Avant l’audition de confirmation de Warsh, le XAG/USD s’échange autour de 78,20 $, en baisse de 1,88 % lors de la séance de mardi.

L’argent a reculé mardi, autour de 78,20 $, en baisse de 1,88% sur la séance. Les marchés sont restés prudents avant l’audition de confirmation de Kevin Warsh au Sénat pour prendre la tête de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis). Warsh doit témoigner devant la commission bancaire du Sénat. Les investisseurs cherchent à comprendre comment il pourrait orienter la politique monétaire (c’est‑à‑dire les décisions de la Fed sur les taux d’intérêt et la quantité de monnaie en circulation). Les opérateurs surveillent aussi des signaux sur l’indépendance de la Fed et sur l’influence de l’agenda économique de Washington.

Politique monétaire et pression politique

Le président américain Donald Trump a déclaré sur CNBC qu’il serait « déçu » si Warsh ne réduisait pas rapidement les taux d’intérêt une fois en fonction. Cela entretient l’attention sur le risque de pression politique sur la politique monétaire. La nomination de Warsh est associée à des mouvements antérieurs sur l’argent. Fin janvier, le métal a chuté de plus de 30% après avoir atteint un record proche de 121,60 $. Des statistiques américaines ont aussi soutenu le dollar et pesé sur les métaux précieux. Les ventes au détail (les achats des ménages dans les magasins) ont augmenté de 1,7% en mars, au‑dessus des attentes (+1,4%). Les marchés ont également suivi les tensions entre les États‑Unis et l’Iran, après des informations selon lesquelles Téhéran pourrait être prêt à reprendre des discussions avec Washington. Les prochaines évolutions de l’argent dépendront de l’audition de Warsh, des prochaines données américaines et de la trajectoire du dollar.

Positionnement sur les dérivés et gestion du risque

Il faut se souvenir de la prudence observée l’an dernier autour des auditions de confirmation de Kevin Warsh, utile pour le marché actuel. La baisse rapide de 30% depuis un sommet proche de 121 $ début 2025 a montré à quel point l’argent réagit à la perspective d’une Fed « faucon » (une banque centrale qui privilégie la lutte contre l’inflation via des taux élevés). Une telle volatilité (fortes variations de prix) met en évidence un risque de baisse lorsque le marché anticipe une politique favorable à un dollar plus fort. Dans l’environnement actuel au 21 avril 2026, une dynamique comparable apparaît, même sans polémique autour d’un nom précis. Les dernières données montrent un indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation payée par les ménages) toujours élevé à 3,5% en mars, et 303 000 emplois créés, au‑dessus des attentes. Cette solidité économique pousse les marchés à repousser leurs anticipations de baisses de taux de la Fed, ce qui crée un vent défavorable pour l’argent. Pour les intervenants sur les produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici l’argent), ce contexte plaide pour se préparer à une pression durable sur les prix et à une volatilité élevée. Acheter des options de vente (« puts », droits de vendre à un prix fixé) sur des contrats à terme (« futures », engagements d’acheter ou de vendre à une date future) ou mettre en place un « bear put spread » (stratégie combinant l’achat d’un put et la vente d’un autre put à un prix d’exercice plus bas, pour réduire le coût mais limiter le gain) peut servir à couvrir (protéger) une position acheteuse existante ou à parier sur une baisse. L’épisode de l’an dernier rappelle l’intérêt de protections avant tout commentaire inattendu et plus restrictif de la Fed. La volatilité implicite des options sur l’argent (volatilité attendue par le marché, déduite des prix des options) devrait rester soutenue avant les prochaines réunions du FOMC (Federal Open Market Committee, l’organe de la Fed qui décide des taux). Cela peut avantager les stratégies qui vendent une « prime d’option » (le prix payé pour l’option), par exemple en vendant des options d’achat (« calls ») couvertes contre de l’argent physique ou via des ETF (fonds cotés en Bourse répliquant un actif ou un indice). Les événements de l’an dernier ont montré que des changements rapides peuvent survenir, d’où l’intérêt de stratégies à risque défini plutôt que de positions sans couverture. Historiquement, un schéma proche a été observé au début des années 1980, lorsque le président de la Fed Paul Volcker a fortement relevé les taux, mettant fin au précédent marché haussier des métaux précieux. Ce parallèle, renforcé par l’expérience de 2025, rappelle qu’une banque centrale « faucon » peut peser lourdement. Il reste donc préférable de demeurer prudent et d’utiliser des instruments dérivés pour maîtriser le risque lié à l’orientation de la politique de la Fed.

