Pendant la séance européenne, le yen japonais s’est apprécié face au dollar américain, faisant reculer l’USD/JPY vers 159,15.

Le yen japonais s’est apprécié face au dollar américain lundi en séance européenne, l’USD/JPY reculant vers 159,15. Ce mouvement intervient alors que le billet vert a fléchi après des informations sur la volonté de l’Iran d’accepter un cessez-le-feu permanent avec les États-Unis. L’indice du dollar (DXY) reculait de 0,25%, autour de 98,25, après avoir effacé ses gains initiaux. Selon Axios, l’Iran a transmis une nouvelle proposition de discussions sur le programme nucléaire de Téhéran, conditionnée à la levée d’un blocus américain afin de permettre la réouverture du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le pétrole).

Évolutions géopolitiques et réaction des marchés

Durant le week-end, le président américain Donald Trump a déclaré avoir annulé la visite prévue d’émissaires américains à Islamabad, la jugeant inutile. Il a ajouté qu’une contre-proposition iranienne, transmise via le Pakistan, n’était pas acceptable. Les marchés attendent la décision de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) mercredi, les taux directeurs (le principal levier qui fixe le coût de l’argent à court terme) étant attendus inchangés dans une fourchette de 3,50% à 3,75%. Le yen cédait du terrain face à d’autres devises avant la décision de la Banque du Japon (BoJ, banque centrale du Japon) mardi, où les taux devraient rester à 0,75% en raison de craintes liées à un choc des prix de l’énergie (hausse brutale des coûts du pétrole et du gaz, qui pèse sur l’économie).

Options et stratégies liées à l’écart de taux

Cela suggère qu’anticiper une direction précise pour l’USD/JPY peut être risqué dans les prochaines semaines. Il peut être préférable d’envisager des approches qui tirent parti des variations de prix, car l’écart de politique monétaire entre la Fed et la BoJ entretient une tension de fond. Acheter un straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, pour profiter d’un fort mouvement quel qu’en soit le sens) ou un strangle (même logique, mais avec des prix d’exercice différents, souvent moins coûteux) sur l’USD/JPY peut permettre de se positionner sur un mouvement significatif sans parier sur le sens. L’an dernier, la Banque du Japon a maintenu son taux à 0,75%, invoquant des risques économiques liés aux prix de l’énergie. Même si la BoJ a ensuite relevé prudemment ses taux à 1,00% début 2026, sa posture reste nettement plus prudente qu’une Fed maintenant ses taux à 4,00%. Cet écart de taux continue d’alimenter le carry trade sur le yen (stratégie consistant à emprunter dans une devise à faible taux, comme le yen, pour acheter des actifs libellés dans une devise à taux plus élevé), ce qui exerce une pression baissière constante sur le JPY. Pour les investisseurs ayant une conviction directionnelle, cet écart de politique monétaire rend la vente du yen attrayante. Des contrats à terme de change (forwards, accords pour échanger des devises à une date future à un taux fixé à l’avance) peuvent servir à vendre du JPY contre USD afin de capter cet écart de taux dans les prochains mois. Cette approche profite directement de la divergence durable entre les politiques monétaires des deux banques centrales.

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La livre sterling surperforme et fait reculer l’EUR/GBP, les marchés anticipant une BoE plus offensive sur fond de croissance et d’inflation au Royaume-Uni

La livre sterling a progressé la semaine dernière, faisant reculer l’EUR/GBP à un nouveau plus bas de 0,8649. Les marchés privilégient désormais un scénario de Banque d’Angleterre plus « restrictive » (c’est‑à‑dire plus encline à garder des taux élevés, voire à les relever), porté par une croissance britannique plus ferme en début d’année et par une inflation de fond qui reste élevée (inflation hors éléments très changeants comme l’énergie et l’alimentation). La note prévoit que la Banque d’Angleterre laissera ses taux directeurs inchangés cette semaine, avec deux membres du Comité de politique monétaire (l’instance qui vote les taux) en faveur d’une hausse. Elle cite l’économiste en chef Huw Pill et Catherine Mann parmi les deux partisans attendus d’un relèvement.

