Trump a déclaré à Fox News que le conflit iranien serait bientôt terminé, avec l’Amérique victorieuse, annulant les pourparlers avec le Pakistan

Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche sur Fox News qu’une guerre avec l’Iran se terminerait rapidement et que les États-Unis l’emporteraient. Selon le média, ces propos interviennent après l’annulation d’une délégation au Pakistan qui aurait pu permettre d’aborder directement certains sujets avec l’Iran. Donald Trump a affirmé qu’un incident ne l’empêcherait pas de viser la victoire et a dit que l’Iran pouvait contacter les États-Unis pour discuter. Il a précisé que des échanges pourraient se faire par téléphone.

Commentaires de Trump et contexte de marché

Il a indiqué que certains interlocuteurs iraniens étaient raisonnables et d’autres non, et a dit espérer que l’Iran agirait avec prudence. Il a aussi affirmé que l’OTAN ne soutenait pas les États-Unis sur l’Iran, et que les États-Unis saisiraient des matières nucléaires iraniennes dans le cadre de discussions (c’est-à-dire du combustible ou des matériaux pouvant servir à un programme nucléaire). Donald Trump a déclaré que la Chine « pourrait faire plus » et que « cela aurait pu être bien pire ». Il a également dit qu’il discuterait de l’Ukraine avec Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky. Au moment de la rédaction, le pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) progressait de 1,25% à 94,30 dollars. Le WTI est un pétrole de référence américain (un prix “repère” utilisé par le marché) négocié autour du hub de Cushing (un grand centre de stockage et de livraison aux États-Unis). Il est souvent qualifié de « léger » et « doux », ce qui signifie qu’il est moins dense et contient moins de soufre, donc plus facile à raffiner. Les cours du WTI dépendent surtout de l’offre et de la demande, ainsi que de la géopolitique, des sanctions, des décisions de l’OPEP (le cartel des pays exportateurs de pétrole) et du dollar. Les rapports hebdomadaires de stocks de l’API et de l’EIA peuvent faire bouger les prix: l’API est un organisme professionnel (American Petroleum Institute) qui publie une estimation des stocks, et l’EIA est l’agence statistique du gouvernement américain (Energy Information Administration). Leurs chiffres sont proches (à moins de 1% d’écart) environ 75% du temps.

Volatilité du pétrole et implications pour le trading

Les déclarations du président sur un conflit proche et « gagnant » avec l’Iran constituent un signal important de hausse du risque géopolitique (c’est-à-dire un risque lié à la situation politique et militaire). Cela menace directement l’approvisionnement en pétrole transitant par le Moyen-Orient, ce qui se reflète déjà dans les prix. Le WTI se rapproche de 95 dollars le baril, les opérateurs intégrant cette nouvelle incertitude. Cette situation augmente le risque de mouvements rapides et marqués des prix sur l’énergie. On peut s’attendre à une hausse de la volatilité implicite des options sur le pétrole dans les prochaines semaines. La volatilité implicite est l’estimation, intégrée dans le prix des options, de l’ampleur possible des variations futures. Dans ce contexte, des stratégies visant à profiter d’une hausse de la volatilité, comme l’achat d’options d’achat (calls) sur des contrats à terme WTI ou l’utilisation de straddles (achat simultané d’un call et d’une option de vente, “put”, au même prix, pour miser sur un grand mouvement dans un sens ou dans l’autre), peuvent être envisagées pour tirer parti d’une possible envolée des cours. Il faut garder en tête la réaction du marché au début de la guerre en Ukraine en 2022. Le Brent (référence mondiale, surtout pour l’Europe) avait alors dépassé 130 dollars le baril en quelques semaines, illustrant la sensibilité des prix de l’énergie à une escalade militaire impliquant un grand producteur. La rhétorique actuelle suggère une hausse comparable, voire plus rapide, si la voie diplomatique échoue. Les équilibres du marché pétrolier sont déjà tendus, ce qui amplifierait tout choc d’offre (baisse soudaine des quantités disponibles). Un conflit pourrait menacer le passage par le détroit d’Ormuz, un corridor maritime par lequel transite près d’un cinquième du pétrole consommé chaque jour dans le monde. Par ailleurs, le dernier rapport de l’EIA a montré une baisse inattendue de 2,5 millions de barils des stocks de brut américains la semaine dernière, ce qui laisse peu de marge pour absorber une perturbation. Il faudra surveiller de près la réaction des membres de l’OPEP+ (OPEP et alliés, dont la Russie), car ce groupe détient l’essentiel des capacités de production disponibles rapidement (la “capacité de réserve”, c’est-à-dire du pétrole pouvant être produit en plus à court terme). Leurs décisions dans les prochains jours seront déterminantes pour indiquer s’ils peuvent — et veulent — augmenter l’offre afin de calmer le marché. S’ils signalent qu’ils ne peuvent pas relever rapidement la production, cela renforcera la pression haussière sur les prix.

