L’aversion au risque s’est accentuée après que l’Iran a démenti le retrait de Ghalibaf des négociations, propulsant les cours du brut à la hausse en séance américaine

Selon des informations d’N12 News en Israël, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, aurait démissionné de l’équipe iranienne de négociation. Le titre a déclenché une fuite vers la sécurité (réduction de l’appétit pour le risque) jeudi pendant la séance américaine, faisant fortement grimper les prix du pétrole et soutenant le dollar. L’information laissait entendre que les chances d’un accord entre les États-Unis et l’Iran baissaient. Plusieurs journalistes iraniens ont ensuite démenti, dont Mohammad Ghaderi sur X, affirmant que la nouvelle était fausse. Le président américain Donald Trump a écrit sur Truth Social : « I have all the time in the World, but Iran doesn’t — The clock is ticking!. » Plus tôt, il avait déclaré : « Iran is having a very hard time figuring out who their leader is! ». Le président iranien Massoud Pezeshkian a répondu que l’Iran n’a ni « durs » ni « modérés », et a mis en avant l’unité autour du Guide suprême. Il a ajouté : « One God, one nation, one leader, one path; victory for Iran, dearer than life. » Sur les marchés, l’incertitude a maintenu le dollar bien orienté sur le marché des changes (marché où s’échangent les devises). Le West Texas Intermediate (WTI, pétrole brut de référence aux États-Unis) a conservé ses gains en séance et s’échangeait autour de 94 dollars.

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Le WTI progresse pour une quatrième séance, les tensions autour d’Ormuz et des rumeurs sur Ghalibaf ravivant les craintes sur l’offre et les négociations

Le brut WTI a progressé jeudi pour une quatrième séance, sur fond d’inquiétudes concernant les flux d’approvisionnement pétrolier via le détroit d’Ormuz. Il s’échangeait autour de 94,56 dollars le baril après un plus haut en séance proche de 97 dollars, en hausse de 2,8% sur la journée. Selon des informations, Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et principal négociateur, aurait démissionné de l’équipe de négociation après une ingérence présumée du Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC, une force militaire puissante contrôlée en partie par l’État), d’après N12 News en Israël. Le texte faisait état de divisions au sommet en Iran et d’une probabilité plus faible d’avancées rapides dans les discussions entre les États-Unis et l’Iran. Le détroit d’Ormuz a été présenté comme soumis à un double blocus (c’est-à-dire une fermeture de fait) par les forces américaines et par l’Iran. Le président américain Donald Trump a écrit sur Truth Social (son réseau social) que les États-Unis ont un « contrôle total » du détroit et qu’« aucun navire ne peut entrer ou sortir » sans l’accord de l’US Navy (la marine américaine). Trump a aussi déclaré avoir ordonné à la marine de « tirer pour tuer tout bateau » qui poserait des mines dans la voie maritime, et que la route est « totalement verrouillée » tant que l’Iran n’accepte pas un accord. Des responsables iraniens ont répondu que les États-Unis doivent lever le blocus naval, que Téhéran qualifie de violation d’un cessez-le-feu (un arrêt des combats). Le Washington Post a cité une évaluation du Pentagone (le ministère américain de la Défense) indiquant qu’il pourrait falloir jusqu’à six mois pour retirer complètement les mines du détroit. Tasnim et des compagnies maritimes ont rapporté que l’IRGC a saisi deux navires mercredi.

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Dan Pan de Standard Chartered s’attend à ce que la BCB poursuive un assouplissement prudent, avec une baisse de 25 pdb fin avril malgré les risques inflationnistes

Standard Chartered, via Dan Pan, s’attend à ce que la Banco Central do Brasil (BCB) poursuive un cycle prudent d’assouplissement (baisse graduelle des taux), avec une réduction de 25 points de base (pb, soit 0,25 point de pourcentage) du taux directeur lors de la réunion du 29 avril. Les risques inflationnistes restent élevés. Selon la note, une politique monétaire restrictive (taux élevés pour freiner l’inflation), un ralentissement de la croissance et un real brésilien (BRL) fort pourraient permettre d’autres baisses. Elle ajoute qu’une baisse de 50 pb est possible, mais qu’une croissance résistante et un marché du travail solide réduisent la probabilité d’un mouvement plus ample.

