La faiblesse du dollar américain propulse le NZD à la hausse, les acheteurs visant 0,5930 après un rebond depuis les plus bas de 0,5840

Le dollar néo-zélandais a progressé face à un dollar américain plus faible pour une deuxième séance consécutive lundi. Le NZD/USD est repassé au-dessus de 0,5900 après avoir rebondi depuis environ 0,5840 vendredi, et s’est maintenu au-dessus de 0,5910. Les intervenants de marché ont réagi à des informations évoquant une possible désescalade entre les États-Unis et l’Iran. Axios indique que Téhéran aurait envoyé une proposition de paix à Washington, incluant la réouverture du détroit d’Ormuz et le report des discussions sur le nucléaire.

Perspectives techniques à court terme

Les signaux techniques à court terme restent orientés positivement, avec le RSI (indice de force relative, un indicateur qui mesure la vitesse et l’ampleur des mouvements de prix) autour de 60 et l’histogramme du MACD (un indicateur de tendance basé sur l’écart entre deux moyennes mobiles) légèrement au-dessus de zéro. Des résistances (zones de prix où la hausse a souvent du mal à aller plus loin) sont situées vers 0,5930, puis 0,5965 (plus haut du 10 mars) et autour de 0,6015 (plus haut du 26 février). Des supports (zones où les achats apparaissent souvent et freinent la baisse) sont identifiés vers 0,5860, puis 0,5840 (plus bas de vendredi). Une cassure sous 0,5840 ramènerait l’attention vers 0,5800 (plus bas du 13 avril). En revenant à la situation d’avril 2025, l’optimisme sur le « Kiwi » (surnom du dollar néo-zélandais) venait d’anticipations de hausse de taux par la Reserve Bank of New Zealand (RBNZ, banque centrale néo-zélandaise) et d’une désescalade géopolitique. Cet écart de politique monétaire, avec une Fed (Réserve fédérale américaine) en pause sur ses taux, donnait un signal de marché. Dans ce contexte, être « long » NZD contre USD (acheter du NZD et vendre de l’USD, donc parier sur une hausse du NZD/USD) était jugé favorable.

Stratégie et gestion du risque

Dans ce cadre, il peut être pertinent de se positionner pour une poursuite de la hausse du NZD/USD dans les prochaines semaines. Une stratégie simple consiste à acheter des options d’achat (options « call », un contrat qui donne le droit d’acheter une devise à un prix fixé à l’avance) sur NZD/USD avec une échéance juillet 2026. Cela permet de viser une hausse tout en limitant le risque maximal à la prime (le coût payé) de l’option. Il est possible de viser des prix d’exercice (niveau de prix fixé dans l’option) autour de 0,6250, légèrement au-dessus du prix au comptant (prix immédiat du marché) d’environ 0,6180. La position profite du « carry » (gain lié au différentiel de taux d’intérêt entre deux devises) en faveur du NZD et d’une éventuelle appréciation si les statistiques américaines continuent de se dégrader. Le risque principal reste un virage soudain plus « hawkish » de la Fed (un ton plus dur, qui signale des taux plus élevés), scénario jugé peu probable au vu des derniers indicateurs sur l’emploi américain. Pour encadrer ce risque, on peut se rappeler les retournements rapides observés lors des changements de cap des banques centrales en 2022. Comme les conditions peuvent évoluer vite, associer des calls à un achat plus modestes d’options de vente « put » (contrat donnant le droit de vendre) hors de la monnaie (avec un prix d’exercice moins favorable que le prix actuel, donc moins cher mais protecteur en cas de chute) peut servir de couverture. Cela apporte un filet de sécurité si l’appétit pour le risque se détériore à l’échelle mondiale ou si la RBNZ surprend en adoptant un ton plus « dovish » (plus accommodant, qui suggère des taux plus bas).

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Les analystes de Société Générale voient l’EUR/GBP former une figure « tête-épaules », en difficulté au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours autour de 0,8740

L’EUR/GBP a inscrit un sommet plus bas près de 0,8740 début avril et peine à se maintenir au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours (moyenne du cours sur 200 séances, utilisée pour repérer la tendance de fond). L’évolution des cours ressemble à une figure « Épaule-Tête-Épaule » (schéma graphique qui peut annoncer un retournement baissier). La « ligne de cou » (niveau de cassure de la figure) se situe autour de 0,8610 et sert de support clé (zone où les achats freinent la baisse). Une cassure sous 0,8610 pourrait ouvrir la voie vers 0,8560/0,8535 puis 0,8475.

