Les tensions accrues entre les États-Unis et l’Iran pèsent sur le sentiment, alors que la livre sterling efface ses gains, ramenant le GBP/USD sous 1,3550 après des sommets à 1,3650

La livre sterling (GBP) a effacé ses gains initiaux face au dollar américain (USD) lundi, prolongeant le repli amorcé après le sommet de vendredi au-dessus de 1,3650 jusqu’à des plus bas sous 1,3550. La montée des tensions au Moyen-Orient a renforcé la demande pour le dollar, considéré comme une valeur refuge (actif recherché en période d’incertitude). L’agence iranienne Fars a indiqué que deux missiles avaient touché un navire de guerre américain après que celui-ci a ignoré un avertissement iranien et cherché à franchir le détroit d’Ormuz. Cette information a soutenu les prix du pétrole et le dollar.

Tensions dans le détroit d’Ormuz

Ces mouvements ont suivi l’annonce par le président américain Donald Trump d’un plan visant à libérer des navires bloqués à Ormuz, avec un démarrage prévu lundi. Le plan a été présenté sans détails opérationnels. Téhéran a averti que toute incursion militaire américaine dans les eaux iraniennes serait considérée comme une violation du cessez-le-feu et ferait l’objet d’une réponse « avec toute la force ». Cet avertissement a poussé les investisseurs à réduire leur prise de risque. Au Royaume-Uni, le calendrier économique de lundi est léger. Aux États-Unis, les commandes à l’industrie de mars (indicateur des achats passés aux usines) et un discours de John Williams, président de la Fed de New York (antenne régionale de la banque centrale américaine), sont attendus. Plus tard dans la semaine, l’enquête ADP sur l’emploi américain (estimation privée des créations d’emplois) est prévue mercredi, puis les créations d’emplois hors agriculture, NFP (statistique officielle majeure sur l’emploi) vendredi. D’autres responsables de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) doivent aussi prendre la parole.

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Bob Savage estime que la BCE penche pour une baisse des taux en juin, contrairement à la BoE qui attend des confirmations

La Banque centrale européenne (BCE) a laissé entendre qu’elle penchait pour un changement de taux en juin, à l’inverse de la Banque d’Angleterre (BoE), qui préfère attendre davantage de confirmations. Cela marque un éloignement par rapport au message précédent selon lequel la politique monétaire était « dans une bonne zone ». Les indications de la BCE devraient influencer les anticipations de taux en Europe jusqu’à la fin de l’année, avec des perspectives différentes pour Norges Bank et la Riksbank. Ces écarts devraient peser sur la paire NOK–SEK et sur les attentes de taux dans la zone euro.

Divergence de politique monétaire entre la BCE et la BoE

La présidente Christine Lagarde a indiqué que la BCE ne voyait pas l’économie confrontée à des « effets de second tour » (quand la première hausse des prix entraîne ensuite des hausses de salaires et d’autres prix, ce qui entretient l’inflation), tout en ajoutant qu’elle savait « où va la BCE sur les taux d’intérêt ». Le gouverneur de la BoE, Andrew Bailey, a jugé qu’un statu quo des taux était « une position raisonnable ». Pour la Riksbank, les statistiques d’inflation de mars ont montré des reculs d’un mois sur l’autre de l’IPC et de l’IPC-F. L’IPC (indice des prix à la consommation) mesure l’évolution des prix payés par les ménages. L’IPC-F est un indicateur d’inflation ajusté (souvent calculé à taux d’intérêt constants) pour mieux isoler la tendance sous-jacente. Cela a conduit les marchés à retirer près de 50 points de base (pb, soit 0,50 point de pourcentage) de resserrement attendu jusqu’à mi-avril, avant un rebond des anticipations lié aux incertitudes autour d’un cessez-le-feu. L’article précise avoir été produit avec un outil d’intelligence artificielle et relu par un éditeur. Il est attribué à l’équipe FXStreet Insights Team. La Banque centrale européenne signale nettement une baisse de taux lors de sa réunion de juin, une trajectoire que la présidente Lagarde prépare depuis des semaines. À l’inverse, la Banque d’Angleterre maintient ses taux, l’inflation au Royaume-Uni restant élevée, dernièrement mesurée à 3,1% en avril. Les opérateurs peuvent envisager des stratégies tirant parti de cette divergence, comme des structures d’options (montages utilisant des options, des instruments financiers donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) qui misent sur un euro plus faible face à la livre (EUR/GBP).

