Onshift : le dollar australien reste globalement stable, progressant de 0,5 % face au dollar américain, sur fond d’anticipations hawkish concernant la RBA

Le dollar australien (AUD) a progressé de 0,5% vers 0,7150 face au dollar américain (USD) en début de séance nord-américaine jeudi. Il a évolué de façon contrastée face aux autres grandes devises, alors que les marchés anticipent de nouvelles hausses de taux de la Banque de réserve d’Australie (RBA, la banque centrale australienne) cette année. Les marchés tablent sur une hausse de taux de la RBA en mai, après une inflation plus rapide. L’indice des prix à la consommation (IPC, mesure de l’évolution des prix payés par les ménages) a augmenté de 1,4% au 1er trimestre, conformément aux attentes, après 0,6% au trimestre précédent.

Inflation australienne et perspectives de la RBA

Sur un an, l’IPC a accéléré à 4,1%, en ligne avec les prévisions, après 3,6%. En mars, la RBA a relevé son taux directeur (le taux d’intérêt de référence) de 25 points de base (soit 0,25 point) à 4,1%, et a indiqué que l’inflation était déjà élevée avant la hausse des prix du pétrole liée au conflit au Moyen-Orient. Le dollar américain a reculé face à ses principales contreparties, même si la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) a signalé que les taux pourraient rester élevés plus longtemps. Son président, Jerome Powell, a jugé l’orientation actuelle de la politique monétaire adaptée, tout en soulignant que la situation au Moyen-Orient ajoute de l’incertitude. Côté statistiques américaines, l’estimation préliminaire (« flash », première publication) du PIB du 1er trimestre ressort à +2% sur un an. Le chiffre est inférieur au consensus à 2,3%, mais supérieur à la précédente lecture à 0,5%.

Conséquences de marché pour l’AUD/USD

L’hypothèse d’une hausse de taux de la RBA en mai paraît solide au vu des derniers chiffres d’inflation. À 4,1% sur un an, l’IPC reste nettement au-dessus de la cible de la RBA (2–3%), ce qui renforce la pression pour relever les taux. Le marché du travail reste aussi tendu, avec un chômage stable à 3,7% selon les dernières données de mars. La RBA a déjà porté son taux directeur à 4,1% en mars, en mettant en avant des pressions inflationnistes, même avant la récente hausse du pétrole. Le consensus des analystes évoque désormais plusieurs hausses, possiblement en mai, juin et août. Les prix soutenus de certaines exportations clés, comme le minerai de fer (au-dessus de 115 dollars par tonne), constituent également un appui. En parallèle, le dollar américain s’affaiblit alors que la Fed temporise, en raison des incertitudes mondiales. Les propos de Jerome Powell suggèrent qu’il n’y a pas d’urgence à durcir davantage la politique monétaire. Cette lecture est confortée par la croissance du PIB à 2% au 1er trimestre, positive mais inférieure aux attentes. La prudence de la Fed s’explique aussi par une inflation américaine en ralentissement à 3,1% dans le dernier rapport, à l’inverse de la dynamique australienne. D’autres indicateurs, comme l’ISM manufacturier (enquête auprès des entreprises industrielles) à 49,5, signalent un léger repli du secteur (un niveau sous 50 indique une contraction), ce qui plaide pour une pause. Ce tassement de l’activité aux États-Unis pèse sur le dollar face à l’AUD. Cette divergence de politiques monétaires peut soutenir l’AUD face à l’USD dans les prochaines semaines. Les investisseurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change) peuvent envisager des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) sur l’AUD/USD afin de profiter d’une hausse, tout en limitant le risque si la paire évolue à contre-sens.

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En mars, l’inflation PCE sous-jacente aux États-Unis a progressé de 3,2 % sur un an, conformément aux attentes.

