Les avertissements d’intervention du Japon ont freiné l’USD/JPY, le ramenant à 159,50 après un pic à 160,73, un plus haut de plusieurs mois

L’USD/JPY s’échangeait près de 159,50 jeudi, en baisse de 0,59% sur la séance, après avoir atteint 160,73. Il s’agissait de son plus haut niveau depuis juillet 2024, avant que la paire ne se replie. Cette baisse a suivi des avertissements plus fermes des autorités japonaises sur une possible action sur le marché des changes (marché où s’échangent les devises). La ministre japonaise des Finances, Satsuki Katayama, a déclaré que le pays se rapprochait de mesures décisives, ce qui a soutenu le yen.

Le risque d’intervention refait surface

Les gains précédents venaient d’une hausse généralisée du dollar après que la Réserve fédérale (banque centrale des États-Unis) a laissé ses taux inchangés. Un message plus « faucon » (c’est‑à‑dire plus favorable à des taux élevés) et des désaccords au sein de la Fed ont conduit les marchés à réduire leurs attentes de baisses de taux, ce qui a fait monter les taux des bons du Trésor américain (rendements des obligations d’État américaines). Le franchissement de 160,00 a ravivé l’attention sur le risque d’intervention (action des autorités pour influencer le taux de change), ce niveau étant largement perçu comme une limite que les responsables japonais pourraient vouloir défendre. Les nouveaux avertissements ont contribué au repli rapide depuis le sommet du jour.

Stratégies d’options face à la volatilité

Pour les traders de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent), la volatilité (l’ampleur des variations de prix) devient l’élément central, pas seulement la direction. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options) des options USD/JPY augmente généralement lorsque la paire teste ces sommets de long terme, ce qui peut offrir une occasion de vendre de la prime (encaisser le prix de l’option en la vendant). Vendre des options d’achat hors de la monnaie (options « call » dont le prix d’exercice est au‑dessus du cours actuel, donc peu susceptibles d’être exercées immédiatement) ou mettre en place des spreads de calls (stratégie combinant l’achat et la vente de calls à des prix d’exercice différents) au‑delà de résistances clés peut permettre de profiter de la crainte d’une intervention qui limiterait la hausse. À l’inverse, le risque d’une chute brutale rend utile la détention d’options de vente hors de la monnaie (options « put » avec un prix d’exercice sous le cours actuel) comme couverture (protection) pour des positions acheteuses. Comme observé en 2024 et 2025, une intervention peut provoquer une baisse de plusieurs yens en quelques heures, rendant ces puts très précieux. Construire des positions de type « risk reversal » (acheter un put et vendre un call) permet de rester exposé à une tendance haussière tout en encadrant le risque de baisse rapide.

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Le PIB « flash » de la zone euro au 1er trimestre a progressé de 0,1 %, sous les prévisions ; la croissance annuelle a ralenti à 0,8 %, contre 1,2 %

La croissance « flash » (première estimation) du PIB (produit intérieur brut) de la zone euro au T1 a été de 0,1% en rythme trimestriel (par rapport au trimestre précédent), en dessous de l’estimation de 0,2%. Sur un an (par rapport à la même période l’an dernier), la croissance du PIB a atteint 0,8%, contre 0,9% attendu, après 1,2% précédemment. L’inflation annuelle mesurée par l’IPCH (indice des prix à la consommation harmonisé, la mesure comparable entre pays de l’UE) en avril s’est établie à 3,0%, au-dessus des 2,9% attendus et des 2,6% de mars. L’inflation sous-jacente (hors prix volatils comme l’énergie et l’alimentation, souvent plus représentative de la tendance) a ralenti à 2,2%, contre 2,3% attendu.

