Semaine à venir : Pfister (Commerzbank) anticipe une hausse prochaine de l’EUR/CHF, à mesure que l’euro se renforce et que les anticipations de relèvement des taux de la BNS s’estompent, sous l’effet de la rhétorique de la banque centrale

Michael Pfister, de Commerzbank, prévoit une hausse de l’EUR/CHF dans les prochains mois si l’euro se redresse et si les marchés repoussent les hausses de taux attendues de la Banque nationale suisse (BNS). Il indique que la BNS a recours à des messages répétés pour freiner la récente appréciation du franc (c’est-à-dire sa hausse face aux autres monnaies). Les anticipations de marché sur un resserrement de la BNS (autrement dit, une politique monétaire plus stricte, notamment via des hausses de taux) ont changé depuis le début de la guerre en Iran, avec environ une hausse de taux intégrée dans les prix d’ici la fin de l’année. Pfister juge peu probable une hausse de taux cette année.

Potentiel haussier à court terme sur l’EUR/CHF

Il s’attend à ce que la Banque centrale européenne (BCE) relève ses taux en juin, tandis que la BNS les maintiendrait inchangés. Cela augmenterait l’écart de taux d’intérêt en faveur de l’euro (différence entre les taux de la zone euro et ceux de la Suisse) et, dans ce scénario, rendrait le franc moins attractif. Il décrit une approche de la BNS faite de déclarations publiques pour influencer la monnaie (plutôt que d’actions fortes), de faibles interventions réelles sur le marché des changes (achats/ventes de devises par la banque centrale) et de taux stables. Selon lui, cela pourrait pousser l’EUR/CHF à gagner encore environ deux centimes, une fois la récente faiblesse de l’euro pleinement intégrée dans les prix. Il anticipe ensuite un nouveau renforcement du franc, à mesure que la faible inflation en Suisse et des finances publiques plus solides (niveau d’endettement de l’État) reprennent de l’importance pour les investisseurs. Dans ce cadre, l’EUR/CHF est attendu de nouveau en baisse progressive jusqu’en 2027. La stratégie de la BNS semble combiner des déclarations visant à limiter la hausse du franc tout en gardant les taux inchangés, un schéma déjà observé début 2025. Avec l’inflation suisse d’avril à 1,4%, la pression pour relever les taux est faible. À l’inverse, dans la zone euro, l’inflation reste plus élevée autour de 2,5%, ce qui conduit la BCE à rester prudente, et augmente l’écart de taux en faveur de l’euro.

Mise en œuvre et calendrier

Cette divergence suggère une fenêtre en faveur d’une hausse possible de l’EUR/CHF au cours des prochains mois. Les opérateurs peuvent envisager d’acheter des options d’achat (call, un contrat qui donne le droit d’acheter à un prix fixé) sur EUR/CHF avec un prix d’exercice (strike, le prix fixé dans le contrat) proche de la parité 1,0000, en visant des échéances (date d’expiration du contrat) de fin d’été, comme août ou septembre 2026. Cette approche permet de se positionner sur un mouvement haussier tout en définissant clairement le risque maximum (limité à la prime payée pour l’option). Lors de la poussée de tensions liée au conflit iranien en 2025, les anticipations de hausses de taux de la BNS avaient fortement augmenté, sans se matérialiser. Le marché intègre de nouveau une faible probabilité de hausse d’ici la fin de l’année, jugée peu crédible. La BNS semble suivre la même ligne: influencer par la communication plutôt que par des changements de politique monétaire. Toutefois, cette opportunité pourrait être temporaire, car la force structurelle du franc pourrait réapparaître plus tard dans l’année. Les finances publiques suisses solides, avec un ratio dette publique/PIB historiquement inférieur à 40% (dette de l’État rapportée à la taille de l’économie), et une inflation durablement plus faible devraient finir par attirer des capitaux vers le franc. Les positions acheteuses (positions « longues », c’est-à-dire gagnantes si l’EUR/CHF monte) doivent donc être gérées en prévoyant une sortie avant le dernier trimestre 2026, période où cette tendance de long terme pourrait reprendre.

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Bessent a déclaré à Fox News que les États-Unis contrôlent et rouvrent le détroit d’Ormuz, rapporte Reuters

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré lundi sur Fox News que les États-Unis « ouvrent » le détroit d’Ormuz et en ont le « contrôle absolu », selon Reuters. Il a affirmé que l’Iran ne contrôle pas le détroit. Bessent a indiqué que les États-Unis ne tirent qu’en cas de riposte. Il a ajouté que le moment serait bien choisi pour que les partenaires internationaux accentuent la pression sur l’Iran.

