Eli Lilly : un géant pharmaceutique en mouvement

Eli Lilly (LLY) peut se négocier en CFD chez VT Markets.

Dans un contexte de forte volatilité sur les marchés mondiaux, alimentée par les tensions géopolitiques et l’évolution des conditions économiques, les traders cherchent à mieux piloter leurs portefeuilles. Alors que des actifs comme l’or ont progressé en 2026, d’autres segments résistent aussi, dont Eli Lilly. Le groupe pharmaceutique accélère avec de nouveaux médicaments et des opérations de croissance externe (rachats d’entreprises), malgré une concurrence plus forte et des procédures judiciaires.

Pour les traders sur CFD (contrats sur la différence, un produit qui permet de spéculer sur la hausse ou la baisse d’une action sans la détenir), Eli Lilly, comme d’autres valeurs pharmaceutiques, peut offrir une façon de tirer parti des mouvements du secteur, avec un risque élevé lié à la volatilité.

Position concurrentielle d’Eli Lillyune bataille sur plusieurs fronts

Domination sur le marché des médicaments GLP‑1

La domination d’Eli Lilly sur les médicaments GLP‑1 a fortement soutenu sa croissance. Les GLP‑1 sont des traitements, souvent utilisés contre le diabète et l’obésité, qui agissent sur la régulation de l’appétit et de la glycémie. Des molécules comme le tirzépatide sont largement prescrites et devraient continuer à générer des revenus importants. Mais l’entrée d’Amazon dans la distribution de médicaments renforce la concurrence.

Amazon, capable de bouleverser des marchés établis, peut pousser les prix à la baisse et imposer de nouveaux modes de distribution (vente et livraison via ses plateformes). Cette offensive peut réduire le pouvoir de fixation des prix (capacité à maintenir des prix élevés) d’Eli Lilly sur les GLP‑1. Si Amazon fait baisser les coûts ou modifie la chaîne de distribution, le titre Lilly peut en pâtir.

Impact sur le secteur

Pression concurrentielle pour les acteurs du GLP‑1 : Eli Lilly peut faire face à plus de concurrence, non seulement des laboratoires, mais aussi des stratégies de prix et de distribution d’Amazon. Cela peut peser sur les marges (profit réalisé sur les ventes) et la croissance de ce segment.

Effet de contagion sur les petites biotechs : même si des sociétés comme BioMarin, moins exposées au GLP‑1, ne sont pas touchées directement, le sentiment de marché sur la pharmacie et la biotech dépend souvent des grands noms comme Eli Lilly. Un changement de trajectoire chez Lilly peut aussi faire bouger les cours des petites biotechs.


Acquisitions ciblées pour élargir le portefeuille

Face à ce défi concurrentiel, Eli Lilly mise aussi sur la croissance de long terme via des acquisitions. Le rachat de Kelonia Therapeutics pour 7 milliards de dollars vise à renforcer Lilly en oncologie (traitement des cancers) et en thérapie cellulaire (soins qui utilisent des cellules, souvent modifiées, pour traiter une maladie), ouvrant de nouveaux relais de croissance.

Cette opération renforce la présence de Lilly sur des domaines thérapeutiques en forte croissance et améliore sa capacité à se battre dans un segment très concurrentiel.

Ce que cela change pour le secteur

L’offensive de Lilly en oncologie renforce la concurrence en R&D (recherche et développement, c’est-à-dire la création et les essais de nouveaux médicaments). Des acteurs comme Vertex Pharmaceuticals peuvent subir une pression accrue à mesure que les grands groupes étoffent leur portefeuille de projets (pipeline). Les investisseurs peuvent aussi privilégier les groupes plus diversifiés, ce qui peut peser sur la valorisation (prix de marché) des petites biotechs.


Risque juridique : un possible frein

Eli Lilly fait également face à des risques juridiques. Une décision de justice a relancé une action en contrefaçon de brevet intentée par Teva au sujet d’un traitement contre la migraine. Un brevet est un droit qui protège une invention (ici, un médicament) ; un litige sur brevet peut menacer l’exclusivité commerciale.

Cette procédure peut affecter l’activité « migraine » de Lilly, une source de revenus importante. Si Teva obtient gain de cause, Lilly pourrait devoir trouver un accord (transaction) ou adapter son offre.

Ce que cela signifie pour les investisseurs

Pour les traders, l’incertitude juridique ajoute un risque à une action déjà volatile. L’issue reste incertaine, mais un retournement judiciaire peut influencer la position de Lilly sur le marché.

Le secteur pharmaceutique peut-il redevenir plus volatil ?

La performance de Lilly pèse sur l’ensemble du secteur. En tant que leader, ses mouvements de Bourse influencent le sentiment des investisseurs en biotech. Quand Lilly monte, le secteur suit souvent. La question est de savoir si son leadership résistera à ces perturbations et si l’action garde un potentiel de hausse pour les traders intéressés par la biotech.

Le marché reste confronté à l’inflation, aux difficultés d’approvisionnement et à d’autres facteurs économiques. Ces contraintes touchent toutes les entreprises du secteur, dont Lilly.

Se positionner sur les actions biotech

Pour les traders qui découvrent la pharmacie, Eli Lilly combine potentiel et risques. Points à surveiller :

  • Évolutions réglementaires : des changements de règles (par exemple Medicare, ou des décisions de la FDA, l’agence américaine du médicament) peuvent affecter la position de Lilly.
  • Stratégie d’Amazon : suivre l’impact de cette concurrence sur le cours à court terme.
  • Fusions-acquisitions (M&A) : surveiller le rythme des rachats ; certains investisseurs peuvent privilégier les grands groupes disposant d’un portefeuille de médicaments plus large.
  • Risques juridiques : l’évolution des procédures peut provoquer des mouvements rapides sur l’action et sur des valeurs comparables.

