Faiblesse du dollar et signaux sur les taux
Aux États-Unis, l’indice ISM manufacturier (PMI: indicateur basé sur des enquêtes auprès des entreprises, au-dessus de 50 il signale une expansion) d’avril est resté inchangé à 52,7. Beth Hammack (Fed de Cleveland) a évoqué des pressions inflationnistes plus larges et la hausse du pétrole, et a estimé qu’une orientation vers un assouplissement (biais accommodant: préférence pour des baisses de taux) n’est « plus appropriée ». Neel Kashkari (Fed de Minneapolis) a averti qu’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz et des dégâts sur des installations énergétiques pourraient déclencher un choc de prix (hausse brutale et rapide des prix). Lorie Logan (Fed de Dallas) a indiqué que la prochaine décision de la Fed pourrait être une baisse ou une hausse des taux. Au Royaume-Uni, l’activité des entreprises est passée de 51,0 à 53,7 en avril, et les prix des intrants (intrants: coûts de production comme l’énergie, les matières premières et les salaires) ont atteint leur plus haut niveau depuis mi-2022. Huw Pill, économiste en chef de la Banque d’Angleterre (BoE), a jugé que des conditions financières plus strictes (conditions financières: niveau des taux, coût du crédit, accès au financement) constituent une réponse cohérente au risque inflationniste lié à la guerre avec l’Iran, et que le comité de politique monétaire (MPC: organe qui fixe les taux) est prêt à agir si nécessaire. Les marchés intégraient 60 points de base (point de base: 0,01 point de pourcentage) de hausses de taux d’ici la fin de l’année, tandis que des données Prime Terminal indiquaient que la Fed devrait laisser ses taux inchangés sur l’année. La partie technique mentionnait des supports (support: zone de prix où la demande tend à freiner la baisse) vers 1,3490 et 1,3436, ainsi qu’un important regroupement de moyennes mobiles simples (SMA: moyenne des prix sur une période donnée, utilisée pour repérer la tendance) à 1,3413, avec d’autres niveaux de référence à 1,3436 et 1,3035.Divergence de politique monétaire et stratégie de marché
La divergence entre la Banque d’Angleterre et la Réserve fédérale devient le thème central des prochaines semaines. Le GBP/USD s’installant au-dessus de 1,3600, le potentiel de hausse s’améliore. Le mouvement est soutenu par une BoE plus restrictive (hawkish: favorable à des taux plus élevés pour freiner l’inflation) face à une inflation persistante, alors que la Fed apparaît plus prudente. Cette lecture est appuyée par les données britanniques: l’inflation (CPI: indice des prix à la consommation) d’avril est montée à 3,1%, au-dessus de la cible de la BoE. Combinée à la hausse des coûts des entreprises, cette dynamique explique que le marché anticipe au moins deux relèvements de taux supplémentaires cette année. Aux États-Unis, l’inflation sous-jacente (Core PCE: mesure de l’inflation suivie par la Fed, hors éléments très volatils) ressort à 2,8% sur un an. Cela va dans le sens d’une pause de la Fed pour le reste de l’année, même si certains responsables évoquent le risque d’un choc lié à l’énergie. L’intervention japonaise confirmée la semaine dernière — le ministère des Finances a vendu plus de 50 milliards de dollars — continue de peser sur le billet vert. Les tensions géopolitiques restent déterminantes, avec un Brent (Brent: référence du prix du pétrole en Europe) maintenu au-dessus de 100 dollars le baril en avril dans le contexte du conflit avec l’Iran. Le risque autour du détroit d’Ormuz (voie maritime stratégique pour le pétrole) est désormais un élément clé des projections d’inflation. Pour les investisseurs, un scénario de poursuite de la hausse peut favoriser l’achat d’options d’achat (call: droit d’acheter à un prix fixé) sur GBP/USD, avec des échéances juin et juillet et des prix d’exercice (strike: prix fixé dans le contrat) à 1,3800 ou au-delà. Cela permet de viser la hausse tout en limitant le risque au montant payé. Une autre approche consiste à vendre des options de vente (put: droit de vendre à un prix fixé) en dehors de la monnaie (out-of-the-money: option sans valeur immédiate car le prix de marché est loin du strike) pour encaisser une prime (prime: prix reçu/payé pour l’option). Le niveau autour de 1,3450, ancien plafond, joue désormais un rôle de plancher. Cette stratégie profite d’un spot (spot: prix au comptant) plus élevé et de l’érosion du temps (perte de valeur d’une option avec le temps).
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