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Sur fond de tensions au Moyen-Orient, le dollar australien recule autour de 0,7145 alors que les marchés attendent la décision de la Fed

L’AUD/USD a reculé vers 0,7145 en début de séance asiatique lundi. Le dollar australien s’est affaibli face au dollar américain, alors que l’incertitude persistait autour des discussions de paix au Moyen-Orient et que les marchés attendaient la décision de la Réserve fédérale (Fed) sur les taux mercredi. Les tentatives de relancer les discussions liées à la guerre en Iran ont été mises en pause après l’annulation par le président américain Donald Trump d’un déplacement d’une délégation au Pakistan, susceptible d’ouvrir la voie à des échanges directs avec l’Iran, selon Bloomberg. Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré que l’Iran n’entrerait pas dans des négociations présentées comme imposées sous menaces ou blocus.

Tensions sur le cessez-le-feu et demande de dollar

Le cessez-le-feu a aussi été fragilisé, Israël et le Hezbollah ayant intensifié leurs attaques malgré une prolongation négociée par les États-Unis visant à arrêter les combats pour trois semaines supplémentaires. Ces tensions soutiennent la demande de dollar américain, valeur refuge (monnaie recherchée en période de stress). L’attention se porte aussi sur l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) australien de mars, attendu mercredi. Le CPI « global » (variation totale, incluant énergie et alimentation) est attendu en hausse de 4,7% sur un an en mars, contre 3,7% en février. Un chiffre plus élevé pourrait renforcer les anticipations d’une hausse de taux de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) lors de la réunion de la Banque de réserve d’Australie (RBA) le 5 mai. Cela pourrait influencer l’évolution du dollar australien face au dollar américain. On observe une recherche de sécurité, alors que l’escalade des tensions au Moyen-Orient dirige des capitaux vers le dollar américain. Des données récentes de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC, régulateur américain publiant des statistiques de positions de marché) montrent que les positions nettes spéculatives « vendeuses » sur l’AUD (paris sur une baisse) ont augmenté de 15% sur les deux dernières semaines, signalant un climat plus pessimiste. Les investisseurs utilisant des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change) peuvent envisager des options de vente (put, qui gagnent si le taux baisse) sur l’AUD/USD pour se couvrir contre un risque de repli sous 0,7100.

Positionnement sur les options avant des échéances clés

La publication du CPI australien mercredi entretient une forte incertitude: un chiffre élevé pourrait contraindre la RBA à agir. La volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché, intégrée dans le prix des options) des options AUD/USD à une semaine est déjà montée au-delà de 12%, un niveau inédit depuis les secousses de marché de 2025. Cela suggère qu’un straddle acheteur (achat simultané d’un call et d’un put pour profiter d’un mouvement important, quel que soit le sens) peut être une stratégie pour tirer parti d’une forte variation du taux. Il faut aussi tenir compte de la décision de la Fed: une surprise plus « hawkish » (ton plus dur, laissant entendre des taux plus élevés ou plus longtemps) pourrait facilement neutraliser tout soutien lié à l’inflation australienne. En 2025, le cycle de resserrement agressif (hausse rapide des taux) de la Fed avait fait baisser l’AUD malgré le relèvement des taux par la RBA. Dans ce contexte, un bear put spread (stratégie baissière consistant à acheter un put puis à vendre un put à un niveau plus bas pour réduire le coût, avec un gain plafonné) peut être une façon moins coûteuse de se positionner à la baisse, en limitant le risque tout en visant un mouvement vers le support (zone de prix où la baisse a tendance à se freiner) de 0,7000.

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En pleine vague de l’IA, les valeurs de la mémoire et du stockage s’envolent, deux leaders à suivre de près

La croissance de l’IA a soutenu les valeurs de la mémoire et du stockage, deux éléments indispensables pour faire fonctionner les systèmes d’IA et traiter de très gros volumes de données. L’article cite Micron Technology et Seagate Technology comme deux entreprises directement liées à cette demande. Le titre Micron progresse de plus de 70% depuis le début de l’année et se paie 8,4 fois les bénéfices attendus (ratio cours/bénéfice prévisionnel). Sa mémoire HBM3E (mémoire à large bande passante, un type de mémoire très rapide empilée en couches, conçue pour alimenter les puces d’IA en données) peut transférer 1,2 To de données par seconde. Micron a lancé la production de masse de sa HBM3E 24 Go « 8-High » (huit couches empilées) début 2024. La HBM3E consomme 30% d’énergie en moins que les produits concurrents, et toute la capacité de production HBM de Micron pour 2026 est déjà vendue. La HBM4 vise plus de 2,8 To/s, avec un gain de plus de 20% en efficacité énergétique par rapport à la HBM3E (à performance comparable, elle consomme moins). La production de masse doit démarrer en avril 2026, et les prix augmenteraient de plus de 50%. L’article indique que 90% des données sont stockées sur des disques durs (HDD, disques durs à plateaux), qui peuvent coûter jusqu’à six fois moins cher par téraoctet (To) que les SSD (disques à mémoire flash, plus rapides mais plus coûteux). Il précise que Seagate est le premier fabricant mondial de HDD, et que sa plateforme Mozaic permet de dépasser 4 To par plateau (chaque disque interne rotatif). Il ajoute que les disques « nearline » de Seagate (disques durs pour centres de données, optimisés pour l’archivage et l’accès fréquent) sont déjà vendus pour 2026. Il souligne aussi que les prévisions de dépenses d’investissement (capex, budgets consacrés aux équipements et infrastructures) des hyperscalers (géants du cloud exploitant d’immenses centres de données) peuvent influencer la demande et les prix de marché pour les deux groupes.