Moteurs de marché et évolution récente des cours

La hausse des anticipations de taux au Royaume‑Uni a soutenu la livre, tandis que la hausse des prix de l’énergie et la politique intérieure ont pesé. Les risques politiques liés au leadership du Premier ministre Keir Starmer, ainsi que l’approche des élections locales, sont présentés comme des facteurs pouvant déclencher un repli temporaire de la livre dans les prochaines semaines. La livre se comporte bien, poussant l’EUR/GBP vers 0,8650. Cette vigueur s’explique par l’idée que la Banque d’Angleterre restera restrictive, l’économie britannique résistant bien. Début 2025, l’inflation persistante a été la principale préoccupation derrière cette lecture. Dans les données de cette période, l’inflation au Royaume‑Uni restait effectivement difficile à faire baisser, avec l’indice des prix à la consommation (IPC, la mesure standard de l’inflation) au premier trimestre 2025 au‑dessus de 3%, soit 1 point au‑dessus de l’objectif de la Banque. Dans le même temps, le PIB (produit intérieur brut, mesure de la production de l’économie) a montré que le Royaume‑Uni évitait de peu une récession technique (deux trimestres de baisse d’affilée), avec une croissance légèrement positive. L’ensemble renforçait l’argument en faveur de taux plus élevés. Pour les intervenants sur les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une devise), cela crée une tension entre soutien monétaire et vents contraires politiques. Le risque de vente rapide (retrait soudain des investisseurs) lié à l’incertitude autour du leadership de Keir Starmer plaide pour l’achat d’options de vente (puts, un contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) à court terme sur la livre. Cette approche sert de couverture (protection) contre une chute soudaine de la devise.

Volatilité des options et implications de trading

L’attention portée aux élections locales de mai 2025 constituait un déclencheur identifié de volatilité (variations de prix plus fortes). On peut s’attendre à une hausse de la volatilité implicite (niveau de fluctuations anticipé par le marché, intégré dans le prix des options) sur les options EUR/GBP à l’approche de cette date, rendant les options plus chères mais plus utiles pour se couvrir. Ce contexte favorise les stratégies qui profitent de mouvements brusques. L’hypothèse d’un statu quo « restrictif » divisé à la Banque d’Angleterre, avec des dissidents votant pour une hausse, signale un débat interne marqué. Cela montre la réticence de la Banque à assouplir sa politique, ce qui devrait limiter le risque de baisse de la livre. Ainsi, des replis liés à la politique pourraient être vus comme des points d’entrée, si les indicateurs économiques restent solides.

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Semaine à venir : à l’approche de la semaine de politique monétaire de la BoE, la livre sterling recule face à ses pairs mais progresse légèrement face au dollar américain, autour de 1,3545

La livre sterling a subi des pressions vendeuses face à la plupart des grandes devises lundi, mais a légèrement progressé face au dollar américain, autour de 1,3545, pendant la séance européenne. Ces mouvements interviennent avant la décision de politique monétaire de la Banque d’Angleterre (BoE) attendue jeudi. Les marchés anticipent un statu quo de la BoE, avec un taux directeur maintenu à 3,75% et un vote partagé 8 voix contre 1. Ces attentes s’appuient sur le recul de l’inflation sous-jacente au Royaume-Uni en mars, ainsi que sur l’incertitude liée à la hausse des prix du pétrole, alimentée par les conflits au Moyen-Orient.

Signaux de la BoE et attentes du marché

L’économiste en chef de la BoE, Huw Pill, a indiqué préférer des conditions monétaires plus restrictives, c’est-à-dire une politique qui freine la demande via des taux plus élevés, afin de limiter la hausse des prix. Le gouverneur Andrew Bailey a déclaré, lors d’une réunion du FMI à Washington, qu’il n’y avait « pas d’urgence » à ajuster la politique le 30 avril, malgré ce qu’il a décrit comme « un très gros choc négatif », selon Reuters. Les dernières données britanniques montrent que l’inflation sous-jacente de l’indice des prix à la consommation (CPI), c’est-à-dire l’inflation hors composantes très variables (alimentation, énergie, alcool et tabac), a ralenti à 3,1% sur un an, contre 3,2%. L’attention se porte aussi sur la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) mercredi. La Fed devrait laisser ses taux inchangés dans une fourchette de 3,50% à 3,75% pour une troisième réunion consécutive. La livre montre une certaine faiblesse à l’approche de la décision de la Banque d’Angleterre jeudi. Autour de 1,2580 face au dollar, le marché hésite à prendre de grandes positions avant d’y voir plus clair. Cette attente avant annonce augmente le coût des options GBP à très court terme, car les investisseurs paient davantage pour se couvrir contre un mouvement soudain.