Configuration technique et niveaux clés

Un retour au-dessus de 0,8740 invaliderait le scénario baissier. Les signaux de faiblesse se multiplient sur l’EUR/GBP, qui n’arrive pas à rester au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours. Les cours dessinent une figure « Épaule-Tête-Épaule », souvent interprétée comme un risque de retournement à la baisse, après un sommet plus bas près de 0,8740 début avril. Cette configuration s’appuie aussi sur des indicateurs économiques suggérant des politiques monétaires qui divergent (banques centrales susceptibles de prendre des décisions différentes). L’inflation en zone euro ralentit : l’estimation préliminaire d’avril 2026 ressort à 2,1%, ce qui renforce la probabilité d’une baisse des taux de la BCE cet été (réduction du taux directeur, qui tend à peser sur la monnaie). À l’inverse, la progression des salaires au Royaume-Uni a atteint 4,3%, au-dessus des attentes, ce qui plaide pour un maintien de taux élevés plus longtemps par la Banque d’Angleterre. Pour les intervenants sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change), cela favorise des stratégies profitant d’une baisse de l’euro face à la livre. Une cassure sous le support clé — la « ligne de cou » vers 0,8610 — pourrait déclencher l’achat d’options de vente (« puts », contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé, qui prennent de la valeur quand le cours baisse). Ces options gagneraient en valeur si l’EUR/GBP recule vers les objectifs indiqués.

Stratégie sur options et gestion du risque

Par le passé, la paire avait déjà chuté nettement au second semestre 2025 après la rupture d’un support de plusieurs mois (zone de prix qui tenait depuis longtemps). Les premiers objectifs baissiers en cas de cassure sont 0,8560 et 0,8535. Un repli plus marqué pourrait ramener la paire vers 0,8475 plus tard ce trimestre. Le risque principal pour ce scénario est un rebond au-dessus de 0,8740. Un dépassement de ce récent sommet invaliderait la figure « Épaule-Tête-Épaule ». Les opérateurs sur options peuvent alors envisager de vendre des « call spreads » hors de la monnaie (stratégie combinant achat et vente d’options d’achat à des prix d’exercice plus élevés que le cours actuel, afin d’encaisser une prime — le prix de l’option — tout en plafonnant le risque) au-dessus de ce niveau.

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Bob Savage de BNY affirme que la Chine rejette l’« Industrial Accelerator Act » de l’UE, menace de représailles et pèse sur le sentiment et l’investissement

Le ministère chinois du Commerce a critiqué le projet européen d’« Industrial Accelerator Act » et a déposé des observations le 24 avril. Pékin estime que ce plan contient des dispositions discriminatoires à l’encontre des investisseurs étrangers. La Chine affirme que ces mesures enfreignent les principes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) — notamment la règle de la « nation la plus favorisée » (traiter tous les partenaires commerciaux de la même façon) et le « traitement national » (ne pas défavoriser les acteurs étrangers par rapport aux acteurs locaux). Selon elle, elles pourraient nuire à la concurrence loyale et à la confiance des investisseurs.

Tensions commerciales et risque politique

Le climat de consommation en Allemagne pour mai s’est dégradé, l’indicateur GfK (enquête mesurant le moral des ménages) passant de -28,1 en avril à -33,3. Il s’agit d’un recul de 5,2 points et du plus bas niveau depuis février 2023. Les anticipations économiques ont reculé à -13,7. Les données citent la hausse des prix de l’énergie et les tensions géopolitiques liées à l’Iran comme facteurs pesant sur les perspectives de la zone euro et sur l’EUR/USD (taux de change entre l’euro et le dollar). La combinaison de frictions commerciales avec la Chine et d’une forte baisse de la confiance des ménages allemands suggère une perspective défavorable pour les actifs européens (actions, obligations et devises). Il peut être pertinent d’acheter des options de vente (« puts », contrats qui prennent de la valeur si le prix baisse) sur l’EUR/USD, l’euro pouvant encore se replier depuis ses niveaux autour de 1,05. Des niveaux de moral comparables avaient précédé une phase de faible croissance, ce qui pourrait pousser la Banque centrale européenne à adopter un ton plus accommodant (« dovish », c’est-à-dire plus favorable à des baisses de taux). Cette fragilité en Allemagne, principal moteur économique de la zone euro, est un signal négatif pour les actions européennes. L’indice DAX (principal indice de la Bourse de Francfort) semble particulièrement exposé, car il est fortement composé de groupes exportateurs dépendants du marché chinois, qui a représenté une part importante de leurs ventes l’an dernier. Acheter des options de vente sur le DAX ou sur un indice plus large comme le STOXX 600 (indice regroupant 600 grandes entreprises européennes) peut constituer une couverture (protection) contre un possible recul des bénéfices des entreprises.