Les prochains mois seront déterminants pour évaluer la capacité de Lilly à conserver son avance. La réaction du groupe à la concurrence, aux décisions publiques et aux dossiers juridiques orientera la trajectoire du titre.

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Le rallye du pétrole met à l’épreuve les 100 dollars alors que le risque sur Ormuz refait surface

Points clés

  • Le Brent a gagné 99 cents (+0,94%) à 106,06 dollars le baril à 04h10 GMT, tandis que le WTI a progressé de 71 cents (+0,73%) à 96,56 dollars.
  • Sur la semaine, le Brent a grimpé de 17,13% et le WTI de 15,13% : c’est la deuxième plus forte hausse hebdomadaire depuis le début de la guerre.
  • Le CL-OIL évolue autour de 96,404, en baisse de 0,533 (-0,55%). La moyenne mobile à 20 jours (97,241) fait office de premier obstacle important.

Le pétrole n’est plus un actif uniquement poussé par la peur : le marché intègre désormais surtout un risque de pénurie d’offre (c’est-à-dire la crainte que le pétrole manque). Les contrats à terme (prix fixé aujourd’hui pour une livraison plus tard) sur le Brent ont gagné 99 cents (+0,94%) à 106,06 dollars le baril à 04h10 GMT, tandis que ceux sur le West Texas Intermediate (WTI, référence américaine) ont progressé de 71 cents (+0,73%) à 96,56 dollars. Reuters a ensuite indiqué un Brent proche de 106,30 dollars et un WTI proche de 96,92 dollars, alors que les opérateurs continuaient d’intégrer des tensions autour du détroit d’Ormuz (passage maritime clé).

Le mouvement hebdomadaire montre à quelle vitesse le marché a revu ses prix face au risque. Le Brent a pris 17,13% sur la semaine et le WTI 15,13%, soit la deuxième plus forte hausse hebdomadaire depuis le début de la guerre. Les deux contrats de référence (prix utilisés comme repères mondiaux) ont terminé jeudi en hausse de plus de 3%. Ils ont bondi de 5 dollars le baril après des informations selon lesquelles des défenses aériennes (systèmes militaires anti-aériens) auraient visé des cibles au-dessus de Téhéran, sur fond de tensions politiques en Iran entre les courants les plus durs et les plus modérés.

Le facteur central est le détroit d’Ormuz. Sa fermeture après le début de la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran a retiré environ 20% de l’offre mondiale de pétrole et de GNL (gaz naturel liquéfié : du gaz refroidi à l’état liquide pour être transporté par navires). L’Iran a aussi diffusé jeudi une vidéo montrant des commandos à bord d’un bateau rapide prenant d’assaut un très grand navire de transport après l’échec des discussions de paix, rappelant son contrôle sur une route par laquelle transitent habituellement environ 20% du pétrole et du gaz mondiaux.

Le risque à Ormuz touche plus que le brut

Le marché ne valorise pas seulement des barils. Il intègre aussi des retards de transport maritime, une hausse de l’assurance de guerre (surcoût d’assurance quand le risque de conflit augmente), des risques pour les raffineries, des tensions sur le GNL et la possibilité que l’inflation des carburants revienne dans les prix payés par les ménages. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a indiqué qu’un peu plus de 112 bcm de GNL (bcm : milliards de mètres cubes) ont transité par le détroit en 2025, soit près de 20% du commerce mondial de GNL. Selon l’AIE, environ 90% de ces volumes sont allés en Asie, contre un peu plus de 10% vers l’Europe.

Ce contexte rend l’Asie plus exposée en cas de fermeture prolongée. Reuters a rapporté que les importations asiatiques de GNL en avril devraient reculer à 19,03 millions de tonnes, la contribution du Qatar passant d’une moyenne de plus de 6 millions de tonnes avant la guerre à seulement 800.000 tonnes. Les importations chinoises de GNL en avril sont attendues à 3,36 millions de tonnes, un plus bas depuis 2018. Les prix « spot » du GNL (prix au comptant : livraison rapide, à court terme) sont montés à 25,30 dollars par mmBtu en mars, avant de retomber à 16,05 dollars par mmBtu (mmBtu : unité d’énergie courante dans le gaz).

Pour les marchés, cela peut déclencher une réaction en chaîne. Un pétrole plus cher peut faire remonter l’inflation globale (inflation « headline » : l’indice total, énergie incluse), réduire les anticipations de baisse de taux, soutenir le dollar et pénaliser les secteurs liés au transport, aux compagnies aériennes, à l’industrie et à la consommation. Les producteurs d’énergie peuvent profiter de prix plus élevés, mais l’ensemble des actions peut souffrir si le marché interprète la hausse du pétrole comme un « impôt » via l’inflation plutôt que comme un signe de croissance.

La diplomatie peut soulager, sans garantir

Le scénario de cessez-le-feu (arrêt des combats) devient plus incertain, avec des signaux contradictoires entre démarches diplomatiques et posture militaire. Des avancées sont évoquées, mais sans calendrier clair pour un accord plus large.

Les dernières évolutions suggèrent des efforts pour limiter l’escalade dans certaines zones, ce qui peut stabiliser le sentiment à court terme. Mais les tensions de fond restent présentes, et plusieurs acteurs continuent de laisser entendre qu’une reprise des hostilités demeure possible si la situation change.

Les marchés restent donc dans une configuration connue : des titres diplomatiques peuvent calmer la panique et inciter à prendre des bénéfices (vendre après une hausse), mais ils ne suffisent pas encore à effacer le risque de baisse de l’offre, déjà intégré dans les prix.

Analyse technique

Le CL-OIL évolue autour de 96,40, après un repli depuis la zone de résistance 105–106 (résistance : niveau où les ventes freinent la hausse). Le prix tente de se stabiliser après un recul marqué depuis les récents sommets. La tendance de fond reste élevée après la forte hausse depuis le milieu des 80 dollars, mais la dynamique à court terme s’est calmée.

