USD/SGD en léger repli, l’incertitude sur un accord entre les États-Unis et l’Iran et la posture restrictive de la MAS limitant les rebonds

L’USD/SGD évolue dans une phase de consolidation, les marchés attendant des informations plus claires sur un éventuel accord entre les États-Unis et l’Iran. La paire s’est légèrement repliée sur un optimisme prudent, mais l’Iran n’a pas répondu et l’échéance de 48 heures tombe juste avant le week-end. La prudence s’impose en l’absence de confirmation dans la séance. La paire évoluait dernièrement autour de 1,2680, avec un momentum (rythme de variation des prix) journalier neutre et un RSI (indice de force relative, un indicateur technique qui mesure la vigueur d’une hausse ou d’une baisse) orienté en baisse.

Évolution des prix à court terme et niveaux clés

Un marché à double sens reste probable, avec un léger biais baissier. Une stratégie de vente sur rebond paraît pertinente près des résistances. Les supports se situent à 1,2660 (76,4 % de Fibonacci, un niveau technique issu d’un ratio souvent utilisé pour repérer des zones de support/résistance) puis 1,2610. Les résistances se trouvent à 1,2720 (61,8 % de retracement de Fibonacci du plus bas au plus haut de 2026), 1,2770 (moyennes mobiles à 50 et 100 jours, des moyennes de prix qui lissent les variations) et 1,2800. Nous anticipons une évolution plutôt latérale, avec une dérive baissière dans les prochaines semaines. Le facteur clé reste l’incertitude sur les négociations États-Unis–Iran, avec une échéance décisive ce week-end. Un accord favoriserait en général la prise de risque (risk-on, quand les investisseurs achètent davantage d’actifs risqués) et pèserait sur le dollar. Le ton relativement restrictif de l’Autorité monétaire de Singapour (MAS) continue de soutenir le SGD, après une inflation du T1 2026 remontée à 3,1 %. Cela contraste avec le rapport sur l’emploi américain d’avril, qui montre un ralentissement. Cette modération réduit l’idée d’une Réserve fédérale (Fed) très agressive (hausse rapide des taux), renforçant le scénario d’un USD plus faible face au SGD. La configuration rappelle le T3 2025, quand les tensions géopolitiques ont maintenu l’USD/SGD dans une fourchette étroite d’environ 1,5 % pendant plusieurs semaines avant une cassure baissière. Nous visons un schéma similaire, avec un risque de baisse à terme.

Positionnement en options pour une fourchette avec biais baissier

Pour les traders de produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent), une approche pratique consiste à vendre les rebonds via des options, par exemple en vendant des options d’achat (calls, qui donnent le droit d’acheter à un prix fixé) avec des prix d’exercice proches de 1,2770 ou 1,2800, ce qui profite si la paire ne monte pas nettement. Pour exprimer le biais baissier, l’achat d’options de vente (puts, qui donnent le droit de vendre à un prix fixé) autour d’un prix d’exercice de 1,2650 vise un mouvement vers 1,2610 si un accord se concrétise ou si l’appétit pour le risque s’améliore. Le risque d’événement élevé (volatilité possible liée aux annonces) peut aussi favoriser des stratégies qui misent sur un marché en range en vendant de la volatilité, comme l’iron condor (stratégie en options qui cherche à gagner si le prix reste dans une zone définie) pour ceux qui anticipent la poursuite de la consolidation.

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L’enquête de la Fed de New York signale une hausse des anticipations d’inflation à court terme, tandis que les marchés se tournent vers des baisses de taux

L’enquête de la Réserve fédérale de New York sur les anticipations des consommateurs (Survey of Consumer Expectations) pour avril montre que les ménages américains anticipent une inflation plus élevée à court terme, tandis que les anticipations à moyen et long terme restent inchangées. L’enquête a été publiée jeudi. Les anticipations d’inflation à 12 mois sont montées à 3,6% en avril, contre 3,4% en mars. Elles sont restées à 3,1% à trois ans et à 3% à cinq ans.

