Données canadiennes et implications pour la politique de la banque centrale
Ces données peuvent influencer les anticipations sur la politique de la Banque du Canada (la banque centrale), notamment si l’inflation liée au pétrole accélère. L’USD/CAD s’oriente aussi vers une première hausse hebdomadaire en cinq semaines, le repli des prix du pétrole pesant sur le dollar canadien, souvent sensible aux matières premières. Le dollar américain est resté sous pression après des statistiques d’emploi américaines contrastées, avec le DXY (indice du dollar, qui mesure le billet vert face à un panier de devises) autour de 97,92, en baisse d’environ 0,37% sur la séance. Les créations d’emplois non agricoles (Nonfarm Payrolls, variation mensuelle de l’emploi hors secteur agricole) ont atteint 115 k en avril contre 62 k attendus, mais ont ralenti par rapport à mars (185 k, chiffre révisé de 178 k). Le taux de chômage américain est resté à 4,3%, tandis que les gains horaires moyens (variation des salaires) ont progressé de 0,2% sur un mois, contre 0,3% attendu. Sur un an, la croissance des salaires a accéléré à 3,6% contre 3,4%, mais est restée sous la prévision de 3,8%. L’attention restait également tournée vers le conflit États-Unis–Iran, des informations faisant état d’affrontements près du détroit d’Ormuz alimentant les doutes sur le cessez-le-feu. Les États-Unis ont indiqué attendre une réponse de Téhéran à une proposition de paix plus tard vendredi.Comparer l’an dernier et aujourd’hui
Un rapport sur l’emploi canadien décevant en mai l’an dernier avait brièvement hissé l’USD/CAD vers 1,3700. Cette baisse surprise de l’emploi en 2025 avait signalé un ralentissement de l’économie canadienne: un exemple classique où de mauvaises statistiques domestiques affaiblissent une devise. La configuration actuelle est différente et le contexte de marché plus complexe. Le dernier rapport sur l’emploi au Canada pour avril 2026 fait état d’un bond de 90 400 postes, bien au-delà des attentes, avec un taux de chômage stable à 6,1%. Cette robustesse contraste nettement avec les pertes d’emplois observées à la même période l’an dernier. Malgré ces chiffres solides, le marché anticipe toujours largement une baisse des taux directeurs (le taux fixé par la banque centrale, qui influence les coûts d’emprunt) par la Banque du Canada en juin ou juillet, tandis que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) signale des taux élevés plus longtemps. Cet écart de politique monétaire (différence d’orientation entre banques centrales) reste la force dominante et soutient le dollar américain face au dollar canadien. Cela maintient l’USD/CAD proche de la zone 1,36–1,37 déjà observée en 2025. Les prix du pétrole, qui pénalisaient le dollar canadien l’an dernier, se sont stabilisés, le WTI (référence du pétrole américain) s’échangeant autour de 79 dollars le baril. Cela apporte un soutien au dollar canadien, sans compenser l’impact des différences de politique des banques centrales. Le marché arbitre ainsi entre des données canadiennes solides et une Banque du Canada davantage encline à assouplir sa politique. Dans ce contexte, il est possible d’envisager l’achat d’options d’achat (call options: contrat donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter à un prix fixé à l’avance) sur l’USD/CAD pour les prochaines semaines. Cette approche permet de profiter d’une hausse si la paire progresse grâce à l’écart Fed–Banque du Canada, tout en plafonnant le risque si des données canadiennes robustes ou une hausse du pétrole renforcent le dollar canadien. Un franchissement durable au-dessus de 1,3700, niveau de résistance (zone où le cours bute) déjà testé l’an dernier, serait un signal haussier important. On peut cibler des prix d’exercice (strike: niveau de prix auquel l’option peut être exercée) autour de 1,3750 ou 1,3800, avec une échéance (expiration: date de fin de validité) fin juin, afin de se positionner sur une possible sortie par le haut. Le rapport sur l’emploi non agricole américain de la semaine dernière montrait un ralentissement à 175 000 emplois, mais l’inflation salariale (hausse des salaires susceptible d’alimenter l’inflation) reste une préoccupation pour la Fed. Cela conforte l’idée que les États-Unis maintiendront des taux plus élevés plus longtemps que le Canada.
Commencez à trader maintenant – Cliquez ici pour créer votre vrai compte VT Markets