Chris Wright : le président Trump privilégie la conclusion d’un accord approprié avec l’Iran, lors de la séance européenne

Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a déclaré mardi, pendant la séance européenne, que le président Donald Trump est concentré sur l’obtention d’un accord adéquat avec l’Iran. M. Wright a indiqué que l’Iran ne dispose pas d’une grande capacité de stockage (c’est‑à‑dire peu de place pour conserver du pétrole avant de le vendre). Il a aussi précisé que les États‑Unis n’envisagent pas d’interdire les exportations de produits énergétiques américains (vente de pétrole, gaz et carburants à l’étranger).

Impact de marché d’un éventuel accord États‑Unis–Iran

Il a ajouté que les États‑Unis annonceront mardi en Europe des accords « historiques ». Ces propos ont été rapportés par Sagar Dua. La perspective d’un nouvel accord États‑Unis–Iran accroît l’incertitude et crée un scénario « tout ou rien » pour les prix du pétrole (un résultat binaire: accord ou échec, avec des effets opposés). En cas d’accord, plus de 1,5 million de barils par jour d’offre iranienne officielle pourraient revenir rapidement sur un marché déjà très tendu (faible marge entre offre et demande). Les opérateurs doivent donc s’attendre à une volatilité élevée (variations rapides et fortes des prix) dans les prochaines semaines. Si un accord est conclu, une baisse marquée des prix du brut est probable. La capacité de stockage limitée de l’Iran l’obligerait à écouler rapidement son pétrole, créant un excès d’offre (surabondance temporaire) susceptible de ramener le Brent vers les plus bas observés en 2025. Les intervenants sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend du prix du pétrole, comme les options et contrats à terme) peuvent envisager d’acheter des options de vente (« puts », qui gagnent de la valeur quand le prix baisse) ou de prendre des positions vendeuses (parier sur la baisse) pour se couvrir contre ce risque. À l’inverse, si les discussions s’enlisent ou échouent, l’attention du marché reviendrait à la rareté actuelle de l’offre. Les dernières données de l’Energy Information Administration, l’agence statistique américaine de l’énergie, montrent que les stocks mondiaux restent sous leur moyenne sur cinq ans, ce qui soutiendrait les prix si l’arrivée d’une nouvelle offre disparaît. Dans ce cas, conserver des options d’achat (« calls », qui gagnent de la valeur quand le prix monte) peut servir de couverture contre un échec diplomatique.

Comment les traders peuvent aborder la volatilité

Le marché intègre déjà ces mouvements, l’indice de volatilité du pétrole brut de la CBOE (OVX, un indicateur des fluctuations attendues implicites dans les prix des options) ayant progressé de plus de 15% ce mois‑ci. Ce contexte favorise des stratégies fondées sur la volatilité, comme le « straddle » acheteur (acheter simultanément un call et un put au même prix d’exercice, pour profiter d’un mouvement important dans un sens ou dans l’autre). L’objectif est de se positionner pour une sortie nette de la fourchette actuelle de prix (zone où les cours oscillent sans tendance claire). Il faut aussi tenir compte du fait que les États‑Unis n’interdiront pas leurs propres exportations d’énergie, ce qui limite la hausse possible des prix. La production américaine restant élevée, proche du record de 13,3 millions de barils par jour atteint l’an dernier, cette offre peut atténuer toute flambée des cours. Ainsi, une hausse reste possible, mais son potentiel paraît plus limité que le risque de baisse en cas d’annonce d’un accord.

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La production industrielle indienne de mars a été inférieure aux prévisions, affichant une hausse de 4,1 % contre 4,2 % attendu.

La production industrielle de l’Inde a augmenté de 4,1 % en mars, contre 4,2 % attendu. Ces chiffres indiquent une croissance légèrement plus faible que prévu. L’écart entre le résultat publié et le consensus est de 0,1 point de pourcentage.

