USD/JPY rebondit au-dessus de 155, l’inflation à Tokyo plus faible et les tensions avec l’Iran l’emportant sur les avertissements d’intervention

USD/JPY a prolongé son rebond de fin de séance depuis la zone des 155,00 (plus bas en deux mois) et a progressé vendredi matin en Asie, jusqu’à environ 157,25. Le yen s’est de nouveau affaibli après une réaction initiale à des propos d’« intervention verbale » des responsables japonais (tentatives de peser sur le marché par des déclarations, sans action directe). Les tensions au Moyen-Orient ont aussi ravivé les craintes d’une perturbation de l’approvisionnement en énergie via le détroit d’Ormuz (passage maritime clé pour le pétrole), alors que des informations indiquent que les États-Unis envisageraient de nouvelles frappes contre l’Iran.

Japan Inflation Miss And Boj Outlook

L’inflation des ménages à Tokyo a déçu les attentes sur toutes les mesures d’avril et est restée sous l’objectif de 2% de la Banque du Japon (BoJ) pour un troisième mois. Cela renforce l’idée que la BoJ pourrait marquer une pause, malgré des signaux antérieurs évoquant une possible hausse des taux en juin, même si l’indice PMI manufacturier japonais (enquête sur l’activité industrielle) a atteint son plus haut niveau depuis janvier 2022. Un dollar américain plus ferme a aussi soutenu la paire après que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) a maintenu mercredi son taux directeur (taux de référence) à 3,50%–3,75%. La décision a suscité trois votes dissidents (désaccords au sein du comité), un niveau inédit depuis 1992, et le PIB américain du T1 2026 a progressé au rythme annualisé de 2,0% (rythme projeté sur un an) contre 0,5% au trimestre précédent. L’inflation américaine a accéléré en mars en raison de la hausse du pétrole, ce qui alimente l’idée que les taux pourraient rester inchangés jusqu’à l’an prochain. Les marchés attendent l’indice ISM manufacturier (enquête de l’Institute for Supply Management sur l’industrie).

Derivatives And Positioning Strategies

La faiblesse du yen est amplifiée par les craintes économiques, notamment autour du détroit d’Ormuz. Avec une inflation d’avril à Tokyo jugée décevante à 1,6%, la banque centrale a peu d’intérêt à relever les taux. Cela rend le yen moins attractif à détenir. Sur le marché des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme une devise), la dynamique du USD/JPY reste orientée à la hausse. Une approche simple consiste à acheter des options d’achat, ou « call » (droit d’acheter à un prix fixé), avec des prix d’exercice (strike, niveau auquel l’option s’exerce) proches de 160,00, pour profiter de la tendance. Les interventions passées lors du passage de ce seuil en 2024 rappellent le risque d’action des autorités, mais la vigueur des chiffres américains plaide davantage pour une hausse durable. Les contrats à terme (« futures », engagements d’achat/vente à une date future) vont dans le même sens, en intégrant désormais presque aucune probabilité de baisse de taux de la Fed avant début 2027. Cela confirme l’avantage de rendement (écart de taux) du dollar sur le yen. Pour limiter le risque, un « bull call spread » (achat d’un call et vente d’un autre call à un strike plus élevé) peut viser un mouvement vers 159,50 tout en plafonnant les pertes. Il faut aussi surveiller la volatilité implicite (volatilité anticipée par le prix des options), en hausse avec les risques géopolitiques et d’intervention. Cela peut rendre intéressante la vente de puts « hors de la monnaie » (options de vente avec un strike éloigné du cours), afin d’encaisser une prime (montant reçu). Un strike autour du récent point bas de 155,50 offrirait une marge, avec un gain si la paire monte, progresse peu ou baisse légèrement.

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NZD/USD recule vers 0,5900, la faiblesse de la confiance des consommateurs en avril maintenant le dollar néo-zélandais sous pression