Croissance, inflation et tension sur la politique monétaire

Sur un mois (variation par rapport au mois précédent), l’IPCH global a progressé de 1,0% et l’IPCH sous-jacent de 0,9%. En mars, ces hausses mensuelles étaient de 1,3% pour l’inflation globale et de 0,8% pour l’inflation sous-jacente. Eurostat a publié l’IPCH provisoire d’avril et le PIB du T1 2026 à 09:00 GMT. Le consensus attendait un PIB à 0,2% en rythme trimestriel et 0,9% sur un an, ainsi qu’un IPCH à 2,9% et une inflation sous-jacente à 2,3%. Le FOMC (comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine) a voté, par 8 voix contre 4, pour maintenir les taux directeurs dans une fourchette de 3,5% à 3,75% (taux de référence). Il s’agit du premier vote avec quatre dissidences depuis octobre 1992. L’EUR/USD évoluait autour de 1,1680, avec la moyenne mobile exponentielle (MME, un indicateur de tendance qui donne plus de poids aux cours récents) à 50 jours à 1,1678, la MME à 9 jours à 1,1700, et un plus bas de huit mois à 1,1411 atteint le 13 mars. L’économie de la zone euro montre des signes de ralentissement, avec une croissance au premier trimestre limitée à 0,1%, sous les attentes. Dans le même temps, l’inflation globale remonte à 3,0%. Cette combinaison complique les choix de politique monétaire de la BCE (Banque centrale européenne). Cette divergence de signaux peut aussi accroître la volatilité (des variations de prix plus fortes) dans les prochaines semaines.

Implications de marché pour les options sur l’EUR/USD

Au cœur de la zone, le tableau paraît fragile. La production industrielle allemande, par exemple, a reculé de 1,6% au dernier trimestre 2025, signe d’une faiblesse persistante du secteur manufacturier (industrie). En France, l’indice PMI des services (enquête auprès des entreprises ; sous 50 = activité en baisse) d’avril est ressorti à 48,2, indiquant que le ralentissement ne touche pas uniquement l’industrie. Cette faiblesse intervient alors que la Réserve fédérale américaine conserve une posture restrictive, en maintenant ses taux pour contenir sa propre inflation. Cet écart de politique monétaire entre une BCE prudente et une Fed plus ferme peut continuer de soutenir le dollar face à l’euro, comme on l’a souvent observé en 2025, lorsque la vigueur du dollar a limité les rebonds de l’EUR/USD. Pour les marchés de produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change), cela plaide pour une vision défavorable à l’euro. L’achat d’options de vente (« put », qui gagnent en valeur si l’EUR/USD baisse) permet de se positionner sur un recul potentiel, avec en ligne de mire le plus bas de huit mois à 1,1411 observé en mars. Cette approche aide à encadrer le risque tout en visant un mouvement baissier.

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Les ventes au détail en Grèce ont progressé de 4,6% en glissement annuel, contre 4,5% en février.

Les ventes au détail en Grèce ont augmenté de 4,6 % en glissement annuel en février. Cela se compare à une hausse de 4,5 % en glissement annuel sur la période précédente.

Les ventes au détail indiquent une demande régulière

Les données de février sur les ventes au détail en Grèce, avec une légère accélération sur un an à 4,6 %, confirment une demande des ménages solide. C’est un signal positif pour le produit intérieur brut (PIB, la valeur totale de la production de biens et services) du premier trimestre. Il faut donc s’attendre à ce que l’économie grecque conserve l’élan observé fin l’an dernier. Cette vigueur de la consommation contribue à une inflation durable (hausse des prix qui ralentit peu), comme le montrent les dernières données de mars 2026, où Eurostat a indiqué une inflation grecque à 2,9 %, au-dessus de la moyenne de la zone euro. Cette tendance peut compliquer l’idée, très présente sur les marchés, de fortes baisses de taux de la Banque centrale européenne (BCE, l’institution qui fixe les taux directeurs) plus tard cet été. Nous surveillerons les produits dérivés (contrats financiers dont la valeur dépend d’un taux ou d’un actif) liés à l’EURIBOR (taux interbancaire de référence en zone euro) afin de détecter un changement d’anticipations sur la politique de la BCE. Pour les actions (titres de propriété d’entreprises), ces dépenses intérieures soutiennent une vision favorable de l’indice général de la Bourse d’Athènes. Des options d’achat (contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé à l’avance) sur les banques grecques et les grands distributeurs peuvent être intéressantes, car ces secteurs profitent directement d’un consommateur confiant. L’indice a déjà gagné environ 5 % depuis le début de l’année, et ces données renforcent la possibilité d’une nouvelle progression. Avec le recul, cette stabilité contraste avec l’incertitude économique de 2025 liée aux fortes variations des prix de l’énergie. Le consommateur grec s’est montré plus solide que ce que prévoyaient de nombreux modèles (outils de prévision économiques). Cette force de fond suggère que le marché sous-estime encore la capacité de l’économie du pays à résister aux chocs. Par ailleurs, des indicateurs avancés (données qui donnent des signaux sur l’avenir proche) pointent vers une poursuite de la dynamique au deuxième trimestre. Les premiers chiffres du tourisme montrent que les arrivées internationales à l’aéroport international d’Athènes ont augmenté de 12 % sur un an en mars 2026. Cela laisse entrevoir une nouvelle saison touristique record, ce qui soutiendrait davantage le commerce de détail et l’économie.

