Société Générale s’attend à ce que le taux directeur reste à 3,75 % jusqu’en 2026 après un vote du MPC par 8 voix contre 1, sauf si le conflit États-Unis–Iran entraîne une hausse des taux

Le Comité de politique monétaire (MPC) de la Banque d’Angleterre a maintenu le taux directeur (« Bank Rate », c’est‑à‑dire le taux d’intérêt de référence qui influence le coût des crédits et des placements) à 3,75%, par 8 voix contre 1. Les économistes de Société Générale s’attendent à des taux inchangés jusqu’en 2026. Ils estiment aussi que de nouvelles hausses de 50 à 75 points de base (un point de base = 0,01 point de pourcentage) restent possibles cette année si le conflit États‑Unis–Iran se prolonge, car il entretient la pression sur les prix de l’énergie.

Tendances de l’emprunt et signaux de politique monétaire

Les dernières statistiques britanniques sur la monnaie et le crédit montrent une hausse des emprunts. Ménages et entreprises semblent chercher à verrouiller leurs conditions de financement au cas où les coûts d’emprunt augmenteraient. Les refinancements immobiliers (« remortgaging », c’est‑à‑dire remplacer un prêt immobilier par un nouveau) et les prêts aux entreprises non financières (des sociétés hors secteur bancaire et assurance) ont atteint leur plus haut niveau depuis 2020. La conférence BEAR de la Banque d’Angleterre permettra aux membres du MPC de s’exprimer après la dernière réunion. En revenant au début 2025, la Banque d’Angleterre maintenait le taux à 3,75% dans un débat très partagé. Le risque principal était alors le conflit États‑Unis–Iran, susceptible de tirer les taux nettement à la hausse. Cette période avait été marquée par une accélération des emprunts, ménages et entreprises se préparant à des relèvements. Ces risques géopolitiques se sont matérialisés en 2025, poussant le MPC à procéder aux hausses redoutées. Le taux directeur est monté à 4,50% fin 2025 pour contrer le choc sur les prix de l’énergie (forte hausse des coûts énergétiques qui alimente l’inflation). Depuis l’apaisement des tensions fin 2025, l’attention se concentre sur les données internes.

Implications de marché et calendrier des baisses de taux

Les derniers chiffres d’avril 2026 indiquent que l’économie britannique stagne sous l’effet de ces taux plus élevés, avec une croissance du PIB (produit intérieur brut, mesure de la production totale de l’économie) limitée à 0,1% au T1. Si l’inflation a reculé, le dernier chiffre de l’IPC (indice des prix à la consommation, mesure des prix payés par les ménages) à 2,9% reste au‑dessus de l’objectif de 2% de la Banque d’Angleterre. Le MPC se retrouve pris entre la baisse de l’inflation et le risque de récession. Pour les intervenants de marché, l’enjeu passe des hausses au calendrier de la première baisse. La courbe des contrats à terme SONIA (taux au jour le jour en livres sterling, référence des taux courts) intègre désormais 45 points de base de baisses d’ici fin 2026, signe d’une conviction croissante d’un changement de cap. Il peut être pertinent de se positionner pour des taux plus bas plus tard dans l’année via des swaps de taux (contrats d’échange d’intérêts, souvent taux fixe contre taux variable) ou des futures SONIA. Dans ce contexte d’inflation tenace et de croissance fragile, la volatilité (ampleur des variations de prix) pourrait être élevée autour des prochaines réunions du MPC et des publications macroéconomiques. Les stratégies d’options (produits donnant le droit, mais pas l’obligation, d’acheter ou vendre à un prix fixé) peuvent alors être intéressantes. Les investisseurs peuvent envisager d’acheter de la volatilité via des instruments comme des straddles (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente) sur futures short‑sterling (contrats à terme liés aux taux courts en livre) afin de profiter de mouvements marqués des taux dans un sens ou dans l’autre.