NZD/USD a reculé vers 0,5900 lors des échanges asiatiques de vendredi, après avoir progressé de plus de 1,25% la veille. Le dollar néo-zélandais s’est affaibli après des statistiques locales moins bonnes que prévu. La confiance des consommateurs ANZ-Roy Morgan est tombée à 80,3 en avril, contre 91,3 en mars, au plus bas depuis mai 2023. Cet indicateur (un baromètre du moral des ménages) a perdu 20 points en deux mois après le début du conflit au Moyen-Orient, qui a fait monter les prix de l’énergie. Les permis de construire en Nouvelle-Zélande, corrigés des variations saisonnières (c’est-à-dire ajustés pour neutraliser les effets récurrents du calendrier), ont reculé de 1,3% sur un mois en mars, après une hausse de 2,8% en février révisée à la hausse. Il s’agit de la première baisse des autorisations de construire depuis décembre. La paire a aussi subi des pressions, le conflit au Moyen-Orient soutenant la demande de dollar américain. Bloomberg a rapporté que le président américain Donald Trump a déclaré qu’il maintiendrait un blocus naval des ports iraniens, alors que les inquiétudes grandissent sur une réouverture rapide du détroit d’Ormuz. La Réserve fédérale a laissé inchangé mercredi son taux directeur (le principal taux d’intérêt qui sert de référence aux conditions de crédit), conformément aux attentes. Le président de la Fed, Jerome Powell, a indiqué que les perspectives économiques restent très incertaines, le conflit au Moyen-Orient renforçant cette incertitude. La demande de dollar, considéré comme une valeur refuge (un actif recherché en période de stress car jugé plus sûr), repart aussi à la hausse, portée par un regain de tensions géopolitiques en Europe de l’Est. Le Dollar Index (DXY), un indice qui mesure la force du dollar face à un panier de grandes devises, a ainsi gagné plus de 1,5% sur les deux dernières semaines. Dans ce contexte, une approche simple consiste à acheter des options de vente (put), des produits dérivés qui gagnent en valeur quand le prix baisse. Une option de vente avec un prix d’exercice (strike, le niveau auquel le détenteur peut vendre) autour de 0,5850 offrirait un moyen direct de profiter d’une poursuite de la baisse. Cela permet de limiter le risque au montant de la prime payée (le coût d’achat de l’option). La volatilité implicite (une estimation, déduite des prix des options, des fluctuations attendues) a aussi commencé à remonter, touchant récemment 11,2%. Cela rend les stratégies en « spread » (combinaison de plusieurs options pour réduire le coût), comme le « bear put spread » — achat d’un put et vente d’un autre put à un prix d’exercice plus bas — intéressantes pour alléger la facture. Vendre un put avec un strike plus bas peut aider à financer l’achat du premier. Le marché des swaps (des contrats de taux, utilisés notamment pour couvrir ou anticiper l’évolution des taux d’intérêt) intègre désormais une probabilité de 70% d’une baisse de taux de la RBNZ d’ici le quatrième trimestre, un changement marqué par rapport à il y a un mois. Cette anticipation renforce l’argument d’un NZD sous pression. On peut s’attendre à ce que cette estimation devienne encore plus marquée si les prochains chiffres d’inflation se révèlent faibles.

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La banque centrale chinoise a fixé le fixing quotidien USD/CNY à 6,8628, contre 6,8608 précédemment.

La Banque populaire de Chine (PBoC) a fixé vendredi le taux pivot USD/CNY à 6,8628, contre 6,8608 la veille. Les objectifs de politique monétaire de la PBoC incluent la stabilité des prix, dont la stabilité du taux de change, ainsi que le soutien à la croissance. Elle mène aussi des réformes financières, comme l’ouverture et le développement des marchés financiers. La PBoC appartient à l’État de la République populaire de Chine et n’est donc pas une institution indépendante. Le secrétaire du comité du Parti communiste chinois, nommé par le président du Conseil des affaires d’État, pèse sur sa gestion et ses orientations ; Pan Gongsheng cumule ce poste et celui de gouverneur. La PBoC utilise plusieurs outils : le taux de pension livrée inversée (reverse repo) à sept jours — un prêt de court terme de la banque centrale aux banques, garanti par des titres —, la facilité de prêt à moyen terme (MLF, Medium-term Lending Facility) — des prêts de la banque centrale sur plusieurs mois pour fournir des liquidités —, l’intervention sur le marché des changes — achat/vente de devises pour influencer le taux de change —, et le taux de réserves obligatoires (RRR, Reserve Requirement Ratio) — la part des dépôts que les banques doivent conserver en réserves. Le Loan Prime Rate (LPR) est le taux de référence en Chine : il sert de base aux taux de crédit, dont les prêts immobiliers, influence la rémunération de l’épargne et pèse sur le taux de change du renminbi (RMB, la monnaie chinoise ; le yuan en est l’unité). La Chine compte 19 banques privées, qui ne représentent qu’une faible part du système financier. En 2014, des établissements domestiques entièrement financés par des capitaux privés ont été autorisés à opérer dans un secteur dominé par l’État. La Banque populaire de Chine a fixé un taux de référence quotidien du yuan légèrement plus faible, ce qui suggère qu’elle accepte une baisse progressive. Cette décision intervient alors que la Réserve fédérale américaine (Fed) signale des taux d’intérêt maintenus « élevés plus longtemps », les dernières données d’inflation aux États-Unis pour mars 2026 s’étant révélées plus tenaces que prévu. Nous y voyons une réponse encadrée à la hausse du dollar, afin de préserver la compétitivité des exportations chinoises. Cette orientation implique qu’à court terme le scénario le plus probable est une poursuite du repli du yuan dans les prochaines semaines. Malgré une croissance du PIB au premier trimestre 2026 à 4,8%, les indicateurs sous-jacents montrent une faiblesse persistante de l’immobilier et une demande des ménages atone. Le dernier PMI manufacturier Caixin d’avril 2026, par exemple, s’est établi autour de 50,8 — au-dessus de 50, ce qui signale une expansion, mais limitée —, donnant aux autorités des raisons de privilégier des mesures de soutien à la croissance.