Anticipations d’inflation à court terme

Les ménages s’attendaient à une baisse des prix de l’essence après la hausse de mars à 9,4%. La hausse de mars a été liée à un choc énergétique (hausse soudaine des prix de l’énergie) associé à la guerre en Iran. Les avis sur les finances personnelles étaient partagés en avril. Les répondants ont déclaré une incertitude sur leur situation financière et s’attendaient à ce que le crédit (emprunter auprès d’une banque) soit plus difficile à obtenir qu’en mars. Les anticipations sur les embauches, les salaires et les revenus étaient également partagées. Les répondants s’attendaient à une hausse du chômage au cours de l’année à venir.

Basculement vers les craintes sur la croissance

Aujourd’hui, la situation a changé, car le durcissement de la politique de la Réserve fédérale (hausse des taux et conditions financières plus strictes) semble produire ses effets. Les données récentes d’avril 2026 montrent que l’indice des prix PCE « core » (Personal Consumption Expenditures hors énergie et alimentation, mesure d’inflation privilégiée par la Fed) a ralenti à 2,8% sur un an. Cela suggère que la principale inquiétude de l’an dernier recule et qu’une adaptation de la stratégie est nécessaire. En revanche, les craintes de 2025 sur l’affaiblissement du marché du travail deviennent plus pertinentes. Le taux de chômage, après un point bas à 3,5% l’an dernier, est récemment remonté à 3,9% selon le dernier rapport sur l’emploi. Cela confirme une tendance anticipée par les ménages, ce qui suggère que le ralentissement économique remplace l’inflation comme risque principal. Cela implique que les stratégies de marché devraient passer de la protection contre l’inflation à un positionnement pour un ralentissement et d’éventuelles baisses de taux. On peut envisager des instruments qui profitent d’une baisse des rendements obligataires (les taux d’intérêt des obligations), comme des options d’achat (« calls », droit d’acheter à un prix fixé) sur des ETF d’obligations du Trésor. Des stratégies sur la volatilité via des options sur le VIX (indice de volatilité, souvent appelé « baromètre de la peur ») peuvent aussi être envisagées, le marché intégrant ce passage des craintes d’inflation à celles sur la croissance. Le marché des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme les options ou contrats à terme) reflète ce changement : les contrats à terme sur les Fed funds (anticipations de taux directeurs) intègrent désormais une probabilité élevée de baisse de taux plus tard cette année. Actuellement, le marché suggère plus de 70% de probabilité d’une baisse d’ici la réunion de septembre 2026, un retournement marqué par rapport au ton restrictif (« hawkish », favorable à des taux élevés) d’il y a un an. Cela rend plus attractives les options de longue maturité (options avec une échéance lointaine) misant sur des taux plus bas. Il faut aussi surveiller les marchés du crédit, car les inquiétudes sur un accès plus difficile au crédit restent d’actualité. Des données récentes de l’enquête Senior Loan Officer Opinion Survey (enquête de la Fed auprès des banques sur leurs critères de prêt) montrent que les banques continuent de durcir leurs critères pour les prêts aux entreprises (prêts commerciaux et industriels). Cela peut créer des opportunités de stratégies anticipant des tensions sur le crédit des entreprises, comme l’achat de protection via des CDS (credit default swaps, assurance contre le défaut) sur des secteurs fragiles.

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L’or réduit ses gains alors que les tensions autour d’Ormuz soutiennent le pétrole et le dollar, tandis que la Fed signale des taux plus élevés plus longtemps

L’or (XAU/USD) a effacé une partie de la hausse enregistrée plus tôt jeudi, tandis que le dollar américain et les prix du pétrole repartaient à la hausse sur fond de tensions autour du détroit d’Ormuz. Le métal jaune évoluait autour de 4 712 $ après avoir atteint un plus haut de deux semaines proche de 4 764 $. L’Iran a instauré de nouvelles règles pour les navires empruntant le détroit d’Ormuz, qui assure 20 % des flux mondiaux de pétrole. Selon des informations de presse, les navires commerciaux doivent coordonner leur passage avec les autorités militaires iraniennes. Des articles antérieurs évoquaient des frais pouvant atteindre environ 2 millions de dollars.