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Les stratèges de l’UOB s’attendent à ce que la BCE maintienne sa politique, avec une hausse de taux de 25 points de base en juin

UOB s’attend à ce que la BCE laisse sa politique monétaire globalement inchangée, avec une seule hausse de taux de 25 points de base lors de la réunion du 11 juin. La banque met en avant un marché du travail tendu (c’est-à-dire peu de chômage et des difficultés de recrutement) et des marges de manœuvre budgétaires (capacité des États à soutenir l’économie via les dépenses et les baisses d’impôts) qui pourraient permettre d’absorber une hausse limitée. UOB prévoit que l’inflation en zone euro atteindra un pic au-dessus de 3,0% au 4T26, avant de repasser sous 2,0% en 2027. Elle indique que l’inflation sous-jacente (inflation hors éléments très volatils comme l’énergie et l’alimentation) a ralenti en avril, mais que les enquêtes montrent une hausse des anticipations de prix (attentes de hausse des prix) chez les entreprises et les ménages, ce qui pourrait prolonger l’inflation.

Inflation Outlook And Energy Risks

UOB estime que le conflit au Moyen-Orient pèsera sur l’activité, avec un impact limité sur la croissance. Elle considère les prix de l’énergie comme la principale source de pression sur l’inflation et relie la trajectoire à moyen terme à l’ampleur et à la durée du choc énergétique (hausse soudaine et marquée des prix), ainsi qu’à ses effets indirects et de second tour (quand la hausse initiale se transmet aux salaires et aux autres prix). UOB juge que la balance des risques penche vers une nouvelle étape de resserrement (hausse des taux) cette année. Elle ajoute que la trajectoire de la politique monétaire reste incertaine et dépend fortement des mouvements des marchés des matières premières (produits de base comme le pétrole et les métaux). Dans la situation actuelle, nous nous positionnons pour une seule hausse de 25 points de base de la BCE le 11 juin. L’estimation rapide (première estimation publiée avant les chiffres définitifs) de l’inflation de la zone euro pour avril 2026 ressort à 2,7% et, avec un taux de chômage au plus bas historique de 6,5%, la BCE a une marge politique pour agir. Cette hausse à venir semble déjà largement intégrée dans les contrats à terme de taux courts (produits de marché qui reflètent les anticipations de taux à court terme).

Strategy After The June Meeting

L’enjeu se situe après juin, car les prix de marché suggèrent environ 40 points de base de resserrement d’ici la fin de l’année, ce qui implique la possibilité d’une deuxième hausse. Nous pensons que l’économie peut encaisser cette hausse unique, mais que les risques liés à l’énergie limiteront l’envie de la BCE d’aller plus loin. Cela suggère que des positions sur dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif ou d’un taux) misant contre de nouvelles hausses au second semestre 2026, comme vendre des contrats à terme Euribor décembre 2026 (contrats sur le taux interbancaire de référence en zone euro), pourraient être intéressantes. Avec la reprise des tensions au Moyen-Orient, le Brent (prix de référence du pétrole) repasse au-dessus de 95 dollars le baril. Cela augmente le risque de surprise de politique monétaire, ce qui rend les stratégies sur options (contrats donnant le droit, et non l’obligation, d’acheter ou de vendre) attractives. Acheter de la volatilité (parier sur de forts mouvements) via un straddle (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente au même prix d’exercice et à la même échéance) sur l’Euro Stoxx 50 ou sur des options EUR/USD permet de gagner si le marché bouge fortement, quel que soit le sens.

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L’aversion au risque renforce le dollar américain, entraînant l’AUD/USD sous 0,7227, près de 0,7200 en Europe

L’AUD/USD a reflué depuis un plus haut de 46 mois à 0,7227 atteint le 1er mai et s’échangeait autour de 0,7200 pendant la séance européenne de lundi. La paire a reculé, le dollar américain se renforçant grâce à sa **demande de valeur refuge** (c’est-à-dire qu’il est recherché quand les marchés ont peur) après l’avertissement des forces armées iraniennes d’une réponse sévère si les États-Unis entrent dans le détroit d’Ormuz. L’armée iranienne a déclaré que les navires commerciaux et les pétroliers ne devaient pas transiter par le détroit d’Ormuz sans coordination avec l’armée iranienne. Le président Donald Trump a indiqué dimanche que les États-Unis commenceraient dès lundi à escorter les navires neutres bloqués dans le golfe Persique pour les faire sortir par le détroit.

