USD/CAD recule à 1,3685 (-0,12 %) : le dollar s’affaiblit et le pétrole plus ferme soutient le Canada

USD/CAD s’est échangé près de 1,3685 vendredi, en baisse de 0,12% sur la séance. Ce mouvement s’explique par un affaiblissement du dollar américain malgré des risques géopolitiques toujours présents. L’indice du dollar américain (DXY, un panier qui mesure le dollar face à plusieurs grandes devises) a reculé de 0,17% à 98,65 après des signes d’apaisement des tensions entre les États-Unis et l’Iran. Al Arabiya a rapporté que le ministre des Affaires étrangères iranien, Seyed Abbas Araghchi, arrivera vendredi à Islamabad avec une petite délégation pour un deuxième tour de discussions de paix avec les États-Unis. La baisse de la demande d’actifs « valeur refuge » (placements recherchés en période de stress, comme le dollar) a pesé sur la devise américaine, tandis que les marchés sensibles au risque ont trouvé un certain soutien. Les risques liés au détroit d’Ormuz et aux flux d’énergie restent toutefois importants. Le dollar canadien a été soutenu par la hausse des prix de l’énergie, un facteur clé pour l’économie canadienne. TD Securities s’attend à ce que la Banque du Canada retienne des hypothèses de prix du pétrole plus élevées dans son prochain Rapport sur la politique monétaire, avec un WTI (pétrole américain de référence) projeté autour de 85 dollars. Un tel niveau de pétrole marquerait une forte hausse par rapport aux estimations précédentes. TD Securities estime que cela pourrait pousser l’inflation vers 3% au deuxième trimestre de l’année. Commerzbank s’attend à ce que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) laisse ses taux inchangés, pour l’instant, dans une fourchette de 3,50% à 3,75%. Des baisses de taux restent attendues plus tard dans l’année, ce qui pourrait maintenir le dollar sous pression. Scotiabank indique que l’USD/CAD reste dans une configuration baissière, ce qui limite les rebonds. Des niveaux de valorisation élevés du dollar américain (déjà cher selon certains indicateurs) pourraient aussi freiner les gains à court terme sur la paire.

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Selon Chang Wei Liang (DBS), l’IPC de mars s’est raffermi, soutenant l’USD/JPY, même si une résistance persiste sous 160

L’indice des prix à la consommation (IPC, c’est-à-dire l’inflation mesurée sur un panier de biens et de services) au Japon a progressé à 1,5 % sur un an en mars, contre 1,3 % en février. L’IPC « core-core » (inflation sous-jacente hors énergie et hors produits alimentaires frais, pour mieux mesurer la tendance de fond) s’est établi à 2,4 % sur un an, contre 2,5 % en février. Les tensions sur les prix se renforcent, mais les subventions publiques sur les carburants limitent l’IPC global. La hausse du pétrole brut pourrait, avec le temps, se transmettre à l’inflation.

Perspectives d’inflation de la Banque du Japon

La Banque du Japon envisagerait de relever nettement sa prévision d’inflation dans sa prochaine publication trimestrielle. Une hausse des taux (augmentation du taux directeur, qui influence le coût du crédit) pourrait être repoussée à juin, sur fond d’incertitudes au Moyen-Orient. L’USD/JPY (taux de change dollar/yen) pourrait rester soutenu si les prix du pétrole restent élevés et si la BoJ ne relève pas ses taux la semaine prochaine. La paire devrait toutefois rester sous 160 en raison du risque d’intervention verbale (déclarations destinées à influencer le marché) du ministre des Finances Katayama.

