Le 17 avril, les inscriptions initiales au chômage aux États-Unis ont dépassé les prévisions, à 214 000 contre 212 000 attendues.

Les demandes initiales d’allocations chômage aux États-Unis pour la semaine se terminant le 17 avril se sont établies à 214.000, contre un consensus (prévision moyenne du marché) de 212.000. En remontant à avril 2025, on constate que ce chiffre de 214.000, légèrement supérieur aux attentes, a constitué un signal précoce. Cette donnée, avec d’autres indicateurs au fil de l’an dernier, a étayé l’idée d’un ralentissement de l’économie, visible aujourd’hui. La tendance à l’essoufflement du marché du travail s’est poursuivie : le rapport sur l’emploi de mars 2026 ne fait état que de 150.000 créations nettes, nettement en dessous de la moyenne de l’année précédente. Dans ce contexte, nous jugeons de plus en plus probable un virage de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale américaine) vers un assouplissement monétaire, c’est-à-dire une baisse des taux. L’outil CME FedWatch (indicateur fondé sur les prix des contrats à terme, qui estime les probabilités de décisions de la Fed) suggère désormais une probabilité supérieure à 70% d’une baisse de taux d’ici la réunion de septembre 2026, d’autant que l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments les plus volatils, comme l’énergie et l’alimentation) se rapproche enfin de 2,5%. Les investisseurs peuvent envisager des options d’achat (« calls », produits qui donnent le droit d’acheter à un prix fixé) ou des écarts de calls (« call spreads », achat et vente de calls à des prix différents pour réduire le coût) sur les contrats à terme SOFR (taux de référence à très court terme adossé au marché des pensions livrées, utilisé pour anticiper l’évolution des taux) afin de se positionner sur une baisse des taux. Ce changement de cap accroît l’incertitude et devrait augmenter la volatilité (ampleur des variations de prix). La tension entre, d’un côté, des taux plus bas généralement favorables aux actions et, de l’autre, une économie qui ralentit, défavorable aux bénéfices, crée un contexte propice à des mouvements de marché plus marqués. Nous étudions donc l’achat de calls sur le VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent vu comme un « baromètre de la peur ») pour miser directement sur une hausse des turbulences à court terme. Une Fed plus accommodante (« dovish », privilégiant la baisse des taux) conduit souvent à un dollar plus faible, car l’écart de taux d’intérêt avec les autres zones se réduit. Lors du dernier virage de la Fed en 2019, l’indice du dollar (DXY, mesure de la valeur du dollar face à un panier de devises) a reculé d’environ 5% dans les six mois. Dans ce cadre, l’utilisation d’options pour prendre des positions acheteuses sur des paires comme l’EUR/USD ou la GBP/USD (parier sur une hausse de l’euro ou de la livre face au dollar) paraît cohérente.

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Bob Savage (BNY) affirme que l’AIE avertit qu’un conflit avec l’Iran et une fermeture du détroit d’Ormuz réduiraient les flux de pétrole, secouant les marchés

