USD/CAD s’approche de 1,37 alors que les chiffres de l’emploi et la divergence entre la BdC et la Fed maintiennent le huard sous pression

L’USD/CAD a légèrement progressé vendredi après des chiffres de l’emploi au Canada plus faibles que prévu, ce qui a pesé sur le dollar canadien. La paire évoluait autour de 1,3694 après avoir brièvement testé 1,3700, son plus haut niveau depuis le 29 avril. Statistique Canada a indiqué que l’emploi a reculé de 17,7 k en avril, alors que le consensus tablait sur une hausse de 15 k, après un gain de 14,1 k en mars. Le taux de chômage (part des personnes sans emploi mais en recherche active) est monté à 6,9% contre 6,7%, tandis que le salaire horaire moyen (mesure de la progression des rémunérations) a ralenti à 4,8% sur un an, après 5,1%.

Données canadiennes et implications pour la politique de la banque centrale

Ces données peuvent influencer les anticipations sur la politique de la Banque du Canada (la banque centrale), notamment si l’inflation liée au pétrole accélère. L’USD/CAD s’oriente aussi vers une première hausse hebdomadaire en cinq semaines, le repli des prix du pétrole pesant sur le dollar canadien, souvent sensible aux matières premières. Le dollar américain est resté sous pression après des statistiques d’emploi américaines contrastées, avec le DXY (indice du dollar, qui mesure le billet vert face à un panier de devises) autour de 97,92, en baisse d’environ 0,37% sur la séance. Les créations d’emplois non agricoles (Nonfarm Payrolls, variation mensuelle de l’emploi hors secteur agricole) ont atteint 115 k en avril contre 62 k attendus, mais ont ralenti par rapport à mars (185 k, chiffre révisé de 178 k). Le taux de chômage américain est resté à 4,3%, tandis que les gains horaires moyens (variation des salaires) ont progressé de 0,2% sur un mois, contre 0,3% attendu. Sur un an, la croissance des salaires a accéléré à 3,6% contre 3,4%, mais est restée sous la prévision de 3,8%. L’attention restait également tournée vers le conflit États-Unis–Iran, des informations faisant état d’affrontements près du détroit d’Ormuz alimentant les doutes sur le cessez-le-feu. Les États-Unis ont indiqué attendre une réponse de Téhéran à une proposition de paix plus tard vendredi.

Comparer l’an dernier et aujourd’hui

Un rapport sur l’emploi canadien décevant en mai l’an dernier avait brièvement hissé l’USD/CAD vers 1,3700. Cette baisse surprise de l’emploi en 2025 avait signalé un ralentissement de l’économie canadienne: un exemple classique où de mauvaises statistiques domestiques affaiblissent une devise. La configuration actuelle est différente et le contexte de marché plus complexe. Le dernier rapport sur l’emploi au Canada pour avril 2026 fait état d’un bond de 90 400 postes, bien au-delà des attentes, avec un taux de chômage stable à 6,1%. Cette robustesse contraste nettement avec les pertes d’emplois observées à la même période l’an dernier. Malgré ces chiffres solides, le marché anticipe toujours largement une baisse des taux directeurs (le taux fixé par la banque centrale, qui influence les coûts d’emprunt) par la Banque du Canada en juin ou juillet, tandis que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) signale des taux élevés plus longtemps. Cet écart de politique monétaire (différence d’orientation entre banques centrales) reste la force dominante et soutient le dollar américain face au dollar canadien. Cela maintient l’USD/CAD proche de la zone 1,36–1,37 déjà observée en 2025. Les prix du pétrole, qui pénalisaient le dollar canadien l’an dernier, se sont stabilisés, le WTI (référence du pétrole américain) s’échangeant autour de 79 dollars le baril. Cela apporte un soutien au dollar canadien, sans compenser l’impact des différences de politique des banques centrales. Le marché arbitre ainsi entre des données canadiennes solides et une Banque du Canada davantage encline à assouplir sa politique. Dans ce contexte, il est possible d’envisager l’achat d’options d’achat (call options: contrat donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter à un prix fixé à l’avance) sur l’USD/CAD pour les prochaines semaines. Cette approche permet de profiter d’une hausse si la paire progresse grâce à l’écart Fed–Banque du Canada, tout en plafonnant le risque si des données canadiennes robustes ou une hausse du pétrole renforcent le dollar canadien. Un franchissement durable au-dessus de 1,3700, niveau de résistance (zone où le cours bute) déjà testé l’an dernier, serait un signal haussier important. On peut cibler des prix d’exercice (strike: niveau de prix auquel l’option peut être exercée) autour de 1,3750 ou 1,3800, avec une échéance (expiration: date de fin de validité) fin juin, afin de se positionner sur une possible sortie par le haut. Le rapport sur l’emploi non agricole américain de la semaine dernière montrait un ralentissement à 175 000 emplois, mais l’inflation salariale (hausse des salaires susceptible d’alimenter l’inflation) reste une préoccupation pour la Fed. Cela conforte l’idée que les États-Unis maintiendront des taux plus élevés plus longtemps que le Canada.