Pourparlers au Moyen-Orient et règles de navigation

Téhéran examine une proposition soutenue par les États-Unis visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a déclaré que les discussions des dernières 24 heures avaient été « très bonnes » et qu’un accord était « tout à fait possible ». Des responsables de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) ont laissé entendre qu’il n’y avait pas d’urgence à baisser les taux. La présidente de la Fed de Boston, Susan Collins, a indiqué que les taux pourraient rester inchangés « plus longtemps », ajoutant que le risque d’une inflation plus forte augmente. Une hausse des taux reste aussi envisageable. Aux États-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage (Initial Jobless Claims, un indicateur des nouvelles demandes d’allocations chômage) se sont établies à 200 000 pour la semaine close le 2 mai, contre 190 000, et sous le consensus de 205 000. L’enquête ADP (estimation des créations d’emplois dans le secteur privé) fait état de +109 000 en avril, contre +61 000 en mars et +99 000 attendus, avant la publication vendredi du rapport NFP (Nonfarm Payrolls, le chiffre officiel des créations d’emplois hors agriculture). Sur le plan technique, l’or évolue au-dessus de la moyenne mobile simple à 200 jours (SMA, un prix moyen sur 200 séances) située vers 4 307 $, mais sous la SMA 100 jours autour de 4 774 $ et la SMA 50 jours près de 4 790 $. Le RSI (indice de force relative, mesure de la vitesse du mouvement des prix) est proche de 53 et l’ADX (indice qui mesure la force d’une tendance, pas sa direction) autour de 21. Les résistances (niveaux de prix susceptibles de freiner la hausse) se situent à 4 774 $, 4 790 $ et 4 850 $, et les supports (niveaux susceptibles de freiner la baisse) à 4 500 $ et 4 307 $.

Stratégies de volatilité avant le NFP

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Wall Street recule alors que les discussions avec l’Iran et les résultats influencent le sentiment, les traders se tournant vers des couvertures via le VIX

Les actions américaines ont reculé jeudi après-midi. Le DJIA a perdu environ 0,4% et est repassé sous les 50.000 points après avoir frôlé 50.100, tandis que le S&P 500 a effacé un nouveau record en séance pour revenir vers -0,3% et que le Nasdaq a légèrement cédé. Les petites valeurs ont le plus souffert, avec le Russell 2000 en baisse de près de 1%. Les premiers gains ont suivi des informations selon lesquelles l’Iran examine une proposition américaine en 14 points et pourrait répondre jeudi via des médiateurs pakistanais, incluant une période de 30 jours pour négocier l’enrichissement nucléaire (production de combustible nucléaire à partir d’uranium), les avoirs gelés (fonds bloqués à l’étranger) et la sécurité du détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le pétrole).

Pétrole et géopolitique font bouger les marchés

Le plan annoncerait la fin de la guerre, mais plusieurs points restent contestés, dont un blocus naval américain (contrôle militaire empêchant ou limitant la circulation maritime) et de « nouvelles procédures » iraniennes pour le transit à Ormuz. Le pétrole a d’abord baissé puis s’est stabilisé: le WTI (pétrole américain) est brièvement passé sous 90 dollars le baril et le Brent (référence mondiale) évoluait près de 100 dollars, tandis que l’essence aux États-Unis était autour de 4,54 dollars le gallon, un plus haut depuis 2022. Les résultats d’entreprises ont été contrastés: Fortinet a gagné environ 15%, DoorDash près de 10%, McDonald’s environ 3% (à 2,83 dollars par action), Tapestry environ 3% et AppLovin environ 4%, tandis qu’Apple a inscrit un record en séance avant de se tasser. Arm a perdu environ 7% et a évoqué près de 1 milliard de dollars de demande liée à son nouveau processeur (puce de calcul) pour l’AGI (intelligence artificielle « générale », capable de tâches très variées), tandis que Whirlpool a reculé après des résultats inférieurs aux attentes et la suspension du dividende. Shake Shack a chuté de près de 19%, Zillow d’environ 5% et IonQ de plus de 8%. Les inscriptions initiales au chômage (premières demandes d’allocations) ont atteint 200.000, contre 205.000 attendues, et les demandes continues (personnes restant indemnisées) 1,766 million. La productivité a progressé de 0,8% contre 1,1% attendu, les coûts unitaires de main-d’œuvre (coût du travail par unité produite) ont atteint 2,3%, et les annonces de suppressions de postes en avril ont augmenté d’environ 38% sur un an. Le rapport NFP (créations d’emplois hors agriculture) est attendu à 62.000 contre 178.000 précédemment, avec un chômage à 4,3%.

