Le rendement des bons du Trésor espagnols à trois mois progresse légèrement, la prudence de la BCE renchérissant les coûts d’emprunt à court terme

L’Espagne a placé des Letras (bons du Trésor à 3 mois, c’est-à-dire de la dette à court terme) lors d’une adjudication (vente aux enchères de titres publics) avec un rendement moyen de 2,154 %. Le rendement comparable précédent était de 2,111 %. Le rendement de l’adjudication a augmenté de 0,043 point de pourcentage. Cela traduit une légère hausse du coût de financement à court terme de l’État espagnol.

Signal de marché avec la hausse des rendements à court terme

La hausse du rendement des bons espagnols à 3 mois à 2,154 % indique que les marchés intègrent des coûts de financement à court terme plus élevés. Cette progression, limitée mais réelle, remet en cause l’idée d’une baisse continue des taux. Ce mouvement reflète une Banque centrale européenne (BCE, l’institution qui fixe les taux directeurs dans la zone euro) qui adopte une ligne plus ferme après la phase d’assouplissement (baisse des taux) observée en 2025. L’inflation sous-jacente (inflation « de fond », hors éléments très volatils comme l’énergie) de la zone euro reste élevée, à 2,7 % au premier trimestre 2026. Cela rend de nouvelles baisses de taux à court terme moins probables. Pour les produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif de référence) liés aux taux d’intérêt, cela peut ouvrir la voie à des positions misant sur des taux stables, voire en hausse. Les options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) sur les futures Euribor (contrats à terme indexés sur l’Euribor, taux de référence du marché monétaire en euros) servent à se positionner sur l’évolution des taux courts dans l’ensemble de la zone. La valorisation actuelle peut encore sous-estimer le ton plus prudent de la BCE. Nous surveillons aussi l’écart de rendement entre les emprunts d’État espagnols et allemands, un indicateur classique de la perception du risque. L’écart à 10 ans est récemment remonté vers 85 points de base (1 point de base = 0,01 point de pourcentage) après s’être réduit en grande partie en 2025. Ce léger élargissement peut favoriser des stratégies profitant d’une différenciation accrue entre la dette des pays « cœur » (comme l’Allemagne) et celle des pays « périphériques » (comme l’Espagne).

Conséquences pour les écarts, les actions et le FX

Ce contexte peut peser sur les actions espagnoles, en particulier sur les banques, sensibles au coût du financement. Sur le marché des changes (FX, « forex »), des rendements plus élevés peuvent soutenir l’euro, mais seulement s’ils reflètent une économie solide plutôt qu’une hausse du risque de crédit (risque de non-remboursement). Recourir à des options pour couvrir (protéger) des positions longues en euro paraît pertinent dans les prochaines semaines.

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L’EUR/USD résiste alors que les tensions dans le Golfe assombrissent les perspectives ; les enquêtes ZEW suivies pour détecter un changement de sentiment en Allemagne

L’EUR/USD est resté solide grâce à un appétit pour le risque (préférence des investisseurs pour les actifs jugés plus risqués, comme les actions), même si les tensions dans le Golfe ont réduit les espoirs de règlement rapide. Il a été noté qu’une correction des marchés actions (baisse marquée après une hausse) serait difficile à concilier avec une paire qui se maintient aux niveaux actuels, même si les anticipations de taux de la Banque centrale européenne (BCE) restent plus « restrictives » (attentes de taux plus élevés et/ou plus longtemps) que celles de la Réserve fédérale (Fed). Le calendrier de la zone euro inclut les enquêtes ZEW, qui donnent une indication précoce du moral en Allemagne en mai. Le consensus attend une nouvelle dégradation de l’indice des anticipations et de l’indice de la situation actuelle.

Enquêtes ZEW et perspectives de l’euro à court terme

Les enquêtes sont jugées plus difficiles à interpréter en période de forte volatilité géopolitique (variations rapides des prix liées aux tensions internationales), mais elles devraient malgré tout signaler une dégradation des perspectives de croissance de la zone euro. Le biais sur l’EUR/USD est négatif tant qu’il n’y a pas d’avancées concrètes vers un accord de paix États-Unis–Iran. Un passage au-dessus de 1,180 est jugé difficile à tenir dans les conditions actuelles. Un retour vers 1,170 est présenté comme le scénario le plus probable à court terme. En regardant l’analyse publiée à la même période en 2025, le consensus de marché était baissier sur l’EUR/USD, avec l’idée d’un retour possible vers 1,170. Cette vue reposait sur l’attente d’un ZEW allemand en baisse et sur le risque d’un repli des actions lié aux tensions géopolitiques. Mais la faiblesse attendue ne s’est pas matérialisée autant que prévu. On a constaté que l’indice ZEW du sentiment économique, après un bref recul en mai 2025, a en réalité rebondi pendant l’été, pour atteindre +8,5 en août 2025, les commandes industrielles montrant une résistance inattendue. La dégradation durable du moral ne s’est pas installée, surprenant de nombreuses positions vendeuses (investisseurs pariant sur une baisse). Cela rappelle le risque de trop s’appuyer sur des enquêtes de sentiment quand les données économiques évoluent rapidement.

Leçons de marché de mi-2025

Par ailleurs, la correction redoutée n’a pas eu lieu mi-2025 : le S&P 500 a progressé de plus de 3 % entre mai et juillet, signe que l’appétit pour le risque est resté élevé. Cette résistance a été incompatible avec un EUR/USD plus faible, montrant que la paire était davantage liée au climat général de marché qu’à des titres géopolitiques isolés. Le dépassement de 1,180, jugé auparavant intenable, est devenu un nouveau support (zone de prix où la demande tend à limiter la baisse) à la fin de l’été. Compte tenu de cet historique, il faut éviter de se positionner sur une forte baisse de l’euro sur la seule base du sentiment, surtout avec une BCE toujours plus restrictive que la Fed. La leçon de l’an dernier est que l’écart de politique monétaire (différence de trajectoire des taux entre banques centrales) constitue un plancher puissant pour la paire. En conséquence, vendre l’euro de manière agressive offre un rapport rendement/risque défavorable (gain potentiel limité vs pertes potentielles). Dans les prochaines semaines, une approche plus prudente consisterait à utiliser des options (instruments permettant d’acheter ou vendre une devise à un prix fixé à l’avance) pour exprimer un optimisme mesuré. On pourrait envisager de vendre des options de vente EUR/USD « hors de la monnaie » (strike éloigné du prix actuel, ici plus bas), avec un prix d’exercice proche de 1,1750, afin d’encaisser une prime (revenu reçu à la vente de l’option), en pariant que le support établi fin 2025 tiendra. Cette stratégie profite de l’érosion du temps (baisse de valeur de l’option à mesure que l’échéance approche) si la paire reste stable ou monte, tout en limitant le risque à un niveau déterminé.