Un chiffre inférieur aux attentes qui signale un ralentissement

Le chiffre de production industrielle de mars, à 4,1 %, est légèrement décevant par rapport aux 4,2 % anticipés. Cela suggère une petite perte de vitesse de l’économie à l’approche du nouvel exercice budgétaire. Il faut donc se préparer à une courte phase de prudence et à un risque de baisse. À court terme, ces données peuvent peser sur l’indice Nifty 50 (principal indice boursier indien). Dans ce contexte, des options de vente de protection (« put » : contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé, utilisé pour limiter une perte) peuvent être une stratégie adaptée. Lors d’épisodes comparables de craintes de ralentissement en 2025, les marchés ont souvent surréagi au début avant de se stabiliser. Les investisseurs étrangers montrent déjà des signes de prudence, comme lorsqu’ils avaient retiré au total 3 milliards de dollars nets des actions en janvier 2024, sur fond d’inquiétudes mondiales. Un ralentissement économique peut aussi affaiblir la roupie indienne. Cela ouvre une opportunité sur des futures USD/INR à l’achat (contrats à terme : accord d’acheter ou vendre une devise à une date future et à un prix fixé ; être « long » signifie parier sur une hausse du taux USD/INR, donc sur une roupie plus faible). La Reserve Bank of India (banque centrale) pourrait être amenée à adopter un ton plus favorable à la croissance, ce qui pèse en général sur la monnaie. Parier sur une roupie plus faible peut ainsi servir de couverture (position destinée à réduire le risque) pour des investissements en actions exposés à l’économie domestique. La volatilité implicite (niveau de variations anticipé par le marché, déduit du prix des options), mesurée par l’India VIX (indice de volatilité des actions indiennes), évoluait autour d’un niveau bas, proche de 12. Cette annonce pourrait toutefois la faire remonter. Nous suivrons de près le PMI manufacturier d’avril (indice basé sur des enquêtes auprès des entreprises, au-dessus de 50 = expansion, en dessous de 50 = contraction) afin de déterminer s’il s’agit d’un simple à-coup ou d’une tendance. Un PMI plus faible confirmerait une approche plus défensive (réduction du risque) pour mai.

Principaux signaux à surveiller

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La production manufacturière indienne a ralenti à 4,3 % en mars, contre 6 % précédemment

La production manufacturière de l’Inde a progressé de 4,3 % en mars, contre 6 % lors de la période précédente. Cela traduit un ralentissement de la croissance en mars par rapport au chiffre antérieur. Aucun autre détail n’a été communiqué.

Implications de marché pour les actions

Le ralentissement de la production manufacturière à 4,3 % en mars accroît le risque de faiblesse à court terme du marché actions. Les valeurs industrielles et bancaires, sensibles au cycle économique, pourraient sous-performer. Cela plaide pour une approche prudente sur les dérivés actions. Nous envisageons d’acheter des options de vente (« put options », contrats qui prennent de la valeur si l’indice baisse) sur le Nifty 50, avec échéances mai ou juin, afin de couvrir nos portefeuilles contre un possible repli. Le PMI manufacturier S&P Global pour l’Inde en avril confirme le refroidissement : il recule à 57,5 contre 59,1 en mars. Le PMI (indice des directeurs d’achat, indicateur avancé de l’activité ; au-dessus de 50 = expansion) renforce l’hypothèse d’une correction. Ces données influencent aussi notre lecture de la roupie indienne. Une croissance plus lente peut réduire les flux d’investissements étrangers, ce qui pèse sur la devise. Nous regardons donc l’achat d’options d’achat (« call options », contrats qui prennent de la valeur si le taux de change monte) sur USD/INR pour profiter d’une possible dépréciation de la roupie face au dollar. Le ralentissement modifie également les anticipations de taux, en augmentant la probabilité d’une baisse future des taux par la Reserve Bank of India. En 2025, la RBI est restée restrictive (politique « hawkish » : priorité à la lutte contre l’inflation via des taux élevés), mais le risque sur la croissance pourrait réorienter sa priorité. Nous voyons un intérêt dans les swaps de taux d’intérêt (contrats d’échange de paiements d’intérêts, souvent utilisés pour se positionner sur une baisse ou une hausse des taux) qui misent sur une baisse des taux au second semestre. Cette lecture est confortée par la dernière inflation de détail de mars, ressortie à 4,7 %, dans la fourchette de tolérance de la RBI.

