêts immobiliers (ensemble des crédits détenus). Nous anticipons des effets en chaîne dans l’économie. La probabilité d’une baisse des taux de la Réserve fédérale augmente avec cette publication. Les contrats à terme sur le taux des fed funds (instruments de marché qui reflètent les anticipations de taux directeurs) indiquent désormais 65 % de chances d’une baisse d’ici la réunion de septembre, contre 45 % la semaine dernière. On peut envisager de renforcer des positions longues sur des contrats à terme du Trésor américain (parier sur une hausse des prix des obligations) ou d’acheter des options d’achat (calls) sur des ETF obligataires comme TLT, afin de se positionner sur une baisse des rendements (taux).

Positionnement actions et produits dérivés

Sur les produits dérivés actions (instruments dont la valeur dépend d’un actif comme une action ou un indice), cette faiblesse de l’immobilier ouvre la voie à des positions baissières sur les secteurs les plus exposés. Nous envisageons l’achat d’options de vente (puts, pour se couvrir ou parier sur une baisse) sur des ETF de constructeurs comme XHB et ITB dans les prochaines semaines. En parallèle, vendre des spreads de calls hors de la monnaie (stratégie qui consiste à vendre un call et en acheter un autre plus éloigné, avec des prix d’exercice au-dessus du cours actuel) sur des ETF financiers peut offrir un profil rendement/risque intéressant, car l’activité de crédit pourrait ralentir.

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La hausse annuelle des prix des logements aux États-Unis, mesurée par l’indice S&P/Case-Shiller, a ralenti à 0,9% en février, contre 1,2% précédemment.

Les indices de prix des logements aux États-Unis S&P/Case-Shiller ont augmenté de 0,9% sur un an en février, après 1,2% lors de la précédente publication. Le ralentissement de la hausse des prix sur un an confirme un affaiblissement du marché immobilier. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent), ce refroidissement incite à anticiper davantage de volatilité (variations de prix plus fortes) dans les secteurs sensibles aux taux d’intérêt. Des stratégies baissières (parier sur une baisse) sur des ETF (fonds cotés en Bourse) de constructeurs immobiliers comme XHB et ITB peuvent être envisagées dans les prochaines semaines.

Housing Derivatives Volatility Signals

La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite du prix des options) des options sur les principaux constructeurs a déjà atteint un plus haut sur 90 jours, selon des données récentes du Cboe (place boursière américaine spécialisée dans les options). Les ratios put/call (rapport entre options de vente, utilisées pour se protéger ou miser sur une baisse, et options d’achat) ont nettement augmenté, signe que les investisseurs achètent des protections contre une nouvelle baisse. Une approche consiste à acheter des « put spreads » (combinaison d’options de vente: en acheter une et en vendre une autre à un prix d’exercice différent) pour limiter le risque tout en se positionnant sur un repli d’ici l’été. Ces chiffres ont aussi des implications pour le secteur financier, notamment les banques régionales très exposées aux prêts immobiliers (résidentiels et commerciaux). La Mortgage Bankers Association (association professionnelle du crédit immobilier) a indiqué la semaine dernière que les demandes de prêts hypothécaires pour des logements neufs ont encore reculé de 4% sur un mois, ce qui traduit une demande en baisse. Une stratégie possible consiste à acheter des options de vente sur l’ETF KRE (banques régionales), si les conditions de crédit (facilité d’obtenir un prêt) se durcissent. Le ralentissement complique la trajectoire de la Réserve fédérale, car le logement pèse sur l’inflation. Alors que l’indice core CPI (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) de mars 2026 restait élevé à 3,1%, la décélération du logement peut renforcer l’argument des membres les plus accommodants (favorables à des taux plus bas) pour marquer une pause dans les hausses de taux. Cette incertitude peut rendre intéressantes des positions sur des dérivés liés aux contrats à terme SOFR (taux de référence au jour le jour basé sur le coût des pensions livrées, utilisé pour anticiper les taux américains), afin de se couvrir contre des changements d’anticipations de politique monétaire. Début 2025, des signaux similaires de refroidissement des commandes de biens durables (achats de biens destinés à durer, comme les équipements) avaient été minimisés, avant un ralentissement marqué du secteur industriel au deuxième trimestre. Ces données immobilières paraissent du même ordre, suggérant que le marché sous-estime le risque d’un ralentissement économique plus large. Des couvertures (positions destinées à limiter les pertes) via des options d’achat sur le VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») peuvent être renforcées, celles-ci restant relativement abordables tant que le VIX reste sous 18.