Tensions dans le détroit d’Ormuz

L’attention se porte aussi sur la réunion de la **Reserve Bank of Australia (RBA)** mardi, avec des attentes de hausse des taux. Le 1er mai, le contrat **ASX 30 Day Interbank Cash Rate Futures** (un contrat à terme, donc un prix de marché qui reflète les anticipations de taux) échéance mai 2026 s’échangeait à 95,745, ce qui impliquait une probabilité de 74% d’une hausse à 4,35%. Les données d’inflation australiennes ont influencé ces anticipations de taux, dans un contexte de choc sur l’énergie et de tensions au Moyen-Orient. L’**indice des prix à la consommation (CPI)** (mesure standard de l’inflation) a augmenté à 4,6% sur un an en mars, sous le consensus de 4,7% et au-dessus de la zone visée par la banque centrale. Le **TD-MI Inflation Gauge** (un indicateur privé d’inflation) a progressé de 0,6% sur un mois en avril, après +1,3% précédemment. Les **ANZ Job Advertisements** (indicateur des offres d’emploi publiées, donc un signal du marché du travail) ont reculé de 0,8% sur un mois, après -3,2% en mars. L’AUD/USD corrige depuis ses récents sommets, avec un mouvement classique vers le dollar en tant que valeur refuge. Les tensions dans le détroit d’Ormuz sont le principal moteur, alors que des informations récentes montrent les **contrats à terme sur le Brent** (prix du pétrole fixé via des contrats négociés pour une livraison future) en hausse de plus de 5%, au-dessus de 110 dollars le baril. La situation rappelle les incidents de pétroliers de mi-2019, qui avaient aussi provoqué une volatilité à court terme sur l’énergie et les devises.

Réunion de la RBA et volatilité de marché

Malgré cela, la RBA reste au centre de l’attention, une hausse de taux étant largement attendue. Le marché a intégré une forte probabilité de mouvement, ce qui a fait grimper la **volatilité implicite** à une semaine sur les **options** AUD/USD à 14,5% (c’est l’amplitude de variation attendue par le marché, déduite des prix des options). C’est le plus haut niveau observé depuis les inquiétudes sur le secteur bancaire fin 2025. La pression pour agir vient notamment de l’inflation à 4,6%. Mais des signes de ralentissement apparaissent : les offres d’emploi reculent pour un deuxième mois. Cela complique la décision de la banque centrale et alimente l’incertitude. Pour les intervenants sur les **produits dérivés** (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, ici la paire AUD/USD), ce contexte invite surtout à se préparer à un mouvement important plutôt qu’à parier sur une seule direction. La volatilité élevée suggère un intérêt pour des stratégies comme le **straddle** (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, pour gagner si le mouvement est fort, peu importe le sens) autour de l’annonce de la RBA. Beaucoup peuvent aussi envisager d’acheter des **puts AUD** (options qui gagnent si l’AUD baisse) pour se couvrir contre une escalade militaire ou une banque centrale moins ferme. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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En mai, le moral des investisseurs de la zone euro s’est légèrement amélioré, l’indice Sentix de confiance des investisseurs remontant à -16,4 contre -19,2.

La confiance des investisseurs Sentix en zone euro a progressé à -16,4 en mai, après -19,2 en avril. Les anticipations (prévisions des investisseurs pour les mois à venir) sont remontées à -11,3, contre -15,5, tandis que l’indice de la situation actuelle (appréciation de l’état présent de l’économie) s’est amélioré à -21,5, après -22,8. En Allemagne, l’indice Sentix a reculé à -30,9 en mai, contre -27,7 en avril. Sentix indique que l’Allemagne traverse une crise gouvernementale et suit une trajectoire économique à part.

Réaction du marché et contexte

L’EUR/USD n’a pas réagi immédiatement à la publication et évoluait près de 1,1720, globalement stable sur la séance. La situation semble évoluer par rapport à l’an dernier. Les dernières données montrent que le moral des entreprises allemandes, mesuré par l’indice IFO (enquête de référence auprès des entreprises sur le climat des affaires), s’est amélioré trois mois de suite, à 89,4. Cela suggère que le creux d’activité en Allemagne pourrait se rapprocher. Cette amélioration, combinée à une inflation en zone euro stable à 2,4% (hausse moyenne des prix), remet clairement sur la table une baisse des taux de la Banque centrale européenne le mois prochain. Les investisseurs peuvent donc surveiller les contrats à terme sur taux (produits financiers qui reflètent les anticipations de taux d’intérêt) pour se positionner en vue de cet assouplissement (politique monétaire plus favorable, avec des taux plus bas). Dans ce contexte, une approche possible consiste à viser un rattrapage des actions européennes. On peut utiliser des options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) sur des indices comme le DAX ou l’EURO STOXX 50 afin de profiter d’un rebond lié à des taux plus bas et à de meilleures données allemandes.