Stratégie taux et perspectives de politique monétaire

Avec une inflation maîtrisée et une croissance qui devient un sujet, la banque centrale dispose de davantage de marge pour adopter une politique accommodante (plus favorable à la croissance, généralement via des taux plus bas). Se positionner sur une baisse des taux au moyen de contrats à terme sur obligations (« bond futures », instruments permettant de parier sur la hausse des prix des obligations donc la baisse des taux) ou de swaps apparaît cohérent.

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La production industrielle cumulée de l’Inde reste stable, affichant une croissance de 4,1 % en mars, inchangée par rapport aux chiffres précédents

La production industrielle cumulée de l’Inde est restée à 4,1 % en mars, selon les données officielles de l’indice. Cela ne montre aucun changement par rapport au rythme cumulé communiqué précédemment. Cette mise à jour concerne l’Indice de la production industrielle (IIP), un indicateur qui mesure la production des principaux secteurs. La lecture de mars maintient la croissance cumulée à 4,1 % sur la période considérée.

La croissance industrielle semble se stabiliser

Le maintien à 4,1 % en mars suggère que la dynamique économique pourrait plafonner, ce qui remet en cause le récit de forte croissance récemment intégré dans les valorisations boursières (prix jugés élevés car fondés sur des anticipations de croissance). Nous y voyons le signe que la phase de reprise post-2025 arrive à maturité et fait face à des freins. Cela pourrait limiter le potentiel de hausse des grands indices à court terme. Ces données vont dans le sens du ralentissement observé au trimestre de décembre 2025, qui affichait une croissance plus élevée de 5,2 %. Avec une inflation sous-jacente (hausse des prix hors éléments très variables comme l’énergie et l’alimentaire) toujours proche de 4,8 %, la Reserve Bank of India (RBI, banque centrale) devrait éviter de baisser ses taux lors de sa réunion de politique monétaire en juin. Cela réduit la marge pour un soutien à l’économie par la baisse des taux à court terme. Nous pensons que cette absence d’accélération maintiendra l’indice NIFTY 50 (principal indice boursier indien) dans une fourchette, probablement entre 25 200 et 26 000 dans les prochaines semaines. La volatilité implicite (niveau de variations anticipé par le marché, déduit des prix des options) sur les options d’indice pourrait diminuer, ouvrant une possibilité d’acheter des straddles ou des strangles (stratégies d’options visant un mouvement marqué, à la hausse ou à la baisse). Cette approche permet de se positionner sur une rupture de prix dans un sens ou dans l’autre une fois une tendance plus claire apparue après la réunion de la RBI. Au sein du marché, nous anticipons une sous-performance des secteurs sensibles aux taux d’intérêt et des secteurs cycliques (liés au cycle économique), comme les biens d’équipement et l’automobile. Lors de ralentissements similaires en 2024, ces segments avaient été parmi les premiers à subir des prises de bénéfices (ventes après hausse pour sécuriser des gains). Vendre des options d’achat hors la monnaie (prix d’exercice au-dessus du cours, donc moins susceptible d’être exercée) sur certains ETF (fonds cotés en Bourse) industriels et bancaires peut être une manière de générer des revenus tout en se protégeant contre un potentiel de hausse limité.

