En mars, les commandes de construction au Japon ont chuté de 14,4 % sur un an, inversant brutalement la hausse précédente de 42,7 %

Les commandes de construction au Japon ont chuté de 14,4 % sur un an en mars, après une hausse de 42,7 % sur un an lors de la période précédente. Ce dernier chiffre marque un passage d’une hausse à une baisse des commandes de construction. Le changement de 42,7 % à -14,4 % représente un écart de 57,1 points de pourcentage.

Les commandes de construction au Japon signalent un net retournement

Ce retournement brutal, d’un fort gain à une baisse marquée, suggère que l’économie japonaise ralentit fortement. Ces données renforcent l’idée de stratégies à la baisse sur l’indice Nikkei 225 (principal indice boursier japonais regroupant 225 grandes valeurs). Cela pourrait passer par l’achat d’options de vente (« put options », un contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé, utile quand on anticipe une baisse) ou par la vente de contrats à terme (« futures », contrats standardisés pour acheter ou vendre un actif à une date future, utilisés pour se positionner à la hausse ou à la baisse) en anticipant un repli des actions japonaises. Cette faiblesse met une forte pression sur la Banque du Japon (BoJ, la banque centrale) pour repousser toute nouvelle hausse de taux d’intérêt. Si la Réserve fédérale américaine (Fed, banque centrale des États-Unis) maintient ses taux, l’écart de taux d’intérêt continuera de favoriser le dollar. Cela renforce, selon nous, l’argument en faveur d’options d’achat (« call options », contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé, utile quand on anticipe une hausse) sur l’USD/JPY (taux de change dollar/yen), en visant un dépassement du récent niveau de 162,50. Ces mauvais chiffres de la construction ne sont pas isolés. Cette semaine, la production industrielle préliminaire de mars a aussi surpris avec une baisse de 2,1 % sur un mois (« month-on-month », comparaison avec le mois précédent). Deux secteurs clés dans le rouge pointent un problème économique plus large que les marchés n’ont peut-être pas encore pleinement intégré dans les prix. Il faut rappeler que la forte hausse de 42,7 % le mois précédent était largement liée à des projets de relance de l’État lancés fin 2025. Le fait que cet effet se soit non seulement atténué, mais aussi retourné aussi violemment, montre une faiblesse de la demande du secteur privé (entreprises et ménages, hors État). Ce schéma rappelle des plans de relance de la dernière décennie, qui n’avaient offert qu’un soutien temporaire.

Une volatilité plus élevée probable sur les options Nikkei

Un mouvement aussi important sur un indicateur économique majeur accroît l’incertitude, ce qui alimente la volatilité des marchés (variations rapides et marquées des prix). La volatilité implicite des options sur le Nikkei 225 (volatilité « attendue » par le marché, déduite des prix des options) pourrait remonter depuis les niveaux bas actuels autour de 16 %. Dans ce contexte, l’achat de « straddles » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, pour viser un mouvement fort dans un sens ou dans l’autre) ou de « strangles » (même logique, mais avec des prix d’exercice différents, souvent moins coûteux) peut être une manière de se positionner sur une hausse de l’instabilité des cours.

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Le pétrole bondit, le risque de frappes contre l’Iran s’accroît

Points clés

  • Le Brent (échéance juin) a grimpé de 5,27 dollars (+4,5%) à 123,30 dollars le baril à 03h47 GMT, après +6,1% la veille.
  • Le WTI (échéance juin) a gagné 2,42 dollars (+2,3%) à 109,30 dollars le baril, après +7% la veille.
  • Le CL-OIL s’échangeait à 109,329, en hausse de 0,907 point (+0,84%), le prix restant au-dessus des moyennes mobiles à 5, 10 et 20 jours (moyenne des prix récents, utilisée pour lire la tendance).
  • L’OPEP+ pourrait valider dimanche une faible hausse des quotas de production d’environ 188.000 barils par jour (b/j : volume produit chaque jour).

Les cours du pétrole ont de nouveau progressé jeudi : le marché est passé d’un scénario de blocage prolongé à celui d’une possible action militaire. Selon plusieurs informations, le président américain Donald Trump doit recevoir un briefing sur des plans de frappes contre l’Iran, afin de pousser Téhéran à reprendre des discussions sur son programme nucléaire.

Les contrats à terme (engagement d’achat/vente à une date future) sur le Brent pour juin ont pris 5,27 dollars (+4,5%) à 123,30 dollars le baril à 03h47 GMT, après +6,1% lors de la séance précédente. Le contrat de juin, en hausse pour la neuvième séance d’affilée, arrive à expiration jeudi. Le contrat de juillet, plus échangé, s’établissait à 113,10 dollars, en hausse de 2,66 dollars (+2,4%), après +5,8% la veille.

Les contrats à terme sur le WTI américain pour juin ont gagné 2,42 dollars (+2,3%) à 109,30 dollars le baril, après +7% la veille. Le WTI progresse désormais sur huit des neuf dernières séances. Le Brent et le WTI s’orientent vers un quatrième mois consécutif de hausse.

Le signal est net : les opérateurs n’abordent plus le dossier iranien comme un choc bref. Ils intègrent une perturbation plus durable de l’énergie, une offre plus faible (moins de barils disponibles) et un risque accru que le cessez-le-feu ne se transforme pas en accord durable.

La fermeture d’Hormuz maintient un marché sous tension

Les États-Unis et Israël ont lancé des frappes aériennes contre l’Iran le 28 février. L’Iran a ensuite riposté en bloquant presque tout le trafic maritime dans le détroit d’Hormuz, un passage stratégique par lequel transite une part importante de l’énergie mondiale (point de passage clé, où un blocage perturbe fortement les flux). Le cessez-le-feu a interrompu les combats, mais n’a pas rouvert le détroit. Les États-Unis ont aussi instauré un blocus des ports iraniens (interdiction ou forte limitation des échanges maritimes).

L’AIE (Agence internationale de l’énergie) indique que le détroit d’Hormuz concentre une large part du commerce mondial d’énergie, dont près de 20% des flux mondiaux de GNL en 2025 (GNL : gaz naturel liquéfié, refroidi pour être transporté par bateau). Cette fermeture complique la tâche des raffineurs (usines qui transforment le pétrole brut en carburants), des armateurs (transport maritime), des services publics d’énergie et des gouvernements qui cherchent à limiter la hausse des prix des carburants.