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Lors de la séance européenne, le XAU/USD recule sous 4 550 $, les vendeurs visant les précédents plus bas autour de 4 500 $

L’or a encore reculé lundi, s’échangeant juste sous 4 550 $ pendant la séance européenne. Les prix sont passés sous 4 550 $ dans un contexte d’aversion au risque (marchés où les investisseurs réduisent leur exposition aux actifs risqués), avec un support surveillé vers 4 500 $ (zone de prix où la baisse peut ralentir grâce à des achats). La hausse des tensions entre les États-Unis et l’Iran, autour du détroit d’Ormuz, a soutenu le dollar et pesé sur l’or. Le président américain Donald Trump a déclaré qu’un plan existait pour libérer des navires bloqués dans le détroit, sans donner de détails.

Les signaux techniques restent baissiers

L’Iran a indiqué que la voie maritime resterait fermée et a averti que toute action militaire américaine dans la zone serait considérée comme une violation du cessez-le-feu (accord d’arrêt des combats). Téhéran a affirmé qu’il répondrait avec une « pleine force ». Sur le graphique en 4 heures, l’indice de force relative (RSI, indicateur qui mesure la puissance du mouvement des prix) évoluait près de 36, et le MACD (indicateur qui compare deux moyennes mobiles pour évaluer la tendance) restait en territoire négatif. Cela maintenait un biais à court terme baissier (orientation vers une baisse) depuis les sommets de mi-avril. La prochaine zone de support se situait entre le plus bas du 29 avril à 4 510 $ et les plus bas de fin mars juste sous 4 500 $. En dessous, les objectifs étaient le plus bas du 26 mars vers 4 350 $ et celui du 23 mars proche de 4 100 $. À la hausse, une résistance (niveau où la progression peut buter faute d’acheteurs) était repérée au plus haut de vendredi à 4 660 $, avec les sommets de mi-avril sous 4 900 $. Les banques centrales ont ajouté 1 136 tonnes d’or, pour environ 70 milliards de dollars, en 2022, un record annuel. La tendance baissière actuelle de l’or semble se renforcer, principalement portée par un dollar plus solide. Les tensions dans le détroit d’Ormuz poussent les investisseurs vers le dollar, considéré comme valeur refuge (actif jugé plus sûr en période d’incertitude), ce qui met l’or sous pression. Les dernières données vont dans ce sens : l’indice du dollar (DXY, mesure de la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) a atteint un plus haut de trois mois à 106,50 la semaine dernière après des informations sur un quasi-incident (événement évité de justesse) entre des navires militaires américains et iraniens.

Stratégies sur produits dérivés pour une baisse de l’or

Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici l’or), la situation incite à envisager des stratégies orientées à la baisse dans les prochaines semaines. Acheter des options de vente (« puts », contrats donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur des contrats à terme (futures, accords d’achat/vente à une date future) sur l’or ou sur des ETF liés (fonds cotés qui répliquent un actif) peut être un moyen direct de viser un mouvement vers 4 500 $. Il est aussi possible d’utiliser un « bear put spread » (stratégie avec deux options de vente, l’une achetée et l’autre vendue, pour réduire le coût initial) afin de cibler ce niveau de baisse. Autre élément en faveur du scénario baissier : le dernier indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) d’avril montre un ralentissement de l’inflation à 2,9 %, légèrement sous les prévisions. Cela réduit l’intérêt de détenir l’or comme protection contre l’inflation (actif censé préserver le pouvoir d’achat), et renforce la position des vendeurs. Le contraste est marqué avec les craintes d’inflation qui ont dominé une grande partie de 2025. Par ailleurs, selon le Conseil mondial de l’or (World Gold Council), les achats des banques centrales, tout en restant positifs, ont ralenti au premier trimestre 2026 par rapport au rythme record de l’an dernier. Cette baisse de la demande des plus gros acheteurs retire un soutien important au métal. La Banque populaire de Chine, par exemple, a signalé son plus faible achat mensuel depuis plus de 18 mois. La dynamique actuelle marque un retour clair à la relation inverse classique entre le dollar et l’or (quand le dollar monte, l’or a tendance à baisser). Cela diffère de certaines périodes du second semestre 2025, lorsque la crainte d’une récession mondiale (fort ralentissement économique) avait fait monter les deux actifs. L’économie américaine montrant une meilleure résistance, le dollar redevient la valeur refuge privilégiée. Les traders devraient surveiller de près le niveau de 4 510 $, correspondant au point bas de fin avril. Une cassure nette (passage durable sous le niveau) de ce support ouvrirait probablement la voie à un test rapide du seuil psychologique (niveau rond qui influence souvent le comportement du marché) de 4 500 $. Tout rebond devrait rencontrer une résistance vers le plus haut de vendredi à 4 660 $, ce qui pourrait offrir une opportunité d’ouvrir de nouvelles positions vendeuses (parier sur la baisse). Créez votre compte VT Markets en réel et commencez à trader dès maintenant.