D’un point de vue graphique, le biais est neutre avec un léger avantage aux acheteurs. Le prix se maintient juste au-dessus des moyennes mobiles à 5 jours (92,43) et à 10 jours (91,37) (moyenne mobile : moyenne des prix sur une période, utilisée pour repérer la tendance). Elles s’aplatissent et servent de soutien à court terme. En revanche, la moyenne mobile à 20 jours (97,24) bloque désormais la hausse, signe d’un marché en phase de pause (consolidation : variation dans un couloir, sans direction nette).

Niveaux à surveiller :

  • Supports : 95,00 → 91,50 → 87,00 (support : zone où les achats freinent la baisse)
  • Résistances : 97,50 → 100,00 → 105,90

Le marché teste la zone de résistance 97,50, proche de la moyenne à 20 jours et des sommets récents de consolidation. Un franchissement pourrait relancer le mouvement vers le seuil psychologique 100,00 (niveau rond souvent très suivi), avec un potentiel supplémentaire si les acheteurs reprennent la main.

À la baisse, 95,00 constitue le premier support. Une cassure sous ce niveau pourrait ouvrir la voie à 91,50, où des achats pourraient revenir, compte tenu de la précédente zone de stabilisation.

Au total, le pétrole entre dans une phase de consolidation après une hausse très volatile (volatil : variations rapides et importantes), avec un prix coincé entre supports et résistances. À court terme, l’enjeu est de voir si le marché repasse au-dessus de 97,50 ou s’il repart vers les supports plus bas.

Conséquences de marché pour la prochaine séance

Un pétrole au-dessus de 100 dollars maintiendrait le risque d’inflation au centre de l’attention. Cela pourrait soutenir une demande de dollar dite « défensive » (achat de dollar en période d’incertitude), peser sur les actions sensibles aux taux (valeurs de croissance) et pousser les opérateurs à réévaluer les rendements obligataires (taux sur les obligations) si les carburants influencent à nouveau les anticipations d’inflation.

Un retour sous 92,433 et 91,372 réduirait la pression. Cela indiquerait que le marché retire une partie de la « prime de guerre » (surcoût de prix lié au conflit) et attend des preuves de pertes d’offre avant de repartir à la hausse. Dans ce scénario, les actions pourraient se stabiliser, tandis que les valeurs énergétiques pourraient ralentir à court terme.

À ce stade, le scénario prudent reste celui d’un couloir volatil entre le bas et le milieu des 90 dollars et la zone de résistance 105,927. Une clôture journalière au-dessus de 97,241 (clôture : prix de fin de séance) maintient un rebond. Un passage sous 95,987 signalerait que les prises de bénéfices prennent le dessus sur la hausse liée à Ormuz.

Questions de traders

Pourquoi les prix du pétrole montent-ils ?

Les prix montent car le marché réintègre un risque militaire au Moyen-Orient. L’Iran a diffusé des images de commandos montant à bord d’un navire de transport dans le détroit d’Ormuz. Des informations évoquent aussi des défenses aériennes à Téhéran ayant visé des « cibles hostiles ».

Le Brent a gagné 99 cents (+0,94%) à 106,06 dollars le baril à 04h10 GMT. Le WTI a progressé de 71 cents (+0,73%) à 96,56 dollars.

Pourquoi le détroit d’Ormuz est-il crucial pour le pétrole ?

Il est crucial car environ 20% du pétrole mondial et du GNL y transitent normalement. Toute fermeture ou perturbation réduit vite l’offre disponible, augmente les risques de transport et ajoute une prime de risque d’offre (surcoût lié à la crainte de pénurie) aux prix.

La fermeture après le début de la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran a retiré environ 20% de l’offre mondiale de pétrole et de GNL, ce qui rend les marchés de l’énergie très sensibles à l’actualité.

De combien les prix du pétrole ont-ils augmenté cette semaine ?

Le Brent a progressé de 17,13% sur la semaine, et le WTI de 15,13%. Il s’agit de la deuxième plus forte hausse hebdomadaire depuis le début de la guerre.

Les deux références ont aussi terminé jeudi en hausse de plus de 3% et ont bondi de 5 dollars le baril après des informations sur des interceptions au-dessus de Téhéran et des tensions au sein de la direction politique iranienne.

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Les données australiennes de la CFTC montrent que les positions nettes non commerciales sur l’AUD s’établissent à 64,8 k, légèrement en dessous des 65,1 k précédents.