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Les indices boursiers américains évoluent près de leurs records malgré les tensions au Moyen-Orient, tandis que les spéculateurs balaient les avertissements d’une récession imminente

Les indices boursiers américains évoluent près de leurs records historiques malgré le conflit au Moyen-Orient. L’article évoque les craintes de récession (baisse durable de l’activité), d’inflation (hausse générale des prix) et de possibles hausses de taux (relèvement des taux directeurs des banques centrales), et présente des indicateurs utilisés pour déterminer si les actions américaines sont trop chères. Il explique l’« indicateur de Buffett », qui compare la capitalisation totale du marché boursier américain (valeur totale des entreprises cotées) au PIB des États-Unis (richesse produite en un an). Des niveaux proches de 100% ou en dessous ont été fréquents ; 70–80% est jugé favorable ; près de 200% ou au-delà signale une surévaluation et un risque plus élevé.

Mise à jour de l’indicateur de Buffett

L’article indique que l’indicateur de Buffett est désormais au-dessus de 220%. Il précise aussi que, lors de la bulle internet, il avait atteint environ 150%, donc en dessous du niveau actuel. Il aborde ensuite le ratio Shiller (CAPE), qui compare le prix du S&P 500 (indice des grandes valeurs américaines) à la moyenne des bénéfices sur 10 ans corrigés de l’inflation (bénéfices passés ramenés en « monnaie constante »). L’article indique que ce ratio est proche de 40, un niveau comparable au début des années 2000, et supérieur à celui observé dans les « années folles » des années 1920. Puis, il décrit l’exposition des ménages aux actions, calculée comme la valeur de leurs actions rapportée à leur patrimoine net (actifs moins dettes), en précisant qu’elle est à des records ou proche de ceux-ci. Il mentionne aussi des valorisations élevées dans des segments comme l’IA (intelligence artificielle), y compris pour des entreprises qui ne dégagent pas de bénéfices. La valorisation élevée du marché apparaît dans l’indicateur de Buffett. Après un reflux depuis les sommets au-dessus de 220% observés en 2025, il se situe autour de 185% en avril 2026. Ce niveau reste largement supérieur à la moyenne historique et dépasse le pic de la bulle internet, ce qui suggère un marché encore fragile. Le ratio Shiller (CAPE) va dans le même sens. Il oscille autour de 35, un niveau qui, par le passé, a souvent précédé de fortes corrections, notamment en 1929 et lors de l’éclatement de la bulle technologique en 2000. Cela implique que les rendements futurs pourraient être nettement plus faibles que ceux auxquels les investisseurs se sont habitués.

Implications pour les traders

Les dernières données économiques ont accru la tension et rendent plus probable une erreur de politique monétaire (décision inadaptée de la banque centrale). L’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) de mars 2026 a montré une inflation restée élevée à 3,1%, contredisant l’idée que la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) pourrait baisser ses taux cet été. Les marchés anticipent désormais des taux « plus élevés plus longtemps », ce qui pèse en général sur la valorisation des actions. Pour les traders, ce contexte suggère que la volatilité (ampleur des variations de prix) est sous-évaluée. L’indice VIX, qui mesure la volatilité attendue, est resté relativement bas, ce qui peut offrir une fenêtre pour acheter des options d’achat sur le VIX (contrats donnant le droit d’acheter à un prix fixé) ou des contrats à terme (engagement d’acheter ou vendre à une date future) à un coût raisonnable. Ces positions gagnent si la peur augmente brutalement ou si le marché chute fortement. Par ailleurs, les données de la Fed pour le premier trimestre 2026 confirment que la part des actions dans le patrimoine des ménages reste proche de ses plus hauts, au-delà de 40% de leur patrimoine net. Cela signifie que de nombreux investisseurs particuliers (ménages) sont déjà très exposés et pourraient vendre en cas de baisse, amplifiant le mouvement. Des traders peuvent envisager des options de vente à échéance lointaine (contrats qui profitent d’une baisse) sur de grands indices comme le S&P 500 (SPX) ou le Nasdaq-100 (QQQ), comme assurance de portefeuille ou pari sur une baisse. L’engouement autour de certaines valeurs liées à l’IA offre aussi des cibles plus précises. Si quelques leaders publient encore de bons résultats, beaucoup d’entreprises plus petites, sans bénéfices, ont vu leur valorisation s’envoler sur la spéculation, comme fin 2025. Mettre en place des positions baissières, par exemple en achetant des options de vente ou en utilisant des « spreads » de puts (combinaison d’options de vente pour réduire le coût et limiter le gain maximal) sur les titres jugés les plus chers du secteur, peut être une manière de tirer parti d’une correction.