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Semaine à venir : Nagel (Bundesbank) signale deux prochaines hausses de taux de la BCE tandis que l’euro recule face à un dollar plus fort

Joachim Nagel, membre du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) et président de la Bundesbank (banque centrale allemande), a déclaré mardi que le scénario central prévoit deux hausses de taux d’intérêt à court terme. Il a ajouté que la BCE interviendra si les anticipations d’inflation (prévisions du public et des marchés sur l’inflation future) se « désancrent », c’est‑à‑dire si elles s’éloignent durablement de l’objectif de la BCE. Selon lui, les décisions de juin dépendront des données économiques. L’euro a peu réagi. L’EUR/USD reculait de 0,33% autour de 1,1745, dans un contexte de dollar américain plus fort.

Mandat de la Banque centrale européenne

La Banque centrale européenne, basée à Francfort, fixe les taux d’intérêt et conduit la politique monétaire (les décisions qui influencent le crédit, la monnaie et l’économie) pour la zone euro. Son mandat est la stabilité des prix, avec une inflation visée autour de 2%. Les changements de taux peuvent influencer la valeur de l’euro. Le Conseil des gouverneurs décide de la politique monétaire lors de réunions tenues huit fois par an. Il réunit les dirigeants des banques centrales nationales de la zone euro et six membres permanents, dont la présidente de la BCE, Christine Lagarde. L’« assouplissement quantitatif » (souvent appelé QE) consiste à créer de la monnaie pour acheter des actifs, comme des obligations d’État ou d’entreprises (titres de dette). Cela peut affaiblir l’euro. La BCE a utilisé cet outil en 2009‑2011, en 2015 et pendant la pandémie de Covid. Le « resserrement quantitatif » (QT) est l’inverse du QE. Il consiste à réduire progressivement ces achats, notamment en arrêtant les nouveaux achats d’obligations et en ne réinvestissant plus l’argent récupéré quand des obligations arrivent à échéance (quand elles sont remboursées). Cela peut soutenir l’euro.

Conséquences de marché pour les traders

Le signal de Joachim Nagel en faveur de deux hausses de taux à venir répond à la hausse des pressions sur les prix. Cela intervient après l’estimation rapide d’Eurostat pour avril 2026, qui montre une inflation IPCH (indice des prix à la consommation harmonisé, mesure comparable entre pays de l’UE) remontée à 2,9%, contre 2,4% fin 2025. La réunion de juin de la BCE devient donc un rendez‑vous important. Malgré ce ton plus « faucon » (plus favorable à une politique de taux plus élevés pour freiner l’inflation), la baisse immédiate de l’euro à 1,1745 montre que le marché regarde surtout la Réserve fédérale (Fed) américaine. Les États‑Unis ont publié un nouveau bon rapport sur l’emploi d’avril 2026: les créations d’emplois « non agricoles » (non‑farm payrolls, principal indicateur mensuel de l’emploi américain hors secteur agricole) ont atteint 250.000. Cela renforce l’idée que la Fed pourrait relever ses taux plus vite que la BCE. L’écart de taux entre les États‑Unis et la zone euro reste le facteur dominant pour les cambistes. Pour les traders de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme des options), ce décalage entre discours de la BCE et réaction du marché laisse prévoir davantage de volatilité (variations de prix). La volatilité implicite à un mois sur les options EUR/USD (niveau de volatilité intégré dans le prix des options) est déjà montée à 7,8% après être passée près de 6,5% le mois dernier, et cette tendance pourrait se poursuivre jusqu’à la réunion de juin. Acheter un « straddle » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) ou un « strangle » (même idée, mais avec deux prix d’exercice différents) peut permettre de profiter d’une hausse des mouvements de prix, quelle que soit la direction. La réaction actuelle suggère que les investisseurs attendent que Christine Lagarde confirme clairement cette orientation avant d’intégrer pleinement un euro plus fort dans les prix. Un positionnement haussier via des options d’achat (« calls », droit d’acheter à un prix fixé) ou des « call spreads » (stratégie combinant l’achat et la vente de calls à des prix d’exercice différents pour limiter le coût) peut donc être prématuré. Dans les prochaines semaines, il peut être plus utile de surveiller le marché des contrats à terme sur taux, en particulier les contrats Euribor (contrats basés sur le taux interbancaire de référence en zone euro, utilisé pour anticiper les taux). Une revalorisation marquée serait un premier signal concret que le marché prend davantage au sérieux le ton plus restrictif de la BCE.

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Wall Street : des records qui masquent une hausse étroite menée par les valeurs de semi-conducteurs, tandis que les craintes d’une taxe sud-coréenne sur l’IA pèsent sur le sentiment du secteur technologique

Les actions américaines ont de nouveau progressé, le S&P 500 gagnant 0,19% et le Nasdaq 0,10%, les deux clôturant sur de nouveaux records. L’indice des semi-conducteurs de Philadelphie a avancé de 2,59% et porte sa hausse depuis le début de l’année à 70%, tandis que les valeurs de l’énergie ont aussi monté. La hausse a été moins « large » (c’est-à-dire partagée par peu de titres) : la majorité des actions du S&P 500 a reculé, et les « Mag-7 » (les sept plus grandes valeurs technologiques phare) ont perdu 0,26%. En Europe, le Stoxx 600 a pris 0,11%, le FTSE 100 0,36% et le Dax 0,05%, tandis que le CAC 40 a cédé 0,69% sur fond de baisse des valeurs du luxe.