Les perspectives du tourisme soutiennent le deuxième trimestre

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En avril, l’IPCH mensuel de l’Italie, harmonisé au niveau de l’UE, a atteint 1,7 %, dépassant les prévisions de 1,3 % des économistes.

L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH, mesure de l’inflation calculée selon une méthode commune à l’UE pour comparer les pays) en Italie a progressé de 1,7% sur un mois en avril. Le consensus (prévision moyenne du marché) était de 1,3%. La publication d’avril dépasse l’attente de 0,4 point de pourcentage : 1,7% constaté contre 1,3% attendu.

Implications pour l’inflation en zone euro

Ce chiffre d’inflation italien, supérieur aux attentes, remet en cause l’idée que les tensions sur les prix (hausse générale des prix) sont pleinement maîtrisées dans l’ensemble de la zone euro. Il suggère une inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et certains produits alimentaires, souvent plus révélatrice de la tendance) plus difficile à faire baisser que prévu. La Banque centrale européenne (BCE, l’institution qui fixe les taux d’intérêt de la zone euro) devra en tenir compte. Il faut s’attendre à un ton plus restrictif (plus dur sur l’inflation, donc moins favorable à des baisses de taux) de la BCE dans ses prochaines prises de parole. Cela pèse sur la perspective de nouvelles baisses de taux à court terme. Dans ce contexte, payer le taux fixe sur des swaps de taux d’intérêt en euros à court terme (contrats où l’on échange un taux variable contre un taux fixe ; « payer fixe » profite en général si les taux attendus montent) peut paraître pertinent. En 2025, la BCE avait entamé un assouplissement prudent après une longue phase de lutte contre une inflation tenace. La semaine dernière encore, les marchés monétaires (marchés qui anticipent les taux futurs) intégraient près de 80% de probabilité d’une baisse de 25 points de base (pb, soit 0,25 point de pourcentage) en juillet. Cette donnée réduit probablement cette probabilité, les swaps indexés au jour le jour (OIS, swaps basés sur un taux au jour le jour, utilisés pour lire les attentes de taux) n’intégrant plus qu’un peu moins de 15 pb de baisses. L’écart de rendement (spread, différence de taux) entre les BTP italiens (obligations d’État italiennes) et les Bunds allemands (obligations d’État allemandes, référence « sans risque » en zone euro) pourrait s’élargir avec ces craintes d’inflation. Cet écart était revenu sous 130 pb plus tôt ce mois-ci, mais la tendance pourrait s’inverser. Acheter des options de vente (puts, instruments qui prennent de la valeur si le prix baisse) sur des contrats à terme (futures, contrats standardisés d’achat/vente à une date future) sur BTP peut permettre de se positionner sur une baisse du prix des obligations italiennes (les prix obligataires baissent quand les rendements montent).

Positionnement de marché et idées de stratégie

Une BCE plus restrictive soutient l’euro, qui évolue dans une fourchette étroite face au dollar. La devise peine à franchir 1,0850 contre l’USD depuis un mois. Cette statistique pourrait servir de déclencheur, rendant attractives des positions haussières via des options d’achat (calls, instruments qui gagnent de la valeur si le prix monte) sur l’EUR/USD. Des anticipations de taux plus élevés constituent un frein pour les actions, surtout pour les secteurs sensibles aux taux (entreprises dont la valorisation dépend fortement du niveau des taux). L’indice FTSE MIB italien, en hausse de plus de 8% au premier trimestre 2026, devient plus exposé à un repli. Acheter des options de vente sur le FTSE MIB ou sur l’Euro Stoxx 50 peut couvrir (hedge, protéger un portefeuille) un risque de baisse dans les prochaines semaines.