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Au mois d’avril, l’indice des prix à la consommation (IPC) en glissement annuel à Tokyo a légèrement augmenté, passant de 1,4 % à 1,5 %.

L’indice des prix à la consommation de Tokyo (en glissement annuel, c’est-à-dire sur un an) a augmenté à 1,5 % en avril, après 1,4 % lors de la publication précédente. Nous considérons cette légère hausse de l’inflation sous-jacente à Tokyo (inflation « core », c’est-à-dire hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) comme un nouveau signal que la Banque du Japon (BoJ) est poussée à agir. Ce chiffre, combiné à des hausses salariales moyennes de 4,5 % issues des négociations de printemps « Shunto » (négociations annuelles entre syndicats et entreprises), renforce l’argument en faveur d’une poursuite de la normalisation de la politique monétaire (retour progressif à des taux moins bas après une longue période de politique très accommodante). La BoJ maintient son taux directeur (taux d’intérêt de référence) à 0,1 % depuis sa hausse historique du début 2025, mais la pression pour relever à nouveau les taux augmente.

La pression monte sur la politique de la BoJ

Pour les intervenants sur le marché des changes (FX, marché des devises), cela conforte l’idée que la faiblesse prolongée du yen touche à sa fin. Il faut envisager des stratégies sur options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) qui profitent d’une baisse de l’USD/JPY (dollar contre yen), comme l’achat d’options de vente (« put », droit de vendre) avec un prix d’exercice (strike, prix auquel l’option peut être exercée) autour de 155. Après avoir vu la paire évoluer près de 160 une grande partie de l’an dernier, cette inflation persistante peut déclencher un repli plus durable. Sur les marchés de taux, ces données devraient entraîner une révision des anticipations de futures hausses de taux de la BoJ. Une façon directe de se positionner est de vendre des contrats à terme (futures, contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard à un prix fixé) sur les obligations d’État japonaises (JGB, Japanese Government Bonds). Quand le rendement (yield, taux de rémunération d’une obligation) monte, le prix de l’obligation baisse, ce qui peut rendre cette stratégie pertinente. Le rendement du JGB à 10 ans a déjà grimpé à 1,1 % ces dernières semaines, et cette publication pourrait le rapprocher de 1,25 % d’ici la fin du trimestre. Cela a aussi des conséquences pour les produits dérivés actions (instruments liés aux actions, comme les options), car un yen plus fort pénalise souvent les grands exportateurs japonais. Il paraît prudent de couvrir (hedging, réduire le risque) une exposition acheteuse aux actions en achetant des options de vente sur l’indice Nikkei 225. Il s’agit d’une approche défensive face au risque d’avertissements sur résultats (profit warnings) si le yen se renforce plus vite que prévu, comme cela avait été observé brièvement après le changement de politique en 2025.

Positionnement sur les taux, le FX et les actions

 

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En avril, l’indice des prix à la consommation (IPC) de Tokyo au Japon, hors produits alimentaires frais, a progressé de 1,5 % sur un an, en deçà des 1,8 % attendus.

L’indice des prix à la consommation (IPC) de Tokyo hors produits alimentaires frais a progressé de 1,5% sur un an en avril. Le chiffre est inférieur au consensus de marché de 1,8%.

