Le sentiment de l’Université du Michigan déçoît, stimule les couvertures contre le risque de baisse alors que les marchés se préparent à la volatilité

L’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan aux États-Unis est ressorti en dessous des prévisions en mai. Le consensus attendait 49,5. La lecture publiée s’établit à 48,2, contre 49,5 attendu sur le mois.

La confiance des ménages signale un risque accru

La confiance des ménages en mai ressort à un niveau préoccupant (48,2), en dessous même d’un scénario déjà négatif. Cela suggère un ralentissement économique à venir, car des ménages inquiets ont tendance à réduire leurs dépenses. Dans les prochaines semaines, il faut s’attendre à une hausse de la volatilité des marchés. Ces données plaident pour une protection contre une baisse des grands indices. Cela peut passer par des options de vente (put options, contrats qui prennent de la valeur si le prix du sous-jacent baisse) sur des ETF larges comme le SPY (ETF répliquant l’indice S&P 500) et le QQQ (ETF répliquant le Nasdaq 100). Une baisse des dépenses des ménages pèse directement sur les résultats des entreprises. Historiquement, lorsque la confiance passe sous 50 (ce qui est arrivé à plusieurs reprises en 2022), l’indice VIX — souvent appelé « indice de la peur », car il mesure la volatilité anticipée du S&P 500 — a fréquemment dépassé 30. Dans ce contexte, des options d’achat sur le VIX (call options, contrats qui gagnent en valeur si le VIX monte) peuvent servir de couverture. Certains secteurs réagissent fortement au moral des ménages. Les valeurs de consommation discrétionnaire (dépenses non essentielles : loisirs, équipement de la maison, etc.) peuvent être ciblées via des options de vente sur des ETF comme XLY, qui regroupe des entreprises dépendantes des dépenses non indispensables. À l’inverse, la consommation de base (biens essentiels) a tendance à mieux résister : XLP suit ce segment, car les ménages continuent d’acheter des produits nécessaires. Ce signal de faiblesse pourrait aussi influencer la Réserve fédérale (Fed) sur les taux d’intérêt. Si la Fed interrompait son durcissement monétaire (hausse des taux visant à freiner l’inflation), les obligations d’État à longue maturité pourraient en bénéficier. Une façon d’exprimer ce scénario est d’acheter des options d’achat sur un ETF obligataire de long terme comme TLT (ETF indexé sur des Treasuries américains à longue échéance), qui a tendance à monter lorsque les rendements baissent sur craintes de récession.

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Les stocks de gros aux États-Unis augmentent de 1,3 % en mars, en deçà des prévisions, alors que les signaux de la demande se refroidissent

Les stocks de gros aux États-Unis ont augmenté de 1,3 % en mars. Les prévisions tablaient sur une hausse de 1,4 %. Le chiffre est inférieur de 0,1 point de pourcentage aux attentes. Ces données concernent les stocks de gros aux États-Unis pour le mois de mars.

Les stocks de gros indiquent un ralentissement de la demande

Une progression des stocks de gros plus faible que prévu peut indiquer un début de ralentissement de la demande. Ce n’est pas un signal d’alarme, mais cela suggère que les entreprises deviennent plus prudentes sur les perspectives économiques. Autrement dit, la constitution rapide de stocks observée les trimestres précédents perd en intensité. Cela réduit la pression sur la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) pour relever davantage ses taux. Avec l’indice CPI (Consumer Price Index, l’indice des prix à la consommation, un indicateur de l’inflation) d’avril 2026 ressorti à 3,1 %, montrant un reflux de l’inflation, un ralentissement de l’activité pourrait rendre plus probable une baisse des taux plus tard dans l’année. Il faut donc surveiller le marché des swaps (contrats d’échange de taux d’intérêt, utilisés pour se couvrir ou spéculer), qui valorise actuellement une probabilité de 55 % d’une baisse des taux d’ici septembre. Sur les dérivés d’indices actions (produits financiers dont la valeur dépend d’un indice boursier), cela suggère un possible regain de volatilité (variations plus fortes des prix) après des niveaux bas. Le VIX (indice de volatilité implicite attendu sur le S&P 500) évolue autour de 14, un niveau qui tient rarement lorsque les indicateurs avancés commencent à se dégrader. Pour se couvrir contre un repli, on peut envisager d’acheter des options de vente (puts, qui gagnent de la valeur si le marché baisse) sur le SPX (indice S&P 500) ou de vendre des spreads de calls (stratégie consistant à vendre et acheter des options d’achat à des prix d’exercice différents, afin de limiter le risque) pour se protéger d’un recul depuis des sommets historiques. Par secteurs, ces données sont surtout pertinentes pour l’industrie et la consommation discrétionnaire (biens non essentiels, sensibles au cycle économique). Un tassement ici suggère que la demande pour les achats importants et les biens manufacturés pourrait s’affaiblir. Cela peut amener à envisager des stratégies d’options baissières sur des ETF (fonds cotés en Bourse) liés au transport et au commerce de détail.