L’indice des prix des dépenses de consommation des ménages hors éléments volatils (Core PCE) aux États-Unis a progressé de 3,2 % sur un an en mars. Le chiffre est conforme aux attentes. Avec une inflation Core PCE de mars conforme à 3,2 %, la réaction immédiate des marchés devrait être limitée, mais le message de fond est clair. Les espoirs d’une baisse des taux par la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale américaine) en juin sont désormais pratiquement écartés. Il faut donc ajuster les positions dans un contexte où les taux d’intérêt restent plus élevés plus longtemps.

Plus élevés plus longtemps

Cette inflation stable, mais encore élevée, devrait soutenir la volatilité implicite (la volatilité attendue par le marché, déduite des prix des options) dans les prochaines semaines. Le VIX (indice de volatilité du S&P 500, souvent appelé « indice de la peur »), proche de 17, est plus élevé que pendant les phases plus calmes observées sur une grande partie de 2025, ce qui crée des opportunités pour des stratégies de vente de prime (vendre des options pour encaisser la prime). Nous voyons de l’intérêt dans des montages comme les iron condors (stratégie sur options qui vise un marché qui évolue dans une fourchette), sur le S&P 500, qui peuvent être gagnants si le marché intègre la nouvelle en restant dans une zone de prix définie. Sur les contrats à terme de taux d’intérêt (produits qui reflètent les anticipations de taux futurs), la suite consiste à repousser toute détente significative au plus tôt vers la fin du troisième trimestre. Le marché n’intègre plus qu’une probabilité inférieure à 15 % d’une baisse de taux avant la réunion de septembre, un changement marqué par rapport à il y a quelques mois. Il convient de rechercher des opportunités pour se positionner sur une courbe des taux plus plate (écart plus faible entre taux courts et taux longs), alors que les taux à court terme restent guidés par la politique de la Fed. Compte tenu des dernières données montrant un taux de chômage maintenu sous 4 % et une croissance du PIB (produit intérieur brut, la mesure de la production économique) du premier trimestre solide à 2,1 %, la Fed n’a pas d’incitation à baisser ses taux. Cette résistance de l’économie plaide pour une approche défensive sur les produits dérivés actions (instruments comme les options et futures), en privilégiant les secteurs décotés (« value ») plutôt que les valeurs de croissance sensibles aux taux. Nous réduisons l’exposition aux valeurs technologiques spéculatives, dont les modèles de valorisation reposent sur des coûts d’emprunt plus faibles.

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En mars, l’inflation annuelle de l’indice des prix PCE aux États-Unis a été conforme aux prévisions, s’établissant à 3,5 %, comme attendu.

L’inflation PCE (dépenses de consommation personnelle) aux États-Unis a atteint 3,5% sur un an en mars. Ce chiffre est conforme aux prévisions. Cet indicateur mesure l’évolution annuelle des prix payés par les consommateurs américains. Il fait partie des références utilisées pour suivre l’inflation (la hausse générale des prix).

Réaction du marché et prochain déclencheur

Le chiffre de mars, exactement conforme aux attentes (3,5%), réduit pour l’instant une grande part d’incertitude sur les marchés. Il ne signale pas, à lui seul, un choc brutal des prix dans un sens ou dans l’autre. L’attention du marché se reporte donc rapidement sur le prochain événement majeur: le rapport sur l’emploi à venir. L’absence de surprise laisse penser que la volatilité implicite (la volatilité anticipée par le marché, déduite des prix des options) pourrait baisser à court terme. Pour les traders, cela rend plus attrayantes les stratégies qui profitent d’un marché stable et de l’érosion du temps sur les options (la perte de valeur d’une option au fil du temps), souvent appelées «vente de prime» (vendre des options pour encaisser la prime). Cela se voit dans le VIX, un indicateur de la peur du marché basé sur les options du S&P 500, déjà repassé sous 14 cette semaine, ce scénario étant largement attendu. Le taux de 3,5% reste nettement au-dessus de l’objectif de 2% de la Réserve fédérale (Fed), ce qui limite la probabilité de discussions sur des baisses de taux. Cela renforce le scénario de taux «élevés plus longtemps». Les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un sous-jacent) qui reflètent les anticipations de taux, comme les contrats à terme SOFR (adossés au taux SOFR, un taux de référence du financement au jour le jour) et les contrats à terme sur les Fed Funds (qui reflètent le taux directeur américain), devraient continuer à intégrer un statu quo de la Fed jusqu’à l’été. Les données récentes du CME FedWatch Tool (un outil qui estime, à partir des prix des contrats à terme, la probabilité de décisions de la Fed) montrent que le marché n’évalue plus qu’à moins de 20% la probabilité d’une baisse de taux d’ici la réunion de juillet, contre 60% au début de l’année. Cela conforte une approche prudente sur les taux.