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L’inflation annuelle des consommateurs en Italie a atteint 2,8 % en avril, dépassant les prévisions de 2,6 %

L’indice des prix à la consommation (IPC, c’est-à-dire la mesure de l’inflation payée par les ménages) en Italie a augmenté de 2,8 % sur un an en avril. C’est au-dessus de la prévision de 2,6 %. Le résultat est supérieur de 0,2 point de pourcentage aux attentes. Ce chiffre compare la hausse des prix en avril avec le même mois un an plus tôt.

Implications pour les baisses de taux de la BCE

Une inflation plus élevée que prévu en Italie suggère que les pressions sur les prix (c’est-à-dire la tendance des prix à continuer de monter) restent fortes dans la zone euro. Cela remet en cause l’idée, très répandue sur les marchés, d’une trajectoire simple vers des baisses de taux de la Banque centrale européenne (BCE, l’institution qui fixe les taux d’intérêt de référence de la zone euro). Il faut donc revoir le calendrier et l’ampleur d’un éventuel assouplissement monétaire cet été (baisse des taux visant à rendre le crédit moins cher). Ce chiffre donne des arguments aux « faucons » de la BCE (responsables favorables à une politique plus stricte contre l’inflation) pour plaider en faveur d’un report des baisses de taux. Avec l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et certains produits alimentaires) dans la zone euro encore proche de 3 %, les décideurs seront plus prudents face au risque de baisser les taux trop tôt. Il faut ajuster les anticipations intégrées dans les contrats à terme sur taux (instruments financiers qui reflètent les attentes du marché sur les taux) : probabilité plus faible d’une baisse en juin et cycle de baisse possiblement plus limité sur le reste de l’année. Ce chiffre italien s’inscrit dans un contexte plus large : l’Allemagne et l’Espagne ont aussi signalé la semaine dernière une inflation des services (prix liés aux services, souvent influencés par les salaires) qui résiste. Le chiffre d’inflation de l’ensemble de la zone euro, attendu demain, pourrait donc dépasser les attentes. Cette inflation persistante complique les perspectives pour les actions européennes et les obligations d’État (dettes publiques, sensibles aux anticipations de taux).

Volatilité des marchés et opportunités de trading

L’incertitude sur la trajectoire de la BCE devrait accroître la volatilité (ampleur des variations de prix), restée faible depuis des mois. Une stratégie consiste à acheter des options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé) sur des indices comme l’Euro STOXX 50 afin de profiter d’une hausse des mouvements de marché. Ces positions sont relativement peu coûteuses actuellement et peuvent gagner en valeur si les marchés doivent réviser rapidement leurs anticipations de taux. Une BCE plus ferme (« hawkish », c’est-à-dire moins encline à baisser les taux) peut aussi soutenir l’euro. Si la Réserve fédérale américaine (Fed) continue de signaler des baisses de taux plus tard dans l’année, l’écart de taux (différence entre les taux attendus aux États-Unis et dans la zone euro) pourrait évoluer en faveur de l’euro. L’achat d’options d’achat (calls, qui profitent d’une hausse) sur EUR/USD peut être une manière de se positionner sur un renforcement de la monnaie unique dans les prochaines semaines.

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L’indice des prix à la consommation annuel harmonisé de l’Italie (IPCH) a atteint 2,9 % en avril, au-dessus des prévisions de 2,5 %

L’indice des prix à la consommation (IPC) italien harmonisé selon les standards de l’UE (c’est-à-dire calculé avec une méthode commune à tous les pays de l’Union pour permettre les comparaisons) a augmenté de 2,9% sur un an en avril. Ce chiffre dépasse l’attente de 2,5% sur la même période.