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La croissance de l’emploi aux États-Unis dépasse les prévisions, renforçant l’idée d’une Fed en mode « taux élevés plus longtemps » et soutenant la vigueur du dollar

L’emploi aux États-Unis a augmenté de 115 000 en avril, au-dessus du consensus (+65 000) et de la prévision de Commerzbank (+50 000). Les révisions indiquent que les créations d’emplois de février et mars, cumulées, ont été inférieures de 16 000 à ce qui avait été annoncé. Sur les 11 derniers mois, les variations mensuelles de l’emploi ont alterné entre hausse et baisse, ce qui faisait attendre un recul en avril. La moyenne sur six mois des créations d’emplois recommence à progresser.

Momentum du marché du travail

L’indicateur « median wage tracker » de la Fed d’Atlanta (suivi de la hausse du salaire médian, c’est‑à‑dire le salaire du milieu de la distribution) montre une accélération légère des salaires, signe d’un marché du travail plus « tendu » (difficulté à recruter, ce qui pousse les salaires à la hausse). Une enquête du Conference Board (organisme de conjoncture qui interroge notamment les ménages) indique que les consommateurs jugent le marché du travail plus favorablement. Les bénéfices des entreprises ont fortement progressé au premier trimestre, ce qui est souvent associé à davantage d’investissement et d’embauches. Le rapport souligne que des profits élevés et des conditions de financement favorables (accès au crédit plus facile et/ou coût de l’emprunt raisonnable) soutiennent le marché du travail. Ces éléments suggèrent que l’économie américaine pourrait encaisser relativement mieux la crise énergétique mondiale, à mesure que l’emploi et les salaires se renforcent.

Taux en dollars et volatilité

Une politique monétaire ferme de la Réserve fédérale (la banque centrale américaine) devrait continuer de soutenir un dollar fort, surtout si d’autres banques centrales font face à des indicateurs économiques plus faibles. En 2023, l’écart de taux (différence de niveaux de taux d’intérêt entre zones monétaires) avait déjà provoqué une nette appréciation du dollar face à l’euro et au yen. Des stratégies sur options, comme l’achat de « call spreads » sur l’indice du dollar (DXY, indice qui mesure le dollar contre un panier de grandes devises), peuvent offrir une exposition avec risque plafonné à ce scénario à court terme. Si la hausse des profits est positive, la perspective de taux plus élevés plus longtemps peut peser sur les valorisations boursières (le prix payé pour un niveau de bénéfices), notamment dans la technologie et les secteurs de croissance. Les investisseurs peuvent s’attendre à davantage de volatilité (mouvements de marché plus rapides et plus amples) à mesure que le marché réévalue le calendrier d’éventuelles baisses de taux. Acheter des options d’achat (« calls ») sur le VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent vu comme un baromètre de la peur) peut servir de couverture contre un repli potentiel d’indices comme le S&P 500.

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Les flux entrants vers les ETF sur l’or s’essoufflent alors que les prix testent 5 150 dollars, l’attention se tournant vers les signaux accommodants des banques centrales

Les ETF adossés à de l’or physique (des fonds cotés en Bourse qui détiennent de l’or réel en coffres) ont enregistré des entrées de 6,6 milliards de dollars en avril, selon le World Gold Council. Ce mouvement fait suite aux ventes de mars, alors que les cours de l’or se sont stabilisés après un fort repli. Le Royaume-Uni a attiré plus de 2,1 milliards de dollars, devant les États-Unis (845 millions) et Hong Kong (732 millions). L’Europe a totalisé 3,7 milliards de dollars en avril, faisant passer son cumul depuis le début de l’année (year-to-date, c’est-à-dire depuis le 1er janvier) de négatif à positif.