Consumer Spending And Equity Hedges

Enfin, l’« effet de richesse » négatif (quand une stagnation ou baisse de la valeur du patrimoine réduit la consommation) lié à des prix immobiliers stagnants pourrait peser sur les dépenses des ménages. L’enquête de l’Université du Michigan sur le moral des consommateurs a déjà reculé vendredi à son plus bas niveau de l’année, citant des inquiétudes sur la valeur des actifs. Cela incite à la prudence sur les valeurs de consommation discrétionnaire (dépenses non essentielles) et peut conduire à vendre des « call spreads » (stratégie avec options: vendre une option d’achat et en acheter une autre, pour encadrer le risque) sur de grands distributeurs comme Home Depot.

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L’indice Redbook américain : la croissance annuelle accélère à 7,7 % en avril 2024, contre 6,7 % auparavant

L’indice Redbook des États-Unis (en glissement annuel, c’est-à-dire la variation sur un an) est monté à 7,7 % en avril 2024, contre 6,7 % lors de la précédente publication. Nous observons une hausse marquée de l’indice Redbook, en progression d’un point à 7,7 % sur un an. Cela suggère que les dépenses des ménages restent étonnamment solides, un élément que la Réserve fédérale (la banque centrale américaine) ne négligera pas. Cette vigueur contredit l’idée d’un ralentissement suffisant de l’économie pour justifier des baisses de taux à court terme.

Vigueur du commerce de détail et implications pour la politique monétaire

Ces bonnes données de ventes au détail s’inscrivent dans la continuité d’autres indicateurs récents. Le dernier rapport sur l’emploi de mars 2026 a montré une hausse de 260 000 emplois salariés (les « payrolls », c’est-à-dire le nombre d’emplois dans les entreprises, hors secteur agricole), et l’inflation sous-jacente (l’inflation « core », qui exclut les prix très volatils comme l’énergie et l’alimentation) est restée au-dessus de l’objectif de la Fed, à 3,4 % le mois dernier. Ensemble, ces signaux indiquent que les pressions inflationnistes de fond ne diminuent pas aussi vite que le marché l’espérait. En conséquence, il faut revoir les anticipations sur la prochaine décision de la Fed, la probabilité d’une baisse de taux cet été se réduisant nettement. Les marchés de produits dérivés (des contrats financiers dont le prix dépend d’un actif ou d’un taux de référence) commencent déjà à l’intégrer, avec une baisse sensible des contrats à terme SOFR les plus proches de l’échéance (SOFR : taux de référence au jour le jour basé sur les opérations de financement garanties en dollars ; « front-month » : l’échéance la plus proche). Dans ce contexte de taux « plus élevés plus longtemps », certains peuvent envisager des positions adaptées, par exemple l’achat d’options de vente (« puts », qui donnent le droit de vendre à un prix fixé) sur des contrats à terme de bons du Trésor américain (Treasury notes). Cette configuration rappelle l’automne 2025, quand le marché avait anticipé trop vite plusieurs baisses de taux. À l’époque, des données de consommation solides avaient entraîné un ajustement rapide des attentes vis-à-vis de la Fed. Un regain de ton plus restrictif (« hawkish », c’est-à-dire une orientation favorable à des taux élevés pour lutter contre l’inflation) pourrait réapparaître, porté par la résilience du consommateur. Pour les intervenants sur les indices actions, le tableau se complique : la solidité économique se heurte à une politique monétaire plus restrictive. Les secteurs sensibles aux taux, comme la technologie et les valeurs de croissance, pourraient continuer à sous-performer, notamment via des instruments comme les options sur le QQQ (ETF répliquant le Nasdaq-100). Des stratégies d’options visant à limiter le risque de baisse sur le S&P 500, comme l’achat de « put spreads » (combinaison de deux options de vente afin de réduire le coût, en échange d’un gain maximal plafonné), peuvent être envisagées, car la volatilité (l’ampleur des variations de prix) pourrait augmenter.