Les discussions restent au point mort. Washington veut aborder le programme nucléaire iranien, soupçonné d’avoir une dimension militaire. Téhéran réclame une forme de contrôle sur le détroit, des compensations pour les dégâts de guerre et un allègement des sanctions. Tant qu’aucune partie ne bouge, le marché devrait maintenir une prime de risque (surcoût lié à l’incertitude) dans les prix du Brent et du WTI.

Des analystes d’ING estiment que le marché est passé d’un optimisme excessif à la réalité des perturbations d’offre dans le Golfe. Le marché espérait un apaisement rapide après le cessez-le-feu. À l’inverse, les opérateurs anticipent désormais des flux durablement bloqués et des stocks plus serrés (réserves plus faibles).

Un blocus de plusieurs mois ravive le risque d’inflation

Selon un responsable de la Maison Blanche, Donald Trump a échangé mercredi avec des compagnies pétrolières sur les moyens de limiter l’impact d’un blocus américain pouvant durer plusieurs mois. Reuters indique que la discussion a porté sur la production, les expéditions, le gaz naturel et les contrats à terme sur le pétrole.

Le marché en retient deux éléments : Washington se prépare à une crise plus longue et la Maison Blanche sait que la hausse du pétrole alimente l’inflation (hausse générale des prix) aux États-Unis.

Un pétrole plus cher renchérit le transport, le fret maritime, l’électricité, la pétrochimie (industrie issue du pétrole) et, au final, l’alimentation. Si le brut reste vers 110-120 dollars, les banques centrales pourraient avoir moins de marge pour baisser les taux. Cela peut soutenir le dollar, peser sur les actions et augmenter les coûts des entreprises exposées au carburant et à la logistique.

Le scénario prudent : le risque d’inflation lié au pétrole restera élevé tant qu’Hormuz demeure largement fermé. Un vrai repli des prix demanderait des signes concrets de reprise du trafic maritime, pas seulement des déclarations diplomatiques.

Le soutien de l’OPEP+ paraît insuffisant

L’OPEP+ (OPEP et alliés, dont la Russie) devrait acter dimanche une faible hausse des quotas de production d’environ 188.000 barils par jour. La réunion intervient juste après la sortie des Émirats arabes unis de l’OPEP, effective au 1er mai.

En temps normal, une hausse de l’offre plafonne les prix. Ici, le marché pourrait juger l’ajout trop limité. Les perturbations autour d’Hormuz et du Golfe ont réduit les exportations de plusieurs producteurs. La sortie des Émirats pourrait aussi affaiblir, avec le temps, la capacité du groupe à peser sur les prix.

Selon d’autres analystes, la marge de manœuvre supplémentaire des Émirats pour augmenter leur production quand les exportations reprendront ne changerait pas la donne à court terme. Wood Mackenzie estime que les pays du Golfe, dont les Émirats, mettront des mois à retrouver les volumes d’avant-guerre.

Conclusion : l’OPEP+ peut ralentir la hausse, mais a peu de chances de l’inverser tant que les routes maritimes ne rouvrent pas. Une hausse de quota de 188.000 b/j pourrait paraître surtout symbolique si Hormuz reste contraint et si le risque militaire augmente.

L’analyse graphique montre des acheteurs toujours dominants

Le CL-OIL évolue près de 109,30, poursuivant son rebond et revenant vers le haut de la zone récente après le repli de mi-avril. Les mouvements de prix indiquent un retour d’acheteurs, alors que le marché se rapproche de niveaux où l’offre avait déjà freiné les hausses (zone où les ventes augmentent).

Sur le plan graphique, la dynamique est haussière à court terme. Le prix reste au-dessus des moyennes mobiles à 5 jours (101,72) et à 10 jours (95,83), en hausse, ce qui sert de soutien (niveau où les acheteurs se manifestent). La moyenne mobile à 20 jours (97,53) est nettement plus bas, ce qui confirme la force du rebond malgré la volatilité (variations rapides des prix).

Niveaux à surveiller :

  • Soutien : 101,70 → 97,50 → 95,80
  • Résistance : 110,00 → 115,90 → 119,40

Le prix teste la résistance à 110,00, un niveau psychologique (chiffre rond souvent surveillé) où les précédentes hausses ont buté. Une cassure nette et durable au-dessus pourrait ouvrir la voie vers 115,90, puis vers le plus haut à 119,40 si la hausse s’accélère.

À la baisse, 101,70 joue le rôle de soutien immédiat, cohérent avec la tendance de court terme. Un passage sous ce niveau affaiblirait le rebond et exposerait 97,50, tout en laissant la tendance générale positive sauf si les ventes s’intensifient.

Conséquences pour les marchés

La hausse du pétrole pèse désormais davantage sur l’ensemble des marchés. Si le brut se maintient au-dessus de 109 dollars et si le Brent reste proche de 120 dollars, les anticipations d’inflation pourraient repartir. Les banques centrales resteraient prudentes, le dollar serait soutenu et les secteurs boursiers sensibles aux taux pourraient souffrir (immobilier, valeurs de croissance).

Les actions de l’énergie peuvent continuer d’attirer des acheteurs. À l’inverse, les compagnies aériennes, les transporteurs, certains biens de consommation et l’industrie peuvent subir la hausse des coûts. Les pays émergents importateurs de carburant peuvent aussi être pénalisés via des déficits commerciaux plus élevés et des devises plus faibles.

Questions de traders

Pourquoi les prix du pétrole remontent-ils ?

Les prix montent car le marché intègre un risque plus élevé d’escalade militaire contre l’Iran.

Selon plusieurs informations, Donald Trump doit être briefé sur d’éventuelles frappes, afin de débloquer les négociations sur le programme nucléaire iranien. Cela accroît la crainte d’une perturbation plus forte de l’offre au Moyen-Orient.

De combien le Brent et le WTI ont-ils augmenté ?

Le Brent juin a progressé de 5,27 dollars (+4,5%) à 123,30 dollars le baril à 03h47 GMT, après +6,1% la veille.