Les marchés asiatiques réagissent aux annonces de politique économique

En Asie, le KOSPI sud-coréen a chuté jusqu’à 5,1% après des propos sur un « dividende national » lié aux profits de l’industrie de l’IA (intelligence artificielle). L’indice a ensuite réduit ses pertes à 2,90% après une précision : il s’agirait d’utiliser des « recettes fiscales excédentaires » (plus d’impôts collectés que prévu) plutôt que de créer une nouvelle taxe exceptionnelle sur les entreprises. Samsung a reculé de 3,4% et les contrats à terme sur le Nasdaq (instruments qui donnent une indication des cours attendus) ont perdu 0,34%, faisant moins bien que ceux du S&P 500 (-0,14%). Les contrats à terme sur l’Euro Stoxx 50 ont cédé 0,61%, tandis que le S&P/ASX 200 a reculé de 0,24%, le CSI de 0,31% et le Shanghai Composite de 0,40%, alors que le Nikkei a progressé de 0,62% et le Hang Seng de 0,30%. Le S&P 500 enchaîne les records, mais cette force est surtout concentrée sur les semi-conducteurs et l’énergie. Quand la hausse repose sur un petit nombre de valeurs, le mouvement est plus fragile. Les investisseurs peuvent envisager des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre plus tard à un prix fixé) pour protéger des gains dans les semi-conducteurs, par exemple en achetant des « puts » (options de vente, qui prennent de la valeur si le marché baisse) sur des ETF (fonds cotés en Bourse) déjà en hausse de 70% depuis le début de l’année. Les valorisations élevées de la technologie inquiètent : certains leaders des puces pour l’IA se paient désormais plus de 60 fois les bénéfices attendus (ratio cours/bénéfice prévisionnel, qui compare le prix de l’action aux profits anticipés). On avait observé un schéma similaire lors du marché porté par l’IA en 2025, lorsque la ligne « Advance-Decline » du S&P 500 (indicateur qui compare le nombre d’actions en hausse à celles en baisse) ne confirmait pas les nouveaux sommets de l’indice, ce qui peut signaler un retournement ultérieur. Cet écart entre l’indice et la plupart de ses composantes suggère un marché plus faible qu’il n’y paraît.

Se positionner face à un changement de régime de volatilité

En Corée du Sud, l’idée d’un « dividende national » financé par les profits de l’IA a directement dégradé le sentiment sur la technologie, ce qui explique la sous-performance du Nasdaq en contrats à terme. Cela met en lumière un risque politique nouveau pour le secteur, encore peu intégré dans les prix. Une stratégie dite de « pairs trade » (prendre deux positions opposées) consistant à être vendeur sur le Nasdaq 100 tout en étant acheteur sur le S&P 500, plus diversifié, peut aider à se couvrir contre cette vulnérabilité. L’autosatisfaction du marché reste élevée : l’indice VIX (mesure attendue de la volatilité, souvent appelé « baromètre de la peur ») a récemment évolué autour de 13, un niveau qui traduit peu d’inquiétude. Cela peut offrir une protection à moindre coût contre des chocs. Acheter des options d’achat sur le VIX (qui gagnent de la valeur si la volatilité monte) ou utiliser des « straddles » acheteurs (stratégie d’options visant à profiter d’un fort mouvement, à la hausse ou à la baisse) sur des indices clés peut permettre de se positionner face à une remontée de la volatilité. Les valeurs de l’énergie constituent une source de soutien hors technologie, le secteur ayant progressé de plus de 15% sur le dernier trimestre grâce à des prévisions d’offre mondiale plus tendue. Pour réduire la dépendance aux valeurs technologiques, les investisseurs peuvent vendre des puts « couverts par du cash » (vendre une option de vente en gardant la trésorerie nécessaire pour acheter l’actif si l’option est exercée) sur de grands ETF énergie. Cette approche permet d’encaisser une prime (le prix de l’option) tout en fixant un point d’entrée potentiellement plus intéressant en cas de rotation du marché.

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La roupie plonge à un plus bas historique alors que les craintes autour d’Ormuz propulsent le pétrole et le dollar et accentuent les sorties de capitaux étrangers

La roupie indienne a atteint mardi un nouveau plus bas historique face au dollar américain, avec l’USD/INR autour de 95,67. Le regain de tensions entre les États-Unis et l’Iran a ravivé la crainte d’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20% de l’énergie mondiale. Un risque plus élevé sur le pétrole tend à soutenir les prix du brut et peut pénaliser les économies dépendantes des importations, comme l’Inde. Le WTI (pétrole américain de référence) évoluait quasi inchangé, légèrement sous 96,00 dollars.

Faiblesse de la roupie, portée par le risque pétrolier

Le président américain Donald Trump a qualifié la contre-proposition de l’Iran de « proposition stupide » et a déclaré que le « cessez-le-feu est sous assistance respiratoire ». Selon CNN, Donald Trump se montrerait plus frustré par les discussions, et ses conseillers indiquent qu’il envisage une reprise de combats de grande ampleur. Les investisseurs institutionnels étrangers (grands fonds internationaux) sont restés vendeurs nets lors de cinq des six séances de mai. Ils ont cédé des positions pour 19.509,91 crores de roupies (environ 195,1 milliards de roupies). Les publications d’inflation (CPI, indice des prix à la consommation) d’avril en Inde et aux États-Unis étaient au centre de l’attention : l’Inde devait publier à 16h00 IST (10h30 GMT) avec une prévision de 3,8% sur un an (YoY, évolution annuelle) contre 3,4% en mars. Aux États-Unis, l’inflation globale (headline, tous postes) attendue à 12h30 GMT était prévue à 3,7% contre 3,3%. La demande d’actifs refuges (placements jugés plus sûrs en période d’incertitude) a soutenu le dollar, avec le DXY (indice du dollar face à un panier de grandes devises) en hausse de 0,25% vers 98,15. La visite de Donald Trump en Chine du 13 au 15 mai inclut une rencontre prévue avec Xi Jinping sur le Moyen-Orient, Taïwan, l’IA (intelligence artificielle) et les terres rares (métaux stratégiques utilisés notamment dans l’électronique).

Niveaux techniques et positionnement du marché

L’USD/INR s’échangeait près de 95,70, au-dessus de l’EMA 20 jours (moyenne mobile exponentielle, un indicateur de tendance qui donne plus de poids aux cours récents) à 94,4221, avec un RSI (indice de force relative, indicateur de momentum) proche de 64. Le prochain niveau mentionné était 96,00, avec des supports (zones où le cours peut trouver un plancher) à 94,42 puis 94,00.