Fourchette de prix de l’or et principaux moteurs

Depuis fin mars, l’or évolue dans une fourchette de 4 400 à 4 900 dollars. Les prix sont soutenus par le risque géopolitique (incertitudes liées aux conflits et aux relations internationales), tandis que les anticipations de taux d’intérêt plus élevés limitent une nouvelle hausse. L’or est utilisé en joaillerie et sert souvent de réserve de valeur (actif censé conserver son pouvoir d’achat) et de protection contre l’inflation (hausse générale des prix) et contre l’affaiblissement des devises. Il ne dépend pas d’un émetteur unique ni d’un gouvernement. Les banques centrales détiennent d’importantes réserves d’or et les utilisent pour diversifier leurs réserves (répartir les avoirs entre plusieurs actifs pour réduire le risque). Elles ont ajouté 1 136 tonnes, pour environ 70 milliards de dollars, en 2022 — un record annuel. L’or évolue souvent à l’inverse du dollar américain, des bons du Trésor américain (obligations de l’État américain) et des actifs risqués (comme les actions). Il peut aussi réagir aux tensions géopolitiques, aux craintes de récession (baisse durable de l’activité) et aux variations des taux d’intérêt.

Perspectives mai 2026 et points à surveiller

Au 8 mai 2026, l’or teste une résistance (niveau de prix où la hausse bute souvent sur des ventes) près de 5 150 dollars l’once (une once troy = environ 31,1 g). Cela intervient après une consolidation (phase de prix relativement stable), mais le moteur semble passer de la peur géopolitique à l’évolution de la politique des banques centrales (leurs décisions sur les taux et la liquidité). Le principal frein se réduit avec des signes de ralentissement économique, ce qui pourrait pousser les banques centrales à pivoter (changer de cap, par exemple en arrêtant les hausses de taux puis en baissant les taux). Aux États-Unis, l’inflation CPI d’avril (indice des prix à la consommation) a ralenti à 3,1 %, conduisant la Réserve fédérale (banque centrale américaine) à maintenir ses taux inchangés la semaine dernière, avec un ton plus accommodant (dovish : moins favorable à des taux élevés). C’est un changement par rapport à l’an dernier, quand l’anticipation rapide de hausses de taux plafonnait les gains du métal précieux. Malgré ce cadre macroéconomique (contexte économique général) plus porteur, la demande via les ETF reste prudente, contrairement au bond observé un an plus tôt. Le World Gold Council a signalé une sortie nette de 1,2 milliard de dollars des ETF or mondiaux en avril 2026, ce qui suggère que les grands investisseurs ne sont pas encore convaincus par une nouvelle phase de hausse durable. Cela contraste avec les 6,6 milliards d’entrées d’avril 2025, largement liés aux risques entourant le conflit avec l’Iran. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme l’or), cet environnement peut orienter vers des stratégies visant une hausse tout en limitant le risque. Acheter des options d’achat (calls : droit d’acheter à un prix fixé) avec un prix d’exercice (strike : prix fixé dans le contrat) au-dessus de 5 200 dollars peut offrir une exposition amplifiée (effet de levier : potentiel de gain plus élevé mais risque accru) à une cassure, avec une perte maximale connue (la prime payée). Autre approche : vendre des options de vente garanties par liquidités (cash-secured puts : engagement d’acheter l’actif si le prix baisse, avec le cash déjà disponible) sous 5 000 dollars pour encaisser une prime (revenu de l’option), si l’on estime que la politique des banques centrales créera un plancher solide pour les prix. L’affaiblissement du dollar américain apporte un soutien important : l’indice du dollar (DXY, mesure de la valeur du dollar face à un panier de devises) est récemment tombé vers 103,5. Ce facteur était largement absent lors des phases de dollar fort l’an dernier. Une poursuite de la baisse du dollar pourrait tirer l’or vers le haut, en ligne avec sa relation inverse traditionnelle. Le soutien de long terme reste en place grâce aux achats réguliers des banques centrales, qui absorbent l’offre physique (l’or réellement disponible sur le marché). Même si les foyers de tension ont changé depuis 2025, les tensions mondiales persistent, ce qui maintient l’attrait de l’or comme valeur refuge (actif privilégié en période d’incertitude). Cela donne un socle fondamental aux prix, même si l’intérêt spéculatif (positions de court terme cherchant un gain rapide) varie.