Les responsables affirment contrôler le détroit

Il a dit penser que le marché serait très bien approvisionné. Il a reconnu que les prix de l’essence pèsent sur les Américains, mais s’attend à une baisse rapide des prix à la fin du conflit. L’indice du dollar (US Dollar Index) n’a pas réagi immédiatement à ces commentaires. Il progressait de 0,12% sur la séance, à 98,32. On nous indique que le détroit d’Ormuz est sous contrôle et que le marché restera bien approvisionné. Toutefois, ce message officiel se heurte au niveau de risque actuel pour le transport de pétrole. Les opérateurs de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme le pétrole, par exemple options et contrats à terme) doivent y voir surtout une tentative d’influencer le sentiment de marché, et non la preuve d’une situation sans risque. L’indice de volatilité du pétrole brut de la CBOE (OVX, un indicateur de volatilité implicite, c’est-à-dire des variations de prix attendues par le marché à partir des options) a grimpé près de 55 ces dernières semaines, un niveau inédit depuis les perturbations logistiques de 2025. Cela signifie que le marché des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé à l’avance) intègre de fortes variations de prix, ce qui contredit le ton rassurant des responsables. Dans ce contexte, des stratégies visant à profiter d’une forte volatilité, comme l’achat de « straddles » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, pour miser sur un mouvement important quel que soit le sens) sur les contrats à terme (futures) sur le Brent, peuvent être envisagées.

Les marchés d’options signalent un risque élevé

Même si les responsables assurent ne tirer qu’en cas d’attaque, une erreur de calcul pourrait interrompre les près de 18 millions de barils de pétrole qui transitent chaque jour par le détroit. On se souvient que des attaques de drones à la mi-2019 avaient fait bondir les futures sur le Brent de plus de 14% en une seule séance. Au vu de ces précédents, l’achat d’options d’achat « hors de la monnaie » (prix d’exercice au-dessus du prix actuel, donc moins chères mais nécessitant une hausse plus forte) sur le pétrole pour les prochains mois offre une manière de se positionner sur une escalade potentielle avec un risque limité (la perte maximale est la prime payée). Affirmer que les prix de l’essence baisseront « quand le conflit prendra fin » est révélateur, car aucun calendrier n’est donné. Cette incertitude crée des opportunités sur le secteur de l’énergie. On peut utiliser des options sur des ETF énergie comme le XLE (fonds indiciel coté qui réplique un panier d’actions du secteur énergie) pour se couvrir (réduire un risque) ou spéculer sur la poursuite de la force des producteurs de pétrole, qui bénéficient d’une prime de risque plus élevée (surcoût de prix lié au risque géopolitique). La réaction faible du dollar suggère que le marché des changes considère déjà la devise américaine comme une valeur refuge (actif recherché en période de stress). Une tension durable pourrait prolonger ce mouvement, ce qui soutiendrait une position acheteuse sur le dollar (parier sur sa hausse) face aux monnaies des grands pays importateurs de pétrole. Cela apparaît comme une manière moins volatile de rester exposé au risque géopolitique.

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Bob Savage de BNY souligne que Prasanna Gai (RBNZ) rejette des hausses automatiques des taux après les chocs sur le détroit d’Hormuz

Le membre du comité de politique monétaire de la RBNZ (Banque de réserve de Nouvelle-Zélande), Prasanna Gai, a déclaré que le choc d’offre lié au détroit d’Ormuz ne justifie pas des hausses de taux d’intérêt automatiques. Il a défendu une approche classique consistant à « regarder au-delà » d’un choc d’offre (c’est-à-dire ne pas réagir immédiatement à une hausse des prix temporaire provoquée par une perturbation de l’offre). Gai a indiqué qu’un durcissement préventif (remonter les taux avant que l’inflation ne s’installe) n’est justifié que lorsque la synchronisation économique est élevée (économies qui évoluent au même rythme) et que des mécanismes de coordination sont actifs (capacité des acteurs économiques et des marchés à s’ajuster de façon ordonnée). Selon lui, ces conditions ne sont pas réunies actuellement.