Le Brent juillet, plus échangé, a gagné 2,66 dollars (+2,4%) à 113,10 dollars, après +5,8% la veille. Le WTI juin a pris 2,42 dollars (+2,3%) à 109,30 dollars, après +7% lors de la séance précédente.

Pourquoi le détroit d’Hormuz est-il crucial ?

Le détroit d’Hormuz est un passage maritime stratégique : une grande partie du pétrole et du gaz transportés par mer y transite.

L’Iran a bloqué presque tout le trafic après les frappes américaines et israéliennes du 28 février. Cela perturbe les exportations d’énergie du Moyen-Orient et maintient une prime de risque élevée dans les prix du pétrole.

Pourquoi le pétrole monte-t-il malgré le cessez-le-feu ?

Le cessez-le-feu a stoppé les combats, mais n’a ni réglé le conflit ni rouvert le détroit d’Hormuz.

Les États-Unis ont aussi imposé un blocus des ports iraniens. Les discussions restent bloquées : Washington veut aborder le programme nucléaire iranien, et l’Iran réclame un contrôle sur le détroit, des compensations et une levée des sanctions.

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Le dollar conserve ses gains alors que la Fed adopte un ton plus offensif

Points clés

  • L’USDX (indice qui mesure la force du dollar face à un panier de grandes devises) s’échangeait à 98,799, en hausse de 0,313 point (+0,32%), après un plus haut de séance à 98,871.
  • La Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) a maintenu son taux directeur (taux d’intérêt de référence) inchangé entre 3,50% et 3,75%, mais quatre responsables ont voté contre.
  • Les marchés n’anticipent plus de baisse de taux de la Fed cette année et commencent à attribuer une probabilité à une hausse en 2027.

Jeudi, l’indice du dollar évoluait près de 99, conservant ses gains récents après une Fed inchangée sur ses taux, mais au ton plus restrictif que prévu. La Fed a laissé son taux directeur entre 3,50% et 3,75%, tandis que quatre responsables se sont opposés à la décision.

C’est le plus grand nombre de votes dissidents depuis 1992, signe d’un débat interne plus tendu alors que les risques d’inflation (hausse durable des prix) augmentent.

Cette division compte pour le dollar. Un responsable plaidait pour une baisse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage), tandis que trois s’opposaient à une formulation laissant entendre une possible orientation vers l’assouplissement (baisse future des taux). Cela suggère que le centre de décision de la Fed pourrait s’éloigner des baisses de taux et aller vers une position plus neutre, voire plus restrictive.

Les anticipations de taux ont changé. Les marchés ont désormais écarté toute baisse de taux de la Fed cette année et commencent à envisager une hausse en 2027. Cela soutient le dollar, surtout si les prix du pétrole et les risques géopolitiques entretiennent les craintes d’inflation.

Le risque iranien renforce la demande de valeur refuge

Le dollar a aussi été soutenu par des tensions élevées au Moyen-Orient. Le président Donald Trump a déclaré que les États-Unis maintiendraient leur blocus naval de l’Iran (contrôle des routes maritimes pour limiter les expéditions) jusqu’à la conclusion d’un accord nucléaire, tandis que Téhéran a accusé Washington de vouloir forcer l’Iran à céder via la pression économique.

Selon plusieurs informations, Donald Trump aurait maintenu une stratégie de blocus prolongé après avoir rejeté la dernière proposition iranienne, qui repoussait les discussions nucléaires jusqu’au règlement des questions de transport maritime.

Ce contexte soutient le dollar via deux mécanismes. D’abord, le stress géopolitique augmente souvent la demande pour des actifs liquides considérés comme des valeurs refuges (faciles à acheter ou vendre rapidement, et recherchés en période d’incertitude). Ensuite, le blocus maintient une pression sur les coûts de l’énergie, ce qui peut inciter la Fed à rester prudente avant de baisser ses taux.

Ce mélange favorise le dollar face aux devises liées à une croissance plus faible ou à une forte facture énergétique. Il rend aussi l’évolution du pétrole déterminante pour l’USDX. Si l’énergie reste chère, le dollar peut bénéficier d’achats de protection contre l’inflation et de flux défensifs (positions prises pour réduire le risque).

Les décisions de la BCE et de la BoE peuvent déplacer l’équilibre sur le marché des changes

L’attention se porte désormais sur la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d’Angleterre (BoE) plus tard dans la journée. La BCE tiendra une réunion de politique monétaire le 30 avril, avec une décision à 14h15 (heure de Paris) et une conférence de presse dans l’après-midi.

La BoE doit aussi publier, le 30 avril, son résumé de politique monétaire et le compte rendu (minutes, détail des débats et des votes). Son taux directeur est à 3,75%, tandis que l’inflation la plus récente est indiquée à 3,3% pour une cible de 2%.

Ces décisions sont importantes, car le dollar a déjà profité du ton plus restrictif de la Fed. Si la BCE ou la BoE semblent plus accommodantes (plus enclines à baisser les taux) que la Fed, l’USDX pourrait monter. Si elles adoptent un ton suffisamment restrictif pour soutenir l’euro ou la livre, la hausse du dollar pourrait s’essouffler près d’une zone de résistance (niveau où les ventes ont souvent tendance à revenir).

Analyse technique

L’USDX évolue près de 98,80, tentant de se stabiliser après un repli depuis un pic à 100,48. Les cours remontent légèrement, dans une reprise de court terme. La structure reste celle d’un marché en range (évolution dans un couloir, sans tendance claire), mais les derniers mouvements montrent un retour progressif des acheteurs après la faiblesse de mi-avril.

D’un point de vue technique, la dynamique s’améliore lentement, sans signal net. Le prix se maintient juste au-dessus des moyennes mobiles (moyennes des prix sur une période, utilisées pour lisser les variations) 5 jours (98,55) et 10 jours (98,38), qui commencent à se redresser et servent de soutien immédiat. La 20 jours (98,54) est proche des niveaux actuels, ce qui suggère plutôt une zone charnière (zone d’équilibre) qu’une tendance établie.