Policy Outlook And Inflation Risks

La BCB pourrait conserver la possibilité de nouvelles baisses, mais sans annoncer clairement la suite, en raison de l’incertitude sur les prix de l’énergie. Les attentes de baisse des taux pour l’année auraient été réduites à environ 100 pb depuis le début de la guerre. La prévision de taux directeur pour fin 2026 est maintenue à 12,5%. Cette prévision comporte un risque à la hausse si la demande intérieure reste robuste. Nous nous attendons à ce que la Banco Central do Brasil procède à une baisse prudente de 25 points de base lors de sa réunion de la semaine prochaine, le 29 avril. Les données récentes confortent cette approche graduelle, avec la dernière inflation de milieu de mois pour avril à 4,1% sur un an (comparaison avec le même mois de l’année précédente). Cela devrait empêcher la banque centrale d’aller trop vite. Les traders peuvent envisager de se positionner sur un cycle de baisse plus marqué que ce que le marché intègre déjà dans les prix. Le marché a intégré environ 100 pb d’assouplissement pour le reste de 2026, mais après les fortes hausses de taux observées jusqu’en 2025, il existe une marge pour un assouplissement plus important. Cela peut créer des opportunités en « réception du taux fixe » sur des swaps de taux d’intérêt (contrats dérivés permettant d’échanger un taux fixe contre un taux variable), sur des maturités plus longues (échéances plus éloignées).

Implications For Brl And Positioning

Cette prudence attendue soutient le real brésilien, qui est resté ferme, sous 4,95 face au dollar. Une petite baisse maintient un différentiel de taux élevé (écart de rendement entre le Brésil et les États-Unis) qui attire les capitaux étrangers, rendant les positions acheteuses sur le BRL attractives. Le risque d’une baisse surprise de 50 pb semble faible, l’inflation restant un enjeu, et au vu du recul du taux de chômage national à 7,6% au dernier trimestre (mesure de la part de la population active sans emploi). L’incertitude sur les prix mondiaux de l’énergie signifie que la banque centrale évitera probablement de donner des indications précises (guidance, c’est‑à‑dire des signaux sur la trajectoire future des taux). Nous voyons le taux directeur de fin d’année à 12,5%, mais si la demande intérieure surprend à la hausse, les taux pourraient terminer l’année plus haut. Toute prise de position doit donc être gérée avec prudence autour des publications clés d’inflation et de ventes au détail (indicateur de la consommation des ménages).

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Le stratège de Rabobank, Michael Every, alerte sur des frictions commerciales entre les États-Unis et le Canada à l’approche des discussions sur l’AEUMC, renforçant les risques commerciaux du Canada

Les frictions commerciales entre les États-Unis et le Canada s’intensifient à l’approche des discussions sur l’ACEUM (accord États-Unis–Mexique–Canada). Washington chercherait à obtenir des concessions immédiates du Canada avant même l’ouverture des négociations. Les demandes évoquées incluent une ouverture accrue du marché laitier canadien au-delà des engagements déjà pris dans l’ACEUM (c’est-à-dire un accès supplémentaire pour les produits américains). Elles incluent aussi l’abandon de la taxe canadienne sur les services numériques (un impôt visant les revenus générés au Canada par certaines grandes plateformes en ligne) et l’extension des pouvoirs des autorités américaines de contrôle aux frontières sur le territoire canadien (autrement dit, la possibilité d’agir au Canada), ce qui pose un sujet de souveraineté.