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NZD/USD se maintient près de 0,5890, la demande de valeurs refuges soutenant le dollar sur fond de pourparlers de paix États-Unis-Iran au point mort

NZD/USD est repassé sous 0,5900 après deux séances de hausse et s’échangeait proche de 0,5890 pendant la séance européenne de mardi. La paire a reculé, car le dollar américain a progressé grâce à une demande plus forte de « valeur refuge » (un actif recherché en période d’incertitude), liée à l’enlisement des discussions de paix entre les États-Unis et l’Iran. La position américaine a été décrite comme refusant d’accepter la proposition de l’Iran visant à rouvrir le détroit d’Ormuz sans conditions supplémentaires. D’autres déclarations ont indiqué qu’un accord ne couvrant pas le programme nucléaire iranien aurait peu de chances d’aboutir, tandis que l’Iran a proposé de rouvrir Ormuz si les États-Unis lèvent leur blocus et mettent fin à la guerre, en reportant les discussions sur le nucléaire.

Soutien du dollar grâce à la demande de valeur refuge

Le dollar américain a aussi été soutenu par l’idée que les taux d’intérêt américains pourraient rester élevés plus longtemps. La Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) devrait largement laisser inchangée mercredi, lors de sa réunion d’avril, la fourchette cible des fed funds (le principal taux directeur américain) à 3,50%–3,75%, ce qui marquerait une troisième pause consécutive. En Nouvelle-Zélande, la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ, la banque centrale) est décrite comme restant prudente, voire prête à durcir sa politique monétaire (c’est-à-dire relever les taux) pour ramener l’inflation vers 2% (son niveau central). Les marchés intègrent une hausse de taux en mai après un chiffre d’inflation du premier trimestre plus élevé que prévu, avec des pressions sur les prix attendues en hausse au deuxième trimestre à cause du renchérissement de l’énergie. Le dollar néo-zélandais est influencé par la conjoncture locale, la politique de la banque centrale, l’économie chinoise et les prix des produits laitiers. Il a aussi tendance à évoluer avec l’appétit ou l’aversion pour le risque sur les marchés mondiaux, ainsi qu’avec l’écart de taux entre la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. Le bras de fer actuel sur NZD/USD autour de 0,5890 crée un conflit clair pour les prochaines semaines. Un climat d’aversion au risque, alimenté par l’impasse des discussions États-Unis–Iran, renforce le dollar et pèse sur la paire. Mais cela va à l’encontre de l’anticipation par le marché d’une hausse de taux de la RBNZ le mois prochain.

RBNZ, Fed et volatilité à venir

Nous jugeons crédible la posture restrictive (c’est-à-dire orientée vers des taux plus élevés pour ralentir l’inflation) de la RBNZ, surtout après une inflation du premier trimestre ressortie élevée à 4,0%. Ce niveau, qui rappelle les pressions persistantes observées début 2025, rend une hausse de taux en mai difficile à éviter. Les prix des produits laitiers, également favorables — l’indice Global Dairy Trade (un indicateur de référence des prix laitiers aux enchères) ayant gagné plus de 5% depuis février — semblent aussi sous-estimés par le marché. L’attention se porte désormais sur la décision de la Fed demain, où nous anticipons un maintien des taux. Même si le marché intègre fortement des baisses plus tard cette année, cela ressemble à l’excès d’optimisme observé fin 2024 avant que la Fed ne repousse ces attentes. Un statu quo accompagné d’un ton ferme (signalant que les taux pourraient rester élevés) pourrait faire retomber ces anticipations et pousser le dollar à la hausse de manière plus générale. La situation est compliquée par la récente amélioration en Chine, avec l’indice Caixin PMI manufacturier (un indicateur d’activité du secteur industriel; au-dessus de 50, il signale une expansion) resté en zone d’expansion au-dessus de 52,0 pour un deuxième mois consécutif. Cet écart entre des données plutôt positives liées à la Nouvelle-Zélande et un climat mondial défavorable au risque suggère que la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) est sous-évaluée. Nous pensons que des stratégies sur options profitant d’un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre — comme le « straddle » acheteur (acheter simultanément une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice, pour gagner si le marché bouge fortement) — devraient être envisagées avant les prochaines réunions de banques centrales.