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Bob Savage de BNY estime que la BCE prépare une baisse de taux en juin, tandis que la BoE attend des preuves plus claires, ajustant son orientation

La BCE s’oriente vers une baisse de taux en juin, d’après les commentaires qui ont suivi sa décision d’avril. À l’inverse, la Banque d’Angleterre attend davantage de signes avant d’agir, tout en maintenant ses taux inchangés. Ces indications marquent un changement par rapport au message précédent selon lequel la politique monétaire était « dans une bonne zone ». Ces positions divergentes devraient influencer les anticipations de taux en zone euro d’ici la fin de l’année.

Perspectives de divergence de politique monétaire

L’attention se porte aussi sur les prochaines décisions de la Norges Bank (banque centrale de Norvège) et de la Riksbank (banque centrale de Suède). Les marchés intègrent encore plusieurs hausses de taux d’ici la fin de l’année pour les deux. Pour la Riksbank, l’inflation de mars a été plus faible, avec des baisses d’un mois sur l’autre du CPI (indice des prix à la consommation) et du CPI-F (indice des prix à la consommation à taux d’intérêt constant, c’est‑à‑dire corrigé de l’effet des variations de taux sur les coûts du logement). Cela a conduit à retirer près de 50 points de base (pb, soit 0,50 point de pourcentage) des anticipations de resserrement jusqu’à mi-avril. Les anticipations sont ensuite partiellement remontées, en raison d’incertitudes autour d’un éventuel cessez-le-feu. L’article indique que la Riksbank ne devrait pas bouger cette année, tandis que la divergence NOK–SEK (écart entre la couronne norvégienne et la couronne suédoise) pourrait devenir plus visible au fil des cycles à venir.

Implications pour les stratégies sur produits dérivés

En revenant sur l’analyse de 2025, l’écart attendu entre la Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre reste le thème dominant. La BCE a bien entamé son cycle de baisse des taux en juin 2025, prenant une avance nette sur ses pairs. Cet écart de politique monétaire crée des opportunités sur les produits dérivés de taux et de change (instruments financiers dont la valeur dépend d’un taux d’intérêt ou d’une devise). La BCE devrait poursuivre l’assouplissement (baisse des taux pour soutenir l’économie), alors que les dernières données montrent une inflation en zone euro ramenée à 2,3% et une croissance du PIB trimestriel limitée à 0,1% (PIB : mesure de la production totale). Les opérateurs peuvent se positionner via des options (contrats donnant le droit, pas l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) sur des contrats à terme EURIBOR (futures, contrats standardisés portant sur l’EURIBOR, taux de référence à court terme). L’objectif est de profiter si le marché anticipe des baisses plus rapides que prévu. Cela reflète la priorité de la BCE : relancer l’activité. En face, la Banque d’Angleterre reste prudente, car l’inflation domestique résiste, à 2,8%. Cet écart durable suggère que des stratégies sur l’écart entre les taux courts britanniques et ceux de la zone euro peuvent rester pertinentes. Des stratégies sur produits dérivés visant un élargissement du spread (écart) entre les futures SONIA et les futures EURIBOR peuvent être envisagées (SONIA : taux de référence au jour le jour en livres sterling). La divergence nordique évoquée en 2025 s’est aussi confirmée, la couronne norvégienne surperformant nettement la couronne suédoise. La Norvège, mieux orientée, a conduit sa banque centrale à rester en attente, tandis que la Suède a dû assouplir plus fortement. L’enjeu est moins la direction que la volatilité (ampleur des variations), car de nouvelles surprises de politique monétaire pourraient provoquer des mouvements rapides sur la paire NOK/SEK (taux de change entre les deux devises). Dans ce contexte, la volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) sur le change, notamment sur l’EUR/GBP, pourrait augmenter autour des réunions. Acheter des options pour viser des mouvements plus forts qu’attendu peut être une approche prudente : elle permet de tirer parti de l’incertitude sans prendre une position directionnelle stricte.