Implications pour la politique de la Banque du Japon

Cette publication inférieure au consensus (1,5%) réduit la probabilité d’une hausse des taux à court terme par la Banque du Japon (BoJ, la banque centrale). Elle donne à la BoJ une marge de manœuvre pour conserver une politique accommodante (c’est-à-dire des taux bas et des conditions de financement souples) pendant l’été. La normalisation de la politique monétaire (retour progressif vers une politique moins favorable, avec des taux plus élevés) est repoussée, ce qui réduit les chances d’une hausse avant au moins le troisième trimestre. Le positionnement principal consiste à viser un yen plus faible face au dollar. L’écart de taux reste important : les taux américains se maintiennent au-dessus de 4,5%, tandis que les taux japonais sont proches de zéro. Cela alimente le « carry trade », une stratégie qui consiste à emprunter dans une devise à faible taux (le yen) pour investir dans une devise à taux plus élevé (le dollar) afin de capter la différence de rendement. Le taux de change USD/JPY avait franchi le seuil de 160 en 2024 avant que les autorités n’interviennent ; un retour vers ces niveaux devient probable. En conséquence, des positions acheteuses sur les actions japonaises peuvent être envisagées via des contrats à terme (futures, des contrats standardisés permettant d’acheter ou vendre un actif à une date future) sur le Nikkei 225, ou via des options d’achat (call options, des instruments donnant le droit — et non l’obligation — d’acheter à un prix fixé). Un yen plus faible favorise les grands exportateurs en augmentant, une fois convertis en yens, les revenus réalisés à l’étranger. C’est ce mécanisme qui avait soutenu l’indice vers des records au-delà de 40.000 en 2024. Pour les opérateurs obligataires, ces données indiquent que les rendements des obligations d’État japonaises (JGB, titres de dette émis par le Japon) devraient rester contenus. La probabilité d’une réduction rapide des achats d’obligations par la BoJ diminue, ce qui maintient les rendements bas. Cela soutient des stratégies misant sur des rendements durablement faibles, par exemple être acheteur de futures sur JGB.

Risque d’intervention sur le yen et structuration des positions

Il faut toutefois rester attentif à une intervention verbale ou directe du ministère des Finances pour soutenir le yen. Au printemps 2024, des interventions présumées auraient totalisé plus de 9.000 milliards de yens pour freiner la baisse de la devise. Les options, comme des call spreads sur USD/JPY (achat d’un call et vente d’un autre call à un prix plus élevé pour limiter le coût et encadrer le risque), permettent de profiter d’une hausse du dollar tout en limitant l’impact d’un retournement brusque lié à une décision des autorités.

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En avril, l’indice des prix à la consommation (IPC) de Tokyo en glissement annuel, hors alimentation et énergie, a reculé au Japon de 1,7 % à 1,5 %.

L’indice des prix à la consommation de Tokyo, hors alimentation et énergie, a progressé de 1,5 % sur un an en avril. Il était de 1,7 % sur la période précédente. Cet indicateur mesure l’inflation à Tokyo en retirant l’alimentation et l’énergie (des postes souvent très volatils, c’est‑à‑dire sujets à de fortes variations). Il montre donc un ralentissement de la hausse des prix en avril.

Implications pour la politique de la Banque du Japon

Le repli de l’inflation « cœur » (inflation de base, hors postes volatils) à Tokyo à 1,5 % est un signal important. Cela éloigne encore l’inflation de l’objectif de 2 % de la Banque du Japon, ce qui réduit la probabilité d’une nouvelle hausse des taux d’intérêt (le coût de l’argent fixé par la banque centrale) dès ce trimestre. Cela suggère que les pressions inflationnistes (tendances de hausse des prix) observées jusqu’en 2025 pourraient perdre de la force. Nous y voyons un contexte favorable à un yen plus faible. Avec la prochaine réunion de la Banque du Japon le 28 mai, les attentes d’un ton « restrictif » (hawkish : volonté de combattre l’inflation en durcissant la politique monétaire, notamment via des taux plus élevés) devraient nettement baisser, ce qui accentuerait l’écart de politique monétaire avec la Réserve fédérale américaine. Nous pourrions envisager l’achat d’options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) sur USD/JPY pour viser un retour vers les sommets de mars autour de 162,50. Dans ce cadre, le marché actions japonais est soutenu, en particulier le Nikkei 225, riche en valeurs exportatrices (entreprises qui vendent beaucoup à l’étranger). Un yen plus faible augmente mécaniquement les profits réalisés hors du Japon une fois convertis en yens. Nous estimons qu’acheter des contrats à terme (futures : instruments permettant d’acheter/vendre un actif à une date future à un prix fixé) sur le Nikkei 225 ou des calls « hors de la monnaie » (out-of-the-money : dont le prix d’exercice est moins favorable que le niveau actuel, donc moins chers mais plus spéculatifs) est une manière prudente de jouer cette tendance. Sur le marché des taux, cette inflation inférieure aux attentes devrait peser sur les rendements (yields : taux de rendement des obligations, qui montent souvent quand les prix des obligations baissent) des obligations d’État japonaises. Le marché anticipait une possible hausse de taux cet été après la sortie historique des taux négatifs (taux directeurs sous zéro) début 2025. Désormais, nous pensons que le rendement du JGB (Japanese Government Bond : obligation d’État japonaise) à 10 ans, actuellement à 0,95 %, pourrait revenir tester le niveau de 0,80 % observé plus tôt cette année.