Prix de l’énergie et pression sur le yen

Le soutien lié au renchérissement de l’énergie reste un facteur central. Avec un Brent (référence du pétrole) passé d’environ 90 dollars fin 2025 à plus de 95 dollars le baril, le déficit commercial du Japon (importations supérieures aux exportations) continue de peser sur le yen. Cette pression fondamentale (facteurs économiques de base) explique pourquoi la paire a repris une tendance haussière graduelle. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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TD Securities s’attend à ce que le Rapport sur la politique monétaire (MPR) d’avril de la BdC retienne un Brent à 90 dollars et un WTI à 85 dollars, contre une hypothèse de référence à 55 dollars

TD Securities s’attend à ce que le Rapport sur la politique monétaire d’avril de la Banque du Canada retienne des hypothèses de prix du pétrole plus élevées. La banque cite un Brent à 90 USD et un WTI à 85 USD, contre une hypothèse précédente de 55 USD pour le WTI. L’hypothèse 90 USD/85 USD est reliée au prix moyen du pétrole depuis le 28 janvier. TD Securities mentionne aussi son propre scénario de référence (hypothèse centrale), avec un WTI à 92 USD au T2 et 85 USD d’ici la fin de l’année. TD Securities estime que ces hypothèses plus élevées remonteront la trajectoire d’inflation de la Banque. Elle prévoit que l’IPC global (indice des prix à la consommation, la mesure la plus large de l’inflation) se rapprochera de 3% au T2 2026, avant de revenir vers 2% d’ici fin 2027. La banque attend aussi des révisions haussières plus limitées pour l’inflation sous-jacente (inflation « de base », qui exclut les éléments les plus volatils comme l’énergie et parfois l’alimentation). Le rapport d’avril pourrait inclure un encadré séparé sur l’effet des prix du pétrole plus élevés sur la croissance (évolution de l’activité économique). L’article a été produit à l’aide d’un outil d’IA et vérifié par un éditeur. Nous nous attendons à ce que le prochain rapport de la Banque du Canada intègre des prix du pétrole nettement plus élevés, avec une hypothèse de WTI autour de 85 dollars le baril. C’est un bond important par rapport à l’hypothèse précédente, et cela reflète l’évolution du marché de l’énergie depuis le début de l’année. Ce changement devrait être un facteur clé des nouvelles projections économiques de la Banque. Cela se traduirait par une prévision d’inflation plus élevée, l’IPC global pouvant se rapprocher de 3% au cours du prochain trimestre. En conséquence, les marchés de dérivés (contrats financiers dont le prix dépend d’un actif ou d’un taux) réduisent déjà la probabilité d’une baisse de taux pendant l’été. Les swaps au jour le jour (contrats d’échange basés sur le taux au jour le jour, utilisés pour mesurer les anticipations de taux) n’intègrent plus qu’une probabilité inférieure à 40% d’un mouvement en juillet. Les dernières données d’inflation de mars, ressorties à 2,6%, laissent peu de raisons à la Banque de signaler un assouplissement rapide. Pour les intervenants de marché, cela renforce l’argument d’un dollar canadien plus ferme: des prix du pétrole élevés et une banque centrale patiente soutiennent la devise. Le WTI a affiché une moyenne supérieure à 84 dollars depuis fin janvier, ce qui est un soutien régulier pour la monnaie. Nous voyons un potentiel de baisse de l’USD/CAD (taux de change dollar américain/dollar canadien) dans les semaines suivant le rapport de la Banque. Même si le pic d’inflation est jugé temporaire, avec un retour à l’objectif de 2% toujours attendu d’ici 2027, c’est surtout la trajectoire de politique monétaire à court terme qui compte. Cela favorise des positions profitant d’un début de courbe des taux (les échéances les plus courtes) stable ou orienté à la hausse. Les investisseurs peuvent envisager de vendre des contrats à terme BAX (contrats liés au coût d’emprunt à court terme au Canada) pour se positionner sur un statu quo restrictif, c’est-à-dire une Banque qui maintient des taux élevés. En 2022, lors de la flambée des prix des matières premières, la Banque du Canada avait réagi rapidement pour maîtriser les anticipations d’inflation (ce que les ménages et marchés pensent de l’inflation future, ce qui influence salaires et prix). Cet épisode suggère qu’elle ne se précipitera pas pour baisser les taux face à une nouvelle hausse des prix tirée par l’énergie. Cela renforce la crédibilité d’une stratégie de taux « plus élevés plus longtemps ». Le rapport devrait présenter la hausse des prix du pétrole comme un élément globalement favorable à la croissance canadienne, ce qui réduit encore l’urgence de baisses de taux. Cette solidité économique de fond fournit une raison pour rester en attente. Elle permet à la Banque d’attendre davantage de données avant de signaler un changement de cap.

