L’EUR/GBP recule vers 0,8658 alors que la livre sterling fait fi de la politique britannique, dans l’attente des décisions de la BCE et de la BoE

EUR/GBP a reculé lundi après une brève volatilité liée à des inquiétudes politiques au Royaume-Uni. La paire s’est traitée près de 0,8658, en baisse par rapport à un plus haut en séance de 0,8676. La livre sterling s’est affaiblie après des informations selon lesquelles le Premier ministre Keir Starmer pourrait faire face à un vote à la Chambre des communes sur l’ouverture d’une enquête visant à déterminer s’il a induit en erreur des députés au sujet de la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur aux États-Unis. Les députés doivent voter mardi sur un éventuel renvoi devant la commission des privilèges (organe parlementaire chargé d’examiner les soupçons de manquement aux règles, notamment lorsqu’un député ou un ministre aurait trompé le Parlement).

Les anticipations de taux donnent le cap

La paire conserve une légère orientation baissière depuis le début du mois, alors que les marchés réévaluent les anticipations de taux d’intérêt (les paris des investisseurs sur l’évolution future des taux directeurs) dans un contexte de risques d’inflation (hausse généralisée des prix) liés à la montée des prix du pétrole, associée à la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Les marchés intègrent des hausses possibles de taux de la part de la BCE et de la BoE, et les dernières données britanniques ont renforcé l’idée d’une politique monétaire plus restrictive de la BoE (c’est-à-dire des taux plus élevés pour freiner l’inflation). Les deux banques centrales se réunissent jeudi et devraient laisser les taux inchangés. La BoE devrait maintenir son taux à 3,75% pour une troisième réunion, tandis que la BCE est attendue stable à 2,00% pour une septième réunion. Les marchés devraient surtout scruter les indications sur les prochaines étapes des taux (les signaux donnés par la banque centrale sur sa future trajectoire). Un rapport de BHH estime les mouvements attendus à environ 60 points de base de hausses de la BCE (un point de base = 0,01 point de pourcentage) et environ 75 points de base de resserrement de la BoE (hausse des taux et conditions de crédit plus strictes) sur 12 mois.

Divergence de politique monétaire et positions de marché

Cette attente d’une BoE plus offensive s’est nettement matérialisée au cours de l’année écoulée. À la date d’aujourd’hui, 27 avril 2026, les dernières données d’inflation au Royaume-Uni montrent un niveau encore élevé à 4,1%, tandis que l’inflation en zone euro a diminué plus rapidement à 3,5%. Cela a conforté la BoE dans le maintien de son taux à 4,50%, avec un écart important par rapport au taux de la BCE à 2,75%, ce qui a poussé l’EUR/GBP vers 0,8520. Dans ce contexte, il convient de privilégier des stratégies profitant d’une livre plus forte que l’euro. Vendre des options d’achat EUR/GBP « hors de la monnaie » (options qui ne deviennent intéressantes que si l’EUR/GBP monte au-delà d’un certain niveau) ou construire des « spreads » de vente baissiers (combinaison d’options de vente, ou options « put », visant à bénéficier d’une baisse tout en limitant le risque) permet de tirer parti de cet écart de taux persistant. La conviction du marché sur ce thème rend ces positions attractives pour les prochaines semaines. Nous suivrons de près les prochains chiffres des salaires au Royaume-Uni et l’estimation préliminaire du PIB (produit intérieur brut, mesure de la production économique) de la zone euro. Un nouveau chiffre de salaires élevé au Royaume-Uni renforcerait la posture restrictive de la BoE (« hawkish » : priorité donnée à la lutte contre l’inflation via des taux plus élevés) et pourrait accentuer la pression baissière sur la paire. Les schémas observés lors de la dernière crise énergétique au début des années 2020 suggèrent que l’inflation britannique peut être particulièrement difficile à faire reculer.

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MUFG affirme que les espoirs d’une hausse des taux de la BoJ en avril s’estompent ; l’accélération de l’inflation expose l’USD/JPY à un risque d’intervention

Les anticipations d’une hausse des taux par la Banque du Japon (BoJ) à la réunion d’avril ont fortement reculé. Début avril, les marchés intégraient environ 18 points de base (pb) de durcissement, mais cette attente est retombée près de zéro. Les données d’inflation japonaises de mars ont surpris, à la fois sur l’inflation globale (« headline », qui inclut tous les postes) et sur l’inflation sous-jacente (« core », qui exclut certaines composantes très volatiles, souvent l’énergie et l’alimentation) de l’indice des prix à la consommation (CPI, l’inflation mesurée au niveau national). Malgré cela, l’orientation de la politique monétaire reste accommodante (c’est‑à‑dire favorable au crédit et à l’activité) et le taux directeur reste fortement négatif en termes réels (donc inférieur à l’inflation, ce qui réduit le rendement après inflation).