Positionnement autour de la volatilité

Compte tenu des incertitudes, il faut aussi surveiller la volatilité des devises, qui reste élevée. La volatilité implicite (niveau de fluctuations attendu par le marché, déduit des prix d’options) des options USD/JPY est remontée à 9,8 %, signe des craintes liées à une possible intervention des autorités (achat/vente de devises par le gouvernement/banque centrale) pour soutenir le yen. Une stratégie à coût réduit peut être un « bull call spread » sur USD/JPY (achat d’un call et vente d’un autre call à un prix d’exercice plus élevé), ce qui limite la prime initiale (prix payé pour l’option) tout en conservant un potentiel de hausse.

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Pendant la séance asiatique, l’or évolue près de 4 630 dollars, les tensions au Moyen-Orient alimentant la demande de valeurs refuges

L’or (XAU/USD) est monté à environ 4 630 $ au début de la séance asiatique vendredi, les opérateurs se tournant vers des actifs « refuges » (placements jugés plus sûrs en période de crise) après un regain de tensions au Moyen-Orient. Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis maintiendraient un blocus naval des ports iraniens, alors que la crainte grandit de ne pas voir le détroit d’Ormuz rouvrir rapidement. Le président iranien Massoud Pezeshkian a qualifié le blocus de « prolongement des opérations militaires » et a jugé la situation « intolérable ». Ce bras de fer, et une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, pourrait raviver les craintes d’inflation (hausse générale des prix) et réduire les anticipations de baisse des taux, ce qui peut freiner la demande d’or, qui ne verse pas d’intérêt.

Perspectives de politique monétaire de la Réserve fédérale

La Réserve fédérale américaine a laissé son taux directeur (taux d’intérêt de référence) inchangé mercredi. Son président, Jerome Powell, a indiqué que les perspectives économiques restaient très incertaines, et que le conflit au Moyen-Orient ajoutait à cette incertitude. L’or est une réserve de valeur (actif censé conserver son pouvoir d’achat) souvent recherchée quand les marchés sont sous tension. Il sert aussi de protection contre l’inflation et contre l’affaiblissement des devises. Les banques centrales ont ajouté 1 136 tonnes d’or, pour environ 70 milliards de dollars, à leurs réserves en 2022, un record annuel, la Chine, l’Inde et la Turquie figurant parmi les pays ayant renforcé leurs réserves. L’or évolue souvent à l’inverse du dollar américain et des bons du Trésor américain (titres de dette de l’État américain). Il peut aussi reculer quand les taux d’intérêt montent, et s’affaiblir lorsque les marchés actions progressent. Avec un or proche de 4 630 $, l’attention se porte sur l’équilibre entre la demande « refuge » liée au blocus iranien et le frein des taux élevés. Le statu quo de la Fed maintient élevé le « coût d’opportunité » (ce à quoi on renonce) de détenir un actif sans rendement. Il faut donc éviter de poursuivre cette hausse sans tenir compte du risque de baisse si la situation géopolitique se détend.