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Bob Savage (BNY) estime que l’appétit pour le risque se redresse sur les actions, tiré par la tech asiatique ; rebond plus rapide des marchés développés

Les actions montrent la reprise la plus nette de l’appétit pour le risque (envie d’investir sur des actifs risqués), mais les positions restent sous leurs niveaux habituels de retour à la moyenne (tendance à revenir vers une valeur « normale »). Les marchés développés rebondissent plus vite que les marchés émergents. La Corée du Sud et Taïwan ont été fortement touchés en raison d’une forte exposition au thème mondial de l’IA (intelligence artificielle) et de difficultés d’approvisionnement en énergie. Les deux marchés étaient en surpondération (trop détenus par rapport à une allocation neutre) avant le conflit.

South Korea And Taiwan As Risk Barometers

Les actions sud-coréennes ont reculé d’environ 40 points de pourcentage par rapport à la moyenne glissante sur 12 mois (moyenne recalculée en continu) entre le plus haut et le plus bas. Seule une petite partie de cette baisse a été effacée. La baisse de Taïwan a été plus limitée, mais le rebond l’est aussi. Une reprise durable des positions sur ces deux marchés signalerait une normalisation plus large du sentiment de risque mondial. La demande mondiale est restée solide, avec seulement de faibles sorties de capitaux (ventes nettes) au Canada, en Tchéquie, en Corée du Sud et aux Philippines. Des entrées de capitaux (achats nets) ont été observées en Australie, en Norvège, en Suède, au Brésil, au Mexique, au Chili, en Hongrie, en Turquie, en Chine et à Taïwan. Dans les marchés émergents, l’industrie, les biens de consommation courante (produits de première nécessité), la finance, l’informatique et les services aux collectivités (électricité, eau, gaz) ont enregistré de fortes entrées. L’indicateur iFlow Mood (baromètre de sentiment fondé sur les flux) est monté à 0,258, porté par une demande d’actions plus rapide, proche des sommets de mi-février 2026.

Trading Implications And Positioning

Le marché montre un appétit pour le risque en hausse, surtout sur les actions, avec des indicateurs de sentiment proches des plus hauts de mi-février 2026. La reprise reste inégale et les positions ne sont pas revenues à leurs moyennes de long terme. La tendance est positive, mais le potentiel de hausse n’est pas épuisé. Nous pensons que le signal clé d’un vrai retour au « risk-on » (prise de risque généralisée) viendra des actions sud-coréennes et taïwanaises. Les deux marchés ont été durement touchés pendant la crise d’approvisionnement en énergie de 2025 et n’ont récupéré qu’une faible part de leurs pertes. Par exemple, le KOSPI, qui avait chuté de près de 40% depuis son sommet, ne s’est stabilisé que récemment autour de 2.850 points, avec des entrées de capitaux étrangers qui commencent juste à revenir depuis un mois. Pour les traders, cela incite à se positionner sur un rattrapage via des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent). Acheter des options d’achat (« call », droit d’acheter à un prix fixé) ou mettre en place des « bull call spreads » (stratégie combinant l’achat d’un call et la vente d’un autre call plus haut pour réduire le coût) sur les indices KOSPI 200 et TAIEX pour les prochains mois offre une façon directe de viser ce rebond. Vu leur retard, le potentiel peut être plus élevé que sur des marchés développés déjà davantage repartis. Une approche plus prudente peut passer par un « pairs trade » (position relative), en achetant un indice de marché développé comme le S&P 500 tout en vendant à découvert (parier sur une baisse) un panier plus large de marchés émergents. Cette stratégie profiterait de la surperformance actuelle des marchés développés observée depuis le début de l’année. Le signal principal de sortie serait une nette reprise des positions en Corée et à Taïwan. Un retour de confiance dans ces pôles technologiques asiatiques soutiendrait aussi leurs devises. Le won sud-coréen s’est apprécié à 1.310 contre le dollar, contre plus de 1.400 au plus fort de la chute en 2025, mais il reste faible au regard de l’historique. Utiliser des options de change (options FX, qui donnent le droit d’acheter ou vendre une devise à un cours fixé) pour viser une nouvelle appréciation du won et du dollar taïwanais est une autre façon de se positionner sur cette normalisation du risque mondial.