Implications pour le taux neutre

Il a également estimé que le choc a relevé le taux d’intérêt neutre (niveau de taux qui ne stimule ni ne freine l’économie), ce qui implique une base plus élevée pour une future normalisation de la politique monétaire (retour vers des taux plus « normaux »). Ces propos s’inscrivent dans le contexte d’une économie néo-zélandaise fragile et des fortes baisses de taux opérées en 2025. Des commentaires récents de la RBNZ suggèrent qu’elle « regardera au-delà » du choc d’inflation lié au détroit d’Ormuz. Cela réduit la probabilité de hausses de taux à court terme, ce qui peut rendre intéressant le fait de recevoir le taux fixe sur des swaps de taux néo-zélandais à court terme (contrats de couverture où l’on reçoit un taux fixe et paie un taux variable, pariant sur une stabilité ou une baisse des taux). Nous voyons l’Official Cash Rate (OCR, taux directeur) probablement inchangé au moins jusqu’au troisième trimestre 2026. Cette orientation accommodante (dite « dovish », c’est-à-dire favorable à des taux bas) s’explique par un environnement économique fragile, avec une croissance du PIB au T1 2026 limitée à 0,2 %. Dans le même temps, l’inflation globale (inflation « headline », incluant tous les postes) est restée élevée à 4,0 %, mais les décideurs signalent clairement qu’ils privilégient la faiblesse des perspectives de croissance. Ils semblent prêts à tolérer une pression sur les prix jugée temporaire pour éviter d’affaiblir davantage l’économie.

Implications de marché pour le kiwi

L’écart de politique monétaire avec des banques centrales plus restrictives (« hawkish », plus enclines à maintenir ou relever les taux), comme la Réserve fédérale américaine qui maintient des taux élevés, devrait peser sur le dollar néo-zélandais. Nous anticipons de nouvelles pressions sur le taux de change NZD/USD, déjà en baisse de plus de 3 % depuis mars. Des stratégies via options, comme l’achat de puts (droits de vendre à un prix fixé, qui gagnent de la valeur si le NZD baisse) ou la mise en place de spreads baissiers en puts (achat et vente de puts à différents prix d’exercice pour réduire le coût), pourraient être intéressantes dans les prochaines semaines. Avec le recul de mai 2026, il faut garder en tête le cycle d’assouplissement marqué de la RBNZ l’an dernier. La banque centrale a abaissé ses taux de 125 points de base en 2025 (1,25 point de pourcentage) pour contrer un net ralentissement ; un retournement rapide aujourd’hui serait peu cohérent avec ses actions récentes. Cet historique renforce sa communication prudente et accommodante. Cependant, le constat d’un taux neutre plus élevé est un signal structurel à ne pas négliger. Cela suggère que si le « front-end » de la courbe des taux (échéances courtes) peut rester ancré, les rendements obligataires plus longs pourraient augmenter, rendant la courbe plus pentue (écart plus élevé entre taux longs et taux courts). Les investisseurs devraient donc rester prudents sur des positions uniquement accommodantes sur les segments 5 ans et 10 ans. Cette tension entre une banque centrale accommodante et des pressions inflationnistes externes devrait accroître la volatilité des marchés (amplitude des variations de prix). La volatilité implicite NZD à 3 mois (anticipation par le marché des fluctuations futures, déduite des prix des options) est déjà remontée à 9,5 %, reflétant cette incertitude. Acheter de la volatilité via des options, par exemple avec des straddles sur le dollar néo-zélandais (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice, profitant d’un mouvement fort dans un sens ou dans l’autre) avant la prochaine réunion de la RBNZ, peut constituer une approche plus prudente dans ce contexte.

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BNP Paribas prévoit une croissance américaine supérieure à la tendance en 2026, PIB à 2,4 %, inflation à 3,3 %, taux directeurs de la Fed stables à 3,5 %-3,75 %

BNP Paribas prévoit une croissance du PIB américain de 2,4% en 2026, contre 2,1% en 2025. La banque table sur une inflation à 3,3% en 2026 et s’attend à ce qu’elle reste au-dessus de l’objectif jusqu’en 2028, en raison de prix du pétrole plus élevés et de droits de douane (taxes appliquées aux importations). La fourchette cible des Fed Funds (taux directeur à court terme de la Réserve fédérale, qui influence le coût du crédit) devrait rester à 3,5%-3,75%. La prévision intègre un changement de ton du Federal Open Market Committee (FOMC, l’organe de la Fed qui décide des taux) vers une « outlook à deux sens », c’est-à-dire la possibilité de relever ou de baisser les taux selon l’évolution de la conjoncture.