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La CNB maintient ses taux avec un biais accommodant, tandis que la NBP souligne les risques inflationnistes, maintenant la couronne tchèque et le zloty évoluant dans une fourchette étroite

La Banque nationale tchèque (CNB) et la Banque nationale de Pologne (NBP) ont toutes deux maintenu leurs taux directeurs (les taux d’intérêt fixés par la banque centrale) inchangés, à 3,50 % et 3,75 % respectivement. Leur communication met toutefois en avant des équilibres de risques différents. En République tchèque, le gouverneur Aleš Michl a décrit une approche attentiste (attendre davantage de données avant d’agir) et a indiqué que la politique monétaire est déjà suffisamment restrictive (des taux assez élevés pour freiner l’économie et l’inflation). La CNB a संकेत qu’elle pourrait « regarder au-delà » de pressions inflationnistes de court terme liées à des facteurs d’offre (chocs sur les coûts, l’énergie, les matières premières ou des pénuries).

Signaux de politique monétaire et risques d’inflation

En Pologne, le président Adam Glapiński a évoqué des risques d’inflation orientés à la hausse au second semestre. Il a cité la fin des subventions à l’énergie (aides publiques qui réduisent la facture) et le retour de la TVA sur l’alimentation (taxe sur la consommation) comme sources possibles de nouvelles pressions sur les prix. La stabilisation récente des devises d’Europe centrale et orientale (taux de change) est liée à une amélioration du sentiment mondial (appétit pour le risque des investisseurs). Faute de déclencheur clairement « faucon » (ton qui laisse entendre des hausses de taux), de nouvelles appréciations des monnaies devraient rester limitées, ce qui maintiendrait taux et devises proches des niveaux actuels. Les indications de la CNB laissent peu de marge pour un nouveau durcissement monétaire en République tchèque, même si les anticipations de taux du marché (ce que les investisseurs intègrent dans les prix) restent élevées. En Pologne, l’attention s’est déplacée des baisses de taux vers un statu quo plus long, un resserrement (hausse de taux) ne devenant envisageable que si l’inflation reste durablement élevée. Des messages divergents des banques centrales tchèque et polonaise suggèrent des mouvements de change enfermés dans une fourchette (évolutions limitées entre deux bornes) dans les prochaines semaines. Avec une CNB au ton accommodant (plutôt favorable à des taux stables ou plus bas) et une NBP prudente, le signal d’une hausse marquée de l’une ou l’autre monnaie est absent. Dans ce contexte, vendre la volatilité (stratégie qui gagne si les variations de prix restent faibles, souvent via des options) peut être pertinent. Pour la couronne tchèque, la volonté de la banque centrale d’ignorer une inflation de court terme limite le potentiel de hausse. Les dernières données montrant une inflation d’avril 2026 à 3,1 % étayent l’approche attentiste : en recul par rapport aux pics de 2025, mais encore au-dessus de l’objectif. On peut envisager des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour miser sur une stabilité de l’EUR/CZK (taux euro/couronne), avec une zone possible entre 24,70 et 25,00.

Idées de trading et changes en range

À l’inverse, le zloty polonais semble mieux soutenu, la banque centrale se montrant préoccupée par le retour de l’inflation. La récente remontée de l’IPC (indice des prix à la consommation) à 4,5 % en avril, liée à l’arrêt progressif des subventions publiques, rend crédible cette prudence. Cela suggère un zloty plus résistant que la couronne à court terme. Dans ce contraste, une stratégie de valeur relative (parier sur l’écart de performance entre deux actifs) paraît appropriée. On pourrait structurer une position acheteuse sur le zloty contre la couronne (long PLN / court CZK), afin de tirer parti des biais de politique monétaire différents. Cette stratégie profite de la divergence sans prendre un pari direct sur le sentiment mondial, qui avait provoqué une forte volatilité en 2025.