Les chiffres de l’emploi pourraient accentuer la volatilité

Le marché anticipe une réaction marquée au moindre écart avec le consensus de 62.000 pour le rapport sur l’emploi de vendredi. Un chiffre faible pourrait pousser la Fed (banque centrale américaine) à réduire son ton « faucon » (politique monétaire stricte, visant à freiner l’inflation), tandis qu’un chiffre élevé conforterait cette ligne et pèserait probablement sur les actions. Pour jouer ce scénario binaire, des « straddles » (stratégie d’options consistant à acheter à la fois un call et un put pour profiter d’un fort mouvement, quel qu’en soit le sens) sur les grands indices peuvent être envisagés avant la publication.

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Le Nasdaq Composite franchit les 26 000 points, porté par le rallye des valeurs technologiques sur fond d’espoirs d’accord avec l’Iran et de baisse des prix du pétrole

Le NASDAQ Composite (IXIC) a inscrit un record jeudi et a brièvement franchi 26.000 points. Il progresse d’environ 3,5% depuis le début de la semaine à jeudi et se dirige vers une sixième semaine consécutive de hausse. L’indice regroupe plus de 2.500 actions. Les échanges ont été influencés par les anticipations d’un possible accord avec l’Iran, qui pourrait rouvrir le détroit d’Ormuz — un passage maritime clé pour le pétrole — resté en grande partie fermé depuis plus de deux mois.

Leadership de la tech et ampleur du marché

La technologie a mené la hausse jeudi (+0,9%), suivie des services de communication (+0,7%). Depuis le 30 mars, l’essentiel des gains provient de la technologie, de la consommation discrétionnaire (dépenses non essentielles) et des services de communication. Le pétrole WTI (référence américaine du brut) a reculé de 106 dollars en début de semaine à environ 93 dollars jeudi, les prix se stabilisant autour de 90 dollars. Le mouvement a suivi le retour de discussions autour d’éventuelles négociations de paix. Côté résultats, Datadog (DDOG) a bondi de plus de 30% après avoir dépassé le consensus (prévisions moyennes des analystes) et relevé sa prévision de chiffre d’affaires annuel d’environ 8%. Fortinet (FTNT) a gagné plus de 22% après avoir relevé ses perspectives. AAON (AAON) a pris jusqu’à 50% grâce à de solides commandes de centres de données et a touché un nouveau plus haut, au-dessus de son record de novembre 2024. Le RSI du NASDAQ (indice de force relative, un indicateur technique qui mesure la vitesse et l’ampleur des mouvements de prix) est passé en zone de surachat (niveau suggérant une hausse trop rapide). Des niveaux proches de 24.000 et 23.200 points (moyenne mobile simple à 26 semaines, c’est-à-dire la moyenne des cours sur 26 semaines) sont cités comme zones de support (niveaux où la baisse peut se stabiliser).

Gestion du risque avec les options

Avec une hausse sur six semaines et un RSI en surachat observé à la mi-2025, la priorité est la gestion du risque. Le marché paraissait très optimiste, porté par l’espoir d’un accord avec l’Iran, sans garantie. Dans ce contexte, les options — contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé — permettent d’encadrer les pertes possibles tout en restant exposé à la tendance haussière. Une approche plus prudente aurait consisté à utiliser des « bull call spreads » sur l’ETF Nasdaq 100 (QQQ) plutôt que d’acheter des calls seuls. Un bull call spread combine l’achat d’un call (droit d’acheter) et la vente d’un call à un prix d’exercice plus élevé, ce qui limite le gain maximal mais réduit nettement le coût initial. C’était d’autant plus important que le VIX (indice de volatilité du CBOE, souvent appelé « indice de la peur », qui reflète l’incertitude attendue du marché) évoluait autour de 25, un niveau élevé, rendant les primes d’options (leur prix) coûteuses. Se couvrir contre un échec des discussions était également crucial, car le facteur psychologique du rally était fragile. L’achat de puts de protection (droit de vendre) ou la mise en place de « put spreads » sur le QQQ — achat d’un put et vente d’un autre put à un niveau plus bas pour réduire le coût — auraient constitué un filet de sécurité. Cela aurait protégé un portefeuille d’une baisse rapide en cas de dégradation de la situation au détroit d’Ormuz. Le lien entre la hausse des actions et la baisse du pétrole offrait un autre angle. Une approche directe sur le scénario géopolitique pouvait se faire via des options sur un ETF pétrolier. Par exemple, acheter des puts sur l’United States Oil Fund (USO), un ETF adossé au pétrole, revenait à miser sur la réussite de l’accord et sur la poursuite du recul du pétrole depuis des niveaux supérieurs à 100 dollars. En fin de compte, si la hausse de la tech s’est prolongée, elle n’a pas été linéaire. Le niveau de 24.000 points évoqué comme support a bien été testé lors d’une correction marquée au troisième trimestre 2025. Les investisseurs couverts, ou préparés à ce repli, ont pu préserver une partie des gains engrangés au printemps.