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Pendant la séance européenne, l’or repasse sous 4 550 $, les vendeurs visant le plus bas de jeudi dernier à 4 500 $

L’or (XAU/USD) est passé sous 4 550 $ lors de la séance européenne de lundi, prolongeant sa baisse et se rapprochant des plus bas de jeudi dernier, juste au-dessus de 4 500 $. Les échanges « risk-off » (les investisseurs réduisent les actifs risqués pour se réfugier sur des placements jugés plus sûrs) et la montée des tensions entre les États-Unis et l’Iran ont soutenu le dollar américain et pesé sur l’or. Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis prévoyaient de libérer les navires bloqués dans le détroit d’Ormuz, sans préciser le dispositif. Les autorités iraniennes ont affirmé que la voie maritime resterait fermée et ont averti que toute incursion militaire américaine violerait le cessez-le-feu, avec une réponse « de toute leur force ».

Configuration technique et niveaux clés

Sur le graphique en 4 heures, la tendance reste baissière depuis les sommets de mi-avril, avec un RSI (indice de force relative, un indicateur de dynamique qui mesure la vitesse et l’ampleur des mouvements de prix) proche de 36 et un MACD (indicateur de tendance basé sur des moyennes mobiles, utilisé pour repérer un retournement ou un affaiblissement) qui passe en territoire négatif. Un support (zone où la baisse peut ralentir grâce à des achats) se situe entre le plus bas du 29 avril à 4 510 $ et les creux de fin mars juste sous 4 500 $, puis vers le point bas du 26 mars près de 4 350 $ et celui du 23 mars près de 4 100 $. La résistance (zone où la hausse peut buter à cause de ventes) se situe au plus haut de vendredi à 4 660 $, puis vers les sommets de mi-avril sous 4 900 $. Les banques centrales ont ajouté 1 136 tonnes d’or, pour environ 70 milliards de dollars, en 2022, soit le plus gros achat annuel depuis le début des statistiques.

Considérations de positionnement et de couverture

Pour les traders de produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif comme l’or, par exemple options et contrats à terme), cela suggère de réduire les paris directement baissiers comme l’achat de puts (option de vente, qui gagne en valeur si le prix baisse). Des stratégies adaptées à un marché en range (prix évoluant dans un couloir) ou à une hausse lente semblent plus pertinentes. L’intérêt progresse pour la vente de puts « out-of-the-money » (options de vente dont le prix d’exercice est sous le cours actuel, donc non rentables immédiatement), afin d’encaisser une prime (le prix payé pour l’option) autour du support de 4 500 $. Les risques géopolitiques peuvent encore provoquer des mouvements brusques. Cela rend l’achat de calls de longue échéance (options d’achat à maturité lointaine, qui protègent contre une hausse rapide) intéressant comme couverture (position destinée à limiter une perte potentielle), en cas de retour marqué vers les valeurs refuge. La volatilité (ampleur des variations de prix) reste plus faible que l’an dernier, ce qui rend les primes d’options moins coûteuses pour se positionner en vue d’une possible sortie de range. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Des informations faisant état d’une frappe iranienne contre un navire de guerre américain ont propulsé le pétrole brut à la hausse, sur fond de montée des tensions au Moyen-Orient en Europe

Les prix du pétrole brut ont augmenté lundi en Europe, sur fond d’informations faisant état d’une montée des tensions au Moyen-Orient. Le West Texas Intermediate (WTI), un pétrole américain de référence, s’échangeait près de 103,50 dollars, en hausse d’environ 4% sur la séance, tandis que le Brent, référence en Europe, atteignait 112 dollars, en progression de 4,1%. L’agence iranienne Fars a affirmé qu’un navire de guerre américain tentant de franchir le détroit d’Ormuz aurait été visé et touché par deux missiles après avoir ignoré des avertissements iraniens. La télévision d’État iranienne a indiqué que le bâtiment aurait fait demi-tour et ne serait pas entré dans le détroit.