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Le 17 avril, la progression annuelle de l’indice Redbook aux États-Unis a ralenti à 6,7 %, contre 7 % précédemment.

L’indice Redbook américain (en glissement annuel, c’est‑à‑dire par rapport à la même période il y a un an) a reculé à 6,7 % le 17 avril, contre 7 % auparavant. Cela correspond à une baisse de 0,3 point de pourcentage du rythme annuel par rapport à la précédente publication. On observe un ralentissement net des ventes au détail sur un an, l’indice Redbook retombant à 6,7 %. La progression reste solide, mais la décélération suggère que la vigueur des ménages pourrait commencer à s’essouffler. Il s’agit de la troisième baisse hebdomadaire consécutive, une série à surveiller. Ce ralentissement des dépenses intervient alors que le dernier rapport d’inflation CPI de mars (indice des prix à la consommation) montre une inflation « core » toujours élevée à 3,4 % (inflation sous‑jacente, c’est‑à‑dire hors prix très volatils comme l’énergie et l’alimentation), ce qui complique les choix de la Réserve fédérale (la banque centrale des États‑Unis). Le marché du travail montre aussi des signes de refroidissement : les dernières données indiquent que les offres d’emploi sont tombées à 8,1 millions, leur plus bas niveau depuis près de trois ans. Ce mélange de signaux entretient l’incertitude, un facteur qui peut créer des mouvements de marché. Dans les prochaines semaines, on peut envisager de se positionner pour une faiblesse supplémentaire du secteur de la consommation discrétionnaire (dépenses non essentielles), via des ETF (fonds cotés en Bourse) comme XRT. Acheter des options de vente (« puts ») hors‑la‑monnaie (prix d’exercice éloigné du cours actuel) sur ces supports permet de parier à moindre coût sur une poursuite du repli des achats non indispensables. Le risque est plafonné à la prime payée si le consommateur se révèle plus résistant que prévu. En parallèle, ce refroidissement économique pourrait amener le marché à anticiper une Fed plus conciliante plus tard dans l’année (politique monétaire moins restrictive, par exemple des baisses de taux). Cela favoriserait les actifs sensibles aux taux d’intérêt. On peut regarder des « call spreads » (stratégie d’options consistant à acheter une option d’achat et en vendre une autre à un prix d’exercice plus élevé, pour réduire le coût) sur des secteurs comme les services aux collectivités (utilities, XLU) ou l’immobilier coté (IYR), afin de se positionner sur une baisse possible des rendements de long terme (les taux des obligations à longue maturité). Cet environnement de signaux contradictoires est propice à une hausse de la volatilité (ampleur des variations de marché). Le VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») évolue autour de 15, un niveau relativement bas qui a souvent précédé des phases plus agitées. Acheter des options d’achat sur le VIX à échéance d’un à deux mois constitue une couverture directe contre un choc de marché lié à ces forces économiques opposées. On se souvient qu’à l’automne 2025, une dynamique comparable de données de consommation en baisse avait précédé une correction de 7 % sur les six semaines suivantes. Cette période avait aussi vu les valeurs de croissance à fort bêta (actions plus sensibles que le marché, donc plus volatiles) nettement sous‑performer le marché au sens large. L’historique incite à la prudence et à se préparer à une rotation plus défensive (déplacement des investisseurs vers des secteurs jugés plus résistants). Une stratégie « pair trade » (position acheteuse sur un actif et vendeuse sur un autre) consistant à être acheteur sur la consommation de base (XLP) et vendeur sur la consommation discrétionnaire (XLY) peut aider à naviguer cet environnement. L’objectif est de profiter de la surperformance de titres défensifs par rapport à des valeurs plus cycliques (liées au cycle économique). C’est une approche dite neutre au marché (qui cherche à réduire l’effet des variations générales de la Bourse) et qui cible le basculement des ménages des envies vers les besoins.