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L’argent progresse avec un dollar et des rendements plus faibles, tandis que le pétrole recule sur l’optimisme autour d’un accord États-Unis–Iran

L’argent (XAG/USD) a progressé jeudi, autour de 80,60 dollars, en hausse de 4,19% sur la séance. Il a touché un plus haut de trois semaines, soutenu par la baisse des prix du pétrole, le recul des rendements des obligations d’État américaines (Treasuries) — c’est-à-dire le taux d’intérêt exigé par les investisseurs — et un Dollar américain (USD) plus faible. Les marchés réagissent à des avancées sur un possible accord entre les États-Unis et l’Iran, ce qui a renforcé l’appétit pour le risque (prise de risque accrue des investisseurs) et provoqué une forte baisse du pétrole. Des prix de l’énergie plus bas réduisent les anticipations d’inflation (attentes de hausse des prix) et amènent les investisseurs à revoir leurs prévisions sur la politique de la Réserve fédérale (Fed — la banque centrale des États-Unis). La baisse du pétrole a aussi fait reculer les rendements des Treasuries, ce qui soutient les métaux sans rendement comme l’argent (ils ne versent pas d’intérêt). Les opérateurs ont renforcé leurs attentes de baisses de taux de la Fed (réductions du taux directeur) avant la fin de l’année. Le Dollar reste sous pression après ses récents replis, ce qui rend l’argent moins cher pour les acheteurs utilisant d’autres devises. Les marchés surveillent aussi les discussions au Moyen-Orient et les prochaines statistiques américaines. Les données sur l’emploi aux États-Unis sont contrastées. ADP (estimation privée de l’emploi) a indiqué que les créations d’emplois dans le secteur privé ont atteint 109 000 en avril, au-dessus des attentes, tandis que les inscriptions hebdomadaires au chômage (demandes d’allocations, indicateur du marché du travail) ont augmenté à 200 000 sur la semaine close le 2 mai, contre 190 000 après révision. L’attention se tourne désormais vers le rapport de vendredi sur les créations d’emplois non agricoles (Nonfarm Payrolls — principal indicateur mensuel de l’emploi aux États-Unis) pour mieux anticiper les prochaines décisions de la Fed.

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La livre sterling prolonge son rallye de trois jours alors que les espoirs d’un accord avec l’Iran pèsent sur le dollar à l’approche des chiffres de l’emploi américain

La paire GBP/USD a progressé d’environ 0,28% jeudi et s’échangeait près de 1,3627, alignant une troisième séance de hausse. Le mouvement a suivi des informations sur un possible accord de paix entre les États-Unis et l’Iran, qui pourrait rouvrir le détroit d’Ormuz (passage maritime ключ pour le pétrole), tout en laissant en suspens des sujets comme le programme nucléaire. Les inscriptions initiales au chômage aux États-Unis (premières demandes d’allocations) pour la semaine close le 2 mai sont ressorties à 200.000, contre 205.000 attendu et 190.000 précédemment. Les suppressions d’emplois annoncées par Challenger (suivi mensuel des licenciements annoncés par les entreprises) sont passées de 60.620 en mars à 83.687 en avril.