Se préparer à une phase d’évolution en range

Pour les prochaines semaines, l’approche la plus prudente consiste à se positionner pour un marché évoluant dans une fourchette (un «range», sans tendance nette), en attendant la prochaine publication majeure. Un rapport sur l’emploi nettement plus fort ou plus faible que prévu sera l’élément susceptible de rompre le calme actuel. D’ici là, il faut s’attendre à une volatilité plus faible et privilégier les stratégies qui en tirent parti.

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L’indice des prix PCE américain de mars en glissement mensuel a été conforme aux attentes, en hausse de 0,7 %, en ligne avec les prévisions des économistes.

L’indice des prix des dépenses de consommation des ménages (PCE, un indicateur d’inflation suivi par la Réserve fédérale) aux États-Unis a progressé de 0,7 % sur un mois en mars. Cela correspond aux prévisions. Les chiffres PCE de mars confirment que l’inflation reste un problème durable. Une hausse mensuelle de 0,7 %, même attendue, renforce le scénario d’une Réserve fédérale « faucon » (c’est‑à‑dire prête à maintenir une politique monétaire stricte). Autrement dit, l’environnement de taux d’intérêt élevés plus longtemps devrait se prolonger pendant l’été.

Persistance de l’inflation et contraintes de la Fed

La situation paraît plus résistante que prévu en 2025, période où beaucoup anticipaient des baisses de taux cette année. Il faut désormais intégrer que la Fed a une marge de manœuvre réduite. La banque centrale ne peut pas se permettre un changement de cap trop tôt (un assouplissement rapide), alors que l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) évolue à un rythme annualisé (extrapolé sur un an à partir des données de la période) supérieur à 5,5 % au premier trimestre 2026. Pour les investisseurs en actions, cela plaide pour une approche prudente via des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre un actif à un prix fixé). Acheter des options de vente (« puts », qui gagnent de la valeur si le marché baisse) sur le S&P 500 ou le Nasdaq 100 permet de se couvrir contre la pression sur les valorisations (prix des actions par rapport à leurs résultats) liée à des taux durablement élevés. L’outil CME FedWatch (baromètre basé sur les prix des contrats à terme sur taux directeurs, qui estime les probabilités de décisions de la Fed) indique désormais moins de 10 % de probabilité d’une baisse de taux avant le quatrième trimestre, un changement marqué par rapport à il y a trois mois. Il faut aussi s’attendre à une pression persistante sur la partie longue de la courbe des taux (les obligations à maturité longue). Des stratégies sur produits dérivés (instruments financiers dont le prix dépend d’un actif sous‑jacent) qui profitent d’une hausse des rendements obligataires, comme l’achat de « puts » sur des ETF d’obligations du Trésor, restent pertinentes. À titre de repère, le rendement du Treasury à 10 ans a augmenté d’environ 75 points de base (0,75 point de pourcentage) depuis le début de l’année, et la tendance peut se poursuivre. Ce contexte maintient un niveau élevé de volatilité (ampleur des mouvements de prix), ce qui rend intéressantes les positions « longues volatilité » (stratégies qui gagnent si la volatilité monte). L’indice VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») a régulièrement clôturé au‑dessus de 19, un niveau sensiblement supérieur aux périodes plus calmes de 2025. Négocier des contrats à terme sur le VIX (engagement d’acheter ou vendre plus tard à un prix fixé) ou des options d’achat (« calls », qui gagnent de la valeur si le prix du sous‑jacent monte) peut être une manière efficace de se positionner sur des mouvements qui pourraient accompagner les prochains chiffres d’inflation et les prises de parole de la Fed.

