Potentiel haussier à court terme sur l’EUR/CHF
Il s’attend à ce que la Banque centrale européenne (BCE) relève ses taux en juin, tandis que la BNS les maintiendrait inchangés. Cela augmenterait l’écart de taux d’intérêt en faveur de l’euro (différence entre les taux de la zone euro et ceux de la Suisse) et, dans ce scénario, rendrait le franc moins attractif. Il décrit une approche de la BNS faite de déclarations publiques pour influencer la monnaie (plutôt que d’actions fortes), de faibles interventions réelles sur le marché des changes (achats/ventes de devises par la banque centrale) et de taux stables. Selon lui, cela pourrait pousser l’EUR/CHF à gagner encore environ deux centimes, une fois la récente faiblesse de l’euro pleinement intégrée dans les prix. Il anticipe ensuite un nouveau renforcement du franc, à mesure que la faible inflation en Suisse et des finances publiques plus solides (niveau d’endettement de l’État) reprennent de l’importance pour les investisseurs. Dans ce cadre, l’EUR/CHF est attendu de nouveau en baisse progressive jusqu’en 2027. La stratégie de la BNS semble combiner des déclarations visant à limiter la hausse du franc tout en gardant les taux inchangés, un schéma déjà observé début 2025. Avec l’inflation suisse d’avril à 1,4%, la pression pour relever les taux est faible. À l’inverse, dans la zone euro, l’inflation reste plus élevée autour de 2,5%, ce qui conduit la BCE à rester prudente, et augmente l’écart de taux en faveur de l’euro.Mise en œuvre et calendrier
Cette divergence suggère une fenêtre en faveur d’une hausse possible de l’EUR/CHF au cours des prochains mois. Les opérateurs peuvent envisager d’acheter des options d’achat (call, un contrat qui donne le droit d’acheter à un prix fixé) sur EUR/CHF avec un prix d’exercice (strike, le prix fixé dans le contrat) proche de la parité 1,0000, en visant des échéances (date d’expiration du contrat) de fin d’été, comme août ou septembre 2026. Cette approche permet de se positionner sur un mouvement haussier tout en définissant clairement le risque maximum (limité à la prime payée pour l’option). Lors de la poussée de tensions liée au conflit iranien en 2025, les anticipations de hausses de taux de la BNS avaient fortement augmenté, sans se matérialiser. Le marché intègre de nouveau une faible probabilité de hausse d’ici la fin de l’année, jugée peu crédible. La BNS semble suivre la même ligne: influencer par la communication plutôt que par des changements de politique monétaire. Toutefois, cette opportunité pourrait être temporaire, car la force structurelle du franc pourrait réapparaître plus tard dans l’année. Les finances publiques suisses solides, avec un ratio dette publique/PIB historiquement inférieur à 40% (dette de l’État rapportée à la taille de l’économie), et une inflation durablement plus faible devraient finir par attirer des capitaux vers le franc. Les positions acheteuses (positions « longues », c’est-à-dire gagnantes si l’EUR/CHF monte) doivent donc être gérées en prévoyant une sortie avant le dernier trimestre 2026, période où cette tendance de long terme pourrait reprendre.
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