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Scotiabank : les ventes au détail du Royaume-Uni, soutenues par les carburants, dopent légèrement la livre sterling, malgré des perspectives de croissance globale plus faibles

Les ventes au détail au Royaume-Uni ont progressé de 0,7 % en mars, au-dessus des attentes. La hausse est surtout liée à des achats plus importants de carburant, les prix ayant augmenté après le conflit au Moyen-Orient. Les autres indicateurs britanniques publiés cette semaine ont été plutôt solides, mais l’enquête « Decision Maker Panel » (panel de chefs d’entreprise interrogés pour la Banque d’Angleterre) signale un ralentissement de la croissance à venir. Les anticipations d’inflation (prévisions du public et des entreprises sur l’inflation future) ont légèrement augmenté, se rapprochant de 4 %, leur plus haut niveau depuis fin 2023.

Les statistiques britanniques envoient des signaux contradictoires

À court terme, l’évolution du GBP/USD (taux de change entre la livre sterling et le dollar) est jugée neutre à positive. Un motif graphique haussier de type « étoile du matin » (figure de retournement indiquant un possible passage d’une baisse à une hausse) sur le graphique intrajournalier (évolution des prix au cours de la journée) est présenté comme un soutien de la dynamique actuelle. Un support clé (zone de prix où la baisse a tendance à s’arrêter) est situé à 1,3450/60. Si la paire franchit 1,3495/00 (niveau de résistance, zone où la hausse bute souvent), le prochain niveau mentionné est 1,3555. Nous observons actuellement un tableau mitigé pour la livre. Les ventes au détail ont augmenté de 0,7 %, principalement à cause du carburant plus cher, mais des enquêtes auprès des entreprises laissent entrevoir une croissance plus faible. L’écart entre une bonne statistique de consommation et un message plus faible des entreprises entretient l’incertitude pour les prochaines semaines.

Stratégie sur options et niveaux clés

Les anticipations d’inflation restent déterminantes car elles frôlent désormais 4 %, un niveau inédit depuis fin 2023. Cela pousse la Banque d’Angleterre à rester vigilante, malgré des perspectives de croissance faibles. Les dernières données officielles de CPI (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) publiées plus tôt ce mois-ci confirment la tendance : 3,1 %, un peu au-dessus des 2,9 % attendus par le marché. Dans ce contexte, les options (instruments qui donnent le droit, et non l’obligation, d’acheter ou vendre à un prix fixé) peuvent permettre de viser une hausse limitée tout en encadrant le risque. Un « bull call spread » (stratégie haussière consistant à acheter une option d’achat et à en vendre une autre à un prix supérieur, afin de réduire le coût mais aussi le gain potentiel) avec des prix d’exercice (strike, prix fixé à l’avance) autour de 1,3500 et 1,3550 pourrait profiter d’une progression tout en limitant la perte maximale si le cours plafonne. Cette approche va dans le sens du graphique, qui suggère une base (zone de stabilisation) autour de 1,3450. Il faut aussi tenir compte du dollar américain : le ton ferme (« hawkish », c’est-à-dire favorable au maintien de taux élevés pour lutter contre l’inflation) de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) continue de freiner le GBP/USD. Le solide rapport sur l’emploi américain de la semaine dernière, avec 215 000 créations de postes, renforce l’idée que les baisses de taux de la Fed pourraient être repoussées. Cette pression extérieure plaide pour une hausse contenue, plutôt qu’un mouvement brutal, de la livre. En revenant à une période comparable début 2025, de bons chiffres des services avaient été compensés par une mauvaise production industrielle, ce qui avait entraîné un marché heurté et sans tendance (évoluant dans une fourchette) pendant plusieurs semaines. Cette expérience incite à la prudence avant de miser sur une cassure (breakout, sortie durable d’une zone de prix) trop agressive. Le support à 1,3450 reste le niveau clé à surveiller pour toute remise en cause de ce biais légèrement haussier à court terme.