Conséquences pour les options GBP/USD

Nous prévoyons que la Banque d’Angleterre maintiendra les taux inchangés à 4,5%, car les indicateurs récents sont contrastés. Si l’inflation globale (le chiffre « total ») de mars 2026 a reculé à 2,8%, l’inflation sous-jacente, qui retire les éléments les plus volatils, reste élevée à 3,5%. Cette résistance de l’inflation donne aux décideurs une raison de patienter avant d’envisager une baisse des taux. La situation rappelle le printemps 2025. À l’époque, avec un taux directeur à 3,75% et une inflation sous-jacente au-dessus de 3%, le marché était tout aussi partagé. On a vu qu’un statu quo, même largement anticipé, peut provoquer de fortes variations de prix selon le ton du communiqué et des propos du gouverneur. L’incertitude est renforcée par le fait que la Fed devrait aussi laisser ses taux inchangés cette semaine, dans une fourchette de 4,75% à 5,00%. La croissance américaine a été plus solide qu’au Royaume-Uni, ce qui permet à la Fed de rester prudente. Pour les opérateurs sur produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une devise), cela favorise des stratégies qui profitent d’une volatilité implicite élevée. La volatilité implicite est le niveau de variation attendu par le marché, intégré dans le prix des options. Vendre un « strangle » de très courte échéance sur GBP/USD, qui consiste à vendre une option d’achat et une option de vente toutes deux en dehors du cours actuel (options « hors de la monnaie », donc non avantageuses à exercer au prix du moment), peut être une approche. Cette stratégie gagne si la paire ne bouge pas fortement dans un sens ou dans l’autre, car les primes d’options, gonflées avant les annonces, perdent de la valeur avec le temps (effet du temps qui passe sur le prix de l’option).

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Sur fond de faiblesse généralisée du dollar américain, l’USD/CAD recule pour une deuxième séance consécutive et teste des creux de six semaines autour de 1,3630

USD/CAD a reculé vers 1,3630 lundi, testant un plus bas de six semaines après un passage à 1,3713 vendredi. Le dollar américain a été la devise la plus faible parmi les principales monnaies des pays du G8 (groupe des grandes économies avancées), reculant face au dollar canadien pour une deuxième séance consécutive. Des informations évoquant une possible issue négociée au conflit au Moyen-Orient ont réduit la demande pour le dollar, considéré comme une valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude). Un deuxième cycle de discussions entre les États-Unis et l’Iran a été annulé, mais Axios a indiqué que l’Iran avait transmis une nouvelle proposition à Washington.

Proposition iranienne et impact sur Hormuz

Selon Axios, l’Iran aurait proposé une voie pour mettre fin au conflit et rouvrir le détroit d’Ormuz, en reportant les discussions sur le nucléaire. Le détroit, par lequel transite environ un cinquième de la production mondiale de pétrole, est fermé depuis près de deux mois. Les prix du pétrole sont restés soutenus près de 100 dollars le baril. Le WTI américain (pétrole de référence aux États-Unis) a gagné environ 6 dollars en deux jours et a évolué autour de 94,70 dollars, ce qui a soutenu le dollar canadien, une devise souvent corrélée aux prix des matières premières. Les marchés se concentrent aussi sur les banques centrales cette semaine. La Banque du Canada devrait laisser sa politique monétaire inchangée (maintien des taux directeurs) pour une quatrième réunion mercredi, et la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) devrait également maintenir ses taux. L’outil CME FedWatch (indicateur basé sur les contrats à terme, qui reflète les probabilités de marché sur les décisions de taux) montre que les investisseurs intègrent pleinement un statu quo des taux jusqu’en 2026, avec 66% de probabilité d’absence de changement en décembre. L’article indique aussi que le mandat de Jerome Powell se termine en mai et que Kevin Warsh a été nommé pour lui succéder.