Levier de négociation et souveraineté

Ces exigences déplacent les discussions hors d’un cadre d’égalité et soulèvent des questions de souveraineté pour le Canada (sa capacité à décider seul sur son territoire). Le Canada pourrait refuser ces demandes, ou envisager de quitter l’ACEUM. Les droits de douane américains sur l’automobile menacent déjà de provoquer un repli du secteur auto canadien comparable à celui observé après la crise financière mondiale (GFC, c’est-à-dire la crise de 2008). Le Canada fait aussi face à des risques de baisse sur ses exportations industrielles et sur les véhicules. L’article indique qu’il a été produit avec un outil d’intelligence artificielle et relu par un éditeur. Compte tenu de la montée des tensions commerciales avant la révision de l’ACEUM, nous voyons un argument solide en faveur d’une hausse de la volatilité sur le taux de change USD/CAD (dollar américain contre dollar canadien). Le dollar canadien a été sensible à ces discussions et, avec une « taxe d’entrée » exigée par les États-Unis pour négocier, il faut envisager l’achat de straddles via options sur la paire. Un straddle est une stratégie qui consiste à acheter une option d’achat (call) et une option de vente (put) au même prix d’exercice, afin de profiter d’un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre. La volatilité implicite (celle anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) est restée faible, la paire évoluant dans une fourchette étroite autour de 1,38 sur une grande partie du début 2026, ce qui rend les options relativement peu coûteuses pour se positionner sur un mouvement brusque.

Défense du marché actions canadien

Ces demandes américaines accroissent le risque pour l’économie canadienne, ce qui plaide pour une approche défensive sur l’indice S&P/TSX 60 (les principales grandes capitalisations canadiennes). Une nervosité similaire avait été observée lors des négociations tendues de 2017 et 2018, avec des marchés heurtés. Avec plus de 70 % des exportations canadiennes toujours destinées aux États-Unis l’an dernier, toute menace sur le cadre de l’ACEUM justifie l’achat d’options de vente de protection (protective puts, des options qui gagnent de la valeur si le marché baisse) sur des ETF (fonds cotés) représentatifs du marché canadien. Le secteur automobile est particulièrement exposé : des menaces de droits de douane créent des risques de baisse inédits depuis l’après-crise de 2008. Les équipementiers canadiens comme Magna sont directement visés, car l’industrie représente une part importante des exportations manufacturières vers les États-Unis. Les investisseurs peuvent envisager l’achat de puts à longue échéance (options de vente expirant plus tard) sur ces valeurs industrielles clés pour se couvrir contre un ralentissement si les discussions se dégradent. De l’autre côté de la frontière, le différend sur la taxe canadienne sur les services numériques pourrait créer des vents contraires à court terme pour certains géants technologiques américains. Sans risque majeur pour ces groupes, la taxe proposée de 3 % sur les revenus réalisés au Canada pourrait être mentionnée lors des publications de résultats. Des opportunités de trading sur volatilité à court terme peuvent apparaître via des options sur quelques grandes valeurs technologiques autour des dates de réunions prévues entre responsables du commerce.

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Selon la chaîne N12 News en Israël, Ghalibaf a démissionné de l’équipe de négociation iranienne, déclenchant un mouvement « risk-off » sur les marchés.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a démissionné de l’équipe de négociation de Téhéran, selon la chaîne israélienne N12 News. Selon ce média, cette démission fait suite à une intervention du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI, force militaire et de sécurité très influente en Iran). Ghalibaf avait récemment déclaré qu’il n’y a ni « radicaux » ni « modérés » en Iran, et que tous sont « iraniens » et « révolutionnaires ». La chaîne israélienne Channel 12, citant des responsables américains, a aussi indiqué que le président américain Donald Trump ne souhaite pas reprendre la guerre, mais pourrait ne pas avoir le choix.

Les marchés passent en mode prudence

Après ce titre sur Ghalibaf, l’appétit pour le risque a reculé et les actions américaines ont basculé dans le rouge. L’indice du dollar américain (DXY, indicateur qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) a progressé de 0,26% à 98,85. Le pétrole WTI (West Texas Intermediate, référence du pétrole américain) a gagné plus de 4% et s’est rapproché de 97,00 dollars le baril. L’or a accentué son repli à 0,70% et s’est rapproché de 4.700 dollars. Les termes « risk-on » et « risk-off » décrivent si les investisseurs privilégient des actifs plus risqués ou, au contraire, des actifs jugés plus sûrs. En « risk-on », les actions et de nombreuses matières premières montent souvent. En « risk-off », les investisseurs recherchent plutôt les obligations, l’or et des devises dites « refuges » (devises perçues comme plus stables), comme le dollar américain, le yen japonais et le franc suisse.