Niveaux clés à surveiller :

  • Support : 98,55 → 97,90 → 96,40
  • Résistance : 99,40 → 100,50 → 101,00

Le prix teste désormais la résistance à 99,40, un niveau qui a freiné les tentatives de reprise. Un franchissement durable (cassure confirmée) au-dessus de cette zone pourrait relancer un mouvement vers le pic à 100,50, où une pression vendeuse plus forte était apparue. Une poursuite au-delà serait nécessaire pour confirmer une hausse plus large.

À la baisse, 98,55 joue le rôle de support immédiat. Une rupture sous ce niveau fragiliserait la reprise et exposerait 97,90, avec un repli plus profond possible si la baisse s’accélère.

Au total, l’USDX tente de construire une base après sa correction, avec des cours comprimés autour des principales moyennes mobiles. La direction de court terme dépendra surtout d’un retour au-dessus de la zone 99,40 ou d’un retour des vendeurs sous ce seuil.

Implications de marché

Un dollar plus fort peut peser sur les matières premières, les devises des pays émergents et les actifs risqués. L’or pourrait souffrir si l’USDX dépasse 99,406, surtout si les rendements obligataires (taux servis par les obligations) restent élevés. Le pétrole est plus complexe : le risque sur l’offre peut soutenir le brut même si le dollar monte.

Pour les actions, le signal est contrasté. Un dollar plus élevé et moins d’espoir de baisse des taux peuvent pénaliser les valeurs de croissance et les résultats des groupes internationaux. En parallèle, le dollar peut rester recherché si les investisseurs privilégient la sécurité face au risque lié à l’Iran.

Questions des traders

Pourquoi l’indice du dollar se maintient-il près de 99 ?

Il se maintient près de 99 car la Fed a laissé ses taux inchangés, tout en adoptant un ton plus restrictif sur l’inflation.

L’USDX s’échangeait à 98,799, en hausse de 0,313 point (+0,32%), après un plus haut de séance à 98,871.

Qu’a fait la Réserve fédérale ?

La Fed a maintenu son taux directeur inchangé, comme attendu.

Le changement vient du message. Quatre responsables ont voté contre, estimant que la Fed ne devait plus laisser entendre une orientation vers l’assouplissement (baisse future des taux). Cela met en évidence des divergences sur la trajectoire de la politique monétaire.

Pourquoi la Fed a-t-elle eu un ton plus restrictif ?

Parce que les inquiétudes sur l’inflation augmentent, en partie avec la hausse du pétrole et les tensions avec l’Iran.

Si l’énergie reste chère, les coûts de transport et de production montent. Cela ralentit la baisse de l’inflation et réduit la marge de manœuvre de la Fed pour baisser les taux.

Les marchés attendent-ils encore des baisses de taux cette année ?

Non. Les marchés ont écarté des baisses de taux de la Fed cette année.

Ils commencent aussi à attribuer une probabilité à une hausse en 2027. Ce changement soutient le dollar, car des taux plus élevés plus longtemps rendent en général la devise plus attractive.

Comment les tensions avec l’Iran soutiennent-elles le dollar ?

Elles soutiennent le dollar via la demande de valeur refuge et le risque d’inflation.

Donald Trump a dit que les États-Unis maintiendraient un blocus naval contre l’Iran jusqu’à un accord nucléaire. Téhéran accuse Washington de vouloir imposer sa volonté par la pression économique. Cela entretient le risque géopolitique et soutient la demande de dollars.

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Le redressement de Starbucks à l’épreuve des marges

Points clés

  • L’action SBUX attire de nouveau l’attention après des résultats du 2e trimestre de l’exercice 2026 supérieurs aux attentes et un relèvement des prévisions annuelles.
  • Le plan de redressement « Back to Starbucks » améliore la fréquentation (nombre de visites), les ventes et l’engagement des clients, surtout aux États-Unis.
  • Les marges (part du chiffre d’affaires qui reste en profit) restent le principal risque : hausse des dépenses de personnel, prix du café, droits de douane et évolution du mix produits (ce que les clients achètent) pèsent sur la rentabilité.
  • La prochaine étape pour SBUX dépend de la capacité de Starbucks à transformer de meilleures ventes en croissance plus nette du bénéfice.

SBUX rebondit : le redressement se confirme

L’action SBUX revient au centre de l’attention après une publication typique des histoires de redressement : ventes en hausse, fréquentation en amélioration, prévisions relevées et signes plus clairs du retour des clients.

Depuis des mois, la question autour de Starbucks était simple : le plan de Brian Niccol pouvait-il passer des présentations à des résultats concrets ? Le dernier trimestre suggère que oui, pour l’instant.

Starbucks a publié une hausse mondiale des ventes comparables de 6,2% au 2e trimestre de l’exercice 2026, au-dessus des attentes du marché autour de 3,7%. Les ventes ont progressé de 9% à 9,5 milliards de dollars, tandis que le bénéfice ajusté (bénéfice recalculé en excluant des éléments jugés exceptionnels) ressort à 0,50 dollar par action, au-dessus d’environ 0,43. Le groupe a aussi relevé ses prévisions pour l’exercice 2026 : il vise désormais une croissance des ventes comparables mondiales et aux États-Unis d’au moins 5%, avec un BPA ajusté (bénéfice par action ajusté) attendu entre 2,25 et 2,45 dollars.

Source : Starbucks

C’est une base plus solide qu’avant la publication. Starbucks a passé une grande partie des deux dernières années à gérer une baisse de fréquentation, des problèmes d’exécution, des incertitudes en Chine et des doutes sur l’attrait quotidien de la marque. Ces résultats n’effacent pas tout, mais ils donnent au marché des éléments plus tangibles.

Pour les traders qui suivent SBUX, la question n’est plus de savoir s’il existe un scénario de redressement. Il existe. La vraie question est de savoir si le cours intègre déjà trop de cette amélioration, alors que les marges ne se sont pas encore redressées.

La fréquentation aux États-Unis : le signal le plus clair

Le point le plus solide vient des États-Unis. Les ventes comparables en Amérique du Nord ont progressé de 7,1%, grâce à davantage de transactions (nombre d’achats) et à un meilleur engagement des clients. C’est important : un redressement basé uniquement sur des hausses de prix est fragile. Un redressement porté par le retour des clients en magasin est plus durable.