Volatilité des devises et approche de trading

Pour les cambistes, l’écart de politique monétaire entre la BCE et d’autres banques centrales pourrait accroître la volatilité (variations plus fortes des cours) sur des paires comme l’EUR/USD. Une stratégie consiste à utiliser un straddle d’options (achat simultané d’une option d’achat et d’une option de vente, pour profiter d’un mouvement marqué dans un sens ou dans l’autre) sur la paire, afin de se positionner sur une hausse attendue des amplitudes de marché.

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Les stratégistes d’OCBC estiment que l’or consolide après avoir rebondi depuis 4 510, tandis que la hausse des prix du pétrole brouille les perspectives de la Fed sur l’inflation (Semaine à venir)

L’or évolue dans un range (fourchette de prix) après avoir rebondi depuis 4510 la semaine dernière. Les prix élevés du pétrole pèsent sur les perspectives d’inflation (hausse générale des prix), sur les attentes concernant la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) et sur les prévisions de taux d’intérêt, ce qui peut influencer l’or. La baisse récente du pétrole a amélioré l’appétit pour le risque (envie des investisseurs d’acheter des actifs plus risqués), mais le pétrole reste élevé. Pour que l’or progresse davantage, il faudrait probablement une baisse des tensions géopolitiques, un pétrole plus bas et des anticipations de Fed plus accommodantes (plus favorable à des baisses de taux).

Perspectives techniques à court terme de l’or

Les signaux techniques montrent un biais légèrement baissier sur le graphique journalier, avec une hausse du RSI qui s’essouffle. Le RSI (indice de force relative) est un indicateur de dynamique qui mesure la vitesse et l’ampleur des mouvements de prix. Cela suggère une phase de consolidation (évolution sans tendance nette) à court terme. Les supports se situent à 4510 et 4452, 4452 correspondant au niveau de Fibonacci 23,6% (outil basé sur des ratios mathématiques, utilisé pour repérer des zones possibles de support ou de résistance). Les résistances sont à 4670, retracement de 38,2% entre le plus haut de janvier et le plus bas de mars, puis à 4850/4860, zone proche de la moyenne mobile à 50 jours (moyenne des prix des 50 dernières séances, souvent utilisée pour repérer la tendance) et du niveau de Fibonacci 50%. Nous voyons l’or consolider après son rebond depuis 4510. Pour les prochaines semaines, un trading dans la fourchette actuelle reste le scénario le plus probable, les facteurs clés se compensant. La zone principale à surveiller se situe entre le support vers 4510 et la résistance majeure proche de 4860. La trajectoire de la Fed reste compliquée par une inflation résistante et par un pétrole durablement élevé. Les derniers chiffres du CPI (indice des prix à la consommation, mesure de l’inflation) d’avril 2026 sont ressortis plus forts que prévu, à 3,6% sur un an, ce qui réduit la probabilité d’un virage accommodant rapide (signal en faveur de baisses de taux). Cette incertitude sur les taux devrait freiner une hausse marquée de l’or.