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Le Canada supprime 18 000 emplois alors que le chômage augmente, réduisant les paris sur des hausses de la Banque du Canada en 2026

Les données sur l’emploi au Canada pour avril ont montré une perte de 18 000 emplois, contre une prévision de marché de +10 000 et une prévision de TD de +5 000. Le taux de chômage a augmenté de 0,2 point de pourcentage, à 6,9 %. Le recul a été mené par les emplois à temps plein, avec aussi une légère baisse des heures travaillées et un ralentissement de la progression des salaires. Le rapport a été présenté comme un signe de conditions du marché du travail plus faibles. Ces chiffres ont été jugés peu susceptibles de rapprocher la Banque du Canada d’une baisse de taux. Ils ont plutôt été interprétés comme réduisant les attentes de hausses de taux de la Banque du Canada au second semestre 2026. Après la publication, les taux canadiens ont baissé, les taux de court terme reculant de 8 points de base (un point de base = 0,01 point de pourcentage). L’écart de taux à 10 ans Canada–États-Unis est passé sous -90 points de base pour la première fois depuis novembre (un « écart » mesure la différence entre deux rendements obligataires). Ces mouvements ont été attribués à la volatilité de l’Enquête sur la population active (une statistique mensuelle qui peut beaucoup varier d’un mois à l’autre) et à l’évolution des anticipations de hausses de taux. Le scénario décrit est celui d’une Banque du Canada qui resterait en pause (c’est-à-dire sans changer ses taux) tout au long de 2026, le marché ayant besoin de plusieurs nouvelles données faibles pour s’aligner sur cette lecture. Le mauvais chiffre d’avril sur l’emploi — une baisse de 18 000 emplois au lieu d’une hausse attendue — ne doit pas être considéré comme un signal de baisse imminente des taux par la Banque du Canada. Même si le taux de chômage est monté à 6,9 %, cette seule publication a peu de chances de modifier immédiatement la politique monétaire. En revanche, cette faiblesse renforce l’idée que les anticipations de marché d’une hausse des taux plus tard en 2026 sont probablement excessives. Il faut replacer cela dans un cadre plus large. Les dernières données de Statistique Canada pour avril ont montré une inflation sur un an stable à 2,4 %, encore au-dessus de l’objectif de 2 % (l’inflation mesure la hausse moyenne des prix). Cette inflation persistante, combinée à des prix de l’énergie élevés, rend une baisse des taux difficile à justifier à court terme. Lors de sa dernière réunion en avril, la Banque avait délivré un message équilibré, évoquant à la fois les risques sur l’inflation et le ralentissement de l’économie. Ce rapport sur l’emploi incline davantage vers l’argument du ralentissement, mais pas au point d’imposer une baisse de taux. Il rend toutefois une future hausse de taux beaucoup moins probable. Du point de vue des marchés, la réaction immédiate a été une baisse des rendements obligataires de court terme, ce qui était attendu (le rendement est le taux d’intérêt implicite d’une obligation). Cela va dans le sens d’une stratégie consistant à rester acheteur d’obligations à deux ans. Les investisseurs peuvent aussi utiliser des produits dérivés (des contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif de référence) comme les contrats à terme sur acceptations bancaires, dits BAX (contrats indexés sur les taux à court terme), pour miser sur des taux qui ne remonteraient pas. Un phénomène similaire avait été observé fin 2025, lorsque le marché avait intégré trop tôt des changements de politique qui ne se sont pas matérialisés. Par ailleurs, avec un baril de WTI (pétrole américain de référence) autour de 95 dollars, les pressions inflationnistes liées à l’énergie devraient continuer de conforter une Banque du Canada en pause. L’environnement est décrit comme favorable au fait de « recevoir le taux fixe » sur des swaps de taux d’intérêt (un swap est un échange de paiements d’intérêts, fixe contre variable), notamment sur la partie 2 à 5 ans de la courbe des taux (la « courbe » représente les taux selon la maturité). Cette position profite d’un scénario où les taux baissent ou restent inchangés pendant une période prolongée. Ce mauvais chiffre de l’emploi est un signal fort, mais il faut garder du recul, car ces statistiques mensuelles peuvent être instables. Il faudrait probablement plusieurs mois supplémentaires de données faibles pour que le marché élimine complètement la possibilité de nouvelles hausses en 2026. Pour l’instant, la stratégie consiste à se positionner pour une période d’absence de décision de la Banque du Canada.