Réaction du marché et volatilité

La priorité est de confirmer ces informations, car les premiers titres peuvent provoquer des mouvements excessifs. La volatilité implicite des options sur le pétrole (une estimation, intégrée dans les prix, de l’ampleur des variations à venir) a probablement fortement augmenté, rendant l’achat d’options d’achat (« calls », un contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé) très coûteux, même si ces positions peuvent rapporter gros en cas de forte hausse. Cela avait déjà été observé début 2022 après l’invasion de l’Ukraine, lorsque l’indice OVX du CBOE (un indicateur de la volatilité attendue sur le pétrole) avait plus que doublé en quelques semaines. Le risque central est le détroit d’Ormuz, passage maritime étroit et essentiel pour l’énergie mondiale. Environ 21 millions de barils, soit près de 20% de la consommation mondiale quotidienne, y ont transité l’an dernier selon les dernières données de l’EIA (l’agence américaine de l’énergie). Une fermeture totale ou partielle retirerait très vite une quantité importante de pétrole du marché. Les courbes à terme du Brent et du WTI (les prix des contrats pour les mois à venir) seront à surveiller: elles pourraient accentuer une forte « backwardation », une situation où les prix proches sont plus élevés que les prix lointains, signe de craintes immédiates sur l’offre. Ce signal serait d’autant plus sensible que les stocks mondiaux montraient déjà de légères baisses au premier trimestre 2026. L’écart entre le contrat du mois en cours (« front-month », l’échéance la plus proche) et celui à six mois est un indicateur clé pour détecter un mouvement de panique. Le marché se souvient toutefois des attaques contre des installations saoudiennes en 2019: les prix avaient fortement grimpé puis la hausse s’était effacée en moins de deux semaines, une fois la production rétablie. Si l’épisode reste limité, sans blocage durable, la hausse pourrait être brève. Dans ce contexte, recourir à un « call spread » (acheter un call et vendre un autre call à un prix d’exercice plus élevé, pour limiter le coût et le risque) peut être plus prudent que de conserver une position acheteuse directe sur des contrats à terme (« futures », contrats standardisés d’achat/vente à une date future) tant que la situation n’est pas plus claire.

Marges de raffinage et écarts sur les produits

L’enjeu ne concerne pas seulement le brut: les marges de raffinage pourraient aussi se tendre. Le « crack spread » (l’écart entre le prix du brut et celui de produits raffinés comme l’essence et le gazole, qui mesure la rentabilité du raffinage) devrait s’élargir en cas de crainte de rupture d’approvisionnement en brut. Négocier des contrats ou des options sur les produits raffinés peut être une autre façon de se positionner à la hausse sur cet événement.

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Reuters cite Fars : deux missiles ont frappé un navire de guerre américain près de Jask après qu’il a ignoré les avertissements iraniens

L’agence iranienne Fars a affirmé lundi qu’un navire de guerre américain avait été touché par deux missiles près de l’île de Jask après avoir ignoré un avertissement iranien et avoir voulu traverser le détroit d’Ormuz, selon Reuters. La télévision d’État iranienne, citant la marine iranienne, a déclaré que l’Iran avait empêché l’entrée de navires de guerre américains dans le détroit.