Volatilité et positionnement sur les taux

Les tensions autour de l’Iran et les différends commerciaux augmentent l’incertitude, qui alimente la volatilité des marchés (ampleur et rapidité des variations de prix). Dans ce contexte, acheter des options d’achat (« calls », contrats qui prennent de la valeur si le prix monte) sur le VSTOXX, principal indice de volatilité en Europe, peut être intéressant. Lors d’un épisode comparable de tensions au Moyen-Orient fin 2024, le VSTOXX avait bondi de plus de 30% en quelques semaines, illustrant la vitesse des retournements de sentiment. Les mauvaises statistiques pourraient conduire la Banque centrale européenne à s’éloigner d’une orientation plus restrictive (« hawkish », c’est-à-dire favorable à des hausses de taux). Le marché intègre désormais une probabilité plus élevée de baisse des taux avant la fin de l’année. Dans cette optique, des produits liés aux taux — comme l’achat de contrats à terme (« futures », contrats standardisés portant sur un prix futur) sur le Bund allemand (obligation d’État allemande de référence) — peuvent permettre de profiter d’un repli des rendements (les taux des obligations, qui baissent quand leur prix monte).

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Avant l’ouverture de Wall Street, l’indice du dollar reste en baisse autour de 98,30, après l’effacement de ses gains enregistrés plus tôt en Europe.

Le Dollar Index américain (DXY) a reculé après avoir effacé ses gains initiaux près de 98,30 en séance européenne lundi, avant l’ouverture de Wall Street. Le billet vert s’est détendu, l’appétit pour le risque s’améliorant sur fond d’informations selon lesquelles l’Iran serait prêt à mettre fin rapidement à la guerre avec les États-Unis. Les actions asiatiques ont terminé en hausse et les actions européennes progressaient au moment de la rédaction, tandis que les contrats à terme (futures, c’est-à-dire des contrats qui fixent aujourd’hui un prix pour une transaction future) sur le S&P 500 étaient stables avant la séance américaine. Cela s’inscrit dans un mouvement vers des actifs plus risqués.

Proposition iranienne et évolutions sur Ormuz

Axios a rapporté que l’Iran, via des intermédiaires pakistanais, a transmis aux États-Unis une nouvelle proposition sur la réouverture du détroit d’Hormuz et la fin de la guerre. Le détroit d’Hormuz est un passage maritime stratégique : une part proche de 20% de l’énergie mondiale (surtout le pétrole et le gaz) y transite. Les discussions sur le nucléaire auraient été repoussées à plus tard. Le média indique aussi que le président américain Donald Trump a annulé ce week-end une visite prévue d’émissaires américains à Islamabad. Selon Axios, Trump aurait jugé la démarche inutile, estimant que la contre-proposition du ministre iranien des Affaires étrangères, Seyed Abbas Araghchi, n’était pas suffisante. L’attention se porte également sur la décision de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) attendue mercredi. La Fed devrait laisser ses taux inchangés à 3,50%–3,75% pour une troisième réunion consécutive, et avertir d’un risque de hausse de l’inflation (la hausse générale des prix) lié à l’énergie plus chère et à des chocs d’approvisionnement (ruptures ou perturbations qui réduisent l’offre de biens). Le Dollar Index montre actuellement des signes de faiblesse, autour de 106,50 après une récente hausse alimentée par les tensions géopolitiques autour de la production d’OPEP+ (alliance de pays exportateurs de pétrole menée par l’OPEP et la Russie). Ce changement intervient après des informations non confirmées sur une possible réunion d’urgence visant à stabiliser les prix du pétrole, ce qui a calmé les marchés et renforcé le goût du risque. Le WTI (pétrole américain de référence, West Texas Intermediate) a déjà reflué de plus de 95 dollars vers 89 dollars sur cette nouvelle.