Les positions nettes CFTC AUD NC de l’Australie s’établissaient à 64,8 K dans le dernier rapport. Le chiffre précédent était de 65,1 K. Cela représente une baisse de 0,3 K par rapport à la période précédente. Ces données portent sur le positionnement net des acteurs non commerciaux sur le dollar australien (c’est-à-dire des investisseurs spéculatifs, comme des fonds, plutôt que des entreprises qui se couvrent). Les dernières données montrent que les grands spéculateurs réduisent légèrement leurs paris haussiers sur le dollar australien (c’est-à-dire des positions qui profitent d’une hausse). Ce n’est pas un retournement marqué, mais plutôt une pause après une phase de hausse. On observe des prises de bénéfices (vente après des gains) en attendant un nouvel élément déclencheur. Cette prudence se comprend au regard de la position de la RBA (la banque centrale australienne) sur 2025, lorsqu’elle a maintenu des taux élevés pour contenir l’inflation. Désormais, avec l’inflation du T1 2026 ressortie à 3,2% sur un an (rythme annuel), les marchés commencent à intégrer la possibilité d’une baisse de taux avant la fin de l’année. Ce changement possible limite, pour l’instant, le potentiel de hausse du dollar australien. Il faut aussi tenir compte du repli des prix des matières premières, un moteur important de la devise. Le minerai de fer, par exemple, a reculé de plus de 15% par rapport à ses sommets de fin 2025 et s’échange autour de 115 dollars la tonne, sur fond de statistiques industrielles plus faibles en Chine. Cette pression extérieure constitue un frein notable à une nouvelle appréciation du dollar australien. Parallèlement, le dollar américain reste ferme, le dernier rapport sur l’emploi aux États-Unis (Non-Farm Payrolls, créations d’emplois hors agriculture) publié il y a quelques semaines ayant fait état de 240 000 créations de postes. Cette solidité persistante de l’économie américaine suggère que la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) a peu de raisons de baisser rapidement ses taux. Cela réduit l’avantage de taux d’intérêt dont le dollar australien a bénéficié une grande partie de l’an dernier. Pour les traders, cette incertitude pointe vers une volatilité plus élevée (variations de prix plus fortes) dans les prochaines semaines. Il peut être pertinent d’utiliser des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour encadrer le risque, par exemple en achetant des puts (options de vente, qui gagnent de la valeur si le cours baisse) afin de protéger des positions longues AUD (positions acheteuses). Pour ceux qui anticipent un mouvement marqué sans en connaître le sens, des stratégies comme le straddle acheteur (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente) peuvent convenir. Les prochains rendez-vous à suivre seront les chiffres de l’emploi en Australie et les minutes de la RBA (compte rendu détaillé de la réunion de politique monétaire). Ces éléments donneront un signal plus clair sur la santé de l’économie domestique et sur la réflexion de la banque centrale. La prudence reste de mise tant que ces publications n’auront pas clarifié si les achats spéculatifs repartent ou si cette pause annonce une correction plus large.

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Bitcoin met à l’épreuve les 80 000 dollars porté par la demande pour les ETF

Points clés

  • Le BTC s’échangeait autour de 78 431,70 $, en hausse de 554,88 $ soit +0,71%, après un passage à 78 484,12 $.
  • Les ETF Bitcoin au comptant (« spot », c’est-à-dire adossés à des bitcoins achetés et détenus, et non à des contrats) aux États-Unis ont enregistré environ 1,93 milliard $ d’entrées nettes (« net inflows » : achats supérieurs aux ventes) entre le 14 et le 23 avril.
  • Strategy a ajouté 34 164 BTC pour environ 2,54 milliards $, portant ses avoirs à 815 061 BTC.

Le bitcoin tente de transformer un rebond en reprise durable. Au moment de la rédaction, le BTCUSD s’échangeait près de 78 431,70 $, en hausse de 554,88 $ soit +0,71%. Le graphique indiquait un plus haut à 78 484,12 $, un plus bas à 77 787,32 $, une ouverture à 77 876,78 $ et une clôture de référence à 77 876,82 $.

D’autres données situaient le bitcoin autour de 78 100 $, avec une capitalisation (valeur totale en circulation) proche de 1 560 milliards $ et un volume sur 24 heures au-delà de 38 milliards $. Le BTC est nettement au-dessus de ses plus bas de fin février, mais proche d’une zone où les prises de bénéfices (ventes pour sécuriser un gain) peuvent revenir rapidement.

La hausse s’appuie sur des facteurs concrets. Les entrées dans les ETF se sont améliorées, les achats par des entreprises (trésoreries d’entreprise) restent soutenus, et les vendeurs à découvert (acteurs qui parient sur une baisse en vendant des actifs empruntés) ont dû se repositionner. Le bitcoin doit désormais montrer que la demande peut absorber les ventes à l’approche de 80 000 $.

La demande d’ETF soutient le marché

L’argument haussier le plus solide vient de la demande pour les ETF au comptant. D’après les données de Farside Investors citées par Brave New Coin, les flux nets quotidiens (achats nets) ont été positifs du 14 au 23 avril, pour environ 1,93 milliard $ sur la période.

Cette demande via ETF offre un support plus stable que la seule utilisation d’effet de levier (emprunter pour augmenter la taille d’une position) typique du marché crypto. Elle reflète la demande via des comptes de courtage, les allocations d’investisseurs institutionnels (grands acteurs comme fonds et sociétés de gestion) et un accès plus large via des produits réglementés.

Cela explique en partie pourquoi le bitcoin surperforme une large partie du marché. Les capitaux ne se répartissent pas de façon uniforme entre tous les tokens (jetons numériques). Ils se concentrent sur l’actif crypto le plus important et le plus liquide (facile à acheter/vendre), là où le cadre « institutionnel » est le plus clair.

Lecture plus prudente : quelques séances d’entrées importantes peuvent faire monter le prix, mais une hausse durable exige une demande régulière. Si les flux vers les ETF ralentissent alors que le bitcoin teste 80 000 $, la dynamique peut s’essouffler vite.

Les achats soutiennent, le risque se concentre

Strategy a aussi alimenté la hausse. L’entreprise a acheté 34 164 BTC pour environ 2,54 milliards $, à un prix moyen proche de 74 395 $. Ses avoirs atteignent désormais 815 061 BTC, avec un prix d’achat moyen d’environ 75 527 $.

Le message est clair : de gros acheteurs disposant d’un bilan solide (capables d’acheter avec les ressources de l’entreprise) voient encore de l’intérêt aux niveaux actuels. Cela soutient aussi le sentiment de marché, Strategy étant l’un des acheteurs corporate de bitcoin les plus visibles.

Mais cela a un revers : un marché trop dépendant d’un seul acheteur d’entreprise, d’un seul ensemble d’ETF et d’un seul récit macroéconomique (explication dominante liée à la conjoncture) peut paraître plus solide qu’il ne l’est. Le bitcoin a encore besoin d’une demande au comptant (achats directs, sans produits dérivés) plus large pour valider le mouvement.