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En Italie, l’indice des prix à la production (IPP) a progressé de 4,4 % sur un mois en mars, effaçant le recul de 0,4 % enregistré en février.

L’indice des prix à la production (PPI, c’est-à-dire les prix facturés à la sortie des usines, avant l’arrivée chez le distributeur) en Italie a progressé de 4,4 % sur un mois en mars. Cela fait suite à une baisse de 0,4 % lors de la période précédente. Cette dernière publication marque un passage d’une baisse à une hausse. Elle indique une accélération des hausses de prix au niveau des producteurs en mars.

Choc sur les prix à la production et signal pour l’inflation

La hausse de 4,4 % sur un mois des prix à la production en Italie constitue un choc important, d’autant plus si le marché attendait une baisse. Elle inverse la tendance récente de ralentissement des prix observée sur une grande partie de 2025, lorsque les prix à la production étaient souvent stables ou en recul. Une telle hausse des coûts « sortie d’usine » (prix départ usine) n’avait plus été observée depuis la flambée des prix de l’énergie en 2022, ce qui suggère une reprise de l’inflation. Ces données compliquent la position prudente de la Banque centrale européenne (BCE, la banque centrale de la zone euro). Elles rendent des baisses de taux directeurs (les taux d’intérêt fixés par la BCE, qui influencent le coût du crédit) peu probables à court terme. Le marché pourrait alors anticiper une BCE plus stricte (« hawkish », c’est-à-dire plus favorable à des taux élevés pour freiner l’inflation). Cela peut se refléter dans les contrats à terme sur taux (produits financiers qui permettent de parier sur l’évolution des taux), notamment ceux liés au Bund allemand (obligation d’État allemande de référence) et au BTP italien (obligation d’État italienne). Les responsables de la BCE disent agir en fonction des données (« data-dependent » : décisions guidées par les statistiques), et cette publication pèse dans ce sens. Pour les actions, cette pression inflationniste est défavorable : un financement plus cher et des coûts de production plus élevés réduisent les marges des entreprises. Les grands indices européens, comme l’Euro Stoxx 50 (indice des principales grandes capitalisations de la zone euro), pourraient en souffrir. Des stratégies baissières via des contrats à terme sur indices (produits permettant de prendre position sur un indice) ou l’achat d’options de vente (« put », droit de vendre à un prix fixé) permettent d’exprimer ce scénario. Sur le marché des changes (Forex, marché des devises), la publication est plutôt favorable à l’euro : des anticipations de taux plus élevés soutiennent souvent une monnaie. L’an dernier, l’euro s’était affaibli lorsque l’inflation en zone euro avait ralenti plus vite qu’aux États-Unis ; ce mouvement pourrait se retourner. Des positions acheteuses sur l’euro face au dollar peuvent être envisagées, par exemple via des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) sur EUR/USD pour limiter le risque. Une surprise de cette ampleur accroît l’incertitude et peut augmenter la volatilité (l’ampleur des variations de prix). Le VSTOXX, indice qui mesure la volatilité implicite de l’Euro Stoxx 50 (volatilité déduite des prix des options, donc la nervosité anticipée du marché), évolue autour de 14, un niveau qui peut paraître faible face à ce nouveau risque inflationniste. Des positions acheteuses sur la volatilité, via des contrats à terme sur volatilité, ou des stratégies d’options comme le straddle (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice pour miser sur un fort mouvement, sans anticiper le sens) peuvent en bénéficier.

Positionnement face à une volatilité plus élevée

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En mars, les prix à la production en Italie ont augmenté de 4,2 % en rythme annuel, inversant la baisse précédente de 2,7 %.

L’indice des prix à la production (prix facturés par les fabricants aux entreprises, avant la vente aux consommateurs) en Italie a augmenté de 4,2 % sur un an en mars. Il était à -2,7 % sur un an sur la période précédente. Ce changement marque un passage d’une baisse annuelle des prix à une hausse annuelle des prix pour les producteurs. Les chiffres comparent mars au même mois un an plus tôt.