Starbucks met l’accent sur la rapidité, les effectifs, la régularité du service et l’expérience en magasin avec « Back to Starbucks ». Reuters indique que les visites ont augmenté de 5,9%, et qu’environ 80% des magasins respectent les objectifs de service (temps et qualité). Le groupe ne vend donc pas seulement plus de boissons : il réduit aussi les irritants qui pénalisaient la marque.

Pour SBUX, la fréquentation est l’indicateur clé. Plus de visites soutiennent le chiffre d’affaires, renforcent la confiance dans la marque et donnent du temps pour reconstruire les marges. Si la progression des transactions se poursuit, les investisseurs pourraient accepter plus facilement les dépenses supplémentaires en personnel et en organisation.

Le risque : les attentes montent vite. Quand une action passe du doute à la confiance, chaque trimestre devient un test. Starbucks a montré que les clients peuvent revenir. Il faut maintenant prouver que la dynamique peut durer.

Le test des marges reste entier

Le scénario positif s’améliore, mais les marges restent difficiles à lire.

La marge opérationnelle (profit issu de l’activité courante, avant éléments financiers et impôts) en Amérique du Nord est tombée à 9,9%, contre 11,6% un an plus tôt. Le groupe attribue ce recul aux dépenses de personnel liées au plan de redressement, aux changements de mix produits, aux droits de douane et à la hausse du prix du café. L’effet volume (plus de ventes répartit mieux les coûts fixes) a aidé, mais pas assez pour compenser ces pressions.

Les investisseurs retrouvent un dilemme connu : Starbucks dépense pour réparer l’activité, et ces dépenses peuvent être nécessaires. Plus de personnel peut réduire l’attente, limiter l’insatisfaction et soutenir la hausse du nombre d’achats. Mais le marché finira par exiger que ces dépenses se traduisent en bénéfices.

C’est là que SBUX peut devenir plus volatile. Si les ventes restent fortes mais que les marges restent sous pression, le marché peut saluer le redressement, mais avec moins d’enthousiasme. Si la croissance des ventes et le redressement des marges arrivent ensemble, la valorisation devient plus facile à justifier.

Les prochains trimestres diront si Starbucks achète de la croissance au détriment de la rentabilité, ou prépare un cycle de bénéfices plus solide.

La Chine a encore besoin d’un redémarrage plus net

En Chine, la concurrence a changé. Luckin, Cotti, Lucky Cup et d’autres acteurs locaux misent sur des prix plus bas, des magasins plus petits, la commande via application et une expansion rapide. Pour beaucoup de jeunes consommateurs, le café devient un achat du quotidien axé sur le prix, plutôt qu’un produit « premium ».

Des analystes estiment aussi que les marques chinoises devront offrir autre chose que des prix bas à l’international : la qualité, l’adaptation locale et l’expérience client deviennent clés. Pour Starbucks, le défi est double : préserver son image premium et prouver qu’il peut rivaliser dans un marché où la vitesse et le prix comptent davantage.

Le trimestre montre une amélioration, mais pas au point de parler de reprise nette. L’activité internationale a bénéficié d’un meilleur effet volume et d’effets comptables liés au classement d’actifs en Chine comme « détenus en vue de la vente » (actifs que l’entreprise prévoit de céder près du prix de vente attendu), mais la demande en Chine reste à surveiller.

Pour SBUX, la Chine compte car elle peut influencer la valorisation de long terme (le multiple, c’est-à-dire le prix que le marché accepte de payer par rapport aux bénéfices). Une reprise solide aux États-Unis soutient le sentiment à court terme, mais une Chine stabilisée renforcerait l’histoire de croissance mondiale. Si la Chine reste faible, Starbucks peut être valorisé davantage comme une grande valeur de consommation américaine mature que comme une entreprise mondiale en forte croissance.

Cela ne remet pas en cause le redressement. Cela signifie surtout que le marché attendra plus de preuves avant d’accepter une valorisation plus élevée.

Pourquoi SBUX peut rester dans le viseur

SBUX peut rester très suivi, car la publication donne des arguments aux acheteurs comme aux sceptiques.

L’argument positif : Starbucks regagne de la croissance, la fréquentation remonte, les prévisions montent, et la remise à niveau opérationnelle semble avancer plus vite que prévu. Barron’s souligne que le trimestre marque la première progression du bénéfice sur un an depuis le 4e trimestre 2023, un jalon important pour le récit de redressement.

L’argument prudent : le cours a déjà réagi aux bonnes nouvelles, la valorisation n’est plus bon marché, et la pression sur les marges brouille la trajectoire des bénéfices. Un bon trimestre de ventes aide, mais ne répond pas pleinement à la question centrale : Starbucks peut-il protéger sa rentabilité tout en payant plus de salaires, en absorbant la hausse de certains coûts, et en se battant davantage pour le budget quotidien des ménages ?

Au total, SBUX ressemble davantage à une opération de redressement à sélectionner avec soin qu’à une simple « action décotée ». Le redressement progresse, mais le retour des marges reste à construire.

Ce que les traders doivent surveiller

Trois signaux à suivre.

D’abord, la croissance des transactions aux États-Unis (le nombre d’achats). Si les clients continuent de revenir, le redressement peut se poursuivre.

Ensuite, la marge opérationnelle en Amérique du Nord. Starbucks doit montrer que de meilleures ventes finissent par se transformer en profit plus élevé.

Enfin, les indications sur la Chine. Une activité plus stable renforcerait l’argument de croissance de long terme ; une nouvelle faiblesse pourrait limiter le potentiel de hausse de la valorisation.

SBUX bénéficie d’un récit plus solide, mais le marché exigera désormais des preuves plus claires. Les ventes se sont redressées ; le prochain test est la qualité des bénéfices.

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NZD/USD évolue près d’un plus bas de deux semaines et demie, pénalisé par la vigueur du dollar, sous 0,5850 et la moyenne mobile à 200 jours

Le NZD/USD est monté autour de 0,5845 durant la séance asiatique de jeudi, avant de revenir vers un plus bas de deux semaines et demie. La paire s’échangeait près de 0,5825, après avoir reculé depuis la zone 0,5920-0,5925, tandis que le dollar américain restait solide. L’indice du dollar (US Dollar Index, qui mesure le billet vert contre un panier de grandes devises) a progressé pour une troisième séance et a atteint son plus haut niveau depuis le 13 avril. Le climat de marché est resté tendu après l’enlisement des discussions de paix entre les États-Unis et l’Iran.