Le dollar recule face à l’euro

BNP Paribas anticipe un affaiblissement progressif du dollar face à l’euro dans son scénario central. Elle décrit ce scénario comme une normalisation graduelle au Moyen-Orient et des pressions persistantes sur les prix. La banque prévoit un EUR/USD à 1,21 au T4 2026 et à 1,25 au T4 2027. L’économie américaine tourne au-dessus de son potentiel (rythme de croissance soutenable sans tension excessive sur les prix) cette année, avec une croissance attendue de 2,4%. Les dernières données du T1 2026 ont confirmé cette solidité, avec une croissance annualisée de 2,6% (taux trimestriel converti en rythme annuel). Cette dynamique indique que l’économie absorbe bien le niveau actuel des taux d’intérêt. L’inflation reste tenace et devrait s’établir en moyenne à 3,3% cette année, comme en 2025 où elle est restée au-dessus de l’objectif. Cette persistance rend peu probable une baisse des taux à court terme. BNP Paribas s’attend donc à une stabilité de la fourchette des Fed Funds à 3,5%-3,75% sur le reste de l’année.

Conséquences pour le trading sur l’EUR/USD

Ce tableau plaide pour un affaiblissement graduel du dollar face à l’euro. À mesure que la surperformance américaine s’atténue et que les flux de diversification (déplacement d’investissements vers plusieurs zones pour réduire le risque) se poursuivent, l’attrait du dollar devrait diminuer. L’objectif est un EUR/USD à 1,21 d’ici la fin de l’année. Pour les opérateurs de marché, cette perspective suggère de se positionner sur une hausse lente et régulière de la paire EUR/USD, actuellement proche de 1,1850. L’achat d’options d’achat (call, droit d’acheter un actif à un prix fixé à l’avance) à longue maturité sur l’euro peut être un moyen d’être exposé à cette progression attendue. La volatilité de marché (ampleur des variations de prix) relativement faible implique que ces options ne sont pas particulièrement chères. Dans un scénario de Fed stable, des stratégies d’options visant à profiter d’un faible mouvement des taux, comme la vente de « strangles » (vente simultanée d’une option d’achat et d’une option de vente éloignées du prix actuel) sur des contrats à terme SOFR (futures indexés sur le taux SOFR, un taux de référence à très court terme aux États-Unis), peuvent aussi être envisagées. L’idée principale pour les prochaines semaines est de privilégier une hausse graduelle de l’euro, plutôt qu’un mouvement brusque.

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Le PMI manufacturier S&P Global du Brésil a grimpé à 52,6 en avril, contre 49 précédemment.

L’indice PMI manufacturier S&P Global du Brésil a progressé à 52,6 en avril, contre 49 auparavant. Un niveau supérieur à 50 signale une expansion (activité en hausse), tandis qu’un niveau inférieur à 50 indique une contraction (activité en baisse).

Implications pour la dynamique économique

La hausse du PMI manufacturier brésilien à 52,6 est un signal net de reprise de l’activité. Le passage d’une zone de contraction à une zone d’expansion indique que la production des usines et les nouvelles commandes repartent. Cela peut conduire à réexaminer les actifs brésiliens pour un potentiel de hausse dans les prochaines semaines. Ces données plaident en faveur de positions haussières sur les actions brésiliennes. L’indice Ibovespa (principal indice boursier du Brésil), qui évolue dans une fourchette étroite autour de 128 000 points, pourrait sortir par le haut grâce à cette amélioration des perspectives. Il peut être pertinent d’envisager l’achat d’options d’achat (« call », un contrat donnant le droit d’acheter un actif à un prix fixé à l’avance) sur l’indice ou sur de grands groupes des secteurs industriel et des matériaux, qui profitent directement de ce regain d’activité. Le renforcement du secteur manufacturier peut aussi soutenir le real brésilien. Après avoir vu la paire USD/BRL (taux de change dollar/real) rester au-dessus de 5,00 pendant la majeure partie du premier trimestre, ce chiffre pourrait déclencher un mouvement vers 4,90. Des positions profitant d’un real plus fort peuvent être envisagées, par exemple la vente de contrats à terme (« futures », contrats standardisés permettant d’acheter ou de vendre plus tard à un prix convenu) sur l’USD/BRL. La volatilité (fortes variations de prix) observée une grande partie de 2025, alimentée par l’incertitude sur les taux d’intérêt et la demande mondiale, avait pesé sur le marché. Le PMI était alors passé sous 50 pendant plusieurs mois d’affilée, une séquence désormais clairement interrompue. Le niveau actuel est le plus élevé depuis plus de dix-huit mois, ce qui suggère une reprise plus solide. En revanche, ce tableau plus favorable peut compliquer la trajectoire de la banque centrale. Alors que le marché anticipait de nouvelles baisses du taux Selic (taux directeur du Brésil, qui guide le coût du crédit), cette vigueur pourrait conduire les décideurs à marquer une pause pour s’assurer que l’inflation reste sous contrôle. Il faudra surveiller de près les prochaines publications d’inflation, car un ton plus restrictif (« hawkish », c’est-à-dire davantage orienté vers la lutte contre l’inflation via des taux plus élevés) pourrait limiter l’optimisme des marchés.