Analyse technique

Le BTCUSD évolue près de 78 400, prolongeant sa reprise et se rapprochant du haut de sa zone récente après un rebond depuis le point bas à 59 900. Les cours montent progressivement, avec des plus bas de plus en plus hauts (signe d’acheteurs plus présents) et une dynamique qui se renforce.

D’un point de vue graphique, le biais est haussier à court terme. Le prix reste au-dessus des moyennes mobiles (moyenne du prix sur une période, utilisée pour lisser les variations) clés. Les moyennes à 5 jours (77 334) et 10 jours (76 440) montent et offrent un support immédiat. La moyenne à 20 jours (74 007) se situe plus bas et continue également de progresser, ce qui conforte la reprise.

Niveaux clés à surveiller :

  • Support : 77 300 → 76 400 → 74 000
  • Résistance : 79 800 → 82 000 → 90 000

Le marché se dirige vers la zone de résistance des 79 800, alignée avec d’anciens sommets de consolidation (phase de pause où le prix évolue dans une fourchette). Une cassure nette au-dessus de ce niveau pourrait ouvrir la voie vers 82 000, avec un potentiel supplémentaire si la dynamique s’accélère et si le sentiment reste favorable.

À la baisse, 77 300 sert de support immédiat. Un passage en dessous pourrait provoquer un repli vers 76 400. Ce mouvement resterait une correction tant que le prix se maintient au-dessus de la moyenne mobile 20 jours, qui progresse.

Dans l’ensemble, le BTCUSD renforce une dynamique haussière dans un mouvement de reprise, avec un prix proche d’une zone de cassure. À court terme, l’enjeu est de savoir si les acheteurs peuvent franchir 79 800 ou si le marché marque une pause avant une nouvelle hausse.

Ce que les traders doivent surveiller

Le bitcoin peut prolonger sa hausse, mais les acheteurs doivent maintenant confirmer. Un franchissement durable de 80 000 $, accompagné d’entrées régulières dans les ETF et d’un volume « spot » plus élevé (échanges au comptant), viserait la zone des 85 000 $.

Un échec près de 80 000 $ n’exigerait pas forcément de choc baissier. Des prises de bénéfices, des flux d’ETF plus faibles et un positionnement trop chargé sur les produits dérivés (contrats financiers indexés sur le bitcoin, comme les futures) pourraient suffire à ramener le prix vers 75 000 $.

Pour l’instant, le BTCUSD traverse une phase de transition. La hausse est crédible car une demande réelle existe, mais le signal décisif doit venir d’une installation au-dessus de 80 000 $, et pas seulement d’un pic en séance.

Questions de traders

Pourquoi le bitcoin bute-t-il près de 80 000 $ ?

Le bitcoin approche un niveau psychologique autour de 80 000 $, proche du coût moyen des détenteurs récents (prix moyen payé par les acheteurs de court terme) estimé à 80 100 $. Beaucoup peuvent vendre pour revenir à l’équilibre (ne pas perdre), ce qui crée une résistance malgré l’amélioration de la demande.

Qu’est-ce qui soutient la hausse actuelle du bitcoin ?

La hausse est soutenue par des entrées d’environ 1,93 milliard $ dans les ETF entre le 14 et le 23 avril, ainsi que par des achats d’entreprises comme l’acquisition par Strategy de 34 164 BTC pour 2,54 milliards $. Ces flux apportent une demande plus régulière que le seul trading des particuliers.

Les flux d’ETF sont-ils déterminants pour l’orientation du prix du BTC ?

Oui, ils font partie des moteurs majeurs. Ils représentent une demande d’institutionnels et d’investisseurs via courtiers, plutôt que des positions à fort levier de court terme. Des entrées continues sont nécessaires pour maintenir le prix au-dessus de 78 000–80 000 $.

Quels niveaux surveiller ensuite sur le BTCUSD ?

La résistance immédiate se situe près de 80 000 $. Les supports se trouvent autour de 77 334 (MM 5 jours), 76 440 (MM 10 jours) et 74 007 (MM 20 jours). Un passage sous ces niveaux pourrait recentrer l’attention vers 75 000 $ et le bas des 70 000 $.

Les achats de bitcoin par Strategy soutiennent-ils le marché ?

Les avoirs de Strategy, à 815 061 BTC pour un prix moyen de 75 527 $, représentent un soutien important. Mais dépendre d’un seul gros acheteur augmente aussi le risque de concentration (le marché devient plus fragile si cet acheteur ralentit ou change d’avis).

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Stefan Koopman (Rabobank) s’attend à ce que le Comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre maintienne le taux directeur à 3,75 %, tout en restant vigilant en avril

Rabobank a indiqué qu’elle s’attend à ce que le Comité de politique monétaire (MPC) de la Banque d’Angleterre maintienne le taux directeur (« Bank Rate », le principal taux d’intérêt fixé par la banque centrale) à 3,75 % lors de la réunion d’avril, avec une approche prudente. Elle relie cette vue à la stabilisation des marchés ces dernières semaines. La banque évoque une demande intérieure plus faible (la consommation et l’investissement au Royaume‑Uni) et une politique monétaire déjà restrictive (des taux élevés qui freinent l’économie) par rapport à 2022. Elle estime aussi que les conditions sont moins susceptibles de provoquer des « effets de second tour » (quand la hausse des prix entraîne des hausses de salaires, puis de nouveaux gains de prix).

Prix de l’énergie et inflation à court terme

La banque note que les prix de l’énergie ont été plus bas que prévu, même avec le détroit d’Ormuz toujours fermé. Selon elle, si cela se confirme, elle pourrait légèrement revoir à la baisse sa prévision d’inflation à court terme (l’évolution des prix dans les prochains mois). Rabobank estime qu’un choc d’inflation plus faible (une poussée de hausse des prix moins forte) réduirait le risque d’une inflation durable (installée dans le temps), même si les perspectives restent incertaines. Elle anticipe toujours une hausse de taux supplémentaire, mais pas un nouveau cycle de relèvements (une série de hausses successives).