Signaux sur le marché des produits dérivés

Ce mouvement se voit sur le marché des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une action, une devise ou une matière première), avec l’indice VIX du CBOE (mesure de la volatilité attendue sur le S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») retombant d’un pic de 22 à moins de 18 en une journée. Les opérateurs doivent garder à l’esprit que « vendre la volatilité » (parier sur une baisse des variations futures, souvent en vendant des options) peut redevenir une stratégie recherchée si ces tensions continuent de se calmer. La baisse de la prime (prix) des puts (options de vente, qui donnent le droit de vendre à un prix fixé) sur le S&P 500 est un signe clair de ce changement de sentiment. Si le dollar se fragilise, certains opérateurs peuvent se tourner vers des options (contrats donnant un droit d’achat ou de vente à un prix déterminé) sur les principales paires de devises comme l’EUR/USD. Acheter des calls (options d’achat) sur l’euro à courte échéance ou vendre des calls sur le dollar permet de se positionner directement sur la poursuite d’un mouvement « risk-on » (préférence des marchés pour le risque). La volatilité implicite (volatilité intégrée dans le prix des options, donc le niveau de mouvement anticipé par le marché) sur les options de devises du G7 (groupe des grandes économies avancées) a baissé, rendant ces stratégies moins coûteuses qu’il y a une semaine.

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L’AUD progresse face à un dollar américain en perte de vitesse, rebondissant depuis ses plus bas à 0,7100 jusqu’à environ 0,7190, un plus haut de 10 jours

Le dollar australien a progressé face au dollar américain lundi, atteignant un plus haut de 10 jours près de 0,7190 après un rebond depuis environ 0,7100 la semaine dernière. Ce mouvement intervient alors que le billet vert s’est affaibli et que l’AUD/USD s’est échangé près de 0,7200. Axios a rapporté que Téhéran avait envoyé une proposition de paix aux États-Unis, offrant de mettre fin à la guerre et de rouvrir le détroit d’Ormuz. Le détroit d’Ormuz est un passage maritime stratégique par lequel transite une grande partie du pétrole mondial. Le média ajoute que les discussions sur le nucléaire seraient repoussées à une étape ultérieure.

Focus sur banques centrales et inflation

Les marchés suivent aussi de près les réunions des banques centrales et l’inflation (la hausse générale des prix). La Réserve fédérale américaine (Fed), la banque centrale des États-Unis, devrait laisser ses taux inchangés à 3,50%–3,75% après la réunion du FOMC mercredi. Le FOMC est le comité de la Fed qui décide des taux. Les contrats à terme (instruments financiers qui reflètent les anticipations du marché) intégrés dans l’outil CME FedWatch montrent une probabilité de 66% d’un statu quo d’ici la fin de l’année. Avant la guerre, les marchés anticipaient une à deux baisses de taux. Les chiffres de l’indice des prix à la consommation (CPI, une mesure clé de l’inflation) en Australie sont attendus avant la décision de la Reserve Bank of Australia (RBA), la banque centrale australienne, la semaine prochaine. L’inflation devrait avoir accéléré lors du premier mois de la guerre États-Unis–Iran, ce qui renforce les anticipations d’une troisième hausse de taux consécutive en mai.

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Selon Kit Juckes, la faiblesse du dollar reflète les espoirs d’un accord de paix et la clôture d’une enquête du DoJ visant Powell

Le dollar américain s’affaiblit, tandis que les marchés réagissent aux espoirs d’un accord de paix dans le Golfe et à l’annonce de la fin d’une enquête du ministère américain de la Justice (DoJ, Department of Justice) visant Jerome Powell, président de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis). Cette enquête portait sur la rénovation du bâtiment de la Fed. Deux scénarios liés au conflit orientent les anticipations sur le dollar. Une fin rapide du conflit pourrait laisser le dollar en retrait face aux autres grandes devises.

Perturbations pétrolières et écarts entre devises

Si les flux de pétrole restent perturbés plus longtemps, les économies qui importent de l’énergie pourraient être plus pénalisées que celles qui en exportent. Dans ce cas, les États-Unis et les autres pays exportateurs pourraient mieux s’en sortir que les importateurs. Le rapport relie aussi la fin de l’enquête du DoJ à la perspective d’une nomination de Kevin Warsh comme prochain président de la Fed. Cela pourrait favoriser davantage de coordination entre le Trésor américain (le ministère des Finances des États-Unis) et la Fed, et conduire à des taux d’intérêt plus bas. En regard, l’analyse de 2025 a bien identifié les principaux risques pesant sur la faiblesse du dollar. Le marché espérait une issue rapide dans le Golfe, mais cet excès de confiance a coûté cher à certains. On sait désormais que les perturbations des flux pétroliers ont duré plus longtemps que prévu.