Stratégie sur la volatilité des options

La situation dans le détroit d’Ormuz a fait bondir la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) des options sur l’or. L’indice GVZ (Gold Volatility Index, indicateur de la volatilité attendue de l’or) évolue désormais près de sommets sur 18 mois, autour de 24,5. Dans ces conditions, acheter des options « en direct » devient très coûteux, car la valeur des options baisse souvent avec le temps (érosion liée au temps). Il peut être préférable d’envisager des stratégies qui tirent parti d’une volatilité élevée, comme vendre des « covered calls » (vendre des options d’achat tout en détenant l’or, pour encaisser une prime) ou utiliser des « spreads » (combinaisons d’options qui encadrent le risque). Il faut aussi garder à l’esprit le soutien des banques centrales, qui ont continué d’acheter en 2025, ajoutant plus de 1 040 tonnes aux réserves mondiales. Cette demande régulière peut créer un plancher de marché (niveau où les achats réapparaissent), ce qui suggère que les replis de prix pourraient attirer des acheteurs. Cette demande de fond rend les positions vendeuses « à nu » (pari direct sur la baisse) particulièrement risquées. L’impact du conflit sur l’inflation est un facteur clé, car l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) d’avril 2026, à 3,7 %, incite la Fed à rester prudente. Un blocus durable pourrait renchérir l’énergie et le transport maritime, compliquant la trajectoire de la Fed et renforçant l’idée de taux « élevés plus longtemps ». Cela pourrait limiter le potentiel de hausse de l’or malgré la crise géopolitique. Enfin, il faut surveiller la relation inverse entre l’or et le dollar, qui reste ferme grâce à des taux américains attractifs. Une désescalade rapide au Moyen-Orient pourrait recentrer le marché sur le rendement, renforcer le dollar et provoquer une baisse rapide de l’or. Une dynamique comparable s’est produite lors d’une brève phase de nervosité au troisième trimestre 2025, lorsqu’une résolution rapide avait entraîné une correction marquée des métaux précieux, portée par le dollar.

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Après la pause hawkish de la Banque d’Angleterre, le GBP/USD a progressé de près de 1 % à 1,3600 avant des publications statistiques clés

Le GBP/USD a progressé de 0,96 % jeudi et a terminé près de 1,3600 après une séance agitée. Il a reculé vers 1,3455 dans la matinée européenne, puis a remonté durant l’après-midi à New York, laissant une longue mèche basse sur la bougie journalière (sur un graphique en bougies, une « mèche » montre les extrêmes atteints ; une longue mèche basse indique un rejet des niveaux plus bas). La Banque d’Angleterre a maintenu son taux directeur (« Bank Rate », le taux d’intérêt de référence) à 3,75 % par 8 voix contre 1, Huw Pill soutenant une hausse de 25 points de base (un point de base = 0,01 point de pourcentage). Le gouverneur a évoqué les risques « de second tour » sur l’inflation (quand la hausse des prix finit par alimenter les salaires, puis relance l’inflation) et la possibilité que des tensions sur les prix liées à l’énergie se transmettent aux salaires.

Signaux de la BoE et de la Fed

Aux États-Unis, l’indice des prix PCE (la mesure d’inflation privilégiée par la Fed, utilisée pour suivre l’évolution des prix payés par les ménages) a augmenté de 3,5 % sur un an en mars, conforme aux attentes. La croissance du PIB au T1 (la production totale de l’économie ; « T1 » = premier trimestre) est ressortie à 2 % contre 2,3 % attendu, ce qui a pesé sur le dollar plus tard dans la séance. Vendredi, le programme inclut l’ISM Manufacturing PMI (indice d’activité du secteur manufacturier établi par l’Institute for Supply Management ; au-dessus de 50, l’activité est en expansion), avec un consensus à 53, et l’indice « Prices Paid » (composante qui mesure les pressions sur les prix des achats des entreprises) attendu à 80. Huw Pill doit aussi s’exprimer dans la matinée européenne. La semaine prochaine, le Royaume-Uni aura un jour férié bancaire lundi et aucune publication nationale majeure. Le calendrier américain comprend l’ISM Services PMI mardi (même type d’indice mais pour les services), l’ADP Employment Change mercredi (estimation des créations d’emplois dans le secteur privé), et les Non-Farm Payrolls vendredi prochain (rapport mensuel sur l’emploi hors secteur agricole, indicateur clé pour les marchés).