Stratégie face à la volatilité des taux

À l’inverse, l’économie britannique montre des signes de tension. Les derniers chiffres du 1er trimestre 2026 affichent une croissance du PIB (produit intérieur brut, la mesure de la richesse produite) limitée à 0,1 %, évitant de peu la récession (deux trimestres de baisse). Cette faiblesse accentue la pression sur le MPC pour assouplir sa politique restrictive afin de soutenir la demande. Face à ce tiraillement entre une inflation « collante » (qui baisse lentement) et une croissance atone, s’exposer à la volatilité des taux peut être pertinent. Il est possible d’utiliser des options sur contrats à terme SONIA (contrats liés au taux au jour le jour en livres sterling), par exemple des straddles (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, pour gagner si les taux bougent fortement dans un sens ou dans l’autre). Le marché intègre actuellement deux baisses complètes de taux d’ici la fin de l’année, et tout écart par rapport à ce scénario devrait entraîner un réajustement rapide des prix. Pour ceux qui ont une opinion directionnelle, la faiblesse de la croissance plaide pour un positionnement vers des taux plus bas. On peut construire des positions via des swaps de taux (contrats d’échange de paiements d’intérêts à taux fixe contre variable) ou acheter des contrats à terme SONIA pour profiter de futures baisses de la Banque d’Angleterre. Toutefois, les données d’inflation imposent de la prudence sur le calendrier : la première baisse pourrait intervenir plus tard que ce que le marché attend. Une différence importante par rapport à l’an dernier concerne l’énergie : la réouverture du détroit d’Ormuz a contribué à stabiliser les prix. Alors qu’au début de 2025 c’était une source majeure d’incertitude pour les prévisions d’inflation, cela soutient désormais la désinflation (le ralentissement de la hausse des prix). Cela renforce l’idée qu’à terme la Banque devra baisser ses taux pour soutenir l’économie.

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À l’approche du week-end, l’indice du dollar américain se replie autour de 98,50, les opérateurs attendant les réunions des banques centrales

L’indice du dollar américain (DXY) a perdu de l’élan près de 98,50 et a reculé depuis ses récents sommets. La baisse des rendements américains (taux servis par les obligations d’État) et les prises de bénéfices (ventes pour sécuriser des gains) avant le week-end ont pesé sur le billet vert, malgré un pétrole au-dessus de 90 $ cette semaine et des tensions toujours présentes au Moyen-Orient. Les marchés se positionnent pour les réunions de banques centrales de la semaine prochaine, la Fed, la BCE, la BoJ et la BoE étant largement attendues sans changement de taux. L’attention se porte sur les indications concernant l’inflation (la « guidance », c’est-à-dire l’orientation donnée par les banques centrales sur la suite).

Principaux mouvements sur le marché des changes et focus banques centrales

L’EUR/USD évolue près de 1,1710, en légère hausse à la faveur d’un dollar plus faible, tandis que la prudence avant la BCE limite l’avancée. Le GBP/USD s’est rapproché de 1,3530 sur la baisse du dollar, alors que la hausse des prix de l’énergie accroît les risques d’inflation au Royaume-Uni. L’USD/JPY s’est détendu depuis la zone de 159,40 mais reste élevé en raison des écarts de rendements (différence de taux d’intérêt entre deux pays, qui favorise la devise offrant le meilleur rendement), tandis que le risque d’intervention (action des autorités sur le marché des changes pour faire bouger la devise) demeure. L’AUD/USD a progressé vers 0,7150, porté par l’affaiblissement du dollar et une stabilisation de l’appétit pour le risque. Le WTI (référence du pétrole brut américain) a glissé vers 94,40 $ le baril, tout en conservant de solides gains hebdomadaires sur fond de craintes d’approvisionnement liées au détroit d’Ormuz. L’or a grimpé vers 4 720 $ l’once avec un dollar plus faible et l’incertitude géopolitique, même si la hausse des rendements américains a limité la progression. Les événements s’étalent du 27 avril au 1er mai : interventions de la BCE et de la BoE, décision de la BoJ, décision de la Fed, ainsi que des statistiques comme l’indice PCE de base américain (mesure de l’inflation suivie de près par la Fed, hors prix volatils), le PIB américain du T1, l’ISM manufacturier (enquête d’activité dans l’industrie) et l’inflation australienne (CPI, indice des prix à la consommation). Les prix du WTI sont notamment influencés par l’offre et la demande, la politique de l’OPEP, le dollar, ainsi que les rapports de stocks de l’API (Institut américain du pétrole) et de l’EIA (agence américaine de l’énergie), qui donnent souvent des estimations proches.