La Fed signale des taux susceptibles de rester inchangés

Des responsables de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) estiment que le marché du travail reste solide, sans être au niveau d’un « plein emploi » considéré comme maximal. Beth Hammack, présidente de la Fed de Cleveland, a déclaré que les taux pourraient rester inchangés pendant « un certain temps », et que la communication ne doit pas suggérer clairement une baisse ni une hausse. Au Royaume-Uni, les élections locales retiennent l’attention, avec l’attente de lourdes pertes pour le parti du Premier ministre Keir Starmer. Des informations évoquent aussi une pression accrue sur Starmer, liée aux critiques concernant la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis, et sa mention dans la première série de documents Epstein. Les marchés surveillent de nouvelles prises de parole de la Fed et le rapport sur l’emploi américain de vendredi, les créations d’emplois hors agriculture (Nonfarm Payrolls, principale statistique mensuelle de l’emploi aux États-Unis) étant attendues à 62.000 en avril. Les niveaux techniques cités incluent 1,3607, 1,3492, 1,3436, 1,3417, ainsi qu’un indice de sentiment sur la Fed (outil qui résume le ton perçu de la communication de la Fed) proche de 132.

Chiffres de l’emploi et politique : volatilité en vue

La publication des créations d’emplois hors agriculture est l’événement le plus déterminant, avec une prévision limitée à 62.000 postes. Alors que la hausse de l’emploi américain dépassait en moyenne 230.000 par mois en 2024, une telle estimation suggère un net ralentissement. Un chiffre nettement supérieur ou inférieur aux attentes provoquerait probablement un mouvement marqué, la Fed réagissant aux données et restant incertaine sur la suite. De l’autre côté, la livre est exposée au risque politique lié aux élections locales au Royaume-Uni. L’incertitude politique a déjà pénalisé la devise, notamment lors de la crise de leadership de 2022. Un mauvais résultat pour le Premier ministre pourrait effacer les gains récents de GBP/USD, même si le dollar faiblit. Dans ce contexte, certains opérateurs peuvent privilégier les options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour jouer la volatilité plutôt que de parier sur un sens unique. Un straddle (achat simultané d’une option d’achat, « call », et d’une option de vente, « put ») peut permettre de profiter d’un fort mouvement de prix après les résultats électoraux ou les chiffres de l’emploi. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options) sur les options GBP/USD remonte, signe que le marché s’attend à un mouvement significatif. Le franchissement technique au-dessus de la résistance à 1,3436 (zone où la hausse a souvent buté) est favorable aux acheteurs, mais un support important se situe désormais autour de la ligne de tendance à 1,3492 (zone où la baisse peut se stabiliser). Un passage sous ce niveau indiquerait que les craintes politiques britanniques commencent à l’emporter sur l’optimisme géopolitique.

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Les actions américaines progressent grâce aux résultats des valeurs technologiques portés par l’IA, tandis que l’Europe est à la traîne ; le bitcoin se maintient au-dessus de 80 000 dollars, avec 90 000 dollars en ligne de mire

Les actions américaines ont progressé, grâce à de bons résultats dans la technologie qui ont maintenu la demande. Les échanges sont restés calmes, mais les États-Unis ont pris de l’avance tandis que les autres régions restaient en retrait. Les résultats d’AMD et de TSMC ont conforté l’idée que la demande liée à l’IA (intelligence artificielle) pouvait rester solide. L’Europe a moins profité de ce thème, car la technologie pèse moins dans ses principaux indices boursiers (les grands paniers d’actions suivis par les investisseurs).

Divergence entre les marchés américain et européen

Les conditions de marché ont aussi divergé à cause de perturbations persistantes de l’offre (retards de production et de transport, pénuries). Dans ce contexte, les perspectives des États-Unis sont apparues plus solides que celles de l’Europe. Le bitcoin est resté au-dessus de 80 000 dollars, poursuivant son rebond après les plus bas de février. Le mouvement a été soutenu par des entrées de capitaux et par un climat « risk-on » (les investisseurs acceptent davantage de risque et achètent des actifs plus volatils). Dans ces conditions, le bitcoin pouvait avoir la capacité de retester 90 000 dollars.