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La production industrielle allemande recule en mars, tandis que l’excédent commercial se réduit, alimentant une révision à la baisse du PIB et la pression sur l’euro

La production industrielle allemande a reculé de 0,7% sur un mois en mars, et la baisse de février a été révisée à la baisse. Au premier trimestre, la production a été inférieure de plus de 1% à celle du quatrième trimestre 2025. La baisse de mars s’explique surtout par le repli de la production manufacturière (production des usines). L’activité de la construction a progressé en mars.

Signaux sur le commerce et la production en Allemagne

La croissance des exportations (ventes à l’étranger) a ralenti à 0,5% sur un mois en mars, après 4,7% en février. L’excédent commercial (quand un pays exporte plus qu’il n’importe) s’est réduit en mars. Avec une production industrielle trimestrielle en baisse et un excédent commercial plus faible, le risque augmente de voir l’estimation initiale de la croissance du PIB (produit intérieur brut, la valeur totale de la production de l’économie) du premier trimestre révisée à la baisse. La guerre au Moyen-Orient et la hausse des prix de l’énergie ont été associées à ces chiffres décevants. La production industrielle devrait progresser d’au moins 1% au deuxième trimestre pour repasser en terrain positif. Les prix de l’énergie ont continué de monter en avril, avec un risque accru de perturbations des chaînes d’approvisionnement (difficultés d’acheminement des pièces et des marchandises).

Implications de marché pour la zone euro

Cette faiblesse de l’économie allemande, pilier de la zone euro, pèse sur la monnaie unique. Le taux de change EUR/USD (prix de l’euro en dollars) a déjà testé plusieurs fois le niveau de support de 1,05 (seuil où la baisse a tendance à ralentir) au cours du mois écoulé, les investisseurs se reportant vers le dollar, considéré comme une valeur refuge. Nous voyons donc des opportunités de vente à découvert de l’euro (parier sur une baisse), en anticipant un nouveau repli. La hausse continue des coûts de l’énergie est le facteur principal, avec des contrats à terme (prix fixés aujourd’hui pour une livraison future) sur le gaz naturel européen en hausse de plus de 30% en avril, près de 55 € par mégawattheure. Une situation comparable en 2022 avait entraîné un recul prolongé de l’activité manufacturière en Allemagne. L’historique suggère que ce ralentissement pourrait être plus marqué et plus durable que ce que beaucoup anticipent. Ce mélange de croissance qui ralentit et d’inflation tirée par l’énergie (hausse des prix) accroît l’incertitude sur les marchés. La Banque centrale européenne est partagée entre la lutte contre l’inflation et le soutien à une économie qui faiblit. L’achat d’options de volatilité (produits qui gagnent de la valeur si les variations de marché augmentent), comme celles liées à l’indice VSTOXX (baromètre de la volatilité attendue des actions de la zone euro), en hausse de 15% sur les trente derniers jours, peut constituer une stratégie prudente pour se couvrir (réduire le risque) contre des mouvements de marché difficiles à prévoir.