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La production industrielle italienne bondit en mars, alimentant les paris haussiers sur le FTSE MIB et le resserrement des écarts BTP-Bund

La production industrielle italienne, corrigée des jours ouvrés (c’est-à-dire ajustée pour tenir compte du nombre différent de jours travaillés d’un mois à l’autre), a progressé de 1,5 % sur un an en mars, après 0,5 % sur la période précédente. Cette hausse est un signal positif : elle dépasse nettement la prévision moyenne du marché (« consensus », c’est-à-dire l’estimation moyenne des analystes) de 0,8 %, ce qui suggère une amélioration réelle de l’activité dans la troisième économie de la zone euro. Cela contredit l’idée d’un ralentissement industriel généralisé.

Stratégie haussière sur le FTSE MIB

Cette donnée peut soutenir des positions à la hausse sur l’indice FTSE MIB via des contrats à terme (« futures », des contrats standardisés pour acheter ou vendre un actif à une date et un prix fixés) ou des options d’achat (« call options », un droit d’acheter un actif à un prix fixé jusqu’à une date donnée) dans les prochaines semaines. Elle va dans le sens de résultats d’entreprises plus solides, en particulier dans l’industrie, très présente dans l’indice. Une approche consiste à viser des calls « hors de la monnaie » (c’est-à-dire avec un prix d’exercice au-dessus du niveau actuel de l’indice, moins chers mais plus risqués) arrivant à échéance en juin ou juillet pour capter un éventuel mouvement de hausse. Pour les investisseurs obligataires, cela peut renforcer l’idée d’un resserrement de l’écart de taux (« spread », la différence de rendement) entre les BTP italiens (obligations d’État italiennes) et les Bunds allemands (obligations d’État allemandes, référence en zone euro). Une conjoncture plus solide réduit le risque perçu sur l’Italie et peut rendre sa dette plus attractive. Cela tranche avec la dernière publication allemande, limitée à +0,4 %, et suggère une meilleure dynamique italienne à ce stade. La Banque centrale européenne (BCE) suivra ces signaux : une vigueur durable pourrait repousser d’éventuelles baisses de taux cet été. Début mai 2026, les prix de marché intègrent environ 60 % de probabilité d’une baisse de taux lors de la réunion de juillet. Une donnée plus robuste dans un pays important peut réduire ces anticipations et accroître les variations sur les swaps de taux à court terme (des contrats financiers d’échange de flux d’intérêts, utilisés pour se couvrir ou spéculer sur l’évolution des taux).

Gestion du risque de volatilité

Il peut être pertinent d’ajouter une protection contre une hausse de la volatilité (l’ampleur des variations de prix). Une progression de la volatilité implicite (volatilité déduite des prix des options, reflet des attentes du marché) sur les options Euro Stoxx 50 est possible, le temps que les investisseurs déterminent s’il s’agit d’un chiffre isolé ou du début d’une tendance. L’incertitude sur la prochaine décision de la BCE est un facteur clé. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Le Brent grimpe avec le retour du risque sur le détroit d’Ormuz

Points clés

  • Le UKOUSD s’échangeait à 107,86, en hausse de 0,278 (soit 0,26%), après un plus haut de séance à 108,368.
  • Le brut américain WTI (pétrole de référence aux États-Unis) a gagné environ 1% à 99,06 $ le baril, tandis que le Brent (référence en Europe) a progressé de 86 cents, soit près de 0,8%, à 105,07 $.
  • Les opérateurs surveillent les tensions au Moyen-Orient, les discussions États-Unis–Chine, les données de stocks de l’API (Institut américain du pétrole, estimations privées) mardi, et celles de l’EIA (agence officielle américaine de l’énergie) mercredi.

Les cours du pétrole ont progressé mardi, les opérateurs réintégrant une partie de la prime de risque géopolitique (surcoût lié au risque de conflit). La reprise des tensions au Moyen-Orient entretient les craintes sur l’offre, tandis que l’incertitude sur le commerce États-Unis–Chine et la demande limite la hausse.

Le WTI a gagné environ 1% à 99,06 $ le baril. Le Brent a pris 86 cents, soit environ 0,8%, à 105,07 $. Les deux références évoluaient près de ces niveaux, les discussions États-Unis–Iran restant fragiles et maintenant l’attention sur les risques autour du détroit d’Ormuz.

Le président Donald Trump a jugé la situation très instable et a averti que le cessez-le-feu restait fragile, alimentant le scénario d’une aggravation plutôt que d’un apaisement.

Le marché avait reculé depuis ses sommets, lorsque les inquiétudes sur la croissance mondiale avaient brièvement pris le dessus. Le mouvement de mardi montre que les opérateurs reviennent vite à l’achat lorsque l’actualité au Moyen-Orient menace le transport maritime, les exportations ou la production régionale.

Le détroit d’Ormuz maintient le risque sur l’offre

Le détroit d’Ormuz reste le point névralgique. Toute menace sur les flux via ce passage peut faire monter rapidement les prix, car il concentre une part majeure du commerce mondial de pétrole et de gaz. La position de l’Iran sur la souveraineté du détroit entretient le risque sur l’offre, la route assurant environ un cinquième des échanges mondiaux d’hydrocarbures.

La montée des tensions verbales entre Washington et Téhéran a ravivé la nervosité. L’Iran a adopté un ton défiant, tandis que les avertissements américains sur la fragilité du cessez-le-feu maintiennent le marché en alerte.

Ce contexte soutient le Brent et le WTI en augmentant la prime de risque. Le marché ne chiffre pas seulement des barils potentiellement perdus, mais aussi des coûts de transport plus élevés, des retards, des assurances plus chères, et le risque d’une production durablement limitée dans le Golfe.

Les discussions États-Unis–Chine freinent la hausse

La hausse du pétrole reste contenue. Les opérateurs suivent aussi les discussions à venir entre Donald Trump et le président Xi Jinping à Pékin, portant notamment sur le commerce, la sécurité énergétique, les tensions géopolitiques et d’autres sujets stratégiques.