Points à considérer sur les stratégies d’options

Les prix élevés du pétrole restent un facteur, avec le brut WTI (pétrole de référence américain) au-dessus de 85 dollars le baril après la décision de l’OPEP+ (alliance de pays producteurs) de maintenir des réductions de production. Malgré les tensions géopolitiques, aucune escalade majeure n’a, pour l’instant, déclenché une nouvelle accélération haussière de l’or. Un reflux plus net de ces risques serait nécessaire pour renforcer la tendance. Dans ce contexte de consolidation, vendre de la prime d’options (encaisser le prix de l’option) peut être une approche. Une piste est l’iron condor (stratégie d’options visant à profiter d’un marché en range, en vendant une option de vente et une option d’achat, et en achetant des options plus éloignées pour limiter le risque), avec des strikes (prix d’exercice) placés hors de la zone attendue, par exemple vendre des puts (options de vente) sous 4450 et des calls (options d’achat) au-dessus de 4860, échéance juin. Cela permet de bénéficier de l’érosion du temps (perte de valeur d’une option à l’approche de l’échéance) tant que l’or reste dans le range. L’indice GVZ du CBOE (mesure de la volatilité implicite, c’est-à-dire la volatilité attendue par le marché, sur les options sur l’or) est récemment tombé à un plus bas de trois mois, ce qui va dans le sens d’une vente de prime. Une volatilité implicite plus faible rend des stratégies comme le short strangle (vente d’un call et d’un put sans protection achetée, stratégie risquée en cas de fort mouvement) attrayantes, mais cela signifie aussi que l’achat d’options pour se positionner sur une sortie de range devient moins cher. Il faut pouvoir ajuster la stratégie si un nouveau catalyseur apparaît. Nous avons observé un schéma similaire au troisième trimestre 2025, lorsque l’or est resté dans une fourchette étroite pendant près de deux mois. Cette phase ne s’était terminée qu’après une communication de banque centrale plus accommodante que prévu, qui avait déclenché une forte hausse. Il convient donc de suivre de près les déclarations des responsables de la Fed pour détecter un changement de ton.

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Morgan Stanley et Goldman Sachs anticipent 1 100 milliards de dollars de dépenses en IA d’ici 2027, accentuant la concurrence sur l’ensemble des marchés

Les dépenses d’infrastructure liées à l’IA (investissements en équipements et infrastructures) devraient atteindre environ 1 100 milliards de dollars d’ici 2027. Morgan Stanley estime que les « hyperscalers » américains (très grands opérateurs de cloud, comme Amazon, Microsoft ou Google) dépenseront à eux seuls plus de 800 milliards de dollars en capex (dépenses d’investissement : achats de serveurs, puces, data centers, réseaux) en 2026. Le chiffre de 800 milliards de dollars est présenté comme proche de ce que l’ensemble des entreprises non technologiques du S&P 500 (indice boursier regroupant 500 grandes entreprises américaines) a dépensé l’année précédente. Il serait presque deux fois supérieur au niveau de 2025 et trois fois à celui de 2024.

Le volume de capex, pas seulement les prix

La hausse des coûts compte, mais le principal moteur est l’explosion des volumes : puces (processeurs spécialisés), électricité, mémoire (composants qui stockent temporairement les données pour calculer vite) et puissance de calcul (capacité des machines à traiter des tâches). Sur quatre ans, les puces, la mémoire et le calcul en grappes (« clustered compute » : plusieurs serveurs travaillant ensemble comme une seule machine) seraient devenus quatre à sept fois plus performants. Google a indiqué traiter 16 milliards de tokens par minute, en hausse de 60% sur un trimestre. Les « tokens » sont des morceaux de texte (mots ou parties de mots) utilisés par les modèles d’IA pour lire et générer du langage. L’entraînement de modèles plus grands (phase où l’IA apprend à partir de grandes quantités de données) devrait tester la capacité des investissements récents à se transformer en systèmes réellement déployables et en revenus. Cette montée en puissance a soutenu les valeurs des semi-conducteurs, tout en augmentant la demande de financement par la dette. Les émissions obligataires « investment grade » (obligations bien notées, considérées comme moins risquées) dépassent nettement celles de l’an dernier, avec davantage d’emprunts à plus longue maturité (remboursement plus éloigné dans le temps). Des capex plus élevés peuvent soutenir le chiffre d’affaires, mais les marchés du crédit doivent absorber un flux continu de nouvelles obligations, ce qui peut peser sur les spreads (écarts de rendement entre une obligation d’entreprise et un emprunt d’État, indicateur du risque perçu). Si les dépenses ralentissent, l’impact pourrait toucher plusieurs actifs risqués, dont le crédit.