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Le Bureau du recensement a indiqué que les ventes au détail aux États-Unis en mars ont atteint 752,1 milliards de dollars, en hausse de 1,7 %, dépassant les prévisions de +1,4 %.

Les ventes au détail aux États-Unis ont progressé de 1,7 % pour atteindre 752,1 milliards de dollars en mars, selon le Bureau du recensement américain. Cette hausse fait suite à une progression de 0,7 % en février, révisée contre 0,6 %, et dépasse le consensus de 1,4 %. Sur un an, les ventes au détail augmentent de 4 %, comme en février. Le total des ventes de janvier 2026 à mars 2026 a progressé de 3,7 % (±0,4 %) par rapport à la même période un an plus tôt. Les ventes du commerce de détail ont augmenté de 1,9 % (±0,5 %) par rapport à février 2026. Elles sont également en hausse de 4,2 % (±0,5 %) sur un an. Après la publication, l’indice du dollar américain (Dollar Index, un indicateur qui mesure la valeur du dollar face à un panier de grandes devises) a légèrement progressé. Il gagnait en dernier lieu 0,2 % sur la séance, à 98,25. Le chiffre élevé de mars, à 1,7 %, remet en cause l’hypothèse de baisses de taux rapides de la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis). Les anticipations de taux changent nettement, comme début 2024 lorsque des chiffres d’inflation élevés avaient repoussé les attentes d’assouplissement (baisse des taux). Dans ce contexte, certains opérateurs peuvent privilégier des stratégies qui profitent de taux durablement élevés, par exemple vendre des contrats futures SOFR (des contrats à terme basés sur le taux SOFR, c’est-à-dire le taux de référence des prêts garantis au jour le jour aux États-Unis). Cette consommation solide — qui représente près de 70 % de l’activité économique — soutient les résultats des entreprises. L’an dernier, la dynamique s’était déplacée vers les services, mais ces données montrent un regain des achats de biens en magasin, avec +1,9 % sur le mois. Certains investisseurs pourraient viser des options d’achat (call, un contrat qui donne le droit d’acheter un actif à un prix fixé, utilisé pour profiter d’une hausse) sur des ETF (fonds cotés) du secteur de la consommation discrétionnaire, afin de tirer parti de cette vigueur. La surprise sur la demande des ménages accroît l’incertitude sur la prochaine décision de la Fed et peut renforcer les à-coups de marché. Cette année, la volatilité a parfois été faible, l’indice VIX (mesure de la volatilité implicite attendue sur le S&P 500, souvent appelé « baromètre de la peur ») évoluant près de ses plus bas annuels, autour de 14 le mois dernier. Dans ce contexte, acheter des options d’achat sur le VIX peut servir de couverture à coût limité (un moyen de se protéger) en cas de remontée de la volatilité.

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Foley (Rabobank) : la politique britannique et l’inflation pourraient soutenir la livre sterling, malgré un récent assouplissement des anticipations concernant la Banque d’Angleterre

L’incertitude politique au Royaume-Uni, liée au leadership travailliste et aux élections de mai, pourrait peser sur le sentiment autour de la livre sterling au printemps. Rabobank souligne que la précédente vigueur de la livre était liée à une réévaluation rapide des anticipations de politique monétaire de la Bank of England (BoE, la banque centrale britannique), mouvement qui s’est depuis partiellement inversé. La livre sterling est la troisième devise la plus performante du G10 (groupe des 10 grandes monnaies des économies développées) depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Les prix de marché (ce que les investisseurs intègrent déjà dans les taux et les produits financiers) suggèrent un peu plus d’une hausse de taux au cours des six prochains mois. Les fluctuations récentes des taux de marché au Royaume-Uni indiquent une inquiétude sur le degré d’« ancrage » des anticipations d’inflation (à quel point ménages et investisseurs croient que l’inflation restera proche de l’objectif) par rapport aux autres marchés du G10. Les risques d’inflation sont aussi liés à une possible perturbation des approvisionnements énergétiques au Moyen-Orient. Sur l’EUR/GBP, les moyennes mobiles simples (indicateurs techniques calculant une moyenne de prix sur une période donnée) à 200 jours et à 100 jours sont vues comme des supports de court terme autour de 0,87 (zone de prix où la baisse a tendance à s’arrêter). Rabobank mentionne 0,86 comme niveau d’achat sur repli (« dip », baisse temporaire) et 0,88 comme objectif à six mois, ce qui implique une progression graduelle.