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a mis en garde contre la plus grave menace jamais observée pour la sécurité énergétique, en la reliant aux perturbations d’approvisionnement liées au conflit avec l’Iran et à la fermeture du détroit d’Ormuz. Les discussions avec l’Iran ont été qualifiées d’au point mort, le détroit étant en grande partie fermé. Le trafic de navires à Ormuz est tombé à deux, contre trois la veille, sur fond d’informations faisant état de tirs de vedettes iraniennes (petits navires rapides armés) sur des navires commerciaux. Les États-Unis ont intercepté deux pétroliers et escorté un troisième dans l’océan Indien, tandis que Reuters a rapporté trois autres interceptions dans des eaux asiatiques près du Sri Lanka et de la Malaisie. Les mouvements de marché incluent une hausse des *crack spreads* de l’essence et du gazole (écart entre le prix des produits raffinés et celui du brut, indicateur des marges de raffinage) et une augmentation des achats de *puts* Brent pour juin et juillet (options de vente, utilisées pour se protéger d’une baisse). La *backwardation* juin–juillet (prix du contrat proche plus élevé que celui du contrat suivant, signe de tension immédiate) a atteint 6,50 dollars dans la nuit. Environ 13 millions de barils par jour d’offre pétrolière auraient été perdus, la route faisant face à un double blocus. Le détroit transportait auparavant en moyenne 20 millions de barils par jour. La perturbation devrait peser sur la croissance mondiale, alimenter l’inflation et accroître le risque de pénuries de carburants, l’Europe pouvant faire face à des tensions sur le kérosène (carburant aviation) d’ici quelques semaines. Les libérations de stocks d’urgence (mise sur le marché de réserves publiques) ont été décrites comme un soutien temporaire, la réouverture du détroit étant présentée comme indispensable, avec la diversification des approvisionnements et la baisse de la demande citées comme options si les pénuries se prolongent.

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Le sentiment se détériore et fait reculer l’EUR face à l’USD pour une troisième séance consécutive, repassant sous 1,1700

L’euro a reculé face au dollar pour une troisième séance d’affilée jeudi, autour de 1,1680, son plus bas niveau depuis le 13 avril. Le climat de marché s’est dégradé alors que le processus de paix entre les États‑Unis et l’Iran s’enlisait, tandis que les indicateurs d’activité en zone euro ont globalement déçu. En zone euro, l’estimation préliminaire des indices PMI HCOB (indicateurs avancés établis à partir d’enquêtes auprès des entreprises, où 50 sépare l’expansion de la contraction) a montré une hausse du secteur manufacturier à 52,2 contre 51,6 en mars, au‑dessus des 50,8 attendus et au plus haut depuis près de quatre ans. À l’inverse, les services sont tombés à 47,4 contre 50,2, sous le consensus (49,8), tirant l’indice composite à 48,6 contre 50,7, alors que le marché visait 50,2. Les prix du pétrole ont progressé, le détroit d’Ormuz restant fermé, ce qui accentue la pression sur les économies de la zone euro importatrices de pétrole. L’Iran a saisi deux navires mercredi, et l’armée américaine a dérouté trois pétroliers iraniens en mer d’Asie. Les regards se tournent ensuite vers les inscriptions hebdomadaires au chômage aux États‑Unis (nombre de nouvelles demandes d’allocations chômage), attendues en légère hausse, avant l’estimation préliminaire du PMI S&P Global américain d’avril. Sur le plan technique, l’EUR/USD a cassé une tendance haussière en place depuis fin mars, avec un RSI (indice de force relative, qui mesure la vitesse et l’ampleur des variations de prix pour repérer un marché « survendu » ou « suracheté ») proche de la zone de survente, et un histogramme MACD (indicateur de momentum fondé sur l’écart entre deux moyennes mobiles) affichant des barres rouges qui s’allongent, signe d’un recul qui s’intensifie. Un premier support (zone de prix où la baisse bute souvent) se situe vers 1,1680, puis 1,1643, avec un support plus bas à 1,1505–1,1525. Les résistances (zones où la hausse échoue fréquemment) sont proches de 1,1720, puis autour de 1,1765.

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Après des indicateurs d’activité britanniques meilleurs que prévu, la GBP/USD se stabilise près de 1,3500 et efface ses pertes initiales, tout en restant inchangée