Pour le pétrole, le signal sur la demande est central. Un climat plus constructif pourrait soutenir les anticipations de croissance et prolonger la hausse. À l’inverse, un durcissement commercial ranimerait les craintes d’une consommation plus faible dans les grandes économies.

Le pétrole reste donc tiraillé: le risque au Moyen-Orient soutient l’offre, l’incertitude États-Unis–Chine pèse sur la confiance dans la demande. Tant que l’un de ces deux facteurs ne s’éclaircit pas, la volatilité (fortes fluctuations) devrait rester élevée.

Les stocks américains au centre de l’attention

Les données de stocks américains deviennent le prochain test à court terme. Le rapport hebdomadaire de l’API est attendu mardi, puis les chiffres de l’EIA mercredi.

Les opérateurs cherchent à savoir si les stocks de brut américains continuent de baisser. Une baisse des stocks (drawdown, signe d’une demande solide ou d’une offre plus tendue) soutiendrait les prix. Une hausse inattendue des stocks (build, signe d’une demande plus faible ou d’une offre abondante) renforcerait le scénario de risque sur la demande et pourrait limiter le rebond.

Les analystes anticipaient une baisse des stocks de brut aux États-Unis, ce qui maintient cette statistique au cœur du WTI, tandis que le Brent reste surtout guidé par les risques géopolitiques.

La discipline de l’OPEP+ continue de soutenir les prix

Du côté de l’offre, le marché reste tendu. L’OPEP et ses alliés (OPEP+), menés par la Russie, limitent leur production depuis l’an dernier pour stabiliser le marché.

Sept pays de l’OPEP+ ont convenu de relever leurs objectifs de production de 188 000 barils par jour en juin, soit une troisième hausse mensuelle depuis la fermeture d’Ormuz. Malgré cela, l’effet pourrait rester limité si les perturbations régionales continuent de restreindre les exportations.

Cette discipline crée un plancher (niveau de soutien) en période de craintes sur la demande. Elle ne supprime pas la volatilité, mais réduit le risque d’une chute plus profonde, sauf nette dégradation de la demande ou détente géopolitique.

Analyse technique

Le UKOUSD évolue autour de 107,80 après un échec au-delà de 120,31. Le marché tente de se stabiliser après un repli marqué. La tendance de fond reste orientée à la hausse tant que le prix reste au-dessus de la zone de 106,50–106,70, un niveau de soutien (zone où les achats reviennent souvent).

La hausse de fin février à début mai a été très rapide, portée par des attentes d’offre plus limitée et par la prime de risque géopolitique. Le rejet vers 120 a déclenché des prises de bénéfices (ventes après une hausse pour sécuriser les gains), ramenant les cours vers leurs moyennes mobiles (moyenne des prix sur plusieurs jours, utilisée pour repérer la tendance).

D’un point de vue graphique, le marché entre dans une phase charnière:

  • MA5 (moyenne mobile sur 5 jours): 106,68
  • MA10 (moyenne mobile sur 10 jours): 111,58
  • MA20 (moyenne mobile sur 20 jours): 106,67

Le prix oscille autour des moyennes mobiles 5 et 20 jours, tandis que la moyenne 10 jours reste plus haute après la forte hausse précédente. Ce resserrement signale souvent une hésitation: poursuite de la phase de consolidation (évolution en range) ou reprise de la dynamique haussière.

Niveaux à surveiller:

  • Soutien immédiat: 106,50 → 102,00
  • Soutien majeur: 95,00
  • Résistance (zone où les ventes peuvent se renforcer): 110,00 → 120,31

La zone 106,50 est clé car elle coïncide avec la moyenne mobile 20 jours en hausse et les plus bas récents. Si les acheteurs la défendent, le brut peut viser 110,00, puis tester la zone de résistance vers 120,31.

En revanche, une cassure nette sous 106 pourrait prolonger la correction vers 102–100, où se trouve un ancien niveau de soutien.

La dynamique s’est calmée par rapport à la hausse de mars, mais la structure reste favorable à moyen terme tant que des creux de plus en plus hauts se forment au-dessus de la base d’avril. Les volumes (quantités échangées) ont aussi baissé pendant le repli, ce qui évoque davantage une consolidation qu’une vente paniquée.

Sur le fond, le pétrole reste sensible à la géopolitique, à la politique de production de l’OPEP+, et aux attentes de croissance mondiale. Les opérateurs suivent aussi la demande chinoise: un regain d’activité industrielle pourrait soutenir à nouveau le sentiment haussier sur l’énergie.

À ce stade, le UKOUSD conserve un biais haussier prudent à moyen terme, mais un retour durable au-dessus de 110 serait nécessaire pour relancer une hausse plus solide.

Prévision prudente

Le UKOUSD garde un biais haussier modéré à court terme tant qu’il reste au-dessus de 106,682 et 106,675. Un franchissement de 108,368 ouvrirait la voie à un test de 111,578, surtout si les données API et EIA confirment une baisse des stocks.

Un passage sous 106,675 affaiblirait le rebond et ramènerait l’attention sur des soutiens plus bas. Le scénario haussier le plus favorable dépend de trois éléments: tensions élevées au Moyen-Orient, stocks américains en baisse, et discussions États-Unis–Chine sans mauvaise surprise pour la demande.

Questions des traders

Pourquoi les prix du pétrole montent-ils aujourd’hui ?

Les prix montent car les tensions au Moyen-Orient font remonter la prime de risque géopolitique (surcoût lié au risque de conflit). Les opérateurs surveillent le détroit d’Ormuz, les informations liées à l’Iran et le risque de perturbations sur les grandes routes maritimes.

Le WTI a progressé d’environ 1% à 99,06 $ le baril, tandis que le Brent a gagné 86 cents, soit près de 0,8%, à 105,07 $.

Quel est le prix actuel du UKOUSD ?

Le UKOUSD s’échangeait à 107,86, en hausse de 0,278 (soit 0,26%).

Le plus haut de séance était 108,368, le plus bas 107,371, l’ouverture à 107,386, et la clôture à 107,590.

Pourquoi le détroit d’Ormuz est-il important pour le pétrole ?

Le détroit d’Ormuz est l’une des principales routes de transit du pétrole. Une perturbation peut renchérir le transport, retarder les exportations, réduire l’offre disponible et faire monter les prix du Brent et du WTI.