Risques d’inflation persistante

L’inflation italienne plus élevée que prévu surprend et indique que les hausses de prix dans la zone euro sont plus difficiles à faire baisser que prévu. Cela remet en cause l’idée que la Banque centrale européenne (BCE, la banque centrale de la zone euro) dispose d’une trajectoire simple vers des baisses de taux cet été. Il faut donc réévaluer le calendrier et l’ampleur d’un éventuel assouplissement de la BCE (un assouplissement signifie une politique monétaire moins restrictive, généralement via des baisses de taux). Cette donnée complique la réunion de juin de la BCE, car l’inflation de la zone euro reste elle aussi tenace, autour de 2,7% selon les dernières estimations « flash » (des chiffres provisoires publiés rapidement). Dans ce contexte, les marchés de taux pourraient réduire la probabilité de baisses de taux rapides plus tard dans l’année. Cela peut se voir dans les contrats à terme sur les taux (des instruments financiers qui reflètent les anticipations de taux futurs), notamment ceux liés à l’Euribor (un taux de référence des prêts entre banques en zone euro). Les opérateurs peuvent envisager des positions qui profitent d’un maintien des taux à un niveau élevé plus longtemps. Cette statistique ravive aussi l’attention sur l’écart entre les rendements des obligations d’État italiennes (BTP) et ceux des obligations allemandes (Bund), un indicateur du risque perçu sur l’Italie par rapport à l’Allemagne. Cet écart, proche de 135 points de base (1 point de base = 0,01 point de pourcentage), pourrait s’élargir si les investisseurs exigent une rémunération plus élevée pour détenir de la dette italienne. En conséquence, l’euro pourrait être soutenu si les attentes de baisses de taux de la BCE reculent, d’autant que la Réserve fédérale américaine (Fed, la banque centrale des États-Unis) affiche une posture patiente. Cet écart de politique monétaire (des taux qui resteraient plus élevés en zone euro qu’anticipé, relativement aux États-Unis) peut favoriser l’euro face au dollar dans les prochaines semaines. Une façon de se positionner consiste à utiliser des options d’achat (« call options », des contrats donnant le droit d’acheter une devise à un prix fixé) sur l’EUR/USD, ou d’autres stratégies visant à profiter d’un euro plus fort.

Volatilité et positionnement

La surprise de ce rapport sur l’inflation peut accroître la nervosité des marchés avant les prochaines publications. Cette incertitude peut pousser à la hausse la volatilité implicite (la volatilité anticipée par le marché, déduite des prix des options) sur plusieurs classes d’actifs. Dans ce cadre, certains peuvent envisager d’acheter des options, par exemple des « straddles » sur l’indice Euro Stoxx 50 (une stratégie consistant à acheter à la fois une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice, afin de profiter d’un mouvement important, quelle qu’en soit la direction).

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La hausse annuelle de l’inflation harmonisée en zone euro s’est établie à 3 %, au-dessus des 2,9 % attendus en avril

Les prix à la consommation harmonisés (indice comparable entre pays de la zone euro) ont augmenté de 3% sur un an en avril. Le consensus était de 2,9%. La publication d’avril dépasse les attentes de 0,1 point de pourcentage. Cela signifie que l’inflation a été légèrement plus élevée que prévu.

Implications Pour La Politique De La BCE

Une inflation à 3%, supérieure aux attentes, oblige à revoir la trajectoire de la Banque centrale européenne (BCE). Le marché remet désormais en question le calendrier et l’ampleur des baisses de taux d’intérêt attendues cet été. Cette surprise suggère que les pressions sur les prix « de fond » (inflation sous-jacente, c’est-à-dire hors éléments très changeants comme l’énergie) restent difficiles à faire baisser. Pour les opérateurs de taux (investisseurs qui spéculent sur l’évolution des taux), cela se traduit par moins de baisses de taux intégrées dans les prix de marché. Les swaps indexés au jour le jour (contrats d’échange basés sur un taux au jour le jour, utilisés pour anticiper la politique monétaire) se sont ajustés immédiatement: ils n’intègrent plus qu’environ 40 points de base de baisses pour le reste de l’année, contre 75 points de base hier matin. (Un point de base correspond à 0,01 point de pourcentage.) À ce titre, les contrats à terme sur l’Euribor (instruments qui reflètent les anticipations de taux à court terme) pourraient baisser, car les rendements (le taux de rémunération implicite) remonteraient. Cette évolution soutient l’euro et peut offrir des opportunités via les dérivés de change (contrats financiers dont la valeur dépend d’une paire de devises, comme les options). La paire EUR/USD a déjà franchi le seuil clé de 1,08, et le marché des options montre un biais en faveur d’une poursuite de la hausse: les « risk reversals » à un mois (écart de prix entre une option d’achat et une option de vente, indicateur du biais du marché) affichent leur prime la plus élevée en faveur des options d’achat sur l’euro ce trimestre. Miser sur un euro plus fort face à des devises dont la banque centrale est plus conciliante (dite « accommodante », c’est-à-dire encline à baisser les taux), comme le yen, pourrait être pertinent. Sur les actions, la perspective de taux élevés plus longtemps devrait peser sur les indices européens. On a observé une dynamique similaire au second semestre 2024, lorsque une inflation persistante a retardé les baisses de taux, entraînant un repli de 7% de l’indice EURO STOXX 50. Les investisseurs peuvent envisager d’acheter des options de vente (« puts », qui gagnent de la valeur si le marché baisse) sur les grands indices afin de couvrir des positions acheteuses ou de se positionner sur une baisse à court terme.