Devises liées au pétrole et perspectives de volatilité

Cette tension touche directement le marché du pétrole, avec le WTI au-delà de 97 dollars le baril. Une nouvelle escalade pourrait menacer le détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique par lequel transite une part importante du pétrole mondial), ce qui pourrait pousser rapidement les prix vers les sommets proches de 110 dollars observés l’an dernier. Les investisseurs peuvent envisager des options d’achat à court terme (contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé, afin de profiter d’une hausse) sur de grands ETF pétroliers (fonds cotés répliquant un marché) pour tenter de tirer parti d’un éventuel pic. Sur le marché des changes, on observe un mouvement classique vers la sécurité, avec l’indice DXY proche du seuil psychologique de 99,00 (niveau surveillé car rond et souvent testé). Cette force du dollar s’explique par la recherche de liquidité et de sécurité via les bons du Trésor américain (obligations d’État des États-Unis, considérées comme très sûres). Cela favorise le dollar face à des devises liées aux matières premières, comme les dollars australien et canadien, qui souffrent quand les perspectives de croissance mondiale se dégradent. Dans ce contexte, les devises de matières premières sont plus fragiles. Le dollar australien recule déjà de 0,8% face au yen japonais, une devise refuge. Vendre des paires comme AUD/JPY ou NZD/CHF (parier sur une baisse de la première devise face à la seconde) est une façon de se positionner sur un recul du goût du risque mondial. L’or a brièvement glissé vers 4.700 dollars sous l’effet de la hausse du dollar, qui renchérit le métal pour les acheteurs hors États-Unis. Cet effet pourrait être temporaire: en général, des tensions géopolitiques durables soutiennent la demande d’or comme valeur refuge. Cette faiblesse de court terme peut offrir une occasion d’acheter des options d’achat (pour viser une hausse), en anticipant que la recherche de sécurité reprenne le dessus. Create your live VT Markets account and start trading now.

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Geoff Yu (BNY) : les devises d’Amérique latine ont mené les marchés émergents, portées par des positions robustes, une résilience aux conflits et des taux attractifs

Les devises d’Amérique latine ont été les plus performantes parmi les devises des marchés émergents (EM FX, c’est-à-dire les monnaies de pays en développement) au cours du dernier trimestre, et les positions des investisseurs sont restées solides pendant le conflit. Elles ont été soutenues par des taux d’intérêt élevés, en valeur nominale (taux affichés) comme en valeur réelle (taux après inflation). Le sentiment de marché (appétit pour le risque des investisseurs) s’est amélioré, mais reste fragile, tandis que les positions en devises émergentes commencent à remonter progressivement. Les performances ont toutefois été inégales selon les régions.

La pression de couverture sur le dollar revient

Le dollar américain a subi en janvier et février une pression internationale liée à la demande de couverture (hedging, c’est-à-dire des opérations visant à réduire le risque de change), pression revenue après le cessez-le-feu. L’Amérique latine a été la région la plus achetée sur le trimestre. Les devises d’Amérique latine sont restées celles sur lesquelles les investisseurs étaient le plus positionnés, et aucune n’est passée en zone de sous-positionnement pendant le conflit. Si le cessez-le-feu se prolonge et que l’appétit pour le risque se renforce, d’autres actifs risqués pourraient voir les positions se reconstituer, ce qui limiterait des gains supplémentaires pour les devises latino-américaines. Un changement précoce n’affaiblirait pas forcément le « carry » (stratégie consistant à emprunter dans une devise à faible taux et investir dans une devise à taux plus élevé pour capter l’écart de taux), car cela supposerait de fortes ventes de devises d’Amérique latine. Les actifs Asie-Pacifique et EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) pourraient redevenir plus attractifs à mesure que les valorisations (niveau de prix relatif par rapport aux fondamentaux ou à l’historique) s’améliorent, et la rotation (réallocation des investissements d’une zone à une autre) pourrait s’intensifier alors que le coût de financement en dollars (coût d’emprunter des USD pour financer des positions) baisse progressivement. Les devises d’Amérique latine ont été en tête des performances, surtout grâce à des taux élevés qui ont attiré des capitaux. En 2025, la stabilité de monnaies comme le peso mexicain pendant le conflit en a fait une valeur refuge (actif perçu comme relativement sûr), mais cette stratégie est désormais très chargée (beaucoup d’investisseurs ont déjà la même position). Les données de l’Institute of International Finance confirment cette situation : les flux de portefeuille (achats d’actions et d’obligations) vers la région ont atteint un plus haut de trois ans en mars 2026.