Mise en place sur les options du bitcoin et de la tech

Aujourd’hui, le récit porté par l’IA continue de dominer et alimente de fortes attentes sur la technologie. Avec une volatilité implicite (niveau de fluctuations anticipé par le marché, intégré dans le prix des options) sur les grandes valeurs tech proche de ses plus bas en 18 mois, certains opérateurs peuvent envisager des spreads de calls (achat combiné de deux options d’achat, une achetée et une vendue, pour réduire le coût) afin de viser une hausse supplémentaire à moindre coût. Les récents résultats des grands fournisseurs de cloud (informatique à distance) ont montré une hausse de 45 % sur un an de la demande de services liés à l’IA, ce qui soutient une lecture positive pour les prochaines semaines. Le redressement du bitcoin début 2025 après ses plus bas de février a été un point clé. En se maintenant au-dessus de 80 000 dollars, des investisseurs optimistes ont accru leurs achats de calls (options donnant le droit d’acheter) visant des prix d’exercice (niveau de prix fixé dans l’option) à 90 000 et même 100 000 dollars plus tard dans l’année. Cette confiance a été récompensée lorsque le bitcoin a effectivement franchi 100 000 dollars au quatrième trimestre 2025. À présent, avec un bitcoin autour de 115 000 dollars, le marché montre des signes de consolidation (phase de stabilisation après une hausse). Vu les variations irrégulières récentes, vendre des puts ou des calls de courte échéance et « hors de la monnaie » (options dont le prix d’exercice est éloigné du cours actuel, donc peu probablement exercées immédiatement) — une stratégie appelée « short strangle » (vente simultanée d’un put et d’un call pour encaisser une prime) — peut permettre d’encaisser des primes (revenus perçus à la vente d’options) en misant sur une évolution dans une fourchette. Les données de la semaine dernière montrent que les entrées nettes dans les ETF bitcoin au comptant (fonds cotés en Bourse détenant du bitcoin réel) ont ralenti à 500 millions de dollars, en nette baisse par rapport aux entrées hebdomadaires de plusieurs milliards observées plus tôt cette année, ce qui renforce un scénario plus neutre. Créez votre compte VT Markets en direct et commencez à trader maintenant.

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Le rendement des bons du Trésor américain à 4 semaines grignote du terrain, confortant les paris du marché sur un report des baisses de taux de la Fed

La dernière adjudication américaine de bons du Trésor à 4 semaines (T-bills, dette à très court terme) a affiché un rendement de 3,61%, contre 3,60% lors de la précédente. La variation correspond à une hausse de 0,01 point de pourcentage. Cette adjudication fixe le taux auquel l’État fédéral américain emprunte sur quatre semaines.

Implications Pour Les Taux À Court Terme

Cette légère hausse du rendement des T-bills à 4 semaines suggère que le marché anticipe des taux un peu plus élevés à très court terme. Autrement dit, le coût de financement de l’État à court terme ne baisse pas aussi vite que certains l’espéraient. Cela indique que d’éventuelles baisses de taux de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) pourraient intervenir plus tard que prévu. Ce mouvement est cohérent avec les dernières statistiques. L’inflation Core PCE (indice des prix des dépenses de consommation hors alimentation et énergie, mesure suivie par la Fed) est restée élevée à 2,9% sur un an. Le rapport sur l’emploi d’avril, avec 210.000 créations de postes contre 180.000 attendues, renforce aussi la marge de manœuvre de la Fed pour attendre avant de baisser ses taux. Avec de tels chiffres, la pression immédiate pour assouplir la politique monétaire (c’est-à-dire réduire les taux pour soutenir l’activité) est limitée. Il faut rappeler le schéma observé fin 2025, quand une série de statistiques solides avait conduit la Fed à interrompre ses baisses de taux pendant un trimestre. Cet épisode montrait à quel point les rendements de court terme réagissent aux données qui contredisent l’idée d’un recul durable de l’inflation (désinflation, ralentissement de la hausse des prix). Le marché semble envisager de nouveau ce scénario. Pour les produits dérivés (instruments financiers dont le prix dépend d’un sous-jacent, ici les taux), cela fragilise les contrats à terme sur taux d’intérêt (futures, paris standardisés sur l’évolution des taux) qui intègrent une baisse de taux pendant l’été. Dans ce contexte, certains investisseurs peuvent privilégier des stratégies qui profitent de taux directeurs stables ou légèrement plus élevés jusqu’au troisième trimestre, par exemple en vendant des contrats à terme liés à la réunion de la Fed de septembre 2026.