Risque géopolitique et vigueur du dollar

Le président américain Donald Trump a rejeté la proposition iranienne visant à mettre fin au conflit de deux mois et a indiqué qu’il n’y aurait pas d’accord sans l’abandon du programme nucléaire iranien. Il a aussi précisé que le blocus naval des ports iraniens se poursuivrait. Les perturbations de l’approvisionnement énergétique via le détroit d’Ormuz ont maintenu les prix du pétrole élevés. Cela a alimenté les inquiétudes sur l’inflation (hausse générale des prix) et renforcé le scénario d’une politique monétaire américaine plus stricte. La Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) a laissé son taux directeur (le taux de référence qui influence les coûts d’emprunt) dans une fourchette de 3,50%-3,75%, comme prévu. La décision a enregistré le plus grand nombre de désaccords depuis 1992, trois responsables ayant voté contre une orientation jugée trop souple. Les traders ont réduit leurs attentes de nouvelles baisses de taux et intègrent plus de 10% de probabilité d’une hausse de taux d’ici la fin de l’année. L’attention se porte désormais sur les prochaines statistiques américaines, qui devraient donner la direction.

Points à considérer pour une stratégie baissière sur le NZD/USD

La date du jour est 2026-04-30T07:23:51.819Z. Compte tenu de la faiblesse du NZD/USD, des stratégies visant à profiter d’une poursuite de la baisse peuvent être envisagées. Fin 2025, l’incapacité de la paire à se maintenir au-dessus du seuil clé de 0,5850 signalait un fort biais baissier (anticipation d’un recul). Les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) pouvaient se positionner sur un test de supports plus bas via des options de vente (« puts », qui donnent le droit de vendre à un prix fixé) ou via des positions vendeuses sur contrats à terme (futures, contrats standardisés pour acheter ou vendre plus tard à un prix convenu). Le moteur principal était la solidité du dollar, soutenue par une Fed au ton restrictif (« hawkish », c’est-à-dire davantage orientée vers la lutte contre l’inflation). À l’époque, l’inflation américaine oscillait autour de 3,1% sur un an, ce qui confortait la fermeté de la Fed et l’idée de hausses de taux intégrée par le marché. Dans ce contexte, le dollar était favorisé, ce qui pesait sur les devises liées aux matières premières comme le dollar néo-zélandais (« kiwi »). En face, même si la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ, la banque centrale du pays) maintenait son taux directeur à un niveau élevé, l’impact restait limité. Un schéma similaire avait été observé fin 2023: malgré un taux RBNZ à 5,50%, le NZD/USD avait reculé, la prudence des investisseurs et la vigueur du dollar l’emportant. Cet exemple historique renforce l’idée que les facteurs mondiaux peuvent dominer la politique monétaire locale. Les tensions géopolitiques, en particulier autour de l’Iran et des perturbations de l’offre de pétrole, accroissaient la volatilité (amplitude des variations de prix). Historiquement, ce type d’épisode pousse l’indice VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent vu comme un baromètre de la peur) à la hausse; il avait dépassé 20 lors de périodes comparables début 2024. Un tel environnement peut favoriser les stratégies sur options, car une volatilité implicite plus élevée (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options) renchérit les primes (le coût d’une option) et peut offrir des opportunités sur des paris directionnels (parier sur la hausse ou la baisse). Dans ce cadre, la moyenne mobile simple à 200 jours (SMA 200, une moyenne des cours sur 200 séances, utilisée comme repère de tendance) proche de 0,5850 peut servir de niveau pivot. Une stabilisation durable sous ce seuil confirmerait la tendance baissière et pourrait être utilisée comme signal pour renforcer des positions vendeuses. Il faut aussi surveiller de près les prochaines données américaines sur l’emploi et l’inflation, car ce seront les principaux déclencheurs du prochain mouvement important. Créez votre compte VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Les données indiquent que les prix de l’or aux Philippines sont restés stables, globalement inchangés, selon les chiffres compilés jeudi.

Les prix de l’or aux Philippines ont peu varié jeudi, selon les données de FXStreet. Le gramme s’établissait à 8 995,34 PHP, contre 8 997,81 PHP mercredi. L’or valait 104 918,20 PHP par tola (unité de poids courante en Asie du Sud, environ 11,66 g), contre 104 948,70 PHP la veille. Les autres prix indiqués étaient de 89 951,97 PHP pour 10 grammes et de 279 786,50 PHP par once troy (unité utilisée sur les marchés des métaux précieux, environ 31,1035 g).

Méthode de fixation du prix local de l’or

FXStreet calcule les prix locaux de l’or en convertissant le prix international via le taux de change USD/PHP (dollar américain contre peso philippin) et en l’exprimant dans les unités de mesure locales. Les prix sont actualisés quotidiennement à partir des niveaux de marché au moment de la publication; les prix locaux peuvent légèrement différer. L’or est historiquement considéré comme une réserve de valeur (actif que l’on conserve pour préserver son pouvoir d’achat) et un moyen d’échange. Il est aussi utilisé en joaillerie. Sur les marchés, il est souvent vu comme une valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude) et comme une protection contre l’inflation (hausse générale des prix) et la dépréciation d’une monnaie (baisse de sa valeur). Les banques centrales (institutions publiques qui gèrent la monnaie et les réserves d’un pays) détiennent les plus importantes quantités d’or. En 2022, elles ont ajouté 1 136 tonnes d’or, pour environ 70 milliards de dollars, soit le plus important achat annuel depuis le début des statistiques. Le cours de l’or évolue souvent à l’inverse du dollar américain et des bons du Trésor américain (titres de dette de l’État américain). Il peut aussi évoluer à l’opposé des actifs risqués (comme les actions). Son prix peut être influencé par la géopolitique, les craintes de récession (baisse de l’activité économique), les taux d’intérêt et la force du dollar, car l’or est coté en dollars (XAU/USD, prix de l’or exprimé en dollars).