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L’euro cale face à l’élargissement de l’avantage de taux des États-Unis, tandis que l’asymétrie des options devient défensive (Semaine à venir)

L’euro a progressé de 0,4% face au dollar américain et a affiché une performance intermédiaire parmi les devises du G10 (les 10 grandes monnaies les plus échangées). Il a été soutenu par l’appétit pour le risque des marchés, lié au conflit États-Unis/Iran, même si les statistiques du commerce extérieur allemand se sont dégradées. Les écarts de rendement (différence de taux entre obligations, souvent entre l’Allemagne et d’autres pays) se sont resserrés, car les anticipations de durcissement de la BCE (hausse des taux) ont reculé. Le mois de juin est valorisé à 19 points de base (pb, soit 0,19 point de pourcentage), environ 10 pb sous le pic atteint après la réunion de politique monétaire du 30 avril.

Les marchés d’options signalent un changement dans la couverture sur l’euro

Sur les marchés d’options (instruments dérivés donnant le droit d’acheter ou vendre une devise à un prix fixé), les « risk reversals » (écart de prix entre options d’achat et de vente, indicateur du biais du marché) ont montré une moindre demande de protection contre une baisse de l’euro. Les primes (coût de l’option) pourraient se déplacer vers une protection contre une hausse, comme fin 2025 et début 2026. Les données commerciales allemandes se sont dégradées en raison d’une hausse des importations d’énergie en mars. L’euro a peu réagi à la perspective de nouvelles tensions commerciales et de menaces de droits de douane pour le 4 juillet. D’un point de vue technique, l’EUR/USD a tenu un support dans la zone 1,16 (milieu/haut), près du retracement de Fibonacci de 38,2% (niveau calculé à partir de ratios utilisés en analyse graphique) de la baisse janvier–mars. Il est ensuite repassé au-dessus du point médian à 1,1746 en direction du niveau de 61,8% à 1,1825. Le RSI (indice de force relative, indicateur de dynamique des prix) évoluait dans le haut des 50, signalant une dynamique positive. La fourchette à court terme était située entre 1,1720 et 1,1820, avec la possibilité de revisiter le plus haut de janvier au-dessus de 1,20.

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Le pétrole recule malgré les tensions autour du détroit d’Ormuz, les traders se concentrant sur les risques pesant sur la demande et la hausse de la volatilité des options

Des médias américains et iraniens ont fait état vendredi de nouvelles activités militaires près du détroit d’Ormuz. Un journaliste de Fox News sur X a indiqué que l’armée américaine avait mené de nouvelles frappes aériennes sur plusieurs pétroliers vides qui tentaient de briser un blocus. L’agence iranienne Mehr a rapporté qu’une explosion avait été entendue à Sirik, une ville portuaire proche du détroit d’Ormuz. Aucune explication officielle n’avait été fournie au moment de la publication.