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Les analystes d’ING prévoient que la banque centrale hongroise maintiendra son taux directeur à 6,25 % jusqu’en 2026, sur fond de risques géopolitiques

Les analystes d’ING, František Taborský et Zoltán Homolya, prévoient que la Banque nationale de Hongrie (Magyar Nemzeti Bank, MNB) maintiendra son taux directeur à 6,25 % jusqu’en 2026. Ils expliquent cette perspective par l’incertitude géopolitique, la hausse des prix de l’énergie et les fragilités de l’économie hongroise, et anticipent une approche prudente et restrictive (dite « hawkish », c’est-à-dire orientée vers la lutte contre l’inflation, quitte à garder des taux élevés). Ils indiquent qu’une baisse des taux n’est pas attendue en avril. Ils estiment aussi que la banque centrale pourrait adopter une communication ferme pour stabiliser le marché des changes (le marché où s’échangent les devises), avec une attention particulière au niveau de l’EUR/HUF (euros contre forint hongrois).

Perspectives d’inflation et orientation de la politique monétaire

Ils prévoient une poursuite de la hausse de l’inflation sur le reste de l’année. Ils anticipent une inflation moyenne de 3,5 % au deuxième trimestre, un passage au-dessus de la bande de tolérance (la zone autour de l’objectif d’inflation jugée acceptable par la banque centrale) au second semestre, puis une moyenne de 4,3 % au dernier trimestre. Ils ajoutent que, dans leur scénario central, ils ne voient pas de baisse de taux cette année tant que les prix de l’énergie restent élevés. Ils décrivent aussi un scénario défavorable dans lequel l’inflation dépasserait 6 % au troisième trimestre, ce qui pourrait conduire à une hausse des taux. Compte tenu de la perspective d’un maintien du taux directeur à 6,25 % jusqu’à la fin de l’année, les intervenants de marché devraient réévaluer les positions qui misent sur un assouplissement monétaire (c’est-à-dire des baisses de taux). Le marché des FRA (forward rate agreements, des contrats à terme qui fixent à l’avance un taux d’intérêt pour une période future) intègre encore au moins une baisse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) d’ici la fin de l’année, en décalage avec cette lecture restrictive. Cela peut créer des opportunités sur les swaps de taux en forint (contrats d’échange de flux d’intérêts) en payant le taux fixe (parier que les taux resteront élevés), si les taux à court terme demeurent plus hauts plus longtemps que ce que le marché anticipe. Le moteur principal de cette politique est une inflation persistante liée à des coûts de l’énergie élevés, avec le Brent (prix de référence du pétrole) autour de 95 dollars le baril ce mois-ci. Cette pression apparaît dans les dernières données d’inflation à horizon mars 2026, avec un chiffre global (« headline », c’est-à-dire l’inflation totale incluant énergie et alimentation) de 3,7 %, confirmant une accélération. Avec une inflation attendue à 4,3 % au dernier trimestre, les investisseurs peuvent utiliser des swaps d’inflation (contrats permettant de se couvrir contre une hausse des prix ou d’y parier) pour se positionner sur une inflation au-dessus de la bande de tolérance plus tard cette année.

Stratégie de change et niveaux EUR/HUF

Sur le marché des changes, la volonté de stabilité de la banque centrale suggère que la paire EUR/HUF rencontrera une résistance marquée au-dessus de 390 (niveau de change où 1 euro coûte plus de 390 forints). Le forint s’est nettement renforcé par rapport aux niveaux plus faibles observés lors du choc énergétique de fin 2025, et la MNB devrait utiliser un ton restrictif pour éviter un affaiblissement. Dans ce contexte, vendre des options d’achat (« call », droits d’acheter à un prix fixé) sur l’EUR/HUF avec des prix d’exercice au-delà de ce seuil peut être une stratégie pour encaisser une prime (le prix payé pour l’option), si la paire évolue dans une fourchette. Cependant, le risque extrême (« tail risk », risque rare mais potentiellement très coûteux) d’une hausse d’urgence des taux existe si l’inflation dépassait 6 % à la suite d’un choc géopolitique. Cela rend trompeur le contexte actuel de volatilité réalisée faible (les variations effectivement observées sur le marché), d’autant que la banque centrale cherche à limiter les mouvements de prix. On peut envisager d’acheter des options bon marché très éloignées du niveau actuel (« out-of-the-money », options dont le prix d’exercice est loin du cours) sur les taux ou sur l’EUR/HUF pour se couvrir contre un revirement rapide et brutal de la politique monétaire. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Les économistes de TD Securities s’attendent à un maintien à l’unanimité du taux directeur à 3,75 %, les données britanniques restant résilientes