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Le Canada supprime 18 000 emplois alors que le chômage atteint 6,9 %, alimentant les paris sur une baisse des taux de la Banque du Canada

Le Canada a perdu 18 000 emplois en avril, portant les pertes d’emplois totales en 2026 à 112 000. Le taux de chômage est monté à 6,9 %, retrouvant le niveau d’avril de l’an dernier. Le nombre d’heures travaillées a globalement peu varié, tandis que le taux de participation (part des personnes en âge de travailler qui ont un emploi ou en recherchent un) a augmenté. La hausse du chômage est liée à des embauches faibles (peu de nouvelles recrues) plutôt qu’à une hausse des licenciements. Les licenciements permanents (ruptures de contrat sans perspective de réembauche) ont continué de reculer en avril et se situaient 10 % sous leur pic d’octobre 2025. Le chômage a aussi progressé car davantage de personnes ont quitté leur poste pour chercher un nouvel emploi, et parce que les nouveaux entrants (personnes arrivant sur le marché du travail) ont eu du mal à trouver un poste. Selon le rapport, les dépenses intérieures (dépenses au Canada) des ménages, des entreprises et des administrations publiques devraient soutenir une amélioration progressive du marché du travail plus tard dans l’année.

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La livre sterling flanche près de 1,2550 : des créations d’emplois américaines solides et l’inflation au Royaume-Uni soutiennent le dollar, la volatilité s’accentue

La livre sterling s’est appréciée face aux principales devises lors de la séance européenne de vendredi. Elle gagnait 0,43 %, autour de 1,3610, face au dollar américain. La hausse de la GBP s’explique par une demande toujours solide pour les actifs sensibles au risque (actifs dont le prix varie fortement lorsque les investisseurs acceptent plus ou moins de risque). Le mouvement a suivi l’espoir d’une issue diplomatique entre les États-Unis et l’Iran.

Le climat de marché soutient la livre

Les contrats à terme (futures, c’est‑à‑dire des contrats fixant aujourd’hui un prix pour une transaction future) sur le S&P 500 (indice boursier américain) progressaient de 0,55 % vers 7 375, avant la publication des créations d’emplois non agricoles (Nonfarm Payrolls, indicateur clé du marché du travail américain) d’avril à 12h30 GMT. L’indice du dollar (DXY, mesure de la valeur du dollar contre un panier de grandes devises) reculait de 0,3 % vers 97,95. Le GBP/USD avançait de 0,25 % vers 1,3590 dans la même séance. La paire tenait, la livre surperformant la plupart des devises, à l’exception des devises antipodéennes (devises d’Australie et de Nouvelle‑Zélande). Les futures sur le S&P 500 étaient aussi indiqués en hausse de 0,3 % vers 7 360. Le DXY cédait 0,16 % autour de 98,10, après un rebond jeudi. Nous nous souvenons, à la même période l’an dernier, en mai 2025, d’un mouvement « risk‑on » (phase où les investisseurs achètent des actifs plus risqués) qui avait porté la livre sterling au‑dessus de 1,3600 face au dollar. Les espoirs d’une solution diplomatique au Moyen‑Orient et la faiblesse du DXY avaient soutenu ce rallye (hausse rapide et marquée). L’attention se portait alors sur la capacité de la livre à conserver ses gains après les NFP.

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La livre sterling progresse au-dessus de 1,36, la modération de la croissance des salaires aux États-Unis renforçant les anticipations de baisse des taux de la Fed

GBP/USD a progressé vers 1,3630 vendredi, en hausse de 0,54% sur la séance. La paire a monté, car le dollar américain s’est affaibli après la publication du rapport sur l’emploi aux États-Unis. Les créations d’emplois non agricoles (Nonfarm Payrolls, c’est-à-dire les emplois créés en dehors du secteur agricole, indicateur clé du marché du travail) ont augmenté de 115 000 en avril, au-dessus des 62 000 attendus. Le chiffre de mars a été révisé à la hausse à 185 000 contre 178 000, tandis que le taux de chômage (part des actifs sans emploi) est resté à 4,3%. Le salaire horaire moyen en rythme annuel (Average Hourly Earnings, mesure de la progression des salaires) a augmenté de 3,6%, contre 3,8% attendu. Cela a atténué les craintes de pression inflationniste et renforcé l’idée de baisses de taux à l’avenir par la Réserve fédérale (Federal Reserve, la banque centrale des États-Unis). L’appétit pour le risque (la volonté des investisseurs d’acheter des actifs jugés plus risqués) s’est amélioré, sur fond d’optimisme autour des discussions États-Unis–Iran, malgré des informations faisant état de frappes aériennes américaines sur plusieurs tankers près du détroit d’Ormuz. L’indice du dollar (US Dollar Index, qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) a reculé vers 97,90. Au Royaume-Uni, la livre est restée stable malgré les premiers résultats des élections locales. Le Labour a perdu le contrôle de plusieurs conseils locaux, tandis que Reform UK a progressé, et Keir Starmer a déclaré qu’il n’envisageait pas de démission. Des propos de la Banque d’Angleterre ont également soutenu la livre. Le gouverneur Andrew Bailey a indiqué que la BoE pourrait agir « avec force » si les tensions au Moyen-Orient faisaient monter les prix de l’énergie et l’inflation, après avoir maintenu son taux directeur (le principal taux d’intérêt fixé par la banque centrale) à 3,75%.