Prévisions de la BoJ et décision d’avril

La Banque du Japon doit publier des prévisions mises à jour en même temps que sa décision de politique monétaire. Les projections précédentes tablaient sur 1,9% d’inflation sous‑jacente (CPI « core » au niveau national) en FY26 et 2,0% en FY27 (les exercices budgétaires), et les nouvelles prévisions pourraient dépasser la cible de 2,0%. Un écart entre une Banque du Japon prudente et une Réserve fédérale (Fed) plus restrictive (dite « hawkish », c’est‑à‑dire plus encline à relever les taux) pourrait pousser l’USD/JPY au‑dessus de 160. Un passage au‑dessus de 160 est associé à un risque accru d’intervention (action des autorités pour influencer le taux de change). Les autorités japonaises ont récemment répété leurs avertissements sur une possible intervention. Par le passé, des « vérifications » des niveaux de l’USD/JPY en janvier (contacts des autorités avec le marché pour prendre la température, souvent interprétés comme un signal) ont aussi été liées à une baisse de l’appétit vendeur au‑delà de 160. Une action sur les taux en juin est suggérée dans la communication de marché. Un scénario suppose une hausse de 25 pb à 1,00% en juin.

Pression sur le yen et risque d’intervention

Avec un taux directeur de la Fed maintenu à 4,75% tandis que celui de la BoJ reste proche de zéro, le large différentiel de taux d’intérêt (écart entre les rendements en dollars et en yens) continue de peser sur le yen. Nous voyons l’USD/JPY évoluer vers 164,50, un niveau qui rend les marchés très sensibles à une action officielle. Cette divergence durable de politique monétaire reste le principal moteur de la faiblesse du yen. La Banque du Japon est dans une position délicate, car la dernière inflation sous‑jacente nationale de mars 2026 ressort à 2,9%, nettement au‑dessus de la cible. Le gouverneur Ueda doit arbitrer entre la nécessité de laisser entrevoir de futures hausses de taux et le risque de déstabiliser les marchés. Cette incertitude suggère que la volatilité implicite des options sur USD/JPY (anticipation par le marché des variations futures, intégrée dans le prix des options) restera élevée, ce qui peut rendre pertinentes des stratégies qui gagnent lorsque le cours bouge fortement, quel que soit le sens. Il faut garder en tête les interventions multiples observées fin 2024 et mi‑2025 lorsque la paire a franchi 158 et 160. Le ministère des Finances a montré qu’il pouvait agir pour freiner des mouvements jugés spéculatifs, ce qui implique de la prudence sur toute position acheteuse USD/JPY (parier sur une hausse de la paire). Les opérateurs peuvent envisager de se couvrir (réduire le risque) contre une chute brutale en achetant des options d’achat de yen (« JPY call », qui gagne si le yen se renforce donc si USD/JPY baisse) très en dehors de la monnaie (« out‑of‑the‑money », avec un prix d’exercice éloigné du cours actuel, donc moins cher mais qui ne protège qu’en cas de mouvement important). Le « carry trade » (stratégie consistant à emprunter en yen à faible coût pour investir en dollars mieux rémunérés) reste bien présent et apporte une pression haussière continue sur la paire. Toutefois, le risque d’un débouclage violent (fermeture rapide de ces positions) est élevé, surtout si les prochaines données américaines montrent une faiblesse inattendue. La prime des options qui protègent contre une baisse de l’USD/JPY reflète cette nervosité accrue du marché.

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Les stratèges de Rabobank s’attendent à ce que la Banque du Canada maintienne son taux à un jour à 2,25 % jusqu’à la fin de l’année, inchangé lors de sa réunion du 29 avril

Rabobank prévoit que la Banque du Canada maintiendra son taux directeur au jour le jour à 2,25 % jusqu’à la fin de l’année. Aucun changement n’est attendu lors de la réunion du 29 avril. Le Conseil de direction a connu du renouvellement, avec la nomination de deux nouveaux sous-gouverneurs. Le poste de sous-gouverneur externe reste vacant.