Se positionner pour une volatilité plus élevée

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En mars, l’indice des prix PCE de base aux États-Unis a été conforme aux prévisions, en hausse de 0,3 % sur un mois, comme attendu

Les prix des dépenses de consommation personnelle (PCE) *hors alimentation et énergie* aux États-Unis ont augmenté de 0,3 % sur un mois en mars. Ce chiffre est conforme aux prévisions. Ces données indiquent une inflation mensuelle stable du PCE « core » (indice qui exclut l’alimentation et l’énergie afin de mieux mesurer la tendance de fond). C’est l’un des principaux indicateurs d’inflation suivis aux États-Unis.

L’inflation de base reste difficile à faire baisser

Le chiffre de mars, exactement conforme aux attentes à 0,3 %, réduit l’incertitude immédiate, mais confirme un message difficile pour les marchés : l’inflation reste élevée et au-dessus de l’objectif de la Réserve fédérale (la banque centrale américaine). Cela renforce l’idée de taux d’intérêt qui restent élevés plus longtemps (« higher for longer »), ce qui réduit nettement la probabilité d’une baisse rapide des taux. Dans ce contexte, l’hypothèse d’une baisse de taux cet été continue de reculer. Le marché des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif ou d’un taux) le montre : l’outil CME FedWatch publie des probabilités implicites (déduites des prix de contrats à terme) et indique désormais moins de 30 % de chances d’une baisse de taux lors de la réunion de juillet, contre environ 60 % il y a deux mois. Les opérateurs peuvent donc réduire les positions qui misaient sur un assouplissement rapide et privilégier des stratégies qui profitent de taux durablement élevés. Comme le rapport sur l’inflation n’a pas créé de surprise, la volatilité implicite (niveau de mouvements futurs attendu par le marché, intégré dans le prix des options) sur les options actions pourrait baisser dans les prochains jours. Le VIX (indice de volatilité attendu sur le S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur »), qui était monté avant la publication, recule et a récemment touché 14,5 après avoir évolué près de 17. Cela peut créer une opportunité de vendre de la prime d’options (encaisser le prix payé pour une option) puisque le risque d’un choc de politique monétaire semble, pour l’instant, moins présent dans les prix. Ce schéma rappelle ce que l’on a vu pendant une grande partie de 2025, lorsque des données d’inflation persistantes poussaient régulièrement le marché à repousser ses attentes de baisse de taux. À l’époque, les indices évoluaient sans tendance claire, faute de signal net de la Fed. Cela incite à la prudence, car un déclencheur majeur d’une nouvelle hausse durable des marchés n’apparaît pas. En réaction, on observe davantage de positions défensives via des options sur indices. Des investisseurs achètent des *spreads de puts* sur le S&P 500 (stratégie consistant à acheter une option de vente et en vendre une autre à un niveau différent) pour se protéger d’une baisse progressive plutôt que d’un krach. Cette approche protège tout en limitant le risque, dans un environnement où les taux élevés freinent les valorisations boursières.

La solidité du dollar soutient les stratégies sur devises

La force durable du dollar américain est une autre conséquence importante, ce qui rend les dérivés de change (contrats comme options ou contrats à terme sur devises) utiles. Tant que les taux américains restent au-dessus de ceux de l’Europe et du Japon, acheter des options d’achat (call : droit d’acheter à un prix fixé) sur l’indice du dollar (DXY : indice qui mesure la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) reste une stratégie possible. Cette lecture est aussi soutenue par les derniers chiffres de PIB, l’économie américaine ayant progressé à un rythme annualisé de 2,1 % au premier trimestre (taux recalculé comme si la croissance du trimestre se répétait sur un an), mieux que des économies comparables.