Les économistes de TD Securities s’attendent à ce que la Banque d’Angleterre maintienne le Bank Rate (taux directeur, qui sert de référence aux taux d’intérêt au Royaume-Uni) à 3,75% et vote à l’unanimité. Ils tablent sur une approche d’observation (« wait-and-see », c’est-à-dire attendre davantage de données) pour évaluer comment le conflit influence les prix au Royaume-Uni au-delà de l’énergie. Ils anticipent peu de changements dans le communiqué de politique monétaire, avec notamment l’idée que l’inflation CPI (inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation) sera plus élevée à court terme. Ils s’attendent aussi à ce que le MPC (Monetary Policy Committee, le comité qui décide des taux) souligne un risque accru d’effets de second tour (quand la hausse des prix entraîne des hausses de salaires puis de nouveaux relèvements de prix, ce qui entretient l’inflation).

Perspectives de politique monétaire et projections

Les économistes s’attendent à ce que les projections de la Banque montrent une inflation plus élevée en années 1 et 2. Ils prévoient une croissance du PIB (produit intérieur brut, mesure de la taille de l’économie) légèrement plus forte au départ, puis plus faible ensuite. Ils prévoient une inflation en année 2 légèrement au-dessus de 2%, contre une projection précédente de 1,8%. Ils voient aussi un risque que l’inflation en année 3 dépasse la prévision de 2,0% publiée en février. Ils s’attendent à ce que le MPC mette davantage l’accent sur l’analyse de scénarios (des hypothèses alternatives pour tester l’effet de chocs possibles) dans ses projections. Un scénario possible inclut une pression plus forte sur les prix de l’énergie, avec une inflation plus élevée et une croissance du PIB plus faible.

Implications de trading pour les marchés de taux

Les craintes de l’an dernier sur une inflation durablement au-dessus de la cible se sont en grande partie confirmées, malgré le resserrement monétaire (hausse des taux pour freiner l’inflation). Les dernières données de l’Office for National Statistics indiquent que l’inflation CPI au Royaume-Uni est encore de 2,4%, au-dessus de l’objectif de 2%. Cette résistance de l’inflation est désormais mise en balance avec une croissance bien plus faible que prévu, l’économie progressant à peine sur les deux derniers trimestres. Dans ce contexte, les intervenants sur les produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un taux, d’un prix ou d’un indice) se concentrent sur le calendrier et le rythme de l’assouplissement monétaire (baisse des taux). Alors que l’an dernier il s’agissait d’anticiper une longue pause ou de nouvelles hausses, le marché des contrats à terme SONIA (futures sur le taux SONIA, taux au jour le jour en livres sterling) implique désormais des baisses de taux dans les six prochains mois. Le positionnement principal consiste à se préparer à ce tournant, via des swaps (échanges de flux de taux, souvent fixe contre variable) et des options (droit d’acheter ou vendre à un prix fixé) construits autour des dates clés des réunions du MPC plus tard cette année. L’analyse de scénarios reste pertinente et crée des opportunités pour ceux qui traitent la volatilité (ampleur des variations de prix). Avec des données contradictoires — inflation élevée et croissance du PIB proche de zéro — la volatilité implicite (volatilité déduite des prix des options, reflet des mouvements anticipés) sur les options short-sterling (options sur taux d’intérêt en livres, liées aux anticipations de taux à court terme) s’est maintenue à un niveau élevé. Cela indique que des stratégies visant à profiter de mouvements marqués dans un sens ou dans l’autre, plutôt qu’un pari sur une direction unique, peuvent être adaptées dans les prochaines semaines. Créez votre compte VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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En avril, l’anticipation d’inflation des consommateurs américains à un an (Michigan) s’est établie à 4,7 %, légèrement en deçà des 4,8 % attendus.