Principaux risques et points de suivi des politiques publiques

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Both et Lawrence (TD Securities) prévoient que la Banque du Canada maintiendra son taux à 2,25 % jusqu’en 2026, avant une hausse à 2,75 % en 2027

TD Securities prévoit que la Banque du Canada maintiendra le taux du financement à un jour (le taux directeur appliqué aux prêts interbancaires sur une nuit) à 2,25 % jusqu’en 2026. La banque anticipe un retour vers un taux « neutre » de 2,75 % (niveau considéré comme ni stimulant ni restrictif pour l’économie) début 2027, via deux hausses de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) en janvier et en mars. Le communiqué de politique monétaire avait un ton légèrement accommodant (c’est-à-dire plutôt favorable à des taux plus bas) et indiquait que des conditions commerciales plus faibles pourraient conduire à de nouvelles baisses de taux. Il mentionnait aussi que la hausse des risques géopolitiques pourrait entraîner des relèvements consécutifs, ce qui a provoqué un ajustement des anticipations sur les échéances courtes du marché (les taux à court terme).

Prix du pétrole et choc d’inflation

La hausse des prix du pétrole, liée aux tensions entre les États-Unis et l’Iran et aux menaces sur l’offre mondiale de brut, est décrite comme un choc d’inflation (une hausse soudaine des prix qui pousse l’inflation vers le haut). Le scénario suppose que les décideurs peuvent attendre d’y voir plus clair sur les risques géopolitiques et sur leur effet sur l’IPC (indice des prix à la consommation, mesure standard de l’inflation). L’inflation culminerait autour de 3 % au T2, au-dessus des projections du Rapport sur la politique monétaire d’avril. L’hypothèse est aussi que les anticipations d’inflation restent bien ancrées (le public s’attend à une inflation stable), que la diffusion de l’inflation est plus faible (la hausse des prix touche moins de catégories), et que la dynamique de l’inflation sous-jacente reste modérée (la tendance de fond, hors éléments volatils, ne s’accélère pas). La prévision a été ramenée à deux hausses vers 2,75 % début 2027, contre trois auparavant. Nous attendons que la Banque du Canada maintienne son taux à un jour à 2,25 % jusqu’à la fin de 2026. Les prix de marché, reflétés par les contrats à terme sur acceptations bancaires (des contrats qui traduisent les anticipations de taux à court terme), indiquent une probabilité d’au moins une hausse de taux d’ici la fin de l’année. Nous pensons néanmoins que la Banque restera patiente malgré la nervosité récente des marchés.