Le marché reste très sensible à tout signe de restriction des flux dans ce passage.

Comment les tensions au Moyen-Orient influencent-elles les prix ?

Elles soutiennent les prix en renforçant le risque de perturbation de l’offre. La tension verbale entre Washington et Téhéran ajoute de la pression, tandis que Donald Trump a rappelé que le cessez-le-feu restait fragile.

L’Iran a aussi indiqué être prêt à répondre à de nouvelles pressions, ce qui maintient le risque régional au premier plan.

Pourquoi la hausse du pétrole est-elle limitée ?

La hausse est limitée par l’incertitude sur le commerce États-Unis–Chine et sur la demande mondiale. Les opérateurs surveillent les discussions à venir entre Donald Trump et Xi Jinping à Pékin.

Un ton plus apaisé soutiendrait les attentes de demande. Un durcissement commercial relancerait les craintes de baisse de la consommation dans les grandes économies.

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XRP se maintient à 1,45 $ alors que les positions vendeuses et les risques liés aux politiques publiques s’accentuent

Points clés

  • XRP/USD s’échangeait à 1,4552, en baisse de 0,0141 (soit -0,96%), après un plus haut de séance à 1,4807.
  • Les taux de financement (frais versés entre acheteurs et vendeurs sur les contrats à terme) sur Binance restent négatifs depuis février 2026, alors que XRP a progressé d’environ 27% depuis 1,10 $.
  • Un schéma similaire en avril 2025 avait précédé une hausse de 126%, d’environ 1,25 $ jusqu’au record de 3,6 $ en juillet 2025.
  • La commission bancaire du Sénat américain doit examiner le CLARITY Act le 14 mai, ce qui maintient la réglementation des cryptoactifs au centre de l’attention.

XRP évolue autour de 1,45 $ alors que de nombreux traders sur les produits dérivés (contrats dont le prix dépend de celui de XRP) restent positionnés à la baisse. XRP/USD s’échangeait à 1,4552, en recul de 0,0141 (soit -0,96%), à 05/12 07:10:00 GMT+3. Le plus haut de séance a atteint 1,4807, le plus bas 1,4526, avec une ouverture à 1,4692 et une clôture à 1,4693.

Cette baisse ne change pas le tableau d’ensemble. Les taux de financement sur Binance restent négatifs depuis février 2026, alors que XRP a gagné environ 27% depuis un creux proche de 1,10 $. L’analyste Darkfost (CryptoQuant) souligne cet écart entre le sentiment des traders et l’évolution du prix, avec une domination de positions vendeuses (paris sur la baisse) sur 30 jours, la plus longue période négative récente pour le token.

Des taux de financement négatifs signifient que les vendeurs à découvert (traders qui parient sur une baisse) paient pour garder leurs positions ouvertes. Si XRP tient ses niveaux de soutien (zones de prix où les achats freinent la baisse), ces positions vendeuses trop nombreuses peuvent être forcées de racheter. Ce rachat forcé peut provoquer une hausse rapide, souvent appelée short squeeze (mouvement de hausse alimenté par la fermeture urgente de positions vendeuses).

Le climat de risque mondial continue de guider les cryptos

XRP réagit aussi au contexte général. Les cryptoactifs restent sensibles à l’appétit pour le risque (envie des investisseurs d’acheter des actifs plus risqués), influencé par les discussions États-Unis–Iran, les prix du pétrole, le dollar et les anticipations sur la Réserve fédérale (Fed).

Le dollar s’est stabilisé, les espoirs d’apaisement au Moyen-Orient s’étant réduits. Le bitcoin évoluait autour de 81 551 $, tandis que le pétrole montait, les traders craignant qu’un blocage des discussions États-Unis–Iran maintienne la pression sur l’inflation (hausse générale des prix). Le Brent s’échangeait vers 104,51 $ le baril, et le WTI américain à 98,38 $, après une hausse d’environ 2,8% lors de la séance précédente.

Dans ce contexte, les altcoins (cryptos autres que le bitcoin) restent sensibles. Un dollar plus faible et un pétrole en baisse soutiendraient la prise de risque et aideraient XRP à tester des résistances. À l’inverse, dollar fort, pétrole élevé et regain de tensions géopolitiques poussent souvent les investisseurs à réduire le risque, ce qui freine les altcoins.

Le CLARITY Act, un possible catalyseur politique

Le CLARITY Act ajoute un facteur réglementaire au scénario de XRP. La commission bancaire du Sénat américain doit examiner ce texte le 14 mai 2026. Il vise à clarifier les règles applicables aux actifs numériques, notamment pour déterminer si un token relève des règles sur les titres financiers (valeurs mobilières, comme certaines actions) ou des matières premières (commodities, comme l’or ou le pétrole, catégorie utilisée pour certains actifs).

Le sujet est central pour XRP. Le token a longtemps évolué avec l’incertitude réglementaire, des décisions de justice et des divergences d’approche entre autorités américaines. Un texte plus clair sur l’organisation du marché peut renforcer la confiance des investisseurs institutionnels (grands acteurs comme fonds et banques), même si, à court terme, le prix dépend aussi des volumes, du sentiment et des flux sur l’ensemble du marché crypto.

Ce texte ne garantit pas une hausse. Adopté par la Chambre des représentants en juillet 2025, il doit encore passer l’examen du Sénat et obtenir un soutien des deux partis. Plusieurs démocrates expriment des inquiétudes sur la lutte anti-blanchiment (dispositifs contre l’argent illégal) et sur des questions d’éthique politique liées aux cryptoactifs.

Pour les traders sur XRP, l’enjeu est aussi le calendrier. Une avancée peut soutenir le sentiment sur les cryptoactifs les plus susceptibles d’être encadrés. Des retards peuvent laisser le marché focalisé sur les niveaux techniques et les positions spéculatives plutôt que sur de nouveaux achats institutionnels.

Le précédent de 2025 reste un signal

XRP a déjà connu ce type de configuration. En avril 2025, le token se traitait autour de 1,25 $ après une forte baisse. Les taux de financement sont devenus négatifs pour la première fois depuis plus de 16 mois et sont restés négatifs jusqu’en juin 2025.