Les marchés passent en mode « aversion au risque »

Après cette information, les marchés se sont orientés vers des actifs jugés moins risqués (mouvement dit « risk-off », c’est-à-dire une baisse de l’appétit pour le risque). Au moment de la rédaction, les contrats à terme (futures, des produits financiers dont le prix porte sur une valeur à une date future) sur les indices boursiers américains reculaient de 0,3% à 0,6% sur la séance. L’indice du dollar (US Dollar Index, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de grandes devises) progressait de 0,25% à 98,45. Les marchés réagissent à l’annonce d’un navire américain visé près du détroit d’Ormuz. Ce basculement rapide vers l’aversion au risque signale une volatilité (amplitude des variations des prix) plus forte. L’indice de volatilité du Cboe (VIX, souvent appelé « indice de la peur » car il reflète la volatilité attendue sur le S&P 500 via le prix des options) a déjà bondi de plus de 40% à 25,5, un niveau inédit depuis les inquiétudes sur le secteur bancaire début 2025. L’impact le plus direct concerne le pétrole, car environ 20% de la consommation mondiale transite par ce point de passage étroit (un « goulet d’étranglement », c’est-à-dire une zone où un incident peut bloquer une partie importante des flux). Le Brent (référence mondiale) a grimpé de plus de 9% à 112 dollars le baril, sur fond de craintes de perturbation de l’offre. Les options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé à l’avance) sur le pétrole pourraient être particulièrement sensibles à toute escalade.

Secteurs gagnants et perdants

L’épisode pourrait redistribuer les cartes en Bourse selon les secteurs. Les groupes de défense comme RTX et Lockheed Martin pourraient en bénéficier. À l’inverse, les secteurs très exposés au coût du carburant et à la stabilité internationale, comme les compagnies aériennes et les croisiéristes, seraient sous pression. Avec la recherche de valeurs refuges (actifs perçus comme plus sûrs en période de stress), le dollar pourrait prolonger sa hausse. L’or progresse aussi : les contrats à terme sur le métal jaune gagnaient 2,2% à 2.385 dollars l’once. Les produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) liés à l’or, comme des ETF sur l’or (fonds cotés en Bourse) ou des contrats sur devises favorables au dollar, peuvent servir de couverture (hedge, c’est-à-dire une protection) contre une baisse des actions. La situation rappelle les attaques de drones de 2019 contre des installations de Saudi Aramco, qui avaient provoqué un pic temporaire du pétrole et des secousses sur les marchés. Mais une confrontation militaire directe entre États aurait des conséquences plus lourdes, avec un risque d’incertitude durable plutôt que d’un choc bref.

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Commerzbank : le pétrole soutient brièvement le dollar canadien, mais la faiblesse de l’économie et les discussions sur l’ACEUM limitent la baisse de l’USD/CAD jusqu’au T4

La hausse des prix du pétrole a soutenu le dollar canadien après une longue période de faiblesse. Ce soutien est jugé temporaire, sauf si l’économie réelle du Canada (c’est-à-dire l’activité économique « sur le terrain », comme la production, l’emploi et la consommation, par opposition aux marchés financiers) s’améliore assez pour permettre des hausses de taux d’intérêt. L’USD/CAD (le taux de change entre le dollar américain et le dollar canadien) évoluerait près d’un niveau prévu pour fin septembre. Une prévision de 1,37 pour l’USD/CAD est maintenue pour le premier semestre. Les discussions sur l’AEUMC (accord États-Unis–Mexique–Canada, cadre commercial nord-américain) doivent commencer en juillet et sont présentées comme une source d’incertitude pour le dollar canadien. L’économie canadienne est décrite comme fragile, et de nouveaux revers sur la paire de devises restent possibles. Le rapport souligne que le Canada dépend davantage des exportations d’énergie que les États-Unis, ce qui peut compter en cas de choc pétrolier (variation brutale et imprévue des prix du pétrole). Il indique aussi que le dollar canadien évolue rarement indépendamment du dollar américain, car les deux économies sont étroitement liées. Des niveaux d’USD/CAD plus bas ne sont attendus qu’au second semestre. Cela serait lié à une meilleure visibilité sur le calendrier des hausses de taux de la Banque du Canada (banque centrale chargée notamment de fixer les taux directeurs) et à la fin des négociations commerciales. Du point de vue des intervenants sur les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme un taux de change), cela signifie que les raisons d’être prudents sur le dollar canadien ont diminué. L’attention se déplace d’une faiblesse économique vers une banque centrale qui lutte activement contre l’inflation (hausse générale des prix). Les stratégies devraient désormais viser une baisse potentielle de l’USD/CAD. Les traders peuvent envisager d’acheter des options d’achat sur le CAD (contrats donnant le droit d’acheter du CAD à un prix fixé, pour profiter d’une baisse de l’USD/CAD avec un risque plafonné). Vendre des spreads d’options d’achat sur l’USD/CAD (stratégie combinant la vente et l’achat d’options d’achat à des prix d’exercice différents, pour miser sur une hausse limitée) peut aussi être pertinent, afin de tirer parti de l’idée que le potentiel de hausse de la paire est désormais freiné par une Banque du Canada plus restrictive (c’est-à-dire plus encline à relever les taux pour freiner l’inflation).