Options et positionnement sur la volatilité

Le contexte actuel, au 1er mai 2026, est différent : la BoE aurait depuis abaissé ses taux au niveau actuel de 4,5 %. L’inflation britannique est tombée à 3,1 % selon la dernière lecture, mais une inflation des services tenace (la hausse des prix dans les services, souvent plus liée aux salaires et donc plus lente à se calmer) incite la banque centrale à la prudence. En face, l’économie américaine apparaît plus solide, avec une croissance du PIB annualisée de 2,2 % au premier trimestre 2026 (rythme de croissance projeté sur un an à partir d’un trimestre), ce qui réduit l’urgence pour la Réserve fédérale de baisser fortement ses taux. Cette divergence croissante suggère aux traders d’envisager l’achat d’options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) pour se positionner sur une volatilité plus élevée du GBP/USD, désormais proche de 1,2750. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, déduite du prix des options) a augmenté avant les Non-Farm Payrolls de la semaine prochaine, une publication susceptible de modifier les anticipations sur la trajectoire de taux de la Fed. Une stratégie comme le « long straddle » (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice, pour profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre) peut être adaptée si le rapport sur l’emploi déclenche un grand mouvement. Compte tenu d’une croissance britannique plus fragile, le risque paraît davantage orienté à la baisse pour la livre dans les prochaines semaines. Acheter des options de vente (« put », droit de vendre) sur GBP/USD ou mettre en place des « put spreads » baissiers (achat d’un put et vente d’un autre put à un prix d’exercice plus bas, pour réduire le coût en contrepartie d’un gain plafonné) permet de viser un retour vers le support de 1,2500 (zone de prix où la demande a souvent tendance à freiner la baisse), avec un risque limité. Cette position bénéficierait de chiffres d’emploi américains solides, qui conduiraient les marchés à réduire la probabilité de baisses de taux de la Fed, renforçant le dollar face à une livre pénalisée par une BoE plus accommodante (plus encline à baisser les taux).

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En avril, la confiance des consommateurs ANZ–Roy Morgan en Nouvelle-Zélande s’est repliée à 80,3 contre 91,3 précédemment.

La confiance des consommateurs ANZ–Roy Morgan en Nouvelle-Zélande a reculé en avril. L’indice est tombé à 80,3, contre 91,3 lors de la lecture précédente. Il s’agit d’une baisse de 11,0 points. Le résultat d’avril est inférieur au niveau du mois précédent.

Confiance des consommateurs et dépenses des ménages

Avec une chute marquée de la confiance à 80,3, il faut s’attendre à un net ralentissement des dépenses des ménages (les achats et dépenses des foyers). C’est le plus bas niveau depuis plus d’un an et cela suggère que les précédentes hausses de taux de la Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ, la banque centrale du pays) finissent par peser lourdement sur les budgets des ménages. Cette faiblesse devrait se répercuter sur les ventes de détail (les ventes des commerces aux consommateurs) et sur la croissance du PIB (produit intérieur brut, la mesure de la taille de l’économie) au deuxième trimestre 2026. Dans ce contexte, le dollar néo-zélandais est sous pression : le marché va probablement intégrer une probabilité plus élevée d’une baisse de taux de la RBNZ plus tard cette année. Même si l’inflation du premier trimestre restait élevée à 3,8%, cette chute de moral pourrait pousser la RBNZ à soutenir l’activité plus tôt que prévu. On peut envisager un scénario de NZD plus faible, notamment face à l’AUD (dollar australien) et à l’USD (dollar américain), via des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé, pour limiter le risque) ou en vendant des contrats à terme NZD/USD (futures, contrats standardisés pour acheter/vendre plus tard). Pour les actions, cela indique des vents contraires pour le NZX 50 (principal indice boursier néo-zélandais), surtout pour les entreprises dépendantes de la consommation discrétionnaire (dépenses non essentielles). Des stratégies visant à profiter d’une baisse ou d’une volatilité plus forte (variations plus importantes des prix) peuvent être envisagées, comme l’achat d’options de vente (puts, qui gagnent de la valeur quand le prix baisse) sur l’indice ou sur des valeurs de la distribution.

Marché des taux et trajectoire de la RBNZ

Sur les marchés de taux, l’attention devrait se porter sur les échéances courtes de la courbe des taux (les taux à court terme). La baisse de confiance rend plus difficile pour la RBNZ de conserver une posture restrictive (hawkish, c’est-à-dire favorable à des taux élevés). Cela devrait exercer une pression à la baisse sur les taux courts. Le taux de swap à deux ans (taux fixe échangé contre un taux variable, indicateur des anticipations de marché), actuellement autour de 4,75%, pourrait reculer à mesure que les investisseurs intègrent une trajectoire plus accommodante (dovish, c’est-à-dire favorable à des taux plus bas) du taux directeur (Official Cash Rate, le principal taux de la banque centrale) jusqu’en 2027.

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Les marchés ont été ébranlés alors que l’USD/JPY s’est brutalement retourné, chutant de 2,25 % et perdant environ 500 pips en quelques heures.