L’attention du marché se déplace vers la demande

Les marchés attendaient des déclarations officielles de Washington ou de Téhéran, tandis que l’attention restait focalisée sur le risque d’une nouvelle escalade. Le pétrole américain West Texas Intermediate (WTI, la référence de prix du brut aux États-Unis) cédait 2,83% vendredi, à 91,90 dollars au moment de la rédaction. Compte tenu des actions militaires près du détroit d’Ormuz, la réaction du marché surprend. D’ordinaire, une montée des tensions ferait grimper les prix du pétrole. Or, le WTI recule. Cet écart suggère que les opérateurs s’inquiètent davantage d’un affaiblissement de l’économie que d’une interruption immédiate de l’approvisionnement (c’est-à-dire un manque de pétrole disponible). Il faut s’attendre à une hausse rapide de la volatilité implicite dans les prochains jours. La volatilité implicite est un indicateur tiré du prix des options (des contrats qui donnent le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé) et reflète le niveau d’incertitude anticipé. Concrètement, les options sur les contrats à terme sur le brut (contrats standardisés pour acheter/vendre du pétrole à une date future) et sur des ETF comme l’USO (fonds coté reproduisant le prix du pétrole via des contrats à terme) deviendront plus chères. Certains intervenants cherchent alors à « acheter de la volatilité » via des stratégies comme le long straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice), qui gagne si le prix évolue fortement, à la hausse ou à la baisse. La baisse des prix semble liée aux dernières statistiques: le marché donne plus de poids au risque de recul de la consommation qu’au risque sur l’offre. Les dernières données de l’Energy Information Administration (EIA, l’agence américaine de l’énergie) montrent par exemple que les stocks de pétrole brut aux États-Unis ont augmenté de 1,8 million de barils la semaine dernière, contre une baisse attendue. Cela s’ajoute à des indicateurs de demande mondiale inférieurs aux attentes observés depuis le premier trimestre 2026. Le contraste avec le passé est net. Après les attaques de drones contre des installations pétrolières saoudiennes en septembre 2019, le Brent (référence mondiale du pétrole) avait bondi jusqu’à 19% en une seule séance. La réaction actuelle, limitée voire négative, illustre un basculement: le marché se concentre davantage sur la demande.

Positionnement sur les options et contexte historique

Lors de la brève alerte sur l’offre fin 2025, un schéma similaire était apparu: un pic initial avait rapidement été effacé, des niveaux de stocks mondiaux élevés ayant rassuré le marché. Les opérateurs semblent aujourd’hui intégrer l’idée d’un « coussin » important face à ce type de choc, au moins à ce stade. Pour les prochaines semaines, la combinaison d’un prix en baisse et d’une volatilité en hausse rend l’achat d’options d’achat hors de la monnaie (options dont le prix d’exercice est au-dessus du prix actuel, donc moins chères mais plus risquées) intéressant pour parier à moindre coût sur un retournement rapide si le conflit s’aggrave pendant le week-end.

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L’or se stabilise sous un plus haut de deux semaines, les chiffres mitigés de l’emploi américain et les risques sur le pétrole orientent les perspectives

L’or évoluait autour de 4 726 dollars vendredi, sous le plus haut de deux semaines atteint jeudi à 4 764 dollars, après des statistiques américaines sur l’emploi contrastées. Les mouvements de prix sont restés stables, mais sans réel élan. Les créations d’emplois hors agriculture aux États-Unis (Nonfarm Payrolls, c’est-à-dire le nombre d’emplois créés hors secteur agricole) ont augmenté de 115 000 en avril, au-dessus des 62 000 attendus, mais en baisse par rapport à la hausse de 185 000 de mars (chiffre révisé, auparavant 178 000). Le taux de chômage est resté à 4,3 %, conforme aux attentes.

Signaux du marché du travail et impact sur l’or

Le salaire horaire moyen (Average Hourly Earnings, c’est-à-dire la rémunération moyenne versée par heure travaillée) a progressé de 0,2 % sur un mois (month-on-month, soit d’un mois sur l’autre), sous les 0,3 % attendus et conforme au chiffre précédent. La hausse des salaires sur un an a accéléré à 3,6 % contre 3,4 %, mais est restée sous les 3,8 % anticipés. L’or a été soutenu par un dollar américain plus faible et par un recul des prix du pétrole, tandis que les tensions au Moyen-Orient restaient au centre de l’attention. Selon plusieurs informations, des tirs ont été échangés près du détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % des flux mondiaux de pétrole. Les cours du pétrole ont légèrement reflué après des sommets récents, tout en restant élevés en raison du risque de perturbations d’approvisionnement, ce qui maintient les craintes d’inflation. Les anticipations de taux d’intérêt durablement élevés ont continué de freiner l’attrait du métal, qui ne verse pas d’intérêt (non-yielding, c’est-à-dire un actif sans revenu comme un coupon). Sur le plan technique, l’or a testé la moyenne mobile simple à 20 jours (20-day SMA, un indicateur qui lisse les prix sur 20 séances) vers 4 695 dollars, tandis que les bandes de Bollinger (Bollinger Bands, un outil qui mesure la volatilité autour d’une moyenne) s’élargissaient. Le RSI (Relative Strength Index, un indicateur de “force” du mouvement, souvent sur une échelle de 0 à 100) se situait près de 52 et l’ADX (Average Directional Index, un indicateur de force de tendance) autour de 20, avec une résistance à 4 882 et 5 000 dollars, et des supports à 4 695, 4 509 et 4 350 dollars.