Impact de marché et implications pour le trading

Ce conflit prolongé a, au final, soutenu le dollar américain, comme anticipé. Quand le brut WTI (West Texas Intermediate, le pétrole de référence américain) a dépassé 95 dollars le baril au dernier trimestre 2025, les économies de grands importateurs d’énergie comme le Japon et l’Allemagne ont ralenti. En réaction, l’indice du dollar (DXY, mesure de la valeur du billet vert face à un panier de grandes devises) s’est nettement renforcé, passant du bas de la zone des 100 points à un pic de 107, avant de se stabiliser. Le changement de direction à la Fed après la clôture du dossier Powell s’est aussi matérialisé. La confirmation de Kevin Warsh a d’abord nourri l’espoir de taux plus bas et d’un dollar plus faible. Mais la situation s’est révélée plus complexe, car une inflation tenace a empêché des baisses de taux importantes. Avec une inflation sous-jacente (inflation « core », qui exclut surtout l’énergie et l’alimentation, très volatiles) toujours au-dessus de l’objectif de la Fed, à 3,1% sur un an, la trajectoire des taux reste incertaine. Cela crée un bras de fer entre la pression politique pour baisser les taux et le mandat de la Fed, centré sur la stabilité des prix. C’est l’élément clé à surveiller. En conséquence, les stratégies sur dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise ou un taux) doivent tenir compte de cette tension. La volatilité (amplitude des variations de prix) sur le marché des changes, notamment sur les paires EUR/USD et USD/JPY, pourrait augmenter à l’approche de la prochaine réunion de la Fed. Acheter des options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou vendre à un prix fixé) de type straddle (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice) ou strangle (call et put à des prix d’exercice différents) peut permettre de profiter d’un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre, sans parier sur la direction.

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Sur fond de faiblesse du dollar, l’EUR/USD gravite autour de 1,1740, prolongeant son rebond malgré la fragilité des conditions dans la zone euro

L’EUR/USD évolue près de 1,1740 lundi, en hausse de 0,21% sur la séance, prolongeant le rebond de vendredi depuis environ 1,1670. La paire progresse alors même que les indicateurs économiques de la zone euro paraissent plus faibles. En Allemagne, l’indice GfK de confiance des consommateurs (enquête sur le moral des ménages, utilisée comme indicateur avancé de la consommation) recule à -33,3 en mai contre -28,1, son plus bas niveau depuis plus de trois ans et sous les attentes. L’euro réagit peu, l’attention se portant sur des facteurs extérieurs à la zone euro.

Demande de dollar et risques au Moyen-Orient

Les développements au Moyen-Orient influencent la demande de dollar américain, après des informations évoquant une nouvelle proposition de Téhéran incluant la réouverture du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le transport du pétrole). Les discussions restent bloquées, tandis que les risques sur l’offre maintiennent le pétrole brut proche de 100 dollars le baril, ce qui peut peser sur la croissance mondiale. L’indice du dollar (DXY, un indice qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) recule, reflet d’une faiblesse générale de la monnaie. Les marchés anticipent que la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) laissera ses taux inchangés à court terme, avec la possibilité d’un ton plus accommodant ensuite (c’est-à-dire plus favorable à des baisses de taux). L’attention se tourne désormais vers les décisions de banques centrales, avec la Fed mercredi et la Banque centrale européenne (BCE) jeudi. La BCE est aussi attendue inchangée, mais pourrait signaler un durcissement à venir (hausse des taux) en raison de pressions inflationnistes liées aux prix de l’énergie.