Le GBP/USD évoluait autour de 1,3500 jeudi, quasiment inchangé sur la séance. Il a effacé une partie de ses pertes après des indicateurs d’activité au Royaume-Uni meilleurs que prévu. Les données préliminaires (« flash », c’est-à-dire une première estimation) de S&P Global ont montré que le PMI composite britannique (indice des directeurs d’achat, un baromètre de l’activité : au-dessus de 50 = expansion, en dessous de 50 = contraction) est monté à 52 en avril. C’est supérieur au consensus à 49,8 et à la précédente lecture à 50,3. Le rebond a été porté par les deux grands secteurs. Le PMI manufacturier (industrie) a progressé à 53,6, tandis que le PMI des services a augmenté à 52. En Asie jeudi, le GBP/USD est resté discret pour une troisième séance et a fluctué autour de 1,3500. La paire est passée sous 1,3500 et sous un canal ascendant (couloir de hausse sur le graphique), ce qui peut signaler un biais baissier. Malgré ce mouvement, la paire est restée juste au-dessus de l’EMA 9 périodes (moyenne mobile exponentielle, une moyenne qui donne plus de poids aux derniers cours) et nettement au-dessus de l’EMA 50 périodes. Le RSI 14 jours (indice de force relative, indicateur de momentum de 0 à 100) tournait autour de 56, ce qui suggère une dynamique positive sans excès. La stabilité actuelle autour de 1,3500 place les opérateurs face à un dilemme. D’un côté, les chiffres britanniques soutiennent la livre, notamment la hausse surprise du PMI d’avril à 52. De l’autre, la demande pour le dollar reste forte. Ce redressement de l’activité des entreprises est notable après le ralentissement observé au second semestre 2025. Avec une inflation de mars encore élevée à 3,1%, ces PMI pourraient inciter la Banque d’Angleterre à rester prudente sur une baisse des taux à court terme. Cela plaide pour un soutien de la livre sterling à brève échéance. En face, la résistance du dollar ne faiblit pas. L’économie américaine continue de faire mieux que les autres : le rapport sur l’emploi de mars fait état de plus de 260.000 créations de postes, avec un taux de chômage inférieur à 4%. Cela conforte la Réserve fédérale dans une politique de taux « élevés plus longtemps » (maintenir des taux d’intérêt élevés pendant une période prolongée). Dans ce contexte, un scénario de marché en « range » (évolution dans une fourchette) paraît plus probable qu’une cassure rapide. Des stratégies options comme l’achat d’un straddle ou d’un strangle (positions visant à profiter d’une hausse de volatilité, avec gain si le cours s’éloigne fortement du point actuel, à la hausse ou à la baisse) peuvent être envisagées autour de 1,3500. À l’inverse, si la paire reste coincée, vendre la volatilité via un iron condor (stratégie options qui gagne si le prix reste dans une zone définie) peut être pertinent. Des bull put spreads ou bear call spreads (montages options qui expriment un biais haussier ou baissier avec risque plafonné) permettent aussi de prendre une vue directionnelle avec un risque clairement limité.

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L’inflation sous-jacente au Mexique sur la première quinzaine d’avril ressort à 0,18 %, en deçà des 0,2 % attendus