Volatilité Et Prix Des Options

La surprise sur l’inflation a ravivé l’incertitude, provoquant une hausse de la volatilité de marché (ampleur des variations de prix). Le VSTOXX, qui mesure la volatilité implicite des actions de la zone euro (volatilité déduite des prix des options), a bondi de 12% et repasse au-dessus de 17 pour la première fois depuis deux mois. Les options deviennent donc plus coûteuses. Dans ce contexte, vendre de la volatilité via des stratégies comme les « short strangles » (vente simultanée d’une option d’achat et d’une option de vente, stratégie risquée en cas de fort mouvement) peut être dangereux tant que la prochaine communication de la BCE n’apporte pas plus de clarté.

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En mars, les prix à la production en Grèce ont augmenté de 8,3% en glissement annuel, inversant le recul précédent de 1,7%.

L’indice des prix à la production (IPP, c’est-à-dire les prix facturés par les entreprises à la sortie d’usine, avant distribution et taxes) en Grèce a progressé de 8,3% sur un an en mars, après -1,7% lors de la précédente publication. Ces chiffres montrent un passage de baisses de prix annuelles à des hausses annuelles au niveau des producteurs. L’écart entre les deux valeurs est de 10,0 points de pourcentage.

Les prix à la production en Grèce signalent un retour des tensions sur les prix

Le bond des prix à la production en Grèce, de -1,7% à 8,3% sur un an, envoie un signal clair de tensions sur les prix dans la zone euro. Cela contredit l’idée que la hausse des prix est sous contrôle et augmente la pression sur la Banque centrale européenne (BCE). Pour les investisseurs, cela réduit la probabilité de nouvelles baisses de taux. Cette hausse rompt avec la période de ralentissement de la hausse des prix observée pendant une grande partie de 2025. À l’époque, la BCE avait pu baisser ses taux à deux reprises au second semestre, car la hausse des prix semblait se calmer dans l’ensemble de la zone euro. Cette trajectoire d’assouplissement monétaire (c’est-à-dire une politique de taux plus bas pour soutenir l’activité) est désormais remise en cause par ces nouvelles données. Le rapport détaillé de l’Autorité statistique grecque indique que cette accélération provient surtout d’une hausse de 22% des coûts de l’énergie, en ligne avec la montée récente du Brent (pétrole de référence en Europe) au-delà de 98 dollars le baril en avril 2026. Le phénomène n’est pas limité à la Grèce: l’Espagne et l’Italie ont aussi annoncé des chiffres de hausse des prix à la production plus élevés que prévu au dernier trimestre. Le marché a sous-estimé le retour des pressions liées à l’offre (c’est-à-dire des hausses de coûts venant de l’énergie, des matières premières ou de la production). Compte tenu de cette surprise, une hausse de la volatilité (variations rapides des prix sur les marchés) est probable dans les prochaines semaines. Une réaction possible consiste à acheter des options d’achat (« call », un contrat donnant le droit d’acheter à un prix fixé à l’avance) sur l’indice VSTOXX, principal indicateur de volatilité en Europe, proche de son plus bas sur 52 semaines à 13,8. Ce type de surprise sur l’inflation peut entraîner une réévaluation rapide du risque sur les marchés.

Se positionner pour une BCE plus ferme

Il faudrait aussi ajuster les positions sur les produits dérivés de taux (contrats financiers dont la valeur dépend des taux d’intérêt), car le marché peut désormais anticiper une BCE plus ferme (moins encline à baisser les taux, voire prête à les maintenir plus hauts). Cela peut passer par des options sur les contrats à terme EURIBOR (contrats basés sur un taux de référence du marché monétaire en euros) afin de viser des taux courts plus élevés à l’horizon fin 2026. En conséquence, ce scénario est défavorable aux actions, ce qui rend des options de vente (« put », un contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé à l’avance) sur l’indice général de la Bourse d’Athènes une couverture (protection) intéressante contre une baisse des marchés.