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Sur fond de tensions géopolitiques et politiques croissantes, la livre a reculé, un dollar plus fort ramenant la paire GBP/USD vers 1,3515.

La paire GBP/USD s’échangeait à 1,3515 mardi, le dollar se renforçant. La livre a subi une pression supplémentaire après une escalade du conflit entre les États-Unis et l’Iran, ravivant la crainte d’un échec d’un cessez-le-feu et d’un déplacement vers des actifs refuges (placements jugés plus sûrs en période de stress, comme le dollar). Les tensions se sont concentrées sur le détroit d’Ormuz. Les États-Unis ont annoncé la retenue d’un navire iranien, tandis que l’Iran a refusé de participer à de nouvelles discussions, ce qui a soutenu les prix du pétrole et la demande de dollars. La paire marque une pause juste sous la résistance de 1,3600 (zone où le marché peine à monter). Ce niveau est renforcé par le retracement de Fibonacci à 0,618 (outil d’analyse graphique utilisé pour repérer des zones possibles de rebond ou de blocage). La devise est considérée en situation de surachat (hausse jugée rapide, avec risque de correction), sans excès. Les premiers échanges évoluaient près d’un support à 1,3516 (zone où le marché tend à arrêter de baisser). L’attention du marché s’est désormais déplacée vers l’écart de politique monétaire entre banques centrales. Les derniers chiffres d’inflation au Royaume-Uni pour mars 2026 ressortent à 3,1%, nettement au-dessus de l’objectif de la Banque d’Angleterre. À l’inverse, les données récentes d’inflation américaine (CPI, indice des prix à la consommation) montrent un ralentissement plus marqué, à 2,5%. Ces éléments suggèrent que la Banque d’Angleterre devra maintenir des taux d’intérêt élevés plus longtemps que la Réserve fédérale américaine. Cet écart de taux (différence de rémunération entre les deux monnaies) soutient la livre face au dollar. En conséquence, la paire évolue désormais nettement plus haut, près de 1,3850. La prime de risque géopolitique de l’an dernier s’est aussi estompée, le pétrole WTI (référence américaine du brut) se stabilisant autour de 85 dollars le baril, en baisse par rapport aux pics observés lors des tensions dans le détroit d’Ormuz. La volatilité implicite à un mois sur GBP/USD (anticipation par le marché de l’amplitude future des variations, déduite des prix des options) est retombée de plus de 10% lors de l’alerte de 2025 à 7,5% aujourd’hui. Cela signifie que les options coûtent moins cher et que le marché anticipe des mouvements moins violents.

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Danske Bank rapporte que l’inflation globale du Canada en mars a progressé à 2,4 % sur un an, légèrement en deçà des prévisions, tandis que l’inflation sous-jacente est restée stable

L’inflation globale au Canada s’est établie à 2,4 % sur un an en mars, contre 1,8 % auparavant, et légèrement en dessous des attentes. Les mesures d’inflation « sous-jacente » (c’est-à-dire l’inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et certains aliments), suivies par la Banque du Canada, sont restées stables. Le gouverneur Tiff Macklem a indiqué que la banque centrale n’était pas préoccupée par une hausse temporaire des anticipations d’inflation (autrement dit, les prévisions des ménages et des entreprises sur l’évolution future des prix). Ces données devraient être neutres pour la réunion de la Banque du Canada de la semaine prochaine (sans effet décisif sur la décision). L’équipe de Danske Research s’attend à ce que la Banque du Canada laisse son taux directeur inchangé lors de la réunion. Cela correspond aux anticipations du marché. L’article précise qu’il a été produit à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle et relu par un éditeur.

