Risque géopolitique et humeur de marché
L’appétit pour le risque est resté faible pour une deuxième séance, sur fond de guerre entre les États-Unis et l’Iran, tandis que le président Donald Trump est arrivé à Pékin pour un sommet États-Unis/Chine. Téhéran réclame notamment la levée des sanctions, le déblocage d’avoirs, des réparations pour les dommages de guerre et la souveraineté sur le détroit d’Ormuz. L’or a évolué dans une fourchette de 4.650 à 4.700 dollars, avec une résistance à 4.700. Les repères techniques incluent la moyenne mobile simple (SMA, moyenne des prix sur une période donnée) à 50 jours à 4.749 et la SMA à 100 jours à 4.780. Les supports se situent autour de la SMA 20 jours vers 4.683, puis 4.600 et un point bas du 4 mai proche de 4.500, avec un RSI (indice de force relative, indicateur de momentum; sous 50 = biais plus faible) sous 50. Pour les opérateurs sur produits dérivés (instruments dont la valeur dépend de l’or, comme options et contrats à terme), l’incapacité à repasser durablement au-dessus de 4.700 suggère un biais à court terme neutre à baissier. Dans ce contexte, l’achat d’options de vente (« puts », droit de vendre à un prix fixé) avec des prix d’exercice proches des supports à 4.600 ou 4.500 permet de se positionner sur une poursuite de la baisse avec un risque limité à la prime payée. Selon la CBOE (Bourse américaine des options), l’open interest (nombre de contrats d’options encore en cours) sur des options de vente liées aux principaux ETF adossés à l’or a augmenté de 15% sur un mois, signe d’une demande accrue de protection contre une baisse. Un schéma similaire avait été observé en 2022 et 2023, lorsque la Fed avait relevé agressivement ses taux pour freiner l’inflation la plus élevée depuis quarante ans. À l’époque, la vigueur du dollar avait pesé sur l’or, malgré l’incertitude mondiale. Le marché actuel s’en rapproche, avec des responsables de la Fed évoquant la possibilité de nouvelles hausses de taux, ce qui soutient les rendements des Treasuries et le dollar.Parallèles historiques et positionnement
La guerre États-Unis–Iran reste toutefois un facteur imprévisible, capable de changer la donne rapidement. En 2022, l’or avait bondi de plus de 8% dans les semaines suivant le début du conflit en Ukraine, malgré un dollar en hausse. Détenir une part d’options d’achat (« calls », droit d’acheter) à échéance lointaine et hors de la monnaie (prix d’exercice au-dessus du prix actuel, donc moins chères mais plus spéculatives) peut servir de couverture à coût réduit contre une escalade ou un échec du sommet États-Unis/Chine. Le soutien de fond ne doit pas être négligé: la demande des banques centrales reste un moteur important. Comme en 2024 et 2025, plusieurs banques centrales de pays émergents ont continué d’augmenter leurs réserves. La tendance se poursuit cette année, avec 290 tonnes achetées dans le monde au premier trimestre 2026. Ces achats constituent un « plancher » qui limite le risque d’une chute complète, même si le dollar continue de monter.
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