Options et opportunités de rotation

Avec un cessez-le-feu qui tient et un retour lent de l’appétit pour le risque, la prudence s’impose sur de nouveaux gains des devises d’Amérique latine. Les investisseurs devraient chercher de meilleures valorisations ailleurs et se repositionner vers des actifs en Asie et en Europe, délaissés pendant le conflit. Par exemple, le zloty polonais et le forint hongrois ont nettement sous-performé, mais montrent des signes de stabilisation, alors que les craintes liées à la sécurité énergétique européenne de 2025 se sont atténuées. Dans ce contexte, il peut être pertinent d’envisager des stratégies de protection (couvertures) sur des positions longues en devises d’Amérique latine via des options (contrats donnant un droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé). On peut, par exemple, acheter des « puts » (options de vente, qui gagnent si la devise baisse) sur le real brésilien (BRL) ou vendre des « calls » très éloignés du prix actuel (« out-of-the-money », options d’achat sans valeur immédiate) sur le peso mexicain (MXN), afin de se protéger en cas de baisse ou de gagner si les devises évoluent surtout latéralement. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) sur ces paires a reculé depuis le cessez-le-feu, mais reste élevée par rapport aux niveaux d’avant 2025, ce qui offre une prime (prix de l’option) intéressante pour les vendeurs. Parallèlement, des opportunités apparaissent sur des devises sous-évaluées en Asie-Pacifique, susceptibles de bénéficier de cette rotation. Le won sud-coréen est un candidat majeur : il s’échange encore près de 8% sous sa moyenne d’avant conflit (début 2025), alors que les données d’exportations du 1er trimestre 2026 montrent un net redressement. Acheter des options d’achat (« calls ») sur le won peut offrir une manière peu coûteuse de se positionner sur un rattrapage dans les prochains mois.

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Sur fond de prudence liée aux tensions entre les États-Unis et l’Iran, l’USD/CHF se maintient autour de 0,7845, évoluant de manière heurtée en l’absence de prises de position marquées.

USD/CHF a peu évolué jeudi, avec des mouvements désordonnés dans les deux sens, et évoluait près de 0,7845 au moment de la rédaction. Les échanges sont restés prudents, les marchés suivant les tensions entre les États-Unis et l’Iran, notamment les développements dans le détroit d’Ormuz. Le dollar américain a trouvé un soutien malgré une faiblesse intrajournalière, l’indice du dollar (DXY, un indicateur qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) se situant autour de 98,67 après un plus haut intrajournalier à 98,80. Le président américain Donald Trump a écrit sur Truth Social que les États-Unis ont un « contrôle total sur le détroit d’Ormuz » et a affirmé avoir ordonné à la Navy (la marine américaine) de « tirer et tuer tout bateau » posant des mines, ajoutant que la route est « hermétiquement verrouillée » jusqu’à ce que l’Iran accepte un accord.