Perspectives d’inflation et de croissance

L’inflation était proche de la cible avant qu’une hausse liée à l’énergie n’augmente les risques de remontée. La croissance est irrégulière et la productivité (quantité produite par heure travaillée) reste faible, ce qui plaide pour un statu quo de la politique monétaire (orientation des taux d’intérêt de la banque centrale). Avant le conflit, le moral des ménages s’était légèrement amélioré : les intentions de dépenses restaient faibles, mais moins pessimistes avec l’apaisement des tensions commerciales. Beaucoup signalaient toutefois un marché du travail peu dynamique et une crainte pour l’emploi, surtout dans les secteurs touchés par l’IA (intelligence artificielle, technologies qui automatisent certaines tâches). Avant la guerre, les anticipations d’inflation à court terme restaient élevées à cause des prix alimentaires, tandis que les anticipations à long terme reculaient légèrement. Après la guerre, des enquêtes ont indiqué des attentes de croissance plus faible et de prix plus élevés, poussant une partie des ménages à reporter voyages et gros achats.

Perspectives sur le taux directeur

Nous anticipons que la Banque du Canada maintiendra son taux directeur à 2,25 % lors de sa réunion du mercredi 29 avril. Elle devrait considérer la récente hausse de l’inflation comme temporaire, liée à des chocs énergétiques externes (hausse des prix due à des événements venant de l’extérieur du pays) de l’an dernier. L’économie de base reste trop fragile pour justifier une hausse de taux. Selon Statistique Canada, l’inflation de mars a atteint 3,1 %, principalement en raison d’une hausse de 15 % sur un an des prix de l’énergie, en lien avec des perturbations de l’offre (baisse ou blocage de la production et des livraisons) en 2025. En parallèle, les derniers chiffres du PIB (produit intérieur brut, valeur totale de ce qui est produit dans le pays) montrent une croissance limitée à 0,1 % en février. Cela conforte l’idée que la Banque privilégiera le soutien à l’activité plutôt qu’un durcissement face à cette inflation spécifique. La faiblesse apparaît aussi sur le marché du travail, avec seulement 5 000 emplois créés en mars, dans un contexte d’inquiétudes des consommateurs sur la sécurité de l’emploi observées après la guerre de 2025. Le ralentissement est marqué dans les secteurs exposés à l’automatisation par l’IA, ce qui pèse sur le moral. L’indice de confiance des consommateurs du Conference Board a récemment reculé à 85,2, signe que les ménages ne sont pas prêts à supporter un coût d’emprunt plus élevé. Pour les intervenants sur les produits dérivés (contrats dont la valeur dépend d’un actif, comme un taux ou une obligation), ce scénario favorise des positions misant sur des taux stables à court terme. Les options (contrats donnant le droit d’acheter ou de vendre à un prix fixé) qui gagnent lorsque la volatilité (ampleur des variations de prix) est faible sur le marché obligataire canadien peuvent être adaptées. Le risque de hausse surprise des taux paraît limité, ce qui rend attractives des positions qui misent contre un tel scénario. Une politique de taux stable pourrait maintenir une pression sur le dollar canadien, surtout face au dollar américain. Si la Réserve fédérale adopte un ton plus restrictif (favorable à des taux plus élevés), l’écart de taux entre les deux pays pourrait se creuser. Des options peuvent servir à se positionner sur un affaiblissement du « loonie » (surnom du dollar canadien), en anticipant une hausse du taux de change USD/CAD.

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Les stratèges de Scotiabank estiment que le dollar canadien se renforce face au dollar américain, prolongeant sa surperformance habituelle d’avril malgré un appétit pour le risque incertain et des objectifs de momentum visant les plus bas de mars.

Le dollar canadien s’est apprécié face au dollar américain durant le week-end, dans le sillage des autres devises liées aux matières premières, malgré un contexte de marché incertain. L’USD/CAD est tombé à son plus bas niveau depuis mi-mars, prolongeant un schéma saisonnier souvent observé en avril. L’USD/CAD est resté au-dessus d’une estimation de « juste valeur » à 1,3531 (niveau théorique cohérent avec les fondamentaux), tandis que la surévaluation constatée fin mars et début avril est désormais décrite comme en train de se résorber. L’analyse technique (lecture des graphiques et des niveaux de prix) signale une cassure sous un « support » à 1,3625 (niveau où la baisse avait tendance à s’arrêter), après une brève pause la semaine dernière.