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Malgré la baisse des prix du pétrole, le dollar canadien est soutenu, tandis que l’USD/CAD recule vers 1,3680 durant les échanges en Asie.

La paire USD/CAD est prise en étau entre une Réserve fédérale (Fed) au ton « faucon » (c’est-à-dire favorable à des taux d’intérêt élevés pour freiner l’inflation) et un afflux d’investissements étrangers dans le secteur énergétique canadien. Ces signaux contradictoires maintiennent un range étroit (une fourchette de cours) autour de 1,3680, mais cette stabilité a peu de chances de durer. L’essentiel est de se préparer à une cassure marquée (breakout, sortie nette de la fourchette) plutôt que de parier sur un seul sens. Le prix du pétrole est le déclencheur immédiat de la volatilité (variations rapides des cours), avec le WTI (pétrole américain de référence) proche d’un pic à 104 dollars le baril. Malgré un léger repli, le blocus naval de ports iraniens et la sortie surprise des Émirats arabes unis de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) font peser un risque important de hausse sur le brut. Étant donné que les exportations du Canada vers les États-Unis ont dépassé 4,2 millions de barils par jour au premier trimestre 2026, toute flambée du pétrole renforcerait directement le dollar canadien.

Dissensions à la Fed et incertitude sur le dollar

La décision de la Fed de maintenir ses taux compte moins que la rare division du vote, avec un résultat 8-4, du jamais-vu depuis 1992. Un tel désaccord interne montre une incertitude profonde sur la manière de gérer l’inflation, que le comité attribue lui-même aux prix élevés de l’énergie. Ce type de fracture au sein de la Fed précède souvent de grands mouvements de marché, ce qui rend la trajectoire du dollar américain difficile à anticiper. Les fluctuations du pétrole peuvent peser à court terme sur le dollar canadien, mais un soutien de fond vient des investissements étrangers. L’opération Shell-ARC de 16,4 milliards de dollars n’est pas un cas isolé : elle s’inscrit dans une tendance plus large, avec des investissements directs étrangers (IDE, prises de participation et investissements durables dans des entreprises locales) dans l’énergie canadienne à un plus haut de six ans le trimestre dernier. Ces entrées de capitaux créent un plancher (niveau de soutien) pour la devise, limitant l’ampleur d’une baisse même si le pétrole se replie temporairement. Face à ces forces puissantes et opposées, l’approche la plus cohérente consiste à acheter de la volatilité via des options (contrats donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé). Au vu des mouvements brusques et difficiles à prévoir observés sur les matières premières et les devises en 2025, être positionné pour un grand mouvement, quel qu’en soit le sens, a été la stratégie la plus efficace. Une stratégie de long straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice) ou de long strangle (même principe mais avec des prix d’exercice différents) sur l’USD/CAD permet de gagner si la paire casse nettement à la hausse ou à la baisse dans les prochaines semaines. À cette incertitude s’ajoute la question de la future direction de la Fed, avec la fin du mandat de Jerome Powell à la présidence et le nom de Kevin Warsh, aux vues différentes, évoqué comme successeur. Cette dimension politique ajoute un facteur de plus susceptible de déclencher un mouvement soudain sur le dollar américain. Détenir des options revient donc à miser sur la rupture de cette tension, ce qui paraît probable.

Se positionner pour une cassure

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Le PMI manufacturier chinois d’avril de RatingDog a progressé à 52,2, dépassant les prévisions et le chiffre de mars.

L’indice PMI manufacturier de RatingDog en Chine est monté à 52,2 en avril, contre 50,8 en mars. Le consensus de marché était de 51,0. Après la publication, l’AUD/USD s’échangeait près de 0,7122, en hausse de 0,08% sur la séance. Le dollar australien est influencé par les taux d’intérêt de la Banque de réserve d’Australie (RBA) et par le prix du minerai de fer.

Politique De La Rba Et Objectif D’inflation

La RBA cherche à maintenir l’inflation entre 2% et 3% en ajustant ses taux directeurs (les taux d’intérêt qu’elle fixe pour orienter le coût du crédit dans l’économie). Elle peut aussi recourir à l’assouplissement quantitatif ou au resserrement quantitatif (achats ou ventes d’obligations par la banque centrale) pour rendre le crédit plus facile ou plus cher. La Chine est le premier partenaire commercial de l’Australie. La conjoncture chinoise peut donc influencer la demande de dollar australien. Des chiffres chinois meilleurs ou pires que prévu peuvent faire bouger les paires en AUD. Le minerai de fer est la principale exportation de l’Australie. Selon les données de 2021, il représente 118 milliards de dollars par an, la Chine étant la principale destination. Des prix du minerai de fer en hausse soutiennent en général l’AUD, tandis qu’une baisse pèse sur la devise. La balance commerciale de l’Australie (exportations moins importations) peut aussi peser sur l’AUD. Un excédent (plus d’exportations que d’importations) peut renforcer la monnaie, tandis qu’un déficit (l’inverse) peut l’affaiblir.

Implications Stratégie Pour L’aud

Le PMI manufacturier chinois à 52,2 dépasse nettement le 51,0 attendu. Cette surprise positive suggère une accélération de l’activité en Chine, partenaire clé de l’Australie, ce qui constitue un signal favorable pour le dollar australien. Cela peut soutenir les prix du minerai de fer, essentiels pour les exportations australiennes. Autour de 115 dollars la tonne récemment, une reprise durable de l’activité industrielle en Chine pourrait pousser les prix plus haut et accroître la demande d’AUD. La RBA a maintenu son taux directeur à 4,35%. Un contexte externe plus solide réduit la pression en faveur d’une baisse des taux. À l’inverse, d’autres banques centrales pourraient envisager un assouplissement monétaire (baisse des taux). Cet écart de taux, c’est-à-dire la différence de rémunération entre monnaies, peut rendre la détention de dollars australiens plus attractive. Dans ce scénario, une approche possible consiste à acheter des options d’achat (call options), un produit dérivé qui donne le droit d’acheter une devise à un prix fixé à l’avance, afin de profiter d’une hausse potentielle de l’AUD/USD dans les prochaines semaines. L’intérêt est de plafonner le risque à la prime payée si le mouvement ne se matérialise pas. Il faut toutefois rester prudent: il ne s’agit que d’un seul indicateur. Les inquiétudes sur l’immobilier chinois et l’appétit mondial pour le risque (la volonté des investisseurs de prendre des positions plus risquées) peuvent rapidement revenir. Des ordres stop-loss (seuils de sortie automatique pour limiter les pertes) ou des stratégies d’options à risque défini peuvent aider à encadrer les scénarios défavorables.