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Turner anticipe que l’EUR/USD restera cantonné dans une fourchette, alors que les marchés attendent la BCE ; une hausse est peu probable, mais l’inflation laisse l’option ouverte

Chris Turner, chez ING, s’attend à ce que l’euro reste dans des fourchettes étroites avant la réunion de jeudi de la Banque centrale européenne (BCE). L’enjeu porte surtout sur la manière dont la BCE explique son orientation de politique monétaire (le guidage donné sur la suite des taux), plutôt que sur un changement immédiat des taux. La BCE ne devrait pas relever ses taux lors de cette réunion, mais elle devrait maintenir ouverte la possibilité d’une hausse ultérieure. Cela tient aux pressions inflationnistes liées au pétrole et aux inquiétudes croissantes d’une croissance plus faible avec des prix plus élevés.

Inflation portée par le pétrole

Les prix du pétrole entretiennent des anticipations d’inflation élevées en zone euro. Les anticipations d’inflation à deux ans, mesurées via des swaps d’inflation (contrats financiers qui reflètent l’inflation attendue), restent au-dessus de 2,80 %. ING s’attend à ce que la BCE avertisse qu’une hausse des taux en juin reste possible. Selon la banque, ce type de message pourrait soutenir l’EUR/USD autour de 1,1700 sur la semaine. L’article indique qu’il a été produit avec l’aide d’un outil d’intelligence artificielle et relu par un éditeur.

Configuration actuelle avant la prochaine réunion de la BCE

À l’approche de la prochaine réunion de la BCE, la situation a changé. L’inflation en zone euro a nettement ralenti, avec un dernier chiffre de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH, la mesure officielle comparable entre pays de l’UE) à 2,4 %, bien en dessous des niveaux redoutés l’an dernier. Avec un Brent autour de 88 dollars le baril, plus stable, le choc énergétique immédiat s’est calmé. Cela suggère que la volatilité implicite sur les options EUR/USD (la volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) pourrait être plus faible, signe d’une incertitude moindre sur un relèvement rapide des taux. Les investisseurs peuvent envisager des stratégies adaptées à une BCE plus prévisible, en pariant sur des taux inchangés pendant l’été. L’EUR/USD évolue autour de 1,0850, un niveau qui ne nécessite pas les mêmes messages fermes qu’auparavant. Le principal risque n’est plus une hausse surprise, mais le calendrier de la première baisse de taux, que les marchés anticipent pour la fin du troisième trimestre. Les swaps d’inflation EUR à deux ans sont retombés à 2,35 %, ce qui montre que le marché estime que la lutte contre l’inflation est en grande partie terminée. Une communication qui repousse ces attentes de baisse pourrait provoquer un ajustement rapide des contrats à terme de taux à court terme (produits qui reflètent les anticipations de taux sur les prochaines échéances) et un rebond de l’euro.

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Malgré un léger affaiblissement du dollar, les acheteurs d’or hésitent ; l’attention se tourne vers le FOMC alors que le XAU/USD se maintient au-dessus de 4 700 $

L’or (XAU/USD) est resté au-dessus de 4 700 $ pendant la première moitié de la séance européenne lundi, mais a eu du mal à prolonger une légère hausse en intraday (sur la journée). L’Iran aurait soumis aux États-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et à mettre fin à la guerre, les discussions sur le nucléaire étant repoussées à plus tard. Cela a fait baisser les prix du pétrole et a atténué les craintes d’inflation, ce qui laisse encore la possibilité d’au moins une baisse de taux de la Fed en 2026 de 25 points de base (soit 0,25 point de pourcentage). Cela a soutenu l’or, qui ne rapporte pas d’intérêt, même si la prudence des marchés a limité les gains.

