L’exposition aux droits de douane n’est pas uniforme
La BNC cite l’industrie manufacturière comme l’un des secteurs les plus exposés et estime qu’elle subit des effets négatifs plus importants que les autres. Elle ajoute que les moyennes nationales peuvent masquer les risques propres à certains secteurs et provinces, et recommande d’évaluer l’exposition aux droits de douane par province et par industrie plutôt que de se limiter à un seul indicateur global. À l’approche de la révision officielle de l’AEUMC attendue cet été, la BNC observe un avantage tarifaire du Canada qui se réduit, ce qui accroît l’incertitude. Les moyennes globales sont trompeuses, car les risques se concentrent dans des secteurs et des provinces précis. Dans ce contexte, les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une action, un indice ou une devise) peuvent servir à profiter d’un scénario favorable ou à se protéger d’un scénario défavorable. Pour les cambistes (opérateurs sur le marché des devises), l’attention doit se porter sur la vulnérabilité du dollar canadien dans les prochaines semaines. Début mai 2026, la volatilité implicite (estimation, par le marché des options, de l’ampleur des mouvements futurs) des options sur USD/CAD a augmenté de 5% sur un mois, signe que le marché commence à intégrer davantage de risque. La BNC voit un intérêt à acheter des options de vente sur le dollar canadien « hors de la monnaie » (aujourd’hui sans valeur immédiate car le prix actuel ne rend pas l’option profitable) avec des échéances après la période de révision de juillet, afin de se positionner à moindre coût en cas de baisse du « loonie » (surnom du dollar canadien) si les négociations se dégradent. L’exposition serait la plus forte dans l’industrie manufacturière, en particulier les pièces automobiles et l’aluminium, très dépendants de chaînes d’approvisionnement transfrontalières (réseaux de production et de livraison qui traversent plusieurs pays). La BNC évoque des options de vente de protection sur de grandes valeurs industrielles basées en Ontario, notamment dans la chaîne de fournisseurs automobiles, dont les cours avaient reculé de plus de 15% lors des menaces de droits de douane en 2025. Ces options sur actions permettent une couverture plus ciblée qu’une position sur un indice large.Couvertures de marché et positionnement sur la volatilité
En revenant sur la volatilité observée lors de la renégociation de l’accord en 2025, la BNC rappelle de fortes variations du S&P/TSX Composite Index (principal indice boursier canadien). Cela plaide aussi pour une protection plus large. Les options sur indice, comme des options de vente sur des ETF répliquant le TSX 60 (fonds cotés qui suivent un indice), offrent une couverture contre un choc généralisé si la révision débouche sur des droits de douane étendus susceptibles de peser sur la confiance des investisseurs. Alors que la révision n’aura lieu que dans quelques semaines, les primes d’options (prix payé pour acheter une option) n’intègrent pas encore pleinement un scénario défavorable. La BNC estime qu’ouvrir dès maintenant des positions acheteuses de volatilité (stratégies qui profitent d’une hausse de l’ampleur des mouvements de marché), comme des straddles (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice et à la même échéance) sur des valeurs industrielles clés, pourrait être pertinent. Cette stratégie profite d’un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre, scénario plausible si les titres de presse influencent fortement le sentiment de marché autour des négociations.
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