Les prix à la production en Italie signalent un retournement de l’inflation

Le basculement des prix à la production en Italie, d’une baisse des prix à une hausse marquée, constitue un signal d’alerte pour la zone euro. Il indique que les coûts de production augmentent nettement et pourraient se répercuter sur les prix payés par les ménages. Cette publication est d’autant plus significative que le Brent (prix de référence du pétrole) évolue au-dessus de 95 dollars le baril depuis un mois, ce qui traduit des inquiétudes sur l’offre. Par ailleurs, la dernière estimation rapide (« flash », première estimation) d’Eurostat pour avril montre une inflation sous-jacente (inflation hors énergie et alimentation, plus stable) de la zone euro déjà à 2,5 %. Ce chiffre pourrait être révisé (ajusté) à la hausse. Le chiffre italien confirme que les coûts de l’énergie et des matières premières (ressources de base utilisées pour produire) pèsent sur les industriels. Cela place la Banque centrale européenne dans une position délicate, alors que ses récents messages restaient prudents, en attendant de nouvelles données. Les marchés pourraient désormais anticiper un virage restrictif (« hawkish », politique plus dure contre l’inflation) avec des hausses de taux avancées pour contenir le choc d’inflation. Dans ce contexte, l’idée de baisses de taux en 2026 perd en crédibilité. Cet épisode rappelle la poussée d’inflation de 2022, qui avait surpris les décideurs, malgré la période de ralentissement de l’inflation en 2025. Cette crainte pourrait renforcer l’activité sur le marché des dérivés (produits financiers dont la valeur dépend d’un autre actif), où les opérateurs ajustent leurs positions. Les investisseurs peuvent envisager des instruments liés aux taux, comme les swaps de taux d’intérêt (échanges de flux d’intérêts entre un taux fixe et un taux variable) pour se positionner sur une hausse des taux courts. Ils peuvent aussi utiliser des options de vente (« puts », droit de vendre à un prix fixé) sur les contrats à terme (« futures », contrats standardisés) sur Bund allemand, qui profitent d’une hausse des rendements et d’une baisse des prix obligataires. Enfin, la volatilité implicite (volatilité intégrée dans les prix des options, reflet des mouvements attendus) pourrait remonter, ce qui peut favoriser des stratégies qui gagnent lorsque la volatilité augmente (« long vega », sensibilité positive à la volatilité).

Conséquences de marché pour les taux, le change et les actions

Une BCE plus restrictive pourrait soutenir l’euro, rendant attractives des positions acheteuses sur l’EUR/USD via des options d’achat (« calls », droit d’acheter à un prix fixé) ou des contrats à terme. À l’inverse, des taux plus élevés constituent un frein pour les actions. Des options de vente de protection sur de grands indices européens comme l’Euro Stoxx 50 peuvent servir de couverture (protection) contre une baisse des marchés actions.

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La BoJ a maintenu ses taux à 0,75 % par 6 voix contre 3, tandis que trois membres « faucons » ont plaidé pour une hausse de 25 pdb

La décision de la Banque du Japon (BoJ) de maintenir ses taux à 0,75 % alors que trois membres ont voté pour une hausse montre une fracture nette qu’il faut surveiller. Ce désaccord interne, combiné au ton prudent et sans engagement clair du gouverneur Ueda, entretient une forte incertitude pour le yen dans les prochaines semaines. Cela laisse présager une période de volatilité élevée, c’est-à-dire des mouvements de prix rapides et amples, car le marché peine à anticiper la prochaine décision de la banque centrale. La BoJ semble prise entre deux forces opposées : elle a relevé nettement ses prévisions d’inflation (hausse attendue des prix) tout en abaissant ses perspectives de croissance (progression de l’activité économique). Avec une inflation sous-jacente au Japon (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) récemment à 2,6 %, bien au-dessus de la cible de 2 %, la pression pour relever les taux est forte. Mais avec le Brent (référence mondiale du pétrole) autour de 85 dollars le baril, le risque de dommages économiques liés à une énergie chère est réel.