L’USD/JPY a reculé de 2,25 % jeudi après un brutal retournement en quelques heures. Il est monté vers 160,75 en début de séance à Londres, puis a chuté à 155,55, soit environ 500 pips (unité courante pour mesurer de petits mouvements sur le marché des changes), avant de se négocier autour de 156,65. Le mouvement entre le plus haut et le plus bas atteint 3,22 %, soit la plus forte baisse sur une journée depuis plus de trois ans. Le repli a mis fin à la hausse d’avril depuis le milieu des 150 et a laissé une bougie journalière avec une longue mèche haute (sur un graphique en chandeliers, cela indique un rejet net des niveaux élevés).

Intervention And Market Reaction

Des responsables japonais ont multiplié les avertissements dans la journée, et le Nikkei a indiqué que le ministère des Finances et la Banque du Japon (BoJ) sont intervenus en achetant du yen et en vendant du dollar. Selon le journal, il s’agirait de la première intervention de ce type depuis l’épisode de 2024, qui avait mobilisé environ 62 milliards de dollars. Les taux mentionnés étaient ceux de la Fed à 3,50 %-3,75 % contre un taux directeur de la BoJ à 0,75 % (taux directeur : taux fixé par une banque centrale qui influence le coût du crédit). La semaine prochaine inclut l’indice des prix à la consommation (Tokyo CPI, un indicateur de l’inflation au Japon) après la clôture de jeudi, ainsi que trois jours fériés : Constitution Day (samedi), Greenery Day (dimanche) et Children’s Day (lundi). Au programme figurent aussi mercredi les Labour Cash Earnings (salaires en numéraire, indicateur de la dynamique des revenus) et le compte rendu de la réunion de la BoJ (minutes, résumé détaillé des discussions). Sur le graphique à une heure, l’USD/JPY était à 156,66, avec une résistance signalée à 160,30 (résistance : zone de prix où la hausse a tendance à buter).

Strategy Considerations For Higher Volatility

Après cette intervention, il faut s’attendre à une volatilité très élevée sur l’USD/JPY (volatilité : amplitude des variations de prix). Le mouvement de 3,22 % en une séance a fait bondir la volatilité implicite sur les options yen (volatilité implicite : niveau de volatilité « intégré » dans le prix des options, reflétant l’incertitude attendue). Cela s’était déjà produit après des interventions similaires fin 2022. Dans ce contexte, des stratégies d’options comme le straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice, qui gagne si le marché bouge fortement dans un sens ou dans l’autre) peuvent être adaptées pour profiter de mouvements erratiques. Le sujet de fond reste l’opposition entre l’intervention japonaise et l’écart de taux mondial. Lors des interventions de 2024, qui ont coûté plus de 60 milliards de dollars au Japon, le soutien au yen n’avait été que temporaire car le taux de la Fed était nettement plus élevé. Avec une Fed à 3,50 %-3,75 % contre 0,75 % pour la BoJ, l’attrait des « carry trades » reste fort (carry trade : stratégie consistant à emprunter dans une devise à faible taux, comme le yen, pour investir dans une devise mieux rémunérée). La hausse du yen provoquée par l’intervention pourrait donc ne pas durer. Le calendrier allégé au Japon à cause des jours fériés augmente le risque de mouvements brusques, tandis que le rapport américain sur l’emploi (Non-Farm Payrolls, créations d’emplois hors agriculture) est un déclencheur majeur. Les créations d’emplois récentes ralentissent, avec 175 000 emplois ajoutés en avril 2026, mais l’inflation sous-jacente (core inflation : inflation hors énergie et alimentation, plus stable) reste élevée à 3,6 %. Un chiffre d’emploi solide conforterait une Fed « plus élevée plus longtemps » (taux maintenus à un niveau élevé pendant une période prolongée) et pourrait ramener l’USD/JPY vers 160, ce qui rendrait des options d’achat à très courte échéance (call : option donnant le droit d’acheter) intéressantes pour un positionnement tactique. Sur le plan technique, la zone de 160,30 est désormais une résistance importante. Elle peut servir de zone pour des spreads sur options d’achat (call spread : combinaison de deux options d’achat pour encadrer le gain et limiter le coût), car un rebond pourrait avoir du mal à dépasser le niveau associé à l’intervention. À la baisse, l’absence de support clair (support : zone où la baisse a tendance à se stabiliser) plaide pour des options de vente (put : option donnant le droit de vendre) afin de se protéger d’une nouvelle poussée baissière, surtout si les données américaines se dégradent.

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