Contexte de marché sur USD/CHF

Les statistiques américaines ont été contrastées. L’estimation préliminaire de l’indice PMI manufacturier S&P Global (un sondage auprès des entreprises mesurant l’activité; au-dessus de 50 = expansion) est montée à 54 en avril, contre 52,3 en mars, un plus haut de 47 mois. Le PMI des services a progressé à 51,3 contre 49,8, un plus haut de deux mois. Les demandes initiales d’allocations chômage (nouveaux dossiers de chômage déposés) ont augmenté à 214 000 sur la semaine clôturée le 18 avril, au-dessus des 212 000 attendus et après 208 000. Sur le graphique journalier, USD/CHF est resté sous la moyenne mobile simple à 100 jours (SMA, moyenne des cours sur 100 séances, souvent utilisée comme « ligne de tendance ») près de 0,7865 et sous la SMA à 200 jours autour de 0,7937, avec un RSI sous sa ligne médiane (RSI, indicateur de momentum qui mesure la force du mouvement des prix) et un ADX proche de 26 (ADX, indicateur qui mesure l’intensité d’une tendance; plus il est élevé, plus la tendance est forte). Le face-à-face actuel entre forces américaines et iraniennes entretient une forte incertitude, qui l’emporte sur les signaux techniques plutôt baissiers sur USD/CHF. Dans ce contexte, la volatilité implicite (volatilité « intégrée » dans le prix des options, c’est-à-dire l’attente du marché sur l’ampleur des mouvements) paraît probablement sous-estimée et pourrait monter nettement dans les prochaines semaines. Il faut donc envisager des stratégies gagnantes en cas de grand mouvement, quelle que soit la direction. Un schéma similaire avait été observé au début du conflit en Ukraine en 2022, lorsque l’indice VIX du Cboe (indice de volatilité, souvent appelé « baromètre de la peur » sur les actions américaines) est passé d’environ 20 à plus de 35. Une escalade militaire soudaine ou, à l’inverse, une percée diplomatique inattendue dans le détroit d’Ormuz pourrait déclencher une hausse comparable de la volatilité sur les devises. Les mouvements erratiques actuels pourraient n’être qu’un répit avant un mouvement plus franc. Pour ceux qui anticipent une sortie de range, acheter un straddle long ou un strangle long via des options peut être une façon prudente de se positionner sur un grand mouvement. Un straddle (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice) et un strangle (achat d’un call et d’un put à des prix d’exercice différents) cherchent à profiter d’une forte variation, sans parier sur le sens. En se guidant sur les moyennes mobiles clés, des prix d’exercice autour de 0,7850 pourraient capter un mouvement dans un sens ou dans l’autre. Cette approche réduit le risque de se tromper sur l’issue géopolitique.

Couverture et stratégies de volatilité

Les données américaines mitigées compliquent encore les paris directionnels, rendant la couverture indispensable pour les positions déjà en place. Si les PMI solides — avec un manufacturier à 54, plus haut de 47 mois — suggèrent une économie dynamique favorable au dollar, la légère hausse des demandes de chômage à 214 000 introduit une note de prudence. Ces signaux contradictoires rendent des positions « au comptant » (spot, achat/vente immédiat sur le marché des changes) franchement acheteuses ou vendeuses particulièrement risquées à ce stade. Les marchés vivent un bras de fer typique de valeurs refuge: le dollar et le franc suisse attirent tous deux les capitaux, ce qui empêche la paire de dégager une direction claire. Si le face-à-face se prolonge sans changement majeur, la paire pourrait rester dans un couloir. Dans ce cas, vendre la prime d’option (encaisser le prix de l’option, en pariant sur une volatilité contenue), via une stratégie de type iron condor (montage d’options combinant vente/achat de calls et de puts pour profiter d’un marché stable), avec des prix d’exercice placés nettement au-delà des plus hauts et plus bas récents, peut générer un revenu grâce à l’indécision persistante.

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Vers 159,45, l’USD/JPY se maintient près de ses récents sommets, soutenu par l’inflation alimentée par le pétrole après trois hausses

L’USD/JPY s’échangeait vers 159,45 jeudi, quasi inchangé sur la séance et proche de ses récents sommets après trois séances de hausse. La demande de dollar américain a été soutenue par les tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz, qui ont maintenu les prix de l’énergie à un niveau élevé. La hausse du pétrole a renforcé les anticipations de tensions inflationnistes aux États-Unis (c’est-à-dire une progression générale des prix). Les marchés ont réduit leurs attentes de baisse de taux à court terme par la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) et intègrent une forte probabilité d’un statu quo des taux jusqu’à la fin de l’année.