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Pesole (ING) estime que l’EUR/GBP est exposé à un risque haussier, la politique britannique gonflant des anticipations excessives de resserrement de la Banque d’Angleterre

Le marché anticipe environ 0,80 point de pourcentage (80 points de base) de hausse des taux de la Banque d’Angleterre d’ici la fin de l’année, un niveau proche de ce qui est intégré pour la Banque centrale européenne (BCE). Le taux directeur de la BCE part 1,50 point de pourcentage (150 points de base) en dessous de celui de la Banque d’Angleterre. La décision de la Banque d’Angleterre pourrait conduire à des anticipations de taux plus basses et soutenir l’EUR/GBP. Un vote à 8 contre 1 est attendu en faveur du maintien des taux, l’économiste en chef Huw Pill votant pour une hausse.

Anticipations de politique monétaire

Aucune nouvelle indication sur la politique future n’est attendue de la Banque d’Angleterre (c’est-à-dire pas de signal clair sur la trajectoire des prochains taux). Parmi les scénarios alternatifs : Megan Greene et Catherine Mann voteraient aussi pour une hausse, ou le gouverneur Andrew Bailey tenterait de calmer les anticipations jugées trop agressives par le marché. La politique britannique pèse aussi sur la livre, avec de récents propos attribués au maire de Manchester Andy Burnham (Parti travailliste), associés à des mouvements sur les gilts et la livre. Les gilts sont des obligations d’État britanniques. Les commentaires évoquaient notamment l’idée d’exclure les dépenses de défense de la règle budgétaire (un cadre qui limite le déficit et/ou la dette). L’EUR/GBP est présenté comme exposé à des risques haussiers liés aux inquiétudes sur la stabilité du gouvernement et à un risque de contre-performance du Labour. Un passage au-dessus de 0,8700 est évoqué à court terme. Nous estimons que le marché intègre trop de hausses de taux de la Banque d’Angleterre, au point de la rapprocher de la BCE. Cela paraît excessif, d’autant que le taux directeur de la BoE, à 4,25 %, est déjà nettement supérieur à celui de la BCE, à 3,00 %. Il existe, selon nous, une forte probabilité que ces anticipations soient revues à la baisse après la réunion d’aujourd’hui.

Risque politique et livre sterling

Cette possible révision vers une position plus accommodante au Royaume-Uni contraste avec la BCE, qui pourrait conserver un ton plus ferme. Les données récentes vont dans ce sens : l’inflation britannique a ralenti à 2,8 % le mois dernier, tandis que l’inflation en zone euro reste plus persistante à 3,2 %. Cet écart plaide pour une hausse du taux de change EUR/GBP. Pour les investisseurs utilisant des produits dérivés (des instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change), cela invite à se positionner pour un euro plus fort face à la livre. Des stratégies comme l’achat d’options d’achat (call) sur EUR/GBP avec un prix d’exercice autour de 0,8700 peuvent être pertinentes sur les prochaines semaines. Une option d’achat donne le droit d’acheter à un prix fixé à l’avance, ce qui permet de profiter d’une hausse attendue tout en limitant les pertes en cas de scénario défavorable (risque baissier). À cela s’ajoute la montée de l’incertitude politique au Royaume-Uni. La solidité du gouvernement travailliste est davantage questionnée, un sondage YouGov de la semaine dernière montrant que son avance sur l’opposition s’est réduite à cinq points. Ce type d’incertitude tend à affaiblir une monnaie. Les marchés restent très sensibles à la politique budgétaire britannique, notamment depuis la forte correction des gilts et de la livre lors de la crise du « mini-budget » de 2022. De récents propos de possibles rivaux internes sur l’exclusion de certaines dépenses des règles budgétaires ravivent la nervosité sur le marché obligataire. Tout signal de relâchement de la discipline budgétaire pourrait peser fortement sur la livre. En combinant une Banque d’Angleterre potentiellement plus accommodante et des risques politiques en hausse, nous anticipons un passage au-dessus de 0,8700 sur EUR/GBP à court terme. L’environnement actuel présente des risques haussiers clairs pour la paire de devises.