L’inflation sous-jacente au Mexique a progressé de 0,18 % au cours de la première quinzaine d’avril, en dessous de l’attente de 0,2 %. Ces chiffres signalent une hausse des prix légèrement plus lente que prévu sur la période. La publication porte sur la première moitié du mois d’avril. L’inflation sous-jacente étant plus faible qu’anticipé, cela indique que la Banque du Mexique (Banxico) pourrait disposer de davantage de marge pour baisser ses taux directeurs (les taux fixés par la banque centrale, qui influencent le coût du crédit dans l’économie). Ce chiffre affaiblit l’argument en faveur du maintien du taux directeur à 10,50 % pour contenir l’inflation. Cette baisse surprise suggère que les pressions sur les prix diminuent plus vite que prévu. Le peso mexicain, porté jusqu’ici par le « carry trade » (stratégie consistant à emprunter dans une devise à faible taux pour investir dans une devise à taux plus élevé afin de capter l’écart de rendement), devient plus vulnérable. La parité USD/MXN, qui évoluait autour de 16,50, a immédiatement montré davantage de volatilité (variations plus fortes et rapides) après cette annonce. Les investisseurs devraient s’attendre à une pression baissière sur le peso, car un écart de taux d’intérêt plus faible rend la détention de la devise moins attractive. Sur le marché des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif comme un taux ou une devise), les swaps de taux d’intérêt au jour le jour (contrats d’échange permettant de se couvrir ou de spéculer sur l’évolution des taux à court terme) suggèrent désormais une probabilité de 60 % d’une baisse de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) lors de la prochaine réunion de Banxico, le 15 mai. C’est une hausse marquée par rapport aux 35 % intégrés par le marché hier. Ce changement illustre la rapidité avec laquelle les opérateurs réévaluent la perspective d’une politique monétaire plus accommodante (c’est-à-dire des taux plus bas, donc des conditions financières moins strictes). Il faut toutefois garder à l’esprit le schéma observé en 2024 et 2025, lorsque Banxico s’est souvent montré plus prudent que le marché après un seul chiffre d’inflation favorable. La banque centrale reste attachée à son objectif d’inflation de 3 % à long terme, et un seul indicateur pourrait ne pas suffire à déclencher une baisse immédiate et rapide des taux. Cet antécédent historique suggère qu’un positionnement entièrement fondé sur une baisse de taux peut être risqué. Dans ce contexte, une approche possible pour les prochaines semaines consiste à utiliser des options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé à l’avance) pour miser sur une hausse de la volatilité des changes. L’achat d’options d’achat (call) sur USD/MXN, avec une échéance après la réunion de mi-mai, peut permettre de se positionner sur un affaiblissement du peso si la banque baisse ses taux. Autre possibilité : un « strangle » (achat simultané d’un call et d’une option de vente, put, avec des prix d’exercice différents) afin de profiter d’un mouvement important dans un sens ou dans l’autre, y compris si Banxico surprend en maintenant ses taux.

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Alors que les tensions au Moyen-Orient persistent, les investisseurs restent prudents et maintiennent l’USD/CAD près de 1,3670, dans l’attente des PMI S&P Global américains

USD/CAD s’est échangé près de 1,3670 jeudi, quasiment inchangé sur la séance. Les échanges sont restés limités à une fourchette étroite avant les publications des indices PMI (indicateurs d’activité des directeurs d’achat) de S&P Global aux États-Unis. Le dollar canadien a été soutenu par la hausse des prix du pétrole, liée à la montée des tensions au Moyen-Orient. Le West Texas Intermediate (WTI, référence du pétrole américain) a progressé pour une quatrième séance consécutive et évoluait près de 92,70 dollars le baril, sur fond de craintes de perturbations de l’offre (risque de baisse des volumes disponibles). Les inquiétudes sur l’offre se concentraient sur des événements impliquant l’Iran et les États-Unis près du détroit d’Ormuz, un passage maritime clé pour le transport de pétrole. Des informations faisaient aussi état d’incidents impliquant des navires et de la poursuite d’un blocus naval américain (dispositif militaire destiné à limiter la circulation en mer). Les gains du dollar canadien ont toutefois été limités par un dollar américain plus ferme dans un contexte « risk-off » (aversion au risque, les investisseurs privilégiant les actifs jugés plus sûrs). Le billet vert a été soutenu par l’incertitude géopolitique persistante et le peu d’avancées diplomatiques. Les anticipations sur la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) ont également pesé sur les échanges. Les marchés n’attendaient que peu de baisses de taux (réduction des taux directeurs, qui influence le coût du crédit), tandis que la solidité des statistiques américaines et des pressions inflationnistes persistantes, notamment via l’énergie, confortaient une Fed prudente. L’attention s’est ensuite portée sur les chiffres d’avril des PMI S&P Global aux États-Unis, prochaines données majeures au calendrier.

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À 13h45 GMT, les PMI flash S&P Global d’avril aux États-Unis seront publiés, ce qui pourrait influer sur la volatilité de l’EUR/USD.