Les risques géopolitiques restent élevés

Le trafic dans le détroit d’Ormuz est resté largement bloqué en raison des restrictions de mouvement imposées par l’Iran et d’un blocus naval américain des ports iraniens. Le Premier ministre israélien a déclaré avoir ordonné des attaques contre des cibles du Hezbollah au Liban, maintenant le risque géopolitique au premier plan. Les marchés sont également restés prudents avant la réunion du FOMC (le comité de la Réserve fédérale américaine qui décide des taux), sur deux jours, qui débute mardi, avec une attention portée à l’inflation et à l’activité économique américaine. Des nouvelles sur la situation entre les États-Unis et l’Iran devraient aussi influencer la volatilité (des mouvements rapides et importants des prix). Sur les marchés physiques (achat et vente de métal réel), les primes en Inde ont grimpé à leur plus haut niveau depuis plus de deux mois et demi, sur fond de faibles disponibilités. En Chine, les primes se situaient entre 9 et 12 dollars l’once (31,1 g), contre 3 à 6 dollars la semaine précédente. Depuis le début du mois, l’or évolue dans une fourchette après un rebond depuis la moyenne mobile simple à 200 jours (indicateur de tendance calculé sur 200 séances) testée en mars. Le RSI (indice de force relative, indicateur de momentum qui mesure la vitesse des variations de prix) était proche de 47, et le MACD (indicateur qui compare des moyennes mobiles pour évaluer la tendance) montrait des signaux légèrement positifs. Le support (zone de prix où l’achat tend à freiner la baisse) se situe vers 4 650-4 645 $, tandis que la résistance (zone où la vente tend à freiner la hausse) est repérée à 4 750 $, 4 800 $ et 4 860-4 865 $, avec 5 000 $ au-dessus.

Approches de trading pour un marché en range

Au vu de signaux contradictoires, l’opportunité semble davantage se situer dans la volatilité que dans un pari directionnel clair (hausse ou baisse). La perspective d’un accord de paix États-Unis–Iran exerce une pression baissière sur le dollar, mais le blocus du détroit d’Ormuz et les actions militaires israéliennes maintiennent une prime de risque géopolitique (surcote liée aux incertitudes). Un schéma comparable avait été observé fin 2025, lorsque des rumeurs de paix avaient provoqué une baisse nette mais temporaire des actifs refuge (valeurs recherchées en période de stress), avant un retour à une lecture plus prudente. La réunion du FOMC est l’événement clé, car le marché s’interroge sur la prochaine décision de la Fed. Le dernier rapport CPI américain (indice des prix à la consommation) a montré une inflation sous-jacente (hors prix volatils, notamment énergie et alimentation) toujours élevée à 3,1 %, ce qui rend moins certaine une inflexion accommodante (orientation vers des taux plus bas) de la Fed. D’après CME FedWatch (outil estimant les probabilités de mouvements de taux à partir des prix des contrats à terme), la probabilité d’une baisse de taux d’ici septembre 2026 est récemment passée d’environ 70 % à un peu moins de 60 %, reflétant cette incertitude. Alors que l’or consolide (évolue sans tendance) entre environ 4 645 $ et 4 865 $, vendre des options peut être une stratégie. Une stratégie de type « iron condor » (combinaison d’options visant à profiter d’un prix qui reste dans une fourchette) — vendre des options d’achat au-dessus de 4 870 $ et des options de vente sous 4 640 $ — peut tirer parti d’un prix contenu et de l’érosion du temps (perte de valeur d’une option à l’approche de son échéance). L’indice GVZ (mesure de la volatilité implicite, c’est‑à‑dire la volatilité attendue par le marché via les prix des options) a remonté à 18,5 avant la réunion, rendant ce type de vente d’options plus attractif. Pour ceux qui anticipent une cassure haussière, portée par une Fed plus accommodante ou une forte demande physique, un « call spread » (achat d’une option d’achat et vente d’une autre à un prix d’exercice plus élevé, pour réduire le coût) est une approche plus prudente. Acheter un call 4 800 $ et vendre un call 5 000 $ sur une échéance plus lointaine limite le coût initial tout en captant une partie importante du mouvement potentiel. Cela s’appuie sur le rapport T1 2026 du World Gold Council, qui a signalé une hausse de 12 % des achats des banques centrales. Il faut aussi envisager une rupture sous le support clé de 4 645 $. Un communiqué de la Fed plus restrictif (signalant des taux plus élevés plus longtemps) pourrait renforcer le dollar et faire chuter l’or. Acheter des options de vente avec un prix d’exercice autour de 4 600 $ offrirait une protection contre ce scénario et pourrait devenir profitable si les ventes techniques (ventes déclenchées par des signaux graphiques) s’accélèrent.

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Au-dessus de 1,6000, l’EUR/CAD se stabilise près de 1,6010, les coûts de l’énergie soutenant l’euro sur fond d’anticipations prudentes concernant la BCE

EUR/CAD est resté au-dessus de 1,6000 après deux séances de hausse et s’échangeait près de 1,6010 lundi, en matinée européenne. Le mouvement s’explique par la hausse des prix de l’énergie, qui a soutenu l’euro, et par l’idée que la Banque centrale européenne (BCE) restera prudente. Les marchés surveillent la réunion de politique monétaire de la BCE jeudi. Les décideurs devraient largement laisser les taux d’intérêt inchangés, le temps d’évaluer les dernières données économiques et les risques géopolitiques (liés aux tensions internationales).