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Vacances incertaines : les valeurs aériennes en mode attentiste

L’écart entre l’offre de kérosène et l’envie de voyager cet été en dit long sur le marché.

La saison estivale est censée être celle où les compagnies aériennes gagnent le plus. Les passagers réservent longtemps à l’avance, les avions sont pleins et les prix montent. Mais cette année, un décalage inquiétant apparaît entre les résultats annoncés et ce qui se passe réellement sur le terrain.

Le facteur qui a tout changé

Les frappes américano-israéliennes sur l’Iran ont perturbé le trafic dans le détroit d’Ormuz, provoquant ce que certains décrivent comme le plus grand choc pour l’aérien depuis le Covid-19. Le prix du carburant d’aviation (kérosène) a presque doublé depuis le début du conflit, coinçant les compagnies entre des coûts qui s’envolent et des billets vendus des mois à l’avance à des tarifs qu’elles ne peuvent plus ajuster.

Le carburant représente en général environ un quart des coûts d’exploitation (les dépenses nécessaires pour faire voler la compagnie). S’il double, le modèle économique se fragilise.

Aux États-Unis, le kérosène s’établissait cette semaine à 3,51 dollars le gallon, contre un pic à 4,78 dollars le 2 avril, mais reste bien au-dessus des 2,39 dollars du 27 février, veille des premières frappes sur l’Iran. Le suivi des prix peut se faire via l’IATA (association mondiale du transport aérien).

Pourquoi le T1 paraît meilleur qu’il ne l’est

Malgré cela, la plupart des grandes compagnies américaines viennent d’afficher une hausse de chiffre d’affaires. Pourquoi ?

Le T1 (premier trimestre) est une photo prise avec retard.

Les compagnies vendent la majorité des sièges des semaines, voire des mois à l’avance. Les tarifs de janvier à mars avaient été fixés avant le 28 février et ont tenu. Le choc sur le carburant est intervenu en cours de trimestre, mais les revenus censés le compenser étaient déjà verrouillés.

C’est comme un restaurant qui a fixé ses prix avant une crise d’approvisionnement : le premier menu semble correct. Le vrai test arrive quand il faut réimprimer le menu du mois suivant.

Les résultats du T1 décrivent donc un secteur qui n’a pas encore encaissé l’essentiel du choc.

CompagnieChiffre d’affaires T1Prévision de BPA (bénéfice par action) sur l’annéePerspective
United (UAL)Au-dessus des attentes à 14,6 milliards $Réduite à 7–11 $ (contre 12–14 $)La plus résistante
Southwest (LUV)7,2 Md$ — recordMaintenue à 4 $Stable, surtout domestique
American (AALG)13,91 Md$ — recordLe bas de fourchette devient une perteLa plus exposée

Lire les chiffres : définitions simples

Deux indicateurs reviennent souvent. Voici ce qu’ils signifient :

  • BPA (EPS) =bénéfice par action. C’est le bénéfice net (profit après charges et impôts) divisé par le nombre total d’actions en circulation. Exemple : 700 millions de dollars de bénéfice net et 100 millions d’actions = BPA de 7 dollars. Cet indicateur sert à comparer des entreprises de tailles différentes et à mesurer l’écart avec les attentes des analystes. Quand United abaisse sa prévision de BPA de 12–14 $ à 7–11 $, cela traduit une forte baisse du profit attendu, ramenée « par action ».
  • Prévisions sur l’année (« guidance ») : estimation publiée par la direction sur ce qu’elle pense gagner sur l’exercice. Elle est ajustée au fil de l’année quand la conjoncture change. Une baisse signifie : « nous gagnerons moins que prévu ». Une suspension, comme Alaska Air cette semaine, signifie : « nous ne pouvons plus estimer correctement ». Les marchés réagissent souvent plus violemment aux suspensions qu’aux baisses, car l’incertitude est difficile à chiffrer, notamment pour le trading de CFD (contrats sur la différence : produits dérivés permettant de miser sur la hausse ou la baisse d’une action sans la détenir).

Ensemble, le BPA et les prévisions expliquent souvent les variations de cours pendant la saison des résultats.

Une entreprise peut publier un chiffre d’affaires solide au T1 et voir son action reculer : la mise à jour des prévisions indique que ce trimestre n’est pas forcément représentatif. C’est ce qui se joue actuellement sur les actions des compagnies aériennes américaines.