Stratégies face à la volatilité du yen

Pour les traders de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une devise), ce contexte rend intéressante une stratégie visant à « acheter de la volatilité » sur le yen, par exemple via des straddles ou des strangles sur USD/JPY. Un straddle consiste à acheter simultanément une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice, afin de profiter d’un mouvement important dans un sens ou dans l’autre ; un strangle est similaire mais avec des prix d’exercice différents, souvent moins coûteux mais nécessitant un mouvement plus marqué. L’hésitation de la banque centrale rend possible un mouvement brusque dans les deux sens, selon que l’inflation ou la croissance l’emporte. La volatilité implicite (niveau de volatilité intégré dans le prix des options) sur les options de change du yen devrait rester élevée, reflet de cette incertitude. En vue de la réunion de juin, le marché intègre une hausse de 17 points de base (un point de base vaut 0,01 point de pourcentage), ce qui indique qu’il anticipe une action tout en restant prudent. Cela rappelle des périodes passées, comme la sortie de la politique de taux zéro en 2006, lorsque la trajectoire de la BoJ était tout aussi difficile à prévoir. Il faut suivre de près les prochaines publications d’inflation et de PIB (produit intérieur brut, mesure de la taille de l’économie) d’ici là, car elles serviront de repères pour la prochaine décision. La situation géopolitique, en particulier autour du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le transport de pétrole), est désormais la principale variable externe pour la politique monétaire japonaise. Comme le Japon importe plus de 90 % de son pétrole brut du Moyen-Orient, toute perturbation de l’offre pourrait frapper l’économie et pousser la BoJ à ne pas bouger. Les positions sur dérivés du yen doivent donc être suivies en parallèle de l’évolution du prix du pétrole et des nouvelles régionales.

Scénario de risque clé

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Les analystes de Deutsche Bank estiment que les actions américaines surperforment, le S&P 500 et le Nasdaq atteignant des niveaux records dans un contexte de prudence mondiale

Les actions américaines ont continué de surperformer : le S&P 500 a gagné 0,12 % et le NASDAQ 0,20 %, tous deux atteignant de nouveaux plus hauts historiques. Cela s’est produit alors que l’appétit pour le risque au niveau mondial (la volonté des investisseurs de prendre des risques) est resté prudent. Les « Mag-7 » (les sept géants technologiques américains) ont progressé de 0,64 % avant la publication, le lendemain, des résultats d’Alphabet, Microsoft, Amazon et Meta. Nvidia a mené le groupe, avec une hausse de 4,00 %.

Cap franchi pour la capitalisation de Nvidia

Nvidia a atteint une capitalisation boursière record de 5 260 milliards de dollars. Sa valeur a augmenté de 1 250 milliards de dollars au cours des quatre dernières semaines. L’indice des semi-conducteurs de Philadelphie (indice sectoriel regroupant des valeurs de « puces », c’est-à-dire des composants électroniques) a reculé de 1,00 % après une série de 18 séances de hausse. Sur cette période, l’indice avait gagné 47,2 %. Les actions américaines enchaînent les records, mais cette dynamique se concentre sur quelques grandes valeurs technologiques, alors que le reste du marché reste plus réservé. Cela peut pousser certains investisseurs à envisager des stratégies qui misent sur ce leadership très étroit, par exemple via des options d’achat (« call » : droit d’acheter un actif à un prix fixé à l’avance) sur le Nasdaq 100. Avec le VIX (indice de volatilité, souvent interprété comme un « baromètre de la peur ») autour de 13,5, ces options restent relativement peu chères pour chercher à profiter d’une poursuite de la hausse.