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Les prévisions sont confirmées, la facilité de dépôt de la BCE pour la zone euro restant à 2 % sans changement

La Banque centrale européenne (BCE) a fixé le taux de la facilité de dépôt de la zone euro à 2 %, conformément aux prévisions. Le taux de la facilité de dépôt est le taux d’intérêt que les banques reçoivent lorsqu’elles placent leurs liquidités à la BCE au jour le jour (un dépôt « overnight », c’est-à-dire pour une nuit).

Décision de taux de la Banque centrale européenne

Le niveau de taux annoncé est de 2 %. En 2025, le passage à un taux de facilité de dépôt de 2 % a marqué une phase stable, la BCE s’étant contentée d’aligner sa décision sur les attentes. Aujourd’hui, l’attention du marché porte sur la vitesse de l’assouplissement monétaire, c’est-à-dire la baisse progressive des taux. Les dernières données d’Eurostat montrent que l’inflation globale (l’inflation « en moyenne », incluant énergie et alimentation) est retombée à 1,9 %, sous l’objectif de la BCE, ce qui ouvre la voie à de nouvelles baisses de taux dans les prochains trimestres. Ce contexte peut pousser certains intervenants à se positionner sur une baisse des taux via des produits dérivés (des contrats financiers dont la valeur dépend d’un actif ou d’un taux). Les contrats à terme sur l’EURIBOR (un taux de référence du marché monétaire en euros, utilisé pour de nombreux prêts et produits financiers) sont un exemple : acheter des contrats arrivant à échéance fin 2026 ou début 2027 peut gagner en valeur si la BCE baisse davantage ses taux que ce que le marché anticipe déjà. Cela revient à parier sur le fait qu’une croissance du PIB de la zone euro (la production totale de biens et services) faible — 0,4 % au dernier trimestre — finira par pousser la banque centrale à réduire les taux.

Conséquences pour les échanges et le positionnement de marché

La volatilité (l’ampleur des variations de prix) sur le marché obligataire reste également un point clé. Après les fortes baisses de taux post-2008, les prix des obligations d’État allemandes ont nettement progressé. Un schéma similaire, mais moins marqué, semble apparaître : acheter des options d’achat (« call », un contrat qui donne le droit d’acheter à un prix fixé) sur des contrats à terme de Bund (l’obligation d’État allemande ; FGBL est le code du contrat à terme) permet de profiter d’une hausse des prix obligataires tout en limitant le risque à la prime payée (le coût de l’option). La divergence de politique monétaire entre la BCE et la Réserve fédérale américaine (Fed), qui signale un cycle de baisse de taux plus lent, crée aussi une opportunité sur le marché des changes. L’écart de taux (différence de niveaux de taux entre deux zones) peut peser sur l’euro face au dollar. Certains traders peuvent alors utiliser des options de change (contrats donnant le droit d’acheter ou vendre une devise à un prix fixé), notamment des options de vente (« put », le droit de vendre) sur EUR/USD, pour se positionner sur un euro plus faible dans les prochains mois.

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Deutsche Bank affirme que la Fed a maintenu ses taux, confrontée à quatre dissensions depuis 1992, entre positions accommodantes et restrictives

La Réserve fédérale a maintenu ses taux d’intérêt inchangés, mais la décision a enregistré quatre votes dissidents, un record pour une décision du FOMC (le comité de politique monétaire de la Fed) depuis 1992. Ces dissidences comprenaient des objections à la fois « accommodantes » (favorables à des taux plus bas) et « restrictives » (favorables à des taux plus élevés). Le président Jerome Powell a indiqué que l’orientation actuelle de la politique monétaire est, selon lui, adaptée pour rester en attente, en mettant en avant l’incertitude liée au Moyen-Orient. Les économistes US de Deutsche Bank s’attendent donc à ce que le taux directeur reste inchangé cette année.