Conséquences pour les anticipations à court terme

La montée des tensions géopolitiques a propulsé le WTI (pétrole américain de référence) au-delà de 95 dollars le baril, créant un choc d’inflation. Alors que l’IPC global de mars est ressorti à 2,9 %, les mesures sous-jacentes, comme l’IPC-trim (mesure de l’inflation de base de la Banque du Canada qui écarte les variations de prix les plus extrêmes), sont restées stables autour de 2,1 %. Cela suggère que la pression sous-jacente sur les prix n’est pas assez générale pour forcer la main de la Banque. La Banque peut ainsi ignorer la hausse temporaire de l’inflation globale, ce qui est cohérent avec sa conduite au second semestre 2025, lorsqu’elle a d’abord marqué une pause dans ce cycle. Les anticipations d’inflation restant bien ancrées, les décideurs ont la latitude d’attendre davantage de visibilité. En conséquence, les investisseurs doivent considérer que le seuil nécessaire à une hausse de taux en 2026 est plus élevé que ce que le marché suggère. L’écart entre notre analyse et les prix de marché indique que l’extrémité courte de la courbe des taux canadienne (les rendements à court terme) est trop pentue. Des stratégies sur options qui profitent d’une faible volatilité (amplitudes de variations de prix limitées) et d’un taux à un jour stable, comme vendre des « straddles » (vendre simultanément une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice) sur des contrats à terme de taux courts, pourraient être pertinentes. Cette position mise sur l’absence de surprise « restrictive » (plus de hausses de taux que prévu) déjà intégrée par le marché. Le retour vers un taux neutre serait plutôt une histoire de début 2027, avec deux hausses graduelles de 25 points de base. Il s’agit d’un rythme de normalisation (retour à des niveaux de taux plus « standards ») plus lent que prévu il y a quelques mois. À court terme, cela renforce l’idée que la Banque privilégiera la stabilité plutôt qu’une réaction aux à-coups des prix de l’énergie.

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Société Générale : la confiance a chuté en avril, assombrissant les perspectives de la zone euro, sur fond d’indices faibles, de resserrement du crédit et de demande atone

La confiance des entreprises et des ménages dans la zone euro a reculé davantage que prévu en avril. L’indice de confiance économique de la Commission européenne atteint son plus bas niveau depuis cinq ans, et la confiance des consommateurs son plus bas niveau depuis trois ans. Les conditions de crédit se durcissent (les banques prêtent moins facilement) et la demande intérieure (dépenses des ménages et des entreprises dans la zone euro) semble faible. Malgré cela, l’estimation préliminaire du PIB du 1er trimestre montre une hausse de 0,1% par rapport au trimestre précédent. L’Allemagne progresse de 0,3%, l’Espagne de 0,6% et l’Italie de 0,2%, tandis que la France est stable et le PIB irlandais recule de 2% par rapport au trimestre précédent.

Les prochaines statistiques réduisent l’élan

Les chiffres à venir devraient montrer un ralentissement en avril, surtout dans les services (activités comme le commerce, les transports, l’hôtellerie, les services aux entreprises). Les ventes au détail de mars pourraient encore baisser, avec des ventes au détail allemandes en recul de 2% sur un mois. En Allemagne, les commandes à l’industrie de mars, la production industrielle et les statistiques du commerce pourraient signaler une croissance modeste, avec des perspectives affectées par le choc des prix de l’énergie (hausse brutale qui pèse sur les coûts et la consommation). En France, la production industrielle pourrait rebondir, mais sans garantie de durée. Les bilans des ménages et des entreprises sont décrits comme solides (niveaux de dette et de trésorerie jugés gérables). Les investissements liés à l’IA (intelligence artificielle), à l’énergie et à la défense, ainsi que la relance budgétaire allemande (dépenses publiques et baisses d’impôts) sont présentés comme des facteurs susceptibles de soutenir l’activité. La zone euro fait face à des signaux divergents. La confiance des entreprises et des consommateurs a plus baissé que prévu en avril, l’indicateur de sentiment économique de la Commission européenne tombant à un plus bas de cinq ans à 95,5. Toutefois, cette faiblesse n’apparaît pas encore pleinement dans les données « réelles » (chiffres observés comme le PIB, la production, les ventes), l’économie ayant tout de même progressé de 0,1% au dernier trimestre.

Stratégies sur options et couverture

Le durcissement des conditions de crédit est un risque majeur pour la croissance à venir. La dernière enquête de la Banque centrale européenne indique qu’en net 15% des banques ont durci leurs critères d’octroi de prêts aux entreprises (elles demandent plus de garanties et acceptent moins de dossiers). Un schéma comparable a été observé en 2023, lorsque la hausse des taux avait commencé à freiner les dépenses, ce qui suggère que la demande intérieure pourrait rester sous pression dans les prochains mois. Dans ce contexte, acheter des options de vente (« put », contrat qui gagne de la valeur si un actif baisse) sur des secteurs de consommation discrétionnaire (biens et services non essentiels, sensibles au cycle économique) peut servir de couverture contre un ralentissement. À l’inverse, des facteurs peuvent limiter le risque de baisse marquée, comme des bilans d’entreprises solides et certaines tendances d’investissement. Les flux de capitaux (investissements) restent orientés vers l’IA, l’énergie et surtout la défense, avec le fonds allemand de 100 milliards d’euros encore en cours de déploiement, soutenant l’industrie. Cela suggère que des options d’achat (« call », contrat qui gagne de la valeur si un actif monte) sur des indices européens de défense et d’aéronautique peuvent offrir un potentiel de hausse, même si la consommation reste faible. Cette opposition entre un moral en berne et des zones de résistance crée une forte incertitude, qui rappelle la volatilité de 2022. L’indice de volatilité VSTOXX (mesure des variations attendues du marché actions de la zone euro), autour de 18, reste sous ses pics de crise mais reflète cette tension. Les opérateurs peuvent utiliser des stratégies comme le straddle (achat simultané d’un call et d’un put, pour profiter d’un mouvement important dans un sens ou dans l’autre) sur l’Euro Stoxx 50 pour tirer parti d’une forte variation des cours, la situation pouvant évoluer rapidement dans un sens comme dans l’autre.