Orientation technique à court terme

Les configurations de court terme indiqueraient une poursuite de la faiblesse de l’USD/CAD. Un retour test vers le plus bas de début mars autour de 1,3520/25 est présenté comme le prochain mouvement possible. Le dollar canadien se renforce nettement, prolongeant sa surperformance habituelle d’avril malgré l’incertitude. Ce mouvement a fait passer l’USD/CAD sous le support clé de 1,3625. La tendance de court terme pointe désormais clairement vers une baisse du dollar américain face au « loonie » (surnom du dollar canadien). Cette hausse du CAD est soutenue par des prix des matières premières orientés à la hausse, le pétrole WTI (West Texas Intermediate, référence du pétrole américain) franchissant récemment 87 dollars le baril, une première depuis fin 2025. Cette progression du pétrole apporte un soutien « fondamental » (lié à l’économie réelle) au dollar canadien. Les intervenants sur produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif, comme une devise) devraient intégrer cette force externe dans leurs modèles. Compte tenu d’une configuration technique baissière, il est suggéré d’envisager l’achat d’options de vente (« put », qui gagne de la valeur si la paire baisse) sur l’USD/CAD. Ces positions profiteraient d’un repli vers la zone 1,3520/25, correspondant aux plus bas de début mars. Des échéances fin mai ou juin offriraient une fenêtre adaptée pour capter ce mouvement attendu.

Considérations de stratégie sur options

Les données récentes confortent cette lecture : l’inflation canadienne (IPC, indice des prix à la consommation) de la semaine dernière est ressortie légèrement au-dessus des attentes à 2,9%, incitant la Banque du Canada à maintenir sa politique inchangée. De son côté, la dernière statistique américaine des nouvelles demandes d’allocations chômage (indicateur hebdomadaire du marché du travail) a nettement augmenté, suggérant un début de ralentissement. Cette divergence de trajectoire entre banques centrales pèse sur l’USD/CAD. Pour ceux qui cherchent à générer un revenu ou à exprimer une baisse moins marquée, vendre des « call spreads » USD/CAD hors de la monnaie (stratégie consistant à vendre une option d’achat « call » et à acheter une autre option d’achat à un prix d’exercice plus éloigné, afin de limiter le risque) peut être une approche intéressante. Le vendeur gagne si la paire reste sous les prix d’exercice choisis jusqu’à l’échéance. Cela permet de tirer parti de la surévaluation qui s’atténue depuis début avril. Avec le recul, la vigueur saisonnière du CAD en avril semble plus marquée qu’en 2025. L’an dernier, le mouvement avait été heurté, mais la cassure sous 1,3625 apparaît plus franche cette année. Cela suggère un momentum (dynamique de tendance) susceptible de se prolonger en mai.

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Alors que le pétrole soutient le dollar canadien, l’USD/CAD se rapproche de plus bas de six semaines sur fond d’affaiblissement généralisé du dollar américain

L’USD/CAD a reculé pour une deuxième séance consécutive lundi, évoluant près de 1,3610, en baisse de 0,44 %. Le taux a touché son plus bas niveau depuis six semaines, le dollar américain s’affaiblissant tandis que l’appétit pour le risque s’améliorait. Les marchés ont réagi à des informations évoquant une possible reprise des discussions entre les États-Unis et l’Iran. Selon Axios, Téhéran aurait formulé une nouvelle proposition visant à mettre fin au conflit et à rouvrir le détroit d’Ormuz, un passage maritime crucial pour le transport mondial de pétrole.

Appétit pour le risque et mouvements vers les valeurs refuges

Ces informations ont réduit la demande de dollar américain en tant que valeur refuge (actif jugé plus sûr en période d’incertitude). Les négociations restaient toutefois décrites comme incertaines. Le dollar canadien a été soutenu par la hausse des prix du pétrole. Le WTI (pétrole américain de référence) s’échangeait autour de 94,65 dollars, en hausse de 1,32 % sur la séance, sur fond de craintes persistantes concernant l’offre (quantité de pétrole disponible sur le marché) après des semaines de perturbations dans le détroit d’Ormuz. Le Canada est le premier exportateur de pétrole vers les États-Unis, ce qui peut soutenir le dollar canadien lorsque les prix du pétrole montent. Un accord réduisant les risques sur l’approvisionnement pourrait au contraire peser sur le brut et diminuer ce soutien. L’attention se porte désormais sur les décisions de politique monétaire de mercredi de la Banque du Canada et de la Réserve fédérale (Fed). Les deux institutions devraient largement laisser leurs taux directeurs (taux d’intérêt fixés par la banque centrale) inchangés.