Principaux risques à l’approche de la semaine prochaine

Avec un DXY qui montre des signes d’essoufflement autour de 98,50, cela ressemble à une pause avant une semaine dominée par de grandes décisions de banques centrales. Le repli s’apparente à des prises de bénéfices après une hausse marquée, d’autant que les données américaines récentes — comme le rapport sur l’emploi de mars avec plus de 290 000 créations — continuent de signaler une économie solide. Il faut voir cette baisse comme une opportunité de se préparer à des mouvements rapides des marchés, plutôt que comme un retournement confirmé. La réunion de la Réserve fédérale est l’événement central. Toute stratégie basée sur des produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise) devrait se construire autour de son issue. En 2025, l’inflation des services (hausse des prix dans les services, souvent plus persistante) a maintenu un ton restrictif de la Fed, avec un PCE de base en moyenne proche de 2,8% au second semestre. Dans ce contexte, des opérateurs d’options (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) peuvent envisager un straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, pour profiter d’un grand mouvement) ou un strangle (même principe, mais avec des prix d’exercice différents) sur des paires majeures comme EUR/USD, afin de tirer parti d’un mouvement marqué après la conférence de presse. Sur l’USD/JPY, des niveaux proches de 159,40 maintiennent le marché en alerte face à une possible intervention des autorités japonaises. En 2024 et 2025, le ministère des Finances est intervenu de manière énergique au-dessus de 155 : le risque d’une baisse brutale reste donc élevé. Les profils prudents peuvent réduire leurs positions acheteuses (positions « longues », pariant sur une hausse) ou acheter des options de vente très éloignées du cours (« puts » hors de la monnaie, moins chères car la probabilité d’exercice est plus faible) pour se protéger contre une action surprise. La progression de l’EUR/USD et du GBP/USD vers 1,1710 et 1,3530 semble surtout liée à la faiblesse du dollar, plus qu’à une amélioration nette en Europe. La divergence observée en 2025, avec une économie américaine plus dynamique que la zone euro, continue de peser et devrait limiter le potentiel de hausse de ces devises. La BCE et la BoE devraient maintenir leurs taux : leurs messages sur l’inflation seront déterminants. Côté matières premières, un pétrole au-dessus de 94 $ le baril reste un facteur majeur, alimenté par les tensions autour du détroit d’Ormuz. L’OPEP+ (alliance de pays producteurs) a prolongé des réductions de production en 2025 pour soutenir les prix, et cette discipline d’offre reste un pilier. L’or, proche de 4 720 $, profite directement d’un dollar plus faible, mais sa hausse pourrait être freinée si les rendements américains se raffermissent après la Fed.

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L’optimisme suscité par une reprise des pourparlers Iran–États-Unis propulse l’or au-dessus de 4 700 dollars, le XAU/USD s’échangeant autour de 4 726 dollars, en hausse de 0,47 %

L’or est passé au-dessus de 4 700 dollars vendredi et s’échangeait à 4 726 dollars, en hausse de 0,47 %. Ce mouvement a suivi des informations faisant état d’une reprise des contacts entre l’Iran et les États-Unis en vue d’un possible deuxième cycle de discussions. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, était attendu à Islamabad vendredi. La Maison-Blanche a indiqué que Steve Wytkoff et Jared Kushner se rendraient au Pakistan samedi matin pour des discussions sur l’Iran.

Les marchés réagissent aux discussions sur l’Iran

Après ces titres, le pétrole WTI (référence américaine du brut) a reculé d’environ 3,50 %. Les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans (taux d’intérêt des obligations d’État à 10 ans) ont baissé de 1,5 point de base (0,015 point de pourcentage) à 4,31 %, tandis que l’indice du dollar (mesure de la force du dollar face à un panier de grandes devises) a reculé de 0,22 % à 98,57. Malgré la hausse du jour, l’or se dirigeait toujours vers une baisse hebdomadaire de 2,30 %. L’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan est tombé à 49,8 en avril contre 53,3 en mars, au plus bas depuis 1978. Les anticipations d’inflation à un an sont montées à 4,7 % et celles à cinq ans à 3,5 %. La courbe des taux à terme implicites de Prime Terminal (projection des taux futurs déduite des prix de marché) suggère que la Fed (banque centrale américaine) maintiendrait ses taux jusqu’en 2026, avec une première baisse en juillet 2027. L’or a évolué dans une fourchette de 4 700 à 4 730 dollars, avec une résistance (zone de prix où la hausse a tendance à buter) à la moyenne mobile simple à 100 jours, ou SMA (moyenne des cours sur 100 séances) à 4 729 dollars. Les supports (zones où les cours ont tendance à se stabiliser) se situaient à 4 657, 4 600 et 4 554 dollars, avec d’autres niveaux à 4 750, 4 800 et la SMA à 50 jours (moyenne des cours sur 50 séances) à 4 869 dollars. Créez votre compte VT Markets en réel et commencez à trader dès maintenant.

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La reprise des espoirs de pourparlers entre les États-Unis et l’Iran affaiblit le dollar américain, ce qui soutient le dollar néo-zélandais face à lui

Le NZD/USD a progressé vendredi, le dollar américain s’étant affaibli. La paire évoluait près de 0,5880, en hausse d’environ 0,46% sur la séance, et se dirigeait vers une troisième semaine consécutive de gains. Selon des informations de presse, des responsables américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, devaient se rendre à Islamabad pour des discussions liées à l’Iran. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, aurait également pris la direction d’Islamabad.

Repli du dollar, soutien au « kiwi »

L’indice du dollar (US Dollar Index, qui mesure le billet vert face à un panier de grandes devises) a reculé d’un plus haut d’une semaine autour de 98,94 à environ 98,56, soit -0,27%. Le mouvement reflète une baisse de la demande pour les valeurs refuge (actifs recherchés en période de stress, comme le dollar ou les obligations d’État). Aucun signe confirmé de pourparlers directs n’a été observé, le Pakistan jouant un rôle d’intermédiaire. Le blocus naval américain en cours a été présenté comme un obstacle aux négociations. Les tensions se maintenaient autour du détroit d’Ormuz, toujours soumis à un double blocus perturbant les livraisons de pétrole. Les prix du pétrole intégraient une « prime de risque » (surcoût lié à l’incertitude), alimentant les craintes d’inflation (hausse générale des prix). En Nouvelle-Zélande, les marchés anticipaient une nouvelle hausse des taux de la RBNZ (Reserve Bank of New Zealand, la banque centrale) lors de la réunion de mai, en raison d’une inflation élevée et des risques liés au pétrole. Aux États-Unis, les marchés intégraient pleinement une pause de la Fed (Réserve fédérale, la banque centrale) dès la réunion de la semaine prochaine, avec des taux susceptibles de rester inchangés plus longtemps.