Facteurs clés à surveiller

Les gains de l’euro ont été limités par le dollar canadien, une devise qui évolue souvent avec les matières premières (produits de base comme le pétrole). Le Canada est le premier exportateur de pétrole brut vers les États-Unis, donc un pétrole plus cher peut soutenir le CAD. Le West Texas Intermediate (WTI), un pétrole de référence américain (prix repère), s’échangeait autour de 94,80 dollars le baril au moment de la rédaction. Le pétrole a progressé sur des inquiétudes d’offre (risque de manque de pétrole sur le marché) liées au blocage des discussions de paix entre les États-Unis et l’Iran. Le président américain Donald Trump a annulé l’envoi d’une délégation au Pakistan, qui aurait pu ouvrir la voie à des discussions directes avec l’Iran. Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré que l’Iran n’entrerait pas dans des « négociations imposées sous menace ou blocus ». Les prix du pétrole ont aussi été soutenus par la crainte de perturbations plus longues : le trafic dans une voie maritime stratégique restait fortement limité en raison du contrôle exercé par l’Iran et d’un blocus naval américain. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Les espoirs de paix avec l’Iran font de nouveau reculer l’indice du dollar, retombé sous 98,50 après un pic à 99 la semaine dernière

L’indice du dollar américain (DXY) a reculé pour une deuxième séance consécutive lundi, s’éloignant du plus haut d’une semaine proche de 99,00 atteint jeudi dernier. Il est resté sous la zone des 98,50 en début d’échanges européens, sur fond d’espoirs de discussions de paix entre les États-Unis et l’Iran. Selon plusieurs informations, l’Iran aurait transmis aux États-Unis une proposition visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et à mettre fin au conflit, tandis que les discussions sur le nucléaire auraient été repoussées à une étape ultérieure. La baisse des prix du pétrole brut a aussi atténué les craintes d’inflation (hausse générale des prix) et réduit les anticipations d’une Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) plus « faucon » (c’est‑à‑dire plus encline à maintenir des taux élevés pour combattre l’inflation).

Configuration technique négative

La lecture graphique reste orientée à la baisse après l’échec du DXY à franchir la résistance de la moyenne mobile exponentielle (EMA, moyenne qui donne plus de poids aux cours récents) à 200 périodes sur le graphique 4 heures. L’indice est aussi passé sous le retracement de Fibonacci de 38,2% (outil de repérage de niveaux possibles de correction) du rebond amorcé depuis un point bas d’avril, proche d’un plus bas sur deux mois. Le MACD (indicateur de tendance et de momentum basé sur l’écart entre moyennes mobiles) est passé en zone négative, tandis que le RSI (indice de force relative, qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix) évolue près de 45. Les résistances se situent à 98,44 (retracement 38,2%) et 98,63 (23,6%), puis 98,84 (EMA 200 périodes) et 98,94. Les supports se trouvent à 98,29 (retracement 50,0%) et 98,13 (61,8%), puis 97,91 (78,6%) et 97,64 (point bas d’avril). L’analyse précise qu’elle a été produite avec l’aide d’un outil d’IA (intelligence artificielle). Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Les investisseurs scrutent les pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran et les décisions de taux des grandes banques centrales, tandis que le XAG/USD oscille entre 75 et 77 $

L’argent (XAG/USD) a évolué lundi dans une bande d’environ 2 dollars, entre 75 et 77 dollars, alors que les marchés attendaient des nouvelles des discussions de paix entre les États-Unis et l’Iran et des décisions de taux des principales banques centrales. Le détroit d’Ormuz restait bloqué. Axios a indiqué que l’Iran avait envoyé une nouvelle proposition de paix aux États-Unis, offrant de mettre fin aux hostilités et de rouvrir le détroit d’Ormuz, tout en reportant à plus tard les discussions sur le nucléaire. Un deuxième cycle de discussions, attendu pendant le week-end, a été annulé.