Positionnement des compagnies

Les records de chiffre d’affaires du T1 publiés cette semaine concernent notamment :

United (UAL) a fait mieux qu’attendu au T1, et son directeur général, Scott Kirby, a évoqué un « premier trimestre solide », ce qui suggère que sa stratégie sur les cabines « premium » (sièges plus chers, avec services supérieurs) fonctionne. Cette clientèle accepte mieux les hausses de prix, ce qui protège les marges.

Southwest (LUV), très centrée sur le marché intérieur américain (vols domestiques) et moins endettée que les grandes compagnies « réseau », apparaît aujourd’hui comme la plus stable, même si sa rentabilité peut être inférieure à celle d’acteurs plus internationaux. Elle a maintenu sa prévision de BPA annuel à 4 $ et vise une hausse du chiffre d’affaires par siège au T2 de 16,5–18,5%, malgré des « coûts de carburant nettement plus élevés » selon le PDG Bob Jordan.

American (AALG) illustre une autre dynamique. Le chiffre d’affaires du T1 a atteint un record à 13,91 milliards $, et le directeur général Robert Isom a souligné une amélioration de la marge avant impôts (rentabilité avant impôt). Mais la compagnie a tout de même publié une perte nette ajustée de 0,40 $ par action diluée (calculé en tenant compte d’un nombre d’actions élargi, par exemple avec les stock-options). Sa prévision annuelle a été abaissée, avec une perte désormais possible en bas de fourchette, et sa facture de carburant pourrait augmenter de plus de 4 milliards $ cette année.

Un chiffre d’affaires record et une perte nette sur le même trimestre signalent des coûts réellement sous tension. American est plus endettée et dépend moins des revenus « premium » qu’United, ce qui réduit ses marges de manœuvre lorsque les coûts du T2 se matérialisent.

Détail révélateur : l’action American a progressé en avant-Bourse après la publication, car la perte a été moins mauvaise que prévu. Si les perspectives du T2 déçoivent, la réaction pourrait être moins clémente.


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Ce que montreront le T2 et le T3

Le T2 et le T3 n’auront pas ce « coussin ». Les nouvelles réservations sont faites dans un environnement de coûts différent. Les tarifs sont déjà environ 20% plus élevés qu’il y a un an. La question est de savoir si les passagers, surtout ceux qui voyagent pour les loisirs (plus sensibles au prix), accepteront ces niveaux pendant le pic estival.

La publication de juillet clarifiera la situation. D’ici là, les réservations à venir auront été tarifées après le début du conflit. Les coûts de carburant sur un trimestre complet apparaîtront sans l’effet protecteur des ventes anticipées qui a atténué le T1. Les taux de remplissage (part des sièges vendus) indiqueront si les voyageurs absorbent les hausses de prix ou réduisent leurs départs.

Points à surveiller :

  • Si la couverture carburant (« hedging » : contrats financiers utilisés pour fixer à l’avance un prix de carburant et limiter la volatilité) a protégé la rentabilité au T2, ou si les compagnies restent exposées aux prix au comptant (prix du marché immédiat)
  • Les taux de remplissage sur les lignes loisirs, où la demande réagit le plus aux prix
  • De nouvelles suspensions de prévisions — Alaska Air a déjà retiré ses perspectives annuelles
  • La résistance des liaisons transatlantiques au départ des États-Unis alors que l’approvisionnement en carburant se tend en Europe

Pour l’instant

Pour les investisseurs actifs, le contraste entre compagnies est le thème le plus exploitable.

United et Southwest sont mieux protégées contre le risque carburant, avec des bilans plus solides (moins de dettes) et une dépendance moindre à l’endettement.

American, comme les compagnies les plus endettées, présente davantage de risque de baisse, mais aussi un potentiel de mouvements brusques, le temps que l’écart entre hausse des coûts et ajustement des prix se résorbe.

Une résolution à Ormuz pourrait déclencher un rebond rapide du secteur. Une perturbation prolongée impliquerait davantage de baisses de prévisions, un écart plus marqué entre acteurs solides et fragiles, et une saison de résultats estivale qui rendrait le T1 presque confortable par comparaison. Dans tous les cas, les mises à jour du T2 en juillet seront le premier vrai test du coût de ce choc sur le carburant.