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Les ventes au détail américaines ont progressé de 4 % sur un an en mars, dépassant les prévisions et la précédente lecture de 3,7 %

Les ventes au détail aux États-Unis ont augmenté de 4 % sur un an en mars, contre 3,7 % auparavant. La statistique de mars est ressortie plus forte que prévu, à 4 % sur un an, ce qui a surpris les marchés. Elle montre que le consommateur américain reste solide malgré des taux d’intérêt plus élevés. Cela remet en cause l’idée dominante selon laquelle l’économie ralentit suffisamment pour que la Réserve fédérale (Fed, la banque centrale des États-Unis) puisse envisager d’assouplir sa politique (c’est-à-dire baisser ses taux directeurs). Cette vigueur est d’autant plus importante que l’indice des prix à la consommation (IPC, mesure de l’inflation payée par les ménages) publié la semaine dernière a également surpris à la hausse, à 3,6 % sur un an. Avec à la fois des dépenses et une inflation plus élevées qu’anticipé, la probabilité d’une baisse des taux en été recule rapidement. Les estimations de marché pour une baisse en juillet sont tombées de plus de 60 % le mois dernier à moins de 25 % aujourd’hui. Pour les opérateurs sur les taux, cela plaide pour une Fed « plus restrictive plus longtemps » (des taux élevés maintenus sur la durée). Vendre des contrats à terme sur le SOFR (Secured Overnight Financing Rate, taux au jour le jour basé sur des prêts garantis en dollars, utilisé comme référence) avec échéance fin 2026 peut être une stratégie. Cette position parie que le marché continuera d’écarter les baisses de taux rapides qu’il anticipait plus tôt cette année. Sur les actions, cette résistance de l’économie, combinée à une inflation tenace, constitue un frein. Il peut être pertinent d’acheter des options de vente de protection (« puts », contrats qui gagnent en valeur si le marché baisse) sur des indices larges comme le SPX (indice S&P 500). Avec un VIX (indice de volatilité implicite du S&P 500, souvent vu comme un « baromètre de la peur ») autour de 15, le coût des protections reste relativement attractif face à une incertitude en hausse. Le dollar profite clairement de ce contexte, car les écarts de taux d’intérêt se creusent à son avantage. Nous anticipons la poursuite de la hausse du DXY (Dollar Index, indice mesurant le dollar face à un panier de grandes devises) depuis les niveaux proches de 100 observés plus tôt dans l’année. Une position acheteuse sur le dollar face à des monnaies dont les banques centrales sont plus accommodantes (c’est-à-dire plus enclines à baisser les taux), comme le yen japonais, paraît de plus en plus pertinente.

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En mars, les ventes au détail aux États-Unis ont progressé de 1,7 % sur un mois, au-dessus des 1,4 % attendus par les économistes.

Les ventes au détail aux États-Unis ont augmenté de 1,7 % sur un mois en mars. Le chiffre dépasse le consensus, fixé à 1,4 %. Cette hausse montre que la consommation reste étonnamment solide, ce qui complique la trajectoire de l’inflation (c’est-à-dire la hausse générale des prix). Ce rapport réduit nettement la probabilité que la Réserve fédérale (la banque centrale américaine, la « Fed ») baisse ses taux directeurs (les taux d’intérêt qu’elle pilote) à court terme.