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Pendant la séance asiatique, l’USD/INR évolue près de 95,00 pour une deuxième journée consécutive, sur fond de raffermissement du dollar

USD/INR a progressé une deuxième séance d’affilée, évoluant près de 95,00 en Asie lundi après l’indice PMI manufacturier HSBC de l’Inde. Il s’est établi à 54,7 en avril, révisé contre 55,9, et au-dessus de 53,9 précédemment. La paire s’est aussi raffermie, le dollar américain ayant effacé une partie de ses pertes sur fond d’incertitudes autour des discussions États-Unis–Iran. Les forces armées iraniennes ont averti qu’elles répondraient « durement » et ont demandé aux États-Unis de ne pas entrer dans le détroit d’Ormuz.

Risques liés au détroit d’Ormuz

L’armée iranienne a indiqué que les navires commerciaux et les pétroliers ne devraient pas transiter par Ormuz sans coordination. Des responsables iraniens ont déclaré qu’une implication américaine serait considérée comme une violation du cessez-le-feu, et ont mis en garde contre toute menace dans le Golfe persique. Donald Trump a déclaré que les États-Unis commenceraient à escorter des navires neutres à travers le détroit d’Ormuz dès lundi. L’Iran a indiqué examiner la réponse de Washington à sa dernière proposition en 14 points, tandis que Trump a jugé qu’elle pourrait être insuffisante, selon Bloomberg. Le WTI (pétrole américain de référence) s’échangeait près de 100,00 dollars le baril, ce qui peut accroître la demande de dollars en Inde, grand importateur de pétrole. Reuters a fait état de sorties de capitaux de portefeuille (retraits d’investisseurs des actions et obligations) d’environ 6,5 milliards de dollars en avril, et de retraits 2026 d’environ 20,6 milliards de dollars. Sur le plan technique, USD/INR est resté dans un rectangle (zone de prix qui oscille entre un plafond et un plancher), au-dessus des EMA 9 jours et 50 jours (moyennes mobiles exponentielles, qui donnent plus de poids aux prix récents). Le RSI 14 jours (indice de force relative, qui mesure l’intensité du mouvement) évoluait près de 64. Niveaux à surveiller : 95,33, 94,50, 93,11, 92,50 et 92,14. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Les craintes croissantes d’inflation fragilisent l’or, en repli en Europe vers 4 580 $, se rapprochant à nouveau du point bas de vendredi

L’or a reculé pendant la séance européenne vers 4 580 $, proche du plus bas marqué vendredi. Les marchés intègrent une inflation plus élevée liée aux risques énergétiques au Moyen-Orient, ce qui peut pousser les banques centrales à maintenir une politique monétaire plus stricte (taux d’intérêt élevés) et réduire l’attrait d’un actif qui ne verse pas d’intérêt comme l’or. Les États-Unis ont annoncé le « Project Freedom » pour escorter les navires à travers le détroit d’Ormuz et ont averti qu’ils utiliseraient la force si la route était perturbée. Des responsables iraniens ont estimé qu’une implication américaine violerait le cessez-le-feu (accord de pause des combats), tandis que les Gardiens de la Révolution (IRGC, force militaire iranienne) ont jugé probable une reprise des hostilités, ce qui soutient les prix du pétrole.

Hausse de l’inflation et attentes sur les taux

Les données américaines publiées jeudi dernier ont montré une accélération de l’inflation en mars, renforçant l’idée que les taux américains pourraient rester inchangés jusqu’à une bonne partie de l’an prochain. La Réserve fédérale (Fed, banque centrale des États-Unis) a maintenu ses taux entre 3,50 % et 3,75 %, avec trois votes dissidents (désaccords au sein du comité), un niveau inédit depuis 1992. Le président de la Fed de Minneapolis, Neel Kashkari, a déclaré qu’un conflit prolongé avec l’Iran augmente les risques d’inflation et pourrait nuire à l’économie, évoquant la possibilité de taux plus élevés. Un dollar américain plus ferme a aussi pesé sur l’or, tandis que l’attention se porte sur les statistiques américaines de la semaine, dont les chiffres de l’emploi de vendredi (Nonfarm Payrolls, créations d’emplois hors agriculture). Sur le plan technique, le MACD à 1 heure (indicateur de tendance basé sur des moyennes mobiles) est sous zéro et le RSI (indice de force relative, mesure du rythme des variations de prix) est à 49,60. Les niveaux clés incluent un support vers 4 600 $ et 4 512,28 $ (zone où la baisse peut ralentir), avec des résistances à 4 650,47 $, 4 655,61 $, 4 699,88 $, 4 744,15 $, 4 807,19 $ et 4 887,48 $ (zones où la hausse peut buter).