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La confiance des consommateurs américains recule en mai, les anticipations d’inflation se détendent, mettant le dollar sous pression et favorisant les stratégies de volatilité

Les premières données de l’Université du Michigan montrent que la confiance des consommateurs américains a reculé début mai, les ménages se disant plus pessimistes sur la situation actuelle et sur les perspectives économiques. L’indice de confiance des consommateurs a glissé à 48,2 après 49,8 en avril, sous le consensus de 49,5. L’indice des conditions actuelles a chuté à 47,8 contre 52,5. L’indicateur des anticipations (estimation du ressenti sur les mois à venir) a légèrement progressé à 48,5 contre 48,1. Les anticipations d’inflation (prévisions des ménages sur la hausse des prix) se sont détendues : à un an, elles ressortent à 4,5% contre 4,7% auparavant. À cinq ans, elles reculent à 3,4% contre 3,5%. Sur les marchés, le dollar américain a baissé et évolue près de ses plus bas de plusieurs semaines. L’indice du dollar (DXY, qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) est repassé sous 98,00.

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Les entreprises de la zone euro en hausse tandis que des statistiques mitigées sur l’emploi américain pèsent sur le dollar, les paris sur des baisses de taux dopant l’EUR/USD

L’euro s’est apprécié face au dollar vendredi, avec l’EUR/USD proche de 1,1777, en hausse d’environ 0,44% sur la séance. Le mouvement a suivi des chiffres américains sur l’emploi contrastés, qui ont maintenu la pression sur le dollar. Les créations d’emplois hors agriculture (Nonfarm Payrolls, c’est-à-dire le nombre d’emplois créés aux États-Unis en dehors du secteur agricole) ont augmenté de 115.000 en avril, au-dessus des 62.000 attendus, mais à un rythme plus lent que les 185.000 de mars (révisés de 178.000). Le taux de chômage est resté à 4,3%, conformément aux attentes.

Données salariales contrastées et implications pour la Fed

Le salaire horaire moyen (Average Hourly Earnings, un indicateur de la progression des rémunérations) a progressé de 0,2% sur un mois, sous les 0,3% attendus et au même niveau que précédemment. Sur un an, la hausse des salaires a accéléré à 3,6% après 3,4%, mais est restée sous les 3,8% anticipés. Ces données plaident pour une Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) prudente, avec une baisse de taux (assouplissement monétaire, c’est-à-dire une politique visant à rendre le crédit moins cher) qui devrait rester en suspens pour l’instant. Les risques d’inflation (hausse générale des prix) étaient associés à des prix du pétrole élevés et aux tensions au Moyen-Orient. Les marchés surveillaient aussi la possibilité d’un accord entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre, malgré des informations faisant état d’affrontements près du détroit d’Ormuz. Donald Trump a déclaré qu’un cessez-le-feu était toujours en place, l’Iran devant répondre via des médiateurs pakistanais. L’indice du dollar (US Dollar Index, qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) évoluait près de 97,90, en baisse d’environ 0,40%. L’EUR/USD se dirigeait vers une deuxième semaine consécutive de hausse.

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Les anticipations d’inflation à un an aux États-Unis reculent à 4,5 %, alimentant les paris sur une Réserve fédérale plus accommodante

Les anticipations d’inflation des consommateurs américains à un an ont reculé à 4,5 % en mai, contre 4,7 % précédemment. Ce mouvement représente une baisse de 0,2 point de pourcentage par rapport au chiffre précédent. Ces données portent sur les attentes pour les 12 prochains mois.