Le PMI composite « flash » (estimation rapide) des États-Unis publié par S&P Global est monté à 52 en avril, contre 50,3 en mars. Le rapport indique que la croissance de l’activité des entreprises s’est accélérée après une quasi-stagnation en mars. La production manufacturière (activité des usines) a progressé à 54, contre 52,3, au-dessus du consensus à 52,5. Le PMI des services (activité dans le commerce, le transport, les services aux entreprises, etc.) est remonté à 51,3, contre 49,8, au-dessus du consensus à 50,0. Avant la publication, les estimations tablaient sur un PMI manufacturier à 52,5 (après 52,3) et un PMI des services à 50,0 (après 49,8). Un niveau inférieur à 50 signale une contraction, c’est-à-dire un recul de l’activité. L’EUR/USD cédait 0,2% vers 1,1680 avant les chiffres. La paire évoluait au-dessus du niveau de Fibonacci 38,2% à 1,1666 (repère technique basé sur des proportions utilisées pour identifier des zones possibles de rebond) et sous l’EMA 20 périodes à 1,1689 (moyenne mobile exponentielle, un indicateur de tendance qui donne plus de poids aux cours récents), avec un RSI à 50,2 (indice de force relative, un indicateur de momentum: autour de 50, il suggère un marché neutre). Les résistances étaient indiquées à 1,1689, 1,1745, 1,1825, 1,1938 et 1,2082. Les supports étaient indiqués à 1,1666, 1,1567 et 1,1408. Le PMI composite est un indicateur mensuel fondé sur une enquête, couvrant l’industrie et les services, noté de 0 à 100. Un niveau de 50 signale une stabilité de l’activité; au-dessus de 50, une expansion (hausse); en dessous de 50, un recul.

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Selon Elias Haddad de BBH, la hausse du pétrole et des rendements mondiaux soutient un dollar plus ferme face aux principales devises.

BBH a indiqué que la hausse des prix du pétrole brut et la remontée des rendements obligataires mondiaux (le taux d’intérêt offert par les obligations d’État et d’entreprises) soutiennent le dollar, qui reste plus ferme face aux principales devises. Selon la note, le Brent se situait près de 104 dollars le baril, son plus haut niveau depuis le 7 avril, tout en restant sous le « triple sommet » (trois pics de prix au même niveau, signalant une résistance) observé autour de 120 dollars en mars. BBH ajoute que le choc d’offre d’énergie (tension sur les quantités disponibles) persiste, le conflit États-Unis–Iran n’étant pas totalement réglé. Le groupe estime aussi que les rendements mondiaux subissent une nouvelle pression à la hausse, car un pétrole plus cher renforce les anticipations de hausse des taux directeurs (taux fixés par les banques centrales, qui orientent le coût du crédit). La mise à jour souligne toutefois que la phase la plus difficile du choc énergétique est probablement passée. BBH cite la prolongation indéfinie du cessez-le-feu et une posture de navigation qualifiée d’« Open for All or Closed to All » (« ouvert à tous ou fermé à tous ») pour les navires empruntant le détroit d’Ormuz. Selon BBH, cette approche pourrait accélérer la réouverture du détroit d’Ormuz en augmentant les coûts économiques partagés et en renforçant les incitations à une issue diplomatique. La banque s’attend à ce que les écarts de taux d’intérêt (différences de niveaux de taux entre pays) entre les États-Unis et les autres grandes économies maintiennent le Dollar Index (DXY, indice qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) dans une fourchette de 96,00 à 100,00.

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Katayama a déclaré que le Japon peut intervenir librement contre des mouvements spéculatifs à sens unique, y compris des interventions discrètes sur le yen.