Les anticipations d’inflation des consommateurs américains à un an se sont établies à 4,7 % en avril, contre 4,8 % attendu par le marché. Le chiffre d’avril est inférieur de 0,1 point de pourcentage aux attentes. Il suggère une hausse des prix attendue sur un an légèrement moins forte que prévu. Ces nouvelles données laissent penser que les tensions sur les prix (c’est‑à‑dire la hausse des prix et le risque qu’elle se prolonge) pourraient se calmer plus vite que prévu. Cela donnerait à la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États‑Unis) davantage de marge pour adopter un ton moins agressif sur les taux lors de ses prochaines réunions. Cela pourrait déclencher un changement du sentiment de marché au cours des prochaines semaines. Nous nous souvenons de données similaires en avril 2025, lorsque l’anticipation d’inflation à un an était aussi retombée à 4,7 %. Mais le contexte est désormais différent, car la Fed a maintenu ses taux directeurs inchangés à 4,5 % depuis six mois. Ce point de données, combiné au rapport sur l’emploi de la semaine dernière montrant un léger ralentissement, renforce l’hypothèse d’un changement de cap plus tard dans l’année. Nous regardons les options sur de grands indices comme le S&P 500 et le Nasdaq 100. Les options sont des contrats qui donnent le droit (mais pas l’obligation) d’acheter ou de vendre à un prix fixé à l’avance. Acheter des options d’achat (« call », pari sur une hausse) ou des « call spreads » (stratégie combinant l’achat d’un call et la vente d’un autre call à un prix plus élevé, pour réduire le coût mais plafonner le gain) pourrait être une façon de viser une hausse si le marché rebondit sur cette nouvelle. Le secteur technologique, en particulier, pourrait en profiter si les taux d’intérêt baissent. Le marché des contrats à terme sur taux (des instruments qui reflètent les anticipations de taux futurs) devrait intégrer une trajectoire de Fed plus accommodante (plus favorable à des baisses de taux) après ce rapport. Nous anticipons que les rendements des obligations d’État reculent en conséquence. Prendre des positions acheteuses sur des contrats à terme sur Treasuries (obligations d’État américaines) pourrait être une façon directe de jouer ce scénario. Ce type de données a tendance à calmer les marchés, ce qui peut faire baisser la volatilité implicite (niveau de fluctuations attendu par le marché, déduit des prix des options). Le VIX, indice de volatilité souvent appelé « indice de la peur » sur le S&P 500, évolue autour de 18 et pourrait revenir vers 15. Vendre des options call VIX hors de la monnaie (options d’achat dont le prix d’exercice est au‑dessus du niveau actuel, donc moins susceptibles d’être exercées) peut être une stratégie pour ceux qui anticipent un marché plus calme.

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En avril, l’indice des anticipations des consommateurs de l’Université du Michigan aux États-Unis a atteint 48,1, dépassant les prévisions de 46,1, signe d’une amélioration du moral des ménages.

L’indice des anticipations des consommateurs de l’Université du Michigan aux États‑Unis pour avril est ressorti au‑dessus des attentes. Le consensus visait 46,1, contre un chiffre publié de 48,1. Nous revenons sur ce dépassement de l’indice Michigan d’avril de l’an dernier. Cette vigueur inattendue en 2025 a précédé une période d’inflation persistante (c’est‑à‑dire une hausse des prix qui ralentit difficilement), qui a conduit la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) à rester plus restrictive plus longtemps que prévu. Ce précédent peut aider à adapter notre positionnement de marché actuel.