Stratégies sur options pour la saison des résultats

La hausse de 1 250 milliards de dollars de Nvidia en un mois a fait monter nettement la volatilité implicite de ses options (niveau de variations attendu par le marché, intégré dans le prix des options), au-dessus de celle du marché dans son ensemble. Cela peut offrir une opportunité de « vendre de la prime » (encaisser le prix de l’option en la vendant), par exemple via des « covered calls » (achat/possession de l’action et vente d’une option d’achat dessus), en pariant sur un ralentissement de la hausse. D’autres peuvent au contraire voir la saison des résultats comme un déclencheur de mouvements plus amples, ce qui rend les « straddles » (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice, pour profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre) pertinents. La fin de la série de 18 séances de hausse de l’indice des semi-conducteurs de Philadelphie peut indiquer que ce segment du secteur technologique est allé trop loin à court terme. Une situation comparable avait été observée mi-2025, lorsqu’une hausse marquée des valeurs de puces avait été suivie d’environ un mois de consolidation latérale (cours qui évoluent sans tendance nette). Cela peut suggérer l’intérêt de puts (options de vente : droit de vendre à un prix fixé à l’avance) sur un ETF de semi-conducteurs comme le SOXX (fonds coté répliquant un panier de valeurs du secteur) afin de se couvrir contre un repli. Avec des résultats attendus de géants comme Microsoft, Alphabet et Meta au cours des deux prochaines semaines, un regain de volatilité à court terme (variations de prix plus fortes) est probable. C’est un contexte classique pour des « strangles » (achat d’un call et d’un put à des prix d’exercice différents), stratégie qui peut profiter d’un mouvement important sans devoir anticiper le sens. La réaction du marché à ces publications donnera probablement le ton pour savoir si le rallye technologique peut se prolonger pendant l’été.

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Pendant la séance européenne, l’EUR/CAD évolue autour de 1,5960, l’euro s’affaiblissant davantage que le dollar canadien dans un contexte de demande de valeurs refuges.

EUR/CAD a reculé pour une deuxième séance et s’est échangé près de 1,5960 en matinée européenne mardi, tout en restant proche de 1,5950. L’euro s’est affaibli, la demande pour des **actifs refuges** (placements jugés plus sûrs en période d’incertitude, comme certaines obligations d’État) ayant augmenté, tandis que les discussions entre les États-Unis et l’Iran demeuraient au point mort. Les marchés s’attendent à ce que la Banque centrale européenne (BCE) maintienne son **taux de dépôt** (le taux d’intérêt versé par la BCE sur les liquidités placées par les banques) à 2,0% lors de la réunion de jeudi, niveau en place depuis juin de l’an dernier. Les décideurs devraient attendre davantage de données, dans un contexte d’incertitudes liées au conflit au Moyen-Orient. La baisse de la paire a été limitée car le dollar canadien s’est lui aussi affaibli dans un climat d’**aversion au risque** (phase où les investisseurs réduisent leur exposition aux actifs jugés risqués). Le CAD pourrait toutefois être soutenu par la hausse des prix du pétrole, le Canada étant le principal exportateur de brut vers les États-Unis. Le WTI (pétrole américain de référence, **West Texas Intermediate**) a gagné plus de 2% mardi, autour de 96,90 dollars le baril. Les prix ont progressé alors que le détroit d’Ormuz restait en grande partie fermé, réduisant l’offre d’énergie en provenance du Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump semblait peu enclin à accepter l’offre iranienne visant à mettre fin à la fermeture. Le secrétaire d’État Marco Rubio a également indiqué que tout accord devrait inclure le programme nucléaire iranien. La Banque du Canada devrait largement laisser son **taux directeur** (taux de référence qui influence l’ensemble des taux d’emprunt) inchangé à 2,25% mercredi. Les marchés hésitent: l’institution pourrait soit suggérer une remontée ultérieure, soit maintenir les taux stables pour le reste de l’année.

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