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Après l’avertissement d’intervention de la ministre japonaise des Finances, Satsuki Katayama, le GBP/JPY se retourne, de 216,60 à 215,60

La paire GBP/JPY a effacé sa hausse initiale après avoir atteint 216,60 et a reculé vers 215,60. Ce mouvement fait suite au renforcement du yen japonais, après un avertissement verbal de la ministre japonaise des Finances, Satsuki Katayama, sur une possible intervention sur les marchés. Selon Reuters, Katayama a déclaré jeudi, pendant la séance européenne, que le Japon se rapproche d’une action décisive sur le marché des changes (c’est-à-dire le marché où s’échangent les devises). Le yen est resté sous pression malgré le fait que la Banque du Japon laisse ouverte la possibilité d’un nouveau resserrement de sa politique monétaire (autrement dit, une hausse des taux d’intérêt ou des mesures rendant le crédit plus cher) cette année.

La Banque du Japon maintient ses taux

Mardi, la Banque du Japon a maintenu son taux directeur (le principal taux d’intérêt fixé par la banque centrale) à 0,75%, comme attendu. Elle a aussi indiqué que la trajectoire de politique monétaire resterait orientée vers une hausse progressive. La livre sterling a évolué de façon contrastée face aux principales devises avant la décision de la Banque d’Angleterre attendue à 11h00 GMT. La Banque devrait laisser ses taux inchangés à 3,75% pour une troisième réunion, avec un vote partagé 8 voix contre 1. L’économiste en chef Huw Pill devrait être le seul à voter pour une hausse. Bloomberg rapporte qu’il plaide pour des conditions plus strictes afin de contenir les pressions sur les prix (c’est-à-dire l’inflation) et d’éviter une répétition du choc inflationniste de 2022. L’avertissement ferme de la ministre japonaise des Finances suggère un plafond à court terme sur GBP/JPY. Cela constitue un signal clair: conserver une position acheteuse (être « long », c’est-à-dire parier sur la hausse) au-dessus de 216,00 est très risqué à court terme. Les interventions observées au printemps 2024 ont montré comment les autorités japonaises peuvent renforcer le yen de plusieurs « figures » (plusieurs unités de cours) en quelques minutes, surprenant de nombreux intervenants.

Risque lié à la décision de la Banque d’Angleterre

Avec la décision de la Banque d’Angleterre attendue aujourd’hui, la volatilité (l’ampleur et la rapidité des variations de prix) devrait fortement augmenter. Étant donné la persistance de l’inflation des services (hausse des prix dans les services), encore supérieure à 5% début 2026, toute tonalité plus restrictive qu’attendu (dite « hawkish », c’est-à-dire favorable à des taux plus élevés pour freiner l’inflation) ou une voix supplémentaire en faveur d’une hausse pourrait propulser la livre. Une approche prudente consiste à utiliser une stratégie d’options de type « straddle » sur GBP/JPY: achat simultané d’une option d’achat (call) et d’une option de vente (put) au même prix d’exercice, afin de chercher à profiter d’un grand mouvement, quelle que soit sa direction. Au-delà du risque immédiat d’intervention, l’orientation de la Banque du Japon vers une hausse graduelle des taux est déterminante. Il s’agit d’un changement notable par rapport aux années de politique très accommodante (taux bas et soutien à l’économie). Cette inflexion plus restrictive suggère que toute hausse de GBP/JPY pourrait constituer une opportunité de vente pour les opérateurs ayant un horizon plus long. Dans ce contexte, vendre des options d’achat « hors de la monnaie » (out-of-the-money, c’est-à-dire avec un prix d’exercice au-dessus du cours actuel) sur GBP/JPY, avec des prix d’exercice autour de 217,00 ou plus, peut être une stratégie efficace pour les prochaines semaines. Cette approche mise sur l’idée que la menace d’intervention limitera la hausse, tout en permettant d’encaisser une prime (le prix payé pour l’option), souvent plus élevée quand la volatilité est forte. Le principal risque est un communiqué de la Banque d’Angleterre nettement plus restrictif que prévu, qui l’emporterait sur la force du yen.

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