Les données américaines soutiennent la demande de dollar

Les indicateurs américains suggèrent aussi une dynamique solide. Les indices PMI de S&P Global (PMI: enquêtes auprès des entreprises, au-dessus de 50 = expansion) ont montré une expansion plus forte que prévu dans l’industrie manufacturière et les services, malgré une légère hausse des inscriptions hebdomadaires au chômage (demandes initiales d’allocations). Le yen japonais reste sous pression, le Japon dépendant fortement des importations d’énergie. Les anticipations de resserrement de la Banque du Japon (BoJ, banque centrale du Japon) ont été repoussées: le marché s’attend en grande partie à un statu quo lors de la prochaine réunion et, au mieux, à une hausse de taux plus tard dans l’année. La hausse des coûts de l’énergie alimente les inquiétudes sur l’inflation importée au Japon (inflation due au renchérissement des produits achetés à l’étranger, souvent via la facture énergétique). L’inflation intérieure japonaise demeure relativement modérée par rapport aux tendances mondiales, ce qui peut limiter le rythme d’un durcissement de la politique monétaire. Les autorités ont aussi indiqué qu’elles surveillaient de près les mouvements du yen. Cela incite à la prudence autour du niveau de 160, car le risque d’intervention (achat/vente de devises par l’État pour influencer le taux de change) peut freiner une accélération au-delà.

Divergence des politiques et implications de marché

Le scénario de fond reste inchangé: l’écart entre une Fed restrictive (hawkish: qui privilégie des taux élevés pour combattre l’inflation) et une BoJ accommodante (dovish: qui privilégie des taux bas pour soutenir l’économie) continue de se creuser. Les prix de marché, via l’outil CME FedWatch (indicateur basé sur les contrats à terme sur taux, qui reflète les probabilités implicites de décisions de la Fed), indiquent désormais une probabilité supérieure à 85% d’un maintien des taux de la Fed jusqu’au troisième trimestre. Cet écart de taux (différentiel de rendement entre deux devises) incite à privilégier le dollar contre le yen. Les dernières statistiques donnent à la Fed la possibilité de maintenir sa position: le PMI des services S&P Global de mars ressort à 54,8, signalant une expansion nette. Cette solidité intervient alors que les tensions dans le détroit d’Ormuz ont ramené les contrats à terme sur le Brent (prix du pétrole de référence, négocié pour livraison future) au-delà de 115 dollars le baril, ce qui alimente les craintes d’inflation et pousse la Fed à rester vigilante. Une économie robuste et une inflation persistante soutiennent le dollar. À l’inverse, la dépendance du Japon aux importations d’énergie le rend particulièrement sensible à un pétrole cher, alors que la BoJ dispose de peu de marge de manœuvre. Avec une inflation sous-jacente (core: inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentaire) à 2,2%, la pression interne n’est pas suffisante pour imposer rapidement une hausse marquée des taux. Le yen reste donc vulnérable face à un dollar mieux rémunéré (high-yielding: offrant un rendement plus élevé via des taux d’intérêt supérieurs). Pour les marchés de produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, comme une paire de devises), cela favorise des stratégies visant une hausse graduelle de l’USD/JPY, par exemple l’achat d’options d’achat (call: droit, et non obligation, d’acheter à un prix fixé) avec un prix d’exercice autour de 161,00. Toutefois, le risque d’un retournement brutal lié à une intervention officielle est très élevé à proximité de 160,00. Dans ce contexte, structurer la position en spread haussier de calls (bull call spread: acheter un call et vendre un call plus haut pour limiter gain et perte) est une manière prudente de gérer une volatilité potentiellement explosive (volatilité: ampleur des variations de prix). Il faut garder en mémoire les replis rapides du printemps 2024, lorsque les autorités japonaises auraient dépensé environ 9.800 milliards de yens pour défendre la monnaie après le premier franchissement de 160. L’historique montre que ces interventions peuvent provoquer une baisse de 3 à 5 yens en quelques heures, ce qui peut effacer des positions avec effet de levier (levier: emprunt/marge qui amplifie gains et pertes). Ce précédent rend une position acheteuse directe au-delà de 160 particulièrement risquée et nécessite un contrôle du risque plus strict.