Perspectives des banques centrales et volatilité

La réunion de la Fed pourrait accroître la volatilité (ampleur des variations de prix) du dollar américain dans les prochains jours. Cela tient à l’incertitude sur l’orientation future de la Fed et à la possibilité qu’il s’agisse de la dernière réunion de Jerome Powell en tant que président. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Standard Chartered s’attend à ce que la BCE maintienne son taux à 2,00 % le 30 avril, le conflit incitant à une surveillance prudente

Les stratégistes de Standard Chartered, Christopher Graham et John Davies, s’attendent à ce que la Banque centrale européenne (BCE) maintienne le **taux de dépôt** (la rémunération versée aux banques lorsqu’elles placent leurs liquidités à la BCE) à **2,00 %** lors de sa réunion du **30 avril**, en attendant davantage de données alors que le conflit au Moyen-Orient évolue. Ils estiment que le risque d’une hausse en juin augmente si le **détroit d’Ormuz** (passage maritime clé pour le transport de pétrole) reste de fait fermé. L’inflation en zone euro pour avril est attendue à **2,9 %** pour l’**inflation totale** (tous prix confondus) et **2,2 %** pour l’**inflation sous-jacente** (inflation « de fond », en général hors énergie et alimentation, plus stable). Cela réduit la probabilité d’une hausse des taux en avril. La présidente Christine Lagarde devrait dire qu’il est encore trop tôt pour mesurer l’impact économique complet et que toutes les options de politique monétaire restent ouvertes.

Signaux sur l’inflation et attente de politique monétaire

Depuis la réunion de mars, l’inflation totale a augmenté en mars, car la hausse du pétrole s’est répercutée sur les prix des carburants. L’inflation sous-jacente a légèrement reculé, et les **indices PMI** (enquêtes auprès des entreprises mesurant l’activité; sous 50, cela signifie un recul) sont passés en **zone de contraction** (activité en baisse) en avril. La publication de l’inflation d’avril le 30 avril, attendue avant la décision de la BCE, devrait montrer la même configuration. L’article indique qu’il a été produit avec un outil d’IA et relu par un éditeur.

Positionnement de marché et implications pour les transactions

Si la situation à Ormuz s’est stabilisée, de nouvelles tensions sur les **chaînes d’approvisionnement** (réseaux de production et de transport des biens) liées à l’Asie du Sud-Est assombrissent les perspectives de croissance. Le marché intègre désormais une probabilité proche de **60 %** d’une hausse supplémentaire de **25 points de base** (0,25 point de pourcentage) d’ici juillet, un net changement par rapport à il y a un mois. Nous pensons que la présidente Lagarde évitera encore de s’engager sur une trajectoire précise, en gardant toutes les options ouvertes. Pour les investisseurs sur les **produits dérivés** (instruments dont la valeur dépend d’un actif de référence, comme les taux), cela implique de se préparer à une incertitude persistante sur les taux. Une piste consiste à utiliser des **swaps de taux** (contrats d’échange de taux variable contre taux fixe) en payant un taux fixe, en anticipant que la BCE pourrait adopter un ton plus restrictif que ce que le marché anticipe. Cela prépare un portefeuille à une possible surprise haussière des taux dans les prochains mois. Compte tenu d’une communication probablement prudente de la BCE, la **volatilité implicite** (volatilité attendue par le marché, déduite du prix des options) sur les options de court terme sur les **contrats à terme Euribor** (contrats anticipant le niveau des taux interbancaires en euros) paraît intéressante. Acheter des **straddles** (stratégie consistant à acheter à la fois une option d’achat et une option de vente au même prix d’exercice, pour profiter d’un fort mouvement dans un sens ou dans l’autre) pour juin pourrait être une stratégie pour tirer parti d’un mouvement marqué du marché, que la BCE surprenne par une hausse ou par une pause plus accommodante. Cela réduit le risque d’être mal positionné face à la décision. L’écart entre une BCE potentiellement plus restrictive et une Réserve fédérale américaine qui a clairement signalé une pause nourrit un scénario sur le marché des changes. Nous pensons que le **différentiel de taux** (écart entre les taux attendus en zone euro et aux États-Unis) pourrait évoluer en faveur de l’euro dans les prochaines semaines. Dans ce cadre, utiliser des **options d’achat EUR/USD** (instruments donnant le droit d’acheter la paire à un prix fixé, avec une perte maximale connue) offre une manière de se positionner sur une possible hausse de la paire tout en maîtrisant le risque.