Signal historique et contexte de marché

Aujourd’hui, la lecture est brouillée par des signaux contradictoires. Le dernier rapport d’inflation CPI (indice des prix à la consommation, un indicateur des hausses de prix) de mars 2026 montre une inflation sous‑jacente (hors énergie et alimentation, plus stable) qui reste élevée à 3,7%, tandis que les ventes au détail (dépenses des ménages en magasins et en ligne) stagnent. Cela entretient une forte incertitude sur la prochaine décision de la Fed et sur l’état de l’économie. Dans ce contexte, les investisseurs peuvent envisager d’acheter une protection contre des mouvements de marché plus brusques. Les options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) sur l’indice VIX (indice de volatilité, souvent appelé « baromètre de la peur ») offrent une exposition directe à une hausse de la volatilité (ampleur des variations de prix) dans les prochaines semaines, le VIX ayant récemment remonté vers 19. Il faut aussi envisager le scénario de taux d’intérêt plus élevés plus longtemps. Acheter des options de vente (puts: droit de vendre, qui gagne en valeur si le prix baisse) sur des ETF de Treasuries à longue maturité (fonds cotés investis dans des obligations d’État américaines longues), comme TLT, peut servir de couverture contre une Fed plus restrictive que prévu. Cette approche profite si les prix des obligations reculent (car des taux plus élevés font baisser la valeur des obligations existantes), un schéma observé fin 2025. La solidité du consommateur étant davantage remise en cause, il est pertinent de surveiller le secteur de la consommation discrétionnaire (dépenses non essentielles). Acheter des puts sur des ETF comme XLY peut être efficace si la consommation continue de se tasser à l’approche de l’été. Le marché paraît trop confiant sur la santé du consommateur à ce stade.

Positionnement face à la volatilité et aux taux

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Aux États-Unis, les anticipations d’inflation des consommateurs à cinq ans (UoM) ont atteint 3,5 % en avril, au-dessus des prévisions de 3,4 %

En avril, l’anticipation d’inflation des ménages américains à cinq ans (enquête de l’Université du Michigan) s’est établie à 3,5 %. Ce chiffre dépasse le consensus de 3,4 %. Ce rapport suggère que la hausse des prix (inflation) pourrait durer plus longtemps que prévu, ce qui pourrait dissuader la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) de baisser ses taux d’intérêt. Il faut donc s’attendre à un ton plus strict (« hawkish », c’est-à-dire davantage tourné vers la lutte contre l’inflation) dans ses prochaines prises de parole. Cela remet en cause le scénario de baisses de taux anticipées au second semestre 2026. Dans ce contexte, nous nous intéressons aux produits dérivés de taux d’intérêt (des contrats financiers dont la valeur dépend des taux) qui bénéficient de taux durablement élevés. Les contrats à terme SOFR (SOFR = taux de référence au jour le jour basé sur les opérations garanties du Trésor américain ; « futures » = contrats à terme standardisés) échéance décembre 2026 ont déjà vu leur rendement implicite (le taux intégré dans les prix de marché) remonter de plusieurs points de base (1 point de base = 0,01 point de pourcentage), et le marché n’intègre presque plus de baisse de taux cette année. Les traders peuvent envisager des positions reflétant cette probabilité plus faible d’un assouplissement monétaire à court terme (assouplissement = baisse des taux et/ou conditions de financement moins strictes). Pour les indices actions, cet environnement est un facteur négatif (« headwind ») surtout pour les valeurs de croissance et technologiques, car leurs valorisations sont plus sensibles aux taux. Nous envisageons d’acheter des options de vente (« put options » : droit de vendre à un prix fixé, utile pour se protéger d’une baisse) sur le Nasdaq 100 (NDX) afin de couvrir (hedger = réduire le risque) un éventuel repli. C’est un schéma observé durant le cycle de resserrement 2022-2023, lorsque la hausse des anticipations de taux pesait régulièrement sur les valorisations boursières. La volatilité (l’ampleur des variations des cours) devrait augmenter à mesure que la trajectoire de la Fed devient moins lisible. L’indice VIX (mesure de la volatilité implicite attendue sur le S&P 500) est passé d’environ 15, niveau plutôt calme, à plus de 17 après cette nouvelle. Nous voyons une opportunité d’acheter des options d’achat sur le VIX (« call options » : droit d’acheter à un prix fixé), car ces anticipations peuvent élargir les amplitudes de marché sur le S&P 500.