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En avril, l’indice PMI manufacturier RatingDog de la Chine a dépassé les prévisions, progressant à 52,2 contre 51 attendu.

L’indice PMI manufacturier de Ratingdog en Chine s’est établi à 52,2 en avril. Il dépasse les attentes, fixées à 51. Un niveau au-dessus de 50 indique une expansion de l’activité manufacturière (les usines produisent davantage). Un niveau en dessous de 50 signale une contraction (ralentissement de la production).

L’élan manufacturier chinois se renforce

Le fait que l’activité manufacturière chinoise dépasse les attentes est un signal clair d’amélioration de l’élan économique. Le chiffre de 52,2 en avril ne constitue pas seulement une légère surprise positive : il suggère une accélération que le marché n’avait pas intégrée dans les prix (c’est-à-dire que les cours n’avaient pas anticipé une telle vigueur). Cela indique une demande sous-jacente solide, susceptible de soutenir à court terme les actifs liés à la production industrielle chinoise. Il convient de surveiller les métaux industriels, en particulier le cuivre, la Chine représentant plus de 50 % de la consommation mondiale. Un PMI plus élevé qu’attendu implique généralement une hausse future de la demande de matières premières (ressources de base utilisées par l’industrie) nécessaires à l’activité des usines. Ces données plaident aussi en faveur des marchés de l’énergie dans les prochaines semaines. Une production et des exportations en hausse nécessitent davantage de carburant. Comme la Chine contribue à plus de 70 % de la croissance de la demande mondiale de pétrole, ce PMI peut soutenir les prix du brut. Les contrats à terme (instruments financiers permettant d’acheter ou de vendre plus tard à un prix fixé à l’avance) sur le pétrole, notamment la référence Brent (prix de référence du pétrole en Europe), pourraient ainsi être mieux soutenus.

Marchés associés à suivre

Le dollar australien mérite également l’attention. Plus de 30 % des exportations australiennes, principalement du minerai de fer et du charbon, sont destinées à la Chine : une industrie chinoise plus dynamique soutient donc directement l’économie australienne. Les options d’achat (produits dérivés donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter un actif à un prix déterminé) sur la paire AUD/USD (taux de change dollar australien contre dollar américain) pourraient gagner en popularité. Cette vigueur peut aussi profiter aux actions liées au cycle industriel chinois. On peut notamment suivre des ETF répliquant l’indice CSI 300 (fonds cotés en Bourse qui reproduisent la performance d’un indice actions) ainsi que de grands groupes miniers internationaux comme BHP Group. Des stratégies sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, comme une action ou un indice) sur ces valeurs peuvent offrir un potentiel si la tendance manufacturière se prolonge au prochain trimestre.

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Les craintes d’une intervention propulsent le yen à la hausse, faisant reculer l’USD/JPY vers 160,25 durant la séance asiatique

L’USD/JPY a reculé vers 160,25 jeudi matin en Asie, le yen japonais se renforçant légèrement sur fond de craintes d’une intervention officielle sur le marché des changes (action des autorités pour faire bouger la monnaie). Les marchés attendaient l’estimation du PIB américain du 1er trimestre (mesure de la croissance) et l’indice des prix PCE de mars (indicateur d’inflation suivi de près par la Fed) attendus plus tard jeudi. La Banque du Japon a laissé mardi son taux directeur inchangé à 0,75%, comme prévu. Son gouverneur, Kazuo Ueda, a indiqué être prêt à relever les taux pour freiner une inflation plus large.

Surveillance d’une intervention sur le yen

Aucune intervention n’a été confirmée cette semaine, mais les responsables japonais sont restés en alerte, alors que le yen évoluait près d’un seuil jugé sensible. La ministre des Finances, Satsuki Katayama, a évoqué un « fort sentiment d’urgence » face aux mouvements spéculatifs (prises de position rapides visant à profiter de variations de prix) et à la faiblesse du yen, liée aux tensions au Moyen-Orient. Aux États-Unis, la Réserve fédérale (Fed) a maintenu mercredi ses taux dans une fourchette de 3,5% à 3,75% lors de sa réunion d’avril. Quatre membres du FOMC (comité de politique monétaire de la Fed) ont voté contre la décision, une première depuis octobre 1992. La Fed a indiqué que l’inflation restait élevée, en partie à cause de la hausse des prix mondiaux de l’énergie. Son président, Jerome Powell, a déclaré qu’il resterait gouverneur de la Fed (membre du conseil) pour une durée indéterminée après la fin de son mandat de président, et Kevin Warsh a été présenté comme favori pour lui succéder.

Écart de taux en évolution

Les fondamentaux ont changé depuis l’an dernier, car l’écart de taux entre les États-Unis et le Japon s’est réduit. La Banque du Japon a procédé à deux nouvelles hausses, portant son taux directeur à 1,25%, l’inflation intérieure restant au-dessus de 2,5%. À l’inverse, la Fed a engagé deux baisses prudentes de 0,25 point (réduction par paliers), avec un taux des fonds fédéraux (taux de référence au jour le jour) désormais à 3,0%-3,25%, après un CPI (indice des prix à la consommation) de mars 2026 montrant un ralentissement de l’inflation à 2,8%. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme le change), cela rend moins intéressant le « carry trade » (emprunter en yen à bas coût pour acheter des dollars et profiter de l’écart de taux), et plus risqué. Avec une paire autour de 148,50, des stratégies via options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) visant à profiter de mouvements brusques peuvent sembler plus adaptées que des paris dans un seul sens. La volatilité implicite des options USD/JPY (niveau de fluctuations anticipé par le marché, déduit du prix des options) a augmenté de 15% sur le dernier trimestre, signe que le marché attend des mouvements marqués, sans conviction sur le sens. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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