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En avril, l’indice manufacturier de la Fed de Dallas a reculé à -2,3, contre -0,2 précédemment.

L’indice d’activité manufacturière de la Fed de Dallas aux États-Unis a reculé à -2,3 en avril, après -0,2 lors de la précédente publication. Ce mouvement maintient l’indice plus nettement sous zéro, ce qui indique une activité industrielle plus faible dans le district de la Fed de Dallas en avril.

Ralentissement des usines au Texas et implications pour les marchés

La baisse de l’indice manufacturier de la Fed de Dallas à -2,3 montre que le ralentissement au Texas s’aggrave. Ce rapport constitue un signal d’alerte pour l’économie américaine, compte tenu du poids de l’État dans la production industrielle. Cela plaide pour une approche plus prudente dans les stratégies de marché dans les semaines à venir. Ces données régionales concordent avec le dernier ISM Manufacturing PMI national, tombé à 49,8, repassant en zone de contraction (c’est-à-dire sous 50, niveau qui indique un recul de l’activité). Ces chiffres suggèrent que l’affaiblissement de la demande de biens (produits manufacturés) n’est pas un phénomène isolé et mettent en lumière l’état de l’ensemble du secteur industriel. L’incertitude augmente, les marchés étant partagés entre des signes de ralentissement et une Réserve fédérale (banque centrale américaine) concentrée sur l’inflation. Dans ce contexte, il peut être pertinent d’envisager l’achat de « puts » de protection (options qui prennent de la valeur si le prix baisse) sur des ETF industriels et de transport (fonds cotés en Bourse qui répliquent un panier d’actions d’un secteur). L’indice VIX du CBOE, souvent appelé « indice de la peur » (mesure de la volatilité attendue sur le marché américain), évolue autour de 17, un niveau historiquement modéré qui rend la couverture via des options relativement moins coûteuse. Vendre des « call spreads » hors de la monnaie (stratégie d’options qui limite le gain et le risque, avec un prix d’exercice au-dessus du cours actuel) sur des actions industrielles ayant déjà annoncé des perspectives de bénéfices plus faibles peut aussi être envisagé. La situation est compliquée par le dernier chiffre du CPI « core » (inflation sous-jacente, qui exclut généralement l’énergie et l’alimentation, plus volatiles), qui montre une inflation toujours au-dessus de l’objectif de la Fed, à 3,6%. Par le passé, on a observé une faiblesse industrielle comparable, mais le marché anticipait alors des baisses rapides de taux. Avec une inflation encore élevée aujourd’hui, la banque centrale dispose de moins de marge pour soutenir l’économie, ce qui peut rendre toute baisse des actions plus difficile à absorber. Dans les prochaines semaines, l’attention se portera sur les résultats du 1er trimestre (Q1) des grands groupes industriels pour confirmer ce ralentissement. Toute « guidance » (prévisions et indications données par les entreprises sur l’activité à venir) signalant une baisse des commandes futures pourrait accentuer la pression sur les marchés. Dans ces conditions, conserver un positionnement baissier à neutre via des produits dérivés (instruments financiers dont la valeur dépend d’un actif sous-jacent, comme les options) peut être une réponse cohérente pour gérer le risque.

Signaux clés à surveiller dans les prochaines semaines

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Bob Savage de BNY affirme que l’Iran a proposé aux États-Unis un accord pour rouvrir Hormuz et mettre fin à la guerre ; les négociations sur le nucléaire sont reportées

L’Iran, avec des médiateurs pakistanais, a proposé aux États-Unis un accord qui commencerait par la réouverture du détroit d’Ormuz et l’arrêt de la guerre. Les discussions sur le nucléaire seraient repoussées à une étape ultérieure, pour éviter des divisions internes en Iran sur d’éventuelles concessions nucléaires. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a mené des discussions au Pakistan et à Oman, et d’autres échanges sont attendus à Moscou. Les États-Unis n’ont pas encore répondu à la proposition.