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EUR/JPY évolue près de 184,00, en baisse de 0,04 %, reflétant la résilience de la zone euro face à une demande de yen soutenue par les interventions

EUR/JPY évolue près de 184,00 lundi, en baisse de 0,04%. Les statistiques de la zone euro soutiennent l’euro, tandis que le yen bénéficie d’achats de protection (flux vers des actifs jugés plus sûrs en période d’incertitude). L’indice PMI manufacturier (enquête auprès des entreprises industrielles sur l’activité, les commandes et l’emploi) de S&P Global pour la zone euro est monté à 52,2 en avril, son plus haut niveau depuis près de quatre ans. La confiance des investisseurs Sentix (baromètre du sentiment de marché) s’est améliorée à -16,4 en mai contre -19,2, tout en restant en territoire négatif. En Allemagne, l’indicateur domestique s’est dégradé, illustrant des divergences au sein de l’union monétaire.

Signaux de politique monétaire en zone euro

La BCE affiche un ton plus ferme. Peter Kazimir a indiqué qu’une hausse des taux en juin est presque certaine en raison des pressions inflationnistes, notamment liées à l’énergie. L’enquête de la BCE auprès des prévisionnistes (panel d’économistes) anticipe une inflation moyenne de 2,7% cette année, puis un retour vers 2%, tandis que la croissance du PIB (richesse produite) est attendue à 1% en 2026. Les marchés surveillent les prochaines prises de parole des responsables de la BCE après le statu quo sur les taux la semaine dernière. Au Japon, le yen a trouvé du soutien après le passage de l’USD/JPY au-dessus de 160,00, des schémas de marché laissant entrevoir une possible action des autorités. Selon Reuters, la Banque du Japon pourrait avoir dépensé environ 5.480 milliards de yens pour stabiliser la devise, sans commentaire du ministère des Finances. Les tensions au Moyen-Orient et le risque de perturbations dans le détroit d’Ormuz maintiennent les prix du pétrole élevés et l’incertitude, malgré une réaction limitée du marché à un plan américain de sécurité maritime et la poursuite des tensions avec l’Iran.

Perspectives de risque d’intervention

L’écart de politique monétaire est le moteur central: le taux directeur de la BCE est à 4,25%, contre 0,1% pour la Banque du Japon. Cet écart de rendement rend l’achat d’EUR/JPY attrayant via le «carry» (gain lié au différentiel de taux quand on achète une devise à rendement plus élevé et qu’on finance l’opération dans une devise à faible taux), ce qui attire des capitaux. Cependant, le risque d’une baisse brusque liée à une nouvelle intervention japonaise demeure. Dans ce contexte, les options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou vendre à un prix défini) sont utiles pour encadrer le risque. La volatilité implicite (variation attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) sur EUR/JPY est élevée: les options à un mois anticipent des mouvements importants. Une stratégie de straddle (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice) permet de miser sur la volatilité. Pour une vue directionnelle haussière, l’achat de calls (option d’achat) ou un bull call spread (achat d’un call et vente d’un call à un prix plus élevé pour réduire le coût, en plafonnant le gain) permet de viser une hausse tout en définissant précisément le risque maximal. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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HSBC Asset Management indique que les actions américaines ont atteint des sommets, maintiennent une prime de valorisation, avec une croissance des bénéfices attendue de 15 % en 2026