Implications pour l’or et le positionnement

Les risques géopolitiques de 2025 n’ont pas disparu, ils ont changé de forme. L’instabilité au Moyen-Orient maintient un plancher pour les prix du pétrole, avec le WTI (référence du pétrole américain) proche de 80 $ le baril début 2026. Ce niveau durable des coûts de l’énergie entretient l’inflation et renforce une politique de taux élevés plus longtemps, ce qui crée un vent contraire pour l’or. Pour les investisseurs qui utilisent des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme l’or), ce scénario plaide pour une exposition à une poursuite de la baisse. Acheter des options de vente (« puts », contrat donnant le droit de vendre à un prix fixé) sur les contrats à terme sur l’or (futures GC) ou sur un ETF adossé à l’or (fonds coté qui suit le prix de l’or) permet de profiter d’une baisse si l’or casse vers les supports proches de 4 510 $. Avec une volatilité de marché (ampleur des variations) mesurée par l’indice VIX restant sous 20, le coût de ces options (la prime) reste limité. Une stratégie plus encadrée pour viser une baisse graduelle peut passer par un « bear put spread » (montage d’options qui réduit le coût). Par exemple, acheter un put juin 4 550 $ et vendre en même temps un put juin 4 500 $ pour diminuer la dépense initiale. La position gagne si le prix passe sous 4 550 $, ce qui correspond à l’idée d’un biais baissier. Il faut aussi considérer le risque d’un choc géopolitique, qui pourrait provoquer un mouvement de refuge (achats de sécurité) sur l’or et prendre le dessus sur la question des taux. Pour se couvrir, il est possible d’acheter des options d’achat (« calls », droit d’acheter à un prix fixé) très éloignées du prix actuel (« très hors de la monnaie », donc peu chères). Cela sert d’assurance à coût réduit contre un rebond brutal.

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Michael Pfister (Commerzbank) estime que la BNS manque d’options durables pour affaiblir le CHF face au dollar et aux autres devises majeures

Commerzbank estime que la BNS dispose de peu de moyens durables pour affaiblir le franc suisse face aux grandes devises, comme le dollar américain. Selon la banque, les indications données par la BNS dans ses discours (orientation verbale) et des réactions plus rapides ne changent pas la tendance de fond de la monnaie à long terme. La note indique qu’une intervention massive sur le marché des changes (achats de devises par la banque centrale pour faire baisser le franc) serait nécessaire pour modifier la trajectoire de long terme du franc, à une échelle comparable à celle d’avant 2024. Elle oppose des interventions de quelques milliards de CHF à un montant estimé d’environ 50 milliards de CHF qui pourrait être requis.

Limites des outils de la BNS

La note explique que la BNS évite de mobiliser de tels montants, car des réserves de change plus élevées augmentent le risque lié aux monnaies étrangères (pertes possibles si le dollar ou l’euro baisse, ou si ces actifs perdent de la valeur). Elle ajoute que la BNS pourrait ne pas vouloir augmenter, dans le contexte actuel, l’exposition de son bilan au dollar (part des actifs détenus en USD, donc dépendance à l’évolution du billet vert). Elle souligne aussi que l’accord commercial avec les États-Unis est fragile et que des interventions importantes pourraient provoquer une réaction négative du président américain. Elle note enfin qu’un conflit commercial plus dur pourrait peser sur l’économie réelle (activité, emploi, investissement), ce qui peut dissuader la BNS d’agir. La Banque nationale suisse (BNS) n’a presque plus d’outils pour affaiblir le franc de façon significative. Cela crée un biais de fond en faveur d’un franc plus fort : toute remontée à court terme de l’USD/CHF (un rebond du dollar contre le franc) a des chances de rester temporaire. Il s’agit d’un problème structurel (lié à des facteurs de long terme), et non conjoncturel (lié au cycle économique). L’inflation suisse au premier trimestre 2026 s’est maintenue autour de 1,5%, nettement sous le niveau durable d’environ 3% aux États-Unis. Cet écart économique attire des capitaux vers le franc, perçu comme une valeur refuge (actif jugé plus sûr en période d’incertitude). Les réserves de change de la BNS, bien qu’en baisse par rapport à leur sommet, restent élevées à environ 850 milliards de CHF, ce qui rend la banque réticente à accroître son bilan (taille totale de ses actifs et passifs) davantage.