Mise en place du marché et calendrier diplomatique

Selon ce plan, le blocus américain serait levé en premier. Cela pourrait réduire le levier des États-Unis (c’est‑à‑dire leur capacité de pression) sur le stock d’uranium de l’Iran et sur une éventuelle suspension de l’enrichissement (procédé qui augmente la proportion d’uranium‑235, utilisable pour du nucléaire civil et, à des niveaux très élevés, pour des armes). Les prévisions de prix du pétrole montent, car les perturbations de l’approvisionnement énergétique se prolongent. Un Brent au‑dessus de 90 dollars le baril jusqu’à fin 2026 est de plus en plus considéré comme un scénario central partagé par le marché. Au vu de la proposition iranienne, nous sommes à un moment charnière où la prime de risque géopolitique dans le pétrole (surcoût lié aux tensions internationales) peut soit se renforcer, soit se détendre rapidement. L’absence de réponse américaine crée une forte incertitude pour les prochaines semaines. Pour l’instant, le scénario central d’un Brent au‑dessus de 90 dollars le baril tient, mais ce canal diplomatique introduit un risque de baisse clair. Avec les contrats à terme (futures, c’est‑à‑dire des contrats d’achat/vente à une date future à un prix fixé) sur le Brent de juin autour de 92,50 dollars, le marché intègre une perturbation durable liée au blocus commencé en 2025. Cette interruption a pratiquement empêché le transit « simple » d’environ 20 millions de barils par jour, un choc d’offre (baisse brutale de l’offre disponible) rappelant la volatilité observée après l’invasion de l’Ukraine en 2022. Il faut donc envisager de conserver des positions acheteuses via des options d’achat (call options, droit d’acheter à un prix fixé), en pariant que l’administration Trump privilégiera la pression sur le nucléaire plutôt qu’un accord rapide. À l’inverse, un accord surprise des États-Unis ferait fortement baisser les prix avec la réouverture du détroit d’Ormuz. Pour se préparer à cet événement moins probable mais à fort impact, on peut acheter des options de vente bon marché, très éloignées du prix actuel (out‑of‑the‑money puts, c’est‑à‑dire des options qui ne valent presque rien tant que le prix ne baisse pas beaucoup), comme couverture (hedge, protection contre une baisse). Cette stratégie protégerait le portefeuille contre un revirement soudain et plus conciliant de la politique américaine envers l’Iran.

Se positionner en cas de sortie de range

La volatilité implicite élevée (niveau de variations anticipé par les prix des options) sur les options pétrole indique que le marché s’attend à un mouvement important. Le rapport de l’EIA (Energy Information Administration, agence américaine de l’énergie) publié la semaine dernière, faisant état d’une baisse des stocks plus forte que prévu, renforce l’idée d’un marché tendu (offre limitée par rapport à la demande). Il faut surveiller de près toute déclaration officielle de Washington ou de Téhéran, car ce sera le principal déclencheur du prochain grand mouvement des prix du pétrole. Une réponse nette dans un sens ou dans l’autre devrait pousser le marché bien au‑delà de sa zone actuelle de fluctuations. Créez votre compte réel VT Markets et commencez à trader dès maintenant.

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Domino’s Pizza s’approche d’un support fragile à 303,68 dollars, après une clôture à 367,83 dollars, avec 20 000 établissements dans le monde

Domino’s Pizza compte plus de 20.000 points de vente dans le monde et a terminé vendredi à 367,83 dollars. Un niveau graphique clé évoqué est 303,68 dollars, soit environ 18 % sous ce cours de clôture. Avant la hausse de 2021, l’action a longtemps évolué sans tendance nette autour de 303,68 dollars. Ensuite, elle est montée jusqu’à environ 560 dollars. Le cours est désormais à plus de 190 dollars sous ces sommets. Il suit une tendance baissière (une baisse progressive sur une longue période) depuis plusieurs années. En 2022-2023, le titre est revenu vers 303,68 dollars puis a fortement rebondi, en remontant vers 500 dollars. Ce rebond a depuis été en grande partie effacé. Un passage de 367,83 à 303,68 dollars a peu de chances d’être linéaire, avec des rebonds de court terme possibles. Un autre niveau mentionné est 420 dollars : une clôture hebdomadaire au-dessus de ce seuil est présentée comme une condition pour un changement de structure (c’est-à-dire un changement durable de dynamique du cours).