Les signaux d’un changement de cap de la Fed se renforcent

Avec des anticipations d’inflation à un an en baisse à 4,5 %, c’est un signal clair que la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) pourrait approcher de la fin de son ton ferme. Ce point est d’autant plus suivi que le dernier indice officiel des prix à la consommation (CPI, la mesure la plus utilisée de l’inflation aux États-Unis) d’avril est ressorti légèrement élevé à 3,6 %, ce qui suggère que le ressenti des ménages devance les statistiques. Cet écart peut pousser les investisseurs à miser sur une banque centrale plus accommodante (dite « dovish », c’est-à-dire moins encline à relever les taux et plus ouverte à les baisser). Sur les marchés de taux, cela peut conduire à une réévaluation des prochaines décisions de la Fed. On observe déjà que la probabilité d’une baisse de taux en septembre, telle qu’indiquée par les contrats à terme sur les Fed Funds (des contrats qui reflètent les anticipations de taux directeurs), progresse d’environ 25 % à près de 40 % en début de séance. Les investisseurs peuvent envisager des stratégies qui profitent d’une courbe des taux plus plate (la « courbe des taux » compare les rendements des obligations selon leur durée ; « plus plate » signifie que l’écart entre taux courts et taux longs se réduit), car les attentes sur les taux à court terme reculent plus vite que celles à long terme. Côté dérivés actions (produits liés aux actions, comme les options), cet assouplissement des anticipations d’inflation est un facteur favorable, surtout pour la technologie et les valeurs de croissance sensibles aux taux. Une baisse de la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options) est possible, avec un VIX (indice de volatilité attendu sur le S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur »), proche de 15, susceptible de s’orienter à la baisse si l’incertitude sur les taux diminue. Des opportunités peuvent apparaître via l’achat d’options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) sur le Nasdaq 100 (NDX) ou la vente d’options de vente (« put », droit de vendre à un prix fixé) sur des indices plus larges. Le dollar pourrait se replier après cette publication, la Fed étant désormais perçue comme plus accommodante que la Banque centrale européenne (BCE). Cela peut ouvrir des opportunités sur les options de change (options portant sur des paires de devises), en privilégiant des stratégies qui profitent d’une hausse de l’EUR/USD (euro contre dollar). Le marché surveillera un test de niveaux de résistance (zone de prix où la hausse bute souvent) que la paire n’a pas réussi à franchir au trimestre précédent. Cet environnement tranche avec une grande partie de 2025. À l’époque, le scénario était dominé par une inflation des services tenace et une politique de taux « plus élevés plus longtemps » (« higher for longer », c’est-à-dire des taux maintenus à un niveau élevé). Les données du jour suggèrent un changement dans les anticipations des ménages, un indicateur avancé que la Fed ne peut pas ignorer.

Ce que cela implique pour le positionnement

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Les anticipations d’inflation à cinq ans aux États-Unis reculent, alimentant les paris sur une baisse des rendements et un dollar plus faible

Les anticipations d’inflation des ménages américains à 5 ans ont reculé à 3,4 % en mai, contre 3,5 % auparavant. Ce signal suggère que l’inflation à long terme pourrait se stabiliser à un niveau plus bas. Nous y voyons une opportunité via les produits dérivés de taux (instruments financiers dont la valeur dépend des taux d’intérêt). La Réserve fédérale dispose désormais de davantage de marge pour envisager une pause, voire un virage plus accommodant (politique monétaire moins restrictive) plus tard cette année, ce qui réduit le risque extrême (scénario rare mais très pénalisant) de hausses de taux plus agressives. Nous devrions donc envisager un positionnement en vue d’un recul des rendements obligataires dans les prochaines semaines.