Les actions américaines sont à de nouveaux sommets et se négocient toujours avec la même prime de prix/bénéfice (PE), c’est‑à‑dire le prix de l’action rapporté aux bénéfices attendus. Une croissance des profits attendue d’environ 15% en 2026 soutient ces niveaux de valorisation. Comme d’autres marchés se sont réévalués (hausse des multiples), les décotes de PE au niveau mondial se sont réduites, rendant les titres « bon marché » plus difficiles à trouver. Taïwan est passé à une prime de plus de 20% par rapport à son PE moyen, ce qui en fait le marché le plus cher au regard de sa propre histoire. Cela s’explique par son rôle dans la chaîne d’approvisionnement du matériel pour l’intelligence artificielle (IA), c’est‑à‑dire les composants physiques (puces, serveurs) nécessaires pour faire tourner les modèles d’IA.

Valorisation des marchés et prix relatifs

La Corée du Sud a aussi bénéficié d’une forte hausse des cours (momentum, c’est‑à‑dire une tendance haussière auto‑entretenue) liée à l’IA, tout en se négociant encore avec une décote. Une croissance des profits attendue de 100% est citée comme un élément qui influence sa valorisation. Le Brésil est passé d’une décote de PE de 30% l’an dernier à une prime de 7%. Ce mouvement est en partie lié à l’évolution de l’appétit pour le risque sur les marchés émergents (variation de la perception du risque par les investisseurs). Le Brésil est aussi décrit comme un grand exportateur de pétrole. Avec les marchés américains à des sommets, il faut envisager le risque qu’une forte croissance des profits soit déjà intégrée dans les cours (déjà « dans le prix »). Le dernier rapport sur l’emploi d’avril 2026 a été plus élevé que prévu, ce qui augmente la probabilité que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) retarde toute baisse de taux. Des taux plus élevés plus longtemps peuvent peser sur les actions (vent contraire), car ils rendent le financement plus cher et rendent les placements sans risque plus attractifs. Dans ce contexte, acheter des puts de protection sur de grands indices (options de vente donnant le droit de vendre à un prix fixé) peut couvrir une exposition acheteuse contre une baisse possible dans les prochaines semaines. La valorisation de Taïwan, désormais avec une prime de 20% sur sa moyenne historique, paraît tendue et très dépendante du scénario « IA ». Une information de la semaine dernière indiquant qu’un grand fournisseur américain de cloud (informatique à distance) a légèrement réduit sa prévision de dépenses d’investissement (capex, dépenses pour équipements et infrastructures) pour le second semestre 2026 peut constituer un premier signal d’alerte pour la chaîne du matériel IA. Cela plaide pour l’achat de puts sur des valeurs taïwanaises clés des semi‑conducteurs (puces), afin de profiter d’un possible retournement de sentiment.

Structures de trading et idées de couverture

À l’inverse, la Corée du Sud reste attractive : la prévision de +100% de profits en 2026 n’est pas encore pleinement reflétée dans la valorisation. Un signe de cette dynamique est apparu lorsque l’estimation préliminaire des résultats du 1er trimestre de Samsung, en avril 2026, a nettement dépassé les attentes des analystes, portée par la demande de puces mémoire orientées IA. Des spreads de calls haussiers sur l’indice KOSPI 200 (stratégie consistant à acheter un call et vendre un call à un prix d’exercice plus élevé, pour limiter le coût) peuvent offrir une manière économe en capital de viser une hausse supplémentaire à mesure que le marché se réévalue. La forte réévaluation du Brésil — passé d’une décote de 30% en 2025 à une prime de 7% aujourd’hui — suggère que l’optimisme pourrait approcher d’un pic. Ce rally a été en partie alimenté par des prix du pétrole élevés, mais le Brent (référence mondiale du pétrole) est récemment repassé sous 85 dollars le baril après des signes de désaccord au sein d’OPEP+ (alliance de pays producteurs). Comme la valorisation du Brésil n’est plus attractive et que son principal moteur lié aux matières premières s’affaiblit, vendre des calls hors de la monnaie sur des ETF brésiliens (options d’achat avec un prix d’exercice au‑dessus du cours actuel ; ETF = fonds coté en Bourse) permet d’encaisser une prime (le prix de l’option) tout en pariant sur un essoufflement de la hausse.

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