Divisions au sein de la Fed et anticipations de marché

Les anticipations de marché se sont déplacées vers un scénario de taux plus élevés, à mesure que les prix du pétrole montaient et que la Fed paraissait plus divisée. En clôture, les contrats à terme de décembre (des produits dérivés qui reflètent les attentes sur les taux) intégraient 3 points de base de hausse, les baisses de taux cette année étant en grande partie sorties des prix. Les contrats à terme indiquent désormais une probabilité de 55% d’une hausse de taux de la Fed d’ici avril prochain. Par ailleurs, Powell devrait rester gouverneur de la Fed après la fin de son mandat de président, le 15 mai. Le texte précise qu’il a été produit à l’aide d’un outil d’IA et relu par un éditeur. Il est attribué à la FXStreet Insights Team.

Se positionner face à un risque de surprise restrictive

Actuellement, les marchés intègrent une forte probabilité d’au moins une baisse de taux d’ici la réunion de septembre, les données du CME FedWatch Tool (un indicateur de marché basé sur les prix des contrats à terme) montrant une probabilité supérieure à 65%. Or, le dernier rapport CPI (indice des prix à la consommation, une mesure de l’inflation) de mars 2026 a montré une inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) toujours élevée, à 3,1%, bien au-dessus de l’objectif de 2% de la Fed. Cet écart entre des attentes de marché accommodantes et des données économiques solides rend la situation risquée pour les opérateurs non couverts. Compte tenu de ce risque, il peut être judicieux d’ajouter une protection contre une surprise « restrictive » dans les prochaines semaines. Cela peut passer par l’achat d’options de vente (des contrats qui gagnent si le prix baisse) sur des contrats à terme sur Treasuries (obligations d’État américaines), ou par l’utilisation d’options d’achat (des contrats qui gagnent si le prix monte) sur le VIX (indice de volatilité, souvent appelé « baromètre de la peur ») afin de se couvrir contre une hausse de la volatilité. L’objectif est d’assurer les portefeuilles contre une remise en cause du calme actuel du marché, comme en 2025. Les opérateurs peuvent aussi surveiller les options sur les contrats à terme SOFR, en particulier les contrats d’été. Le SOFR (taux de financement au jour le jour garanti, un taux de référence aux États-Unis) sert de base à de nombreux produits de taux. La volatilité implicite (la volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) semble sous-estimer le risque que la Fed réaffirme une posture « plus haut plus longtemps » (des taux élevés pendant une période prolongée) pour freiner l’inflation. Un ton plus restrictif lors de la prochaine réunion pourrait déclencher un réajustement rapide des prix de ces produits dérivés, au bénéfice de ceux positionnés pour des tensions persistantes sur les taux.

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Au premier trimestre, le PIB du Mexique a progressé de 0,1 % en glissement annuel, en deçà des 0,8 % attendus.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) du Mexique sur un an a été de 0,1% au premier trimestre. Ce chiffre est inférieur au consensus de 0,8%. Ce résultat indique une croissance plus faible que prévu. Les données comparent la performance réelle au consensus de marché pour le T1.