Implications pour la stratégie taux

Ces chiffres s’inscrivent dans la continuité du rapport sur l’emploi d’avril 2026, qui a montré un ralentissement de la progression des salaires à 3,9 % sur un an, au plus bas depuis fin 2025. Dans ce contexte, nous envisageons d’acheter des contrats à terme (futures : contrats standardisés permettant d’acheter/vendre un actif à une date future) sur le Treasury américain à 10 ans (ZN). Une baisse des rendements vers 3,75 % rendrait ces positions gagnantes. Des options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé à l’avance) sur des ETF obligataires comme TLT offrent aussi une façon d’exprimer ce scénario en mobilisant moins de capital (effet de levier via la prime d’option). Pour les actions, cette évolution est favorable aux valeurs de croissance et à la technologie, sensibles aux décisions de taux. Le Nasdaq 100 a déjà progressé d’environ 5 % sur le mois écoulé, le marché intégrant une Fed moins restrictive. Nous pouvons renforcer cette dynamique en achetant des options d’achat sur le QQQ (ETF qui réplique le Nasdaq 100), avec des prix d’exercice (strike : prix fixé dans le contrat d’option) cohérents avec un possible test de nouveaux plus hauts annuels. L’apaisement des craintes inflationnistes devrait aussi réduire la volatilité (amplitude des variations de prix), déjà en baisse. Le VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») évolue autour de 14, contre plus de 18 plus tôt dans l’année, lorsque la crainte de hausses de taux était plus forte. Dans ce contexte, vendre de la prime d’option (encaisser la prime en vendant des options) peut être pertinent, par exemple via la vente de puts couverts par du cash (cash-secured puts : vente d’options de vente avec les liquidités nécessaires pour acheter l’action si l’option est exercée) sur des grandes capitalisations jugées stables.

Perspectives sur le dollar et positionnement

Sur le marché des changes, une Fed moins agressive pourrait peser sur le dollar, d’autant que d’autres banques centrales restent vigilantes. La Banque centrale européenne a indiqué la semaine dernière que l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentaire) en zone euro, à 3,1 %, demeure une préoccupation. Nous voyons dans cet écart de trajectoire une opportunité d’initier des positions vendeuses sur l’indice du dollar (DXY) via des contrats à terme, ou via l’achat de puts (option de vente : droit de vendre à un prix fixé) sur des ETF liés au dollar comme UUP.

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Les anticipations des consommateurs du Michigan progressent légèrement, mais des niveaux toujours bas assombrissent les perspectives de baisse des taux de la Fed et pèsent sur les valeurs discrétionnaires

L’indice des anticipations des consommateurs de l’Université du Michigan est monté à 48,5 en mai, contre 48,1 lors de la précédente publication. Cet indice mesure comment les consommateurs américains pensent que l’économie va évoluer dans les prochains mois.

Volatilité des marchés et positionnement via les options

La légère hausse des anticipations des consommateurs à 48,5 n’est pas un signe de solidité, mais plutôt le signe d’un pessimisme un peu moins marqué. À ce niveau très faible, nous anticipons une volatilité élevée (fortes variations des prix), les marchés peinant à trouver une direction claire. Les investisseurs utilisant des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé) peuvent envisager de « vendre de la prime » (encaisser le prix de l’option) via des stratégies comme l’iron condor (montage d’options qui profite d’un marché qui reste dans une fourchette), sur les grands indices, en pariant sur un marché sans tendance plutôt que sur une forte accélération. Ces données fragiles sur les ménages compliquent la prochaine décision de la Réserve fédérale, surtout avec l’inflation sous-jacente (inflation hors énergie et alimentation, jugée plus stable) restée autour de 3,1%. La Fed a peu de raisons de relever ses taux dans un contexte de consommation qui faiblit, ce qui renforce l’idée d’une baisse de taux plus tard dans l’année. Nous suivons les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif de référence) liés aux contrats à terme sur les fed funds (taux directeur américain à court terme) pour mesurer l’évolution des anticipations de baisse de taux. Par secteurs, nous restons prudents sur les valeurs de consommation discrétionnaire (biens et services non essentiels). Lors du ralentissement de 2025, de petites améliorations du moral n’ont pas suffi à relancer les achats non indispensables lorsque le budget des ménages était contraint. Les traders peuvent regarder des options de vente (puts, qui gagnent en valeur si l’actif baisse) sur des ETF (fonds cotés en Bourse) de consommation discrétionnaire, ou envisager des stratégies « paires » (acheter un actif et vendre un autre) comme être acheteur de consommation de base (produits essentiels) et vendeur de consommation discrétionnaire. Avec du recul, cette petite hausse rappelle un bref rebond du moral observé au troisième trimestre 2025, vite effacé lorsque les prix de l’énergie ont augmenté. Le niveau actuel de 48,5 reste nettement sous 50, seuil souvent interprété comme la frontière entre contraction et expansion, ce qui signifie que le risque de récession demeure. Dans ce contexte, acheter des options de vente de protection sur de grands ETF actions reste une couverture (hedge) pertinente pour les prochaines semaines.

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