Divergence de politique monétaire et approche de trading

La BCE a effectivement envoyé un message ferme mi-2025, mais les hausses de taux qui ont suivi ont nettement ralenti l’économie de la zone euro. L’inflation totale (taux d’inflation global) est désormais à 2,5%, ce qui alimente des discussions sur des baisses de taux d’ici le troisième trimestre. À l’inverse, aux États-Unis, un marché du travail solide et une inflation plus persistante à 3,1% conduisent la Fed à rester en pause (ne pas modifier les taux). Avec une paire proche de 1,0750, soit environ dix cents sous le niveau d’avril 2025, le thème central reste la divergence de politique monétaire entre les deux banques centrales. La volatilité implicite à trois mois (niveau de variations futures anticipées par le marché, déduit des prix des options) est montée à 7,5%, ce qui indique que les investisseurs anticipent des mouvements plus importants que d’habitude autour des réunions. Nous voyons un intérêt à acheter des options de vente à échéance lointaine (puts, instruments qui prennent de la valeur si l’EUR/USD baisse) sur l’EUR/USD, pour se couvrir ou miser sur un nouveau repli si la BCE baisse ses taux avant la Fed. Les risques géopolitiques qui avaient maintenu le pétrole proche de 100 dollars le baril début 2025 se sont atténués, le brut s’échangeant plutôt autour de 85 dollars. Cela réduit une partie de la pression sur l’économie européenne sans changer la faiblesse de la croissance. Il peut donc aussi être pertinent d’envisager des stratégies adaptées à un environnement de faible croissance et de faible volatilité en Europe, comme la vente d’options d’achat couvertes (covered calls: vendre des options d’achat tout en détenant déjà la devise, afin d’encaisser une prime) sur des positions longues en euro sur d’autres paires de devises.

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L’or (XAU/USD) évolue prudemment près de 4 700 $ ; les investisseurs surveillent les tensions géopolitiques et les décisions des banques centrales dans un contexte d’hésitation

L’or (XAU/USD) a commencé la semaine dans une fourchette étroite autour de 4 700 $, avec des chandeliers *doji* sur le graphique journalier (figure d’hésitation, où le cours d’ouverture et de clôture sont proches). L’indice du dollar américain (DXY) a reculé lundi, sur des mouvements prudents liés à d’éventuelles avancées vers un accord entre les États-Unis et l’Iran. Le détroit d’Ormuz reste fermé et un deuxième cycle de pourparlers de paix a été annulé. L’appétit pour le risque (envie des investisseurs de prendre des positions risquées) est resté limité et les métaux précieux ont peu bougé.

Les marchés attendent la décision de la Fed

Les marchés surveillent les décisions des banques centrales, dont celle de la Réserve fédérale américaine (Fed) mercredi. La Fed devrait largement laisser ses taux inchangés, et Jerome Powell pourrait être remplacé par l’ancien gouverneur Kevin Warsh. L’or évolue dans un canal horizontal plus large (zone de variation entre un plancher et un plafond), avec un support autour de 4 600 $ (niveau où la baisse a tendance à s’arrêter grâce aux achats). Sur le graphique en 4 heures, le RSI est proche de 45 (indicateur de momentum : au-dessous de 50, la dynamique est plutôt faible) et le MACD est positif mais bute sur une résistance (outil qui compare deux moyennes mobiles pour juger la tendance, ici encore freinée). Les replis ont tenu au-dessus d’environ 4 660 $, tandis qu’une cassure sous 4 600 $ pourrait ouvrir la voie vers le point bas du 26 mars, proche de 4 350 $. La résistance se situe entre 4 745 $ et 4 770 $ (zone où les ventes tendent à bloquer la hausse), avec le haut du canal près de 4 885 $. Les banques centrales ont ajouté 1 136 tonnes d’or, pour environ 70 milliards de dollars, en 2022, un record annuel. L’or évolue souvent à l’inverse du dollar et des emprunts d’État américains (*Treasuries*, obligations du Trésor des États-Unis), et a tendance à monter quand les taux baissent.

Les stratégies sur la volatilité au premier plan

Vu l’hésitation du marché autour de 4 700 $, la fourchette actuelle très serrée peut être interprétée comme une phase de préparation à un mouvement plus ample. La réunion de la Fed cette semaine est le déclencheur le plus probable. Dans ce contexte, détenir des positions qui gagnent quand la volatilité augmente (ampleur des variations de prix), comme un *long straddle*, peut être pertinent. Cette stratégie consiste à acheter à la fois une option d’achat (*call*, droit d’acheter à un prix fixé) et une option de vente (*put*, droit de vendre à un prix fixé) avec le même prix d’exercice (prix fixé à l’avance) et la même échéance (date d’expiration). La situation géopolitique autour du conflit États-Unis–Iran reste un facteur clé, soutenant le prix. Si l’espoir d’un accord a affaibli le DXY, l’annulation récente des pourparlers et la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz montrent que cet espoir reste fragile. Une rupture nette des négociations déclencherait probablement une recherche de valeurs refuges (achat d’actifs jugés sûrs), propulsant l’or au-dessus de la résistance ferme proche de 4 770 $. Pour un scénario baissier, une cassure sous le support de 4 600 $ serait un signal important. On pourrait alors envisager d’acheter des options *put* ou d’initier des positions vendeuses sur contrats à terme (*futures*, contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé), avec un objectif vers 4 350 $ (plus bas du 26 mars). Cette lecture s’appuie sur les dernières données d’inflation américaine de mars 2026, ressorties à 3,1%, un niveau élevé qui pourrait pousser la Fed à garder un ton plus restrictif que prévu (politique de taux visant à freiner l’inflation). À l’inverse, tout signe d’un changement vers une politique plus souple (baisse attendue des taux) de la Fed, ou la confirmation d’une posture plus accommodante de Kevin Warsh, serait un soutien majeur pour l’or. Une cassure confirmée au-dessus de 4 770 $ serait un déclencheur pour acheter des options *call*, en visant un mouvement vers le haut du canal autour de 4 885 $. Cette vision positive à horizon plus long est renforcée par la forte demande des banques centrales : le World Gold Council indique que 290 tonnes supplémentaires ont été ajoutées aux réserves officielles au premier trimestre 2026.