Le prix s’est redressé avant le sentiment. Quand les taux de financement sont redevenus positifs, XRP était déjà installé dans une tendance haussière. La hausse a ensuite porté le token à un record de 3,6 $ en juillet 2025.

Le passage d’environ 1,25 $ à 3,6 $ représente un gain de 126%. La situation actuelle ne garantit pas le même résultat, mais elle montre pourquoi les traders suivent de près les taux de financement. Quand les paris à la baisse restent massifs alors que le prix monte, le marché peut accélérer dès que les vendeurs rachètent.

Les capitaux reviennent sur les altcoins, avec prudence

Le marché des altcoins se redresse après la correction du début d’année. L’indice TOTAL3, qui mesure la capitalisation des cryptos mondiales hors bitcoin, Ethereum et stablecoins (cryptos dont le prix vise à rester proche d’une monnaie comme le dollar), a perdu plus de 540 milliards de dollars pendant la baisse.

Depuis début février, environ 125 milliards de dollars sont revenus sur cet indice, signe d’un retour progressif de l’intérêt des investisseurs.

XRP évolue rarement seul. Un marché des altcoins plus solide aide à défendre les supports, améliore la liquidité (facilité d’acheter/vendre sans trop bouger les prix) et met sous pression les positions vendeuses trop nombreuses. Mais le redressement reste inégal. Il faut davantage de volume (quantité échangée) pour valider une vraie sortie haussière.

Analyse technique

XRPUSD tente de se stabiliser au-dessus de la zone des 1,45 après plusieurs mois d’évolution latérale, autour de 1,4552. Le graphique suggère un retour progressif en faveur des acheteurs, mais le prix reste sous une résistance importante vers 1,57 (zone où les ventes freinent la hausse).

La structure s’est améliorée par rapport à la forte baisse de février, quand XRP est passé d’environ 1,94 vers un creux proche de 1,11. Depuis, l’évolution est plus stable, avec des achats réguliers autour de 1,30–1,35.

D’un point de vue technique, la configuration redevient plus favorable :

  • MA5 : 1,4314 (moyenne mobile 5 jours : prix moyen sur 5 séances)
  • MA10 : 1,4157 (moyenne mobile 10 jours)
  • MA20 : 1,4086 (moyenne mobile 20 jours)

Les moyennes mobiles de court terme repassent au-dessus de la ligne 20 jours, et le prix se maintient au-dessus des trois. Cet alignement signale souvent un momentum (dynamique de hausse) en amélioration, si les acheteurs gardent la main.

Niveaux à surveiller :

  • Support immédiat : 1,43 → 1,40
  • Support majeur : 1,30
  • Résistance : 1,47 → 1,57 → 1,83

La zone 1,47–1,57 reste décisive. XRP peine à accélérer au-dessus de ce niveau depuis plusieurs mois. Une cassure nette pourrait attirer des traders de suivi de tendance et relancer un mouvement vers la zone 1,80–1,94.

À la baisse, conserver le prix au-dessus des moyennes mobiles ascendantes est important. Sous 1,40, le marché pourrait revenir dans un mouvement de range (prix oscillant dans un couloir) plutôt que de prolonger le rebond.

Le contexte crypto reste plutôt porteur. Le bitcoin se maintient au-dessus de sa zone de reprise récente, tandis que les investisseurs se positionnent sur les évolutions de la réglementation américaine et sur l’adoption par les institutions. XRP reste particulièrement sensible aux titres liés à Ripple et aux projets de loi américains sur les actifs numériques.

Les volumes restent modérés, ce qui suggère une reconstruction progressive des positions plutôt qu’une phase de hausse très rapide.

Prévision prudente

XRP conserve un biais légèrement positif tant que le prix reste au-dessus de 1,4314 et 1,4086. Un passage au-dessus de 1,4807 ouvrirait la voie à un nouveau test de 1,5689, avec un risque accru de short squeeze si les taux de financement restent négatifs.

Une clôture journalière au-dessus de 1,5689 renforcerait le signal et ramènerait l’attention vers 1,8329. Un retour sous 1,4086 fragiliserait le scénario et indiquerait que la pression sur les positions vendeuses reste insuffisante pour déclencher un mouvement plus ample.

Questions de traders

À quel niveau s’échange XRP aujourd’hui ?

XRP/USD s’échangeait à 1,4552, en baisse de 0,0141 (soit -0,96%). Le plus haut de séance a atteint 1,4807, le plus bas 1,4526, avec une ouverture à 1,4692 et une clôture à 1,4693.

Pourquoi XRP attire-t-il l’attention ?

XRP attire l’attention car le prix s’est redressé alors que les paris à la baisse restent importants. Les taux de financement sur Binance sont négatifs depuis février 2026, alors que XRP a progressé d’environ 27% depuis 1,10 $.

Cet écart augmente le risque d’un short squeeze (hausse alimentée par des rachats forcés de positions vendeuses).

Que signifient des taux de financement négatifs pour XRP ?

Des taux de financement négatifs signifient que les vendeurs paient pour garder leurs positions ouvertes sur les contrats à terme. Si XRP monte alors que ces taux restent négatifs, ces positions peuvent être mises sous pression.

La clôture rapide de ces positions peut pousser XRP vers le haut.

XRP peut-il connaître un short squeeze ?

Un short squeeze est possible si le prix franchit une résistance alors que les positions vendeuses restent trop nombreuses. Les positions vendeuses ont dominé sur 30 jours, soit la plus longue période négative récente pour le token.

Les premiers niveaux à surveiller sont 1,4807 puis 1,5689.

Pourquoi comparer XRP à la hausse de 2025 ?

La comparaison vient du fait que la configuration des taux de financement ressemble à celle de 2025. En avril 2025, XRP évoluait autour de 1,25 $ après une forte baisse, et les taux de financement sont passés négatifs pour la première fois depuis plus de 16 mois.

XRP avait ensuite progressé de 126%, d’environ 1,25 $ jusqu’au record de 3,6 $ en juillet 2025.