Implications pour l’USD/CHF

Pour modifier réellement la trajectoire de long terme du franc, la BNS devrait intervenir à une échelle observée avant 2024, probablement de l’ordre de plusieurs dizaines de milliards. Les interventions limitées observées sur l’année écoulée ne suffisent pas à contrer les pressions fondamentales (forces économiques de fond). Il faut donc les voir comme du bruit de marché (mouvements temporaires) plutôt que comme un changement de tendance du franc. Par ailleurs, les contraintes politiques sont importantes, notamment du fait de la relation commerciale sensible avec les États-Unis. Commerzbank estime que des interventions de grande ampleur pour affaiblir le franc seraient presque certainement qualifiées de manipulation de devise (accusation d’agir pour fausser la valeur d’une monnaie), ce qui mettrait en danger l’accord commercial. Ce risque pour l’économie réelle constitue un frein majeur que la BNS ne peut pas ignorer.

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Le sentiment baissier fait reculer le XAG/USD vers 74,00 $, avec un support susceptible d’être testé près du plus bas de quatre mois à 61,01 $

L’argent (XAG/USD) a reculé après deux séances de hausse et s’échangeait près de 74,30 dollars l’once troy (mesure utilisée pour les métaux précieux) en début de semaine, pendant les heures européennes. Le graphique journalier montre que le prix évolue dans un canal descendant (zone entre deux droites orientées à la baisse), ce qui reflète une tendance plutôt baissière. Le métal reste sous les moyennes mobiles exponentielles (MME, moyennes qui donnent plus de poids aux prix récents) à 9 et 50 périodes, ce qui limite les rebonds dans une tendance orientée à la baisse. Le RSI à 14 jours (indicateur qui mesure la “force” du mouvement, sur une échelle de 0 à 100) est à 47,16, légèrement sous le niveau neutre de 50, signe d’un élan limité.

Niveaux techniques et tendance

Un support se situe près du plus bas de quatre mois à 61,01 dollars, atteint le 23 mars. Si la baisse se prolonge, le prix pourrait tester la borne basse du canal autour de 47,10 dollars. La résistance se situe d’abord sur la MME à 9 jours vers 74,75 dollars, puis sur la MME à 50 jours à 76,79 dollars et sur la borne haute du canal autour de 78,90 dollars. Une cassure durable (franchissement confirmé sur plusieurs séances) au-dessus de cette zone renforcerait le scénario haussier, avec des objectifs vers le plus haut de trois mois à 96,62 dollars (2 mars) puis le record à 121,66 dollars (29 janvier). Le prix de l’argent peut être influencé par le risque géopolitique, les craintes de récession, les taux d’intérêt et le dollar, car le XAG/USD est coté en dollars. D’autres facteurs comptent aussi: la demande, l’offre minière, le recyclage, les usages industriels (électronique et solaire) et le ratio or/argent (comparaison du prix de l’or à celui de l’argent, souvent utilisé pour juger si l’argent paraît “cher” ou “bon marché” par rapport à l’or). La faiblesse technique est soutenue par des données macroéconomiques récentes. Le rapport d’avril sur l’indice des prix à la consommation (CPI, mesure de l’inflation) aux États-Unis a montré une inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation, jugée plus stable) encore élevée à 3,1%, ce qui réduit la probabilité de baisses de taux rapides de la Réserve fédérale. Dans ce contexte, l’indice du dollar (DXY, panier comparant le billet vert à plusieurs grandes devises) s’est raffermi et est repassé au-dessus de 106, un niveau qui pèse souvent sur les actifs cotés en dollars, comme l’argent. La demande industrielle donne aussi des signes de ralentissement: le PMI manufacturier chinois (enquête auprès des entreprises; sous 50, l’activité se contracte) est ressorti à 49,8, indiquant une légère baisse de l’activité. Cela fragilise l’argument de soutien lié aux usages de l’argent dans l’électronique et les panneaux solaires, car un ralentissement de la production mondiale peut réduire la demande physique de métal.

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