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En avril, le total des ventes de véhicules neufs en Afrique du Sud a reculé à 47 979, contre 58 060 précédemment.

Les ventes totales de véhicules neufs en Afrique du Sud ont reculé à 47 979 en avril, contre 58 060 sur la période précédente. La forte baisse des ventes automobiles en avril est, selon nous, un signal clair d’affaiblissement de la confiance des consommateurs en Afrique du Sud. Ce recul d’environ 17,4 % d’un mois sur l’autre suggère que les taux d’intérêt élevés — que la SARB (Banque centrale d’Afrique du Sud) maintient à 8,25 % depuis mi-2023 — pèsent désormais sur les dépenses des ménages. Il s’agit d’un indicateur défavorable pour l’économie domestique.

Faiblesse du rand et positionnement via options

La réaction immédiate attendue est une nouvelle faiblesse du rand sud-africain. Dans ce contexte, nous envisageons d’acheter des options d’achat (call options, des contrats qui donnent le droit d’acheter une devise à un prix fixé à l’avance) sur USD/ZAR avec des échéances en juin et juillet, en visant des prix d’exercice (strike, le niveau de prix déclenchant le droit d’achat) au-dessus de 19,70. La devise est sensible aux chocs de croissance (mauvaises nouvelles sur l’activité économique), et ces données constituent un nouveau catalyseur (un élément déclencheur) vers 20,00 face au dollar américain. Côté actions, ces données touchent directement les valeurs automobiles et financières cotées à la JSE (Bourse de Johannesburg). Nous privilégions l’achat d’options de vente (put options, des contrats qui donnent le droit de vendre à un prix fixé) sur des sociétés comme Motus Holdings, car les revenus des concessions devraient être sous pression. Nous regardons aussi des puts sur FirstRand et Standard Bank, car un ralentissement du financement automobile pèsera sur la croissance de leur portefeuille de prêts (ensemble des crédits accordés). Ce repli d’un secteur clé renforce le scénario de stagflation (croissance faible avec inflation élevée) que nous suivons. En revenant sur le ralentissement de la consommation en 2025, on se souvient que les actions liées aux dépenses « non essentielles » (dépenses discrétionnaires) avaient sous-performé (fait moins bien) que le marché au sens large pendant deux trimestres consécutifs après des statistiques similaires. Nous utiliserons donc des options de vente sur l’ETF Satrix 40 (fonds coté répliquant les 40 plus grandes capitalisations sud-africaines) afin de couvrir (hedger, réduire le risque) nos portefeuilles acheteurs contre un possible repli généralisé du marché. Cette faiblesse économique complique la possibilité, pour la SARB, d’envisager de nouvelles hausses de taux, même si l’inflation reste durablement au-dessus du point médian de 4,5 % de sa fourchette cible. La dernière publication de l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure standard de l’inflation) de mars faisait ressortir une inflation à 5,3 %, rendant la prochaine décision de la SARB très incertaine. Cette incertitude devrait faire monter la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options), ce qui peut rendre profitables des stratégies « longues en vega » (stratégies qui gagnent quand la volatilité implicite augmente), comme des straddles (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice) sur les contrats à terme (futures, contrats d’achat/vente à une date future à un prix convenu) sur l’ALSI (JSE All Share Index, indice actions regroupant la majorité des valeurs cotées).