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Semaine à venir : Les stratégistes d’OCBC voient l’USD/SGD légèrement progresser, les tensions autour d’Ormuz freinant l’appétit pour le risque et renchérissant les coûts d’importation

Les analystes d’OCBC voient un léger risque haussier pour l’USD/SGD, car l’impasse dans le détroit d’Ormuz et la guerre entre les États-Unis et l’Iran réduisent l’appétit pour le risque (volonté d’investir dans des actifs jugés plus risqués) et augmentent les pressions sur les coûts importés. L’USD/SGD a légèrement progressé dans la nuit, en phase avec un rebond plus général du dollar américain, et évoluait autour de 1,2780. Ils indiquent que la dynamique baissière (pression à la baisse) sur le graphique quotidien s’est atténuée et que le RSI (indice de force relative, un indicateur technique qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix) a remonté. La résistance à court terme (zone où le cours a du mal à monter) se situe à 1,2790/1,28 (moyennes mobiles sur 21 et 100 jours, qui lissent les prix pour montrer la tendance, ainsi que le retracement de Fibonacci de 38,2% du mouvement entre le point bas et le point haut de 2026 — un outil graphique utilisant des ratios pour repérer des niveaux possibles de correction) puis à 1,2850 (moyenne mobile sur 200 jours et niveau de Fibonacci de 23,6%). Le support (zone où le cours a tendance à se stabiliser) est vu à 1,2750/60 (moyenne mobile sur 50 jours et niveau de Fibonacci de 50%) et 1,2670 (niveau de Fibonacci de 76,4%). Ils décrivent le dollar de Singapour comme une devise régionale « défensive » (qui résiste généralement mieux en période de stress) susceptible de mieux tenir que les devises à bêta élevé (devises plus sensibles aux mouvements de marché et au goût du risque). Les économistes d’OCBC s’attendent à une hausse des coûts de l’énergie et de la pétrochimie pour les entreprises, en raison du conflit prolongé et de la fermeture d’Ormuz. Ils anticipent aussi un retour de l’inflation à Singapour vers 2%, à mesure que ces coûts se répercutent (transmission des hausses de coûts) le long des chaînes d’approvisionnement au 2T26 et possiblement au-delà.

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Commerzbank : la BSP a relevé son taux directeur de 25 pdb à 4,50 %, amorçant un resserrement pour ancrer les anticipations d’inflation

Bangko Sentral ng Pilipinas (BSP) a relevé son taux directeur (le taux de référence de la banque centrale) de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) à 4,50%, sa première hausse depuis septembre 2023. Un sondage Bloomberg montrait des attentes du marché partagées à 50-50 sur une hausse. Cette décision vise à anarrer les anticipations d’inflation (ce que ménages et entreprises pensent que les prix feront à l’avenir) et à limiter les effets de second tour (quand une hausse des prix entraîne des hausses de salaires et d’autres prix, prolongeant l’inflation). Le BSP avait déjà durci sa politique en 2018 et 2022 lorsque l’indice des prix à la consommation (IPC, mesure de l’inflation) est passé au-dessus de sa cible de 2-4%. L’IPC « global » (inflation totale, incluant les postes volatils comme l’énergie et l’alimentation) a augmenté à 4,1% sur un an en mars 2026. Le gouverneur du BSP, Remolona, a indiqué qu’une hausse de 50 points de base (0,50 point) avait aussi été discutée et a décrit cette décision comme le début d’un nouveau cycle de hausses de taux. Le BSP a déclaré que l’orientation actuelle devrait encore soutenir la reprise à moyen terme. Il a abaissé sa prévision de croissance pour l’ensemble de l’année à 4,3% contre 4,6%, sous la cible du gouvernement de 5-6%. Le BSP a cité des risques baissiers liés aux perturbations des chaînes d’approvisionnement (difficultés d’acheminement des biens et composants) dues au conflit au Moyen-Orient, à des décaissements plus lents des dépenses publiques (rythme d’exécution budgétaire), et à une confiance affaiblie par des accusations de corruption. Il a indiqué que la politique budgétaire (dépenses et impôts) peut soutenir la croissance. Le BSP anticipe des pressions plus larges sur les prix via les coûts de transport et les prix des engrais, avec des retombées sur les catégories de l’IPC « sous-jacent » (inflation hors éléments très volatils). Il surveille les anticipations d’inflation pour éviter que la fixation des salaires n’amplifie une inflation d’origine « offre » (due notamment à l’énergie, aux matières premières ou aux ruptures d’approvisionnement). Le peso a fait moins bien que les autres monnaies de la région depuis la guerre impliquant l’Iran, les Philippines étant exposées aux prix de l’énergie au Moyen-Orient.

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Les stratégistes d’OCBC estiment que le rebond de l’USD/TWD pourrait s’essouffler, alors que la vigueur du dollar et l’aversion au risque persistent sur fond d’impasse entre les États-Unis et l’Iran

Les stratégistes d’OCBC Sim Moh Siong et Christopher Wong signalent un rebond technique de l’USD/TWD, qu’ils relient à la hausse plus générale du dollar américain et à une aversion au risque (repli des investisseurs vers les actifs jugés plus sûrs) liée à l’impasse sur un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran. Ils décrivent le mouvement comme un « short squeeze » de court terme (rachat forcé de positions vendeuses, qui pousse le prix à la hausse), cohérent avec une figure en « biseau descendant » (configuration graphique souvent associée à un retournement haussier à court terme). L’USD/TWD s’établissait en dernier lieu à 31,57.