Volatilité Et Couverture

Cet environnement peut aussi influencer la volatilité du marché obligataire, restée faible. Le CBOE Interest Rate Volatility Index (SRVIX, indicateur de l’ampleur des variations anticipées des taux) évolue près de ses plus bas annuels, autour de 85, ce qui traduit un excès de confiance. Une approche de couverture (hedging, protection contre un scénario défavorable) peut consister à acheter des options de vente (put options, droit de vendre à un prix fixé) peu coûteuses et « hors de la monnaie » (out-of-the-money, prix d’exercice éloigné du prix actuel, donc moins cher) sur des ETF obligataires de court terme (fonds cotés répliquant un panier d’obligations), afin de se protéger contre une révision brutale des anticipations de taux.

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Le rebond de l’EUR/USD bute sur 1,1825 alors que les rumeurs de baisse des taux par la BCE et le statu quo de la Fed creusent l’écart de politique monétaire

L’EUR/USD a progressé de 0,2% avant la séance nord-américaine de jeudi, prolongeant un rebond porté par le sentiment de marché (c’est-à-dire l’appétit ou l’aversion des investisseurs pour le risque). Ce mouvement intervient alors même que les anticipations de durcissement de la BCE (hausse des taux) se sont atténuées. Les marchés valorisent désormais une hausse des taux de la BCE en juin de 19 points de base (pdb, soit 0,19 point de pourcentage), et celle de septembre juste sous 50 pdb. Les commandes à l’industrie en Allemagne se sont renforcées et les ventes au détail de la zone euro ont résisté, mais le climat général de risque reste le principal moteur.

Ton haussier et niveaux clés

Sur le graphique, l’EUR/USD conserve un biais haussier, avec un support au milieu des 1,16 (niveau où la baisse tend à se stabiliser). Le prochain niveau de hausse est 1,1825, correspondant au seuil de 61,8% de Fibonacci (un repère technique utilisé pour identifier des zones possibles de retournement ou d’accélération). Un franchissement au-dessus de 1,1825 pourrait ouvrir la voie à un rattrapage complet (retour vers les niveaux d’avant la baisse) et à un retour au-dessus de 1,20. À court terme, l’échange devrait rester en range (dans un couloir) entre 1,1720 et 1,1820.

Divergence de politique monétaire et stratégie

Aujourd’hui, l’environnement est dominé non par le sentiment, mais par une divergence de politique monétaire (écart de trajectoire des banques centrales) qui s’est installée sur l’année écoulée. Avec une inflation en zone euro retombée à 1,9% récemment, la Banque centrale européenne évoque ouvertement de possibles baisses de taux d’ici le troisième trimestre. À l’inverse, un marché de l’emploi américain plus solide que prévu et une inflation sous-jacente « collante » (core inflation, c’est-à-dire hors éléments volatils comme l’énergie et l’alimentation) à 3,1% suggèrent que la Réserve fédérale devrait maintenir ses taux plus longtemps. Ce contexte plaide pour des stratégies qui profitent d’un euro plus faible. Acheter des options de vente (put, un droit d’acheter/vendre à un prix fixé; ici, elles gagnent de la valeur si l’EUR/USD baisse) sur l’EUR/USD, avec des prix d’exercice sous 1,1200 (strike, niveau auquel l’option s’active), offre une exposition à risque limité en cas de repli vers 1,1000, un support psychologique (niveau rond souvent surveillé). C’est d’autant plus pertinent que l’écart de taux (différentiel de taux d’intérêt, qui influence les flux de capitaux) se creuse en faveur du dollar. Comme la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) des options EUR/USD est modérée, vendre des spreads d’achat hors de la monnaie (call spreads OTM, stratégie consistant à vendre une option d’achat et à en acheter une autre plus éloignée pour encadrer le risque) peut également être pertinent pour les prochaines semaines. Installer un plafond autour de la résistance à 1,1350 (zone où la hausse a tendance à buter) permet d’encaisser une prime (le prix reçu) tout en exprimant une vue baissière à neutre sur la paire. Cette approche vise à tirer parti d’une évolution attendue en couloir avant les prochaines réunions des banques centrales.

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