Taux, inflation et stratégies sur la volatilité

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Volkmar Baur, de Commerzbank, affirme que les traders anticipent une nouvelle hausse des taux de la RBA, l’inflation demeurant élevée et le ton restant restrictif

La RBA se réunit demain pour sa troisième réunion de politique monétaire de l’année et la plupart des prévisions tablent sur une nouvelle hausse. Dans une enquête Bloomberg auprès de 28 économistes, 27 anticipent une hausse de 25 points de base (soit +0,25 point de pourcentage), tandis qu’un seul prévoit un statu quo. Les marchés à terme (contrats financiers qui donnent une indication de ce que le marché anticipe pour les taux) intègrent environ 75% de probabilité d’une hausse. Une pause reste toutefois possible, compte tenu du resserrement déjà engagé (hausse des taux pour freiner l’inflation), de statistiques plus faibles en mars et d’un conseil potentiellement divisé.

Anticipations d’inflation et perspectives de politique monétaire

L’inflation de mars s’est établie à 4,6%, au-dessus de la cible de la RBA (2–3%). Même en excluant l’énergie (souvent volatile), l’inflation resterait au-dessus de l’objectif. Les enquêtes du Melbourne Institute montrent que les anticipations d’inflation (ce que ménages et entreprises pensent que l’inflation sera) sont remontées à 5,9%, soit plus d’un point de pourcentage au-dessus du niveau de début d’année. Les « effets de second tour » n’apparaissaient pas dans les chiffres d’inflation de mars. Il s’agit d’un mécanisme où l’inflation initiale entraîne ensuite des hausses de salaires et de prix plus larges, qui entretiennent la hausse des prix. Des anticipations d’inflation plus élevées peuvent toutefois accroître ce risque dans les prochains mois. Les discours récents suggèrent que les membres de la RBA ont, en moyenne, adopté un ton plus « faucon » (favorable à des hausses de taux pour combattre l’inflation) depuis la dernière hausse. L’effet des précédentes hausses de taux peut mettre du temps à se transmettre à l’économie réelle (consommation, investissement, emploi). Les données récentes confortent ce biais restrictif, avec l’indicateur mensuel d’inflation (CPI) d’avril 2026 remonté à 4,7%, signe que l’inflation n’est pas encore maîtrisée. Par ailleurs, le taux de chômage reste faible à 3,9%, ce qui peut donner à la RBA le sentiment que l’économie peut supporter un nouveau resserrement. Malgré cette forte probabilité de hausse, l’hypothèse d’une pause surprise doit être prise en compte. L’impact complet des deux dernières hausses n’a pas encore été pleinement ressenti par l’économie. Un virage plus « colombe » (plus accommodant, donc moins enclin à relever les taux) surprendrait, la RBA pouvant invoquer un ralentissement des ventes au détail pour temporiser. Dans ce contexte, la volatilité du dollar australien semble sous-estimée à l’approche de l’annonce. Les opérateurs peuvent envisager des options AUD/USD à très courte échéance, par exemple un « straddle » (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, pour profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre). Le risque est asymétrique: une pause surprise provoquerait probablement une baisse plus marquée de l’AUD qu’une hausse attendue ne le ferait monter. Pour ceux qui traitent les contrats à terme sur taux, le niveau actuel intègre déjà la hausse attendue. Une position qui profite d’un scénario « pas de hausse », comme l’achat de contrats à terme sur obligations d’État australiennes à 3 ans, offre un profil risque/rendement intéressant. En cas de pause, ces contrats monteraient fortement, car les rendements (taux des obligations) baisseraient.

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Un responsable iranien a déclaré que l’Iran avait averti un navire de guerre américain dans le détroit d’Ormuz ; l’ampleur des dégâts reste incertaine, selon Reuters

Un haut responsable iranien a déclaré à Reuters que l’Iran avait tiré un coup de semonce (tir non destiné à toucher la cible, pour avertir) en direction d’un navire de guerre américain afin de l’empêcher d’entrer dans le détroit d’Ormuz. Le responsable a indiqué qu’il n’était pas clair si des dégâts avaient été causés. L’agence iranienne Tasnim, citant une source non identifiée, a rapporté que Téhéran se dit prêt à toute éventualité. Selon cette information, l’Iran ne laissera pas les forces américaines franchir le détroit d’Ormuz.

Réaction des marchés et fermeté du dollar

Sur les marchés, le dollar américain est resté ferme face aux autres grandes monnaies dans la seconde partie de la séance de lundi. L’indice du dollar (mesure de la force du billet vert face à un panier de devises) gagnait 0,2% à 98,40 au moment de la publication.

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