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Les contrats à terme sur le DJIA évoluent autour de 49 400 points, alors que les valeurs des semi-conducteurs poursuivent leur hausse, après deux séances de fluctuations entre 49 100 et 49 600 points

Les contrats à terme sur le DJIA oscillaient autour de 49 400 jeudi, après avoir évolué entre 49 100 et 49 600 lors des deux dernières séances. Le S&P 500 a progressé de 0,1 % à un record, tandis que le Nasdaq Composite a reculé de 0,1 %. L’indice PHLX Semiconductor a gagné 2,9 % et a prolongé sa série de hausse à 16 séances, un record. Texas Instruments a bondi de plus de 18 % après des résultats trimestriels et des prévisions supérieurs aux attentes.

Key Earnings Moves

IBM a chuté de 8 % après des résultats inférieurs aux attentes, et ServiceNow a décroché de 17 % sur des perspectives plus faibles. United Rentals a grimpé de 20 % pour mener le S&P 500. Les indices PMI « flash » S&P Global d’avril ressortent à 52 pour le composite (ensemble de l’économie), 54 pour l’industrie (contre 52,5 attendus) et 51,3 pour les services (contre 50 attendus). Les inscriptions initiales au chômage (premières demandes d’allocations) sont montées à 214 000, contre 212 000 attendues et 208 000 précédemment. Le président Donald Trump a ordonné à la Navy de « tirer et tuer tout bateau » posant des mines dans le détroit d’Ormuz. Vendredi, seront publiés les chiffres définitifs de l’Université du Michigan sur le moral des consommateurs et leurs anticipations pour avril à 14h00 GMT, ainsi que les anticipations d’inflation à 1 an et à 5 ans.

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La livre sterling se maintient près de 1,3500 face au dollar alors que les tensions à Hormuz s’intensifient ; les discussions États-Unis–Iran au point mort limitent les gains

La paire GBP/USD s’est maintenue près de 1,3500, la demande de dollar américain augmentant avec la hausse des tensions au Moyen-Orient. Dans ce contexte, le potentiel de hausse de la paire est resté limité. Selon plusieurs informations, les États-Unis et l’Iran ont intensifié leurs actions près du détroit d’Ormuz, avec notamment des tentatives de saisie de navires, dont des pétroliers (navires transportant du pétrole). Un responsable pakistanais a indiqué que les discussions entre Washington et Téhéran étaient à l’arrêt. Le rôle de valeur refuge du dollar (monnaie recherchée en période de stress) limite les gains de GBP/USD, un schéma déjà observé lors d’épisodes similaires en 2025. Environ 20% de la consommation mondiale de pétrole transite par le détroit d’Ormuz: toute perturbation déclenche rapidement un mouvement de repli vers les actifs jugés plus sûrs («flight to safety»), ce qui soutient le dollar et plafonne, pour l’instant, la livre. La pause actuelle du marché laisse penser que les opérateurs intègrent une hausse du risque de mouvement à venir, ce qui fait monter la volatilité implicite (niveau de variation attendu, déduit des prix des options) des options GBP/USD. La volatilité implicite à un mois a récemment dépassé 9%, contre un peu plus de 7% le mois dernier. Cela montre que le marché des options anticipe une sortie de range, c’est-à-dire une rupture de la zone étroite autour de 1,3500. Dans ce contexte d’incertitude, certains traders peuvent privilégier des stratégies visant à profiter d’un pic de volatilité, plutôt que de parier sur une direction. Les straddles acheteurs (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) sont adaptés: la position devient gagnante si la paire effectue un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre, après une amélioration ou une aggravation de la situation géopolitique.

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