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EUR/GBP progresse légèrement alors que la tourmente politique au Royaume-Uni pèse sur la livre sterling, et que le ton restrictif de la BCE soutient l’euro

L’EUR/GBP a progressé autour de 0,8665 en début de séance européenne mardi, la livre sterling s’affaiblissant sur fond d’instabilité politique au Royaume-Uni. Les marchés attendaient les enquêtes ZEW pour l’Allemagne et la zone euro, prévues plus tard dans la journée (il s’agit d’indicateurs basé sur un sondage qui mesure le moral des investisseurs et des analystes). Le Premier ministre britannique Keir Starmer a subi des appels à fixer une date de départ après de lourdes pertes du Parti travailliste aux élections locales. Starmer a déclaré qu’il ne démissionnerait pas, tandis que la hausse des rendements des gilts (obligations d’État britanniques) a aussi pesé sur la livre.

Euro soutenu par les anticipations de durcissement de la BCE

L’euro a été soutenu par l’idée d’une politique plus restrictive de la Banque centrale européenne (BCE), c’est‑à‑dire une hausse des taux pour freiner l’inflation. Martin Kocher, membre du Conseil des gouverneurs de la BCE (l’organe qui décide des taux), a estimé qu’il n’y avait pas de raison de retarder des hausses de taux si les prix de l’énergie ne s’amélioraient pas rapidement. Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE (l’équipe qui met en œuvre la politique monétaire), a indiqué que les entreprises et les ménages réagissaient de manière préoccupante à la hausse des prix mondiaux de l’énergie. Les marchés estimaient à 92% la probabilité d’une hausse de 25 points de base (soit 0,25 point de pourcentage) en juin et anticipaient trois hausses d’ici fin 2026, selon Reuters. L’EUR/GBP se rapproche de 0,8665, porté par des écarts politiques et économiques marqués. La livre recule à cause de l’incertitude politique autour du Premier ministre Starmer, tandis que l’euro se renforce sur un discours ferme de la BCE en faveur de hausses de taux. Cet écart alimente une tendance haussière. La pression sur le Premier ministre s’est accentuée après la perte de plus de 450 sièges de conseillers municipaux par le Parti travailliste lors des élections locales de mai. Cette instabilité se reflète sur le marché obligataire: le rendement du gilt à 10 ans est monté à 4,3% (le rendement est le taux de rémunération d’une obligation; lorsqu’il grimpe, cela signifie souvent que les investisseurs exigent une compensation plus élevée pour le risque). Dans ce contexte, détenir des positions acheteuses sur la livre (parier sur une hausse) paraît moins attractif.

L’inflation en zone euro maintient un biais «restrictif»

Dans le même temps, l’euro profite d’une BCE plus déterminée. Les derniers chiffres d’inflation en zone euro, toujours élevés à 3,1% sur un an (comparaison avec le même mois un an plus tôt), poussent les responsables à signaler des hausses de taux pour contenir la hausse des prix. Les marchés financiers intègrent désormais une probabilité de 92% d’une hausse de 25 points de base lors de la réunion de juin, à l’inverse de la Banque d’Angleterre, largement attendue sur un statu quo (taux inchangés). Pour les intervenants sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise), cela plaide pour un scénario de poursuite de la hausse de l’EUR/GBP. La volatilité implicite (anticipation par le marché de l’ampleur des variations à venir) des options à un mois sur la paire est remontée à 7,2%, signe que le marché s’attend à des mouvements plus importants à court terme. Cela rend l’achat d’options d’achat («call», qui donne le droit d’acheter à un prix fixé) ou l’utilisation d’un écart haussier («bull call spread», combinaison de deux options d’achat pour limiter le coût et le risque) pertinent pour profiter d’un euro plus fort tout en encadrant le risque. En 2025 à la même période, la situation politique au Royaume-Uni était bien plus stable et la BCE affichait encore de la prudence sur les taux. L’EUR/GBP évoluait dans une fourchette bien plus étroite autour de 0,8500. Le franchissement actuel au‑dessus d’un seuil de résistance clé à 0,8600 (niveau de prix où la hausse avait tendance à buter) marque un changement notable par rapport aux conditions de marché de l’an dernier. À court terme, l’attention se portera sur l’enquête ZEW sur le moral économique allemand attendue plus tard aujourd’hui; un chiffre solide renforcerait l’euro. Les investisseurs surveilleront aussi de nouvelles déclarations de responsables de la BCE avant la réunion de juin. Une hausse de taux confirmée le mois prochain pourrait amener l’EUR/GBP à tester 0,8700 dans les prochaines semaines.

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Le dollar se stabilise tandis que les rendements obligataires grimpent avant l’indice des prix à la consommation (CPI) américain et les discussions Trump-Xi, sur fond de tensions pétrolières

L’indice du dollar américain (DXY) s’est légèrement apprécié à 97,96, les marchés se stabilisant avant la publication de l’indice des prix à la consommation (CPI, une mesure de l’inflation payée par les ménages) aux États-Unis. Les actions américaines ont enregistré de modestes gains, menés par les valeurs technologiques. Les rendements des bons du Trésor américain (taux d’intérêt implicites des obligations d’État) ont progressé de 5 à 7 points de base sur l’ensemble de la courbe (un point de base = 0,01 point de pourcentage), soutenus par la hausse du pétrole et par des anticipations plus faibles d’un accord rapide entre les États-Unis et l’Iran. Les marchés intègrent désormais largement l’absence de baisse des taux de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) cette année.

Les principaux chiffres d’inflation au centre de l’attention

Les prochaines publications incluent l’ADP sur l’emploi (estimation des créations d’emplois dans le secteur privé) et le CPI d’avril. Le consensus attend un CPI à 3,7% sur un an (comparaison avec le même mois un an plus tôt), contre 3,3% précédemment, et un CPI « core » (inflation hors énergie et alimentation, plus stable) à 2,7% contre 2,6%. Le président Trump a soutenu une suspension temporaire de la taxe sur l’essence, destinée à réduire le coût du carburant aux États-Unis. Il doit rencontrer le président Xi Jinping à Pékin du 13 au 15 mai. L’ordre du jour devrait inclure le conflit au Moyen-Orient, les achats de pétrole iranien par la Chine et une discussion sur la réouverture du détroit d’Ormuz (route maritime clé pour le transport mondial de pétrole). D’autres sujets figurent également, dont le maintien de la trêve commerciale, un éventuel « Board of Trade » bilatéral (instance de dialogue économique) et des échanges sur la sécurité de l’IA (intelligence artificielle) et Taïwan.

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