Principaux risques de marché

Les opérateurs surveillaient toute évolution du dossier États-Unis–Iran, susceptible d’influencer le dollar et le NZD/USD. Avec l’ouverture de canaux diplomatiques entre les États-Unis et la Chine sur la mer de Chine méridionale, le sentiment de marché s’améliore (appétit pour le risque plus élevé). Cela pèse sur le dollar et a contribué à pousser le NZD/USD vers 0,6150. La situation rappelle l’an dernier, lors d’un bref espoir de désescalade entre Washington et Téhéran. La banque centrale néo-zélandaise fournit des arguments en faveur du dollar néo-zélandais (« kiwi »). Avec une inflation intérieure persistante à 3,5%, nettement au-dessus de l’objectif, la RBNZ maintient son taux directeur (Official Cash Rate, le taux de référence pour le crédit) à 5,75% et indique qu’il restera à ce niveau pendant un certain temps. Cela contraste avec d’autres banques centrales plus proches de baisses de taux. À l’inverse, la Fed suit une autre trajectoire. L’inflation américaine a ralenti à 2,8%, ce qui renforce l’idée que la prochaine décision pourrait être une baisse de taux plus tard cette année. L’outil CME FedWatch (indicateur de marché basé sur les contrats à terme sur taux) affiche une probabilité supérieure à 90% d’une baisse d’ici la réunion de septembre, ce qui constitue un frein pour le dollar. Pour les traders de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change), cette divergence de politique monétaire suggère l’achat d’options d’achat NZD/USD (« call », droit d’acheter à un prix donné) comme approche prudente. Un trader pourrait viser des options avec un prix d’exercice (strike, le niveau auquel l’option peut être exercée) autour de 0,6200, avec une échéance (date de fin) de six à huit semaines. Cette stratégie profite d’une poursuite de la hausse, tandis que la perte maximale est limitée à la prime (coût) payée. Une autre approche consiste à utiliser des « risk reversals » (montage combinant l’achat d’un call et la vente d’un put afin de réduire le coût), qui reflètent aussi l’asymétrie entre options d’achat et de vente (skew). Si le marché redoute toujours un échec des discussions géopolitiques, la volatilité implicite (niveau de volatilité anticipé par le prix des options) des options de vente (« puts », droit de vendre) peut rester élevée. Il est alors possible de vendre des puts pour financer l’achat de calls, afin de viser une hausse à moindre coût. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Le chef économiste de Commerzbank estime que la baisse de l’indice Ifo montre que les prix de l’énergie pèsent sur la croissance allemande

Commerzbank a indiqué que les perspectives de croissance de l’Allemagne sont revues à la baisse sous l’effet d’un choc sur les prix de l’énergie (hausse brutale et inattendue du coût de l’énergie), auquel s’ajoutent des pressions sur le commerce extérieur (affaiblissement des exportations et tensions commerciales) et des réformes limitées. Selon la banque, une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz augmenterait le risque de récession (baisse durable de l’activité économique). L’indice Ifo du climat des affaires a reculé à 84,4 après 86,3, ce que la banque relie à une dégradation de la conjoncture (situation économique). Elle estime que la croissance en 2026 serait d’environ 0,6 %, ou 0,3 % après correction du nombre inhabituellement élevé de jours ouvrés (ajustement statistique visant à rendre les années comparables). Elle précise que même si le détroit d’Ormuz rouvrait fin mai après trois mois de fermeture, la croissance cette année serait encore inférieure de 0,4 point de pourcentage. Elle ajoute que chaque journée supplémentaire sans expéditions de pétrole via le détroit augmente le risque de récession. La banque indique qu’une relance budgétaire (hausse des dépenses publiques ou baisse d’impôts) de 0,8 % du PIB est en grande partie neutralisée par le choc énergétique, la hausse des droits de douane (taxes sur les importations) et l’absence de réformes d’ensemble. Elle dit avoir abaissé sa prévision 2026 à 0,6 % quatre semaines plus tôt, et réitère le chiffre de 0,3 % après correction des jours ouvrés.

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Les économistes de Standard Chartered estiment que les recettes tarifaires, bien que réduites après la décision de justice sur l’IEEPA, restent nettement supérieures aux niveaux d’avant le « Liberation Day »

Les économistes de Standard Chartered Dan Pan et Steve Englander ont analysé comment la décision de la Cour suprême américaine contre les droits de douane fondés sur l’IEEPA (International Emergency Economic Powers Act, loi donnant au président des pouvoirs économiques d’urgence) affecte les recettes douanières des États-Unis. Ils indiquent que les recettes issues des droits de douane ont baissé après la décision, tout en restant nettement au-dessus des niveaux d’avant le “Liberation Day” (date de référence utilisée par le marché pour comparer les régimes de droits de douane). Ils s’attendent à des recettes douanières d’environ 25 milliards de dollars par mois en mars et en avril, les deux premiers mois suivant la décision. Les encaissements actuels représentent environ 3,4 fois les niveaux d’avant le “Liberation Day”, contre plus de 4 fois les niveaux de 2024 au rythme de fin 2025, lorsque les droits de douane étaient pleinement appliqués. Au rythme actuel, ils estiment la perte de recettes liée à la décision sur l’IEEPA à 60 milliards de dollars en rythme annualisé (c’est-à-dire extrapolé sur douze mois à partir des données récentes). Ils précisent aussi que les droits de douane liés à l’IEEPA représentaient plus de la moitié des recettes douanières américaines. Ils soulignent que de nouvelles baisses restent possibles à mesure que certaines mesures correctrices arrivent à échéance et que les remboursements (reversements aux entreprises lorsque des droits ont été perçus à tort ou doivent être restitués après décision) s’accélèrent. Un droit de douane uniforme de 10% au titre de la section 122 (dispositif légal permettant une surtaxe temporaire et généralisée sur les importations) introduit après la décision a contribué à compenser une partie du manque à gagner, mais il est limité à 150 jours et doit prendre fin le 24 juillet 2026.

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