Se positionner pour des taux plus élevés

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Danske Research : la BoJ maintient ses taux à 0,75 % sur un vote serré (6-3), laissant entrevoir un relèvement cet été

La Banque du Japon a maintenu son taux directeur à 0,75 % par 6 voix contre 3. Ce vote plus serré renforce l’idée d’une hausse possible en juin ou pendant l’été. Lors des réunions de mars et de janvier, seul Takata Hajime avait voté pour une hausse. Ce dernier résultat a conduit les marchés à intégrer environ 54 % de probabilité d’un mouvement cet été.

Prévisions révisées de croissance et d’inflation

Le nouveau rapport de perspectives a relevé la croissance du PIB (produit intérieur brut, c’est-à-dire la valeur totale de la production de biens et services) de 0,5 point de pourcentage pour l’exercice 2026 et de 0,1 point pour l’exercice 2027. Il a aussi revu à la hausse l’inflation hors produits alimentaires frais et énergie (une mesure dite « sous-jacente », utilisée pour mieux voir la tendance de fond) de 0,4 point pour 2026 et de 0,5 point pour 2027. Le rapport indique que les facteurs liés à l’énergie pèsent davantage sur l’inflation que sur l’activité économique. Après la décision, les rendements des JGB (obligations d’État japonaises) ont légèrement augmenté et le yen s’est apprécié. Nous estimons que le vote plus partagé (6–3) pour le statu quo envoie un signal clair d’une hausse possible cet été. Le marché réagit déjà, avec un yen plus fort et des rendements des obligations d’État japonaises en hausse. Cette orientation plus « restrictive » (une banque centrale qui se montre plus encline à relever les taux) suggère que ces mouvements pourraient se renforcer dans les prochaines semaines.

Se positionner face à une Banque du Japon plus restrictive

Nous voyons le yen se renforcer face au dollar, la paire USD/JPY testant désormais le niveau de 160. Avec une inflation sous-jacente récente à 2,9 %, nettement au-dessus de l’objectif de la banque centrale, nous pensons que la pression baissière sur USD/JPY pourrait se poursuivre. Cela peut conduire certains investisseurs à envisager des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici une devise), par exemple l’achat d’options d’achat sur le yen (call JPY : droit d’acheter du yen à un prix fixé à l’avance) pour profiter d’une appréciation supplémentaire. Le rendement du JGB à 10 ans est déjà monté au-delà de 1,10 % après l’annonce, un niveau inédit depuis plus de dix ans. Si le marché intègre pleinement une hausse de taux, les rendements pourraient continuer de monter, ce qui implique une baisse des prix des obligations (les prix des obligations évoluent en sens inverse des rendements). Les investisseurs peuvent utiliser des contrats à terme sur taux (futures : contrats standardisés pour acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) afin de se positionner sur ce recul attendu des prix obligataires. C’est un changement notable par rapport à 2025, quand les investisseurs doutaient de la volonté de la Banque du Japon de resserrer sa politique, ce qui maintenait le yen faible. La division interne révélée par le vote renforce l’idée qu’un changement de cap est proche. L’incertitude sur le calendrier exact, avec une probabilité de 54 % pour un mouvement estival, devrait accroître la volatilité (l’ampleur des variations de prix). Dans ce contexte, les options (contrats donnant un droit, et non une obligation, d’acheter ou de vendre) sont utiles pour exprimer un scénario tout en limitant le risque. La hausse de la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite des prix des options) sur le marché des changes pourrait rendre des stratégies comme l’achat d’options de vente sur USD/JPY (put : droit de vendre la paire à un prix fixé) pertinentes pour les prochaines semaines.