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La BPC prolonge à 18 mois sa série d’achats d’or avec un renforcement en avril, la demande des banques centrales restant soutenue

La banque centrale chinoise (PBoC) a augmenté ses réserves d’or en avril, après un repli temporaire des prix. Cet achat prolonge sa série d’achats à 18 mois consécutifs, avec 8,1 tonnes ajoutées, la plus forte hausse mensuelle depuis décembre 2024. Les banques centrales et autres institutions publiques ont acheté près de 245 tonnes d’or au T1, selon le World Gold Council (WGC), l’association professionnelle du secteur de l’or. Ce total est supérieur de 3% à celui d’il y a un an et légèrement au-dessus de la moyenne des cinq dernières années.

Dynamique des achats d’or des banques centrales

La Pologne et l’Ouzbékistan ont enregistré les plus fortes augmentations au T1, avec respectivement 31 tonnes et 25 tonnes. La Chine a acheté 7 tonnes au T1, et le total devrait augmenter au trimestre en cours. Nous observons un signal clair de la banque centrale chinoise, qui a profité du recul des prix en avril pour renforcer ses réserves d’or. Il s’agit de son plus gros achat depuis décembre 2024 et cela prolonge une trajectoire d’achats réguliers sur 18 mois. Ce comportement indique que les institutions officielles accordent une valeur durable à l’or. Cette tendance ne se limite pas à un seul pays: les banques centrales dans le monde ont ajouté près de 245 tonnes au premier trimestre, légèrement au-dessus de la moyenne quinquennale. Entre 2022 et 2024, l’accumulation rapide par les banques centrales — c’est-à-dire des achats importants d’or par des acteurs publics — a contribué à pousser l’or vers de nouveaux records malgré un dollar américain fort. Si les achats chinois augmentent ce trimestre, cette demande institutionnelle — la demande venant des banques centrales et d’organismes publics — soutient les prix.

Configurations de trading et gestion du risque

Pour les traders, ces achats persistants peuvent créer un «plancher» de prix, c’est-à-dire un niveau en dessous duquel le prix a plus de mal à baisser, rendant des replis marqués moins probables à court terme. Alors que l’indice de volatilité de l’or de Cboe (GVZ) — un indicateur des variations attendues du prix de l’or — est retombé à 20,5 après ses pics d’avril, les options d’achat (call) à échéance juillet et août — des contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé — paraissent plus abordables. Mettre en place des «spreads» haussiers sur calls — une combinaison d’achat et de vente de calls pour réduire le coût — peut être une manière de se positionner à moindre coût sur un retour progressif vers les plus hauts de l’année. Avec une demande régulière, certains traders peuvent envisager de vendre des options de vente (put) «hors de la monnaie» — des puts dont le prix d’exercice est inférieur au prix actuel, donc moins susceptibles d’être exercés — afin d’encaisser une prime (le montant payé par l’acheteur de l’option). Le récent passage vers 2.300 dollars fin avril a été rapidement racheté, signalant un soutien cohérent avec l’activité des banques centrales. Cette approche peut gagner si le prix monte ou évolue sans tendance marquée, si l’on considère qu’une forte chute est peu probable. Cette demande officielle reste solide alors que les derniers chiffres d’inflation publiés par le Bureau of Labor Statistics (BLS) — l’organisme public américain qui produit ces statistiques — montrent un indice des prix à la consommation (CPI) — mesure de l’évolution des prix payés par les ménages — toujours élevé à 3,6% sur un an en avril, ce qui suggère que la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale des États-Unis, pourrait maintenir ses taux d’intérêt inchangés. Historiquement, des taux élevés ou stables constituent un facteur défavorable à l’or, car l’or ne verse pas d’intérêt. Toutefois, les achats continus des banques centrales compensent en partie cet effet et doivent être intégrés aux stratégies.

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