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L’EUR/GBP s’affaiblit dans la fourchette 0,8600–0,8800, la livre sterling surperforme ; les PMI de la zone euro fléchissent, les anticipations de resserrement de la BoE se renforcent

L’EUR/GBP a reculé dans une fourchette 0,8600–0,8800, la livre sterling se montrant plus solide que l’euro. Des indicateurs PMI (indices des directeurs d’achat, baromètres avancés de l’activité; sous 50 = contraction, au-dessus de 50 = expansion) plus faibles en zone euro et un risque accru de «stagflation» (croissance faible avec inflation élevée) contrastent avec des statistiques britanniques plus fermes et une inflation persistante, ce qui pousse les marchés à anticiper un durcissement monétaire supplémentaire de la Banque d’Angleterre (hausse des taux). Les enquêtes PMI d’avril en zone euro ont montré un affaiblissement des services et une industrie plus stable. Le PMI des services a reculé de 2,8 points à 47,4, tandis que le PMI manufacturier a progressé de 0,6 point à 52,2.

Les PMI de la zone euro signalent des tensions sur la croissance

Le PMI composite de la zone euro a perdu 2,1 points à 48,6, son plus bas niveau depuis novembre 2024. Il a cédé 3,3 points depuis février, avant le conflit au Moyen-Orient, et la confiance des entreprises se dégrade plus vite que lors du choc énergétique du début 2022. La livre a mieux résisté ces derniers jours, maintenant une pression modérée à la baisse sur l’EUR/GBP, tout en laissant la paire évoluer dans la même fourchette. Les données britanniques suggèrent davantage de dynamisme en début d’année, et le choc énergétique a eu jusqu’ici un impact limité. Les anticipations de taux au Royaume-Uni se sont déplacées vers davantage de durcissement de la BoE, dans un contexte de croissance plus soutenue. Le rendement (taux d’intérêt implicite) de l’emprunt d’État britannique à 2 ans a augmenté d’environ 30 points de base (pb; 1 pb = 0,01 point de pourcentage) par rapport à son récent point bas, contre environ 20 pb en zone euro et un peu plus de 10 pb aux États-Unis.

Divergence de politique monétaire et implications de marché

Les données économiques de cette année confirment cette divergence. Le rapport d’inflation du Royaume-Uni pour mars 2026 a montré une inflation sous-jacente (hors éléments volatils comme l’énergie et l’alimentation) à 3,2%, ce qui oblige la Banque d’Angleterre à conserver un ton «restrictif» (prête à maintenir des taux élevés) et à repousser toute baisse de taux. À l’inverse, la Banque centrale européenne, confrontée à une croissance atone, a procédé en février 2026 à sa première baisse de taux du cycle de 25 points de base (soit -0,25 point de pourcentage). Pour les prochaines semaines, il peut être pertinent de se positionner pour une poursuite de la baisse de l’EUR/GBP, mais à un rythme plus lent. Les opérateurs peuvent envisager d’acheter des options de vente («puts», instruments qui prennent de la valeur si le taux de change baisse), visant des niveaux d’exercice sous le seuil psychologique de 0,8400, avec des échéances au troisième trimestre. La stratégie profite si l’écart de taux d’intérêt entre le Royaume-Uni et la zone euro continue de s’élargir en faveur de la livre. Cependant, il faut garder à l’esprit qu’une partie des mauvaises nouvelles est peut-être déjà intégrée dans le cours de l’euro («déjà dans les prix»). L’indice IFO du climat des affaires en Allemagne d’avril 2026 a d’ailleurs surpris à la hausse, ce qui suggère que le pic de pessimisme pourrait s’estomper. Compte tenu du risque de rebond à court terme, un «bear put spread» (écart baissier via options de vente) peut être plus prudent qu’un achat de puts «secs». Cela consiste à acheter un put avec un prix d’exercice plus élevé et à vendre simultanément un put avec un prix d’exercice plus bas, afin de réduire le coût initial. Cette approche limite le risque si la paire se retourne, tout en permettant de viser un repli modéré vers la zone 0,8350.

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