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Commerzbank : Antje Praefcke anticipe la confirmation de Kevin Warsh à la présidence de la Fed en mai, en remplacement de Jerome Powell à la mi-mois

Un sénateur de la commission bancaire a retiré son objection à la nomination de Kevin Warsh à la présidence de la Fed (banque centrale des États‑Unis) après l’abandon, par le ministère de la Justice, d’une enquête pénale sur des travaux de construction dans le bâtiment de la Fed impliquant Jerome Powell. Ce revirement devrait permettre à la commission bancaire d’approuver demain la nomination de Kevin Warsh. Après le vote en commission, Kevin Warsh pourrait être confirmé par le Sénat début mai, voire dès la semaine prochaine, et remplacer Jerome Powell à la mi‑mai. Le rapport entretient l’incertitude sur le point de savoir si Jerome Powell resterait au Conseil des gouverneurs de la Fed (organe de décision) après un changement de président.

Conséquences pour les marchés d’une transition à la tête de la Fed

Le rapport souligne une inflation élevée (hausse durable des prix) et s’interroge sur la possibilité que Kevin Warsh soutienne des baisses de taux plus tôt. Il évoque aussi la pression du président américain et les inquiétudes sur l’indépendance de la Fed à long terme (sa capacité à décider sans consignes politiques). Les économistes de Commerzbank prévoient une première baisse du taux directeur (taux de référence de la banque centrale) vers la fin de l’année, suivie de deux autres baisses en 2027. L’article indique avoir été rédigé avec l’aide d’un outil d’IA et relu par un éditeur.

Volatilité des taux et positionnement

Le marché n’intègre actuellement qu’une probabilité de 50% d’une seule baisse de taux d’ici fin 2026, d’après les contrats à terme SOFR (prix de marché donnant une indication des taux futurs à partir du taux SOFR, un taux de référence au jour le jour aux États‑Unis). Si l’on pense qu’une Fed dirigée par Kevin Warsh céderait davantage aux pressions, le pari devient celui de taux plus bas plus tard cette année. Cela peut se faire via l’achat de contrats à terme SOFR décembre 2026 ou mars 2027, qui prennent de la valeur si le marché anticipe des baisses de taux plus rapides ou plus nombreuses. Un changement de ton plus accommodant (politique monétaire plus favorable à la baisse des taux) affaiblirait en général le dollar et soutiendrait les obligations. L’indice du dollar (DXY, indicateur mesurant le dollar face à un panier de grandes devises) est resté solide au‑dessus de 106 ce trimestre, mais cette vigueur pourrait s’inverser si les anticipations de baisse de taux s’accélèrent avec une nouvelle direction. On peut alors envisager des options d’achat (call, droit d’acheter à un prix fixé) sur des ETF obligataires comme TLT, ou des options de vente (put, droit de vendre à un prix fixé) sur le dollar face aux autres grandes monnaies.

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En avril, la moyenne sur quatre semaines de la variation de l’emploi ADP aux États-Unis a reculé à 39,3 k, après 54,8 k précédemment.

La moyenne sur quatre semaines de la variation de l’emploi ADP aux États-Unis a reculé à 39,3K au 4 avril. Elle était de 54,8K sur la période précédente. Cela représente une baisse de 15,5K entre les deux mesures. Cet indicateur correspond à une moyenne sur quatre semaines de l’évolution de l’emploi mesurée par ADP (un estimé privé des créations d’emplois dans le secteur privé).

L’élan du marché du travail s’affaiblit

Les dernières données ADP montrent un net ralentissement des créations d’emplois, la moyenne sur quatre semaines retombant à 39,3K. C’est la lecture la plus faible de l’année et un signal clair de perte de dynamisme du marché du travail. Cela va à l’encontre du ton « restrictif » de la Réserve fédérale (position consistant à maintenir des taux élevés pour freiner l’inflation), d’autant que le dernier rapport CPI de mars (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) a montré une inflation toujours élevée à 3,1%. Pour les investisseurs en actions, la situation devient délicate: la perspective de baisses de taux plus tôt s’oppose au risque croissant de ralentissement économique. Cette tension se reflète dans la volatilité des marchés, avec l’indice VIX (baromètre de la volatilité attendue sur le S&P 500) en hausse de plus de 15% ce mois-ci à 19,5, son niveau le plus élevé depuis les tensions bancaires régionales observées en 2025. Dans ce contexte, des stratégies d’options visant à tirer parti de fortes variations de cours, comme un « straddle » sur le SPX (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente avec le même prix d’exercice, pour profiter d’un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre), peuvent paraître plus adaptées que des paris directionnels simples. La réaction la plus directe pourrait venir du marché des taux, où les contrats à terme (instruments qui permettent d’acheter ou vendre un actif à une date future à un prix fixé) intègrent désormais 65% de probabilité d’une baisse de taux d’ici la réunion du FOMC de septembre (comité de la Fed qui décide des taux). Avant cette publication, le marché n’impliquait pas 30%, ce qui traduit un changement rapide de perception. Les opérateurs peuvent envisager un positionnement sur des rendements en baisse via des contrats à terme SOFR (taux de référence au jour le jour en dollars, utilisé pour les produits de taux) ou via des options d’achat sur des contrats à terme sur obligations du Trésor (pari sur la hausse du prix de l’obligation, donc sur la baisse des rendements).