Le marché attend des déclencheurs clés

Avec le trafic maritime toujours interrompu, le pétrole brut est resté proche de 100 dollars le baril, ce qui ravive les craintes de stagflation (situation où la croissance ralentit alors que l’inflation reste élevée). Cela a limité le recul du dollar américain et freiné la hausse des métaux précieux. L’attention se porte plus tard cette semaine sur la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed, la banque centrale des États-Unis). La Fed devrait largement laisser ses taux inchangés, tandis que les marchés chercheront des indications sur la suite, car une inflation plus élevée a réduit les attentes d’assouplissement monétaire (baisse des taux et conditions de crédit plus faciles) cette année. Les marchés suivent aussi Jerome Powell, dont le mandat à la présidence de la Fed s’achève en mai. Kevin Warsh a été désigné pour lui succéder le mois prochain, tandis que Powell doit rester gouverneur jusqu’en 2028. Cependant, le président Donald Trump a menacé de le limoger s’il ne part pas. Avec un argent cantonné entre 75 et 77 dollars, le marché semble suspendu à deux déclencheurs majeurs. Cette phase de consolidation (période où les prix évoluent dans un couloir étroit) suggère qu’un mouvement important se prépare. Les opérateurs de produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme le métal) devraient se préparer à une rupture nette plutôt qu’à une poursuite du surplace. La faible volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) sur les options de court terme peut donner une fausse impression de calme. Le principal risque est géopolitique, lié à la proposition de paix américano-iranienne et au blocage du détroit d’Ormuz. Une issue positive pourrait faire reculer fortement le pétrole depuis ses niveaux proches de 100 dollars le baril, ce qui réduirait les craintes de stagflation et affaiblirait le dollar. Dans ce scénario, l’argent franchirait probablement nettement la résistance à 77 dollars (zone de prix où les hausses ont tendance à buter).

Se positionner sur une rupture de volatilité

En 2025, l’inflation tirée par l’énergie avait marqué les marchés: l’indice des prix à la consommation (CPI, la mesure de l’inflation côté ménages) était resté au-dessus de 4% pendant deux trimestres consécutifs, obligeant la Fed à reporter son changement de cap. Tout signe d’accalmie serait perçu comme très favorable aux actifs sans rendement (actifs qui ne versent pas d’intérêt, comme l’argent). La réouverture du détroit d’Ormuz constituerait le soulagement le plus important côté offre (amélioration des flux et de la disponibilité) pour l’économie mondiale depuis plus d’un an. La réunion de la Fed cette semaine ajoute une incertitude supplémentaire, notamment sur la direction de l’institution. Même si un statu quo sur les taux est attendu, toute indication sur la politique à venir ou sur la transition après Powell pourrait provoquer de forts à-coups. Le marché n’intègre plus qu’une seule baisse de taux cette année, un retournement marqué par rapport aux trois baisses anticipées en début d’année. Un ton étonnamment accommodant (dovish, favorable à des taux plus bas) de Powell affaiblirait le dollar et soutiendrait les métaux précieux. À l’inverse, un discours plus ferme (hawkish, favorable à des taux plus élevés) ou davantage de tensions politiques à la Fed pourrait renforcer le dollar en valeur refuge, et pousser l’argent sous le seuil de 75 dollars (niveau de support, zone où les baisses ont tendance à s’arrêter). Avec ces scénarios opposés, la période doit être vue comme particulièrement risquée. En conséquence, se positionner pour une sortie de range dans un sens ou dans l’autre paraît prudent dans les prochaines semaines. Une approche consiste à «acheter de la volatilité» via un straddle long (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) ou un strangle long (même approche mais avec deux prix d’exercice différents) sur des contrats à terme (futures, contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard) liés à l’argent, ou sur des ETF (fonds cotés en Bourse) associés. Cela permet de profiter d’un fort mouvement de prix sans devoir parier précisément sur l’issue: accord de paix au Moyen-Orient ou choc de politique monétaire de la Fed. Créez votre compte VT Markets en réel et commencez à trader dès maintenant.

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Philip Wee, de DBS, estime que l’incertitude autour de la direction de la Réserve fédérale influence les marchés américains et façonne les perspectives du dollar.