La ministre japonaise des Finances, Satsuki Katayama, a déclaré jeudi que le gouvernement avait « les mains libres » pour mener des interventions discrètes sur le marché des changes afin de contrer des mouvements spéculatifs à sens unique sur le yen. Katayama a aussi indiqué que les responsables financiers suivaient avec prudence la situation au Moyen-Orient. Elle a ajouté que, pour l’instant, le gouvernement ne redoutait pas particulièrement un risque de stagflation (une période où l’inflation est élevée alors que la croissance ralentit). Elle a précisé que les équipes américaines et japonaises restaient en contact étroit sur les questions de change. Elle a également affirmé que les interventions passées sur le marché des changes (achats/ventes de devises par l’État, via la banque centrale, pour influencer le taux de change) avaient eu un effet à chaque fois. Le yen n’a pas réagi immédiatement à ces commentaires. L’USD/JPY (le nombre de yens pour un dollar) progressait de 0,16% autour de 159,75, le dollar se renforçant. Le gouvernement signale à nouveau qu’il a « les mains libres » pour intervenir à mesure que l’USD/JPY se rapproche de 170,00, un niveau inédit depuis des décennies. On se souvient d’avertissements verbaux similaires en 2024 et 2025, souvent suivis de mouvements brusques. Cette rhétorique familière suggère que le risque d’une intervention discrète est désormais très élevé. Cette situation ouvre une opportunité pour les traders d’options (des contrats donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou de vendre à un prix fixé), même si l’écart de taux d’intérêt (la différence entre les taux directeurs) entre les États-Unis et le Japon continue de favoriser un yen plus faible. Avec le recul, les interventions de fin 2024 n’ont apporté qu’un répit temporaire au JPY (le code du yen) avant que la hausse de l’USD/JPY ne reprenne. Des statistiques du Japan Foreign Exchange Market Committee montrent que le volume quotidien des dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici le change) sur l’USD/JPY a augmenté de 15% au dernier trimestre, signe d’une intensification de la couverture (réduction d’un risque) et de la spéculation. Dans ce contexte, acheter des options de vente (« puts », qui gagnent en valeur si l’USD/JPY baisse) de courte échéance et hors de la monnaie (avec un prix d’exercice éloigné du niveau actuel, donc moins chères) sur l’USD/JPY semble une façon relativement peu coûteuse de se couvrir contre une chute soudaine. La volatilité implicite à un mois (l’ampleur de variation attendue par le marché, déduite du prix des options) est déjà montée à 12,5%, contre un creux de 9% plus tôt cette année, mais elle sous-estime probablement la possibilité d’une baisse de 5 à 7 yens en une seule séance. Un tel mouvement rappellerait les décrochages observés après des actions officielles par le passé. À l’inverse, une baisse brutale provoquée par une intervention peut être vue comme une opportunité d’achat, les actions passées n’ayant pas inversé la tendance de fond. Le scénario du carry trade (stratégie consistant à emprunter dans une monnaie à faible taux pour acheter une monnaie mieux rémunérée) reste en place, avec un taux directeur de la Banque du Japon à seulement 0,5% alors que ceux d’autres banques centrales demeurent nettement plus élevés. Les traders peuvent donc se préparer à renforcer des positions acheteuses si la paire revient vers la zone de support 162-164 (un niveau de prix où la demande tend à freiner la baisse). Bien que les responsables affirment ne pas craindre la stagflation à ce stade, la prudence demeure sur les perspectives économiques mondiales. Leurs échanges étroits avec leurs homologues américains laissent penser qu’une intervention serait probablement coordonnée, ou au moins réalisée avec un accord implicite. Cette coordination pourrait rendre toute action plus efficace que les interventions menées auparavant de manière isolée.

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TD Securities anticipe une hausse de 0,1 % des ventes au détail britanniques en mars, jugeant la faiblesse de février transitoire et la demande stable

TD Securities prévoit une hausse de 0,1% sur un mois des volumes des ventes au détail au Royaume-Uni en mars, contre un consensus de marché à 0,0%. En février, elles ont reculé de 0,4% sur un mois, après la hausse de janvier liée aux rabais. La progression de mars s’expliquerait surtout par un moindre effet de « promotions » (offres temporaires qui gonflent artificiellement les achats), plutôt que par une amélioration de la demande de fond (la demande réelle, hors effets ponctuels). Les ventes en ligne et hors magasin pourraient soutenir l’ensemble, tandis que l’alimentaire et les supermarchés pourraient peser sur le total.