Les anticipations de baisse de taux se réajustent

Cette évolution oblige les marchés à revoir leurs attentes de taux pour le reste de l’année. D’après les contrats à terme sur les fed funds (des instruments liés au taux directeur de la Fed, utilisés pour mesurer les anticipations du marché), la probabilité d’une baisse de taux cet été est désormais inférieure à 40 %, contre près de 70 % il y a quelques semaines. Le scénario de taux « plus élevés plus longtemps » revient au premier plan. Pour les actions, cette nouvelle pèse sur les marchés, même si elle reflète une économie solide. Fin 2023 et début 2024, des surprises économiques positives ont parfois fait reculer les indices, car elles laissaient entendre une Fed plus stricte. Dans ce contexte, acheter des options de vente de couverture (« put », un contrat qui prend de la valeur si l’indice baisse) sur de grands indices comme le S&P 500 peut aider à se protéger contre un repli dans les prochaines semaines. L’incertitude sur la trajectoire de la Fed pourrait aussi accroître la volatilité (des variations rapides et importantes des prix). L’indice VIX (indice de volatilité calculé à partir des options sur le S&P 500, souvent appelé « indice de la peur ») évoluait récemment sous 15, proche de ses plus bas historiques, mais cette statistique pourrait déclencher une remontée. Acheter des options d’achat (« call », un contrat qui gagne si le prix monte) sur le VIX est une façon de se positionner en vue d’une hausse de la volatilité.

Renforcement du dollar et divergence de politiques monétaires

Ce contexte peut aussi créer des opportunités sur le marché des changes (devises). Des anticipations de taux plus élevés soutiennent généralement une monnaie : le Dollar Index (DXY, indice qui mesure le dollar face à un panier de grandes devises) pourrait donc se raffermir. Une position acheteuse sur le dollar via des contrats à terme (« futures », accords d’achat/vente à une date future) ou des options (contrats donnant un droit d’achat ou de vente) pourrait bénéficier d’une divergence de politique monétaire plus marquée.

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Incertitude sur la direction de la Fed alors que Warsh affronte ses auditions ; la politique pourrait retarder sa nomination, Powell reste provisoirement en poste en attendant l’enquête

La commission bancaire du Sénat doit tenir mardi des auditions de confirmation pour Kevin Warsh, candidat à la présidence de la Réserve fédérale (la banque centrale américaine). Le calendrier d’un éventuel changement de direction reste incertain. Le contexte politique peut ralentir la procédure et retarder la nomination. Le mandat de Jerome Powell à la tête du FOMC (le comité de politique monétaire de la Fed, chargé notamment de fixer les taux) expire officiellement le 15 mai. Il a indiqué qu’il resterait président par intérim (président provisoire) si aucun successeur n’est désigné d’ici là. Le président a signalé vouloir lancer une enquête, ce qui pourrait retarder la confirmation sans date limite si Tillis maintient sa position.

Calendrier de confirmation et impact sur les marchés

Les marchés de prédiction (plateformes où l’on parie sur des événements) donnent de faibles probabilités à une finalisation avant le 15 mai. La continuité de la politique monétaire pourrait donc se prolonger, mais le calendrier d’une transition reste flou. L’audition devrait être consistante, quel que soit l’issue sur la confirmation et le calendrier.

Stratégies sur produits dérivés face à des taux plus élevés

Aujourd’hui, la incertitude porte moins sur la direction que sur la trajectoire précise de la politique monétaire (l’évolution future des taux et des décisions de la banque centrale). Le taux des fonds fédéraux (le principal taux directeur américain, celui auquel les banques se prêtent à très court terme) se maintient à 5,50%. La dernière inflation « core PCE » (indice des prix PCE hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation, mesure privilégiée par la Fed) ressort à 3,1%, au-dessus du consensus (prévision moyenne des analystes). Cela repousse les attentes d’une première baisse de taux et entretient la tension sur les marchés. Dans ce contexte, l’attention se porte sur des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif ou d’un taux) permettant de tirer parti du calendrier des changements de politique monétaire. Le marché n’anticipe désormais qu’une probabilité inférieure à 50% d’une baisse de taux avant septembre, un revirement net par rapport à il y a deux mois. Des « calendar spreads » (stratégies sur contrats à terme consistant à acheter et vendre des échéances différentes) sur les futures SOFR (contrats à terme indexés sur le SOFR, taux de référence au jour le jour basé sur le marché des pensions livrées) ou la vente de calls (options d’achat) « hors La Monnaie » (dont le prix d’exercice est éloigné du niveau actuel, donc moins susceptibles d’être exercées) sur des ETF d’obligations du Trésor (fonds cotés répliquant des obligations d’État américaines) peuvent traduire l’idée que les taux resteront plus élevés plus longtemps qu’anticipé. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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