Niveaux clés et configuration technique

Ils situent les résistances à 31,60 (moyenne mobile à 100 jours, c’est-à-dire le prix moyen sur 100 séances, utilisé comme repère de tendance) et 31,75 (moyennes mobiles à 21 et 50 jours). Les supports (zones où le cours peut se stabiliser) sont à 31,40/45, 31,20 (plus bas de 2026), puis 30,90 (moyenne mobile à 200 jours). Ils privilégient toujours des ventes sur rebond. Ils citent les entrées de capitaux étrangers sur les actions taïwanaises, ainsi qu’un lien renforcé avec le cycle technologique, la corrélation glissante sur 30 jours entre le TWD et le TWSE (indice de la Bourse de Taïwan) dépassant 0,90 (corrélation proche de 1 = évolution très similaire). Ils ajoutent que si les tensions géopolitiques se calment et que le dollar américain recule, le dollar taïwanais pourrait se renforcer. Ils soulignent aussi une dynamique d’exportations portée par l’IA (intelligence artificielle).

Positionnement et facteurs macroéconomiques

La récente hausse de l’USD/TWD est un « squeeze » à court terme, alimenté par un dollar plus ferme et par la prudence des marchés face à la situation États-Unis–Iran. Les marchés n’intègrent plus qu’une probabilité de 40% d’une baisse des taux de la Réserve fédérale en juin (baisse du taux directeur, qui influence les coûts d’emprunt et le dollar), ce qui maintient le billet vert à un niveau élevé. Ce rebond technique était attendu et crée une fenêtre d’opportunité. Malgré la vigueur actuelle, nous privilégions des ventes sur ce rebond. Les résistances clés à surveiller pour envisager des ventes se situent autour de la moyenne mobile à 100 jours à 31,60 et plus haut vers 31,75. Le scénario fondamental d’un dollar taïwanais plus fort reste valable; les opérateurs sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent) peuvent envisager de vendre des options d’achat (« call options », droit d’acheter à un prix fixé) ou de mettre en place des positions baissières à ces niveaux. Le soutien de fond au TWD reste solide, comme le montre la forte corrélation entre la devise et la Bourse de Taïwan. La Commission de supervision financière de Taïwan a confirmé que les entrées nettes de capitaux étrangers ont dépassé 15 milliards de dollars au premier trimestre 2026. Cette dynamique illustre l’intérêt mondial pour le secteur technologique taïwanais. Ces flux s’expliquent par le cycle d’exportations porté par l’IA. De nouvelles données du ministère des Finances indiquent que les exportations de composants électroniques de Taïwan ont bondi de 22% sur un an en mars 2026 (variation en glissement annuel). Cette dynamique, tirée par la demande mondiale liée à l’IA, devrait à terme renforcer le TWD. Une dynamique similaire a été observée au second semestre 2025, le TWD se renforçant à chaque accalmie des craintes géopolitiques. Les investisseurs peuvent envisager d’utiliser des options (contrats donnant un droit d’achat ou de vente) pour se positionner en faveur d’un TWD plus fort dans les prochains mois, afin de profiter d’un reflux de l’aversion au risque et d’un affaiblissement de la hausse généralisée du dollar.

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L’économiste de DBS Samuel Tse explique le pentification de la courbe du CNY par le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran et la résilience de la croissance chinoise au T1

Les taux du yuan chinois (CNY) se sont accentués sur la semaine écoulée, en lien avec un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran et un début d’année macroéconomique plus solide. L’économie chinoise a progressé de 5 % sur un an au 1er trimestre, portée par la demande extérieure et le rebond de l’activité industrielle. L’indice des directeurs d’achat (PMI, un indicateur qui mesure si l’activité des entreprises augmente ou recule ; au-dessus de 50, cela signifie expansion) est attendu à 50,3 en avril, avec des indicateurs à court terme plus fermes. L’utilisation des fours à clinker de ciment (capacité de production utilisée) et des fours électriques (part de la capacité sidérurgique utilisée) a augmenté de 2,4 points de pourcentage et 1,0 point, et les taux d’activité ont progressé dans les principaux aciéries. Les effets du choc pétrolier restent pour l’essentiel concentrés sur les secteurs liés à l’énergie. Les taux d’activité des usines d’asphalte pétrolier ont reculé, tandis que le taux d’utilisation du PTA (acide téréphtalique purifié, un produit chimique servant à fabriquer du polyester, notamment dans le textile et les plastiques) est passé de 89,4 % en mars à 75,7 % depuis le début d’avril. La demande d’obligations sur le marché intérieur est restée solide. Les volumes traités via le Bond Connect « northbound » (canal permettant aux investisseurs étrangers d’acheter des obligations chinoises onshore) ont atteint un record de 1 220 Md CNY en mars, avec une moyenne quotidienne à un plus haut de 55,6 Md CNY. Les flux offshore (entrées de capitaux depuis l’étranger) ont aussi continué. Les données EPFR (statistiques de flux sur les fonds d’investissement) montrent que les fonds obligataires Chine ont collecté 1,6 Md USD lors de la première semaine d’avril. La dynamique de croissance est jugée stable mais inégale, ce qui plaide pour une politique menée avec prudence. La Banque populaire de Chine (PBoC) devrait conserver une orientation accommodante (favorable au crédit) via ses opérations de liquidité (interventions sur les marchés pour injecter de la monnaie), sans fortes baisses de taux. Les stratégies qui consistent à vendre des straddles ou des strangles USD/CNY de courte maturité (montages d’options visant à profiter d’une faible volatilité, en encaissant une prime) pourraient être attractives dans cet environnement, la gestion étroite du taux de change limitant le risque de mouvements brusques. La combinaison d’une PBoC stable et d’une croissance de long terme plus modérée plaide pour une pentification graduelle de la courbe (écart qui s’élargit entre taux longs et taux courts). Les traders pourraient envisager des positions « payeur » sur des swaps de taux CNY longs (payer le taux fixe, recevoir le variable, pour bénéficier d’une hausse des taux) tout en « recevant » sur des maturités plus courtes (position inverse, qui gagne si les taux courts restent bas). Cette stratégie profite si les taux longs montent plus que les taux courts, en ligne avec une conjoncture contrastée.