Perspectives sur les ventes au détail

Les effets de la météo sur les biens pour la maison devraient s’atténuer, mars ayant apporté des journées plus douces et moins de pluie. La hausse attendue est jugée limitée, dans une période suivant le début du conflit au Moyen-Orient. L’activité du secteur privé britannique a progressé en avril, selon les enquêtes PMI (indice des directeurs d’achat, un baromètre d’activité basé sur des sondages d’entreprises) pour l’industrie et les services. L’industrie est montée à 53,6 (TDS : 50,5 ; marché : 50,3 ; précédent : 51,0), tandis que les services ont progressé à 52,0 (TDS/marché : 50,0 ; précédent : 50,5). Un PMI au-dessus de 50 indique une expansion, en dessous de 50 une contraction. Le gain de l’industrie serait lié à des commandes passées plus tôt et à la constitution de stocks (accumulation de produits et de matières premières) face à la hausse des prix des matières premières et aux inquiétudes sur les chaînes d’approvisionnement (risques de retards et de ruptures logistiques). Le chiffre des services serait soutenu par les dépenses technologiques et le marketing, mais la demande et les anticipations seraient freinées par une accélération des coûts des intrants (coûts des composants, énergie, salaires), l’incertitude mondiale et la hausse des coûts de transport. Nous anticipons une légère hausse des ventes au détail, mais cela ressemble davantage à un retour à la normale après les opérations promotionnelles de janvier qu’à un signal de consommation solide. Les ventes en ligne aident, mais l’alimentaire reste faible, ce qui limite la progression réelle. Miser sur une forte hausse des actions exposées à la consommation (distributeurs, biens de consommation) paraît donc prématuré.

Risques de marché et positionnement

Le rebond de l’activité des entreprises au Royaume-Uni en avril, avec un PMI industriel à 53,6, paraît positif à première vue. Mais, selon nous, il reflète surtout des achats de précaution et du stockage de matières lié aux craintes de hausse des prix et de problèmes d’approvisionnement, plutôt qu’une accélération des commandes finales des clients. Ce type de mouvement est souvent temporaire et peut s’inverser rapidement. Le principal risque est l’accélération des coûts du carburant et des matières premières, qui pousserait l’inflation britannique récente à 3,5%, bien au-dessus de l’objectif de la Banque d’Angleterre. Cette pression inflationniste, combinée à l’incertitude mondiale, pourrait inciter la banque centrale à maintenir des taux d’intérêt élevés plus longtemps. Cela complique les perspectives de bénéfices des entreprises et pèse sur les marchés actions. Dans ce contexte, les opérateurs peuvent envisager d’acheter une protection contre une baisse de marché. Des options de vente (« put options », un contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé, utilisé comme assurance en cas de baisse) sur l’indice FTSE 250 pourraient constituer une couverture (hedge) prudente contre un essoufflement de l’élan économique. Avec une volatilité implicite (volatilité attendue par le marché, intégrée dans le prix des options) encore relativement faible, le coût de cette assurance reste contenu. Sur le marché des changes, une inflation durablement élevée met la livre sterling sous pression. L’incertitude sur la prochaine décision de la Banque d’Angleterre peut provoquer de fortes variations sur des paires comme GBP/USD. Des stratégies d’options visant à profiter d’une hausse de volatilité, comme le « straddle » acheteur (achat simultané d’un call et d’un put au même prix d’exercice, pour gagner si le cours bouge fortement dans un sens ou dans l’autre), peuvent être adaptées aux semaines agitées à venir.

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