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Les analystes de NBC Ethan Currie et Taylor Schleich s’attendent à ce que la Banque du Canada maintienne ses taux à 2,25 %, tout en évaluant l’inflation

Les analystes de la Banque Nationale du Canada, Ethan Currie et Taylor Schleich, s’attendent à ce que la Banque du Canada maintienne le taux cible du financement à un jour à 2,25%. Ce serait une quatrième décision consécutive de statu quo. Ils s’attendent à ce que la Banque répète que sa politique monétaire est correctement ajustée. Ils pensent que les décideurs « regarderont au-delà » d’un pic d’inflation globale de l’indice des prix à la consommation (IPC) lié à la guerre, car l’inflation sous-jacente (c’est-à-dire l’inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et certains aliments) reste modérée.

Perspectives d’inflation et tendances sous-jacentes

La mise à jour pourrait inclure une prévision plus élevée de l’inflation « tous articles » (l’IPC global) en raison de la hausse des prix à la pompe. Les projections d’inflation sous-jacente devraient peu évoluer. Les prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB, la valeur totale des biens et services produits) pourraient être légèrement revues à la baisse. Cela fait suite à des résultats du T4 2025 plus faibles que prévu, à des indicateurs pour le T1 2026 inférieurs aux estimations, et à un marché du travail décevant. La Banque pourrait indiquer que les risques pesant sur la croissance sont orientés à la baisse, tandis que les risques pour l’inflation sont orientés à la hausse.

Stratégie de marché et implications pour la devise

Les dernières données d’inflation de mars 2026 confortent cette posture stable, même si elles rendent la lecture difficile pour le marché. Alors que l’IPC global reste élevé à 3,8% sous l’effet de la hausse de l’essence liée à la guerre, les mesures sous-jacentes sur lesquelles la Banque se concentre évoluent correctement, juste sous la cible à 1,9%. Cet écart permet à la banque centrale de justifier une approche patiente et d’ignorer un choc énergétique temporaire. Les chiffres de croissance confirment la prudence de la Banque et donnent des arguments contre des hausses de taux. La faible croissance annualisée du PIB de 0,5% au quatrième trimestre 2025 a été suivie de créations d’emplois limitées: le Canada n’a ajouté que 10 000 emplois le mois dernier, et le taux de chômage est monté à 6,3%. Cette faiblesse de fond suggère que le prochain mouvement de la Banque pourrait autant être une baisse qu’une hausse, même si ce n’est probablement pas pour tout de suite. Pour les intervenants sur les produits dérivés (des contrats financiers dont la valeur dépend d’un autre actif, comme un taux), la stabilité sur les maturités courtes de la courbe des taux (les taux à court terme) plaide pour une stratégie de vente de volatilité (parier sur des variations limitées des prix). Vendre des options (des contrats donnant un droit d’achat ou de vente à un prix fixé) sur des contrats à terme CORRA (référence du taux à très court terme au Canada) arrivant à échéance dans un à deux mois pourrait être rentable, la Banque ayant peu de chances de signaler un changement. En revanche, le déséquilibre des risques — croissance plus faible et inflation plus élevée — peut justifier l’achat d’options à plus longue échéance comme couverture à faible coût contre un tournant plus marqué plus tard dans l’année. Cette divergence de forces crée aussi un tiraillement sur le dollar canadien. L’orientation accommodante de la Banque (une politique qui tend à soutenir l’activité via des taux plus bas) pèse sur la devise, mais des prix du pétrole élevés — le WTI (prix de référence du pétrole américain) se maintenant autour de 95 dollars le baril — apportent un soutien important. Cela plaide pour utiliser des options de change afin de jouer un USD/CAD évoluant dans une fourchette (une paire qui oscille sans tendance claire), tant qu’aucune de ces forces ne prend le dessus.

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