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Selon Pesole, le pétrole et les tensions soutiennent légèrement le dollar, mais les actions et les flux de fin de mois limitent les gains

La hausse des prix du pétrole et l’incertitude géopolitique n’apportent qu’un soutien limité au dollar américain. La bonne tenue des actions américaines et les flux de fin de mois ont pesé sur le dollar. Les actions américaines résistent, tandis que les baisses des marchés actions dans le reste du monde restent limitées. L’EUR/USD et les autres paires en dollar réagissent actuellement davantage aux marchés actions mondiaux qu’aux prix du pétrole ou aux écarts de taux d’intérêt (différence entre les rendements des taux directeurs et des obligations entre deux pays). Les flux de fin de mois devraient peser sur le dollar, du fait de la surperformance des actions américaines en avril. Si ces flux s’estompent dans les prochains jours et si les négociations dans le Golfe ne montrent pas d’avancées concrètes, les gains du dollar pourraient s’amplifier. Les devises de matières premières plus « risquées » (devises très sensibles à la conjoncture et à l’appétit pour le risque), comme le dollar australien et le dollar canadien, ont été privilégiées. L’attention se porte sur les données de confiance des consommateurs, tandis que l’approche de la décision du FOMC (comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine) et les résultats d’Alphabet, Microsoft, Amazon et Meta pourraient limiter les mouvements brusques sur les paires en dollar. Malgré des prix du pétrole élevés et une incertitude mondiale qui devraient normalement favoriser le dollar, celui-ci n’a, pour l’instant, reçu qu’un soutien limité. La raison principale est la solidité des actions américaines : le S&P 500 s’est repris après son creux de mi-mois et repasse en hausse. Le marché réagit aujourd’hui plus fortement aux actions mondiales qu’au pétrole, pourtant maintenu au-dessus de 85 dollars le baril. Autre facteur important : les flux de fin de mois, qui freinent le dollar. Comme les actions américaines ont fait mieux que les actions du reste du monde en avril, les gérants de portefeuille vendent probablement des dollars pour rééquilibrer leurs portefeuilles (ajuster les poids des actifs après des performances différentes). Cette pression « technique » (liée aux mouvements de portefeuille, pas à l’économie) masque sans doute des facteurs de fond plus favorables au dollar. Nous pensons que les gains du dollar pourraient s’accélérer lorsque ces flux de fin de mois se dissiperont dans les prochains jours. Les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme des contrats à terme ou des options) peuvent se préparer à ce changement en cherchant des positions qui profitent d’un dollar plus fort en mai. En l’absence d’avancées concrètes dans les négociations géopolitiques, le scénario le plus probable reste une hausse du dollar. Un schéma similaire a été observé au printemps 2025 : un marché actions solide a plafonné la progression du dollar pendant près d’un mois, avant une forte hausse. Cela montre que ces divergences liées aux actions ne durent pas. En général, une fois les flux temporaires dissipés, les facteurs de fond reprennent le dessus. Pour aujourd’hui, la prudence s’impose alors que les marchés attendent la décision du FOMC demain et les résultats des grandes valeurs technologiques. Les derniers chiffres de confiance des consommateurs sont ressortis légèrement sous les attentes, à 97,0, ce qui peut aussi limiter les mouvements sur les principales paires de devises.

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