Le ministère américain de la Justice a abandonné, le 24 avril, son enquête pénale visant Jerome Powell, président de la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis). Le dossier de la rénovation du siège de la Fed, évaluée à 2,5 milliards de dollars, a été transmis au Bureau de l’inspecteur général de la Fed (service d’audit interne indépendant chargé de contrôler et d’enquêter), comme Powell l’avait demandé. Cette décision répond à la condition posée par le sénateur républicain Thom Tillis pour soutenir la confirmation de Kevin Warsh, même si la situation reste fragile. La commission bancaire du Sénat doit voter la confirmation de Warsh le 29 avril à 10h00 (heure de la côte Est), quelques heures avant la décision de la Réserve fédérale sur ses taux d’intérêt (le coût de l’argent fixé par la banque centrale). Les marchés ont interprété cette nomination comme « accommodante » (favorable à des taux plus bas).

Les marchés se concentrent sur la transition à la tête de la Fed

Les actions américaines ont inscrit de nouveaux records la semaine dernière, tandis que le Brent (pétrole de référence) est repassé au-dessus de 100 dollars le baril. L’attention se porte aussi sur la dernière conférence de presse du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC, l’instance qui décide des taux) avec Powell comme président, et sur la question de savoir s’il restera gouverneur de la Fed jusqu’en janvier 2028. À la même période en 2025, les marchés avaient progressé sur la perspective de voir Kevin Warsh devenir président de la Fed. Sa confirmation avait été perçue comme un signal accommodant, poussant les actions vers de nouveaux records malgré les inquiétudes liées au pétrole cher. Le départ de Jerome Powell avait renforcé l’idée d’une politique monétaire plus souple (c’est-à-dire des taux plus faibles et des conditions de crédit plus faciles). La Fed dirigée par Warsh a bien procédé à deux baisses de taux au second semestre 2025, mais l’inflation s’est révélée plus persistante que prévu. Les dernières données de l’indice des prix à la consommation (CPI, la mesure principale de l’inflation aux États-Unis) pour mars 2026 ont montré une inflation élevée à 3,9%, ce qui place la Fed dans une position délicate. Le marché est ainsi passé de l’attente de nouvelles baisses à la crainte d’un revirement (un retour à des hausses de taux ou à un discours plus strict). Cette incertitude implique de possibles variations importantes des prix dans les prochaines semaines. L’indice de volatilité du CBOE (VIX, qui mesure l’ampleur des fluctuations attendues sur l’indice S&P 500 et sert de baromètre du stress) est remonté de niveaux proches de 14 fin l’an dernier à plus de 20, signe d’une nervosité croissante avant la prochaine réunion du FOMC. En conséquence, les primes d’options (le prix à payer pour acheter une option, donc une protection) augmentent, car les investisseurs cherchent à se couvrir.

Les produits dérivés à l’heure de la volatilité

Pour les intervenants sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme un indice ou une obligation), cet environnement incite à privilégier des stratégies liées à la volatilité. Acheter un « straddle » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) ou un « strangle » (même principe, mais avec des prix d’exercice différents) sur des indices comme le S&P 500 peut être pertinent: ces positions profitent d’un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre, sans devoir anticiper précisément la décision de la Fed. Le marché est tendu, et toute surprise pourrait déclencher une réaction brutale. On observe aussi une forte réévaluation des anticipations sur les taux d’intérêt, ce qui ouvre des opportunités sur des dérivés liés aux rendements obligataires (le taux offert par une obligation). Le rendement du Trésor américain à 2 ans, particulièrement sensible à la politique de la Fed, a bondi de plus de 50 points de base (1 point de base = 0,01 point de pourcentage) en deux mois, autour de 4,75%. Les opérateurs peuvent utiliser des options sur contrats à terme (futures, contrats standardisés pour acheter ou vendre plus tard) sur les emprunts d’État, afin de se positionner sur le risque que la Fed soit contrainte d’adopter un ton plus restrictif (plus « faucon », c’est-à-dire plus ferme contre l’inflation). Les équilibres internes à la Fed comptent aussi, notamment si Jerome Powell reste gouverneur jusqu’en 2028. Des discussions évoquent un fossé grandissant entre l’aile accommodante de Warsh et un courant plus prudent, possiblement emmené par Powell. Cette tension interne renforce l’imprévisibilité et peut rendre attractives les options de plus longue maturité (options à échéance lointaine), pour ceux qui estiment que l’incertitude sur la politique monétaire va durer.

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