Choc de croissance au Mexique et implications pour le peso

La croissance du premier trimestre, à 0,1%, a fortement surpris, bien en dessous du consensus de 0,8%. Cette statistique affaiblit immédiatement le soutien au peso mexicain, jusqu’ici porté par des taux d’intérêt élevés et un scénario de croissance jugé robuste. Nous anticipons un début de débouclage du « carry trade » (stratégie consistant à emprunter dans une monnaie à faible taux pour acheter une monnaie offrant un rendement plus élevé), ce qui pourrait pousser durablement le taux de change USD/MXN à la hausse. Cette croissance très faible met la banque centrale, Banxico (Banque du Mexique), dans une position délicate, avec un taux directeur (principal taux d’intérêt fixé par la banque centrale) à 9,75%. Le marché intégrait des baisses de taux au troisième trimestre, mais la probabilité d’une baisse dès la prochaine réunion en juin augmente. Nous estimons que les investisseurs peuvent se positionner en faveur d’un virage « accommodant » (orientation vers des taux plus bas) via des swaps de taux d’intérêt (contrats permettant d’échanger des flux de taux, et pouvant gagner de la valeur quand les taux baissent). Les perspectives des actions mexicaines se dégradent, car le ralentissement de l’activité réduit généralement les bénéfices des entreprises. Cette fragilité s’ajoute à des signaux de ralentissement du secteur manufacturier américain, un débouché important pour les exportations industrielles mexicaines. Nous considérons que l’achat d’options de vente (« puts », instruments donnant le droit de vendre à un prix fixé, utilisés pour se couvrir ou parier sur une baisse) sur l’ETF iShares MSCI Mexico (EWW) est une façon simple de se positionner en cas de repli des marchés.

Hausse de la volatilité sur le peso et stratégies de marché

Un écart aussi marqué par rapport aux attentes devrait accroître la nervosité des marchés dans les prochaines semaines. La volatilité implicite (niveau de volatilité anticipé par le marché, déduit du prix des options) des options sur le peso est déjà passée d’environ 12% à plus de 15% depuis la publication, un niveau inédit depuis les incertitudes du début 2025. Dans ce contexte, des stratégies acheteuses de volatilité (stratégies visant à profiter de mouvements de prix plus amples), comme l’achat de straddles (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice), peuvent être adaptées si l’on anticipe des variations plus larges.

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Afrique du Sud : l’excédent commercial de mars s’est réduit à 31,87 Md ZAR, contre 36,92 Md ZAR précédemment

La balance commerciale de l’Afrique du Sud, en rands, a reculé à 31,87 Md en mars, contre 36,92 Md le mois précédent. Cette évolution signifie que l’excédent commercial (quand les exportations dépassent les importations) s’est réduit de 5,05 Md sur un mois. Cela reflète un écart plus faible entre exportations et importations en mars. L’excédent commercial de mars s’est donc réduit à 31,87 milliards de rands. Ce mouvement peut traduire des exportations moins dynamiques ou une facture d’importations plus élevée, deux facteurs qui pèsent généralement sur le rand (ZAR). Les opérateurs intervenant sur les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise) peuvent donc s’attendre à un biais plus négatif sur le ZAR à court terme. Ces données plaident pour des stratégies qui tirent parti d’une monnaie plus faible, comme l’achat d’options d’achat (call options, qui donnent le droit d’acheter à un prix fixé) sur la paire USD/ZAR. Des statistiques en ligne récentes indiquent que les prix de certaines exportations clés sud-africaines, comme les métaux du groupe du platine, ont reculé de plus de 3% au premier trimestre 2026, ce qui confirme un contexte commercial moins favorable. Ces positions deviennent plus profitables si le rand se déprécie, c’est‑à‑dire s’il perd de la valeur face au dollar. On avait observé un schéma comparable fin 2024, lorsque les inquiétudes sur la demande mondiale avaient entraîné une dépréciation rapide du ZAR. Le taux de change USD/ZAR était passé de 18,40 à plus de 19,00 en quelques semaines. Cet épisode montre que les mouvements peuvent être rapides; se positionner pour une volatilité (ampleur des variations de prix) plus élevée peut donc constituer une stratégie complémentaire prudente. La baisse inattendue de l’excédent devrait accroître la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) des options sur le ZAR. Certains opérateurs peuvent envisager l’achat de straddles (stratégie consistant à acheter simultanément une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice) s’ils anticipent un fort mouvement, sans être sûrs du sens, notamment après des commentaires de la banque centrale. Cela permet de viser un gain en cas de variation importante, à la hausse comme à la baisse.