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L’argent s’échange à 75,59 dollars l’once troy, en baisse de 0,15 % par rapport à 75,70 dollars.

L’argent (XAG/USD) s’échangeait à 75,59 $ l’once troy lundi, en baisse de 0,15 % par rapport à 75,70 $ vendredi. Les prix progressent de 6,34 % depuis le début de l’année. Par unité, l’argent valait 75,59 $ l’once troy et 2,43 $ le gramme. Le ratio or/argent s’établissait à 62,25 lundi, contre 62,21 vendredi.

Vue d’ensemble du marché de l’argent

L’argent s’échange comme un métal précieux. Il peut s’acheter en physique, sous forme de pièces ou de lingots, ou via des produits comme les ETF (fonds cotés en Bourse, qui répliquent le prix de l’argent). Il est aussi utilisé comme réserve de valeur (un actif conservé pour préserver le pouvoir d’achat) et comme moyen d’échange. Les prix peuvent être influencés par le risque géopolitique (tensions internationales), les craintes de récession (baisse prolongée de l’activité), les taux d’intérêt, et le dollar américain, car l’argent est coté en dollars. L’offre issue des mines, l’activité de recyclage et les variations de la demande peuvent aussi faire bouger les cours. Les usages industriels, par exemple dans l’électronique et l’énergie solaire, pèsent sur la demande et donc sur les prix. L’argent évolue souvent dans le même sens que l’or, et le ratio or/argent sert à comparer leurs valorisations relatives (combien d’onces d’argent il faut pour acheter une once d’or).

Facteurs de marché et perspectives

L’argent se maintient à 75,59 $, dans la continuité de la tendance de l’an dernier. En 2025, les prix ont progressé régulièrement, portés par un dollar américain plus faible et par l’orientation de la Réserve fédérale (la banque centrale des États-Unis) vers des taux plus bas. Ce mouvement a installé un niveau de prix élevé qui sert désormais de base. Un facteur clé est la forte demande industrielle, qui représente désormais plus de 50 % de la consommation annuelle d’argent. La transition vers les énergies vertes soutient cette dynamique : la fabrication de panneaux solaires, un secteur très consommateur d’argent, aurait augmenté d’environ 40 % en 2025 selon l’Agence internationale de l’énergie. Cela crée une demande physique (achats de métal réel) qui limite l’impact des ventes spéculatives (ventes motivées par des paris de court terme). Pour la suite, la prochaine décision de la banque centrale sur les taux d’intérêt est la principale source d’incertitude et de volatilité (variations rapides des prix). Après les baisses de taux de 2025, un signal de pause pourrait accentuer les mouvements. Pour les opérateurs sur dérivés (contrats financiers liés au prix de l’argent), cela implique une hausse probable de la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché), ce qui renchérit les primes d’options (le coût d’achat d’une option). Le ratio or/argent, à 62,25, mérite aussi l’attention. Il est nettement sous la moyenne du XXIe siècle, plus proche de 70, ce qui montre que l’argent a surperformé l’or depuis un certain temps. Cela peut indiquer que l’essentiel du rattrapage de l’argent par rapport à l’or a déjà eu lieu. Compte tenu du niveau de prix élevé et d’un marché susceptible d’évoluer en dents de scie dans une fourchette (échanges « en range », sans tendance claire), acheter directement des options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) peut être risqué, car les primes sont élevées. Certains pourraient privilégier des stratégies adaptées à ce contexte, comme vendre des calls couverts (vente de calls en détenant déjà l’actif) contre des positions longues sur futures (contrats à terme : accord d’acheter/vendre à une date future). Cette approche permet d’encaisser une prime pendant que le marché attend la prochaine décision sur les taux.