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USD/CHF : après un rejet sur la MM100 jours, la paire a progressé de 0,35 % sur la semaine à 0,7841, visant 0,7800

L’USD/CHF a reculé vendredi, mais a terminé la semaine en hausse de plus de 0,35 %, à 0,7841. Ce mouvement s’explique par un regain d’optimisme sur une reprise possible des discussions entre les États-Unis et l’Iran ce week-end. Sur le plan graphique, le marché semble entrer dans une phase de stabilisation dans la zone 0,7800-0,7900. L’indice de force relative (RSI, un indicateur qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix) penche à la baisse et continue de reculer, ce qui peut annoncer une nouvelle baisse.

Principaux niveaux techniques

La paire a inscrit un plus haut de neuf jours à 0,7877, avant de ralentir. Elle a clôturé près de la moyenne mobile simple (SMA, une moyenne des cours sur une période donnée) à 50 jours à 0,7840, sans franchir la résistance de la SMA à 100 jours à 0,7863. En cas de repli, 0,7800 constitue le premier support (zone où la baisse s’arrête souvent). En dessous, l’attention se porte sur le plus bas du 17 avril à 0,7775, puis sur le niveau en échelle logarithmique (une façon de mesurer les variations en pourcentage plutôt qu’en points) du 10 mars à 0,7748, et enfin sur le point bas du 27 février à 0,7672. Si la SMA à 100 jours est repassée à la hausse, une résistance apparaît à 0,7900. Un franchissement de 0,7900 mettrait en ligne de mire la SMA à 200 jours à 0,7936, puis 0,8000.

Éléments à considérer pour une stratégie sur options

Le principal moteur reste l’écart de trajectoire entre la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque nationale suisse (BNS). L’inflation américaine reste élevée : les derniers chiffres de l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’évolution des prix payés par les ménages) pour mars 2026 affichent +3,1 % sur un an, ce qui pousse la Fed à maintenir des taux « plus hauts plus longtemps ». Cette perspective soutient le dollar. À l’inverse, la BNS a réduit ses taux le mois dernier, en réaction à une inflation nationale retombée à 1,0 %. Cet écart de politique monétaire (différence de niveau et d’orientation des taux) a soutenu l’USD/CHF début 2026, et devrait rester central dans les prochaines semaines. Pour les traders sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend d’un actif, ici le taux de change), cela plaide pour des positions acheteuses. L’achat d’options d’achat (« call », qui donne le droit d’acheter à un prix fixé) avec un prix d’exercice autour de 0,9200 peut profiter d’une poursuite de la hausse. Ce niveau est important sur le plan psychologique et technique. Il faut toutefois intégrer les risques, la paire ayant fortement progressé cette année. L’achat d’options de vente (« put », qui donne le droit de vendre à un prix fixé) avec un prix d’exercice proche de 0,9050 peut servir de couverture (protection) en cas de retournement soudain des banques centrales ou d’apaisement inattendu des tensions géopolitiques. Cette approche limite le risque de baisse tout en conservant une possibilité de hausse. Enfin, dans le contexte actuel, la volatilité implicite (volatilité anticipée par le marché et intégrée dans le prix des options) pourrait remonter avant les prochaines réunions de banques centrales. Cela peut rendre intéressantes des stratégies qui profitent d’un mouvement marqué, comme un « straddle » acheteur (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice) pour ceux qui anticipent une sortie nette de la zone récente. L’enjeu sera de suivre de près les commentaires des banques centrales.

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