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Les analystes de Danske estiment que le Brent reste proche de 124-126 dollars, tandis que les tensions avec l’Iran et le blocus américain menacent l’offre ; une normalisation à Ormuz paraît peu probable

Le pétrole Brent a progressé autour de 124–126 dollars le baril, sur fond de tensions liées à l’Iran et de blocus naval américain, ce qui ravive les craintes de perturbations de l’offre. Le contrat Brent de juin a atteint 124 dollars, avant que le Brent ne s’échange près de 126 dollars le baril, au-dessus du précédent pic de 119,5 dollars le baril inscrit le 9 mars. Selon certaines informations, les États-Unis envisageraient des frappes militaires après l’enlisement des discussions avec l’Iran, ce qui augmente la « prime de risque » (surcoût de prix lié aux risques géopolitiques) sur le pétrole. Les prix de marché continuent d’intégrer un scénario de perturbations, Polymarket (plateforme de paris sur des événements) indiquant moins de 30 % de chances d’un retour à un trafic normal dans le détroit d’Ormuz d’ici fin mai.

Tensions avec l’Iran et risques sur le marché pétrolier

Polymarket attribue aussi 45 % de probabilité à une levée du blocus naval américain. La hausse des prix de l’énergie alimente l’inflation (hausse généralisée des prix) et pèse sur les mouvements de marché, notamment sur les actions et le marché des changes (devises). L’article a été produit à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle et relu par un éditeur. Nous nous souvenons de la période où le conflit États-Unis–Iran avait propulsé le Brent à 126 dollars le baril au printemps 2025. Cette phase de tension extrême, marquée par un blocus naval dans le détroit d’Ormuz (passage maritime stratégique pour le transport de pétrole), a durablement influencé la psychologie du marché. La prime de risque géopolitique établie тогда n’a pas totalement disparu. Le souvenir de ce pic de volatilité (fortes variations de prix), lorsque l’indice de volatilité du pétrole brut de CBOE (OVX, baromètre de la nervosité du marché à partir des options) avait grimpé au-delà de 60, explique la prudence actuelle. Aujourd’hui, avec un OVX proche de 35, le marché est plus calme mais reste très sensible à toute nouvelle en provenance de la région. Cette tension de fond signifie que toute nouvelle perturbation pourrait entraîner un saut rapide des prix.

Positionnement en options pour se protéger contre une hausse

Actuellement, le Brent s’échange près de 88 dollars le baril, bien en dessous des sommets de 2025, mais soutenu par une gestion stricte de l’offre par l’OPEP+ (alliance de pays producteurs menée par l’OPEP et la Russie) qui maintient des stocks mondiaux faibles. Les dernières données de l’Energy Information Administration (agence statistique américaine de l’énergie) montrent que les stocks commerciaux de brut (réserves détenues par les entreprises) restent 3 % sous la moyenne sur cinq ans. Ces stocks réduits limitent le risque de baisse des prix et amplifient l’effet d’éventuelles perturbations. Dans ce contexte, les investisseurs peuvent se préparer à une hausse imprévue. Acheter des options d’achat à longue échéance (contrats donnant le droit d’acheter plus tard à un prix fixé) sur le Brent ou le WTI (pétrole américain de référence) permet de se couvrir contre une flambée soudaine des tensions géopolitiques. L’utilisation de « call spreads » (achat d’une option d’achat et vente d’une autre à un prix plus élevé, pour réduire le coût) aide à encadrer le risque et à diminuer la prime (coût de l’option), tout en conservant une exposition à une hausse marquée. Cette approche est aussi justifiée par une inflation persistante après le choc énergétique de 2025, avec une inflation sous-jacente (inflation hors énergie et alimentation, plus stable) toujours au-dessus de 3,5 % dans les grandes économies. Les banques centrales (institutions qui fixent les taux) ont donc moins de marge pour soutenir la croissance, ce qui peut peser sur la demande. Dans ce cadre, prendre des positions longues directes via des contrats à terme (futures, contrats d’achat/vente à une date future) peut être plus risqué. Les options, qui encadrent le risque, apparaissent donc comme l’approche la plus prudente pour les prochaines semaines.

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