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Sur fond de tensions au Moyen-Orient, l’EUR/JPY grimpe à 186,95, les marchés dans l’attente des décisions de politique monétaire de la BoJ et de la BCE

L’EUR/JPY évoluait près de 186,95 lundi, en hausse de 0,07 %, alors que les marchés attendent les décisions de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ) et de la Banque centrale européenne (BCE). La BoJ devrait maintenir son taux à 0,75 % mardi. Les investisseurs se concentrent sur sa communication, notamment sur d’éventuels indices en faveur d’une hausse des taux en juin.

Focus banques centrales cette semaine

La BCE devrait laisser sa politique inchangée jeudi, avec un taux de dépôt à 2 % (le taux auquel les banques placent leurs liquidités à court terme auprès de la BCE). L’institution attend de nouvelles données dans un contexte d’incertitude liée au conflit au Moyen-Orient. En Allemagne, l’indice GfK de confiance des consommateurs (baromètre des intentions de dépenses des ménages) a reculé à -33,3 pour mai, un plus bas de plus de trois ans. La réaction de l’euro reste pour l’instant limitée. Les développements au Moyen-Orient restent un facteur clé, avec des discussions sur une désescalade après des informations selon lesquelles l’Iran aurait transmis une nouvelle proposition de paix aux États-Unis. Les négociations restent bloquées, des pétroliers sont immobilisés depuis deux mois et les prix du pétrole brut évoluent près de 100 dollars le baril. La demande pour les valeurs refuges (actifs jugés plus sûrs en période de crise, comme le yen) et les anticipations d’inflation liées à l’énergie influencent le yen. L’euro est freiné par une croissance faible et un manque de visibilité sur la politique monétaire. L’EUR/JPY est donc surtout guidé par les signaux des banques centrales et l’actualité géopolitique.

Signaux du marché des options

Avec des décisions majeures de banques centrales cette semaine, la volatilité implicite des options sur EUR/JPY (volatilité anticipée par le marché, déduite des prix des options) remonte. La volatilité à une semaine a grimpé à 11,5 %, nettement au-dessus de la moyenne mensuelle, ce qui indique que le marché se prépare à un mouvement marqué des prix. Cela suggère que les investisseurs se positionnent en vue d’une sortie de la fourchette étroite autour de 187,00. Nous surveillons de près la Banque du Japon, car ses indications sur la suite (guidage prospectif : éléments donnés sur l’orientation future des taux) seront déterminantes pour le yen. Un statu quo à 0,75 % est déjà intégré dans les prix, mais l’inflation sous-jacente au Japon (inflation hors éléments très volatils, comme l’énergie et l’alimentation) reste au-dessus de l’objectif, à 2,8 % en mars, ce qui alimente les spéculations sur un relèvement des taux cet été. Ce tournant, après les taux négatifs observés début 2024, rend l’achat d’options de vente (put : option qui gagne de la valeur si le taux EUR/JPY baisse) à courte échéance plus intéressant pour se couvrir contre une surprise plus restrictive (hawkish : politique monétaire plus dure, avec des taux plus élevés). En Europe, le risque de stagflation (croissance faible avec inflation élevée) limite la marge de manœuvre de la BCE. La chute de la confiance des consommateurs allemands à un plus bas de trois ans est un signal préoccupant, et le dernier PMI manufacturier de la zone euro à 48,5 (enquête d’activité : sous 50, l’activité recule) marque un cinquième trimestre de contraction. Cette faiblesse complique la lutte contre l’inflation importée via l’énergie, ce qui plafonne le potentiel de l’euro. Le point central reste la tension géopolitique qui maintient le pétrole près de 100 dollars le baril, rappelant le choc énergétique de 2022. Les chaînes d’approvisionnement sont sous pression, avec des coûts de transport maritime qui ont triplé en deux mois. Cette pression alimente les craintes de récession et peut rendre pertinente une couverture via des positions sur la volatilité ou des options d’achat (call : option qui gagne de la valeur si le prix monte) sur des ETF du secteur énergétique (fonds coté répliquant un panier d’actions), en cas de nouvelle escalade.

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